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Contenu rédigé par Barclau
Classement des meilleurs critiques: 505
Votes utiles : 1017

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Commentaires écrits par
Barclau "lost in the flood" (Gonzai, A Découvrir Absolument)
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The Heart Swings
The Heart Swings
Prix : EUR 3,79

5.0 étoiles sur 5 une échappée en cinq étapes, 2 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Heart Swings (Téléchargement MP3)
Chroniquer c’est souvent être confronté au dilemme du harem. Impossible de remplir toutes les promesses d’étreintes même quand celles-ci sont porteuses de promesses.

C’est ainsi que l’ep de Manolo Redondo descendit sans que je le vois sous la pile. Comme la Terre charrie des sédiments, il a réussi à remonter (ou la pile à descendre). Et un jour je me suis retrouvé face au disque, refouillant mes mails à la recherche d’une trace. Puis je l’ai écouté, et je m’en suis voulu de ne pas en avoir parlé plus tôt.

Mais que veux-tu mon ami, nous sommes pris dans une tourmente sans fin née du gavage abusif (parce que gavage tout seul ne suffit plus à signifier un tel abus) de productions, de labels à la course et d’albums oubliés même par la voiture relai. Pourtant tu portes la marque de Microcultures que je suis scrupuleusement. Un oubli de l’Histoire donc, comme j’en ai probablement aussi été victime. Mais la musique reste, elle attend juste des oreilles. C’est donc aujourd’hui ton tour, et je te félicite pour plusieurs choses :

premièrement tu as eu la correction de ne pas m’envoyer dix relances

deuxièmement tu as eu la correction de ne pas m’envoyer dix relances

Et au final tu ne t’es pas posé en putain de victime d’un système qui ne reconnaîtrait pas ton génie. Tu avances simplement, sans t’arrêter sur des petites frustrations.

Alors c’est moi qui te relances vois-tu. Merci pour ton disque, car c’est un bien bel ep, cinq morceaux d’une mélancolie aussi fine que les arrangements. Cinq morceaux qui plairaient à Bowie autant qu’à Tunng ou Micah P.Hinson. Mine de rien je viens de citer trois géants (principalement les deux derniers à mon goût) complètement disparates. Et là-dessus tu as construit ta vision. Une belle vision folk, ouverte au monde d’aujourd’hui (pas de folk coincé dans le rétroviseur = merci !), avec le respect des anciens (ton magnifique "A thirty y.o. loner comme hommage révérencieux et inspiré).

Et ton ouverture finale avec "I have changed" laisse présager le meilleur pour cette suite que je ne laisserai pas attendre. Bonne route à toi.

Chronique parue sur A Découvrir Absolument


Flow
Flow
Prix : EUR 4,83

5.0 étoiles sur 5 Constellation Kito Kat, 2 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flow (Téléchargement MP3)
Chez.Kito.Kat ne cesse de sortir des disques plus excitants les uns que les autres, agrandissant sa constellation au point qu’il serait temps qu’il soit reconnu aux côtés de labels comme Kranky, Stroboscopic Artefacts…

Artaban figure donc en bonne place sur ce label. En sept morceaux ils ouvrent toutes les portes possibles, faisant démonstration d’une curiosité sans limite qui frôle l’exhaustivité. On entendra probablement chacun des références différentes car leur appropriation passe par une personnalité affirmée, affinée, dont le son est un des meilleurs témoins. Car c’est la première chose qui saute aux oreilles : Artaban a un son, le sien. Mais aussi un groove, ce mot qu’on réserve bien trop au rock, pensant que dès qu’une machine est en jeu le feeling est exclu. Écoutez « Jeans en cuir » et vous serez convaincu que cette frontière qu’on établit est avant tout une limite de perception dommageable pour celui qui se priverait. « Dust remove » qui ouvre le bal est une composition finement progressive et astucieusement mélodique tout comme son successeur « Appaskop ».
« Flow » offre son lot de titres qui seront ouverts tant ils fournissent d’accroches, d’appels, comme l’avait parfois fait John Lord Fonda (avec son irrésistible « Never Change », chapeauté par une belle influence Depeche Mode). Peut être un tronc commun qui expliquerait ce côté dark d’Artaban. Le groupe offre donc une vue d’ensemble, mélodique et rythmique, construisant la bande son d’une vacation urbaine où les ruelles obscures sont entrecoupées des flashs de lampadaires épileptiques (« Lights », aussi sublime qu’intrigant).
« Natt Jakt » m’a fait penser à certains bons moments du Fauna Flash des débuts, peut être grâce à ce feeling house qui s’y distille.
Le groupe a aussi une volonté d’écrire ses morceaux comme des titres plus ancrés dans la pop, en témoigne le chant bienvenu, notamment dans « Dark shapes », titre qui aspire dans son tourbillon de rythmique sombre.
Au final ce disque me laisse une impression d’ambition artistique égale à Waldeck qui voulait tout visiter dans les 90’s, une exploration complète qui ouvrent de plus en plus de portes, et rend impossible à prévoir la suite. D’où l’impatience qui m’a gagné à cette écoute pourtant tardive. Ne traînez pas comme moi !

Ps : une version double vinyle magnifique (un transparent et l’autre transparent rose) est disponible. Elle reprend dans un même gatefold les deux albums du groupe

chronique parue sur A Découvrir Absolument


A Drop About to Drown
A Drop About to Drown
Prix : EUR 17,00

5.0 étoiles sur 5 une vague qui nous emporte, 2 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Drop About to Drown (CD)
Alors que son ep contenait de nombreux possibles. A l’heure de l’album, je me demandais quelle ligne il allait choisir pour ce format. Et bien il a choisi de faire rentrer la diversité dans l’homogénéité.
Si ce disque était un tableau, il tiendrait dans un cadre avec un même effet de lumière, mais représenterait autant de scènes qu’il est possible d’imaginer. Certaines ne devraient pas se côtoyer, mais cette même lumière, cette harmonie du regard les rapprocherait. C’est ainsi qu’on passe du folk clairsemé de blues de "January" (avec ses chœurs évaporés il ferait rêver Sufjan Stevens) au magnifique safari sur la lune de « Presque une île » tout en offrant une épopée magique avec « Talking Loud » que Bob Ezrin aurait à coup sûr aimé produire. Et si faire tenir tout ça dans un cadre ne vous a pas suffit, foncez vite écouter « Move, try, do », ou comment trouver le nom qui correspond parfaitement au morceau, écriture sonore, bande originale d’un texte. Cet album montre que tout peut cohabiter, seule compte l’interprétation. Manolo Redondo gagne encore en pertinence, mène ses morceaux en leur laissant un espace de liberté, traîne ses passages pour laisser nos pensées prendre le temps de s’écouler au gré de longs plans séquences.
Une goutte qui tombe a deux principaux destins :
- tomber dans l’oubli de l’océan, ce qui signifie aussi rejoindre ce tout qu’elle compose
- tomber loin de l’océan et faire une tâche, une marque, déformer la vue un instant
L’album de Manolo Redondo peut faire les deux à la fois. Il rejoint humblement cet océan d’excellentes productions musicales, ajoutant sa goutte à ce tout dans lequel on aime plonger.
Mais il tombe aussi en plein dans mon œil et éclairci ma vue le temps d’une écoute.

PS : j’en profite pour remercier Microcultures qui a une constance dans la production d’exception.

chronique parue sur A Découvrir Absolument
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 2, 2015 11:31 AM MEST


Arts And Crafts
Arts And Crafts
Prix : EUR 21,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 BLues explosion, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Arts And Crafts (CD)
"Shoot that"...voilà une entrée en matière ! Heavy blues râpeux qui grince, lapsteel qui ronfle comme une Harley. On en prend pour notre grade dans cette rencontre entre le Yeah Yeah Yeahs des débuts, ce qu’aurait pu être The Dead Weather et la rudesse de Seasick Steve. Mais tout ça je voudrais le relocaliser. L’est de la France est le nouvel eldorado d’un revival blues sans mondanité. Hoboken Division s’inscrit dans une dynamique à laquelle ma région, la Lorraine (qui était appelée le Texas français), voue un culte. Thee Verduns, Doc Geo, Raw Death (et d’autres) sont autant de cow boys de l’est, de types qui fantasment une Amérique qu’on a d’abord connu à travers les figures mythifiées des héros d’une conquête de l’ouest peu glorieuse à laquelle Hoboken Division apporte sa touche heavy blues.

La formule minimaliste résiste à la redondance d’abord parce qu’elle carbure à l’énergie brutale mais aussi grâce à des refrains très accrocheurs. A ce titre on ressent que l’interprétation est live, jouée au cran d’arrêt et en one shot (en analogique !). Le superbe "Everything’s fine" donnerait à Tom Waits la bonne idée d’inviter Ani Di Franco. Hoboken Division y montre que son spectre peut s’élargir avec de discrets arrangements tout en conservant la pureté de son ADN. "Sugardaddy" arrive comme un tube sur la soupe, racé dans cette équilibre évoquant Alison Mosshart chantant avec The Reverend Peyton’s Big Damn Band, featuring Seasick Steve pour un blues rock certifié dancefloor. Rien que ça, empaqueté dans un écrin en trois minutes garantit sans fioritures ! "Desertion" augmente la liste des tubes avec sa ligne de basse qui rend dingue, sa guitare au son plus agressif qu’un piranha et sa mélodie qui me fait un peu penser à "Quiver Syndrome" de Mark Lanegan (dans Blues Funeral, disque qui ne me quitte jamais).

Arts & Crafts a été masterisé par Jean-François Justin qui fait encore un travail remarquable. La magnifique pochette, bien représentative du disque avec son couple de cadavres décomposés qui restent classes, a été réalisée par Jean-Luc Navette et l’artwork par Nicolas Moog (Thee Verduns, dessinateur de bd, pochette de REG et autres) ainsi que Julien Louvet le bouc d’Austrasie.
Un bel objet pour un très bon disque, sorti sur Les Disques De La Face Cachée...What else ? Je ne peux que leur souhaiter le même destin qu’à ces duos (mixtes ou non) qui ont il y a un peu plus de dix ans servi de missionnaires pour le blues rock primitif.

chronique parue sur A Découvrir Absolument
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 14, 2015 5:46 PM MEST


Meradiam
Meradiam
Prix : EUR 18,19

5.0 étoiles sur 5 La b.o du néant, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Meradiam (CD)
Le Seul Elément est une énigme dont l’objet est le miroir de ce qu’il contient. Tout y est anonyme, favorisant l’appropriation de ces nappes sonores. Chacun écoutera ce disque différemment, et je pourrais paraphraser Godard en disant qu’écouter un disque c’est le faire.
Il n’est donc pas étonnant que j’y ai entendu les obsessions pianistiques de Christian Vander, les cycles de Philip Glass (Solo Piano, The Hours), les pyramides émotionnelles d’Anna Von Hausswolf. Parce que Le Seul Elément est un disque qui nous confronte à nous-mêmes, à nos propres obsessions.
C’est aussi pour cela qu’il peut effrayer, émerveiller, séduire et inquiéter. Nous sommes le seul élément dans cette quête sans indice qu’on appelle l’existence, où nos lanternes sont bien pâles (ou les ténèbres trop profondes).

"01 03 1947" : Du chaos d’un big bang originel naît un soupçon de sens, émerge une mélodie, qui reste conduite par l’entropie d’origine. Dans cette immensité sonore, espace de perdition, les notes semblent être les cris d’une humanité qui se cherche tout en se dirigeant vers une inévitable destruction dans une agonie bruyante. C’est un des nombreux ressentis dans lesquels m’a plongé ce disque, œuvre de Bat, pianiste et batteur mais aussi maître de la spatialisation.
On peut pourtant percevoir de la lumière dans "Jance", même de l’espoir bien que les psaumes étranges viennent vite nous rappeler l’unique destination du tunnel. C’est en cela que je n’ai pu m’empêcher de faire un rapprochement avec l’inénarrable "Paved Intentions" de The Austrasian Goat (qu’un ami avisé avait également fait dans Records Are Better Than People).
Une même vocation à faire la bande son d’un pessimisme lucide, d’un nihilisme magnifié dans lequel "Heol" nous plongera malgré nos débattements. Ce disque est un album de sensations, d’immersions. Ce n’est plus vraiment de la musique : c’est une expérience.
Entre ambient, noise et arpèges au piano, notre cerveau se perd de détour en évocation. C’est ce qui fait que tant de courants semblent traverser "Meradiam". Il est expérimental au même titre que le sont d’autres univers réunis dans l’expérience de la désuétude, tout en développant sa personnalité mélodique. Sa langueur et la torpeur qu’il provoque en nous est proche de celle du black atmosphérique quand celui-ci explore l’impensable sensation du néant.
Le morceau "Meradiam" sonne comme le point d’équilibre de cette quête étrange. Un équilibre vaporeux qui évoque Carter Burwell dans ses meilleurs moments et montre à quel point Bat est soigneux quant au son, renforçant chaque impact de piano, appelant à l’évasion par des cris d’animaux cosmiques, improbables baleines sidérales. L’album sonne encore plus comme la peinture sonore d’un lieu imaginaire et de son histoire.

Ce qu’on formalise sous le nom d’ambient ne saurait dire les sensations qui traversent un être éprouvé par ce disque. Dans cette chute introspective, il se passe d’étranges interférences entre la pensée d’un créateur et ce qu’on y met de nous-mêmes à son écoute. Ecouter, ou entendre ce disque, c’est faire face. Et cet ultime face à face aura lieu dans "Essist" dont la longueur permet une plongée abyssale au cœur de ce méridien de la solitude, accompagné par cette musique qui vous montrera votre propre destination, retour au point de départ dans l’abstraction sonore, fin de la contraction de l’univers. Bienvenue donc dans le meradiam, au milieu de nulle part où le seul plaisir que l’on peut s’accorder est d’embellir notre perdition (cf Miss Dalloway, auquel The Hours renvoie...). "Meradiam" le fera avec la même force que White Darkness (pour que je cite ce disque il faut sacrément me secouer) l’avait fait avec "Nothing". Au final s’il est difficile de dégager un sens de toute cette absurdité qu’est l’existence, Bat semble avoir voulu en composer l’histoire et l’architecture musicale. Et la certitude que j’aie à la fin de cette épopée est qu’il a réussi.

chronique parue sur A Découvrir Absolument
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Le Catéchisme De La Joie , La Vie Entiere (Vinyle)
Le Catéchisme De La Joie , La Vie Entiere (Vinyle)
Proposé par La-face-cachee
Prix : EUR 18,99

5.0 étoiles sur 5 acte de foi!, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Catéchisme De La Joie , La Vie Entiere (Vinyle) (Album vinyle)
Si Thee Verduns est un nom qui circule beaucoup à Metz et au delà, notamment une tournée aux Etats-Unis et des rencontres aussi fortuites que décisives (Gabriel Sullivan, le Mark Lanegan qu’on entend sur le magnifique "Les mers du Nord"), je les ai découvert sur le tard lors d’un concert. Ce groupe/couple jouait sa musique selon son humeur, bancal, moins soucieux de son accordage que de l’aura du moment. Le catéchisme est donc la visitation sincère de ce que j’ai vécu ce soir-là.
C’est un certain bonheur de voir un disque qui tient à sa place, dont la cohérence conjugue mode de production, prix, qualité. La pochette justifie le plaisir d’avoir l’objet dans les mains, comme le titre et les énigmes qu’il promet. Le gatefold nous plonge dans son univers, et la musique devient la b.o de l’objet. Ou l’objet la photo de la musique. Et ce premier album (après une bonne grosse série de splits, 45 tours, 10"...) est ce que j’espérais, une suite de morceaux honnêtes dans leur interprétation, attachants dans leurs incertitudes, humains dans leur vulnérabilité et leur combativité autant qu’étonnants dans leur créativité évidente. La perfection n’a qu’a bien se tenir car elle est aussi maltraitée qu’elle doit l’être, elle qui a numérisé en masse, cherché à éliminer le frottement d’une pierre dans un sillon, aplati les masters et appauvri les variations et les humeurs des êtres par ses logiciels fumeux comme des fers à lisser.

Elle a échoué. Ce disque honnête ne cherche pas à prendre de la hauteur sur moi. Non, il choisit de se mettre à mon niveau, celui d’humain perfectible, bancal, mais qui s’équilibre en tanguant pour avancer autant qu’il est possible. Il m’offre un voyage que je peux ressentir et comprendre, passant par la déglingue, la joie, l’absurde tout autant que de profondes émotions. Enregistré en live, je les imagine et les entends jouer leur musique, vivre leur vision sans vouloir montrer quoique ce soit à part le plaisir qu’ils ont pris et celui qu’ils espèrent nous offrir. Un acte de foi, un catéchisme musical. Nul doute que Pete Seeger et Woody Guthrie auraient adoré cette conjugaison de folk primitif, de blues bourbeux, d’esprit limite punk. Et j’en recommanderais bien l’écoute à Man Man ou à Tom Waits car nous tenons ici leurs meilleurs ambassadeurs.
L’album a été coproduit par Kizmiaz Records et LDFC, label de la Face Cachée (disquaire messin très actif dans la production et qui distribue Gonzaï).

chronique parue sur A Découvrir Absolument
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Ai Ai Syndrome
Ai Ai Syndrome
Prix : EUR 24,01

5.0 étoiles sur 5 J-Pop syndrome, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ai Ai Syndrome (Album vinyle)
Le label Specific Recordings sort une édition vinyle de Charisma.Com pour la France, deux faux anges qui chantent leur haine en distillant un electro-rap sautillant.

Quand j’ai reçu l’album Ai Ai Syndrome pour le chroniquer, j’étais hésitant. Et c’est principalement ce sentiment qui m’a donné envie d’essayer. Je suis trop souvent en terrain connu et j’avais besoin d’être un peu décontenancé, hors de ma zone de confort. Alors que je l’écoutais dans le train au casque j’ai vu mes voisins m’observer étrangement : je croyais pourtant headbanger discrètement en écoutant "Hard". Il était 7h30 du matin sauf dans ma tête. Ce tube electro hip pop (pas trouvé mieux) a eu raison de mes doutes et réticences. Je n’ai pas ressenti ce groove depuis l’époque où la grosse bassline était mon obsession, quand j’adorais la french touch, ce simulacre d’A.O.P pour remplisseurs de rayons et journalistes peu inspirés. J’avais besoin de beats discoïdes, de rythmes simples et puissant et voilà que cet Ai Ai Syndrome m’offre des titres hautement inflammables où le flow rajoute de l’huile sur le feu avec une inventivité renouvelée à chaque titre. J’aime d’autant plus cet album que je n’étais pas forcément parti pour, confirmant que les plus glorieuses conquêtes sont construites sur des doutes.

Les titres seront d’une efficacité redoutable en live avec les enceintes poussées jusqu’à l’overdrive. Mais nous ne pouvons pas résumer cet album à cette expérience. Les maniaques de son pourront donc aussi s’amuser à décortiquer les couches sonores, le mixage virtuose et les crossover. J’aimerais voir Dave Clarke avec ce disque dans les mains. Si j’ai mis l’accent sur le groove et la basse il ne faudra pas pour autant oublier les refrains accrocheurs qui témoignent d’une ambitieuse écriture pop. J’imagine un public débridé (hihihi) et en transe les reprendre en chœur. Le disque sait partir vers une esthétique hip hop sophistiquée et référencée et le soin apporté au chant et à ses entrelacements cadre aussi ce format chanson avec ses variations qui trouveront leur point d’orgue sur la seconde face.

Si "Hard" vous a assené un bon coup, "Automade" vous achèvera en ouvrant cette seconde face qui amène le côté le plus funky 80’s du disque. Je reste scotché sur les tubes d’autant que le clip de "Hate" manie l’anti style avec maestria. Si le reste m’a moins soulevé c’est surtout parce que je ne suis encore que peu familier avec l’univers très large de la J-pop. Certains titres étaient pour moi des portes d’entrée que j’ai écoutés avec l’oreille de l’anthropologue, histoire d’affûter ma curiosité. Et l’approche hip hop de ces deux faux anges qui dirigent leur projet intégralement (compos, mix...) rend l’expérience encore plus détonante.

Ai Ai Syndrome est au final un combiné de ce qu’il faut pour que j’adhère tant à la démarche qu’à son résultat et que le syndrome soit contagieux.

chronique parue sur A Découvrir Absolument
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 14, 2015 5:37 PM MEST


Official Release Series Discs 5-8 [Vinyl]
Official Release Series Discs 5-8 [Vinyl]
Prix : EUR 119,12

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Scier la branche sur laquelle on est assis, 24 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Official Release Series Discs 5-8 [Vinyl] (Album vinyle)
Quatre albums géniaux, quatre disques indispensables. Mais pas à 40€ pièce.
Faîtes un tour sur le marché de l'occase et vous trouverez le tout pour la moitié voire le quart du prix en bon état, avec du coup le master originel. Juste Tonight's the night est un poil rare.
C'est bien beau le vinyle, mais oui je suis d'accord avec les autres coms, les labels ont eu la chance d'avoir une petite porte de sortie pour parer à leur crise du disque (qu'ils ont bien cherché), et voilà qu'ils la claquent à la gueule des fans bien trop prêts à consentir ces écarts. C'est inadmissible.
Ces albums sont cinquante fois remboursés, rentabilisés à l'extrême par des pressages en séries tous les dix ans (sauf pour TImes fade away). Un vinyle simple neuf peut se vendre entre 12 et 16 € si on est gourmand, quand il est rentabilisé, pour payer les droits etc...donc comment justifient-ils une sortie à un tel tarif? Je suis fan de Neil Young, et c'est à sa maison de disque que j'en veux pour le coup, donc: boycott total, car acheter ce coffret c'est accepter d'être pris pour une vache à lait


The Grand Experiment
The Grand Experiment
Prix : EUR 24,00

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The Grand Neal Morse!, 18 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Grand Experiment (Album vinyle)
Neal Morse fait partie des rares "intouchables" du prog dirons nous...Il est très difficile d'avoir quelque chose à lui reprocher. J'avais adorer le dernier Transatlantic, pour lequel j'avais eu la chance de l'interviewer et de découvrir un des types des plus adorables.
Avec The Grand Experiment, le bien nommé, il a tout remis en question, cherchant un remède à sa peur de tourner en rond. Si avec Kaleidoscope il avait déjà convoqué ses frères de musique pour une expérience peu commune (enregistrer en quelques jours des morceaux dont chacun n'avait qu'une vague idée), il va ici au fond du concept en les convoquant sans rien à jouer.
Donc une grande prise de risque, studio réservé sans chansons...Bien sûr, ces types sont des monstres, ils auraient pu sortir quelque chose de routinier, s'en tirer avec un disque de bonne facture reprenant leurs codes et poncifs. Mais là où l'expérience est hallucinante, c'est la créativité qui s'en dégage, la spontanéité et la fraîcheur aussi. Une forme d'urgence qui prend tout son sens dans le titre éponyme.
L'album est parfait de bout en bout, les morceaux plus calmes sont magnifiques: Waterfall est un pur chef d'oeuvre dans lequel résonnent Kansas et Steven Wilson par ex.
Neal Morse et son groupe avancent en fer de lance.

L'édition vinyle est superbe, en gatefold avec vinyle 180gr, toutes les paroles sur le gatefold. La pochette étant magnifique le vinyle vaut le coup d'autant qu'avec est offert le double cd (en pochette plastique), donc avec le cd bonus inclus! et quels bonus!
Encore un sans faute!


Human
Human
Prix : EUR 4,83

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Synthèse humaine, 16 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Human (Téléchargement MP3)
Il m'arrive souvent de chroniquer des disques aux univers dont je ne suis pas forcément très familier. Mais je prends facilement du plaisir quand la cohérence est là. Synthesis savent où ils veulent nous mener. Et une fois qu'on l'a compris, c'est à nous de choisir si on veut se laisser embarquer. Pour ma part je fonce parce que d'abord ils m'ont rappelé certains côtés de Terranova...Vous allez vous dire que je le ressort à chaque fois ce groupe, mais je ne peux pas vous dire à quel point ils sont une référence pour moi en matière d'électro. J'ai souvent laisser soin à Dog Bless You de parfaire mon éducation vu ses connaissances du sujet. Si aujourd'hui une bonne partie de ma "culture" électro vient du catalogue Chez Kito.Kat c'est principalement parce que je le tiens pour un des meilleurs en la matière.
L'autre aspect qui m'a séduit chez le groupe c'est qu'ils font avant tout d'excellentes chansons à l'esthétique électronique. Il y a une écriture pop, des refrains et mélodies qui accrochent, des ambiances qui reposent sur une solide musicalité. Et il y aussi des textes qui valent le détour. Leur trip pop m'a renvoyé aux meilleurs morceaux de Waldeck (le sublime "Children of the ghetto" par ex), à un pan entier d'un genre que la fin des 90's avait méticuleusement ouvert. Synthesis perpétue la constellation avec des titres comme l'entêtant "Dear Dear" ou encore "Turn Around". Chaque titre adopte un rythme et une ambiance différente, témoignant du processus de composition. "The one" par exemple ouvre totalement le spectre et se sert de la voix comme d'une envolée cosmique. J'imagine qu'ils ont du écouter beaucoup de musique et écrire patiemment tant chaque détail est utile à l'ensemble.
Au final on peut s'amuser à interpréter leur nom comme synthèse à plusieurs niveaux:
- d'abord comme un groupe qui convoque les époques et a probablement un respect égal pour Tangerine Dream, Tricky, DJ Krush, Massive Attack...
- ensuite comme une piste sur leur façon de composer car jamais on n'aura le sentiment du trop. On ne se noie jamais sous les couches de son, tout y fait sens: c'est une synthèse par l'essentiel.
Avec Human, Synthesis nous propose l'entrevue de leur univers qu'on espère vite complété par un album!

Chronique parue sur A Découvrir Absolument
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 16, 2015 8:55 PM MEST


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