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Commentaires écrits par
Fervalaka "Fervalaka" (Strasbourg, France)

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Devil City T02 Le Voleur d'âmes
Devil City T02 Le Voleur d'âmes
par Jana Olivier
Edition : Relié
Prix : EUR 15,20

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Difficile de s'affranchir des poncifs..., 16 janvier 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Devil City T02 Le Voleur d'âmes (Relié)
Il sera peut-être un tantinet difficile pour un lecteur peu excité par les bouquins de Richelle Mead de retrouver le plaisir coupable de la vraie-fausse bit-litt sauce Jana Oliver du tome 1. On est loin du cœur de ce courant cependant force est de constater que l’auteur a du mal à gérer les rappels de circonstances des chapitres d’exposition d’un deuxième tome et la vie sentimentale de la fille Blackthorne sans s’enliser.
Et voilà que se fait à nouveau jour cette impression diffuse qu’on pouvait avoir à la lecture du premier Devil City que Jana Oliver aimerait évoluer dans un registre plus noir, creuser son intrigue policière, s’affranchir des hésitations amoureuses de son héroïne pour un récit moins frais sans doute mais plus adulte.
Pourtant, jusqu’à la page 170, il ne se passe pas grand-chose tant le narrateur est occupé à rappeler les sentiments ambigües de Riley envers les hommes de sa vie et la trame de l’intrigue principale. C’est bien dommage car lorsque celle-ci redémarre on replonge dans un Atlanta sale, résigné à sa médiocrité avec quelques personnages bien sentis. Ce n’est vraiment que lorsqu’il faut marcher à nouveau dans les traces de Laurell Hamilton que les ressorts dramatiques sont éculés et les personnages caricaturaux. Ori remporte la palme de l’indigence sans même devenir intrinsèquement agaçant tant il est archétypal et creux ; un Angel au rabais qui ne trompe pas le lecteur plus de deux chapitres tout en monopolisant inutilement le récit sur des pages entières.
Sans que ce soit condescendant le moins du monde, les amatrices (et les moins nombreux -teurs) trouveront leur compte dans le deuxième opus des aventures de la piégeuse de démon, les autres vont commencer à rester sur leur faim.


Le nombre de fois où je suis morte
Le nombre de fois où je suis morte
par Marie-Christine Buffat
Edition : Broché
Prix : EUR 13,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Récits funestes, 25 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le nombre de fois où je suis morte (Broché)
Accroché par la jaquette, intrigué par le titre et séduit par le quatrième de couverture, j'ai cédé à l'achat d'impulsion et me suis jeté dans ce que je pensais être un petit exercice de style charmant en treize nouvelles.
J'ai d'abord été déconcerté par le style ampoulé d'une des premières historiettes avant de mettre l'impression sur la volonté de l'auteure de faire plonger le lecteur dans l'extrême complexité de la psyché féminine, de ses hésitations et revirements. J'ai surtout vite compris que loin d'être un aimable recueil jouant sur les locutions funèbres, le bouquin s'enfonce loin dans la noirceur et n'admet pas une compromission avec un positivisme que Marie-Christine Buffat juge de mauvais aloi. Si on imagine volontiers que quelques-unes de ces femmes suivent le chemin de Cendrars qui assurait qu'il fallait être écrasé un grand coup pour renaître, pour la plupart d'entre elles, le tableau aboutit bien à une fin, un achèvement voire un destin funeste dont on ne revient pas. Je ne suis pas sûr moi-même de me remettre d'ici peu de « Morte de peur ».
Ce bouquin marque, ces nouvelles sont magnifiquement orchestrées et, petit plus pour un homme, ce court voyage dans l'esprit féminin est fort instructif !


Devil City T01 Devil City
Devil City T01 Devil City
par Jana Oliver
Edition : Broché
Prix : EUR 15,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 De l'excellente bit-lit, 12 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Devil City T01 Devil City (Broché)
Ma virilité en a pris un coup : j'ai beaucoup aimé ce morceau de bit-lit (ou paranormal romance ou quelque soit le nom de cette para-littérature dans laquelle se retrouve normalement plutôt les jeunes femmes).

Si Deux cierges pour le Diable est guimauve et perclus de poncifs et de stéréotypes ennuyeux au possible, le premier tome des aventures de Riley Anora Blackthorne empile moins les éléments usés jusqu'à la trame empruntant à Buffy et consorts. Oh qu'on ne s'y trompe pas non plus, l'héroïne est bien une post-adolescente évoluant dans un monde surnaturel et confrontée à ses petits dilemmes de cœur. Pourtant les dialogues intérieurs, inévitables dans le genre, ne monopolisent pas la narration et sont bien dosés tout comme le côté sentimental ni trop mièvre ni trop simpliste (de justesse).
Mais une des vraies réussites de ce bouquin c'est la finesse avec laquelle Jana Oliver parsème son récit des éléments qui définissent une société moderne, décadente et ruinée où les pouvoirs publics ont baissé les bras et en sont réduits aux derniers expédients pour préserver un semblant de cohésion sociétale. En fait, on a parfois l'impression que l'auteur ne maîtrise pas totalement son histoire, qu'elle aimerait se laisser aller à plus de noirceur, à une ambiance relevant plus de Miller et qu'elle se reprend pour délaisser un temps une peinture d'un background glauque et se replonger dans les affres des amours adolescentes. L'auteur apporte parfois des petites touches enfantines à son récit et aux côtés de démons très gothiques dévoreurs d'entrailles, on trouve de petits diablotins pies voleuses burlesques. Difficile au final d'avoir la certitude que cet aller retour perpétuel entre le sombre et le gentillet ou le mièvre soit une volonté de l'auteur. Toujours est-il qu'on ne boude pas son plaisir et que Devil City est un vrai page-turner, bien emmené, bien construit, basé sur un univers maîtrisé si ce n'est sur une idée d'une grande originalité.
Ceci étant Riley est une dure à cuire avec son lot de souffrance et de malheurs extrêmement attachante dans ses petites contradictions très humaines.
On en redemande et avant que Castelmore ne traduise la suite, je vais sans doute acheter le tome 2 en VO.
Je recommande ce bouquin aux aficionadas de bit-lit comme aux lecteurs plus généralistes ne cherchant pas le prochain Goncourt et je fonde de grands espoirs sur les prochaines productions de cet auteur.


Psaumes De David, Sw 22-47
Psaumes De David, Sw 22-47
Prix : EUR 10,98

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Phénoménal !, 3 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Psaumes De David, Sw 22-47 (CD)
Tout simplement la meilleure interprétation des Psaumes de David de Schütz à ce jour ! Une vision respectueuse et moderne à la fois de ce grand morceau du répertoire baroque.
Benoît Haller est un chef d'orchestre à découvrir ou redécouvrir de toute urgence. D'ailleurs je vais de ce pas commander "son" Magnificat.


L'Option Excalibur
L'Option Excalibur
par David Weber
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une bonne idée bien ficelée., 20 mai 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Option Excalibur (Broché)
La lecture de mon premier roman de cet auteur prolifique a amené dans ma sacrosainte « pile à lire » à droite de mon lit, « La Voie des furies » et le premier opus de la saga d'Honor Harrington.
Pas de suspense donc, cette aventure de soldats de Richard III enlevés pour servir de jouets dans une guerre spatiale commerciale est bien emmenée. David Weber fait partie de cette catégorie d'auteurs accouchant d'un authentique page-turner basé sur une bonne idée adroitement montée. Weber n'est pas atteint du symptôme de la trilogite dont souffre beaucoup d'auteurs anglo-saxons et du coup il ne délaye pas son aventure inconsidérément.
On n'est pas face à un morceau de littérature fantastique à la Pevel ou Cook mais il n'en reste pas moins que Weber mène sa barque sans fausse-note. On se régale des pérégrinations intergalactiques des soldats britanniques qui n'oublient pas une seconde leur haine et leur mépris des Français même dans la ceinture d'Orion. Ce n'est pas du French-bashing de base à la Orson Scott Card et on s'amuse bien volontiers de l'utilisation des froggies chaque fois qu'il s'agit de trouver le maître étalon de l'ignominie à l'aune duquel mesurer toute nouveauté dans l'univers.
L'aspect tactique qu'il développe sans excès plaît visiblement à Weber et il décrit efficacement la manipulation du noble anglais sur son geôlier extraterrestre pédant. Sans déflorer le déroulement de l'intrigue, l'ouverture d'esprit du protagoniste principal qui éclot progressivement est à la fois l'atout qui lui permet de survivre et la caractéristique principale de l'humanité que Weber met en exergue.
Au final, on lit avec plaisir ce roman où les extraterrestres ont un petit côté seventies pas déplaisant et on en redemande !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 24, 2012 4:20 PM MEST


BeeWi BBH210 Casque Stéréo Bluetooth Ultra Slim Noir
BeeWi BBH210 Casque Stéréo Bluetooth Ultra Slim Noir

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un produit très bien conçu et performant, 10 janvier 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : BeeWi BBH210 Casque Stéréo Bluetooth Ultra Slim Noir (Accessoire)
J'utilise ce casque acheté sur Amazon avec un Xperia Play quasi quotidiennement durant mes trajets pour me rendre au travail (2h30 par jour) depuis plusieurs mois.

En résumé, un excellent produit :

- réception/émission : rien à redire, la réception est claire. Dans un étui de ceinture même recouvert d'un manteau, la communication ne s'interrompt que si on tourne franchement la tête. Aucun souci de ce côté-là. Pour ce qui est du micro, comme tous les bluetooth, il faut parler fort et être dans un environnement calme, le vent restant le pire ennemi, pour vraiment avoir une conversation. Pour ma part, plutôt que de passer pour un dément hurlant dans la rue, je prends les appels sur le casque et bascule sur le téléphone et ce sans manipulation complexe. Pour une utilisation en voiture, le casque fonctionne parfaitement en mains libres.

- autonomie et recharge : le casque se charge avec un port microUSB et son autonomie de plusieurs heures permet de l'utiliser toute une journée sans problème. Attention cependant pour les amateurs de musique qui décape les tympans, évidemment, mettre le volume au maximum réduit très sensiblement l'autonomie du casque.

- ergonomie et look : contrairement à d'autres casque intra-auriculaires, il n'y a pas de gène dans les oreilles avec ce casque et les patins ne se barrent pas à l'usage. Côté look, on n'a pas l'air d'une fashionista mais quand une oreillette bluetooth amène des regards de pitié ou moqueurs, le BeeWi ne provoque aucune réaction à part à l'occasion de la curiosité.

- son : le rendu du son est excellent compte-tenu de la taille du produit. Cela ne satisfera peut-être pas les mélomanes mais la qualité est au rendez-vous pour visionner des films, écouter des MP3 ou jouer et le volume poussé à fond couvre l'environnement extérieur sans problème.

Bref, outre le fait que je ne pique plus de crise parce que le fil de mon casque s'est accroché, le BeeWi a comblé toutes mes attentes.


Religolo [Édition Prestige]
Religolo [Édition Prestige]
DVD ~ Bill Maher
Prix : EUR 13,00

5.0 étoiles sur 5 Un documentaire de tout premier ordre, 30 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Religolo [Édition Prestige] (DVD)
Que voilà un film éminemment nécessaire ! À une époque où on se fait tant exploser au nom d'Allah, où on tue des enfants par centaines au nom de Jahvé, où les créationnistes assassinent les obstétriciens pratiquant l'IVG outre-Atlantique, où un évêque révisionniste réintègre l'Eglise et où un toast portant le visage de la Vierge se monnaye à 28.000 U$, tout, absolument tout est bon pour saper le retour de l'obscurantisme. Et voilà qu'en plus, le morceau est drôle et percutant.
Bill Maher ne veut pas faire de théologie, Bill Maher ne démontre pas que Dieu est mort, et c'est finalement une posture beaucoup plus subtile qu'il n'y paraît. En un peu plus d'une heure trente, une démarche dialectique pure ne serait-elle pas totalement absconse du fait justement du sujet de la foi et de l'irrationalité ? On taxera Maher de malhonnêteté intellectuelle, c'est certain et c'est faux, car le propos n'est pas de prouver à des fondamentalistes religieux qu'ils ont tort mais sans doute aux agnostiques qu'ils ont raison et surtout à tous que les religions doctrinaires sont dangereuses. Ce long-métrage ne questionne pas tant la foi que le sacré.
Et il a la dent dure, le Maher, c'est certain, il est impertinent, insolent, mais foutrement courageux. En premier lieu, s'il y a bien quelque chose à louer dans Religulous, c'est la totale impartialité avec laquelle Maher fait feu sur tout ce qui porte un hidjab, une couronne d'épines ou une kippa. Loin du politiquement correct qui veut que la liberté d'expression soit absolue' mais qu'il soit plus prudent de la tempérer dès lors qu'on évoque les sourates, Bill Maher arrive à s'en prendre à tous les monothéismes avec impartialité. Il appuie là où ça fait mal pour chacune d'entre elles, et ne se contente pas tel le jésuite de calquer ses attaques de l'une à l'autre.
Religulous ne se regarde cependant pas comme une critique sociétale, c'est avant un documentaire drôle, diablement bien monté et avec un présentateur qui manie avec une redoutable efficacité le silence consterné et l'ironie cinglante. Attention cependant, ce n'est pas du snobisme, mais ce film doit absolument être vu en VO car le doublage lui fait perdre beaucoup de sa drôlerie.


Gun officiel House of dead overkill licencié Sega muni d'un compartiment pour Wii Remote
Gun officiel House of dead overkill licencié Sega muni d'un compartiment pour Wii Remote

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un accessoire stylé et abordable, 28 mai 2010
Amusant:4.0 étoiles sur 5 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Utilisateur de nombreux flingues sur la Wii, je trouve le Hand Cannon plutôt convaincant. Argumentaire :

1. Ergonomie
Le Hand Cannon n'est pas un flingue de précision de haute technologie. Le pistolet est, au final, une simple gangue en plastique dans laquelle on insère sa Wiimote. On peut le regretter mais pas la peine donc d'attendre de ce dernier une amélioration des talents de tireur de chacun. Le Hand Cannon, comme la quasi totalité des accessoires de ce type, n'a pas la vocation de donner un avantage à son utilisateur. Il faut rappeler que ce joujou a été conçu pour être un accessoire de la famille House of the Dead, une série de jeux d'arcade pure, pas de simulation balistique ou de FPS de précision.
Pour ce qui est de la prise en main, la crosse est agréable et ne glisse pas mais la rainure dans laquelle doit se loger le câble de raccordement avec le Nunchuk finit sur de longues parties à faire un peu mal au creux de la main tenant le HandCannon. Mais, tout considéré, le Hand Cannon remplit son cahier des charges pour ce qui est de la maniabilité et du confort d'utilisation sans pourtant avoir les félicitations du jury.

2. Esthétique
Ce gros revolver frappé du logo de l'agence AMS à laquelle appartiennent tous les agents présents dans la gamme House of the Dead est sans aucun doute l'un des plus jolis flingues sur la Wii parmi une offre pléthorique où on compte un certain nombre de mochetés tout de même !

En conclusion, la Wii est une console conviviale et, c'est une évidence, beaucoup de ses jeux n'auraient pas grand intérêt s'il ne fallait s'agiter devant son écran, le pistolet a donc avant tout une valeur immersive pour des jeux où il est au moins aussi (beaucoup plus ?) important de s'amuser à incarner un personnage que d'exploser les high scores. Son look racé, sa taille imposante plairont à ceux qui veulent avant tout s'amuser.
Le rapport qualité prix est correct considérant les accessoires de même style. En deux mots : je recommande.


Starship Troopers - Boot Camp: The roleplaying Game
Starship Troopers - Boot Camp: The roleplaying Game
par I Belcher
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Utile, politiquement correct et sans surprise, 28 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Starship Troopers - Boot Camp: The roleplaying Game (Broché)
Avant le fond, la forme.

Boot camp ne bénéficie malheureusement pas de la présentation prestigieuse des autres ouvrages de la gamme (à l'exception du scénario Ambush at Altaïr). Le livret, sans doute parce qu'il compte moins de cent pages, décroche seulement une couverture souple et la monochromie finit de donner l'impression d'un "petit" supplément. L'iconographie est décente sans horreur ni chef-d'oeuvre. Certaines illustrations proviennent d'autres ouvrages comme le blister en double page de The Arachnid Empire signé Kieran Yanner. Elles habillent agréablement le texte à la lecture, mais ne méritent pas d'être montrées pour renforcer une description.

Le prix outre-Atlantique imposé par l'éditeur et imprimé au dos reflète d'ailleurs une modestie de présentation assumée.

Pour ce qui est du fond, l'idée de base est tout simplement excellente puisqu'il s'agit de développer la formation des membres de l'infanterie mobile en partant du moment où l'idée de s'enrôler a germé dans l'idée des personnages jusqu'à leur première réelle mission.

Pour le coup, certaines parties du supplément peuvent réellement être lues par les joueurs. En particulier la toute première détaillant les différents profils de recrues, leurs diverses motivations, mais aussi les problèmes de compréhension qu'ils ont pu rencontrés au sein de leur entourage lorsqu'ils ont exprimé leur désir de devenir MIT. Le reste en revanche devrait rester le jardin secret du meneur, car à partir de la description du centre d'enrôlement, le supplément détaille à la fois le cadre de la formation, mais aussi la politique développée par SICON dans le processus de recrutement et de formation qui n'a pas vocation à être publique.

Le développement est d'ailleurs beaucoup trop manichéen : SICON apparaît comme une entité bienveillante presque maternelle. Si certaines parties de Boot camp avaient été présentées comme des textes de propagande de SICON, le procédé aurait très bien fonctionné et la mise en abîme aurait donné beaucoup plus de profondeur au contexte. Mais en l'occurrence, on a tout de même beaucoup de mal à croire que, par exemple, SICON fait tout à chaque étape de l'enrôlement pour décourager les candidats trop peu sûrs de leur vocation. Les membres de l'infanterie mobile sont une élite, mais ils représentent plutôt une évolution du concept de marine plutôt que des supercommandos, on en veut pour preuve la durée finalement très courte de leur formation comme la décrit le supplément. SICON a besoin d'une infanterie nombreuse. Ce problème de ton relève donc plus de la cohérence ou au minimum de la vraisemblance de l'univers plutôt que d'une lecture subjective.

L'arrivée au camp d'entraînement et le séjour des recrues sont décrits en détail. Boot camp s'illustre par la précision de la description de chaque étape, de chaque épreuve et de l'évolution de l'ambiance générale au cours de la formation.

On déplore cependant que le supplément s'attache uniquement au contexte et ne propose à aucun moment de jouer quelques épreuves en fournissant un plan ou des tests à effectuer. Dans la première partie du supplément, les propositions de scénarios sont creuses et se contentent d"un "Voilà un excellent moyen de faire une mini-aventure" qui a depuis longtemps éclos dans l'esprit d'un meneur expérimenté et ne donne aucune aide à un meneur débutant. Boot camp s'adresse pourtant très clairement à des meneurs novices et séduits par l'exhaustivité de la radiographie qu'elle donne de l'enrôlement des troopers.

On peut regretter d'avoir l'impression de lire une transcription trop littérale de la formation de Rico dans le film de Verhoeven mâtinée d'une bonne dose de Full Metal Jacket laissant pourtant trop peu de place à la création ainsi qu'à l'innovation technologique qui devrait être présente au moins de manière marginale dans un camp des années 2320.

Mais, une fois de plus, il s'agit d'un supplément de bonne qualité qui remplit la mission qu'il s'est fixée : décrire la formation initiale d'un Mobile Infantry Trooper. Il s'adresse plus à des néophytes, sans que la notion soit le moins du monde péjorative, comme beaucoup de jeux de rôle basés sur des univers développés au cinéma, à la télévision ou dans des cycles de romans. Le scénario de 20 pages qui clôture Boot camp s'adresse lui aussi essentiellement à des novices. Il est linéaire, bien décrit et tout à fait adapté pour une première aventure. Un bon cru.


The Arachnid Empire
The Arachnid Empire
par Joshua Alvarez
Edition : Relié

4.0 étoiles sur 5 Jouer à Starship Troopers sans un sourcebook sur les Bugs ? Impossible., 28 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Arachnid Empire (Relié)
Ce supplément présente deux défauts, qui s'ils ne sont pas majeurs, sont tout de même ennuyeux dans ce cas précis et ne me permettent pas de mettre 5 étoiles malgré la qualité du bouquin.

Le premier tient aux illustrations allant du franchement moche au correct. Évidemment, on ne peut pas avoir du Brom ou du Howe pour chaque supplément de chaque jeu de rôles, mais les éditeurs devraient vraiment faire un effort sur ce type d'ouvrages. Je sais que je ne montrerai pas à des joueurs ce qui ressemble parfois trop à un Playmobil passé au micro-onde au risque de décrédibiliser leurs adversaires. Et justement quand un livre traite exclusivement d'une race extraterrestre, on aimerait avoir des illustrations de meilleure facture. Toute l'iconographie n'est pas à jeter cependant, mais elle est globalement assez médiocre avec un prix spécial pour les panoramas de planètes.

Le fond en revanche apporte un grand bol d'air aux meneurs qui ont toutes les réponses aux questions qu'ils peuvent s'être posées quant au cycle de reproduction, aux stratégies de combat, au développement d'une colonie, au rôle des Brain Bugs et à l'existence de reines. Toute l'écologie des arachnids est décrite exhaustivement ce qui est une source d'inspiration appétissante et donne beaucoup de cohérence et de vraisemblance à l'univers. On apprécie beaucoup la variété des bugs qui ne se contentent pas de variations sur le thème mandibules/chitine et offre de nouvelles possibilités de scénarios.

Et c'est là le deuxième point négatif de The Arachnid Empire. Les auteurs ont beau s'autocongratuler pour le succès supposé des minimissions, on a du mal à regarder avec bienveillance une nouvelle bordée de soi-disant scénarios d'une page qui ont été très clairement écrits avant la conception du bestiaire et ne bénéficient donc pas de ses nouveautés, belle ineptie. Ils ne présentent finalement qu'une suite de bastons avec du hopper, du warrior ou du tanker et à l'occasion une nouvelle vermine substituée à la va-vite dont les spécificités ne sont pas utilisées. Les possibilités de mission un peu plus recherchée avec des visées scientifiques sont pourtant nombreuses et aucunement exploitées. Quitte à avoir à les écrire moi-même, j'aurais préféré que ces 21 pages soient utilisées à autre chose qu'à une suite de situations d'escarmouche basiques.

Mais pour ne pas finir sur une critique qui pourrait faire croire que je n'ai pas trouvé The Arachnid Empire très bon, il y a une bonne centaine de pages bourrées d'informations qui rendent ce supplément absolument indispensable à tout meneur de Starship Troopers RPG. Incontournable.


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