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Contenu rédigé par Barclau
Classement des meilleurs critiques: 282
Votes utiles : 720
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Commentaires écrits par Barclau "Barclau" (France)
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3.0 étoiles sur 5
très classique, 27 avril 2013
VANDEN PLAS est de retour! Non? ah non...Peut être est-ce plutôt THE FLOWER KINGS plagiant DREAM THEATER de l'époque Labrie/Sherinian (de Image & Words à Falling into infinity). Toujours pas... Il faut dire que le timbre de voix est une parfaite synthèse entre Vanden Plas et Labrie...montant des fois très haut, presque jusqu'à RUSH. Rien de mauvais alors? Tout à fait. Rien de bon? Oh je ne me permettrais pas. Disons plutôt qu'il n'y a rien d'excitant. Je vais me répéter mais les preuves s'accumulent! Donc, tous les 15-20 ans on nous ressort du réchauffé. Du recyclage de réchauffé même. Et là j'ai cru me réécouter "The God Thing" (1997) ou les Dream Theater cités (92/97). Les types n'ont pas l'excuse d'avoir vingt ans et de me sortir un innocent "Je ne connaissais pas". L'album en question est pourtant bien fichu, très solidement ancré dans ses influences. La production est bonne, et les musiciens excellents. Mais le fait de tant ressembler pousse à la comparaison et cette dernière se fera à leur dépend car ils n'ont ni la même créativité ni la même inspiration. Des bons riffs, de bonnes mélodies, mais aucune qui me fera tout arrêter pour m'évader dans le disque. Presqu'un bon disque de fond, le coche est loupé en somme. Encore une fois je vous le dis, rien n'est mauvais, mais l'écoute m'a été difficile car le disque manque de réel moment d'accroche, de fulgurances. Les morceaux sont généralement, sauf exception, longs, et on en vient souvent à se demander pourquoi? Je suis un fan de prog, alors les longueurs ne me gênent pas, encore faut-il que les idées les justifient or ici j'ai bien trop souvent eu la sensation d'écouter des titres à tiroir. "Forever blind" par exemple, celui que j'ai par ailleurs préféré, m'a souvent laissé un mauvais arrière-goût. Les transitions avec les passages en son clair sont bien trop abruptes, et tombent comme un cheveu sur la soupe. On se demande pourquoi maintenant, mais surtout pourquoi comme ça, si sèchement, ça sent le cut net à l'ordinateur. Des détails? Oui car le prog est avant tout une histoire de construction, de petits détails, de ces moments clés qui nous permettent de sauter d'un passage à un autre, d'être embarqués. Et puis je trouve le titre assez mal choisi. Je ne leur demande pas non plus de me faire croire que je suis dans un sultanat, mais cet 'India' n'a strictement rien qui me fasse m'évader où que ce soit. A part dans leurs diverses influences, jusqu'à me donner l'impression d'écouter du MEGADETH sur les deux premières minutes du mal nommé 'India'!!! Malgré ces points, je reconnais prendre du plaisir à l'écoute de "Twin Babel" et de son beau refrain. Le groupe développe un prog-metal plus mélodique, sans en faire trop niveau technique, et de ce point de vue là le disque est réussi car la course au nombre de notes et aux changements de rythmes savants à de quoi lasser et laisser perplexe. En bref, Azure Agony nous offre avec son second disque un album musicalement accessible, du prog qui ne se confine pas à de la musique pour musiciens, mais dans lequel on reconnaîtra trop aisément des influences qu'ils ne sont pas encore prêts d'égaler. ©copyright Pavillon 666 & Barclau
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5.0 étoiles sur 5
Voice of doom, 27 avril 2013
Pour son second disque SURTR creuse encore plus profondément dans l'abysse. J'avais bien aimé leur premier essai, mais là il faut dire que quelque chose s'est passé. Plusieurs choses en fait. Le temps réussi à certains, et le doom est une musique qui doit tout à l'étirement du temps. Surtr perpétue une tradition, mais évite l'exercice casse-gueule de l'orthodoxie. Forcément mon besoin de nostalgie est comblé, et que demander à du doom sinon de nous aider à regretter. Mission accomplie, Surtr a un côté heavy qu'il aime faire exploser, parfois épique, grandiose, voire un poil stoner sur les bords. "Rise again" nous montre d'emblée la particularité du trio, ses horizons, le temple dans lequel il se promène (avec des statues de Saint Vitus, Candlemass...). Un morceau excellent, à l'entrée quasi mystique, suivi d'un riff lent avec un chant lancinant qui ajoute encore plus à l'atmosphère chargée. Vers les 3mn le morceau prend une allure heavy lent et grandiose avec son clavier discret et très seventies, avant l'accélération (dans les limites doom hein) qui fait monter la puissance guerrière. "Three winters of war" offre une intro épique, digne d'un voyage en Drakkar, avec une belle ligne de basse et ses tambours de guerre jusqu'au riff type rouleau compresseur nordique. Oui, ce disque est presque un mystère géographique, on pourrait penser à des anglais exilés en Suède, et non il s'agît de mosellans! Vers 4mn40 un riff simple, efficace et sans détour emporte tout, surtout que le trio avance ensemble dans le combat. "Sonic Doom" nous sert un savoureux riff sabbathien. S'ils font des clins d'œil, c'est comme pour remercier l'héritage qui lui permet aujourd'hui d'avancer. Vers 2mn20 un passage plus speed nous rappellera BATHORY, surtout grâce à la voix et aux guitares presque black. Le titre reprend son thème lourd après un passage à l'atmosphère bien noire. "The call" démarre par une ambiance très "frost"! On pensera à GRAND MAGUS quand ce groupe nous conte les terres du nord. Un morceau efficace, mélodique, dont le break vers 2mn40 est carrément majestueux avec son orgue de cathédrale, contrebalancé par un passage plus heavy et un retour au thème de départ martelé en puissance. "Rebellion" montre l'aptitude du trio à trouver le riff simple qui fait mouche, classique dans le meilleur sens du terme, mais aussi son sens du refrain épique (sans grandiloquence aucune). On a aussi droit à un passage plus speed qui rappellera les premiers PARADISE LOST. Un coup de cœur, c'est subjectif par essence, et parfois ça ne tient pas à grand chose. J'ai apprécié ce disque pour toutes ses qualités, l'équilibre de ses morceaux, l'évolution dont il fait preuve. Mais aussi la complémentarité du trio. Car il y a toujours un détail, que ce soit dans les guitares, dans les lignes de basse qui méritent une attention particulière, aussi dans la façon dont la batterie sert le tout. Le trio est unit, et quand il fait appel à des arrangements ce n'est jamais pour masquer mais toujours pour enrichir des parties qui sont déjà complètes. Mais ce coup de cœur tient aussi beaucoup à "I am the cross". Ce titre m'a renvoyé à toute une époque, et s'il commence par une atmosphère pesante, son riff est tout ce que j'aime. Bizarre, ça sent le Révérend. Il faut dire qu'on est dans sa cour! La suite m'a renvoyé à des albums qui m'ont fait vibrer, que ce soit certains moments dépressifs du Fourth Dimension de HYPOCRISY ou Shadows of the past de SENTENCED, la voix parfois gutturale aidant le transfert. Et puis ce riff rétro-hard limite Rainbow avec de belles parties de basse vers les 4mn30, encore s'il vous plaît! Même le son me renvoie à ces grands albums des 90's, et c'est là que je comprend ce qui me plaît chez Surtr. Le groupe sonne comme la musique avec laquelle j'ai grandi, un metal typé début 90. Il y a aussi quelques références aux 70's, mais légères, dû à une filiation certaine avec Black Sabbath. Les arrangements participent de cette impression, avec de ci de là quelques orgues vintage plus que bienvenus. Le refrain de "I am the cross" a tout de l'hymne, celui qu'on reprendrait volontiers en chœur, celui qui fera l'unanimité en live, qui convaincra, convertira. Le disque se finit sur "Fred karno's Army". Le seul titre à tirer la longueur et la langueur jusqu'à huit minutes, pour un au revoir dépressif à souhait, sombre et lent comme sait le faire MY DYING BRIDE. Qu'on aime se morfondre quand c'est par un morceau comme ça qu'on est guidé, la seconde partie étant un véritable final en apothéose. SURTR a placé de nouveaux espoirs, la production est excellente, parfaitement adéquate. Un second album, un second souffle, Pulvis & Umbra fera un très bon gardien des frontières du doom! ©copyright Pavillon 666 & Barclau
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3.0 étoiles sur 5
divisé..., 27 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Threnos (CD)
L'appellation metal moderne éveille mes soupçons...si c'est pour dire metalcore alors je dis non! Vous finirez par savoir tout le bien que je pense du metalcore et de sa pérennité digne d'une charogne abandonnée dans le désert de Mojave. J'ai ausculté ce disque avec le regard du busard, espérant trouver quelque chose autour des os à arracher, sans avoir espoir d'y trouver des parties nobles. Si le groupe a mis à mal mon intransigeance, c'est surtout par sa capacité (hasard?) à combler au détour d'un passage mon insatiable nostalgie. Allons-y. Oui il y a des tics metalcore. Mais j'ai un faible pour les autoprods, sûrement par empathie, et là la production est bonne. Parfois trop dans les graves, pour booster la puissance, mais avec un effet quelquefois sourd. Oui c'est titiller! La prise de batterie est dynamique, puissante et claire, mais les cymbales sont peu présentes. Question guitare et voix c'est top! Ce disque est donc meilleur que je ne l'aurais cru. Il m'énerve tout de même souvent car il déçoit certaines attentes comme si on avait fourré un anchois dans mon croissant au chocolat. "Pillars of creation" commence pourtant l'album avec panache. J'aime bien, à mon grand étonnement, le refrain clair catchy dans le bon dosage. On se rapproche bien plus d'un Soilwork (Predator's portrait) que d'un Bring Me The Horizon...ouf! D'ailleurs ce disque aurait pu être suédois, le pays étant un pilier du metal moderne, celui qui est écoutable et qui aura une meilleure durée de vie, quoique... En clair Teksuo reste metal, alors que la plupart des groupes metal moderne sonnent pop commerciale habillée d'un packaging très fake d'agressivité intitulée metal plus pour la forme que le fond. N'empêche que le groupe se démarque très difficilement. "Toxic legacy" est un bon titre, mais trop In Flames (Reroute To Remain en tête). Par contre le texte prend tout sons sens dans le contexte actuel de l'Espagne! "Magnetic monster" sonne swedish death à toute blinde au départ, Hypocrisy en particulier. Il y a pire quand même non? Dommage que ce soit remâché et gâché par le chant clair. De toute façon tous les dix ou quinze ans on nous fait le coup de la resucée... "Pray for your remorse" est très bon, trop Soilwork mais bien composé et le pont vers les deux minutes est excellent. En bref on se retrouve avec une sorte de death metal moderne le cul entre deux chaises. Avec un chant clair trop présent, probablement pour populariser, mais il faut choisir un peu ou trouver l'équilibre, comme In Flames avait à mon sens réussi sur "Comes Clarity" (et c'est un fan depuis la sortie de The Jester Race qui vous parle). Les fans de death seront agacés, les fans de cet aussi insaisissable qu'indéfinissable "metal moderne" aussi, car trop death. "For you" m'est insupportable, stop le chant clair harmonisé, pouah je vais finir par penser à Linkin Park dans une chronique où j'ai prononcé Hypocrisy! J'ai mal..."Gerion" relance bien et rattrape le coup, on est en plein "Natural born chaos" de Soilwork. Moderne? Mmmhhh...cette modernité date un peu et sent le relent d'Ominous (prod Peter Tagtgren, 2002) par exemple dans "Rising tide", si on excepte les chœurs de lovers. Quelques bonnes idées accrochent, comme le strob sur la voix, mais c'est trop anecdotique pour faire une singularité! "Alien syndrome", leur titre le plus classique est celui qui a le plus retenu mon attention. Efficace car il donne envie de se lancer dans un headbang même en cas de torticolis. Thrênos est donc un disque qui laisse une impression mitigée car trop linéaire. Au bout d'un moment j'ai eu l'impression d'écouter un album de palm mute. Le côté "moderne" reste à prouver, je n'ai rien contre, surtout si c'est dans le sens où Devin Townsend nous le fait entendre! Or ici nous avons un groupe qui se cherche, ou plutôt qui cherche le meilleur moyen de se faire reconnaître par le plus grand nombre, au risque de bâcler sa propre identité. Allons, je resterai clément grâce à la citation de Martin Luther King, ça fait toujours du bien! ©copyright Pavillon 666 & Barclau
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5.0 étoiles sur 5
Adieu, 19 mars 2013
C'est affreux. Jason Molina est mort samedi 16 mars. Il nous laisse une collection immense de disques. Cet album pourrait être considéré comme le dernier album en groupe de Magnolia Electric Co. Il laissait entrevoir une lumière nouvelle, des chansons claires, belles, contenant toutes une idée puissante, émotive. Il écrivait comme il respirait, comme s'il absorbait un peu de l'histoire du monde à chaque bouffée d'air. Si prolifique qu'il était dur à suivre. Avec Joséphine, il nous montrait encore une facette d'émotions, parfaitement accompagné. La production est magnifique, signée Steve Albini. Pour ceux qui n'ont pas encore écouté, allez-y, n'oublions jamais ce grand homme, grand de cœur. Merci à toi pour tout ce que tu m'as offert.
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4.0 étoiles sur 5
Old school brutal death!, 6 mars 2013
J'ai pris, en connaissance de cause, ce disque pour une étrange raison. En fait c'est le nom qui m'a attiré: Gormenghast! Le terrible opéra électronique décadent d'Irmin Schmidt (clavier dans CAN) et Kumo, que j'ai eu la chance de voir, et lors duquel j'ai rencontré le maître d'œuvre. Bon, en dehors de cette sympathie patronymique, qu'est Gormenghast le groupe? Et bien rien à voir, puisqu'il s'agît d'un groupe de brutal death metal. J'aime les deux alors pourquoi pas hein? Après une petite entrée qui met l'ambiance, "Environment" envoie du bois. Bons riffs et bonne puissance, le groupe est au poil question mise en place et chaque musicien est techniquement irréprochable. Alors d'emblée il faut délimiter les choses: Gormenghast ne propose aucune originalité! Ce "Resist Or Serve" ne résistera pas au test des influences mais servira honorablement la cause du brutal death. Un groupe biberonné à Suffocation, qui nous sort un disque sentant fortement la régurgitation du lait faisandé de sa génitrice, mais que c'est bon! Et c'est sur ce chemin déjà tout tracé qu'ils s'en vont en guerre avec "Mountain", combinant habilement passages mid-tempo et plus rapides, avec un bon coup de blast, des grosses descentes de manche de guitare et des coups de basse. Mon titre préféré du disque, on pousse le potard et on apprécie! "Winter" m'a fait penser à "Where the slime lives" de Morbid Angel. Sûrement grâce à cet effet rouleau compresseur du mid-tempo quand il est brutalisé par une double pédale. Et puis le refrain sonne d'enfer entre sa partie mélodique syncopée et son riff malsain. "The declassified Pain" permet de reprendre notre souffle pendant ses 30 secondes d'acoustique, pour mieux nous en mettre plein les dents avec "Resist or serve". Là on baigne totalement dans les marécages putrides de Suffocation, la sauvagerie des riffs peut aussi être rapprochée du génial "Heretic" de l'ange morbide. La suite est dans cette lignée mais moins inspirée. On en prend pour notre compte c'est sûr, pour ma part je trouve que le disque redémarre après la petite interlude aux consonances médiévales "Sand of answers". Disons donc que "Loneliness" remet un coup de boost pour un morceau très équilibré avec un beau solo sur une arpège électrique qui se refait embarquer dans une envolée de blast final. Excellent! On finit l'album sur une outro calme et courte, car les accalmies sont des petits moments que le groupe aime disséminer. La production est très bonne. On se croirait dans la cabine avec le groupe, ce qui donne une impression d'efficacité accrue. Ils nous offrent ici un disque aussi classique qu'efficace. Les textes sont bien écrits aussi, avec des sujets intéressants comme le rapport au monde, la difficulté d'être, une certaine conscience de notre place...Pour ma part je suis très nostalgique du brutal death 90's, et pour cet aspect je suis comblé. ©copyright Pavillon 666 & Barclau
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5.0 étoiles sur 5
Tadaloora île de l'infinie beauté, 2 mars 2013
Dès "Wedding day massacre" c'est l'émerveillement. Quelle voix! D'une précision et d'une sensibilité extrêmes. Avec son timbre haut et virevoltant Jonny Balzabo Brookes nous offre une des voix les plus singulières, un atout majeur pour l'identité de Phantom Buffalo qui confirme avec ce quatrième album son statut d'incontournable. Je tente un rapprochement...Je fis partie de ceux qui furent conquis par l'arrivée de Fleet Foxes, ce son 60's proche de The Byrds et cette voix digne de David Crosby. Et bien Phantom Buffalo me rappelle Buffalo Springfield (coïncidence patronymique?) dont les deux premiers albums sont, à mon humble avis, inégalables. Même qualité d'écriture, naturel, identité forte, mélodies ciselées. Le son de Phantom Buffalo est extraordinaire, équilibre parfait fait de sobriété et de judicieux choix d'instrumentation. "Foghorn" est une leçon de limpidité et simplicité accrocheuse. Dépaysement 60's californien garanti, du son au format court (2 minutes) très en vogue dans la jeunesse de mes parents (plutôt grands parents pour nos jeunes lecteurs...). Si le son a une identité très vintage, la production reste moderne et très fine, je dis bravo à l'ingé son! Coup de cœur pour le magnifique "Amateur florist"! Petit effet à la Elliott Smith sur la voix pour un titre à la saveur pop et à la douce mélancolie dont le break nostalgique ravivera la flamme des fans de Love. "Stark Glass Man" a la légèreté pop qui m'aidait à flotter sur le "Sumday" de Grandaddy tandis que "Field & forest" offre une petite échappée folk intemporelle avant le tube conquérant "Horse named Reginald". La parcimonie est un talent subtil! Encore un coup de cœur pour "Oldest man" et son thème presque cinématographique. La flûte traversière c'est magique, et puis la coda est magistrale. "Frost throat" créé la surprise avec son entrée à la Black Sabbath pour mieux repartir ensuite sur leur territoire. L'intro est reprise avec un phaser sur la voix et là je deviens dingue, on nage en plein Soundgarden de "Down on the upside", d'autant que le solo qui suit n'est pas sans rappeler le génial Kim Thayil! Une très cohérente ballade dans des territoires si diversifiés! Et puis bon voilà, on parle toujours de grands références, principalement pour vous aider à vous diriger, mais ce titre m'a aussi fait penser à un groupe dont nous pouvons être fiers, car oui notre France musicalement mal médiatisée compte en son sein mal tété une scène indie qui s'embellit (mes dernières claques sont françaises...). Je parle de Mars Red Sky, que je vous encourage à découvrir. Le rapprochement se limite au génialissime morceau "Up the stairs" (car le reste est très stoner). Un voyage sur une île dont les seules limites sont l'imagination. Ah "Flag City" et son départ dans les terres de Neil Young vers les deux minutes, en plein dans mon disque préféré à savoir "Everybody knows this is nowhere". Treize titres soignés contenant tous une pièce de l'immense puzzle de l'identité du groupe. Bienvenue sur l'île de Tadaloora avec sa pochette très seventies digne d'un album concept de rock progressif! Une île qui permet ainsi une échappée complète, épanouissant la musique au delà de simples chansons pour l'étendre à un univers complet. Ce disque d'obédience folk pop nous irradie de sa grâce, de ses références subtiles et étendues jusqu'à son univers loufoque.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Dansons en saturation!, 2 mars 2013
"Addiction" pour démarrer un disque, wow! Ce disque va être addictif. Une batterie endiablée pour un rock enfiévré, ça démarre à blinde! J'aime beaucoup le son assez brut, on se sent dans le disque. Les riffs et les signatures rythmiques font penser au premier album d'Arctic Monkeys, c'est pas pour me déplaire. "A flower fades" est très entraînant, limite disco rock avec cette ligne de basse soutenue. La voix est excellente, on dirait un anglais avec un côté sale jeune dans le chant. Du rock pour faire bouger les fesses sans pour autant tomber dans des facilités mélodiques. Le chanteur se situerait entre un Alex Turner et un Damon Albarn. Avec "My ruby" la puissance rock monte encore d'un cran, un titre qui fera sûrement un malheur en live! "Fed up with you" nous fait passer une nuit en enfer, genre Tito & Tarantula featuring Black Rebel Motorcycle Club. J'ACHETE!!! Je suis généreux non??? Pardon pour la référence j'essaie de me renouveler mais là c'est râpé, contrairement à Golden Zip, une braguette dorée qui devra rester ouverte! Baffe rythmique avec "I'm not the same". J'en profite pour dire que Golden Zip a un sens tubesque du refrain et du riff, où tout fait mouche. "From my cloud" nous fait voyager dans les sales quartiers de Londres, mais comment la France a-t-elle enfantée un sale gosse de rock britannique? Le chant est poussif dans ce sens, exagéré sur ce titre, ça n'en est que meilleur. Bye bye The Libertines, on a trouvé mieux. Redémarrage en trombe par le justement nommé "go go go". La versatilité vocale est un des meilleurs atouts du groupe, dans "Go to go" on dirait parfois Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers avec qui ils partagent un certain goût de la fusion). Et cet excellent titre avec son couplet alourdit par la batterie est contrebalancé par un refrain catchy, universel et irrésistible que leur envierait Franz Ferdinantd. On se quitte sur "Life is a game" qu'on pourrait prendre pour une excellente face B d'Arctic Monkeys. Fou, rock, funky, electro! Leur rock est trans-générationnel et pourrait mettre d'accord dans une danse folle de vieux fans des premiers groupes de rock, tout ce qui nous fait oublier les pressions du quotidien le temps d'un délire. Oui la fièvre ils nous la mettent, à six, alors si tu ne te sens pas bien, va pas chez l'médecin, mets ce disque, cette fièvre est saine! ©copyright Pavillon 666 & Barclau
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22 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
En ce jour de pleine lune, 25 février 2013
Prendre de la distance, s'extraire...pour limiter l'influence de mon admiration envers lui. Non ce n'est pas Steven Wilson! J'ignore volontairement sa réputation, qu'il est à la tête d'une foule de projets dévoilant chacun une facette de son talent kaléidoscopique (Bass Communion, Blackfield, Porcupine Tree, Storm Corrosion, ingénieur du son...travail de remasterisation de grands albums de rock progressif en présence des maîtres dont Aqualung/Jethro Tull, plusieurs King Crimson, Caravan, Emerson Lake & Palmer, des groupes que j'adule). Pourtant une seule conclusion s'impose: ce disque est un chef d'œuvre! Empreint de grâce, avec une incroyable habileté à manier la mélodie qui reste, à développer des textures avec une intelligence et une sensibilité qui n'a pas d'égal. Je suis tombé rapidement dans l'addiction. Une description détaillée est impossible tant finesse richesse et force se combinent dans un entrelacs délicat qui brode ces six pièces à l'or fin. Chacune a une particularité, privilégie un axe, comme on construirait une argumentation implacable tenant en des introductions accrocheuses, de forts arguments mélodiques, des métaphores filées, des voix qui annulent tout contre-argument, des conclusions qu'on ne pourrait que dire vraies et absolues. Dans ce grand art, aucun déballage, tout est tissé du fil de la nécessité et on finit par se demander comment son esprit arrive si facilement à créer de grandes toiles prog-rock? Aux commandes du son: le mythique Alan Parsons dont la production limpide s'accommode à la pureté de la musique de Steven Wilson. On commence avec "Luminol" qui démarre en vitesse sur une bonne ligne de basse et de batterie. On pourrait penser à du Steve Hackett, jusqu'au break avant la cinquième minute qui change la dimension du morceau avec un beau riff au tempo lent, des harmonies vocales très recherchées dignes de Crosby Stills Nash & Young! Un grand écart? Non, tout paraît naturel dans les enchaînements, c'est fluide comme un ruisseau suivant son chemin jusqu'à sa rivière. Je cite des références car Wilson est aussi un très grand connaisseur de musique. Donc plus que des influences, la musique qu'il écoute a nourri l'essence même de son œuvre. Vers 8mn 30, "Luminol" nous offre un nouveau bouleversement et une montée en tension avec de nerveux triolets à la Al Di Meola. Convaincu et conquis dès le début! Dans "Drive home", on retrouve l'esprit de Porcupine Tree, surtout dans ce somptueux refrain très floydien. Le morceau développe son thème dans la durée, et vers la cinquième minute, une arpège qui nous remémorera Comfortably Numb (Pink Floyd) ouvre la piste des étoiles à un solo magnifique, où feeling et technique se mêlent dans un véritable ballet. Très différent de Insurgentes, pour l'instant nous sommes dans une paisible atmosphère. La noirceur ne tarde pas avec "The holy drinker", un joyau dépassant les 10 minutes, aux atmosphères multiples. Une ombre qui vous prend, aussi noire que celle qu'ont parfois répandu King Crimson. Un morceau presque mélodiquement violent, à la technicité parfaite et à l'équilibre fin à l'instar de tout l'album. Après une accalmie énigmatique, presque inquiétante, vient un final magistral. Soufflé! On peut aussi sentir comment il s'est imprégné de son travail, à travers le prisme de sa personnalité. En dehors des 70's qui l'habite, on y entendrait volontiers des touches d'Anathema, d'Opeth (influences communes), sans doute parce que chacun de ces groupes est connecté. "The pin drop" a une mélodie délicate et une puissance qui se marient à merveille, pour une durée courte (plus de 4 mn), servant encore cet équilibre général, chaque morceau participant au tout. Refrain somptueux, solo de sax qui fait du bien, en court ou en long tout est bon! "The watchmaker" mérite bien l'appellation "morceau d'anthologie". Ses presque 12 minutes nous guident dans un long voyage entre merveilles, contemplation, et danger (la fin). La progression du titre est tout bonnement incroyable, son écoulement semble relever de l'évidence. On finit (sniff) avec "The raven that refused to sing" qui nous laisse dans un drôle d'état. Basé sur le piano, Steven Wilson nous livre un texte émouvant, étrange, de sa voix qui fait frissonner. Il m'a rappelé un peu certains moments d'In Absentia de Porcupine Tree, mais aussi "Dreaming light" d'Anathema (qu'il a mixé). Les arrangements sont magnifiques, pour cet au revoir atmosphérique qui sonne comme un grand thème de B.O dont la fin est aux confins du post rock. La richesse de l'album donnerait le vertige tant son horizon large, l'immensité de son territoire et de ses possibilités vous transportera et vous touchera. Aussi cohérent qu'hétérogène, cette réussite doit aussi à la palette d'intervenants exceptionnels, que ce soit pour le son ou pour les instruments (Guthrie Govan, Nick Beggs, Marco Minnemann, Adam holzman, Theo Travis) où chacun s'illustre au service du morceau et non l'inverse. Steven Wilson est un oiseau qui nous compte avec des mots d'aujourd'hui de belles histoires inspirées d'hier, tel un pont entre les époques. Un troisième album qui se fixe encore sur une nouvelle constellation de son talent. ©copyright Pavillon 666 & Barclau
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
rock'n'groove, 10 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vibrato (CD)
Paul Gilbert revient pour son troisième album. Ce guitariste virtuose est très connu des musicien laissant présager une démonstration en 11 pistes. Et bien non, pas d'exercice mégalo pour vendre des partitions pour shredders à trente doigts. Paul Gilbert nous offre un disque sous le signe du groove! Ultra groovy même. Je me le mets dès le matin, ça m'envoie un concentré de vitamines phénoménal. De la technique il y en a, pourquoi s'en priver quand elle est employée au service d'une bonne humeur frénétique? Le disque m'a souvent remis Frank Zappa en mémoire, la folie rythmique, les arrangements vocaux. "Enemies" renforce cette impression. Morceau génial, entrée fracassante, la barre est placée haute et relevée par l'instrumental "Rain and thunder and lightning". Le groove est aussi fiévreux que contagieux, impossible de ne pas se mettre dans le rythme. "Vibrato" enfonce le clou avec son riff sulfureux et sa basse qui rappellera les meilleurs titres de Stevie Wonder. Lignes de voix au placement parfait, avec des saveurs bien fin 70's, entre soul funk et rock fusion. Avec "Bivalve blues", on a un blues ténébreux sous forme de rencontre imaginaire entre The Allmann Brothers Band (ahh l'orgue!!!) et Led Zeppelin qu'on pourrait entendre jouer ensemble une version de "Since I've been loving you". Pour "Blue Rondo a la turk" de Brubeck , je verrais bien Yes en train de faire une session instrumentale en se promenant à La Nouvelle Orléans. "Atmosphere on the moon" montre la capacité de Paul Gilbert d'écrire des mélodies qui rentrent dans la tête. Je ne fais pas de détour, ce morceau est un tube, un grand. Du genre à faire la nique à Prince (car sans l'attitude insupportable et se concentrant sur le talent), surtout avec ce refrain excellent, toujours guidé par un esprit de Zappa. L'album se termine par trois morceaux en live, et je dois dire qu'il faut entendre les applaudissements pour y croire. L'exécution est parfaite, pas moins. Une reprise de Yes (comme on se retrouve!) de 9 mn, et même si le timbre d'Anderson est irremplaçable, il faut reconnaître que la reprise est mené de main de maître et ne fera pas regretté le non moins hallucinant Steve Howe. Coup de maître. Notre fou des doigts se réserve sa minute de folie (de démo?) après sa reprise de Willie Dixon puis on finit sur un ACDC, histoire de rappeler que parfois rien ne vaut la simplicité d'un bon gros riff bien catchy qui fait bouger les fesses avec unanimité. L'ancien Mr Big est bien un géant qui peut s'attaquer aux légendes. L'humeur générale du disque vaut mon coup de cœur ainsi que la production irréprochable. ©copyright Pavillon 666 & Barclau
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
hommage et héritage!, 3 février 2013
Cet album fait de belles promesses et les tient! Rien que le morceau d'entrée me fait adhérer. Ce disque, c'est une déclaration d'amour de Pat O'May, aux terres qui l'inspire, à la musique qu'il aime, à ceux qu'il admire (la belle version habitée de "Soldier Of Fortune"), le tout étant relié pour une cohérence étonnante vu la diversité qu'il s'emploie à concilier. "Alan the brave" est un hommage à Alan Stivell, heavy métalisé, qui pour le coup sonne très NWOBHM, Iron Maiden en particulier! "Far from her land" continue cette lignée, mais chantée cette fois. Saveur heavy, mélodie celtique, on se rend compte de l'influence étendue qu'a eu l'artiste. Avec Martin Barre en appui et Jonathan Noyce le plaisir est encore plus grand! "Homeland" est une ballade au refrain catchy (presque mainstream) qui me parle. On dirait presque du Springsteen voire du Daniel Lanois (les deux hommes partageant une proche combinaison de folk enraciné et de rock pop), ça fait très rock populaire à l'américaine (hormis les soli assez incisifs). J'aime beaucoup! "Eliz Iza" est un joli titre, aux parties de guitare fluides, chargées d'émotion. Je ne suis pas habituellement un grand fan des gros leads de guitare, mais là on évite la grandiloquence. Tant mieux pour cet instru qui en ressort grandi avec son tempo lourd et puissant. "It doesn't matter" n'a pas d'abord retenu mon attention, malgré un bon refrain. Mais la voix d'Alan Stivell est toujours un enchantement. Du coup bizarrement, le morceau devient plus indispensable...savoir choisir ses invités est aussi une marque de talent! Le mélange entre cette voix magnifique et ses inflexions propres et cette rythmique hard/heavy fonctionne, presque une alchimie qu'on donnerait d'abord perdante. Bien vu! Et puis "Black Moutains" a ce penchant héroïque qui me transporte sur les highlands! La version de "Whiskey in the jar" est sympa, mais trop polie à mon goût. Faut dire que Thin Lizzy s'en est emparé avec tellement de fougue...On retrouve d'ailleurs Gary Moore plus loin pour "Over the hills and far away". On se dit au revoir sur un hommage électrique à ses racines irlandaises qui traversent toute l'œuvre de Pat O'May. On reviendra volontiers sur ses terres, guidés par son talent aiguisé de guitariste et l'expérience que lui a apporté une très belle carrière. J'ai réécris cette chronique plusieurs fois, devenant au fur et à mesure des écoutes de plus en plus indulgent, finissant par apprécier véritablement l'album. Et puis ce côté classique sans jamais être kitsch, du rock comme on en fait de moins en moins m'a beaucoup plu, surtout par ses aspects fortement enracinés. Un voyage à travers divers patrimoines qui sonne comme un bel hommage, sans se complaire dans un passé fantasmé car la guitare incisive d'O'May fait bien partie du paysage musical actuel. ©copyright Pavillon 666 & Barclau
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