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Commentaires écrits par
Mannish Boy "Fraternité" (Nancy, France)

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So It'S Like That
So It'S Like That
Prix : EUR 12,17

5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ainsi va la vie..., 2 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : So It'S Like That (CD)
Encore vous sur mon profil de commentateur, soyez-en sure que cela me fait bien plaisir de vous faire découvrir un nouvel album de Monsieur Bonamassa. Alors je me lance...bien qu'il faut avouer que je ne prends pas grand risque en vous faisant la promotion de ce musicien-compositeur Bluesmen qui pourrait aisément réclamer la couronne du dernier King tant il est le plus brillant de la nouvelle génération, sans doute avec Bernard Allison et j'ajouterais à mon regard Michael Burks, dans le domaine du Blues-Rock et des « guitar heroes ». Ici, nous sommes en compagnie du deuxième album de Joe Bonamassa, paru en 2002. Le contenu est d'excellence et également varié en rythmique bien qu'il se trouve très loin des derniers prestations, live ou/et albums, de Bonamassa. Par rapport au premier album, on y retrouve le jeu incisif de Joe, rapide mais aussi plus classique sur cet album au sens qu'il sait rester plus mélodieux grâce à une variété de tonalités ensorcelantes. L'écoute de quelques unes des chansons de l'album suffira pour vous en convaincre, mettez-donc votre ouïe à l'épreuve de « Waiting for me » et /ou « Never say goodbye » qui sont dans le genre de balades amoureuses, des mélodieuses blues-Rock. Toutefois, Joe Bonamassa saura bouger et électriser son auditoire avec des titres comme « My mistake » ou la chanson éponyme de l'album « So it's like that ». Elles caractérisent le style intermédiaire en termes de riffs incisifs et rythmiques de l'album. Par contre, les « Pain and Sorrow » et « The Hard Way » sont celles qui offrent le plus de puissances : plus brute, plus rapide, plus blues, plus rock mais aussi le plus de surprises. Notons que pour ces deux dernières , elles sont les plus audacieuses avec respectivement 10'39 minutes et 7'49 minutes de pure sons Rock. Un album qui offre un contenu divers, surprenant et variant les plaisirs. Par ailleurs, Joe Bonamassa se fait le risque de composer les chansons qu'ils chantent. Il le faisait à moindre mesure sur le premier. La maturité se construit... Produit par Clif Magness, ce deuxième album « So, It's Like That » se trouve donc dans une veine plus rock traditionnel, et atteindra pourtant la 1ere place du Billboard Blues Chart. Personnellement, « No Slack » et « The Hard Way » sont mes favorites mais vous n'êtes pas forcé de me croire...

Durée : 13 titres - 61'57 minutes.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 20, 2012 4:37 PM MEST


A New Day Yesterday
A New Day Yesterday
Prix : EUR 12,00

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Explosion sur la scène Blues-Rock !, 27 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : A New Day Yesterday (CD)
Joe Bonamassa...Bonamassa en voilà un nom qui sonne à merveille ! Vous avez dans les mains (du moins en face des yeux...) l'album qui marqua l'entrée sur la scène Blues-Rock d'un artiste qui est, aujourd'hui, est incontournable pour tout les amoureux de la blues musique. Alors qu'il vient de nous produire Black Rock en 2010, qui par ailleurs s'avère aussi virevoltant queThe Ballad Of John Henry (il fallait le faire car peu évident vue l'excellence de l'album) je me permets de faire la promotion de ce premier album qui mérite le détour, le coup d'œil et aussi une écoute prolongée...

Soulignons, en premier lieu, que Joe Bonamassa ne nous offre point un album personnel. Ce sera ma seule raison pour un quatre étoile au lieu des cinq. Il faut dire qu'il n'est qu'au début de sa carrière et que ce premier jet n'a que pour but de se faire connaitre au grand public. Ce premier album, paru en 2000, sonne plutôt comme une démonstration de son savoir faire, de quoi se faire un petit nom dans le milieu. Pour se faire, notre héros du blues-Rock s'entend jouer des classiques du genre et s'est fait le privilège de faire produire l'album par le mythique producteur Tom Dowd, mort en 2002. Autre point important, qui démontre que notre jeune héros du blues-Rock n'est qu'au tout début de sa carrière, il se fait l'honneur de jouer six reprises dont on pourra compter Cradle Rock, reprise de Rory Gallagher , Walk In my Shadows qui est reprise de Free, A New Day Yesterday, ayant donner le titre de l'album, est une reprise de Jethro Tull , Nuthin' I Wouldn't Do (for a Woman Like You) est une reprise d'Al Kooper. On dénombre encore une reprise de Billy Branch avec If Heartaches Were Nickels et enfin Don't Burn Down That Bridge du grand Albert King. Enfin, Joe Bonamassa a bénéficié de soutien de quelques pointures du rock américain des années 1970 comme Rick Derringer, Leslie West ou encore Greg Allman... On les retrouve, tour à tour, dans les chansons épaulant à merveille notre Joe Bonamassa. Par exemple, on retrouve Dave Borden au clavier sur Headaches to Heartbreaks ou encore Rick Derringer qui chante et joue de la guitare sur Nuthin' I Wouldn't Do (for a Woman Like You)pour ne citer qu'eux...

Pour autant, tenant compte des derniers albums de notre Joe Bonamassa, rétrospectivement, cet album ne peut qu'obtenir un quatre étoile ce qui est somme toute déjà exceptionnel pour un tout premier album où il saura nourrir votre ouïe de toute une panoplie de riffs électriques plus piquants et jouissifs les uns aux autres... Par ailleurs, les chansons s'écoutent et se ré-écoutent avec plaisir sans interruption les unes aux autres, alternant des riffs mêlant énergies et blues brute comme "Walk In My Shadows", parfois même offrant des sons plus heavy "Cradle Rock" et/ou "A New Day Yesterday" (Solo démentiel), sans compter les slows blues-Rock avec des perles du genre "Miss You, Hate you", "if Heartaches Were Nickels". Bref, Joe Bonamassa nous réveille une scène blues-Rock par le haut et j'aime...

Durée : 61 :55 minutes.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 21, 2010 7:52 PM MEST


Raw
Raw
Prix : EUR 16,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un son intemporel ...., 12 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Raw (CD)
L'album nous offre un contenu conséquent avec treize empreintes que Bobby Rush nous fait l'honneur de mettre à notre ouïe, il faut entendre que à travers l'agitation de ses doigts, le son produit y est le plus fondamentalement Blues. Bluesman adroit empoignant sa guitare acoustique et son harmonica et un pied timbrant la percussion, la combinaison classique mais également la plus parfaite pour servir de tremplin à Bobby Rush, et, de ce fait nous faire découvrir tout son talent à l'image d'un John-Alex Mason. Sur la galette, Bobby Rush nous fait le privilège de nous offrir onze nouvelles partitions, onze originaux avec trois classiques que sont, « Boney Maroney » , « Good Morning Little Schoolgirl », et « Howlin' Wolf », mais dont l'artiste transforme et ralentit la gamme pour nous en faire une petite ballade dont le son, je l'espère du moins, résonnera dans votre tête. Dans la thématique, Booby Rush ne s'écarte pas du classique blues et y chante en puissant dans les événements douloureux de l'homme pour en faire une force. « What's the Use," et « I'm Tired » parle de l'homme commun devant faire face à la difficile situation économique. "How long" chante les luttes d'américains africains et de promesses faites et cassées, autrement dit la boucle de l'espérance qui laisse place à la désespérance, l'espoir face à la désillusion. « 9 Below Zero » et « You Don't Love Me » tourne autour de l'amour qui nous détruit, l'amour passion, l'amour véritable qui tourne mal nous emportant dans un flot mélancolique. « I Got 3 Problems » surfera sur un air de gaieté tout en nous offrant un superbe travail d'harmonica et du doigté de Bobby Rush sur sa guitare acoustique. Enfin, je garde la meilleure pour la fin puisque « Glad to Get You Back » est sans aucun doute ma favorite. Plongez-vous à l'aveugle sur cet album qui saura satisfaire pour curiosité sur le blues acoustique et peut-être faire de vous un nouvel adepte, si ce n'est pas déjà fait. Si ce commentaire vous semble un peu trop subjectif, sachez au moins que Bobby Rush a été magistralement applaudi pour ce n-ième album et consacré par le 2008 Blues Music Awards où Bobby Rush a reçu ce prix dans la catégorie "Acoustic Album of the Year". Voilà donc de quoi répondre en partie à votre interrogation quand à savoir ma réelle objectivité des cinq étoiles. Un Album qui a aujourd'hui deux ans et pourtant à son écoute, il n'a pris aucune ride ! Ce Blues acoustique offre un son intemporel sans doute preuve de son universalité.

Durée : 13 Titres - 48 Minutes.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 16, 2012 1:46 PM MEST


I Got Blues For You
I Got Blues For You
Prix : EUR 19,00

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au feeling du blues..., 4 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Got Blues For You (CD)
La Famille Perry est de retour avec un nouvel Album qui est, simplement, époustouflant. Le premier Opus de ces petits jeunes m'avait souffler en raison de leurs jeunes ages et de leurs, déjà, grands talents à tout les trois. La découverte méritait une notation à la mesure de la surprise. Aussi, l'appréhension que j'avais pour ce deuxième album, arrivant bien vite d'ailleurs, été aussi grande. Pourtant, le résultat m'a frapper en pleine face et c'est peu de le dire. Les Homemade Jamz blues band ont joué durant l'été leurs compositions au Festival de blues de Mont-Tremblant (Canada). Avec leurs guitares, fabriquées par le Papa, en pots d'échappement, polis et chromées desquelles s'échappent de la fumée... et munies de lumières qui scintillent au besoin. Oui, oui, il faut le voir pour le croire...Ils ont fait forte sensations n'hésitant pas a jouer leurs nouvelles compositions. Le Public était en ébullition devant ce blues électrisant. Sur le contenu de l'album, j'ai bien envie de vous dire qu'il s'agit d'une perfection du début à la fin. Vous allez me dire que j'exagère...sans doute un peu, mais posons-nous la question de savoir qu'est ce donc que la perfection ? N'est ce pas un album que l'on écoute de bout en bout, qui nous berce par ses chansons, ses paroles recherchées se noyant en osmose avec sa partition musicale... partition orchestré au feeling du blues où nos jeunes compères se lâchent dans des solos affriolants, certes ce n'est pas du Joe Bonamassa, dégageant les émotions nécessaires à l'appréciation de n'importe quelle musique. Il est vrai que l'on retrouve, parfois, des rythmiques et tempos similaires au premier album "Pay Me No Mind", mais ce ne sont pas les mêmes chansons aussi bien dans le fond que dans la forme. Notre groupe se lâchant dans une orchestration musicale dépassant parfois les 7 minutes sans aucune once d'ennui comme "Heaven Lost An Angel". Malgré cette remarque, on tombe sur un blues puissant et émotionnel au possible. Je souligne aussi que il fait un meilleur atout que l'Harmonica qui se fait, davantage, entendre. D'ailleurs, ce n'est pas pour me déplaire où des chansons comme "Roots" et "Loco Blues" où le Papa réalise une superbe intro d'ouverture. Ou encore il mène le groupe, main dans la main, sur "Rumors" avec sa jeune Fille à la batterie. Ici, on est, réellement, dans le feeling du jeu des instruments, le feeling du blues comme on les aime dans du Chicago Blues. Un Blues dansant aux échanges des sons instrumentaux et saupoudré des textes du chanteurs sans œuvrer dans la puissance brute mais plutôt comptant dans les sensations émotionnelles qui découlent du Blues. Ces trois jeunes, toujours accompagnés de leur Papa (veillant au grain), ont un vrai talent et il est certain qu'il sera, et deviendra, un groupe légendaire de la Blues musique. Ce n'est pas pour rien que BB King les a aidé à se promouvoir. Le dernier des King sait reconnaitre du Talent à l'état brute, bien que ici, il se trouve déjà bien taillé et je vois déjà clairement une évolution dans la puissance de leur Blues. Je vous le dis, procurez-vous, cet album les yeux fermées.

Durée : 52minutes - 12Chansons

Soulignons que le CD s'offre le même format du précédent, c'est-à-dire en carton avec de superbes photographies.
Plus de renseignement sur le groupe avec la page MySpace: [...]
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 4, 2009 8:21 AM CET


Born Lover
Born Lover
Prix : EUR 15,62

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour Fracassant de Big Bill !, 27 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born Lover (CD)
7 Juillet 2009 marque un événement dans le monde, toujours en ébullition et en effervescence, de la Blues musique.
Et, pour cause, Big Bill Morganfield nous revient en force et puissance brute. C'était pourtant lors de la promo de son (avant)dernier album "Blues In The Blood" en 2003, que Big Bill avait lui-même annoncer qu'il envisageait d'arrêter le Show biz en prétextant qu'Il avait commencé de jouer du Blues pour rendre hommage à son père , Muddy Waters, qui avait passé la plus grand partie de son temps sur les routes et qui, de ce fait, ne l'avait pas vu grandir. Son père avait toujours voulu qu'un de ses 5 fils fasse quelque chose dans la musique. Big Bil Morganfield pensait alors que c'était la chose ultime qu'il pouvait faire de mieux pour son père et c'est pour ça qu'il a voulu rester assez longtemps dans le circuit pour y réaliser ce rêve. Fin 2003 marquait donc la fin d'un page, d'un hommage, d'une vaine tentative pour faire vibrer la dernière flamme de la légende du Chicago Blues. Après 6 ans d'absences, il semble que l'appel des studios fut trop forte pour y résister consacrant ainsi son vrai amour du blues. Il est vrai qu'il n'a jamais su abandonner la scène, toujours prêt à aider et à promouvoir des artistes débutants, spécialement quand il s'agit de la famille comme il a su pousser la gratte pour son demi-frère aîné Mud Morganfield.

Au premier abord, soulignons que Big Bill Morganfield a su réunifier la vieille troupe de son père, comme il l'avait fait pour ses précédents albums. Le Légendaire Batteur Chuck Cotton, le slideur Steve Guyger, Monsieur Basse Mookie Brill et le vieux singe et grand guitariste de feu son Père, Bob Margolin avec à la production Brian Bisesi. Bref, un blues band de légende pour nous pondre du Chicago Blues de très haut niveau. En voyant ce listing, la question de savoir si le contenu est aussi jouissif me mord les lèvres... ou plutôt me brule les doigts. Je ne résiste plus. Je dépose mon album dans le lecteur cd tout en lisant les compositions sur la pochette. Big Bill Morganfield nous ouvre le bal de son retour par une chanson swingant jazzy. Savoir faire qu'il avait su, particulièrement, montrer pour "Ramblin' Mind". Mise en bouche parfaite où parallèlement je découvre un premier (petit) bémol, faut-il que s'en soit un, l'album dispose seulement de trois titres originaux. Morganfield se repose sur l'hommage, vibrant faut-il encore le dire, de grands artistes de l'âge d'or du Chicago Blues des années 50. Des classiques parmi les classiques de Little Walter, Snooky Pryor, Lonesome Sundown, Willie Dixon, early Buddy Guy, Little Milton, Howlin' Wolf, et Fillmore Slim comme Morganfield Père sont tous à l'honneur dans une interprétation quasi-parfaite de Big Bill Morganfield. Mise à jour dans un Blues Contemporain dantesques autrement dit un Chicago Blues Terrible. Une énergie qui marque l'ensemble de l'album de début à la fin et ce n'est pas les compositions originales de Big Bill qui fera baisser le tempo. Au contraire, il démontre par le choix de ses positions dans la track list qu'il a tout d'un grand, non peur de la comparaison, et se place alors au niveau de ces légendes. Croyez-moi, ce n'est pas pour rien que "High Gas Prices" se trouve être l'une de mes favorites. Blues gras, fracas électrisants, un texte taclant qui expose le meilleur de Big Bill dans l'une de ses représentations parfaites. Mais ne vous fiez pas à l'apparence que peut y distiller dans l'esprit le mot "Chicago Blues" car Big Bill marque "Born Lover" d'une énorme évolution dans son Blues sachant y distiller de la poésie romantique, tout en gardant son assise électrisante et brumeux, d'où une maturité de l'artiste qui sait, aujourd'hui, se contrôler dans les slides vibrants, dont les "My Love Is Real" ou encore comme la chanson éponyme de l'album "Born lover" vous démontreront cette évolution avec grande classes. Evolution qui se marque d'une utilisation plus courante des instruments musicaux que sont le piano et l'harmonica. Bref, un excellent album d'un artiste qui, en rendant un brillant hommage à son père, a su grandir pour y trouver son style propre et personnel empreint d'un Blues à la fois Traditionnel que contemporain.

Durée : 39minutes - 12Chansons
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Fall Waters Fall
Fall Waters Fall
Prix : EUR 8,99

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un gros Coup de Coeur !, 15 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fall Waters Fall (Téléchargement MP3)
Morganfield...en voilà un nom fort significatif dans le monde du blues et plus encore dans le Chicago Blues. Il s'agit, en effet, du vrai patronyme de la légende du Chicago Blues. Sans qui, il faut bien l'avouer, le blues se ferait moins enivrant et capiteux. McKinley Morganfield alias Muddy Waters n'a pas laissé que la fougue de son talent, son impétuosité à cette musique, l'effervescence de son passage sur scène. Non, mes amis, il a laissé à la postérité ses fils, Big Bill Morganfield et Larry Williams, qui se sont fait un devoir de poursuivre son héritage artistique. Larry Williams n'est qu'autre que notre artiste présent. L'aîné de McKinley eu hors mariage. Cela n'a pas empêcher notre Père Spirituel du Chicago Blues de prendre ses responsabilités et de s'en occuper. Paradoxalement, c'est Big Bill Morganfield qui a percer très tôt dans le Blues. C'est donc avec une joie non effrénée que je chronique l'album qui nous réunit ici puisqu'il s'agit du premier, espérons pas le dernier, de Larry Williams qui a pris donc le nom de scène de Mud Morganfield. Ce dernier jouit d'une ressemblance effrayante avec son feu Père mais ce mimétisme ne s'arrête pas là. Mud Morganfield s'est occupé pendant de nombreuses années de promouvoir l'héritage de son papounet et a donc forcément toujours été au contact avec la musique. Ce n'est qu'en 2008 où il nous réalise le grand saut, cessant d'interpréter les classiques de son papa pour y produire les siens. Il faut dire que le gaillard bénéficie de deux atouts dans sa manche. D'une, une voix d'un gros calibre qui n'est pas sans rappeler Muddy Waters. Mud poussant même à des similitudes dans les intonations au chant. De deux, il a eu le recours d'un bon nombre d'ancien du Band de son défunt père. Tom Holland & Rick Kreher à la guitare, EG McDaniel & Danny Lopatka à la basse, Harmonica Hinds à l'harp, Neal O'Hara au clavier, Greg Haar à la batterie et enfin Lashunda Williams, fille de Mud, en back up vocal. De quoi que la sauce prenne...

Mais que l'on se dise, Mud Morganfield n'est pas une pâle copie de Waters. Cependant, faire son écoute nous ramène forcément plusieurs années en arrière à l'age d'or du Chicago Blues. Et, messieurs dames, ça fait un bien fou ! La musique qu'il compose est d'un haut niveau ! Il ranime le Chicago Blues avec une telle force que l'on ne peut que la ressentir en son for intérieur nous prenant aux tripes. Vous savez, cette musique qui se joue au feeling, laissant les instruments s'exprimés à l'air libre tour à tour, ensemble puis en solo. A cela, Mud s'exclame, s'écrie en marquant une pause de temps à autre renforçant la délectation du Chicago Blues qu'il nous offre. Un pure brute se sculptant tantôt à l'aide de l'harmonica, du Piano et de la voix magique de Mud. L'intensité se faisant crescendo dans chaque chanson mais aussi dans l'album par la position des tracks listes. Toutes les chansons sont écrites par Mud Morganfield à l'exception d'une reprise « Same Old Thing » de Willie Dixon.

Nos deux premières chansons « What's That That You Got » et « Mean Old Woman » correspond à un Blues Swinguant puisant dans un Chicago Blues métissée par la conduite des notes du piano. La chanson éponyme de l'album « Fall Waters Fall » nous introduit dans un Chicago Blues électrisant pendant près de 10minutes de folies. Les guitares sont à l'honneur et le chant minimaliste de Mud est un atout majeur pour nous faire ressentir toute la puissance de ces mots. L'harmonica ronronnant par à coup ! Juste grandiose ! Les deux suivantes sont assez ressemblantes questions sonorités. « Easy Love » suit un tempo vibrant et orchestrés sous la conduite des grattes. « Sugar Baby » offre un tempo plutôt dirigé par l'harp, ayant quelques similitudes avec sa précédente. Une première partie de l'album plus que sympa avec du bon à du très bon mais aucun déchet. La second partie de l'album est davantage plus vibrante. Je vous l'avais dit de toute manière que cela montait crescendo. On en arrive alors à « Satisfied » qui se trouve, à mon sens, la deuxième grande chanson de l'album avec « Fall Waters Fall ». Au programme, 7'38minutes de pure Chicago, une vraie transe que l'on peut ressentir ! S'ensuit « I Love What I Love » et « Cigarette » , «You're Gonna Miss Me » et « Same Old Thing » où Mud est chaud ! Il faut dire que l'album a été enregistré en une traite seulement. Pas beaucoup de moyens obligent... Ici, inutile que je rentre dans la description du tempo ou du rythme puisque celui-ci sonne Chicago Blues, juste Chicago Blues. Autrement dit pas de rajout à gogo, on laisse jouer la gratte avec quelques gimmicks d'harp bien placés avant que Mud relance la machine par sa voix d'or et ainsi de suite. La sauce prend et c'est simplement jouissif.

Sur l'album que je dispose, Mud laisse une note au dos de la pochette dont je vous fais partager :

« First and foremost, i want to dedicate this recording to God, who is my light in The Dark. I want to thank mom and pops, my family and friends for supporting me. A special thanls to my fiancé Juanita Steele. I also want to express my appreciation for the excellent musicians I have worked with. Finally, to all of the great fans, if it weren't for you, none of this would be possible.
Thanks.
Mud Morganfield»

Durée : 58minutes - 10 Chansons

Soulignons que Mud Morganfield dispose d'un site MySpace dont l'adresse est la suivante : « [...] ». Je précise également qu'il y a un live disponible s'intitulant "Mud Morganfield with the Dirty Aces" d'excellente qualité où il joue d'autres chansons du répertoire à la fois de son Père et des Dirty Aces.


Working On A Dream
Working On A Dream
Proposé par FLASH
Prix : EUR 6,14

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Emphatique de bonne qualité..., 15 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Working On A Dream (CD)
"Working On A Dream" marque le retour, médiatisé, du Boss en 2009. La première chose qu'il faut signaler et qu'il est toujours en production avec Brendan O'Brien. Quatrième collaboration entre nos deux hommes et que ressort-il pour celui-ci ?

Tout simplement un album de très bonne facture et de qualité. Vaut-il pour autant 5 étoiles ou 4 étoiles ? En tant que fan, je serais tenté d'y coller la note maximale car indispensable. Cependant, cet album est loin d'être le meilleur mais également loin d'être mauvais. C'est tout le problème Springsteen. Il fait de très bon album mais face à ce qu'il a produit dans son début de carrière, on n'a toujours tendance à être sur notre faim. S'agissant de cet album, on peut dire que j'ai été emballé de suite. Aucune difficulté, aucun rejet à la première écoute, il y a rien à jeter. Tout s'écoute et se réécoute en une traite, un tour de main avant même de s'en rendre compte ! Pour autant, les textes ne sont pas si transcendants mais loin d'être mauvais. Le plaisir y est. J'avais lu quelque part, je ne sais plus ou, un blogueur utilisant le terme de "The Obama Effect" pour y décrire la thématique de ce nouveau opus. Quand on y regarde de plus près, c'est vrai que les textes se font optimistes comme la chanson éponyme de l'album "Workin On A Dream" qui nous compte la narration d'un homme qui veut que son "rêve devienne réalité, c'est pourquoi il travaille dessus." Il y a aussi "My Lucky Day" où le Boss nous compte son bonheur d'avoir "un jour de chance" trouvait celle qui est toujours, au jour d'aujourd'hui, sa femme ! Thématique de l'amour présente aussi sur "Queen Of The Supermarket"... certains vont dire que ce sont des textes pontifiants, pompeux, ronflants sur une sonorité emphatique. Il y a une part de vérités. Et, sans doute, l'effet Obama y est pour quelque chose.

Mais après tout qu'est ce que cela change ? Bruce Springsteen a toujours écrit par sa sensibilité artistique, sa compassion, son attendrissement en raison d'évènement marquant dans sa vie et/ou ses proches, dans son début de carrière difficile. Moments de vies qui ont pu lui permettre d'exprimer une facette de sa personnalité dont le début des années deux-mille ne fait pas exception comme le démontre le 9/11 par "The Rising", la guerre qui en n'a découlé avec "Devils & Dust et/ou encore l'Ouragan Katrina qui a donner naissance à "We Shall Overcome : The Seeger Sessions". Bruce Springsteen s'était officiellement engagé en faveur de Obama et il nous pond un album dans une veine optimiste de bonheur (quelques exceptions aussi...) et après ? L'important est de faire des textes sincères et cohérent et "Working On A Dream" s'inscrit parfaitement dans ce cadre. Côté sonorité, oui, c'est emphatique pour autant, il y a un équilibre de bout en bout ce qui contraste avec les premières collaborations avec O'Brien. Toutefois, il y a un petit bémol qui découle de cette nouvelle collaboration avec le producteur de Pearl Jam. En effet, par moment, les micmacs de l'ingénieur du son, Brendan O'Brien, se fait trop entendre au point d'en supprimer l'identité Springsteen pour nous y coller un son relativement formaté. Conséquence, on n'en vient à prier pour que Springsteen s'acquitte du Rock pour nous émouvoir, d'urgence, juste avec son acoustique. Le passage entre "Surprise, Surprise" avec les deux dernières superbes ballades - "The Last Carnival" et "The Wrestler" - est assez criant de cette lugubre sensation. "The Wrestler", gagnante d'un Golden Globe Award pour la meilleure chanson de film, ferme la marche en hissant le niveau. L'album se ferme sur un plaisir tarabustant. Très bonne note...

Durée : 51minutes - 13Chansons
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 2, 2009 12:56 PM MEST


Magic
Magic
Prix : EUR 13,18

5.0 étoiles sur 5 Un Album Addictif !, 14 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magic (CD)
« Magic » marque le retour de Bruce Springsteen et de son E Street Band depuis « The Rising ». Enregistrement qui se fait toujours sous la houlette du Boss et du producteur Brendan O'Brien. Pour l'occasion, le week-end, c'était l'enregistrement avec les E-Streeters pendant que le reste de la semaine, nos deux compères, Le Boss et Brendan O'Brien, se sont enfermer pendant près deux mois à peaufiner les emphases aux studios du Sud D'Atlanta. Le Résultat ? Surprenant !

Surprenant à un double niveau ! De prime abord, je vous avoue que je n'ai pas du tout été emballé par cet album de 2007. Tout au contraire, la première écoute fut à la fois fastidieuse et furtive. Ma perception n'a d'égal que son retournement. Pourquoi me direz-vous ? Question légitime dont je répondrais par une réplique du manager du Boss, producteur pendant la grande période mythe du Boss, Jon Landau qui a déclaré « This album is E Street Band heavy. ». Heavy, oui, c'est le moins que l'on puisse dire. Nous ne sommes plus dans du Rock « Born » mais un « Rock Lourd» autrement dit Heavy. Cette lourdeur est créée par la conduite des guitares sur un tempo bien inhabituelle par rapport à ses précédents albums. Et, ce contraste est un réel choc d'autant que le premier morceau « Radio NowHere » offre une qualité réellement caractéristique de cet Heavy. Une qualité qui se mélange à une dimension Anthemic sur l'ensemble de la galette. Terme anglais pour signifier que le son se rapporte à la musique des hymnes s'accompagnant donc d'un air et un ton sérieux. Le Choc est violent ! Choc qui m'a fait tomber dans un blocage et en disgrâce d'autant que ce Heavy rend difficile la distinction entre les chansons. Aussi, si je m'étais arrêter à cette première écoute, il est probable que je lui aurais donner juste trois étoiles. Mais la première écoute est souvent fausses parce qu'elle casse l'idée préconçue que l'on se fait. Et, le Boss avec plus de seize albums studios a de quoi créer notre fantasme musical en ce qui le concerne.

La persévérance a du bon en ce sens que par la suite, on découvre notre erreur. Guider par mon envie de me persuader du génie créatif du Boss, j'ai mi mon casque pour apprécier l'ensemble de l'album, chaque coins et recoins de partitions, d'emphases, les tempos appuyés, les fréquences de filtres ajustées et surtout la dimension "Anthemic". Et, je n'ai donc pas peur de dire que la suite est digne d'un tour de Magie tant l'émotion m'a submerger. J'ai pu réellement apprécier un retour aux sources des premiers albums. Certes, différents mais non moins proches. Clarence Clemons y dispose de grands moments comme dans les premiers jours du mythe Springsteen. Si l'on peut entendre son sax ronronné dès la première chanson, ce n'est véritablement qu'à partir de « Livin' In The Future » que l'on ressent une jubilation intérieur. A partir de là, je n'ai plus du tout lâcher cette galette que j'ai simplement écouté en boucle. Réussite ? Échec ? J'entends par ci, par là. Chaque album de Bruce Springsteen est un renouvellement, faire du nouveau avec du vieux et ainsi de suite. Peu importe, ce « Magic » est simplement superbe, grandiose et je n'ai pas peur d'affirmer que la totalité s'écoute, se réecoute avec empressement et la même envie. Une fois que l'on y accroche, on ne le lâche plus ! Les grandes chansons de l'albums débordent... il en ruisselle. « Your Own Worst Enemy » empreinte plus lentes qui se distingue des premières, savoir faire grisonnante du Boss. La mélancolie de Springsteen ne le perdra pas également sur la chanson éponyme de l'album « Magic », sa superbe Folk « Terry's song ». Dans ce même tempo, le talent d'écriture de Bruce Springsteen n'est pas en reste dont vous prouvera aisément « Devil's Arcade » et « Last To Die ». « Devil's Arcade » qui est la seule qui s'attache véritablement à la politique directement bien que « Last To Die » s'en fait aussi l'écho. « Gypsy Biker » bonne accroche, du bon Springsteen avec des moments de deux bonnes grattes lourdes dans les cordes. Bref Bonne chanson comme «I'll Work for Your Love » . Ces deux dernières sont homogènes à la galette et donc à sa continuité. « Girls in Their Summer Clothes » qui se fait la composante d'un grand nombre de sons déjà entendu avec le E-Street Band, « Long Walk Home » qui s'était fait l'honneur d'être jouer lors de la performance de live The Seeger Sessions lors de la tournée de l'année 2006. Magnifique ! Au bout du compte, on tombe sur un album 100% Bruce Springsteen, 100% E Street-Band, bonne lyrique, très bon son et surtout très bonne osmose et cohérence de l'album ce qui fut le petit bémol des derniers albums studios. Ici, le seul bémol est de s'accoutumer à cette direction heavy sous la houlette des grattes . Un choix à double tranchant qui peut désorienter mais une fois l'accoutumance faite, un album qui se fait addictif. Un Imparable Chef d'œuvre du maître !

Durée : 47 minutes - 12chansons.

Soulignons que l'album est en carton ouvert sur une superbe photographie de la famille Springsteen.
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Devils & Dust (Inclus 1 DVD)
Devils & Dust (Inclus 1 DVD)
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un jolie Coup de Maître !, 6 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Devils & Dust (Inclus 1 DVD) (CD)
Bruce Springsteen s'était fait le sursaut de son âme patriotique dans le précédent album. Depuis comme on dit... de l'eau a couler sous les ponts. Entre le trauma du 9/11 et la sortie de "Devils & Dust", il y a eu dans cette période la guerre, une élection d'un Président ou plutôt de sa réélection, le quotidien des médias avec la guerre d'Irak et Afghanistan et les morts. Période mouvementée propice a inspiré le BOSS pour nous pondre une merveille de rugosité, brute et solide. Un sulfureux brulot politique acerbe sans concession. Mise en situation des ces jeunes hommes à des milliers de kilomètres dont la chanson éponyme de l'album est la plus captivante et représentative de l'album. En effet, "Devils & Dust" parle des changements qu'une situation stimulée par la peur de mourir qui peut vous faire des "horreurs" à vous comme à votre Foi. Un album coloré sous une dynamique sèche emportait par le flot désabusée de Bruce Springsteen. Un vrai bonheur poétique dansant sur la Folk Country. Le seul petit bémol que j'aurais envie de mettre en éclairage correspond au passage entre la première et la deuxième chanson "All the Way Home" qui ne me semble pas homogène. Toutefois, l'osmose se fait maître par la suite à coup d'harmonica, d'orgue hammon et de violon. Un jolie coup de maître qui dispose d'excellente chansons comme "Devils & Dust", "Reno", "Maria's Bed", "Silver Palomino", "Jesus Was an Only Son". Chanson émotionnelle, franche et magnifique. Très bien fait! "All I'm Thinkin' About'" où l'on trouve un Bruce chantant de manière atypique, vite avec une petite voix. Ballade d'amour stupéfiante ! Et, enfin, chanson émotionnelle incroyable avec "Matamoros Banks" qui décrit la tentative vaine d'un immigré clandestin qui essaye de traverser le Rio Grande, mais échoue aboutissant tragiquement à la mort. Bruce reste le Boss de la sensibilité et de l'émotion Brute qui est le seul à me faire vivre ainsi sa musique.

Soulignons que la production de Brendan O'Brien s'est compléter par l'appui indéniable de Chuck Plotkin, déjà présent sur le chef-d'oeuvre de lyrisme "The Ghost Of Tom Joad". Présence qui permet, sans doute, d'éviter les erreurs du "trop plein" entendu dans "The Rising". Qualité qui me semble d'autant plus appréciable avec le nombre restreint en chanson par rapport à ce dernier. Réduction qui permet de s'approprier, plus vite et en un tour de main, l'album. Qualité plutôt que quantité ! A cela, le dvd offert qui comblera le fan en disposant de bonus. Je vous laisse à l'écoute...

Durée : 50minutes - 12 Chansons
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 12, 2009 3:05 PM MEST


The Rising
The Rising
Proposé par nagiry
Prix : EUR 3,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Impact du Trauma 9/11 !, 5 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Rising (CD)
2002, année historique, le monde de la musique est en ébullition. Le Boss, Le marathonien de la scène, le rockeur à la plume viscérale revient au devant de la scène avec une réunion de son E Street Band. E Street Band où Bruce s'était officiellement séparer d'eux en 1989 mais celle-ci s'était déjà faite, en studio du moins, depuis son légendaire "Born In The U.S.A.". Un retour gagnant sous les auspices d'un évènement majeur dans l'histoire des États-Unis : le 9/11. L'ombre/le fantôme des attentats du 11 Septembre 2001 est encore bien présent dans l'Amérique et Springsteen n'y fera pas exception. Aussi, les artistes comme Hollywood mettront la main à la patte pour ne pas oublier cette attaque sur leur sol sacré. Au programme, on n'aura droit à un excellent Springsteen. Un Springsteen à la fois grandiose à la prose qu'à son Rock qui distille et nous balance à profusion. Soulignons que si le E-Street Band est de nouveau au complet... derrière l'album, à la production, on n'y trouve une nouvelle tête: Brendan O'Brien, producteur de Pearl Jam et Aerosmith en autre, en remplacement de Jon Landau. Il sera, d'ailleurs, le producteur de ses prochains albums. Choix judicieux ? L'avenir nous le dira ! A l'écoute de cet album, on tombe de suite sous le coup de la rythmique entrainante, de ses refrains qui se gardent le long d'une journée, de la dynamique E-Streeter. J'avais lu quelque part que côté texte « Springsteen peine à convaincre ». J'aimerais bien savoir sur quel bord ses critiques professionnels se basent pour émettre de tel avis péremptoire. Des chansons empreintes de vies, de moments vérités, d'attitudes héroïques sous le fantôme terrorisant d'un jour "Impact du Traumatisme 9/11".

L'ouverture de l'album « Lonesome Day » est à lui seul caractéristique de cette dure vérité « If i Can Just Get, Throught This lonesome day » autrement dit « Si je peux juste survivre à ce seul jour » sombre sur un ton toujours plus haut, un refrain déchirant ! Springsteen emporte l'émotion. « Into The Fire » chante l'héroïsme des pompiers contre le feu des Tours et que leurs actes d'amours de la vie lui donne de l'espoir et leur amour. Sur un midtempo minimisé, clairsemé et facile avec un refrain en cœur. Juste superbe ! « Waitin' on a Sunny Day », chanson où Bruce attend un jour meilleur, chasser le blues « Lifts away the blues ». On y trouve un son relativement classique des E-Streeters avec un Clarence Clemons au sax. On retrouve des sensations des premiers albums ... « Nothing Man » est une vibrante chanson en hommage d'un pompier. Une transcription de son témoignage où l'on peut sentir que ce « héros »n'en est pas un. Il a fait juste son boulot, fait ce que tout le monde aurait fait dans la même situation. Sans aucun doute, ma favorite de l'album où Bruce Springsteen nous enchante par sa voix triste et désabusée et son refrain effrénée des « doo doo do do ». Magique ! « Countin' on a Miracle » , chanson empoignant avec force la perte tragique d'un être cher. Dégrisement assurée où le sax de Clemons rend grâce de la fragilité de la vie. La vie est dure, frappe dure...mais le tout est de continuer à la vivre. Mélancolique mais teintée de vie et d'espoir comme dit la maxine « Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir » . « Empty Sky », ballade springstinienne, compte le choc du réveil. Fait place à la réalité après la surprise du choc. Empty Sky veut dire « Ciel Vide », l'absence des deux tours et les conséquences de celle-ci. Émotions garanties. « Worlds Apart » offre des sons s'éloignant de ce que Springsteen nous offrait habituellement. On y combine la musique moyen-orientale. La chanson chante l'amour entre deux êtres de deux mondes différents. Une chanson prônant, en quelque sorte, l'amitié entre les peuples dont l'amour vaincra des différences..

Bref, la thématique étant assez explicite, je m'arrête là avant que ce soit fastidieux. L'ambiance où plutôt l'atmosphère du E-Street Band est présent. Bruce Springsteen marche sur les cendres du 9/11 pour y faire le deuil, le passage difficile du trauma. Il y distille un son rock, dynamique, enthousiasme et entrainant et comme toujours sous l'égide de ses textes virevoltants et empoignant la dure réalité. Un Panache qu'il découpe, à mon sens, en trois phases sur son album. De « Lonesome Day » à « Empty Sky », on y trouve l'histoire du choc décrivant l'attaque, ses héros, les sentiments des anonymes pendant et après et la dure réalité du lendemain. Ensuite, de « Worlds Apart » à « The Fuse » nous compte l'amitié sous ses diverses formes. Enfin, « Mary's Place » à « My City of Ruins » nous chante indirectement la guerre en Irak, nous parle de la Foi, l'amour manquant et celle du deuil de la cité de New-York.

Toutefois, l'album possède deux bémols qui m'ont empêchés d'en retirer toute l'émotion de l'énergie musicale qui s'en dégage. La première raison est que j'ai du me reprendre à deux fois pour écouter la totalité de l'album. 15 Chansons, cela fait beaucoup surtout quand il n'y a pas de réelle pause dans la composition instrumentale. C'est le deuxième bémol qui fait que j'ai attraper un mal de crâne vers la fin. Nonobstant cette première fois sur un album du Boss, j'ai ré-ecouter une à une et bien que je trouve (parfois) une sorte de cacophonie, l'ensemble est orchestré pour que la sauce prenne. On savait déjà que le son Springsteen est en permanente évolution aussi bien dans ses textes que dans le son qu'il distille comme il l'a lui-même démontrer par sa période "Love". Période où il se faisait écho de lui-même pour la première fois et de son amour. Si 2002 marque le retour de Bruce Springsteen avec son E-Street Band, ce n'est plus celui de la période Tri-logique « Born » . D'ailleurs, ce n'est pas un Springsteen qui se fait l'étendard du miséreux mais d'un Boss qui se fait le porte drapeau de son Pays. Sursaut patriotique agréable, compréhensible, scintillant et totalement légitime, nouvelle facette du Boss mise en lumière mais voilà...ce sont des chansons bien moins universaliste en raison du fait que le 11 Septembre, et la trauma qui en découle, est quelque chose de 100% USA. Nous ne ressentirons jamais ce qu'un américain moyen a bien pu ressentir. Les Textes sont explicites, l'émotion se fait ressentir mais outre qu'il s'agit d'un épisode purement américain, le son du E-Street Band se trouve étouffé par une ribambelle d'emphases... et comme dit Luc B "Trop d'emphases nuit à l'émotion". Alors, oui, le style n'a jamais été aussi proche depuis près de 18ans...mais le son est totalement différent. Mais ne dites pas ce que je n'ai pas dit, Le plaisir est réellement présent, l'émotion aussi...un très grand album du boss mais certainement pas son meilleur.

Durée : 72 minutes - 15 Chansons.

Ps: Merci à Luc.B pour être le premier responsable de ma chute dans l'univers du Boss.


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