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Contenu rédigé par Armalite
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Commentaires écrits par
Armalite
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Les beignets d'Oscar
Les beignets d'Oscar
par Fausto BRIZZI
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

5.0 étoiles sur 5 Un roman drôle et émouvant, qui divertit et fait réfléchir en même temps, 27 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les beignets d'Oscar (Broché)
Lucio n'a pas assuré.
Prof de sport dans une salle de quartier minable, entraîneur d'une équipe junior de water-polo à ses heures perdues, ce presque quadragénaire un peu bedonnant (la faute, entre autres choses, au délicieux beignet qu'il passe manger tous les matins dans la pâtisserie de son beau-père) a trompé son épouse adorée avec une de ses clientes. Quand Paola l'apprend, elle le jette dehors.
Et quelques jours après, Lucio fait la connaissance de "l'ami Fritz": une tumeur de 6 cm de long qui s'est confortablement installée dans son foie avant de faire plein de petits dans ses poumons. Sans chimiothérapie, son médecin estime qu'il lui reste trois mois avant d'entrer dans la phase terminale de son cancer.
Paradoxalement, ces 100 jours vont être les plus heureux de la vie de Lucio.

J'ai fait l'emplette de ce roman parce que je cherchais une lecture estivale feel-good.
Grosse erreur.
Sans doute influencée par la couverture pimpante et le sous-titre contenant le mot "bonheur", j'imaginais que la maladie ne serait qu'un prétexte sur les aspects matériels duquel l'auteur passerait pudiquement, le déclencheur d'un joyeux conte philosophique dont le héros resterait serein face à sa mort inéluctable.
...Pas trop, non.
Ne vous y méprenez pas: Lucio ne passe pas 400 pages à se tordre de douleur, vomir et regarder tomber ses cheveux. Le propos du livre est effectivement que l'imminence de la mort va lui apprendre à vivre pour de vrai, et en cela, on peut considérer qu'il s'agit d'un roman globalement positif.
Mais qui fait beaucoup pleurer, quand même. Parce que si le côté médical n'est abordé qu'assez superficiellement, les souffrances mentales du héros, elles, occupent une bonne partie du bouquin - et il est difficile de ne pas se projeter à sa place. Ce qui est sans doute le but: pousser le lecteur à réfléchir à ce qu'il voudrait faire s'il vivait ses dernières semaines sur Terre et donc, plus largement, au sens qu'il veut donner à sa vie.
Pas un sujet léger, donc.
Pour autant, même si j'aurais sans doute esquivé "Les beignets d'Oscar" eussé-je mesuré son potentiel lacrymal, j'ai adoré ce roman au style enlevé et souvent drôle (mais je suis très sensible à l'humour du désespoir). Le découpage en 100 chapitres brefs donne un rythme dynamique. Les personnages secondaires sont assez savoureux - le beau-père qui retrouve l'amour sur le tard, les deux meilleurs amis qui organisent de grosses parties de déconnade, le libraire qui écrit et vend des romans en exemplaire unique, le vieux monsieur qui a changé son appartement en boutique de bavardages pour gens esseulés... Le héros, un type très ordinaire, bon vivant un peu lâche, déploie des efforts touchants bien que tardifs pour reconquérir sa femme et tisser des liens avec ses enfants. Et puis, difficile de ne pas éprouver de sympathie pour cet admirateur acharné de Léonard de Vinci ("le Toscan multicasquette") qui partage son beignet matinal avec un moineau, dresse des listes de qualités des gens qu'il aime et, à une séance avec un psychologue, préfère une glace pistache-croustichoc-vanille d'antan.
Je n'ai que peux petits bémols: un fond de machisme qui s'exprime à travers quelques considérations bien rétrogrades sur l'infidélité programmée des hommes et l'incapacité des femmes à réaliser un créneau, et un épilogue dont je trouve l'angélisme limite insultant. Cela ne change rien au fait que "Les beignets d'Oscar" est un roman émouvant, qui parvient à divertir et faire réfléchir en même temps.


Scholl Velvet Smooth Express Pedi Râpe  Electrique
Scholl Velvet Smooth Express Pedi Râpe Electrique
Proposé par The sales People
Prix : EUR 29,45

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Plus cher et moins efficace qu'une râpe manuelle et un peu d'huile de coude, 26 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scholl Velvet Smooth Express Pedi Râpe Electrique (Beauté et hygiène)
Comme indiqué dans beaucoup d'autres commentaires, la puissance de l'appareil est assez faible. Avantage: on ne risque pas de se blesser en y allant trop vigoureusement. Inconvénient: si on a très peu de corne, ça va; sinon, c'est peu efficace. Dans tous les cas, pour le prix, étant donné qu'il n'y a pas de cordon secteur et qu'il faut remplacer régulièrement les 4 piles et la tête ornée de cristaux de diamant, je pense qu'une râpe manuelle reste une bien meilleure option pour un entretien régulier.


Ce qu'on a trouvé dans le canapé, et comment on a sauvé le monde
Ce qu'on a trouvé dans le canapé, et comment on a sauvé le monde
par Henry Clark
Edition : Broché
Prix : EUR 16,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Roman d'aventure génialement loufoque pour toute la famille, 22 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ce qu'on a trouvé dans le canapé, et comment on a sauvé le monde (Broché)
River est un minuscule rouquin de 13 ans qui boîte depuis l'accident de voiture dans lequel ses parents ont perdu la vie. Ses voisins et meilleurs amis par la force des choses sont Freak, un garçon de son âge dont la soeur est morte, dont la mère est partie et dont le père alcoolique et endetté le brutalise régulièrement, et Fiona, une fille d'un an plus jeune très intelligente mais accro à son téléphone, et qui s'habille comme un épouvantail parce qu'elle ne voit pas les couleurs. Tous trois vivent dans une petite ville sinistrée de Pennsylvanie, entre l'enfer de Hellsboro où un dangereux feu souterrain brûle depuis des années et le manoir Underhill habité par un vieil excentrique.

Un jour, près de l'arrêt de leur bus scolaire, les trois gamins découvrent un canapé vert au revêtement entaillé et au siège orné d'une grosse tache de sang. De ses recoins, ils extirpent une coque d'arachide écrasée, un emballage de chewing-gum froissé, une chaussette à carreaux, une pièce de monnaie bizarre, un hameçon qui se plante dans le doigt de River, et surtout un Crayola couleur courgette grâce auquel, dans les jours qui suivent, ils vont tenter de sauver le monde...

Je sais bien que le début de mon résumé pourrait faire croire à un bouquin sinistre, mais c'est tout le contraire. Bien qu'il aborde de biais un certain nombre de sujets graves, "Ce qu'on a trouvé dans le canapé, puis comment on a sauvé le monde" est avant tout un roman d'aventure génialement loufoque, une ode à la curiosité pleine d'action haletante et de jeux de mots savoureux qui ont dû être un casse-tête à traduire. Ses jeunes héros sont très attachants dans leurs qualités et leurs imperfections uniques, dans les casseroles que traîne chacun d'eux et l'amitié authentique qui les unit même si ça leur ferait mal de l'admettre. Bien qu'il vise un public de 9-11 ans, j'ai pris énormément de plaisir à le lire, et je me jetterai sur la suite si jamais Henry Clark en écrit une. En plus, la couverture de la VF est franchement magnifique, au point que je regrette d'avoir acheté la VO! Je recommande très chaudement aux amateurs de littérature jeunesse et à tous les enfants férus de lecture.


Ma grand-mère vous passe le bonjour
Ma grand-mère vous passe le bonjour
par Fredrik BACKMAN
Edition : Broché
Prix : EUR 21,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une pépite, tout simplement, 14 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ma grand-mère vous passe le bonjour (Broché)
Elsa a sept ans, presque huit. Son plus grand trésor est son écharpe Gryffondor. Elle lit de la littérature de qualité (à savoir, des bédés de super héros) et tout ce qu'elle ne sait pas, elle l'apprend sur Wikipédia. Elsa est vachement futée pour son âge. Pour tous les âges, même. Du coup, elle n'a pas d'autre amie que sa grand-mère - et quelle grand-mère! Une femme chirurgien qui a sillonné le monde toute sa vie pour venir en aide à ceux que personne d'autre ne voulait aider, une briseuse de coeurs qui ne s'est jamais fixée avec personne, une fieffée emm****use imperméable aux conventions. "Il n'arrive jamais d'accident à Mamie: c'est Mamie qui arrive aux accidents", affirme Elsa. C'est aussi Mamie qui, chaque soir, l'entraîne dans le Pays Presqu'Eveillé pour lui faire vivre des contes et légendes fantastiques. Mais un matin, à cause d'un sale crabe, Mamie ne revient pas du royaume de Miamos. Elle a laissé pour Elsa une drôle de chasse au trésor: trouver et distribuer des lettres dans lesquelles elle demande pardon...

J'avais tellement aimé "Vieux, râleur et suicidaire: la vie selon Ove", le premier roman de Fredrik Backman, que je redoutais la malédiction du deuxième roman super décevant. Et au final, j'ai encore plus adoré "Ma grand-mère vous passe le bonjour". Ici aussi, le personnage principal est quelqu'un de solitaire qui va apprendre à tisser des liens avec les gens qui l'entourent; ici aussi, chaque chapitre suinte l'humanité brute et la tendresse bourrue. Mais "Ma grand-mère..." possède une profondeur supplémentaire. Il parle du pouvoir de l'imagination et des rêves, de choses pas très marrantes comme la folie et la mort, et puis surtout du droit à la différence ou à l'erreur. C'est une histoire à la fois très drôle et très poignante, parfois en même temps; une histoire bourrée de références à Harry Potter, aux super-héros et à la culture internet; une histoire qu'on termine avec du chaud dans le coeur, de l'amour pour son prochain et de la tolérance pour toutes les failles du genre humain. C'est aussi un portrait de gamine ultra attachante - maligne et têtue, horriblement franche et curieuse, de mauvaise foi mais toujours droite dans ses bottes -, servi par une très chouette traduction de Laurence Mennerich. Une pépite, tout simplement.


Au service surnaturel de Sa Majesté
Au service surnaturel de Sa Majesté
par Dan O'MALLEY
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

4.0 étoiles sur 5 Beaucoup de défauts sur le plan littéraire, mais un univers déjanté fort plaisant et une héroïne sarcastique à souhait, 14 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au service surnaturel de Sa Majesté (Poche)
Premier roman de l'australien Daniel O'Malley, "Au service surnaturel de Sa Majesté" démarre sur un bon gros poncif littéraire: le personnage principal qui se réveille amnésique avec des méchants à ses trousses et se rend compte qu'il appartient à une puissante organisation secrète. Il se poursuit sur un sous-poncif de la catégorie "amnésie", avec une héroïne qui se rend rapidement compte que sa nouvelle personnalité n'a aucun rapport avec l'ancienne. L'histoire met du temps à démarrer; il y a pas mal de longueurs (notamment dans les lettres laissées par la Myfanwy originelle) et la traduction française, bien que d'un style assez enlevé, recèle des fautes de grammaire et d'orthographe qui m'ont fait saigner les yeux, sans parler de son atroce tendance à sauter du passé simple au passé composé ou à l'imparfait sans aucune raison apparente.

Cela aurait suffi à me faire abandonner presque n'importe quel autre bouquin, mais là, j'étais assez captivée par l'univers déjanté, le côté second degré et la personnalité de l'héroïne pour passer outre. Si la Myfanwy originelle était une bureaucrate timide qui se faisait constamment marcher sur les pieds par ses collègues, la nouvelle a un caractère délicieusement sarcastique, une tendance prononcée à jurer et un humour noir fort à propos pour qui doit affronter une secte d'affreux Belges mutants (oui). Les actions sur le terrain auxquelles elle doit se résoudre ont un petit côté lovecraftien horriblement jouissif, et les pouvoirs des divers membres de la Checquy en font un casting particulièrement coloré, avec des interactions chaotiques à souhait. Et puis, il y a un canard prophétique qui connaît un sort funeste mais hilarant. Bref, bien qu'il soit bourré de défauts, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire "Au service surnaturel de Sa Majesté", et je me jetterai certainement sur la suite dès qu'elle sortira. Mais en anglais.

"Dans n'importe quel autre pays, une guerre sanglante et totale aurait éclaté. Ces monstres auraient déferlé sur le territoire, des amas de chair épouvantable se seraient livré bataille et les nuits auraient donné lieu à de nouvelles atrocités innommables.
Heureusement, on parle ici de la Belgique.
Plutôt que de créer une armée monstrueuse prête à piétiner les soldats sur les verts pâturages, les riches mécènes rencontrèrent le dirigeant en place - probablement autour d'une sorte de potage crémeux - pour une conversation polie et civilisée."


The Versions of Us
The Versions of Us
par Laura Barnett
Edition : Relié
Prix : EUR 19,34

5.0 étoiles sur 5 Uchronie personnelle libératrice, 8 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Versions of Us (Relié)
Version Une: En 1958, Eva et Jim sont tous deux étudiants à Cambridge lorsqu'un jour, cherchant à éviter un chien, la jeune fille qui circulait en vélo roule sur un clou et crève. Le jeune homme qui passait justement par là, un livre de poche à la main, s'approche pour lui proposer son aide. Très vite, ils tombent amoureux et se marient dès l'obtention de leur diplôme.
Version Deux: Le chien s'écarte au dernier moment, et la rencontre n'a pas lieu. Eva et Jim font tous deux leur vie avec quelqu'un d'autre, mais se croisent périodiquement grâce à des amis communs et à chaque fois, éprouvent une connexion inexplicable...
Version Trois: La rencontre a lieu, mais Eva se découvre enceinte de son ex et décide de retourner avec lui - sans pour autant cesser de penser à Jim.

Parfois, il suffit d'un instant, d'un détail en apparence insignifiant pour changer le cours de notre existence. Dans cette uchronie personnelle, Laura Barnett choisit d'explorer trois des chemins alternatifs que pourraient emprunter ses héros - en partant du principe qu'ils sont faits l'un pour l'autre et que leur amour doit s'accomplir d'une façon ou d'une autre, à un moment ou à un autre. Je ne crois pas à la prédestination ni aux âmes soeurs, mais en tant que prétexte littéraire, ici, cela fonctionne très bien. J'aime aussi le fait que, si la Version Une pourrait d'abord être considérée comme "la bonne", et les autres comme de regrettables erreurs de parcours, il apparaît assez vite que pour Eva et Jim, il n'existe pas de moyen de réussir sur tous les plans. Aucun choix ne leur permet de cocher toutes les cases: heureux en amour et en famille, accomplis sur le plan créatif et professionnel... Dans chaque version, les écueils sont différents, mais il est impossible de les éviter tous. On pourrait trouver cette vision des choses un peu décourageante; personnellement, elle me semble juste réaliste et touchante.

D'habitude, j'accroche fort à un roman quand je reconnais certains de mes traits de caractère ou de mes préoccupations personnelles chez les héros; ici, ce n'est pas franchement le cas. Ce dans quoi je me suis reconnue - ce dans quoi tout lecteur devrait se reconnaître -, c'est dans l'universalité des situations, la valse perpétuelle des choix décisifs, des satisfactions et des regrets, des triomphes et des erreurs, des anniversaires en famille et des deuils successifs. Laura Barnett évoque nombre de sujets douloureux: ici, la maladie mentale et le suicide, là, l'échec et l'alcoolisme; ici, le sentiment que la vie s'écroule quand un conjoint tombe amoureux de quelqu'un d'autre, là, la difficulté de devenir le soignant de l'être aimé dont l'état se dégrade un peu plus chaque jour. Elle réussit à mettre des mots très justes sur toutes les formes de chagrin, sans jamais tomber dans le misérabilisme ou la dramatisation. Bien que je l'aie terminé en larmes, "The versions of us" n'est pas un roman que l'on referme en voyant la vie en noir; il donne, au contraire, le sentiment libérateur que quoi que l'on fasse, on n'aura jamais tout bon - mais jamais tout mauvais non plus, et qu'au final, aucun chemin ne vaut réellement mieux que les autres: ils sont juste tous différents.


Dix minutes par jour
Dix minutes par jour
par Chiara Gamberale
Edition : Broché
Prix : EUR 16,95

4.0 étoiles sur 5 Un défi tout simple qui pourrait changer votre vie comme il a changé celle de l'auteur, 5 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dix minutes par jour (Broché)
Chiara traverse une TRES mauvaise passe. Après l'avoir obligée à quitter sa maison chérie à la campagne pour s'installer à Rome, son mari l'a plaquée par téléphone depuis Dublin, et on lui a brutalement retiré la chronique qu'elle tenait dans un grand quotidien depuis huit ans. Un an plus tard, elle a toujours du mal à s'en remettre. Jusqu'au jour où sa psy lui propose un petit exercice anodin en apparence: pendant un mois, Chiara devra consacrer dix minutes par jour à faire quelque chose de nouveau pour elle...

Certes, ce récit autobiographique ne remportera pas de prix littéraires pour son style fabuleux, et certes, en matière de quête intérieure qui va révolutionner la vie de l'auteur, on n'est pas tout à fait au niveau de "Mange, prie, aime". Pourtant, j'ai dévoré "Dix minutes par jour" en moins de deux heures, séduite par la franchise de Chiara Gamberale, par l'émotion perceptible lorsqu'elle évoque sa relation dysfonctionnelle avec son mari, par cette femme si imparfaite qui tente bon gré mal gré de retrouver un sens à sa vie, et surtout par cette expérience dans laquelle j'ai très envie de me lancer moi aussi, juste pour voir.


The Invisible Library
The Invisible Library
par Genevieve Cogman
Edition : Broché
Prix : EUR 8,28

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sympathique roman steampunk, 5 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Invisible Library (Broché)
Irene est un agent de la Bibliothèque Invisible, située dans un espace-temps figé à la confluence de toutes les dimensions existantes. A peine vient-elle de rentrer de sa mission précédente que sa supérieure Coppelia l'envoie dans un Londres steampunk envahi par les fées, les vampires et autres manifestations du chaos afin d'y récupérer une version inédite des contes de Grimm. Déjà mécontente de ne pas pouvoir souffler avant de repartir, Irene est encore plus contrariée lorsqu'on lui adjoint un stagiaire en la personne du mystérieux Kai, puis lorsque Bradamant, une collègue avec laquelle elle est en bisbille, tente de s'en mêler...

Autant le dire tout de suite: j'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman sans prétention qui mélange allègrement urban fantasy et steampunk. Si Genevieve Cogman n'a pas l'humour de Gail Carriger ni l'extraordinaire inventivité de Jasper Fforde, elle propose ici un récit sans aucun temps mort, avec une héroïne dont j'ai apprécié le peu de sentimentalisme, un méchant très intrigant et des situations parfois rocambolesques mais néanmoins jouissives, comme la soirée chez l'ambassadeur gâchée par une attaque d'alligators téléguidés. Bien que l'histoire se suffise à elle-même, je n'ai pu m'empêcher de penser que le concept de la bibliothèque entre les mondes se prêterait particulièrement bien à une série de volumes indépendants, et je croise les doigts pour que l'auteur écrive une suite.


Six half Vol.1
Six half Vol.1
par IKETANI Ricaco
Edition : Broché
Prix : EUR 6,99

3.0 étoiles sur 5 Une jeune fille amnésique ne parvient pas à se réconcilier avec celle qu'elle était avant, 5 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Six half Vol.1 (Broché)
Lorsque Shiori, 16 ans, se réveille à l'hôpital après un accident de moto, elle a tout oublié de sa vie d'avant. Elle découvre bientôt que sa mère a quitté la maison quand elle était toute petite, que son père est mort d'un cancer peu de temps auparavant, que son grand frère Akio assume désormais le rôle de chef de famille et que sa petite soeur Maho la déteste. Elle n'est d'ailleurs pas la seule: quand elle retourne au lycée, Shiori s'aperçoit qu'elle traîne une réputation exécrable. Avant son accident, elle multipliait les liaisons amoureuses, se comportait comme une garce sans coeur vis-à-vis de ses "amies" et n'avait aucune considération pour sa famille. Sans être un ange, la nouvelle Shiori ne se reconnaît absolument pas dans cette fille, et bien qu'elle peine à trouver ses marques, elle en vient à appréhender que la mémoire lui revienne...

L'amnésie, encore un thème rebattu en littérature. Pourtant, Ricaco Iketani (essentiellement connue pour son autre série "Lollipop") parvient sur cette base à tisser une histoire assez prenante. Comment ne pas s'imaginer à la place de Shiori, consternée de découvrir combien elle était antipathique jusqu'à son accident? Comment ne pas compatir aux problèmes qu'elle rencontre - pour s'intégrer au lycée, pour gérer la colère de son ex-petit ami qui ne la reconnaît plus, pour tenter de réparer sa relation avec Maho et... pour affronter les sentiments étranges que ne tarde pas à lui inspirer Akio? La nouvelle Shiori est un personnage bien plus sympathique que l'ancienne, mais néanmoins nuancé et surtout tourmenté par trop de questions sans réponse. Si "Six Half" ne rentrera pas dans le Top 10 de mes manga préférés de tous les temps, arrivée à la fin des 4 tomes disponibles, j'ai quand même envie de savoir ce que va devenir son héroïne - et de découvrir la signification de son titre aussi mystérieux que grammaticalement incorrect.


Histoire d'un couple
Histoire d'un couple
par HONG Yeon-Sik
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Mémoires touchantes d'un couple qui s'essaie à l'auto-subsistance, 13 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire d'un couple (Broché)
Parce que Séoul est trop chère, trop polluée, trop bruyante, le dessinateur Yeon-Sik et sa jeune épouse décident de s'installer à une heure de la capitale sud-coréenne, dans une maison délabrée au pied de la montagne. Au début, ils sont émerveillés par la proximité de la nature (même si des bruits étranges les tiennent parfois éveillés nuit). Puis arrive le premier hiver glacial. Le chauffage au fioul coûte trop cher; il faudrait investir dans un poêle à charbon. Et aussi une voiture, pour ne pas perdre toute la journée chaque fois qu'il y a un déplacement à faire. Mais les travaux de commande de Yeon-Sik ne lui rapportent qu'une maigre pitance et il ne veut pas que So-Mi se préoccupe de l'argent, préférant qu'elle se consacre à ses projets personnels. Le couple a de plus en plus de mal à acheter de la nourriture et payer ses factures. Bientôt, on lui coupe même le téléphone et l'indispensable accès internet...

Cet énorme manhwa autobiographique (plus de 550 pages!) raconte comment l'auteur et sa femme ont, durant presque deux ans, tenté l'aventure de l'auto-subsistance et vécu dans des conditions extrêmement difficiles. Si So-Mi s'accommode assez bien de leur isolement, adore jardiner et garde toujours le moral, Yeon-Sik est rongé par son travail peu épanouissant et très mal payé, ainsi que par ses rapports avec son éditrice qui lui impose toujours des modifications à n'en plus finir. Son caractère colérique menace de lui faire péter les plombs chaque fois que des randonneurs viennent se garer sur son terrain ou y jettent des ordures. Il finira d'ailleurs par en tomber malade. Heureusement, malgré quelques disputes inévitables, le couple est solide et ressortira de cette épreuve plus soudé que jamais, plus conscient aussi du vrai sens de la vie. Malgré un graphisme un peu trop naïf à mon goût (surtout dans les visages des personnages), j'ai été très touchée par ce manhwa.


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