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Contenu rédigé par Kallisthène
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Commentaires écrits par
Kallisthène (Paris)
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L'éducation de Stony Mayhall
L'éducation de Stony Mayhall
par Daryl Gregory
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

5.0 étoiles sur 5 Exploitation intelligente de la mode des Zombies pour nous raconter une belle histoire ... humaine, 27 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'éducation de Stony Mayhall (Broché)
Encore un bouquin sur les zombies ... pff ... quel est l'intérêt de ces sempiternels romans-catastrophe-d'horreur pour lesquels je n'ai aucun atome crochu. Sauf que déjà Feed m'a appris l'usage qu'on pouvait faire d'un tel outil (énorme !) lorsque les sociétés décrites restent organisées.
Dans d'autres romans, ce sont les zombies les héros, avec d'énormes défauts narratifs, peu éloquents, peu intelligents et jamais réellement organisés en société.
Et puis voici qu'un auteur réellement spéculatif, Daryl Gregory, rencontre ce thème qu'il traite à sa sauce étonnante.

Tout d'abord le zombie ne sera ni muet, ni stupide, mieux la plupart d'entre eux garderont toute la mémoire de leur état antérieur de 'Breather' (argot zombie pour décrire un être humain encore ... chaud), et puis les zombie n'ont pas causé (encore) la fin du monde (même si des courants politiques en leur sein s'en font l'avocat).

Mieux, les Zombies forment une minorité opprimée par le pouvoir fédéral et doivent, pour survivre, compter sur des Vivants qui les hébergent, les transportent même, pour différentes raisons allant de la résistance au pouvoir fédéral, en passant par l'empathie des membres de famille de zombies abattus jusqu'aux défenseurs des droits civiques.
Cette histoire est racontée par un être d'exception, un certain Stony Mayhall, né directement zombie d'une jeune victime de la première contamination zombie datant des années 60 aux Etats-Unis.
Quel meilleur antidote aux films et livres d'horreur sur les zombies que de faire du bébé Stony Mayhall l'enfant chéri d'un foyer tout entier ? Car nous avons droit pendant un bon tiers du roman à une histoire de dissimulation et de solidarité au profit d'un étrange enfant parfaitement normal par ailleurs mais qui ne semble grandir que pour ressembler au jeune voisin asiatique, Kwang.

Ce bonheur familial ne peut cependant pas durer, les jeunes filles grandissent et naturellement le monde extérieur accapare une part de plus en plus grande de leur intérêt et de leur temps, laissant forcément de côté leur frère qui ne peut pas les suivre à moins d'être abattu sur le champ.
Car depuis cette première apparition de zombie, régulièrement de nouveaux cas sont repérés, pourchassés par le FBI et souvent brûlés, sans d'ailleurs que ne soit révélé à la population que ces morts-vivants sont bels et bien conscients.

D'ailleurs en lisant ce livre j'ai eu l'impression d'un croisement entre une chasse aux noirs à l'époque de l'esclavage et aux communistes au temps du McCarthysme.

Un drame précipitera cependant le jeune Stony dans le vaste monde où il fera connaissance avec la conspiration qui organise la survie des zombie au milieu d'un océan de Vivants. Nous en apprendrons alors plus sur l'état de zombie, leur étonnante humanité, leur exceptionnelle normalité finalement abstraction faite de l'enveloppe physique. Nous vivrons aussi leur remarquable pacifisme, fruit d'un constant combat politique qui les a fait jusqu'à présent accepter de disparaître en tant que groupe persécuté pour que le plus grand nombre (les Vivants) vivent.

Car tous les films ou les livres de zombie vous l'ont appris, le monde n'est qu'à trois jours de la conversion 'totale' si tous ces zombies devaient décider de l'option « The Great Bite » !

L'histoire de Stony Mayhall est parcouru par de grandes questions philosophiques, car l'état de Zombie remet en cause la nature de l'individu, ce qui le définit, ce qui le limite mais aussi l'endroit où il réside si le corps n'a pas besoin de vivre pour accueillir la conscience.

Un roman étonnant, qui ne ressemble à rien d'autre et dans lequel le pire comme le meilleur ne sont jamais certains, rafraichissant non ?
Lu en américain.

Très Fortement Recommandé.


Brilliance (The Brilliance Saga Book 1) (English Edition)
Brilliance (The Brilliance Saga Book 1) (English Edition)
Prix : EUR 3,83

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le retour des Mutants, 22 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brilliance (The Brilliance Saga Book 1) (English Edition) (Format Kindle)
Les mutants ont été un thème puissant et fort des premières années de la SF. Ce thème a depuis largement disparu, sauf dans les comics.

Le voici ici de retour sous une forme étrange puisque aucune explication n'est donnée à la brutale apparition d'enfants surdoués, ce qui me fait dire qu'il s'agit plus d'un Thriller que de la SF, car le lecteur de SF veut comprendre !
Par contre j'ai bien aimé la description des pouvoirs de ces Mutants, appelés ici Abnorms, il ne s'agit pas de pouvoirs physiques mais uniquement de facultés d'analyse bien supérieures à celles des humains normaux. De plus ces pouvoirs sont souvent limités à une seule forme d'intelligence, ce qui permet de ne pas avoir à décrire des Dieux (toujours difficile).

Ainsi le Héros, Nick Cooper, discerne automatiquement des corrélations comportementales qui lui permettent de prédire les actions des gens qui l’entourent. Pour tel autre ce sera la bourse qui lui semblera aisé de prédire, etc …
Rien de véritablement paranormal donc.

Ces Abnorms n’en représentent pas moins un immense défi, leurs capacités mettent en danger toute l’organisation de la société qui repose sur l’acquisition graduelle de compétence et de pouvoir. Toutes les règles implicites de la société sont donc menacées par le pour-cent de la population capable d’acquérir presque instantanément des positions élevées et donc de pousser les « vieux » qui détiennent actuellement le pouvoir.

Pire, ce potentiel disruptif ne les rend pas non plus sympathique au reste de la société qui ressent surtout une grande injustice. Bref, le terreau d’une terrible ségrégation est bien là et les politiques américains ont commencé à en tirer parti, comme dans le reste du monde où les Abnorms sont, d’après l’auteur, propriété de l’état.

Depuis une bonne dizaine d’années maintenant les Abnorms les plus « intelligents » sont retirés jeunes à leurs parents et élevés dans d’opaques « centres » d’où ils ressortent souvent brisés. On comprend qu’une lutte pour conserver des droits civiques se soit développé, c’est l’objet de ce roman qui est plutôt un Thriller ma foi bien tourné.

Nick Cooper fait partie d’une agence, le DAR, ayant explicitement les pouvoirs implicites de la police américaine d’aujourd’hui, soit le pouvoir de tuer n’importe qui sans avoir à rendre de comptes. C’est la dangerosité des Abnorms qui a rendu cette politique « indispensable », ainsi que les atrocités déjà commises par John Smith.

Mais John Smith est un maître de la Stratégie et a réussi à rester libre depuis des années. Suite à une nouvelle atrocité, Nick décide de faire semblant de faire défection afin de mettre la main sur John, nous en apprendrons alors bien plus sur cet étrange monde, avec une grosse surprise à la clé.

Surprise qui n’en sera pas une pour les habitués des phobies classiques des américains, la limite habituelle de l’exercice. Je rajouterai que la confiscation des enfants à leur famille dans un régime démocratique m’a semblé complétement fou et absurde.

À part ça le livre est nerveux, le Héros agréable et multidimensionnel, mais la suite est hélas à ignorer.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 27, 2014 11:18 PM MEST


Grand Central Arena
Grand Central Arena
par Ryk E. Spoor
Edition : Poche
Prix : EUR 6,36

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 SF rebooted, 20 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grand Central Arena (Poche)
Ouaaaaahhh !

Ce livre est de la Science-Fiction !

Et alors ? Comme des milliers d’autres romans, non ?
Et non, j’ose et prétends le contraire.

Remontez donc aux années dorées de la Science-Fiction, des années 50 et 60. En ces temps bénis, la SF servait à explorer l’Univers, à découvrir d’autres espèces intelligentes, de se demander quelle est la place de l’homme.
Je me souviens aussi que les pouvoirs paranormaux, la télépathie surtout, étaient très explorés, questionnant l’avenir évolutif de l’espèce humaine.
Quant à la figure de Dieu, elle était régulièrement évoquée.

Depuis, hélas, une SF qui était tournée vers l’extérieur s’est retournée sur notre propre Humanité, en limitant en plus la portée de son imagination. Loin de moi l’idée de m’en plaindre, sauf que les rêves de ma jeunesse se sont enfuis avec l’optimisme de cette époque.
Alors quand Ryk E. Spoor a annoncé vouloir retrouver cette ambiance, s’inspirer même ouvertement des œuvres les plus emblématiques de cette époque (en remontant jusqu’au Triplanétaire - Fulgur - 1 de Doc E. Smith), mon sang n’a fait qu’un tour et ma souris qu’un click !

Maintenant imaginez la scène :
Le système solaire est conquis/colonisé depuis longtemps, l’Humanité est en paix avec elle-même, la prospérité est là, pour tous.
À tel point que les structures de gouvernement ont décliné en pouvoir.
Il faut dire qu’avec l’intégration de plus en plus poussée des nanotechs et des IA dans le corps humain, la menace d’une tyrannie absolue, étendue jusqu’aux pensées même, n’a jamais été aussi proche.
Mais laissons de côté ces sombres pensées et regardons donc de plus près l’évènement extraordinaire que sera le lancement du premier vaisseau spatial supra-luminique.

Ouaaahhh !

N’oublions jamais que cet évènement est et restera la clé de la Science-Fiction, il est donc naturel qu’il soit au centre de ce roman-renaissance.
Ce nouvel essai a pourtant encore plus d’importance, car les sondes supra-luminiques automatisées envoyées jusqu’à présent sont presque toutes revenues en bon état mais sans le moindre enregistrement …
D’ailleurs maintenant qu’on y pense, aucune des nombreuses sondes automatiques "lentes" envoyées « élever » l’Humanité sous de lointains soleils n’a jamais donné signe de vie. Que se passe-t-il ?

Il faut donc envoyer un nouveau vaisseau et un équipage humain, prêts à toutes éventualités. Nous assistons donc au début du livre à sa constitution. Le vaisseau se nommera le « Saint-Graal » et sera piloté par Ariane Austin, une pilote de course spatiale sans assistance artificielle. Sera aussi à bord Simon Sandrisson, le découvreur de l’effet supra-luminique, Marc DuQuesne ingénieur remarquable et surhumain, ainsi que nombre de spécialistes capables de presque tout réparer dans un vaisseau spatial aux commandes entièrement doublées par des moyens low-tech et même équipé de propulseurs chimiques.

Je dois signaler que cette première partie semblera trop technique pour un public général, j’y ai pour ma part trouvé peu de techno-jargon, le public sensible à la SF traditionnelle n’aura pas de difficulté à passer cette partie.
Cependant, une fois le « Saint-Graal » arrivé à destination, ces termes techniques n’auront plus guère d’importance, car nos voyageurs y trouveront un terrain de jeu mystérieusement égalisé pour tout le monde.
Vous savez comme dans ces courses de voitures où chacun a la même voiture pour que seul le talent du Pilote fasse la différence.

Vous me pardonnerez de rester volontairement flou car je m’en voudrais de vous gâcher l’immense surprise que j’ai moi-même ressenti en prenant conscience de l’audace de l’auteur. Voilà quelqu’un qui rend réellement hommage à la Science-Fiction en ne pensant pas petit.

Notre équipage ira alors de défis impossibles à relever en exploits surhumains, normal, ils ne le sont pas tous.

Chapeau l’artiste et merci pour ce morceau de rêve.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 21, 2014 9:49 PM MEST


Tower Lord: Book 2 of Raven's Shadow (English Edition)
Tower Lord: Book 2 of Raven's Shadow (English Edition)
Prix : EUR 11,31

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Qui trop embrasse mal étreint … mais le talent reste là, 10 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tower Lord: Book 2 of Raven's Shadow (English Edition) (Format Kindle)
Blood Song T1 La Voix du sang était un roman exceptionnel dans une narration classique et point trop compliquée, fort proche de celle de Patrick Rothfuss dans Chronique du Tueur de Roi - Première Journée, tome 1 : Le Nom du vent. Dans cette suite, l’auteur a manifestement décidé de se mesurer aux standards actuels du genre, soit la narration multi-points de vue permettant de fournir un éclairage de l’ensemble de l’action.

Nous avons en effet droit non seulement aux comptes-rendus du Chroniqueur Royal, Lord Verniers Alishe Someren, qui nous avait accompagné lors de « Blood Song », mais également au point de vue de la Sœur du Roi Marcus du Royaume Unifié, la Princesse Lyrna, celui du Frère Frentis, de Vaelin et d’un nouveau personnage, Reva, qui introduit un zeste de fraicheur dans notre histoire.

Il faut en effet signaler que ce roman relate essentiellement l’invasion du Royaume Unifié par l’Empire esclavagiste Volarian. Vous y trouverez donc beaucoup de morceaux de guerre, d’assassinats et de massacres, soyez-en prévenus !
Les chroniques de Lord Verniers sont tragiquement comiques, imaginez un historien érudit n’ayant jamais réellement souffert de quoi que ce soit dans sa vie, bombardé hagiographe officiel d’un général Volarian incompétent prêt à le torturer au moindre faux pas.

Nous retrouverons enfin le Frère perdu, Frentis, sorte de Jackie Chan médiéval qui vient de passer ces cinq dernières années à combattre comme gladiateur et à atteindre un niveau martial incomparable. Assujetti par un lien magique qui lui a été littéralement gravé sur le corps, Frentis se retrouve contre son gré associé à une femme mystérieuse dont les pouvoirs lié au « Dark » sont considérables.
La perfection guerrière de Frentis en fait un personnage sans intérêt, par contre les illusions de sa « maitresse » sont assez réjouissantes.

Les aventures de la Princesse Lyrna sont plutôt intéressantes, d’autant plus qu’elles insufflent un peu d’humanité dans un personnage qui apparaissait fort froid. Néanmoins une remarque de la Princesse semble indiquer une évolution récente de son caractère.
Un caractère qui ressortira trempé dans une épreuve peu commune dans les fers des esclavagistes.

Quant au nouveau personnage de Reva, jeune fille endoctrinée pour assassiner Vaelin, je suis un peu mitigé. Certes son parcours est confus et donc intéressant, le fait qu'elle doive lutter contre un endoctrinement initié très tôt est original en Fantasy.
Mais ce qui est pénible reste son niveau d’excellence dans toutes les armes sans qu’un parcours initiatique comme celui de Frentis ou Vaelin ne soit invoqué. Cela fait des personnages dont la perfection est assez ennuyeuse.

Reste Vaelin, je trouve que l’auteur a bien réussi à en faire une figure paternaliste, revenue de tout et cherchant à tout prix à éviter la souffrance.
Bien entendu, ce ne sera pas possible, en tous cas dans ce tome qui les accumule, les souffrances.

Il s’agit pour conclure d’un livre complexe, trop à mon sens, qui devra être précédé d’une relecture de Blood Song T1 La Voix du sang pour s’y retrouver dans l’immense galerie de personnages.
Ce livre manque également tout simplement d’un objectif, ce qui faisait la force du premier. Alors oui les batailles sont belles, les personnages souvent bien tissés, mais pour quoi faire ?

Pourtant, le talent de l’auteur est bien là, pas de doute il faudra compter sur Anthony Ryan, la seule question étant de savoir si il saura créer des œuvres immortelles ou pas …
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 15, 2014 9:58 PM MEST


The Martian
The Martian
Prix : EUR 6,27

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un roman de geek technophile sur Mars, 29 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Martian (Format Kindle)
L’Homme a atterri sur Mars, plusieurs fois déjà, nous en sommes ici à la mission Ares 3. Cependant au sixième jour de leur arrivée, une tempête de poussière dévaste le camp et laisse notre botaniste de Héros pour mort.
Le reste de l’équipage embarque alors dans l’atterrisseur et quittent la planète rouge avec un membre d’équipage en moins : Mark Watney …

Celui-ci ne se démonte pas et réagit comme un véritable … Américain en ne se laissant aucunement abattre et en cherchant par tous les moyens à survivre à quatre années de solitude martienne, avec des réserves largement insuffisantes d’eau, d’oxygène, de nourriture et d’énergie.

Car dans quatre ans arrivera la mission Ares 4. Mais Watney devra également se rendre au point d’atterrissage de cette mission, car il a également perdu tout moyen de prévenir la Terre de ses ennuis présents.
Qu’importe, tout ceci n’est qu’un simple problème d’ingénierie que notre McGiver Martien va résoudre dans une franche bonne humeur, un humour assez sarcastique et avec force détails techniques documentés.

En tous cas c’est ce que révèlent les entrées du log qu’alimente Watney, du coup nous n’aurons quasiment jamais accès aux sentiments du naufragé, à ses doutes ni même aux raisons qui le font tenir.
Heureusement l’auteur enrichit son histoire en y incluant la Terre qui détecte bientôt des changements sur le site et tente également de son côté à venir au secours de son Marsonaute.
C’est maintenant une planète entière qui sera pendue à cette incroyable aventure, car les épreuves et les imprévus seront nombreux sur le chemin de Mark Watney.

Il s’agit à nouveau d’un roman auto-édité qui n’a trouvé grâce aux yeux d’un éditeur qu’en raison de l’immense succès qu’il a rencontré en ligne. Il faut en effet reconnaître que le contenu très technique du livre et le peu d’empathie pour le personnage principal suscité par la narration n’en font pas un bon roman au sens « classique » du thème.

La bonne question est plutôt de savoir ce qui a touché le public américain, est-ce la combinaison d’un grand réalisme et de l’ouverture de nouveaux horizons à une Planète de plus en plus petite ?
Ou s’agit-il simplement d’un livre qui a rencontré un public de niche, les technophiles, particulièrement nombreux aux États-Unis ?

Pour ma part il est loin le temps ou une simple succession de faits, même cosmiques, suffisait à me divertir. Il me faut plus. Si c’est également votre cas, je vous conseillerais plutôt le chef d’oeuvre de Kim Stanley Robinson sur la Planète Rouge : Mars la rouge.
Une lecture assez technique elle aussi mais qui possède bien plus de personnages et génère bien plus d’empathie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 3, 2014 4:07 PM MEST


What Would The Community Think ?
What Would The Community Think ?
Prix : EUR 15,45

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Bijou de mélancolie, 23 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : What Would The Community Think ? (CD)
​Cet album me hante depuis bientôt une vingtaine d'année avec son traitement varié et original de la mélancolie.
C'est un album ultra-minimaliste essentiellement à base de guitare et d'une voix d'écorchée vive, sa plus grande force.
Notons également un étonnant mélange de blues, de country et de rock alternatif qui repousse l'ennui qui guette lorsqu'on écoute des albums trop homogènes.
Je n'ai pas accroché aux autres albums de l'artiste, cette prestation reste donc assez unique pour moi.
Cet album n'a pourtant guère eu de succès commercial mais son accueil critique a été unanime.
Pour ceux qui connaissent, la comparaison avec P. J. Harvey n'est pas absurde

Fortement recommandé, d'autant plus qu'il n'a jamais été aussi facile de tester la musique avec des Grooveshark ou Deezer.


Archetype
Archetype
par M. D. Waters
Edition : Relié
Prix : EUR 21,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Romance habilement déguisée en Science-Fiction, *** 1/2, 17 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Archetype (Relié)
Emma ne se souvient plus de son passé, suite à un terrible accident dont tous les détails lui restent cachés. Tout ce qu’elle sait est qu’elle a un mari aimant, très délicat et attentionné. Mais elle vit dans un hôpital jusqu’à ce qu’elle aille mieux et le docteur Travista mène de véritables interrogatoires afin de savoir ce dont elle se souvient vraiment.

Car si Emma ne se souvient de rien, ce n’est pas le cas de la voix dans sa tête ou des rêves qui la réveillent toutes les nuits et qui affolent tellement l’hôpital, son mari musclé, jeune et beau (c’est une romance quand même) mais aussi la voix dans sa tête qui l’empêche de révéler ce qu’elle apprend.

Les deux premiers tiers du roman sont donc consacrés au lent rétablissement d’Emma et de ce qu’elle apprend sur ce monde, ce qu’on lui en dit et ce qu’elle en rêve.
On apprend lentement que nous sommes dans notre futur où les États-Unis sont coupés en deux, en raison d’une dramatique réduction d’une ressource rare : la Femme et surtout la Femme Fertile.

Aucune raison ne nous est fournie, heureusement. Par contre l’Est a choisi de faire de la femme un être inférieur, possédé par son mari et éduqué dans des camps de femme. Tandis que l’Ouest a conservé manifestement un comportement plus civilisé.
Étant un lecteur de SF, j’ai réussi à suspendre mon incrédulité jusqu’à la fin, espérant une explication rationnelle et cohérente … en vain.
Il m’est impossible de croire à des parents qui laissent leurs filles être « dressées » dans des camps où en plus les matons sont extrêmement violents.
Il m’est impossible de croire à un homme à ce point étranger à son époque qu’il est capable de posséder de tels camps, d’envoyer des commandos à l’ouest pour enlever des femmes « fraîches » et en même temps d'être le mari parfait qui chercher à capturer l’Amour véritable de sa femme.

De plus la technologie est incohérente, on y dispose de téléporteurs alors que le reste de la société ressemble comme deux gouttes d’eau à la nôtre.
Pourtant la romance fonctionne, incroyable, et en plus la résistance de Emma n’est pas due à une quelconque « supériorité » de l’héroïne mais est reliée à un fait bien précis. Je vous en laisse la surprise.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 20, 2014 12:07 PM MEST


0.4
0.4
Prix : EUR 4,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 D’la SF pour nos jeunes, *** 1/2, 8 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 0.4 (Format Kindle)
Bon, je suis loin du cœur de cible, ce qui ne m’a pas empêché de lire en entier ce roman dystopique. Problème, il paiera pour tous les autres que je n’ai pas fini.

Ce qui est assez injuste vu que les autres sont bien pires !

Le début est fort intéressant, car on n’est pas dans la dystopie absurde et illogique. Notre héros mène une vie normal d’adolescent avec ses propres problèmes de cœur et les limitations de sa famille.

Quand vient la journée de fête de ce petit village où le meilleur ami de Kyle a décidé de présenter un numéro d’hypnotisme.

Et contrairement aux craintes de Kyle, le numéro se passe sans accrocs. Sauf que pendant le numéro, quelque chose s’est passé et que toute l’assistance est devenue parfaitement immobile, bien que toujours vivante.

Le choc ressenti, la variété des personnages, de tous âges, sont à porter au crédit de l’auteur.

Et puis les habitants du village se remettent à bouger … cette fois-ci l’étrangeté est portée par le changement de comportement de l’ensemble des habitants, un changement qui semble être partagé par le reste du monde.

Le petit groupe de quatre personnes rescapées de l’ancien monde doit comprendre et accepter douloureusement l’incroyable solitude qui vient de s’abattre sur eux, rendue pire encore en raison de la persistance des restes de leur monde autour d’eux.

Alors pourquoi des réticences ? Et bien encore et toujours à cause des explications/justifications qu’apporte l’auteur qui présentent déjà le défaut d’être en contradiction avec un point important du scénario concernant la « visibilité » des rescapés.

Enfin, l’explication donnée est trop absurde pour mon détecteur de mensonges intégré. Il est toujours plus malin de laisser le lecteur se faire des films dans sa tête et d’y continuer l’histoire.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 20, 2014 2:57 PM MEST


0.4
0.4
Prix : EUR 10,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 D’la SF pour nos jeunes, *** 1/2, 8 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 0.4 (Format Kindle)
Bon, je suis loin du cœur de cible, ce qui ne m’a pas empêché de lire en entier ce roman dystopique. Problème, il paiera pour tous les autres que je n’ai pas fini.

Ce qui est assez injuste vu que les autres sont bien pires !

Le début est fort intéressant, car on n’est pas dans la dystopie absurde et illogique. Notre héros mène une vie normal d’adolescent avec ses propres problèmes de cœur et les limitations de sa famille.

Quand vient la journée de fête de ce petit village où le meilleur ami de Kyle a décidé de présenter un numéro d’hypnotisme.

Et contrairement aux craintes de Kyle, le numéro se passe sans accrocs. Sauf que pendant le numéro, quelque chose s’est passé et que toute l’assistance est devenue parfaitement immobile, bien que toujours vivante.

Le choc ressenti, la variété des personnages, de tous âges, sont à porter au crédit de l’auteur.

Et puis les habitants du village se remettent à bouger … cette fois-ci l’étrangeté est portée par le changement de comportement de l’ensemble des habitants, un changement qui semble être partagé par le reste du monde.

Le petit groupe de quatre personnes rescapées de l’ancien monde doit comprendre et accepter douloureusement l’incroyable solitude qui vient de s’abattre sur eux, rendue pire encore en raison de la persistance des restes de leur monde autour d’eux.

Alors pourquoi des réticences ? Et bien encore et toujours à cause des explications/justifications qu’apporte l’auteur qui présentent déjà le défaut d’être en contradiction avec un point important du scénario concernant la « visibilité » des rescapés.

Enfin, l’explication donnée est trop absurde pour mon détecteur de mensonges intégré. Il est toujours plus malin de laisser le lecteur se faire des films dans sa tête et d’y continuer l’histoire.

Lu en anglais


ZYKRAYATI
ZYKRAYATI

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Oud en majesté, 8 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : ZYKRAYATI (CD)
Amateur, toujours, de musiques du monde, je me rends compte avec le temps que décidément cet album d'Omar Bashir dans son usage minimaliste et quasi exclusif du Oud (instrument que j'adore) est un chef d’œuvre.
Peu de répétition de thèmes, suffisamment d'allant pour qu'un auditeur occidental ne s’ennuie pas.
L'équivalent d'un Joe Satriani en guitare électrique ;-)


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