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Contenu rédigé par Kallisthène
Classement des meilleurs critiques: 110
Votes utiles : 1908
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Commentaires écrits par Kallisthène (Paris)
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3.0 étoiles sur 5
Ça balance du steack ! *** 1/2, 24 mai 2013
Encore un livre d'urban fantasy, la recette est connue : agitez une jeune femme avec une sacrée gnack, des pouvoirs magiques puissants mais pas encore révélé, une communauté magique dirigée par des types légèrement douteux et une "relation" avec un mec pas super clair. Bon, en général ce type de bouquin me tombe rapidement des mains, mais les critiques promettaient du nouveau, et ils n'avaient pas totalement tort ! D'abord l'histoire d'amour n'est pas au centre de l'intrigue, pas de minettes qui se posent des questions absurdes (pour les mecs, s'entend), là cette histoire d'amour est le moteur qui pousse la jeune Jessie Shimmer à remuer Ciel et Terre, ou plutôt Enfer et Terre pour retrouver SON Cooper. Car, celui-ci vient de disparaître par un portail infernal, suite à un petit sortilège un poil raté. A partir de là l'action ne s'arrête pas une seconde et emporte le lecteur avec lui, fasciné qu'il est par l'énergie dégagée par cette jeune femme contre laquelle toutes les forces humaines et surnaturelles vont se liguer ... mais que redoute donc le très puissant Jordan et ses amusants Men in Black ? Lucy Snyder a créé de plus un système surnaturel assez original, basé sur des entités supérieures mystérieusement bienveillantes et d'autres plans d'existence d'où viennent d'ailleurs les familiers : une sorte de peine de prison. C'est bizarre et on a envie d'en savoir plus. Par contre toutes ces bonnes nouvelles sont à mettre en balance avec une héroïne justement trop ... héroïque, tellement sans peur et sans reproche qu'elle est prête sans aucune arrière-pensée à plonger dans les Enfers et que d'horribles blessures n'arrêtent pas une seconde. Non, là Mme Snyder, j'ai du mal à vous suivre, en tout cas le passé de la jeune Jessie n'est pas présenté de façon à expliquer une telle résistance. Un bon 3,5 étoiles et peut-être de bien meilleures choses à venir. Lu en américain d'origine.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Jeu coopératif familial blindé de prix internationaux et au look superbe, 23 mai 2013
Solide:4.0 étoiles sur 5 Amusant:4.0 étoiles sur 5 Educatif:2.0 étoiles sur 5
Les jeux coopératifs ne sont pas si nombreux pour qu’on passe à côté de celui-là, d’autant plus qu’il est extrêmement accessible. En effet réfléchissez : qu’est-ce qui empêche finalement les « petits » joueurs occasionnels de jouer avec vous, hum ? C’est tout simple : la peur de perdre ou celle du ridicule Quoi de mieux alors que de jouer à un jeu où on perd et on gagne tous ensemble ? C’est bien de cela qu’il s’agit ici, des gens, les Atlantes, ont dispersé sur cette île quatre reliques qui leur permettaient de contrôler les éléments. Mais afin de les protéger ils ont piégé l’île qui s’enfonce sous l’eau à mesure que les gens s’y déplacent, et vous allez vous y déplacer pour rechercher ces trésors, croyez-moi. Vous êtes les Aventuriers qui allez vous rendre dans cette île pour récupérer ces Trésors sans prix ! Et chacun d’entre vous, du fait de sa profession, aura des possibilités différentes, comme le Messager capable de transférer des cartes à distance ou le Plongeur qui peut traverser les parties inondées de l’île. Mais venons-en à l’île justement, elle est constituée de 24 petits carrés décorés, assemblés aléatoirement parmi lesquels vous trouverez deux tuiles pour chaque type de trésors (c’est là que vous devrez le récupérer) ainsi qu’une tuile hélicoptère sur laquelle s’est posé votre Hélicoptère et où vous devrez converger pour vous échapper de l’effondrement de l’île. Le tour de jeu de chacun consiste à se déplacer, à assécher une tuile qui a commencé à s’enfoncer (et à laquelle vous tenez) ou à donner une de ses cartes Trésor à un camarade qui en a déjà beaucoup. En effet vous ne pourrez récupérer la jolie figure plastique du « Trésor » qu’à la condition de disposer de 4 cartes Trésors du même type. Justement vous tirez à la fin de votre tour 2 nouvelles cartes, contenant soit le symbole d’un Trésor, soit des cartes spéciales vous permettant par exemple de vous déplacer instantanément ou d’assécher tout de suite une tuile. C’est à cette étape que vous risquez de tirer une carte « Montée des eaux » qui est le mécanisme qui augmente inexorablement le nombre de carrés engloutis à chacun de vos tours. Cette carte impose également de mélanger les cartes symbolisant les carrés de l’île déjà jouées et de le remettre au-dessus du paquet. Là est l’intérêt principal du jeu, car ce sont les carrés déjà engloutis qui risquent de ressortir, auquel cas ils disparaîtront définitivement avec toutes ses possibilités : jonction avec d’autres parties de l’île, lieu d’obtention de la statuette Trésor ou départ de l’Hélicoptère, autant de façon de perdre définitivement la partie ! En conséquence il existe une véritable urgence à soigner les carrés déjà atteints, objectif qui mobilise tous les joueurs. Là est aussi une des limites du jeu, surtout avec de jeunes enfants : on finit par les piloter et ils ne perçoivent pas leur influence dans le jeu. L’autre limite est tout simplement la simplicité du jeu, des joueurs chevronnés établiront rapidement une stratégie que l’on appliquera un peu mécaniquement. Il n’en reste pas moins que c’est un bon jeu familial dans lequel vous devrez réussir à faire jouer tout le monde !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Les hauteurs Universitaires, 14 mai 2013
Je m'étais promis de lever la patte sur les romans Steampunk qui me semblent plutôt relever d'une fascination anglo-saxonne pour la période de la révolution industrielle (un monde perdu ?). Mais l'accroche de ce roman n'est qu'accessoirement Steampunk, c'est donc la notion d'un Dieu manifestement "artificiel", puisque lié à une machine, qui m'a attiré. Bien m'en a pris, car au-delà de la promesse de la couverture et du titre il y a également une véritable histoire, forte et tragique. Et pourtant, les balbutiements de l’histoire n'étaient guère appétissants. Je vous présente en effet notre héros, le Professeur Oladel Adewole, un homme plutôt jeune, grand et basané, d'origine étrangère (noir quoi !) qui enseigne à l’Université de la ville de Eisenstadt où il a dû s’exiler pour dénicher une chaire d’enseignement. Il faut dire qu’au milieu d’une révolution industrielle, notre héros fait un peu tâche avec sa spécialisation en langues mortes et sa fixation sur les mythes qui entourent l’île flottante qui gravite autour d’Eisenstadt ! Oui, oui, vous avez bien lu ! Une grosse île est en lévitation au-dessus de la ville, depuis un temps indéterminé, c’est LE gros mystère de cet Univers partagé (dont vous trouverez les autres romans ici : Black Mercury et The Kaiser Affair). Les personnages académiques ne forment pas le gros des troupes de héros qui peuplent nos romans, c'est le moins qu'on puisse dire. Permettez-moi par exemple de ne pas y inclure le Docteur Indiana Jones ! Adewole n’est donc pas un gros plein de muscles et sa contribution dans l’expédition qui va pour la première fois parvenir jusqu’à l’île flottante est donc de nature … scientifique. Les organisateurs comptent en effet sur sa connaissance des langues disparues et des légendes entourant cette île pour faciliter leurs relations et leur compréhension des gens qu’ils pensent y trouver. La première partie de ce roman consistera donc à suivre le professeur Adewole au milieu d’une bibliothèque vieille d’un bon millénaire à la recherche des secrets de l’île flottante. Je ne vous gâcherai pas le plaisir de la découverte en vous le dévoilant, sachez juste qu’ils sont surprenants, fascinants et émotionnellement forts. Vous vivrez donc deux aventures en parallèle, celle dans le monde d’aujourd’hui d’une minuscule portion de territoire qui a dû apprendre à survivre avec de très modestes ressources, et le lent et académique dévoilement de la crise ayant présidé à la mise en lévitation de cette île. Cette fouille laborieuse dans des documents abîmés, exprimés dans une langue morte mal-connue est peu courante dans les romans (ou alors le fait de héros subalternes). Hélas le monde réel a conscience de la valeur de ces recherches et il va saisir sa chance d’accéder au Pouvoir qui a permis le prodige de l’île flottante. Je regrette simplement que l’auteur ne se sois pas plié à la règle implicite du roman de détective que de fournir quelques indices au lecteur … je dois avouer avoir été surpris du comportement de certains personnages. Une fois l’acmé atteint et dépassé, le roman me semble posséder un certain nombre de faiblesses, surtout concernant le background, un point qui m’intéresse toujours beaucoup. Cela peut se comprendre puisqu’il s’agit d’un roman qui se situe dans un monde « partagé ». Ainsi la magie me semble incohérente, car il n’est pas fait référence à l’exercice de celle-ci alors qu’elle est toujours puissamment présente et disponible, comme vous le verrez. L’ouvrage n’en reste pas moins original, fort et explore le continent de la perte d’un être ou d’une époque qui vous sont chers. Ça m’a d’ailleurs fait penser aux Les Machines de Dieu de Jack Mcdevitt.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Fantasy “classique” avec de splendides personnages qui jaillissent littéralement de la feuille, 3 mai 2013
Ceci une histoire qu'on a lu cent fois : celle d'un jeune garçon, pas encore pré-adolescent, livré à un Ordre combattant pour qu'ils en fassent une machine de guerre. A priori aucun intérêt sauf si c'est bien fait, sauf si on y croit, sauf si on en emporté par l'histoire et qu'on ressent de l'empathie pour le Héros, sauf si les Ordres obéissent à d'autres maîtres que les pouvoirs temporels. Et de Héros il s'agit car les auteurs des romans auto-édités suivent leurs inclinaisons et sont moins sensibles aux modes éditoriales. Vaelin est donc un garçon empathique, aimable même, qui traversera les nombreuses épreuves que lui réserve le monde sans plier indûment devant lui. Il fera l'expérience d'amitiés d'airain forgées dans les épreuves de cette dure enfance ainsi que de la douceur douce-amère d'un amour condamné. Mais surtout, Vaelin est destiné à être un Héros un jour. Difficile de résumer ce riche roman de la vie variée et légendaire de Vaelin, sachez juste qu'il emporte le lecteur avec lui grâce à des personnages secondaires superbes et à des relations qui tombent tellement juste qu'on dirait qu'on a affaire à un vieux routier de l'écriture. Ce livre est raconté de la même façon que Chronique du Tueur de Roi - Première Journée, tome 1 : Le Nom du vent, avec lequel il partage beaucoup d’éléments, en effet c’est un Vaelin adulte et captif qui raconte son histoire à un scribe qui le méprise. C’est un mode narratif qui a cependant l’inconvénient de tuer le suspense, sauf que, extase, l’histoire dépasse par la suite ce point là et nous donne à vivre un final très très étonnant. Ce livre a été auto-édité puis acheté par Penguin pour une sortie directe en Hardcover vers juillet 2013, remarquable non ? Mais ne vous y fiez pas, j’ai ensuite écumé la liste des meilleurs ebooks auto-édités en SF/Fantasy, Anthony Ryan reste pour le moment une étoile bien solitaire ... Une Fantasy classique qui ne déroutera pas le lectorat classique du genre tout en possédant une profondeur peu fréquente.
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Deepsix
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par Jack McDevitt Edition : Poche |
| Prix : EUR 6,17 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Suspense, collision planétaire, faune et flore extra-terrestre et archéologie des restes d'une race disparue, 25 avril 2013
A mon sens le meilleur roman de Jack McDevitt. Tous ses thèmes favoris sont ici regroupés, archéologie des traces de race extra-terrestre disparue, phénomènes naturels à l'échelle cosmique (la collision imminente entre la planète Deepsix et une planète Jovienne) et description d'écosystèmes 'autres'. Mais ici McDevitt a su mettre une tension dramatique inhabituelle, qui n'est pas propre en effet a priori à l'archéologie. La tension est obtenue en raccourcissant les délais de 'fouille', trois semaines pour explorer tout un monde sur lequel on vient de détecter des traces de vie intelligente disparue, c'est pas énorme. Mais en plus lorsque l'arrogance du reporter star conduit à la perte des seuls moyens pour l'équipe d'exploration de quitter le sol de la planète (plus un ou deux morts en passant), ça chauffe ! Rajoutez une pincée de rancœurs personnelles et politiques conduisant à des sabotages des autres navettes disponibles et vous obtenez un cocktail fort dynamique. Et puis après c'est le bonheur, la navette jamais récupérée de l'expédition précédente pouvant permettre de s'échapper de Deepsix, les cinq rescapés entament un trek d'une centaine de kilomètres et observent en direct la faune et la flore d'un monde d'un milliard d'années plus vieux que la Terre, et l'incroyable "avance" évolutionnaire de ce monde par rapport au nôtre avec de magnifiques et tragiques surprises.
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Tigana
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par Guy Gavriel Kay Edition : Broché |
| Prix : EUR 10,53 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Chef d'oeuvre de la Fantasy Littéraire, 25 avril 2013
Tigane, c'est de l'émotion pure, plus dramatique qu'un simple massacre, Kay met en scène la destruction lente de toute une culture. La province de Tigane de la péninsule de la Palme non seulement a été dévastée, ses monuments éradiqués mais le Roi-Sorcier Brandin, qui y a perdu son fils bien-aimé, en a aussi maudit le nom et le souvenir. Seuls ceux nés à Tigane avant l'invasion sont capable d'entendre ce nom. Ce sont ces ceux-là qui constituent le coeur de l'ouvrage, leur blessure et leurs résolutions, une quinzaine d'année après l'évènement. Tels Alessan, l'héritier du trône de Tigane, inlassablement à la recherche des moyens de chasser Brandin et Alberico, l'autre sorcier à se tailler un empire dans la péninsule. Ou encore Dianora, qui a juré de venger sa famille en assassinant le tyran mais tourmenté par son amour pour lui. Publié à l'origine en tant que Fantasy, Tigane relève en fait beaucoup plus de la littérature générale enrichie d'une magie plus subtile que celle qui parcoure habituellement ces titres. Ce sont les émotions, les émotions intimes fortes qui sont les vrais personnages de ce roman, en particulier lors d'un final propre à tirer une larme à n'importe quel lecteur. Mon Guy Gavriel Kay favori encore à ce jour, je regrette tellement qu'il ait abandonné tout fantastique dans ses romans suivants.
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Tuf Voyaging
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par George R.R. Martin Edition : Broché |
| Prix : EUR 12,40 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
SF écologique avec plus qu'un brin d'humour, 25 avril 2013
Haviland Tuf est un ingénieur écologiste autodidacte, ayant hérité d'une immense arche capable de doter un monde d'une écologie complète. Haviland erre de monde en monde pour mettre ses modestes compétences au service des mondes composant la diaspora humaine, contre rétribution. S'ensuit une suite de rencontres de mondes plus ou moins "excessifs" dans la grande tradition de la SF classique où les dirigeants pensent trouver en Haviland la solution miracle à tous leurs problèmes en tripotant l'écosystème. Haviland et ses chats (qu'il adore littéralement) s'exécutent tout en avertissant des effets délétères de ce qu'on lui commande ... Un roman constitué d'une collection de nouvelles centrées sur un seul personnage tout à fait plaisant, la personnalité débonnaire de Haviland Tuf est par ailleurs désopilante.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
L'Aventure au XIXème dans un monde Industriel et Sorcier, 25 avril 2013
La force de ce roman c'est l'originalité de son univers. C'est d'une véritable société industrielle dont il s'agit mais dont la magie fait partie. Une magie bien comprise (des personnages !) et dont les praticiens sont intermédiaires entre artistes et techniciens. Mais cette puissante civilisation est attaquée depuis trois ans par des mystérieux dirigeables invulnérables à la fois à la science (canons) et à la magie (sorts). La capitale de la Nation d'Ile-Rien est assiégée et va tomber, l'atmosphère de désespoir parfaitement restituée par Wells. Trémaine, fille d'un aventurier légendaire, contemple l'idée de sa propre mort, mais, dans les affaires de son père disparu depuis des années, une sphère incomprise léguée par un génial sorcier réagit étrangement à la présence de Trémaine. Tout comme les anciens obligés de son père, voués à sa protection. La sphère, ultime recours d'Ile-Rien, si on comprend ce qu'elle est. Un livre d'introduction à une plus vaste histoire, parfois un peu lent, mais comme toujours chez wells, avec de vrais personnages dedans.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Fantasy Noire à la russe, 25 avril 2013
Rafraichissant est le terme qui s'impose ! Bon d'accord y'a des vampires, du surnaturel, du paranormal. C'est la lutte du bien et du mal (en fait du jour et de la nuit), mais une lutte formalisée, il y a des règles et on ne fait pas n'importe quoi comme la dernière fois où le bien a voulu casser la baraque avec Lénine. Mais après les "Lénine" y'aura toujours un "Staline" ricanent les forces de la nuit ... Un imaginaire peu fréquent dans le domaine que l'imaginaire russe, on retrouve d'ailleurs bien le pessimisme de l'âme slave. A lire sans restriction !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Guilty Pleasure, 22 avril 2013
Je trouve rafraîchissant ces petits nouveaux issus de l’auto-édition, ils ne respectent rien. Ils ne savent pas que tel domaine est jugé « has-been » ou obsolète, donc ils s’y lancent quand même et fond (très rarement) parfois mouche mais avec le nombre ils réussissent forcément ! C’est Cinquante nuances de Grey, Anthony Ryan, Larry Correia, John Scalzi, Hugh Howey, etc… Je crois que vous en verrez de plus en plus maintenant. En SF le ebook certainement le mieux et le plus noté sur amazon.com est bien ce livre qui fait exactement le contraire de ce qu’on doit faire aujourd’hui en SF. Le livre est petit (260 pages), dynamique, ne s’attarde pas sur les détails superflus (sans être inexact) et met en scène un héros « tout-puissant ». C’était la recette des romans de SF vintage des années 60 et 70 d’une SF populaire, et bien ça marche toujours, jusqu’à un certain point cependant. Le roman débute sur les chapeaux de roue, notre héros est un professeur d’université dans le domaine scientifique et technique mais habite et exploite également une ferme dans laquelle il vit avec ses deux grands ados. Or une nuit des cris le réveillent et il fait face au cauchemar classique des films d’invasion extra-terrestre stupide : une soucoupe volante au-dessus de sa ferme d’où émerge un long bras métallique qui vient enlever successivement ses deux enfants … pour les libérer quelques minutes plus tard, éviscérés : séquence émotion. Quand vient le tour de Kyle Riggs d’être attrapé par la soucoupe, son monde s’est écroulé et il n’a réellement plus rien à perdre, ce qui lui permet d’accéder à une sorte d’hyper-rationalité propre à défaire la série de défis que lui lance la soucoupe volante. Car cette dernière ne cherche pas à tuer de façon indiscriminée, elle est simplement à la recherche d’un nouveau Commandant ! Ce que deviendra Kyle avec, paradoxalement, comme mission la défense de la Terre d’une invasion imminente d’un autre menace, les Macros. ... Des centaines de ces soucoupes reconfigurables, appelées Nanos par Kyle, écument donc notre planète pour sélectionner les humains les plus à même de commander un vaisseau spatial dans les combats à venir. Sauf que leurs critères sont drastiques, et les conséquences de l’échec souvent … désinvoltes et mortelles. Hélas pour le désir de vengeance de Kyle, celui-ci comprend rapidement qu’il n’y a personne dans l’avion, euh le vaisseau spatial, à part une I.A. pas très futée appliquant des règles codées par de lointains aliens. Tandis qu’apparaissent effectivement les redoutés Macros, nous suivons la lutte contre la montre de Kyle pour comprendre le mieux possible cette machine. Car il semble bien qu’on ne puisse pas compter sur les autres Commandants, ceux-ci ayant plutôt des profils d’aventurier psychopathe que de Penseurs ! Nous sommes donc en face de ce type de roman où le Héros est à la source de tout. Sauf que le contexte justifie correctement la chose, au moins pour les premiers romans. Bien vu. Deux autres personnages encadrent cependant le Héros et garderons une importance considérable tout au long de la série (j’ai tout lu, j’avoue) : Il s’agit de la jeune et sexy Sandra, sauvée par Kyle et qui fera office d’intelligent faire-valoir pendant toute la série et le très mégalomane Crow qui n’aura de cesse que de prendre le pouvoir sur la flotte spatiale naissante. Vous comprendrez qu'il ne vous pas vous attendre à une étude de caractère, d'ailleurs ce qui m'a le plus choqué est l'absence des enfants de Kyle dans ses pensées après les tous premiers chapitres. D'un autre côté peut-être n'a-t-il pas le temps ! Car Kyle ne cessera de sauver la planète … avec les dents, allant jusqu’à appliquer les étonnantes propriétés des Nanos au combat terrestre et à y participer. D’ailleurs son sens tactique inné y fera merveille ;-) Je taquine, mais au total nous avons un roman sans autre ambition que de vous distraire, c’est déjà beaucoup !
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