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Contenu rédigé par Barclau
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Commentaires écrits par
Barclau "Vise la tête ça l'arrêtera net (Derek)" (Gonzai, A Découvrir Absolument)
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Lullabies For My Ghost
Lullabies For My Ghost
Prix : EUR 20,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sincère, authentique, magnifique, 12 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lullabies For My Ghost (Album vinyle)
Dans la masse des songwriters si peu émergent. Et pour cause, tant de déjà vu. Trop de déjà vu ! Je connaissais déjà Nicolas Quirin, mais pas musicalement. Il m’a envoyé son disque en sachant très bien le rapport étrange que j’entretiens avec les songwriters. Je ne leur demande que d’être sincères mais il semble que ce soit si difficile pour une bonne partie d’entre eux.

La sincérité est bien à l’honneur dans cet album qui ressemble tant à son auteur. Sensible, calme, pourtant animé d’un tourbillon intérieur que seule la musique libère. Comment traduire son titre ? Berceuse pour mon âme certes, mais qu’est-ce que ça nous dit ? Ça nous parle de ce dialogue personnel, de cette voix qui permet de mettre en mélodie des voies intérieures tout sauf impénétrables. Car Nicolas est comme sa musique : ouvert, accessible, généreux.

Il faut l’oser, un disque si économe (comprendre qui va à l’essentiel). Passer par là où est passé il y a peu Sufjan Stevens avec réussite, Bonnie Prince Billy (son dernier, sefl titled)...Ce n’est pas une histoire de barre placée haute, car au fond on s’en fout. C’est une histoire de réussir à un moment à se recentrer totalement sur son vécu et son ressenti, ce qui exige une grande maturité et un grand recul, celle dont a fait preuve Josh T Pearson avec « The Last of the country gentlemen ». Et bien Nico a eu, très tôt car c’est un premier album, cette maturité. Chacun a ses histoires qui le font grandir, et il a déjà trouvé son style, son approche, son écrin aussi. La voix est hallucinante, vibrante et ténue comme un fil autant que résistante et extensible.

On se souvient des premiers Elliott Smith dans cette façon de compléter ses mélodies avec évidence. On pense aussi grâce à ce disque que l’inachèvement du « Pink Moon » de Nick Drake était au final le sommet de l’esthétique du génial songwriter.

Nicolas Quirin se livre, mais nous parle aussi beaucoup de musique dans son album. Il faut dire qu’il la vit de plusieurs façons (ancien disquaire, programmateur, il s’occupe aussi du son dans des soirées). Les arrangements suivent cette absence de surenchère pour provoquer des émotions encore plus spontanées.

« Lullabies for my ghost » montre une autre face de ce personnage, le complétant et le faisant apparaître sous une nouvelle cohérence. Sa musique parle à sa place. J’ai aimé le disque pour le soin des mélodies, vocales et instrumentales (y’a de sacrés riffs et de magnifiques harmonisations). Mais surtout pour l’ambiance, le propos et ce qu’il représente : on peut laisser une empreinte avec simplicité, il suffit de rester honnête avec soi-même. Mais auto-centrer le propos n’a de sens que s’il peut s’universaliser. On se chante pour les autres, alors que la plupart des songwriters font l’inverse. Ils passent donc leur vie à sortir des albums, bons ou non, en foirant cet enseignement fondamental.

Bravo à toi Nicolas, quand j’écoute ton disque, mon âme fait sienne cette merveilleuse berceuse. J’en espère autant pour la vôtre !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 12, 2016 11:52 AM MEST


Biskaidan 2
Biskaidan 2
Proposé par Hausmusik
Prix : EUR 27,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Attaque sonique!, 12 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Biskaidan 2 (Album vinyle)
En cuisine le sommet du talent est la maîtrise de l’amertume. Ce goût étrange de reviens-y qui transcende la gêne. Et quand l’amertume est utilisée avec maestria, elle sert de levier à toutes les autres saveurs.

Personnellement je suis favorablement sensible à l’amertume, pas seulement par le bonheur qu’elle offre en opposition à un goût sucré par exemple car l’amertume peut se suffire ! Avec Bis Kaidan, vous aurez le droit à tous les usages possibles de l’amertume, le plus souvent utilisée comme la fameuse entropie que Shannon souhaitait réduire. Mon pauvre. Je trouve ce second album plus accessible que le premier. Je préfère poser ça en préambule. Bis Kaidan c’est donc l’utilisation de l’entropie distordue, torturant un message qui aurait pu être clair et limpide. Du coup le bruit devient le message, et on s’efforce de percevoir le miel au-delà de l’amer. Mais à chaque fois que vous croyez trouver une percée dans ce mur du son, une nouvelle joute aiguë vous rappellera que la récompense n’est jamais facile à obtenir. Écouter cet album, c’est un peu comme quand vous essayiez de regarder Canal + en crypté avec la fameuse technique de la vision verticale.

Ce disque éprouvera votre résistance, repoussera vos limites, se jouera de vos espoirs, usera du bruit avec malice à chaque fois que vous croirez avoir trouvé une clairière. En fait Bis Kaidan pourrait ressembler à une sortie au centre ville : vous vous faîtes bousculer de partout, vous marchez sans avancer, des bruits contraires vous parviennent, des parasites. Vous finissez par ne plus savoir ce que vous faîtes là et vous errez comme tous à la recherche de quelque chose à chercher.

L’hyper saturation d’informations, c’est de ça qu’on parle. Savoir séparer les couches, les saveurs et retrouver la cohérence méconnue du potlach. C’est un défi de taille, une mise en question posée musicalement. Au gré des écoutes de ce disque (plusieurs oui) j’ai fini par réussir à sélectionner quelle couche je voulais entendre et faire d’étranges fusions. Bis Kaidan 2 pourra servir d’outil pour :

- vous entraîner à la concentration ultime (contrôler ses émotions lors d’une écoute intégrale)

- faire fuir vos voisins ou couper toute tentative de contact de leur part (ça marchera avec vos parents si vous êtes en crise d’adolescence), ce qui peut être vraiment utile.

- impressionner votre cercle de connaissances en disant « j’écoute ça pour me détendre moua »

- apporter une œuvre de plus à votre discothèque et pas seulement une nouvelle galette, qui vous aidera réfléchir sur le sens que ça a de faire un disque aujourd’hui en admirant la liberté dont dispose nos amis nippons pour mettre un message en musique.

Car oui, si la pochette donne de nombreux indices, l’écoute vous en donnera d’autres. Noise & Idol c’est la bannière de l’impossible union. C’est le Romeo & Juliette du music business avec la focale japonaise. Un amour impossible, deux extrêmes qui pourtant se rencontrent dans une explosion créative dont on appréciera chaque côté de la schizophrénie. Le Noise renverra Thurston Moore au rang d’arrangeur pour variété estampillée Eddy Barclay. L’Idol vous donnera envie de sautiller dans un monde où les nuages sont fait de barbapapa. Les deux ensemble vous rendront capables d’éventrer votre buraliste et de l’étouffer avec ses tripes pour un paquet de délicieux et doux sucres d’orge.

PS : merci à Specific Recordings de faire un vrai travail de dénicheur au service de la curiosité avec au passage de magnifique éditions vinyles. Surveillez les de près, les prochaines sorties arrivent et la surprise sera de taille !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 12, 2016 11:40 AM MEST


Jugem Je T'Aime /Lp Jaune Marbré Edt Lim
Jugem Je T'Aime /Lp Jaune Marbré Edt Lim

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 France-Japon aller retour, 12 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jugem Je T'Aime /Lp Jaune Marbré Edt Lim (Album vinyle)
Enfin.

Enfin ?

Enfin le premier album, enfin en vinyle, enfin une durée plus longue pour une distorsion du temps plus forte. J’avais déjà chroniqué un de ses disques, et les plus assidus de nos lecteurs (ceux à la meilleure mémoire aussi) s’en souviendront peut être.

Alors ok Jan Morgenson est un ami, c’est sa musique qui m’a rapproché de lui. Et en effet il me remercie personnellement sur cet album (fierté quand tu nous tiens, ombre du narcissisme primaire). Mais avant d’invoquer le conflit d’intérêt, sachez que ce n’est que pour un forfait mineur : il m’a gratté une paire de micros. That’s all folks.

Enregistré dans son alcôve, produit en famille (Specific recordings, what else ???), cet album arrive à point nommé pour couronner les concerts de plus en plus fréquents et emprunts de ce grand petit homme. Je connaissais quelques morceaux, quelques thèmes, mais l’ambiance de ce disque apporte autre chose car il l’a enregistré comme il joue : en solitaire.

Et c’est de cette source que se dégage sa force. Car si Jan Morgenson peut s’inscrire dans une scène (american primitive), ce qui caractérise le plus cette même scène est la liberté, et elle demande de développer sa personnalité musicale proportionnellement à l’économie de moyens (rappel : un mec, une guitare, rien d’autre). Chercher la richesse dans la simplicité, faire le plus avec le moins. Ce n’est plus une question de courage à ce niveau, c’est une question de conviction voire de dévotion. C’est ce qui vous ouvrira à une polyphonie des sentiments.

Il est un point où les références n’éclairent plus vraiment. Encore une fois, on peut toujours classer la musique, mais ici ce sont les intentions derrière qui comptent. On peut tout faire dire à cet album, tant on ne saura jamais vraiment ce qui peut se passer dans la tête et les doigts d’un type pour mettre une telle présence dans le peu. La dévotion pure, et je le connais assez pour savoir que je n’exagère pas, amène la magie à l’auditeur. Car oui c’est magique d’entendre autant d’endroits sans voix pour les dire, sans effets pour les suggérer. Jan Morgenson fait de la musique comme Win Wenders a su faire du cinéma. Tout y est signifiant.

On pourra le qualifier de blues, mais ne vous attendez pas à entendre une pentatonique scolaire. C’est le blues qui a coulé dans les veines des pionniers, pas celui qui se limite à une théorie de solfège à en devenir une caricature. Son blues est spirituel, expression personnelle d’un mal universel. Il peut s’orientaliser, s’américaniser, il n’a aucune frontière car le blues est l’expérience collective la plus forte.

La richesse de ce disque, c’est qu’il aurait pu naître n’importe où. Et en quelque sorte il est un peu né nulle part, dans une impasse près d’un chemin de fer (tout a du sens non ?). Maintenant il vous appartient, faîtes lui faire le tour du monde, beaucoup le reconnaîtront comme une évidence. Parce qu’au final, dans mes écoutes en boucle de cet album, c’est le mot qui m’est apparu. Ce disque coule comme une évidence, et recommence comme une nécessité.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 12, 2016 11:39 AM MEST


Jass, Raag And Blooz
Jass, Raag And Blooz
Proposé par musea
Prix : EUR 17,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 American primitive: le plus avec le moins., 12 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jass, Raag And Blooz (Album vinyle)
Enfin.
Enfin ?
Enfin le premier album, enfin en vinyle, enfin une durée plus longue pour une distorsion du temps plus forte. J’avais déjà chroniqué un de ses disques, et les plus assidus de nos lecteurs (ceux à la meilleure mémoire aussi) s’en souviendront peut être.

Alors ok Jan Morgenson est un ami, c’est sa musique qui m’a rapproché de lui. Et en effet il me remercie personnellement sur cet album (fierté quand tu nous tiens, ombre du narcissisme primaire). Mais avant d’invoquer le conflit d’intérêt, sachez que ce n’est que pour un forfait mineur : il m’a gratté une paire de micros. That’s all folks.

Enregistré dans son alcôve, produit en famille (Specific recordings, what else ???), cet album arrive à point nommé pour couronner les concerts de plus en plus fréquents et emprunts de ce grand petit homme. Je connaissais quelques morceaux, quelques thèmes, mais l’ambiance de ce disque apporte autre chose car il l’a enregistré comme il joue : en solitaire.

Et c’est de cette source que se dégage sa force. Car si Jan Morgenson peut s’inscrire dans une scène (american primitive), ce qui caractérise le plus cette même scène est la liberté, et elle demande de développer sa personnalité musicale proportionnellement à l’économie de moyens (rappel : un mec, une guitare, rien d’autre). Chercher la richesse dans la simplicité, faire le plus avec le moins. Ce n’est plus une question de courage à ce niveau, c’est une question de conviction voire de dévotion. C’est ce qui vous ouvrira à une polyphonie des sentiments.

Il est un point où les références n’éclairent plus vraiment. Encore une fois, on peut toujours classer la musique, mais ici ce sont les intentions derrière qui comptent. On peut tout faire dire à cet album, tant on ne saura jamais vraiment ce qui peut se passer dans la tête et les doigts d’un type pour mettre une telle présence dans le peu. La dévotion pure, et je le connais assez pour savoir que je n’exagère pas, amène la magie à l’auditeur. Car oui c’est magique d’entendre autant d’endroits sans voix pour les dire, sans effets pour les suggérer. Jan Morgenson fait de la musique comme Win Wenders a su faire du cinéma. Tout y est signifiant.

On pourra le qualifier de blues, mais ne vous attendez pas à entendre une pentatonique scolaire. C’est le blues qui a coulé dans les veines des pionniers, pas celui qui se limite à une théorie de solfège à en devenir une caricature. Son blues est spirituel, expression personnelle d’un mal universel. Il peut s’orientaliser, s’américaniser, il n’a aucune frontière car le blues est l’expérience collective la plus forte.

La richesse de ce disque, c’est qu’il aurait pu naître n’importe où. Et en quelque sorte il est un peu né nulle part, dans une impasse près d’un chemin de fer (tout a du sens non ?). Maintenant il vous appartient, faîtes lui faire le tour du monde, beaucoup le reconnaîtront comme une évidence. Parce qu’au final, dans mes écoutes en boucle de cet album, c’est le mot qui m’est apparu. Ce disque coule comme une évidence, et recommence comme une nécessité.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 12, 2016 11:38 AM MEST


Noisy Killer
Noisy Killer
Prix : EUR 18,62

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Distordre, saturer, provoquer, créer sans limites., 12 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Noisy Killer (Album vinyle)
Specific recordings aura amené doucement et donc intelligemment la chose. Ce Noisy Killer arrive après une série de disques qui exploraient diverses facettes de la musique nippone, et nous faisait déjà découvrir les facéties de HijoKaidan avec Bis Kaidan. En quelque sorte, c'était comme une chemin éducatif pour nous préparer à cette nouvelle sortie. Car oui, il faut être prêt, s'attendre à tout quand on pose l'album. Ne vérifiez pas votre cellule, elle va bien. Mais Hijo Kaidan aime quand tout déraille et prend un plaisir jouissif et communicatif à torturer ces 9 reprises à la manière d'un Takashi Miike. Dans cette audition, la distorsion est un langage et non un parasite.
Aux sources du concept il y a un duo qu'on dira improbable. Et pourtant...HijoKaidan a choisi Hatsune Miku comme vocaloiste (néologisme, ne cherchez pas. Hatsune Miku est un vocaloid, l'icône aux cheveux bleus).
Je vais au bout de ma pensée : ce duo paraîtra improbable à nos yeux qui avons tant l'habitude de tracer une ligne claire entre mainstream et underground, allant jusqu'à placer la marque de l'infamie sur ceux qui se « compromettraient ». En bref, si un duo de ce genre naissait en France, je ne lui donnerai pas deux jours avant de se faire lyncher tant on ne supporterait pas qu'une élite noise fricote avec une icône pop réelle ou virtuelle. Sauf qu'au Japon ils sont en général bien affranchis de ce genre de débilités qui entravent la créativité. Ce disque est là pour nous le rappeler et en voici ma lecture. La musique comme l'amour se moque des frontières, et la surprise vient quand les barrières de nos esprits, ressemblant souvent à une somme d'étiquettes, tombent enfin.
De la pochette (le verre brisé au niveau du sexe, casser ce qu'on ne peut atteindre chez l'icône?) aux choix des titres, tout est brouillé, comme une façon de chercher à nous clouer le bec au profit des oreilles et de l'imagination.
Toutefois écouter ce disque d'une traite peut parfois relever de l'épreuve, surtout pour ceux qui vous entourent. « Sotsugyo Shashin » en est un bel exemple. Comme si Kluster rejouait Zwei-Osterei sur la tendresse d'Ayumi Hamasaki.
Noisy Killer est également une excellente porte d'entrée pour qui veut en savoir un peu plus sur le patrimoine musical japonais. Vous reconnaîtrez bien sûr « Itsumo nando demo » grâce au Voyage de Chihiro. Amusez-vous aussi à écouter « Senbonzakura », titre chanté (au passage on dépasse aussi le clivage réel virtuel) par Hastune Miku pour Project Diva, en version originale et à la comparer avec celle de HijoKaidan. C'est le sucré salé, la bombe de wasabi au cœur de l'umami, parfois l'inverse.
Ce ratissage large amène à croire que l'insularité créé le besoin de repousser les limites au plus loin. Comme je comate souvent sur no-Life pendant le J-top (émission fourre-tout qui fait côtoyer Moumoon avec d’innommables girls band me faisant regretter les chinoises de S.H.E, c'est dire), j'ai reconnu quelques morceaux mais fait d'autres découvertes. Noisy Killer est donc un jeu de piste, une expérience dont on ne comprendra pas clairement les intentions tant les codes nous échappent par moment. Ce qui reste la plus belle forme d'invitation, matérialisée en vinyle par Specific Recordings.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 12, 2016 11:33 AM MEST


Fog Dreams
Fog Dreams
Prix : EUR 46,22

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une histoire de brume éléctronique, 12 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fog Dreams (Album vinyle)
J'ai commencé à écouter Millimetrik il y a un peu plus de dix ans. J'ai suivi ses sorties comme j'ai pu (quand on se met à chroniquer, on a du mal à tout suivre). J'ai toujours apprécié la démarche de ce type, la scène dans laquelle il s'inscrit et sa vision. Une alternative électronique, toujours en recherche de textures nouvelles, toujours à se remettre en question, amenant ses machines au-delà des soupçons de leurs propres concepteurs.
Entre temps Chez Kito Kat records, label dont on suit scrupuleusement les sorties, a migré pour ses deux tiers en Louisiane. Originaires de Richemont (pas le fromage hein, c'est un bled de l'est que tu sais pas où c'est), notre couple intarissable de découvertes s'en est allé loin et en a profité pour dénicher cet artiste canadien à la discographie déjà fournie. C'est un défi à la géographie non ?
C'est le monde moderne où les nouvelles frontières sont cosmiques comme ce disque dont on discute. Je retrouve donc cet artiste alors qu'il rejoint la famille Kito. Le monde est si petit que les circonstances ont fait qu'on a partagé la scène avec Millimetrik, venu à Metz (ça tu connais non?). Ce qui m'a donc permis d'avoir affaire à l'homme derrière la machine avant de pouvoir vous parler de son album :
On partage donc tous les deux des « Rêves brumeux autour de Lana Del Rey », un titre qui retranscrit la fièvre du fantasme, accentuée par de discrets feulements. Musique électronique lubrique ? Je vais loin, mais c'est pour dire que l'humain est au cœur de sa programmation. « Port Ellen bass » démarre tout en sensibilité avant d'évoluer vers un aspect dancefloor bien fouillé, réfléchi, puis de faire un retour vers son mid tempo originel en balancier. On entend sur ce morceau toute sa capacité de jongler sans nous perdre entre des textures aussi différentes que complémentaires.
Le titre « Fog dreams » vous emportera dans des vagues synthétiques reflétant la douce mélancolie d'étoiles qui vous éclaireront juste assez pour voir combien la terre s'est éloignée.
En quelques pistes se dresse déjà une constellation prompte à éclairer les errements d'un navigateur auquel je laisse le soin de se faire son avis sur les prochaines côtes qu'il rencontrera.
L'album croise les featuring comme les personnages d'un voyage et ce n'est pas un hasard si ses titres sont truffées de références comme un jeu de pistes. Car dans ses rêves brumeux il vous faudra de nombreux indices pour tenter de trouver la sortie, ou au moins le phare. Aucune quête n'est aisée, aucune vérité n'est formatée. Tout y est kaléidoscopique, à l'image de sa propre carrière.

L'album reçoit actuellement un accueil d'estime considérable au Canada, sa présence à plusieurs événements de renommée arrive comme une juste reconnaissance alors que près de quinze années de ferveur ont amenées Millimetrik à nous offrir un disque si mature à la production superbe. Un album de musique électronique qui nous raconte une histoire dans laquelle on projettera tous notre propre vision de la quête, de la tempête, de la brume puis de la lumière.

Il y a des disques qu'on doit avoir, parce que les événements nous les imposent. Une suite de hasards est justement tout sauf du hasard comme le dirait Snoeg Snoedal, une auteure décapante de Metz. Je vous souhaite la même rencontre avec cet album.

Au final cette chronique aura été celle de l'histoire d'un exil, d'un retour, de rencontres, et d'un chauvinisme latent car Metz en aura été le centre névralgique.

PS : disponible en cd ou dans une magnifique édition vinyle bleue transparente dont le centre est brumeux, redondance physique du propos électronique.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 12, 2016 11:32 AM MEST


S/T
S/T
Prix : EUR 24,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Scene, sex and soul, 12 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : S/T (Album vinyle)
The Adelians n'en est pas à son coup d'essai mais là on parle d'un coup de maître.
Ce disque c'est leur Back to black, au propre comme au figuré. Sans la prod hyper moderne de la diva destroy.

The Adelians garde une certaine politesse quand au mythique héritage soul. Le mirage de la Stax n'est pas qu'invoqué par la boule afro et ne s'y résume heureusement pas. C'est justement dans cette intégration d'une identité sans sombrer dans le revival que le groupe creuse sa distinction : résolument soul mais avec un son dont la dynamique rappelle que 40 années de rock nous sont passées dessus. Tourné outre-Atlantique, les pieds bien en France, voici un groupe qui ne renie rien, ne laisse aucune sentence ni frustration lui dicter son parcours. C'est salvateur, car il y a entre les chantres d'un américanisme et les défenseurs d'une exception culturelle française (souvent exceptionnellement mauvaise) un gouffre à remplir.

De plus choisir la soul c'est presque suicidaire pour deux raisons majeures:
- Qui sait vraiment l'enregistrer en France ? Je découvre donc ici un studio (Studio Cargo) capable de relever le défi, de restituer la fièvre et la ferveur de la mise en place du groupe. The Adelians reste carré, mais assez expansif pour retranscrire cette énergie rock qui s'empare de leur soul. Et bien sûr pour donner l'électricité sexuelle nécessaire au genre. Si je ne suis pas du genre lubrique, on peut pourtant bien admettre que la soul est la musique la plus sexuelle qui soit.
- Va trouver des concerts où tu arrives à six! Déjà un trio galère. Il faut donc du courage, et de l'audace. C'est ce qui s'entend le mieux dans ce disque. Ils mettent tout sur la table, comme si c'était le dernier disque. « Casse la baraque ou casse toi » disait David Briggs.

Le choix de faire un album éponyme a du sens car c'est l'essence du groupe qui nous est offerte, et comme le montre la pochette, la soul c'est l'énergie et l'introspection.
The Adelians offre un modèle de traité transatlantique quand le français s'invite pour nous rappeler que notre langue peut avoir une force immédiate.
La soul a besoin d'une voix, et Florence Pitard a ce qu'il faut dans le pharynx pour exploser. C'est une belle époque pour les chanteuses. Avec ce disque, The Adelians me fait le même effet ouragan que m'avait procuré les trois premiers ep de Blues Pills. Même profil rétro-moderne, même force chez la front-woman, même époque de référence.
Même destinée ? Que leur avenir soit gravé comme dans cette belle édition vinyle issue de la collaboration entre Q-sound recordings et Specific Recodings.

extrait de ma chronique parue sur Gonzaï


Rocket SGS01S SGS-S Set de Glisser en acier chromé Taille S Argenté
Rocket SGS01S SGS-S Set de Glisser en acier chromé Taille S Argenté
Prix : EUR 5,86

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pas assez épais, 11 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
J'ai pris ces bottlenecks car j'avais perdu mes dunlop, j'avais un concert et il m'en fallait vite. Bref j'ai voulu faire une économie, mais j'ai finalement perdu de l'argent car j'ai quand même racheté des dunlop.
Alors ces bottlenecks ne sont pas mauvais en soi, mais ils ne sont pas assez épais. Pour quelqu'un qui ferais de temps en temps un peu de slide ça peut vraiment le faire. Ils sont bien polis, donc le son est bon.
Mais pour ma part je joue du slide depuis 20 ans donc je suis très, très tatillon. J'ai vraiment besoin d'une certaine épaisseur, d'un poids et d'un équilibre particulier pour mes parties.
Bref, pour certains ça suffira, si ce n'est qu'un accessoire de plus, mais personnellement je les trouve en dessous des dunlop en acier, qui ne sont pas forcément déjà les meilleurs bottlenecks que j'ai.


Samsung GT-E1200I Téléphone Portable 128 Mo Noir
Samsung GT-E1200I Téléphone Portable 128 Mo Noir

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Application batterie!, 11 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samsung GT-E1200I Téléphone Portable 128 Mo Noir (Appareils électroniques)
J'avais un smartphone dont je n'avais pas l'usage et vraiment j'en avais marre de charger mon téléphone tous les deux jours (quand je ne m'en servais pas...).
J'ai donc voulu rétrograder, vu mon utilisation du téléphone (appeler, texto...). Le téléphone tient de 7 à 10 jours en charge, selon la fréquence d'utilisation. Il est léger, incassable (je laisse mon bébé jouer avec, en un an il a du tomber 300 fois...et toujours aucun problème).
Le son est correct. j'avais avant un téléphone samsung à bas prix qui avait un son horrible, je n'entendais rien, on ne m'entendait pas. Celui-là, aucun problème. Je l'ai depuis plus d'un an, pas de fatigue.
Bref si vous cherchez le plus simple (voire sommaire), mais surtout un téléphone qui reste chargé, c'est parfait.


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Proposé par JAGO24 FR
Prix : EUR 50,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Très pratique, 11 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Pratique, pas trop lourd, facilement pliable et dépliable (comparé à certains lits pliants). De plus il est beau. Le fond n'est pas suffisant pour que bébé dorme bien sûr, ça ajoute du confort quand il joue mais un matelas d'appoint est nécessaire. Les formats carrés ne courent pas les rues mais nous avons mis un petit matelas d'appoint pour la sieste, ça suffit.
Avec poignées pour que bébé apprenne à se lever, ouverture quand il est plus grand pour qu'il puisse venir piocher dans sa réserve de jouets, bords matelassés (on avait un parc en bois avant...vive les bosses!).
Le sac de transport est assez solide, pratique (marre de ces lits qu'on arrive à sortir mais plus à rentrer). Et le prix est très correct.
Un bon produit.


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