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Commentaires écrits par
Mannish Boy "Fraternité" (Nancy, France)

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Don T Lose Your Cool
Don T Lose Your Cool
Prix : EUR 14,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les "Icebreakers" à fond de Blues !, 29 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Don T Lose Your Cool (CD)
Mister Collins est un des guitaristes de blues les plus cotés de sa génération, née en 1932 à Leona (Texas), il n'a connu réellement la gloire que vers la fin des années soixante-dix, notamment par l'album Ice Pickin'. Pour autant si ce dernier a reçu un accueil affriolant, permettant du même coup à Albert Collins de se construire un brillant blues band nommée les "Icebreakers" (formé en 79), les autre albums sont également à connaitre tant Albert Collins y démontre un jeu et une musique des plus attractif et chatoyante à l'oreille. Le label Alligator peut donc se gorger d'un autre excellent chanteur/guitariste de Blues. Parmi les albums à connaitre, outre "Frostbite" (80) et "Frozen Alive!" (81), "Don't Lose Your Cool" (83) arrive en tête de liste (sans parler du trio de Showdown! de 1985 et le fameux "Iceman" de 1991 sur le label "Pointblank Records"). Et, pour cause, dans notre cas présent, on tombe littéralement sous le charme des riffs rapides et dynamiques de Iceman. The Master of Telecaster, en référence à sa guitare, nous réalise un frappé de cordes de grattes impressionnantes sur une attitude de blues texan qui n'est pas sans rappeler un des King du blues. La musique qu'il produit laisse place grandissante à la créativité musicale, au son larmoyant de la gratte, s'imprégnant d'émotion brutal et de cette petite chose indescriptible qui nous prend aux tripes. Parmi les titres les plus attractif, selon mon petit point de vue très humble, donc très subjectif (je vous l'accorde), la chanson éponyme de l'album et "When a Guitar Plays the Blues", et surtout "My Mind Is Trying to Leave Me" ont retenu mon attention plus que les autres, autres qui s'avèrent être du très bon blues. Pour revenir sur mes précédentes citations, notons que les "Icebreakers" se sont vus rejoindre par un jeune joueur d'organe, Chris Foreman, qui nous réalise un son de toute beauté en parfaite osmose avec le style du groupe inspirant même certaines parties à Mister Collins sur "Don't lose your Cool" et "Quicksand". Sur "My Mind is trying to leave Me", écrite par l'un des chanteurs favoris de Iceman à savoir Percy Mayfield, Albert Collins nous réalise une prestation sublime sur une rythmique des plus baladeuses. L'apport de la section cuivre, A.C Reed et Abb locke ou Dino Spells (maitres des saxophones), est superbe surtout sur "Broke". Bref, tout cela pour dire que cet album possède d'énormes qualités indéniables, et il serait dommage de passer à côté du Blues que Albert Collins y déverse allègrement avec joie.

Durée : 40minutes - 9Titres.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 31, 2009 10:20 AM MEST


The Snake
The Snake
Prix : EUR 16,67

5.0 étoiles sur 5 Indéniablement fabuleux !, 29 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Snake (CD)
Boo Boo Davis avait créer la surprise en se présentant, non plus derrière une batterie, mais derrière un Harmonica pour accompagner sa voix Rugueuse et lourde du Mississippi sur l'album Can Man. La question était donc de savoir ce qu'il allait sortir de son chapeau ? Tout simplement que 2004 marque l'arrivage massif d'un Blues unique et profondément marqué par la personnalité de Boo Boo Davis. Un Blues qui se trouve être un harmonieux mélange entre le son assez Jazzy de East St. Louis et le son plus brute, proche du Blues Revival, de "Can Man". Le résultat est tout simplement stupéfiant puisque l'on assiste au renouveau du Delta Blues moderne, autrement dit on tombe nez-a-nez face à un blues urbanisé façon Chicago Blues. Mais le détail qui est ultra important, c'est que Monsieur Mississippi réussit l'exploit de conserver les sonorités du Delta. Boo Boo Davis s'est entourer d'un Blues Band de grande qualités pour poursuivre son périple Blues, dont Jasper Mortier à la Basse, JJ Goossens à la batterie appuyés par Cortez aux additionnelles percussions, Wybren Feenstra au piano et Jan Mittendorp à la guitare. On trouve également Roel Spanjers au Hammond et enfin Tommy Schneller au saxophone. Ainsi, "The Snake" se trouve être un album métissé de diverses racines et styles de Blues, comme "Don't Bother My Shoes" et "Crown Royal" sonnant Jazzy, "Mountain Top" et "The Snake" s'orientant sur un Blues Delta moderne ou encore "Leave it Alone" trébuchant à un très bon Chicago Blues. La suite se trouve sur le même ton de polyvalences comme "Mike in Jail" sur un Blues Delta moderne et "Where Was My Baby" sur un très bon Chicago Blues. L'ensemble se dote de merveilleuses chansons aux styles Blues variés, et cela est d'autant plus fort que l'album ne souffre d'aucun déséquilibre. Un savant mélange de forces, de puissances, de riffs électrisant sachant se faire doux et apprivoisant quand il le faut. Et, honnêtement j'ai beau chercher, je ne trouve aucun déchet. Au final, si le design de l'album est top attirant, le contenu de l'album est tout aussi incontournable et fabuleux. Boo Boo Davis signe avec son label (Black and Tan) l'un des meilleurs albums de sa carrière, sachant que ceux qui suivront ,Drew, Mississippi et Name of the Game, sont également d'excellentes factures ! Boo Boo Davis est donc simplement incontournable!

Durée : 48minutes - 12Titres.


Cold As Ice
Cold As Ice
Prix : EUR 21,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Persiste et signe son empreinte musicale...., 28 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cold As Ice (CD)
John Lee Hooker junior nous relance en 2006 avec un nouvel album s'intitulant "Cold as Ice". Une pochette qui interloque par tant de blancheur éclatante. Junior apparaissant dans un costume tout blanc, tout lice, surplomber par son chapeau renforçant sa superbe. Un Style Blues Brothers mais version "Men In White". Que dire de l'album ? A première écoute, on constate que Junior nous offre un album moins "spectacle orchestre", plus épuré, mais reste toujours sonnant vers le Jazzy. Il y conserve donc sa grande qualité de Bluesmen et y reflète par le même coup son empreinte musicale. Il ne fait que confirmer que junior possède bien sa propre personnalité en tant qu'artiste. Junior y déverse sa voix de crooneur, forte et chaude. Toujours accompagner par la plupart des membres de son Blues Band qui composer Blues with a Vengeance. On retrouve entre autre Will « Roc » Griffin au clavier, John Garcia Jr en leader guitare et Jeff Horan à la rhymique guitare., Frank « Tebo » Thibeaux à la basse, et on note le remplacement de John Handy jr à la batterie par Michael Skinner et Michael Rogers juste sur "Cold Is Ace" et "I Got to Be Me". A cela, il faut ajouter la section cuivre pour étoffer son blues avec Al Guillory au saxophone et Ric « Mighty Bones » Feliciano au trombone, ainsi que Frankie "B" Bailey à la trompette. On peut également noter un « back up vocals » des The O'Town Passion Singers. L'ensemble des chansons de l'album se trouve être des compositions originales de Junior, voir co-écrite par lui frank "Tebo" Thibeaux. Sur douze titres, seule une reprise y fait figure ce qui contraste avec son premier album où l'on pouvait retrouver quatre reprises de quelques grands dont une de T-Bone Walker, ainsi que trois de son père John Lee Hooker. La reprise n'est autre que l'une de son daddy à savoir "I'm in The Mood". Celle-ci est particulièrement réussi, et permet de bien différencier le style de junior avec son papounet. Si on souhaite effectuer une petite comparaison par rapport à son premier album, on peut constater que Junior offre toujours un Blues s'orientant vers un son jazzy, néanmoins on constate l'apparition d'un blues plus électrisant (ce qui n'est pas pour déplaire), notamment la fabuleuse "Oh baby" ou encore "4 Hours Straight/Blues Man". On pourrait même dire que c'est du 50/50 côté style Blues jazzy/Blues brute. Deuxième album marquant donc une évolution dans le style de John Lee Hooker junior, qui démontre par le même coup un savoir faire blues digne des plus grands...

Durée : 55minutes - 12Titres.


Large Than Life
Large Than Life
Prix : EUR 16,52

3.0 étoiles sur 5 Un album en demi-teinte !, 28 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Large Than Life (CD)
Bien que cet album soit bien le tout dernier de Freddie King (de son vivant), il faut signaler de suite qu'il ne s'agit pas de son meilleur. Pour autant, il possède tout de même des qualités indéniables. Mais si son prédécesseur, Burglar, était un album brillant sur lequel le funk, le blues et le rock fusionnée facilement, notre présent album a réellement du mal à trouver un équilibre... il peine à trouver une osmose bien qu'il possède de bons moments de solos. "Woke up This Morning" en est le parfait exemple, tout simplement affreux, on n'a même peine à croire que c'est bien du Freddie King tant le son se trouve être disjoint. Cependant, que l'on se rassure car les qualités indéniables, dont je parlais précédemment, se confondent dans "Meet Me in The Morning" et "You can run but You can't hide" qui sont les plus fabuleuses et simplement jouissifs. D'ailleurs, "it's Your move" et "it's better to Have (And don't Need)" sont toutes aussi plaisantes et charmantes. Pour revenir sur les déceptions de l'album, "Woke up This Morning" et "Boogie Bump" sont les plus décevantes, elles apparaissent comme une ultime tentative de réconciliation avec le disco... échec ! Surtout avec les choeurs, cela hache et gâche l'osmose provoquant une trop grande hétérogénéité et déstructurant les chansons en question. Au final, "Larger Than Life" n'est ni un mauvais album, ni un excellent album, il satisfera les insatiables de Freddie King et les amoureux du Blues. Cependant, je conseille pour les néophytes de se diriger vers ses autres albums tel que Is A Blues Master ou Getting Ready......

Durée : 42minutes - 9Titres.
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It Serves You Right To Suffer
It Serves You Right To Suffer
Prix : EUR 7,00

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Style Brute, Pure et Epuré !, 28 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : It Serves You Right To Suffer (CD)
Outre Chill Out (Label : Point Blank - 1995 - 54minutes/12Titres) et Don't Look Back(Label: Blue - 1997 -54minutes/11Titres), le présent album est un must de notre artiste fondateur du Blues Revival, père du Boogie. Si il est vrai que l'album se trouve être relativement court, seulement 33minutes, il reste cependant incontournable tant par son contenu que par son lyrisme et l'émotion qu'il dégage. Sa voix rugueuse et son style inimitable à l'aspect rudimentaire, brute, pure, épuré, inspiré directement de son lieu natale des terres du Mississippi font de John Lee Hooker une vraie légende du blues. Il le démontre encore sur cet album par un Blues alternant entre le Boogie et un Blues profond du Delta. Un Blues s'orientant vers le Boogie comme "Shake It Baby" ou encore "Money (That's What I Want)", sur ces deux titres, ça balance, ça swingue, ça donne la pêche ! Mais tout l'intérêt de cet album se trouve être dans le blues profond dans lequel Hooker excelle toujours autant à un point que celui-ci nous donne des frissons, des sensations, des picotements ! Quant on pense que cet album est sorti originellement en 1965, alors qu'il se compose d'une modernité sans pareil, aussi bien dans les textes que dans les sons, on ne peut que tomber sous le charme de ce visionnaire et légende du blues. Ainsi, on tombe sur des titres absolument dantesques, sombre, dure comme "Sugar Mama" en passant par "Coutry Boy" et "Bottle Up & Go" et finissant avec "It Serves You Right To Suffer". Titres sombres mais si jouissif, car John Lee Hooker a déjà, en 1965, tout d'un grand ! Non, vraiment croyez-moi, je vous en conjure : cet album est un classique du genre.

Durée : 33minutes - 8Titres.


Let's Get It On
Let's Get It On
Prix : EUR 11,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une Soul magique ...., 27 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Let's Get It On (CD)
"Let's Get It On" de 1973 fait parti des albums majeurs de Marvin Gaye, il reste sans contexte l'un des albums les plus éprouvants dégageant une grande puissance émotionnelle qui démontre toute la sensibilité à fleur de peau de notre artiste. L'artiste nous dévoile sa facette de sensualité érotique avec entre autre des titres comme "Come Get to This" et "Distant Lover"... en faite, l'ensemble de la galette se trouve être un hymne à l'amour. On se laisse transporter par un slow ruisselant d'érotisme et de sons à provoquer l'émoi le plus attractif pour soi. Toujours est-il que cet album se trouve être un classique de la Soul, un imparable de Marvin Gaye, mais si vous voulez faire d'un pierre de coup, je vous conseille "Chronicles", qui regroupe les albums: "What's Going On" (1971), "Let's Get It On" (1973) et "I Want You" (1976) sous le Label Motown(32 Titres). Voir mieux encore laLong Box : The Master.

Durée : 39minutes - 10Titres.
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One Lord, one faith, one baptism
One Lord, one faith, one baptism
Proposé par all-my-music-FR
Prix : EUR 30,43

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oooooh Happy Day !, 27 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Lord, one faith, one baptism (CD)
Nous voici avec un album dont le titre est fort évocateur : One Lord, One Faith, One Baptism ! Il s'agit donc d'un album de Gospel, mais plus encore, il s'agit surtout d'un live Gospel, autrement dit il faut comprendre qu'on assiste, certes à un concert, mais aussi à tout ce qui fait du Gospel une musique exceptionnelle. On n'a Aretha, on n'a une belle chorale et on n'a un révérend qui réalise entre deux ou trois chansons de merveilleux sermons sur l'amour et son prochain, sur l'amour de Jésus. Comme pour l'excellent "Amazing Grace", cette album ranimera la petite flamme qui sommeille en chacun de nous, qui veulent croire en l'existence d'une grandeur infinie, d'une beauté et d'une bonté infiniment grande qu'on ne peut voir le bout. On assiste ainsi avec émerveillement à des passages Gospel nous envoyant des émotions pures et brutes !Aretha Franklin nous conte des classiques du Gospel tel que "Oh Happy Day", "Ave Maria".... La chaleur est envahissante au fur et à mesure des chansons pour la gloire du seigneur. Personnellement, ça me donne une pêche énorme, ainsi que la joie de vivre, d'ailleurs, je le conseille à tous et à toutes pour une communion avec soi-même, et plus encore avec celle de Dieu.

Durée : 118 minutes - 20Titres.
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Can Man
Can Man
Prix : EUR 13,96

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Evolution Blues !, 20 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Can Man (CD)
James "Boo Boo" Davis sort donc son deuxième album dans l'année 2002, un an à peine après son mémorable East St. Louis. Ici, on se trouve face au nouveau Boo Boo Davis. Le jeu de Blues se trouve être celui qui sera son succès, mais également composera ses albums qui suivront. Sur cet album, Boo Boo Davis laisse tomber la batterie pour se concentrer sur un nouvel instrument à savoir l'harmonica. Pour autant, "Can Man" se trouve être dans la parfaite continuité du savoir faire Blues de notre Monsieur Mississippi. On ressent son empreinte dans l'ambiance, même si celle-ci est plus orienté vers la puissance et l'électrisant. Boo Boo Davis s'est entourer d'un certain nombres d'artistes talentueux très différents de ce qu'il réalisait dans son premier album. Ainsi, on trouve Greg Edick à la basse, Wybren Feenstra au piano, Erik Spanjers à la batterie, Dirk Vermeij aux percussions et Jan Mittendorp à la guitare. L'ensemble se trouve être écrit par James "Boo Boo" Davis, ainsi que trois chansons co-écrites dont "Boo's Boogie Woogie" avec Feenstra. Et deux avec J.Mittendorp à savoir "Can Man" et "Amsterdam Blues". L'ensemble des chansons se trouve moins jazzy que sur "East St.Louis". Il faut dire que le son se trouve résolument orienté vers la puissance, celle d'un Delta Blues moderne : Brute, puissant et sans concession, trouvant des similitudes dans le Blues Revival. Il suffit de se mettre au diapason avec "Keep on Lovin' Me Baby" dévoilant un Blues construit, mais puissant pour atteindre son paroxysme derrière les paroles de Boo Boo Davis dont on le sent entrer en transe dans certains passages. Un très bon album de Blues dont Monsieur Mississippi a le secret. L'évolution de son empreinte Blues est clairement distincte dans cet album, et celle-ci est signe de bonnes augures pour notre artiste.

Durée : 46minutes - 10Titres.


The River'S Rising
The River'S Rising
Prix : EUR 21,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Deux en Un !, 19 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The River'S Rising (CD)
Bernard Allison, fils de l'imparable Luther Allison, signe pour le millénium un faux album. Faux ? Juste parce qu'il s'agit d'une compilation de deux de ses albums à savoir Across The Water et de Storms Of Life. Ainsi, l'intérêt de cet album tombe à zéro si vous possédez déjà les deux galettes citées précédemment, par contre, si vous êtes un néophytes qui voulez vous mettre la main à la patte de l'artiste Bernard Allison, alors cet album est le bienvenu. A vrai dire, il s'agit de mon premier album de Bernard Allison, alors que puis-je dire si ce n'est que je suis tomber sous le coup de ses riffs de guitares affolés, vibrantes à souhait sur des morceaux comme "Coming Back (Across The Water)" ou "The River Is Rising". Et, ceux sur une rythmique appuyée, feutrée de "solo endiablé" déployant un feeling parfaitement percutant et jouissif pour l'auditoire qui en redemande. Laissant la guitare nous imprègner de son flot de Blues incessant comme sur "I've Been Down". Il nous offre un Blues qui se trouve en aval du Chicago Blues traditionnel, mais tout en disposant des influences perceptibles de Rock et de Soul. Daddy Allison pourrait être fier de son fiston ! Car, cette compilation démontre bien tout le talent de Bernard Allison. Si votre budget vous le permet, dirigez-vous plutôt sur les deux albums qui composent cette compilation.

Durée : 54minutes - 14Titres.


King Of The Delta Blues Singer
King Of The Delta Blues Singer
Prix : EUR 6,49

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un son comme si on y était .........., 19 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : King Of The Delta Blues Singer (CD)
Robert Johnson, né le 8 mai 1911 et mort le 16 août 1938, était un guitariste et chanteur de blues américain. Bien que n'ayant commencé à enregistrer que trois ans avant sa mort, Robert Johnson est devenu une légende. Pourquoi ?

C'est en 1931 qu'il rencontre Son House pour la première fois. Ce dernier, l'écoutant jouer, le ridiculise "tu ne sais pas jouer de la guitare, tu fais fuir les gens" et lui conseille d'abandonner la guitare pour se concentrer sur l'harmonica. Peu de temps après cet affront, il quitte Robinsonville pour sa ville natale Hazlehurst dans laquelle il espère retrouver la trace de son véritable père.

À Hazlehurst, Robert tombe entre les mains du bluesman Ike Zinnerman qui devient son mentor. Par ailleurs, étant beau garçon, il ne met pas beaucoup de temps à rencontrer une nouvelle femme, Calletta "Callie" Craft, de dix ans son aînée, qu'il épouse en secret en mai 1931. Callie idolâtre Robert et s'occupe de toute son intendance, cuisinant et travaillant pour lui. Ceci laisse beaucoup de temps à Robert pour travailler la musique auprès de Ike. Le samedi soir, il se rend dans les tavernes, parfois accompagné de Callie, pour jouer toute la nuit. Il commence alors à obtenir un certain respect en tant que musicien et se fait un nom sous les initiales de R.L. (pour Robert Lonnie du nom d'un musicien plus célèbre également appelé Johnson).

Robert revient finalement à Robinsonville deux ans après l'avoir quitté. Son House est abasourdi par les progrès réalisés par le guitariste avouant même qu'il est maintenant dépassé. C'est à cause de ces progrès stupéfiants que la légende du pacte avec le diable va naître à une époque où le vaudou est encore très vivace dans la communauté noire du Mississippi.

Robert Johnson va profiter de cette rumeur pour mettre en place la légende. Un jour, il réunit quelques amis au coin d'un bois et leur raconte ce qui va devenir sa légende : un soir très sombre alors qu'il se promenait dans les alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à une croisée des chemin. Alors qu'il commençait à s'endormir une brise fraîche le réveilla. Il vit au dessus de lui une ombre immense avec un long chapeau. Effrayé, ne pouvant dévisager cette apparition Johnson resta comme paralysé. Sans un mot l'apparition se pencha, prit sa guitare, l'accorda, joua quelques notes divines avant de lui rendre l'instrument et de disparaître dans le vent noir du Sud. Cet album se trouve être un brillant travail de remasterisation, dont Robert Johnson sonne d'un coup bien plus réel. Et, ceux à un tel point que l'on reprend goût au bon vieux Delta du Mississippi, ce qui a comme conséquence de réellement comprendre l'impact de Robert Johnson dans la musique Blues. Il se compose de 17 chansons qui sont sans doute les plus caractéristiques du Blues de Monsieur Robert Johnson. Voulez-vous entrer dans la légende ? Alors, cet album est fait pour vous. Néanmoins, si vos moyens vous permette un peu plus de folies, dirigez-vous également vers ce coffretLast of the Great Mississippi Blues Singers pour une représentation plus exhaustive du Roi Du Delta.

Durée : 45minutes - 17Titres.
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