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Contenu rédigé par Rouge Noir
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Rouge Noir (Paris France)

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Le Livre noir du communisme : Crimes, terreur, répression
Le Livre noir du communisme : Crimes, terreur, répression
par Andrzej Paczkowski
Edition : Broché
Prix : EUR 25,50

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le rouge du sang, 17 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Livre noir du communisme : Crimes, terreur, répression (Broché)
J'ai lu ce livre à sa sortie en 2000, et je viens de le parcourir en accompagnement de la réflexion que propose cette année Michel Onfray sur le nihilisme au 20e Siècle pour sa dernière année de la contre-histoire de la philosophie.

Il n'est pas facile d'écrire un livre sur le communisme en France, même en 2000, et ce livre n'est pas toujours bien reçu 15 ans après sa parution. Il faut dire que nombre de figures du communisme, Lenine, Marx, Mao, le Che, etc. n'ont pas mauvaise presse. Même les Khmers rouges, en dépit des liens coloniaux entre la France et le Cambodge, n'ont pas eu l'exposition qu'ils méritent. Un intellectuel Français, très écouté par la gauche politique Française, se déclare ouvertement maoïste. Il s'agit d'Alain Badiou. Ce livre est un livre d'historien, très bien documenté et très riche. Il apporte des faits sur les crimes et l'appareil de répression mis en place par de grandes figures du communisme. Il convient alors, a minima, de se demander s'il est admissible de prêter allégeance à ces personnes à partir du moment que ces faits sont connus.

Mais, et c'est là son objet, ce livre porte un regard fondamental sur le communisme. A l'adage qui veut que le communisme est une bonne idée mise en pratique par des fous, S Courtois nous font savoir que les massacres, crimes, répressions sont inséparables du communisme. C'est la thèse du livre. On peut ne pas y souscrire mais on peut a minima se poser la question. Et on peut s'étonner qu'aucun régime communiste n'ait créé ce romantisme attendu par les acteurs du Grand soir, que tous les régimes communistes ont engendré des massacres.

Un grand penseur du communisme, et poète, comme système générant le mal vient de mourir, il s'agit de Robert Conquest (un ex-communiste lui-même). Il a écrit cette - très connue - petite fantaisie.
There was a great Marxist called Lenin
Who did two or three million men in
That's a lot to have done in
But where he did one in
That grand Marxist Stalin did ten in.

Finissons ce commentaire en rappelant que ce livre noir n'exclut pas (et il existe certainement) un livre noir du capitalisme. Les deux systèmes sont indissociables. Après tout, si le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme, le communisme, c'est précisément l'inverse.


Sony NWZX2B.CEW Lecteur MP3/MP4 Noir
Sony NWZX2B.CEW Lecteur MP3/MP4 Noir
Prix : EUR 872,00

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Presque parfait..., 13 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sony NWZX2B.CEW Lecteur MP3/MP4 Noir (Appareils électroniques)
Je suis partagé sur cet engin.

J'ai testé le X2 pour répondre à un besoin simple. Je dispose de plus en plus de musique en hi res soit parce que je l'achète dans ce format chez Qobuz soit parce que je rippe désormais mes vinyls en 24/96 avec une carte audio Focusrite.
Mais évidemment, amateur de musique et acheteur de disques depuis 30 ans, 90% de ma collection est au format CD. Je voulais donc aussi d'un appareil qui apporte de la valeur sur cette résolution.

A ce titre, j'avais testé l'AK100II que j'avais trouvé très bon sur les fichiers hi res mais sans intérêt pour les fichiers 16/44.1. Mon commentaire à ce propos sur Amazon me valut l'ire de certains, mais c'est clairement mon avis.

Disons-le très simplement, à côté de l'AK et dans une gamme de prix similaire (le sony est un peu plus cher), il n'y a pas de débat. Le Sony est très, très, très loin devant. Sony n'est pas qu'une marque de produits électroniques de grande distribution. La société a un parcours remarquable dans la hifi haut-de-gamme. Et nous retrouvons avec le Z2 qui est très bien conçu, conçu pour durer diraient certains, mais aussi conçu pour délivrer. Certes il est un peu massif, mais cela reste acceptable.

Aspect le plus important, le son, donc. Sur du mp3, du CD ou de l'hi res, nous sommes servis par du haut vol. Pour info, mon casque nomade est un BW P7. J'écoute beaucoup de jazz (be bop, modal, jazz rock), de blues, de hard blues (led zep et autres), de la musique brésilienne (bossa, samba, mbp). Sur tous les registres, le Z2 délivre. Les basses sont bien définies, pas baveuses, évidemment les mid sont splendides, les aigues pas criardes, et le son chaud, bon comme du bon pain, bref du bonheur d'artisan qui fait son bien son boulot. Ah bon? Il y a des 1 et des 0 là dedans? Bref, on est immergés dans la musique, subjugués, transcendés, heureux quoi.

Alors de quoi se plaint-on?

Les fichiers hi res prennent de la place, beaucoup de place en fait. 2 ou 3 Go par album même en FLAC ou ALAC. Le Z2 dispose d'un slot SD donc peut offrir 256 Go (je ne sais pas s'il acceptera les futures cartes qui offriront encore plus). Donc vous pouvez loger 80 à 100 albumes hi res là dedans. C'est bien, mais si vous achetez le Z2 il y a fort à parier que vous êtes un mordu et que vous ferez tourner régulièrement la bibliothèque. Et c'est là ma grande déception: la gestion globale de l'espace de stockage. D'une part, les deux supports (mémoire interne et mémoire sd) sont gérées séparément. Très concrètement, vous devez vous déconnecter d'un support pour pouvoir accéder à l'autre! Et quand vous le faites l'appareil doit reconstruire la base de données (tâche pas très longue mais qui nuit à la fluidité globale). Bref, vous devez apprendre à jongler entre les deux supports, pour du haut de gamme c'est très moyen. Par ailleurs, l'interface pour Mac est très moyenne. C'est du drag&drop, point barre, alors qu'on aurait pu avoir droit à des possibilités de gestion intelligentes, comme il est possible de le faire par exemple avec un xperia.

Quoi d'autre? Le transfert des fichiers se fait rapidement via l'usb. La connexion wifi pour téléchargement de fichiers Qobuz tourne également bien.
L'appareil est livré avec un étui qui a été conçu en dépit du bon sens. Sans doute pour vous obliger à acheter un étui séparément ... non distribué en France et vendu 80€ en provenance du Japon. L'interface me convient tout à fait ... pour écouter de la musique via l'application de l'appareil ou Qobuz. Ceux qui se plaignent de cette interface ont peut-être une utilisation autre (jeux, photos, etc.). Ce n'est pas mon cas donc je ne peux pas juger sur ces points-là.
Quid d'Androïd? Bien, évidemment, le gros avantage c'est de pouvoir avoir des apps de musique - dans mon cas Qobuz. Le désavantage, c'est qu'il faut un compte Google, que Google vous demande constamment si vous acceptez d'être géolocalisé, que vous avez tous les services Google que vous ne pouvez pas désinstaller de l'appareil. Chaque jour nous montre qu'il faut limiter autant que possible l'utilisation de Google le voleur de données, et je dois avouer qu'avoir Google sur un appareil hifi, j'aime pas. Alors, oui, pour Noël, je rêve que Sony sorte son appareil avec un OS propre qui permette de gérer la musique locale et d'accéder à Qobuz.

En résumé, malgré l'excellence du son, je pense qu'il faut attendre encore un peu avant d'investir dans une telle bête que la gestion des fichiers soit améliorée. Pour ma part, je vais donc le renvoyer à Amazon, mais en attendant, là, tout de suite, j'écoute A tribute to Jack Johnson en hi res. Et c'est magnifique.


A Most Violent Year
A Most Violent Year
DVD ~ Oscar Isaac
Prix : EUR 7,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Violence ouatée, 11 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Most Violent Year (DVD)
Je peux comprendre le désarroi de certains spectateurs qui attendaient ici un film de gangsters "classique". Certains évoquent Scorcese. A minima, il faut aussi regarder du côté de "French Connection" ou autres "Inspecteur Harry" pour la photo et l'ambiance de fond.
Mais ce n'est précisément pas cela, à mon sens, qu'a voulu faire JC Chandor. Rien de sanguinolent ici, pas de scène de vengeance scabreuse, pas de cocaïne injectée comme du Nesquik au petit déjeuner. Pas de scène qui fait voir la vie en rouge vif. Néanmoins, le propos du film est d’une violence rare. Car le héros, sous couvert d’une recherche d’intégrité, flirte en permanence avec le malsain et la manipulation. Il dit mais ne fait pas, ou fait mais ne dit pas. Et c’est cette rue sans issue qui est insupportable, comme seule vérité possible de la société des hommes. JC Chandor n’a pas voulu faire un film de gangsters avec ses codes classiques. Il a voulu partager sa métaphysique, d’une noirceur, d’un pessimisme rare. En ce sens, ce film de « valeurs » est un chef d’œuvre.
Je n’avais pas accroché avec « Margin Call » certes, très bien réalisé et magistralement joué, mais au scénario trop grossier à mon goût. Ici au contraire, tout est subtil, peint par petites touches. C’est un film monochrome au final, en noir et jaune.
Et ces acteurs…


Diversion [Blu-ray + Copie digitale]
Diversion [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Will Smith
Prix : EUR 12,99

5 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Mauvaise plaisanterie, 6 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Diversion [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Avec ses acteurs glamours, ses effets de manche à répétition et les millions qui dansent devant le spectateur, Diversion ambitionne d'être un film d'arnaques sophistiqué.
C'est un ratage total.
Dans ce type de film, le scénario est primordial, les arnaques doivent être cohérentes et crédibles. Ce n'est absolument pas le cas ici. Il y a beaucoup d'enfumage, beaucoup de blabla pour anéstésier le spectateur mais ça ne tient pas, tout simplement. La scène du pari lors du superbowl est une suite de hasards... présentés comme étant savamment orchestrés. Honnêtement, pour ceux qui ont vu le film, auriez-vous choisi le joueur le plus visible sur le terrain? Je note aussi que certaines scènes sont là uniquement pour tromper le spectateur mais sont totalement dissonantes dans le scénario: c'est un choix malhonnête du réalisateur.
Puisqu'une partie de ce film se passe en Argentine, il faut rendre hommage à "9 reines", d'une bien autre tenue.
Si le scénario n'est pas là, que reste-t-il? Pas grand chose. La plus belle scène du film est dans la bande annonce. Les deux acteurs badinent beaucoup, leurs jeux de tromperie fatiguent. Le film est dénué d'humour (il aurait pu jouer sur une parodie des films d'arnaque, mais non). J'ai trouvé Will Smith très mauvais, absolument pas dans le rôle. Mais la palme du pire est pour sa partenaire, Margot Robbie, qui se défend tout le film d'être une "fille de circuit" mais que son rôle cantonne à cela, elle apparaît comme une greluche écervelée face au mâle dominant qu'est Will Smith.
Bref, si vous ne voulez pas vous faire arnaquer, passez votre chemin.


L'Univers à Portée de Main
L'Univers à Portée de Main
par Galfard Christophe
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

57 internautes sur 63 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La meilleure méthode?, 23 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Univers à Portée de Main (Broché)
Le sujet traité ici est évidemment frustrant pour le commun des mortels puisque la compréhension des concepts suppose de longues années d'études. "L'Univers à Portée de Main" fait donc partie de ces livres de vulgarisation qui tentent de donner une dimension concrète à l'astrophysique, dont de larges pans sont encore très théoriques (cf. par exemple la "découverte" du boson de Higgs à 99.99%).
Le pari est plutôt réussi et plusieurs thèmes abscons trouvent un traitement adapté "aux nuls". Je fais deux reproches majeurs, néanmoins:
- L'enveloppe, c'est-à-dire le petit récit qui sert de fil rouge au voyage proposé par l'auteur, n'est à mon sens pas très utilse et parfois franchement pénible, on a envie de sauter des passages mais on craint alors de manquer une information clé;
- Ce livre n'apportera pas grand chose à ceux qui s'intéressent au sujet et ont déjà parcouru d'autres ouvrages (dont "une brève histoire du temps") et je reste sur ma faim sur les "découvertes" de ces dernières années (la première image du fond cosmique, les multivers, les exoplanètes, etc).

En somme, je recommande fortement ce livre pour qui cherche une porte d'entrée dans l'Univers.


Qui est Charlie ? : Sociologie d'une crise religieuse
Qui est Charlie ? : Sociologie d'une crise religieuse
par Philippe Laforgue
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

36 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un peu d'hygiène, 11 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Qui est Charlie ? : Sociologie d'une crise religieuse (Broché)
D'accord ou pas avec E Todd (ET), la bonne santé de la fameuse "liberté" d'opinion et d'expression d'un pays se mesure aussi à accepter les thèses qui vont en contradiction avec le consensus. Difficile, en effet, d'avoir plus consensuel que le "je suis Charlie" depuis la Libération ou les funérails de Victor Hugo. Donc voilà quelqu'un qui dit m****, sans verser dans l'extrémisme. Voilà quelqu'un de courageux aussi, puisque précisément il s'oppose au consensus. A ce titre, ce livre, lu dans le même moment que celui de Caroline Fourest, en est le parfait contrepoint. Là où Caroline Fourest se vantait d'ouvrir des portes ouvertes, se laissait porter par ses émotions (et ses passions tristes à en devenir haineuse), se targuait de critiquer ceux qui sont déjà au ban de la société médiatique centrale (Le Pen, Soral, etc.), ET propose une lecture qu’il veut factuelle (même s’il se dit écrire dans un état d’exaspération) et sans chercher à plaire.

Le discours d’ET a, dans les grandes lignes, été relayé par les médias. Charlie, c’est un bloc de post-catholiques (les Catholiques Zombis, entraînant dans leur sillon la classe moyenne) qui ne croient pas en l’égalité, de la même façon que dans le catholicisme il y a une hiérarchie des êtres, et qui souhaitent recréer un groupe de « responsables ». D’où des allures de vraie exclusion de l’islam dans ce cortège (Je n’emploie pas le terme islamophobie trop galvaudé à dessein – islamophobie veut dire littéralement « peur de l’Islam », et certains de nos concitoyens peuvent avoir « peur » sans « exclure ». A la peur peut répondre la lumière, à l’exclusion, je ne sais pas).

Evidemment, la lecture d’ET nous permet de nous exposer à une analyse plus fine que celle décrite par les médias ou Mr Valls, et très méthodique pour un ouvrage qui navigue entre l’essai et le papier de recherche. Des thèmes forts, à mon avis effectivement délaissés, sont abordés. Celui de l’égalité donc, celui de la situation sociale (n’en déplaise à C Fourest ou BHL) des musulmans en France, celui du traitement de l’antisémitisme trois ans après les attentats de Méhra, celui de la portée religieuse des actes de janvier (actes de fous ou de « vrais serviteurs de Dieu » ?), celui du soutien par l’Etat d’un journal anarchiste et de la sacralisation d’un acte peut-être pas si religieux que ça versus des dessins qui ne sont pas universels et n’engagent que leurs auteurs, etc etc

Le propos, de nouveau, n’est pas pour moi de dire qui a tort ou pas. Je ne lis pas des livres pour être d’accord avec eux, mais pour me confronter à des idées qui me font grandir, pour converser sur notre époque, pour construire mon propre point de vue. Le livre d’ET permet cette conversation, pas celui de Fourest, ce qui explique la différence de notation entre les deux. C’est pourquoi le livre d’ET mérite le temps qu’on y consacre.

Il est bien évident, toutefois, que le 11 janvier est encore trop proche, que la pensée d’ET n’est pas totalement exempte de raccourcis qui sont là pour servir son propos. Mais avoir déjà pris autant de recul en trois mois, voilà un accomplissement à saluer.


Creation (Live)
Creation (Live)
Prix : EUR 9,99

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bon anniversaire, Maestro, 7 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Creation (Live) (Téléchargement MP3)
Keith Jarrett a donc 70 ans ce 8 mai 2015, une belle date pour un aussi fichu caractère.
A cette occasion, ECM, le label de KJ depuis le premier solo au piano du maître, Facing You (1971) sort deux CD, un de musique classique, et donc « Creation » qui est une sélection de morceaux « live » joués en 2014. Choisir des extraits de concert est presque unique dans la discographie de KJ (en l'espèce, je ne vois qu'une compilation des concerts Sun bears). En fait, depuis le « Koln Concert » (pas le meilleur, mais le premier du genre), KJ nous avait habitués à nous faire participer à son processus de création, à la succession d'introductions, de moments de recherche, et d'acmé. Outre leur valeur de témoignage, la reproduction exhaustive d'un concert permet à l'auditeur de se reposer entre deux traits de génie, et de mieux apercevoir la beauté d'un passage comme un grain de beauté met en valeur la paleur d'une peau.
« Creation », par opposition, offre donc des morceaux qui peuvent vivre de façon autonome. Ainsi, ce disque, pour ceux qui ne sont pas habitués aux chemins tortueux de KJ, est beaucoup plus facile d'accès qu'un "Radiance" par exemple. Mais même pour aficionado comme moi, « Creation » mérite le détour. J’ai déjà été surpris – et charmé – par l’unité de ton du disque. Plus lugubre que d’autres de ses pièces, il est aussi plus ramassé, comme si KJ voulait se concentrer sur le nécessaire. Dans un style pourtant très différent, « Creation » m’a rappelé « Melody at night with you », dont l’économie de moyens était rendue nécessaire par la faiblesse physique d’alors de KJ. Cette faiblesse, au demeurant, structure désormais le style de KJ. Il n’est plus possible pour lui d’appliquer son style très physique avec autant d’ardeur, et peut-être s’agit-il là d’un aveu, son processus de « Creation » étant donc altéré et marquera ses œuvres à venir.
KJ a une discographie pléthorique, et l’on se demande toujours s’il faut investir temps et argent à chaque nouvel opus. Nous savons déjà que, tel Bill Evans, KJ restera un bloc de granit l’histoire du piano et du trio. Nous savons aussi que, tel Bill Evans, tous les disques de KJ ne se valent pas. « Creation » est avant tout un disque plaisir, et je le recommande donc.


Eloge du blasphème: essai
Eloge du blasphème: essai
par Caroline Fourest
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

86 internautes sur 144 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Catharsis ... attention, danger, 3 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eloge du blasphème: essai (Broché)
Je découvre aujourd'hui l'existence de Caroline Fourest (CF) en parcourant un magazine hebdomadaire français qui en fait l'éloge. Dans le même numéro, notre grand "philosophe" de la vacuité, BHL, nous livre un excellent exercice dithyrambique du livre de CF, dans le style ampoulé et creux qu'on lui connaît. Il n'en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité et faire quelques recherches sur CF. J'apprends qu'elle est médiatisée, mais je n'ai pas la télé, qu'elle est très engagée, qu'elle est ultra, que c'et une "warrior" (sic), qu'elle défend son homosexualité (euh on s'en fout non?), qu'elle a des débats de haute voltige avec un chroniqueur d'une émission de télé qui a pour objectif de servir des "clashs" aux voyeurs. Voilà donc une personne qui a de la voix dans notre espace intellectuel et qui en plus est numéro 1 des ventes de sa catégorie chez Amazon. Cela me suffit pour acheter le bouquin car j'aime avoir l'avis de "ceux qui comptent".

En préambule, je précise que je me définis comme un humaniste, laïque et agnostique n'étant pas assez confiant en moi pour me poser comme un athée. J'aborde donc cet ouvrage, comme tout autre, avec un esprit libre et totalement ouvert. Et c'est avec cet esprit-là que j'ai considéré ce livre comme étant médiocre d'une part, et légèrement dangereux d'autre part.

Lors de ma petite enquête sur CF, j'apprends qu'elle a travaillé pendant quelques années chez Charlie Hebdo. Il y a donc - peut-être - plus d'émotion chez elle que chez nous autres, ce qui peut expliquer partiellement ce cri qu'elle pousse très maladroit (euphémisme). C'est, dans tous les cas, la seule circonstance atténuante que je lui prête.

Pour le reste... Si vous avez débuté un voyage interstellaire depuis, disons, une quarantaine d'année, sans communication possible avec la terre, vous apprendrez que le FN est un parti d'extrême-droite, que ses responsables tiennent des propos outranciers, que d'autres figures, Dieudonné, Alain Soral, etc (les usual suspects ), revendiquent le négationnisme et l'antisémitisme. Si vous étiez sur terre, en revanche, vous ne pourrez que remarquer que CF enfonce des portes ouvertes, avec violence et agressivité certes. Et le principe de l'essai est principalement basé sur ce système rabâché: ne présenter que des positions extrêmes pour justifier son propre extrémisme. Au travers de cette galerie de situations individuelles très identifiées, CF tente, sans convaincre, de présenter une situation générale de notre société.Il est vrai que Michel de Montaigne (Livre I, Chapitre L, "Démocrite et Héraclite") nous faisait savoir qu'il y en avait en chacun de nous une part d'universalité, permettant de passer du particulier au général. Mais il précise ici que c'est dans le rire de soi qu'on se découvre le mieux. Et CF est, loin, très loin, de rire d'elle-même , elle se prend très au sérieux même. (Je lui conseillerai amicalement un autre essai de Montaigne, Livre II, Chapitre XVII, "De la présomption"). En ces circonstances, difficile de suivre l'auteur et de penser avec elle que JM Le Pen met notre République en danger. Il aurait fallu plus de biscuits que ce miroir déformant qui ne fait que grossir les problèmes.

D'autant que la position de CF laisse un goût amer, car il présente un visage intolérant. CF ne défend pas le blasphème, elle défend un blasphème spécifique, le blasphème de Charlie Hebdo. Sur ce point, complètement d'accord avec elle. Mais pour ce faire, elle érige une autre religion, c'est-à-dire une pensée transcendantale dont l'idole est, précisément ce Blasphème. Ainsi, non seulement les autres blasphèmes n'ont pas le droit de cité, mais son Blasphème ne peut être l'objet de critique sinon, l'auteur de la critique devient définitivement marqué du péché originel et exclu du Paradis des amis de CF. Et dans ce cas, il ne s'agit pas seulement des extrémistes sus-cités, mais aussi de nombreuses personnes, qui, tout en défendant la Liberté d'expression, ne voyaient pas l'intérêt de ces caricatures. Tel Edgar Morin. Ce n'est pas un "oui, mais" que proposaient Morin et tant d'autres, c'est un oui massif pour la Liberté d'expression, Liberté de dessiner ces caricatures, Liberté de ne pas les apprécier aussi. Mais non, critiquer son Dieu Blasphème est un blasphème que CF n'accepte pas. Nous sommes avec elle ... ou contre elle. Sans concession.

Je passe rapidement sur les nombreuses erreurs et inexactitudes dans le livre (mauvaise foi?). J'en cite deux: le traitement par la presse anglo-saxonne des attentats; la place de l'iconographie dans l'Islam. Je laisse le lecteur juge d'un essai qui se fonde autant sur des mensonges.

Je finirai mon propos en expliquant pourquoi, enfin, je trouve ce livre dangereux. Pour CF, la guerre est déjà là, et nous avons le droit à toutes les tartes à la crème (si chères à BHL) pour nous contraindre à accepter cette position. Si nous ne voulons pas la guerre, nous sommes Munichois, lâches, salauds, etc. Comme je l'ai montré ici, CF s'attaque surtout à une poignée d'ultras, elle est ultra elle-même. Dans un pays qui a failli disparaître du fait des guerres de Religion, il est bon de se rappeler, avec Montaigne encore qui a connu la St-Barthélémy, que ces guerres furent le fait d'extrémistes. CF est une extrémiste, et veut faire la guerre, et veut emmener tout le pays avec elle. Et bien non, CF, la lâcheté ce n'est pas la Paix, la lâcheté ce serait la guerre, la lâcheté ce serait de croire que la France n'est pas assez forte pour vivre sa laïcité, avec ses lois, son système judiciaire, sa culture, etc. La France ne doit pas avoir le bras qui tremble devant les personnes comme vous qui véhiculent un message de haine pour attiser les tensions, celles-ci n'étant le fait que de quelques illuminé(e)s.

Un conseil, CF, une petite camomille et regardez "Timbuktu", vous y verrez un magnifique film au message fort et élégant. La seule scène de la partie de football vaut tous vos commentaires inappropriés.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (25) | Permalien | Remarque la plus récente : May 29, 2015 4:16 PM MEST


Coming Forth By Day
Coming Forth By Day
Prix : EUR 12,70

11 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Prévoyez un bon livre, 7 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coming Forth By Day (CD)
Je précise, en préambule, que je suis avec plaisir la carrière de CWilson depuis 1995 et que je n'ai à ce jour jamais été déçu, même pas par "Traveling Miles", album décrié par la "critique". Je précise également que je suis un fan de Nick Cave et que je n'ai jamais été un orthodoxe des catégories musicales. J'ai ainsi applaudi quand Miles Davis (justement) s'est lancé dans sa période électrique.
Ceci étant posé, c'est donc avec déchirement que je mets une petite note pour cet album. La voix de CWilson est particulière et elle avance sur un chemin de crête. C'est un équilibre subtil, qui peut virer au sublime comme au désastre. D'aucuns seront touchés par ce timbre lascif, d'autres crieront à l'ennui.
Et bien moi, je me suis ennuyé ferme ici et j'ai cru que CWilson ne prenait pas son pied non plus. Cet album semble être le fruit de répétitions multiples, pendant lesquelles la spontanéité a laissé place à la lassitude. L'arrangement ne me semble pas à propos. La voix de Nick Cave, d'un rocker énergique, tranche avec ce type d'ambiance. Ici, cette voix qui se traine, parfois évanescente, semble aspirée par une production qui met en relief son côté pénible et ennuyeux.
Quelle tristesse de retrouver ce "Strange Fruit" pourtant si beau dans "New Moon Daughter" de la même CWilson...

Merci toutefois à CWilson d'avoir tenté cet hommage, aucun acte de réminiscence de Lady' Day n'est inutile. Lady' Day a su chanter ses plaies comme peu de chanteuses, et ses écorchures frappent à notre porte avec entêtement comme le Corbeau d'Edgar Poe. Mais ici, à l'inverse du poète, je dirais, Eleonore, Ever More.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 18, 2015 8:48 AM MEST


Pro Hands Gripmaster Entraînement de la main Facile Bleu 230 x 140
Pro Hands Gripmaster Entraînement de la main Facile Bleu 230 x 140
Prix : EUR 24,73

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Matériel solide et efficace, 30 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pro Hands Gripmaster Entraînement de la main Facile Bleu 230 x 140 (Sport)
Je l'utilise depuis quelques semaines pour entraîner mes doigts lorsqu'ils ne sont pas sur une guitare et j'en retire une grande satisfaction.


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