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Contenu rédigé par Armalite
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Commentaires écrits par
Armalite
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Michel, un chat sauvage
Michel, un chat sauvage
par Leslie Plée
Edition : Cartonné
Prix : EUR 14,95

2.0 étoiles sur 5 Une suite pas indispensable, 14 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Michel, un chat sauvage (Cartonné)
"Vivre vieux et gros" m'avait fait hurler de rire - comme il ne manquerait pas, j'imagine, de faire hurler de rire tous les gens qui partagent leur vie avec un chat. Cette fois, Leslie Plée raconte son installation à la campagne à travers les yeux de Michel, matou roux obèse, fainéant et pas très courageux qui a bien du mal à s'adapter à son nouvel environnement. Et... en ce qui me concerne, son humour tombe complètement à plat. C'est à peine si j'ai souri deux ou trois fois durant la lecture de cet album franchement pas indispensable.


Ruban (le)
Ruban (le)
par Ogawa Ito
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

4.0 étoiles sur 5 Le 2ème roman d'une auteure à la sensibilité très personnelle, 9 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ruban (le) (Broché)
Ca commence comme un conte. Une grand-mère fantasque et passionnée d'oiseaux trouve un oeuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon et donne à l'oiseau qui éclôt le nom de Ruban - car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, est le ruban qui nous relie pour l'éternité". Un jour, l'oiseau s'envole et pour les personnes qui croisent son chemin, il devient un signe d'espoir, de liberté et de consolation.

En fait de roman, "Le ruban" est plutôt une collection de nouvelles reliées par le fil rouge de l'oiseau: des instantanés de vie dont les protagonistes sont dans la peine. Ruban surgit dans leur existence, parfois pour quelques instants - vision fugace dans le ciel -, parfois pour des années de compagnie fidèle. Quand il les quitte, la paix est revenue dans leur coeur.

D'abord un peu désarçonnée par cette structure, car je suis toujours frustrée de quitter un personnage que je viens à peine d'apprendre à connaître, j'ai fini par apprécier la brièveté des récits qui ne sont pas là pour montrer des trajectoires entières, mais juste des moments-clé. Bien entendu, certains m'ont touchée davantage que d'autres. Ce qui m'a le plus frappée néanmoins, c'est la sérénité des protagonistes par rapport à ce que nous considérons en Occident comme dramatique (vieillesse, maladie, mort), contrastant avec la vivacité des émotions que leur procurent des choses minuscules auxquelles nous, nous ne ferions pas attention.

Après "Le restaurant de l'amour retrouvé", dont l'histoire et l'atmosphère m'avaient séduite malgré un style un peu pauvre, Ito Ogawa livre un nouvel ouvrage à la sensibilité à la fois typiquement nippone et tout à fait personnelle.


L'Empreinte de toute chose
L'Empreinte de toute chose
par Elizabeth Gilbert
Edition : Broché
Prix : EUR 21,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un destin d'exception pour un roman magnifique, 4 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Empreinte de toute chose (Broché)
J'ai longtemps hésité avant d'acheter ce roman d'Elizabeth Gilbert. J'avais adoré son mémoire "Mange, prie, aime" pour sa grande sincérité et son côté hyper inspirant, mais l'écriture en elle-même ne m'avait pas marquée, et je craignais que l'auteure n'excelle pas dans le registre de la fiction. Sans compter que la botanique n'est pas un sujet qui m'inspire beaucoup à la base. Mais à force de lire des critiques dithyrambiques sur "L'empreinte de toute chose", j'ai fini par craquer. Résultat: une des lectures les plues prenantes de cette année 2014.

Par où commencer pour expliquer le plaisir que m'a procuré ce roman? D'abord, contrairement à ce que je craignais, le style est magnifique, assez recherché pour refléter l'époque à laquelle l'histoire se déroule et néanmoins d'une grande fluidité. Ensuite, j'ai été très agréablement surprise par la variété des sujets abordés. Elizabeth Gilbert a dû passer un temps considérable à se documenter pour écrire "L'empreinte de toute chose". Qu'elle évoque les expéditions du capitaine Cook, le courant abolitionniste ou l'évolution de la pensée scientifique au XIXème siècle, elle prend toujours soin de respecter la vérité historique et d'intégrer ces éléments à son récit de façon à instruire le lecteur sans l'ennuyer.

Cette plume déliée et ce foisonnement d'informations se mettent au service d'un destin exceptionnel, celui d'une femme à l'esprit remarquable mais au caractère parfois égoïste et intransigeant. Naturaliste émérite au physique peu avenant, Alma Whittaker est tourmentée d'abord par un amour à sens unique, puis par des appétits charnels d'autant plus dévorants qu'elle n'a personne avec qui les assouvir. La seule chose qu'elle sait faire, c'est vivre en recluse dans la propriété familiale où elle mène d'inlassables recherches sur les mousses. Il lui faudra attendre d'avoir, à l'aube de la cinquantaine, perdu presque tous ses proches pour renoncer à ses possessions matérielles et s'embarquer sur un navire à destination de l'autre bout du monde. A l'âge où la plupart des gens considèrent leur vie comme déjà faite et se contentent de poursuivre sur leur lancée, Alma remet courageusement en question jusqu'à ses certitudes les plus intimes. Et bien que son histoire soit très éloignée de la mienne, son cheminement a su me captiver et m'émouvoir.


Trente-Six Chandelles
Trente-Six Chandelles
par Roger Marie-Sabine
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Humanité, fantaisie et carpe diem, 2 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trente-Six Chandelles (Broché)
Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Decime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à 11h du matin le jour de leurs 36 ans.

Oui mais voilà, rien ne va se passer comme prévu - et Morty, qui se sachant condamné n'avait jamais osé faire le moindre projet amoureux ou autre, se retrouve tout à coup face à la perspective étourdissante d'une vie pareille à une ardoise blanche, une vie que ne marque plus aucune fatalité et dont il pourrait faire ce qu'il veut.

Mais que veut-il, au juste?

Et pourquoi a-t-il échappé à la malédiction familiale?

J'avais découvert Marie-Sabine Roger avec le bouleversant "La théorie du chien perché", et été beaucoup moins séduite par "La tête en friche", plein de bons sentiments mais un poil creux à mon goût. "Trente-six chandelles", qui vient juste de paraître, m'a attirée grâce à sa couverture poétique et sa présentation intrigante. Je l'ai lu presque d'une traite avec beaucoup de plaisir. On y retrouve une humanité parfois facile mais souvent touchante, ainsi que l'humour gouailleur, les personnages secondaires colorés et la fantaisie bienveillante qui caractérisent l'univers de l'auteur. En prime, l'histoire rocambolesque de Mortimer pousse, mine de rien, le lecteur à se demander s'il fait bon usage du temps qui lui est imparti. Et si Carpe diem est une leçon très souvent rabâchée par la littérature et le cinéma, c'est qu'il en existe peu d'aussi pertinentes. Une lecture qui fait du bien.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 9, 2014 9:25 PM MEST


Coeur glacé - tome 0 - Coeur glacé
Coeur glacé - tome 0 - Coeur glacé
par Johan De Moor
Edition : Relié
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Graphiquement superbe, parfaitement déprimant, 24 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coeur glacé - tome 0 - Coeur glacé (Relié)
C'est l'histoire d'un mec ultra-ordinaire. Un Monsieur Tout-Le-Monde passablement déprimé. Il examine sa vie à la loupe, se pose plein de questions sur le monde qui l'entoure, fait des constats d'une banalité affligeante. Il n'a aucune raison d'être malheureux, pourtant il ne trouve de goût à rien. C'est le parfait occidental moderne sans véritables problèmes, qui souffre de sa vie trop facile et dépourvue de sens. L'exposé de ses angoisses existentielles et de ses bonnes intentions, j'aurais pu le faire, quasiment avec les mêmes mots, et j'ai trouvé ça assez effrayant.

"Avec ma femme, on aime bien de temps en temps faire un beau voyage. Aller à la rencontre d'autres cultures. En général, on ne suit pas les circuits touristiques classiques. On s'aventure hors des sentiers battus. Il nous est arrivé de côtoyer une misère noire, qu'on n'imagine pas dans nos régions. En même temps, ces gens ont très souvent un goût de la vie qu'on a perdu chez nous, une saveur, une authenticité, un sens de la fête, une convivialité, quelque chose d'indéfinissable. Ca m'a fait énormément réfléchir sur notre mode de vie occidental."

Certaines situations touchent juste jusqu'à la nausée: la soirée avec les amis où l'on parle immobilier autour de l'apéro, le SDF qui vient toquer à la fenêtre de la voiture et qu'on détourne la tête pour ne pas voir. Par moments, un peu d'humour grinçant sur la société de consommation ou les préoccupations des gens de différentes époques, le matin au réveil, vient pimenter l'atmosphère globalement plombante. Sans jamais prétendre dénoncer quoi que ce soit, sans même la moindre once de mépris pour son protagoniste mais avec une ironie assez lourde, "Coeur glacé" met en évidence l'insupportable vacuité des first world problems - les problèmes de la classe moyenne occidentale, disons.

Graphiquement, l'album est superbe, avec une majorité de ligne claire et d'aquarelle, mais aussi des emprunts à d'autres styles et même quelques photos ou illustrations de pub intégrées de manière très ingénieuse, ainsi que des dessins pleine page emprunts d'une poésie mélancolique. Bref, un album de très grande qualité, mais à ne pas mettre forcément entre toutes les mains!


Quinze minutes
Quinze minutes
par Charles Dickinson
Edition : Poche
Prix : EUR 9,40

3.0 étoiles sur 5 Un roman intime où le voyage dans le temps n'est qu'un prétexte, 18 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quinze minutes (Poche)
Artiste médiocre, Josh Winkler a épousé une femme dont l'activité de pédiatre le met à l'abri des soucis financiers. Il a une fille de 15 ans nommée Penny, qu'il adore, et un frère devenu idiot après qu'il l'ait sauvé de justesse de la noyade lorsqu'ils étaient enfants. Un jour, alors qu'il se promène dans les ruelles de sa petite ville, Josh rencontre une mystérieuse adolescente trempée de la tête aux pieds et vêtue comme au siècle dernier. Il constate alors que sa montre retarde d'un quart d'heure. Plus tard, il revoit l'inconnue. Elle s'appelle Constance, et elle a été projetée là depuis l'année 1908 sans savoir pourquoi ni comment. Josh décide de l'aider à rentrer chez elle. Mais son obsession pour les voyages dans le temps ne tarde pas à mettre sa propre famille en péril...

J'ai reçu ce roman dans le cadre de la ronde des poches, et j'en ai attaqué la lecture presque immédiatement. Sa quatrième de couverture, qui parle d'un roman haletant comme un thriller, me paraît tout à fait trompeuse: au contraire, le récit est très lent, axé sur la vie intime et familiale du narrateur plutôt que sur la résolution d'une quelconque énigme surnaturelle. D'ailleurs, en le refermant, on n'est toujours pas plus avancé sur la cause des voyages dans le temps selon Charles Dickinson. Pour autant, "Quinze minutes" n'est pas dénué de charme. Il aborde un sujet classique de la science-fiction par un angle assez nouveau - même si les enjeux restent toujours identiques. Malgré sa réticence initiale, Josh se décide à influer sur les événements du passé au risque de chambouler complètement sa propre existence dans le présent. La fin un peu inattendue m'a paru trop rapide et assez frustrante. Dans l'ensemble, je dirais qu'ici, le voyage dans le temps sert juste de prétexte pour raconter la remise en question d'un homme qui s'était un peu laisser porter par la vie jusque là.


La Touchkanie
La Touchkanie
par Eric Tournaire
Edition : Broché
Prix : EUR 10,00

4.0 étoiles sur 5 Carnet de voyage dans un pays imaginaire, 12 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Touchkanie (Broché)
Carnet de voyage dans un pays imaginaire (bien que fortement inspiré des anciennes républiques soviétiques), ce petit livre joliment illustré raconte les déboires des deux auteurs lors de leur séjour en Touchkanie: détenus 3 jours par des douaniers qui veulent leur extorquer un bakchich, logés dans un hôtel miteux alors qu'ils avaient réservé dans un 3 étoiles, intoxiqués aux abats de yak, détroussés par les autochtones, menacés par le dictateur local... On en frémirait pour eux si on n'était pas aussi occupé à glousser. C'est drôle, bien foutu, et ça donne envie de lire d'autres pseudo-guides aussi loufoques pour se réjouir de passer ses vacances dans un endroit sans histoire!

"Nous sommes un peu surpris par l'impétuosité des mendigots du cru. "Ca problème, consent Tirza. Mieux avant: on pouvait immoler eux à coups de bâton!" En Touchkanie aussi, les traditions se perdent..."

"Les Jorio l'ont fait ériger au XIIIème siècle sur la base du nombre d'or (1,618033988) - comme la pyramide de Kheops et le Pathénon -, mais pour des raisons pratiques, l'architecte Pitkvanlüfz a arrondi à 2... c'est ainsi que depuis sa construction, l'édifice qui était promis à l'éternité menace de s'effondrer."

"Au 14ème étage, les choses s'arrangent enfin. Il y a là un snack-bar (d'Etat), une boutique de souvenirs (d'Etat), et même des toilettes (hors d'état)."


Avril enchanté
Avril enchanté
par Elizabeth ARNIM (VON)
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Langage fleuri et ironie très fine, 12 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avril enchanté (Poche)
"A tous ceux qui aiment les glycines et le soleil. Italie. Mois d'avril. Particulier loue petit château médiéval meublé bord Méditerranée." Du moment où elle découvre cette annonce un jour de pluie particulièrement déprimant, Mrs Wilkins, timide Londonienne mariée à un avocat aussi pingre de son argent que de son affection, n'a plus de cesse que de s'organiser des vacances de rêve au nez et à la barbe de son époux. Pour diminuer le coût de la location, elle entraîne trois autres femmes dans son aventure: la très pieuse Rose Arbuthnot, dont le mari écrit sous pseudonyme des bibliographies de courtisanes célèbres, l'acariâtre Mrs Fischer qui vit dans le souvenir des grands intellectuels qu'elle fréquentait autrefois, et la sublime Lady Caroline Dester qui n'aspire qu'à mettre un maximum de distance entre elle et ses innombrables prétendants. La beauté enchanteresse de San Salvatore va transformer les quatre femmes en profondeur...

Ecrit dans les années 20, ce roman surprend par sa liberté de ton et son ironie très fine. Elizabeth von Arnim se moque gentiment de ses personnages, avec une belle irrévérence mais aussi beaucoup de tendresse et un style tout à fait savoureux. L'excellente traduction de François Dupuigrenet Desroussilles contient des ratiocinations, des irénismes et une flopée d'imparfaits du subjonctif - de quoi satisfaire tous les amoureux d'un certain langage fleuri. Véritable explosion de couleurs et de parfums, la peinture de la végétation au coeur de laquelle se niche San Salvatore évoque un jardin d'Eden aux vertus miraculeuses. Les tourments et les déboires des quatre vacancières témoignent du carcan des conventions de leur époque avec un humour qui ne fait pas oublier les avancées de la condition féminine au cours du dernier siècle. Bref, une lecture légère et pétillante, mais plus substantielle qu'il n'y paraît au premier abord.

"Autrefois, ce seul mot était à la fois magique et rassurant. Ses amis de Londres, tous gens de son âge et de sa condition, avaient connu cet univers enchanté, pouvaient le comparer aux légèretés du temps présent, et savaient trouver dans le souvenir des grands hommes une consolation à la médiocrité vulgaire des jeunes gens qui, en dépit de la guerre qui en avait tué beaucoup, occupaient indûment la plus grande partie du monde."

"Mellersh, en dépit de son tempérament froid, se laissait même aller à des gestes de tendresse tout à fait inhabituels (...). Au cours de cette deuxième semaine au château, il lui arriva en effet de lui pincer non pas une oreille mais deux avant d'aller dormir. Très peu préparée à de pareils débordements, Lotty se demandait ce qu'il lui réservait pour la troisième semaine, lorsqu'il ne lui resterait plus de nouvelles oreilles à pincer."


Demain est un autre jour
Demain est un autre jour
par Lori NELSON
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une lecture d'été légère, positive et pas trop mièvre, 9 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Demain est un autre jour (Poche)
A la mort de sa mère bien-aimée, Brett Bohlinger s'attend à hériter de l'empire cosmétique familial. Perdu: Elizabeth ne lui a légué qu'une vieille liste d'objectifs que Brett s'était fixés à 14 ans, et qui ne correspondent plus du tout à la femme d'affaires trentenaire qu'elle est devenue. Enseigner alors qu'elle est directrice marketing et n'a aucune autorité sur les enfants? Acheter un cheval alors qu'elle vit en plein Chicago? Faire un bébé alors que son petit ami n'en veut absolument pas? Rétablir une bonne relation avec son père alors qu'il est mort depuis des années? Pourtant, si elle veut accomplir les dernières volontés maternelles et toucher le pactole, Brett devra atteindre dix de ces objectifs avant le premier anniversaire du décès d'Elizabethe. Et très vite, elle va s'apercevoir à quel point sa mère avait tout prévu pour faire son bonheur fût-ce malgré elle...

Je suis passée plusieurs fois devant ce roman avant de me décider à l'acheter faute de lecture plus inspirante. D'un côté, je pressentais un facteur feel good toujours bienvenu; de l'autre, je craignais un taux de mièvrerie stratosphérique. Au final, le bilan est plutôt bon. Certes, l'histoire est complètement invraisemblable et sans grandes surprises. Il faut la prendre comme un conte de fées moderne dont la princesse serait forcée de se sauver elle-même (bien qu'avec force coups de pied maternels dans le fondement et l'aide attentive d'un charmant avocat). Mais si on veut bien laisser de côté toute aspiration à un quelconque réalisme, on passe un moment très agréable à lire les mésaventures de Brett, et parfois même, on est ému ou inspiré par ce qui lui arrive. "Demain est un autre jour" ne changera pas votre vie, mais si vous cherchez une lecture d'été légère, positive et pas trop cucul, vous pouvez y aller!
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 15, 2014 12:37 PM MEST


Park Avenue
Park Avenue
par Cristina Alger
Edition : Broché
Prix : EUR 7,60

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Impossible à lâcher avant la fin, 4 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Park Avenue (Broché)
En l'espace de quelques jours, durant le week-end de Thanksgiving si cher aux Américains, on assiste à la chute d'une famille de la haute société new-yorkaise à travers de nombreux points de vue pas forcément liés a priori, mais qui finissent tous par se recouper. L'histoire est bien construite, savamment rythmée et presque aussi prenante qu'un thriller. Ancienne analyste chez Goldman Sachs, l'auteure maîtrise son sujet à fond mais parvient à ne pas perdre le lecteur dans les méandres techniques de la finance. Si elle traite ses personnages sans complaisance excessive, elle sait malgré tout ne pas tomber dans la caricature, et on se surprend à se demander ce qu'on ferait à la place de Paul Ross, le Candide confronté à un terrible dilemme moral. Un roman qu'on a du mal à lâcher avant la fin, ce qui en fait une parfaite lecture de vacances!


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