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Contenu rédigé par Rall
Classement des meilleurs critiques: 1.561.829
Votes utiles : 70

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Commentaires écrits par
Rall (Bruxelles)

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99 francs
99 francs
par Frédéric Beigbeder
Edition : Broché

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Sympa mais dispensable, 21 juillet 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : 99 francs (Broché)
Fred Begbeider a de l'esprit et le talent d'écriture. Il a aussi cette superficialité et ce manque de sincérité qui rendent ses romans si creux et si lapidaires. Octave est un personnage cliché qui évolue dans un monde pompé sur d'autres auteurs . Beigbeder a le sens de la phrase, l'art du jeu de mot et la concision, il n'a malheureusement pas la profondeur requise pour faire évoluer des personnages.


Stupeur et Tremblements
Stupeur et Tremblements
par Amélie Nothomb
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

8 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Moyen trop moyen, 15 juillet 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
Deux heures de lecture agréable mais superficielle. La petite Amélie reste en surface ("j'ai souffert") et ne traite qu'insuffisamment ce qui semble être le vrai sujet du livre: l'impossibilité pour une jeune femme occidentale de s'intégrer à un pays qui ne veut pas d'elle, le Japon. La lecture de son rapport de stage est donc frustrante malgré son talent d'écriture.


Raw Power
Raw Power
Proposé par lise et ses cd
Prix : EUR 9,30

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une bombe nucléaire, 6 juillet 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Raw Power (CD)
5 étoiles sont insuffisantes pour évaluer ce disque inépuisable, féroce et violentissime. Ecouter Raw Power, c'est se prendre une décharge de guitares dans la [...] et en redemander. "Search & destroy" attaque l'auditeur comme une charge de bikers qui fonce sur une ville endormie. "Gimme danger": Iggy déploie sa voix de Sinatra rock. "Your pretty face is going to hell": magma de guitares suraigues et de cris outrés de l'iguane, "Raw Power": la définition du rock qui s'achève sur les gémissements de guitare de James Williamson, le guitariste tueur du groupe puis "I need somebody" blues rageur, noirâtre, sexuel avant "Shake appeal" et "death trip", ultimes sursauts de la bête.


Seventeen Seconds
Seventeen Seconds
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 29,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Douce mélancolie, 20 janvier 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seventeen Seconds (CD)
Le meilleur album des Cure: chansons épurées et baignées dans les brumes mélancoliques, mélodies crépusculaires, voix distante, guitare lointaine et gorgée de spleen, ce que Cure faisait de mieux avant de tomber dans l'emphase et la répétition des années 90. Rien que pour A forest, la chanson hantée des années 80, l'album vaut l'achat, le reste est une enfilade de perles éthérées et mélodiques: "Play for today", "in your house", "M", "seventeen seconds". Un album brumeux et encore apaisé avant les tentations morbides et suicidaires de Pornography, autre album incontournable de ce monument des années 80.


One Nation Under A Groove
One Nation Under A Groove

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 funk cosmique, 18 janvier 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Nation Under A Groove (CD)
Funkadelic, vaisseau ivre du funk vous fait décoller et bouger les fesses comme personne. Le capitaine de l'engin, George Clinton, a perdu la tête mais pas le contrôle de l'appareil, propulsé par la basse titanesque de Bootsy Collins et les riffs de 3 guitaristes hendrixiens jusqu'au bout des doigts. A bord, la tribu danse jusqu'à épuisement de l'oxygène sur des paroles démentes ("Promentalshitbackwashpsychosis Enema Squad (The DooDoo Chasers)", rien que le titre...), sur des appels au rassemblement funk ("One Nation Under A Groove" et puis l'atomique "Who Says A Funk Band Can't Play Rock?!") avant l'aterrissage hendrixien final "Maggot brain" que Prince arrivera un temps à copier avec son purple rain. Une bombe festive lâché par des fous en liberté.


Sticky Fingers
Sticky Fingers

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5.0 étoiles sur 5 le brasier de la Nouvelle Orléans, 18 janvier 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sticky Fingers (CD)
L'album qui tue, plus épicé et cocaïné que beggars banquet, servi par un Jagger en rut, une section rythmique qui carbure à plein régime et deux guitaristes aux riffs aiguisés, Keith et James Taylor qui font parler la poudre sur l'extraordinaire jam Can't you hear me knocking et sur le salace Bitch.
A l'aurée des 70s, les Stones sortent un album tranchant et définitif qui magnifie le rock à guitares (Brown sugar, Bitch, Sister morphine et sa slide orgasmique), le blues (You gotta move) et la country (Dead flowers, Wild horses) sans jamais décevoir. Ce son électrique, rageur, blues, on le retrouvera encore sur Exile et puis plus jamais sur la longueur d'un album, ils n'ont jamais plus tutoyé les cimes depuis le début des années 70 et cet album-là, leur meilleur.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 30, 2008 5:58 PM MEST


Hunky Dory
Hunky Dory
Prix : EUR 10,49

7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un album irréel, 7 janvier 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hunky Dory (CD)
Ce qui frappe chez Bowie période 70 et entre autres sur Hunky Dory, c'est le caractère époustouflant et irréel de certaines de ses compositions. Ici, Life on Mars, Quicksands ou Bewlay brothers frappent par leur virtusité traumatisante, cette impression qu'elles ont été écrites par un extra-terrestre. Mais cet album ne serait qu'à moitié envoutant sans ses cordes magnifiques qui enveloppent ces chansons et sans ce groupe soudé et irrésistible qui envoie l'auditeur dans les cordes le temps d'un Queen bitch stonien en diable. Merci David Bowie, merci Ronson, Bolder et Woodmansey, quel putain d'album!


Berlin
Berlin
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 24,89

6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le sommet suicidaire, 7 janvier 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
Lou Reed a composé un album malsain et envoutant, parmi les plus vénéneux monuments de l'histoire du rock. Sur cet album, Lou chante comme s'il allait descendre aux enfers. Cet album se montre tour à tour grandiloquent, émouvant, symphonique, hard rock, toujours sous l'égide du producteur fou Bob Ezrin. Un chef d'oeuvre de noirceur.


Doolittle
Doolittle

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une tuerie rock!!, 7 janvier 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Doolittle (CD)
Cette album est une merveille du rock indé qui broie l'auditeur pendant 15 chansons, toutes plus inventives, audacieuse et déchaînées les unes que les autres. Un exemple: Monkey gone to heaven, chanson downtempo à la mélodie parfaite, Franck Black y chante des paroles de sorcellerie, de cabale, de chiffres sacrées comme un possédé, le tout déchiré par la guitare de Joey Santiago qui magnifie le son de cet album. C'est une avalanche de tubes indés, de la basse trépidante de Debaser aux harmonies pop de Here comes your man en finissant par la furie rock de Gouge away, le tout servi par un groupe au diapason de Frank Black dont la voix peut tout chanter, hardcore, pop sucrée, rock latino etc. Achetez-le.


Les infortunes de la vertu
Les infortunes de la vertu
par Béatrice Didier
Edition : Poche

22 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les délices de l'outrage, 15 septembre 2000
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les infortunes de la vertu (Poche)
Dans ce court roman, Sade outrage joyeusement la vertu en l'innocente personne de Justine, orpheline sortie du couvent et qui choisit les voies de la morale chrétienne comme principe d'existence. Sortie en même temps du couvent, sa soeur juliette choisira la voie opposée (celle du vice) et connaîtra fortune et honneurs. De mauvaises rencontres en malchances fatales qui l'entraînent plus avant dans la misère et l'abandon, Justine endure mille sévices dégradantes mais garde malgré tout foi en Dieu et en l'homme, et tout le plaisir de lecture rejoint le plaisir que Sade met dans la torture infligée à l'éternelle innocence, dont le sadisme tire bien sûr toute son essence. Servi par une langue délicieuse, ce cruel récit déroule sa morale philosophique et pamphlétaire: le mal est une voie autant envisageable que le bien et d'ailleurs recommandable dans une société ou seul le vice triomphe. Les êtres vicieux font leur fortune de la naïveté des faibles. La pauvre Justine éprouvera cette vérité jusqu'au bout.


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