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Commentaires écrits par
Pier (France)
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Un câlin pour le bonhomme de neige
Un câlin pour le bonhomme de neige
par M. Christina Butler
Edition : Relié
Prix : EUR 11,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un câlin pour le bonhomme de neige, 28 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un câlin pour le bonhomme de neige (Relié)
Petit Ours, Peluche le lapin et Filou le renard viennent tout juste de terminer la confection de leur bonhomme de neige ! Maintenant, d'autres jeux les attendent. Mais le lendemain, quand ils reviennent près de Bonhomme, celui-ci a l'air triste. Peut-être a-t-il froid ? Les trois amis décident alors de le réchauffer et de lui donner un câlin. Une histoire qui séduira les plus petits sur les mésaventures d'un bonhomme de neige. Christina Butler était directrice d'école primaire avant de se lancer dans l'écriture de livres pour enfants. Tina Macnaughton a suivi des études d'illustration avant de devenir conceptrice-graphiste. Les illustrations réalisées dans un style traditionnel, sont pleines de douceur, elles suscitent rêve et dépaysement au fil des pages. Les paillettes qui font scintiller la neige animent les peintures campées dans des paysages hivernaux réalistes, qui offrent un écrin de douceur feutrée et veloutée au texte. Ses dessins sont un vrai régal visuel contribuant à renforcer la magie de l'album. Une histoire tendre et brillante ! Un petit « plus » que les jeunes enfants apprécieront sans aucun doute ... Une ode tendre à l'amitié, ainsi qu'à la chaleur humaine que recèle un simple câlin. Un bel album pour les tout-petits qui les rendront gais comme des pinsons.

Comptine
Jason Emond

Le bonhomme de neige

Savez-vous qui est né
Ce matin dans le pré ?
Un gros bonhomme tout blanc !
Il est très souriant
Avec son ventre rond
Ses yeux noirs de charbon
Son balai menaçant
Et son chapeau melon.
Le soleil a brillé,
A midi dans le pré,
Je n'ai rien retrouvé ...
Le bonhomme a filé !


Jour de neige
Jour de neige
par Florence Seyvos
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jour de neige, 26 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jour de neige (Poche)
Ce jour là, ce n'est pas un matin comme les autres. Maman me dit que je peux rester encore au lit, car il n'y a pas d'école. Le bus scolaire est resté bloqué par la neige. La neige ! Mais je n'ai pas envie de rester au lit ! Je veux vite mettre mes bottes et courir dans la neige. Malheureusement, maman dit non : « Quand il aura cessé de neiger. Sinon, tu vas attraper un rhume ». Il faut se contenter d'une toute petite sortie sur le balcon. Tout est si calme dehors, ni véhicules, ni passants. Nous écoutons le silence de la neige qui tombe et nous avons l'impression d'être seuls sur la terre. A midi, la neige tombe encore, et à l'heure du goûter aussi. Le soir, à la télévision, un présentateur du journal télévisé explique qu'avec autant de neige, l'avion qui doit ramener papa à la maison ne peut décoller... Mais comme une journée si étrange ne peut s'achever que de manière extraordinaire, c'est à l'heure du coucher et sous les étoiles que le petit garçon de cette histoire pourra enfin jouer dans la neige. Quel instant inoubliable que celui où l'on découvre, au réveil, le paysage recouvert de neige. Le dessin aux tons bleutés, froids comme l'hiver est très beau. L'auteur Komako Sakaï nous fait revivre cette joie et cette impatience enfantines en même temps que le narrateur. Avec lui, on retrouve ces impressions : voir le monde et vivre le temps autrement et enfin, se plonger dans la neige. Et si cela provoque tant de magie, c'est que l'on sait que cela ne durera pas et que la vie reprendra son cours. C'est froid et chaud, doux et mignon. Un joli moment !

Comptine
[auteur inconnu]

C'est l'hiver

C'est l'hiver, mon mignon.
Mets tes bottes doublées de mouton,
Ton manteau boutonné jusqu'au nez,
Mets ton foulard de laine,
Et n'oublie pas tes mitaines.
Car dehors il fait froid tu verras !


Comme en hiver
Comme en hiver
par Stéphane Servant
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Comme en hiver, 24 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comme en hiver (Album)
En hiver, il fait froid, il fait sombre. La neige, les arbres défeuillés et même les animaux de la forêt sont réalisés dans un dessin qui ont de la présence. On nous parle de l'hiver mais surtout de la solitude qui pèse et du bonheur de voir le soleil se lever avec l'espoir de partager. Le soleil se réveille doucement, la vie reprend petit à petit. On s'amuse, on danse, on rit. On se sent alors un peu moins seul. Et bientôt, l'hiver s'en va, à petits pas. Un véritable bijou ! Surtout par sa conception : on commence en hiver par des illustrations sombres, juste l'éclairage d'une petite maison, au fur et à mesure des pages, on avance vers le printemps ou tout refleurit, et tout s'éclaire. L'univers graphique de cet album est très intéressant. Le thème des saisons, et plus particulièrement de l'hiver, est évoqué par un décor constitué de papier à la manière d'origamis. Les montages photos de Juliette Armagnac accompagnent en lumière et en couleur l'arrivée de la première saison du printemps. Dans ce décor très sobre et délicat, un jeu de lumière bien étudié permet de rendre l'ensemble assez vivant. Voici un album comme les enfants les aiment. Joliment illustré, le livre propose bien des informations sur la saison d'hiver à hauteur du jeune lecteur. L'enfant sera ravi de découvrir que cette saison réserve bien des surprises en découvrant : l'hiver nature, l'hiver des animaux, l'hiver au quotidien. Ainsi, nous entamons un beau voyage hivernal. Dans cet album, on se laisse aller et porter par le vent d'hiver pour un plaisir simple et un moment de poésie. A offrir pour le plus grand plaisir des enfants.

Comptine
Patrick Bousquet

Bonjour monsieur l'Hiver

Hé ! Bonjour monsieur l'Hiver !
Ça faisait longtemps...
Bienvenue sur notre terre,
Magicien tout blanc.
Les montagnes t'espéraient,
Les sapins pleuraient,
Les marmottes s'indignaient,
Reviendra-t-il jamais ?
Mes patins s'ennyaient,
Mes petits skis aussi,
On était tous inquiets,
Reviendra-t-il jamais ?
Hé ! Bonjour monsieur l'Hiver !
Ça faisait longtemps...
Bienvenue sur notre terre,
Magicien tout blanc.


A la rencontre des grands écrivains français
A la rencontre des grands écrivains français
par Jérôme Picon
Edition : Relié
Prix : EUR 30,35

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 À la rencontre des grands écrivains français, 22 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la rencontre des grands écrivains français (Relié)
Clair et didactique, cet ouvrage rappelle l'apport des grands écrivains français du Moyen Âge à nos jours, montre comment chaque oeuvre construit une nouvelle représentation de l'homme et du monde et nous invite à relire leurs plus beaux textes. Avec, pour chacun des écrivains abordés, révélant des aspects inattendus ou insolites de leurs vies ou de leur carrière et des anecdotes savoureuses. Une biographie simple mais détaillée pour tout savoir sur la vie de chaque écrivain, sur l'évolution de son style et son appartenance à des mouvements littéraires, des extraits de leurs créations les plus connues introduits par un résumé clair expliquant les thèmes des textes et l'époque de leur rédaction. Mais aussi de très belles illustrations qui accompagnent et enrichissent le texte, des reproductions de manuscrits sont présentées dans de petites enveloppes ludiques à ouvrir ou dans de petites pochettes en papier calque, pour enrichir ses connaissances. Un rédigé captivant et complet qui permet de comprendre l'originalité et l'apport de chaque écrivain à la littérature française. Il est possible que des jeunes lecteurs rétifs à la lecture y soient incités par des albums qui racontent beaucoup par l'image, un peu par le texte, la vie et l'oeuvre des écrivains. Ainsi, « À la rencontre des grands écrivains français » riche, foisonnant, volumineux livre illustré qui, de François Rabelais à Marguerite Duras, présente quelques 80 auteurs classiques. Deux pages pour certains, jusqu'à quatre pour Albert Proust, et même six pour Honoré de Balzac et Victor Hugo. Un livre qui révèle une approche sensible de leur esthétique intime, du mouvement des mots qu'ils ont jetés sur le papier. On n'ira pas jusqu'à prétendre, comme le fait l'éditeur, un peu hâbleur, que tous ces écrivains n'auront plus de secrets pour vous. Les lire et les relire, non seulement ne lève pas tous leurs secrets mais en ajoute d'autres. C'est ce qui rend la littérature si passionnante !


Sur les murs de la classe
Sur les murs de la classe
par François Cavanna
Edition : Relié
Prix : EUR 31,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sur les murs de la classe, 18 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur les murs de la classe (Relié)
Du ministère de Jules Ferry aux années 1960, des générations d'écoliers ont découvert le vaste monde grâce aux planches pédagogiques accrochées aux murs de la classe. Cet album réunit plus de cent cinquante planches éducatives ou tableaux didactiques publiés entre le milieu du XIXe siècle et les années 60 de l'ère suivante. Chacun se souvient de ces planches qui rythmaient les leçons tout au long de la journée de l'écolier. Les plus anciennes illustraient la carte de la France qui ouvrait la classe avant que l'instituteur ne les commente par quelques histoires édifiantes. D'autres aidaient à comprendre les délicates règles d'orthographe et de calcul. Quant aux grandes cartes de géographie, elles étaient la porte ouverte aux rêves, aux désirs d'évasion, et seule la baguette du maître ramenait brutalement à la réalité. Il y avait aussi les planches de sciences naturelles tel le squelette du lapin, celles sur l'Histoire de France et ses héros comme Roland soufflant dans son cor à Roncevaux, Jeanne d'Arc boutant l'Anglais hors de France, Ravaillac assassinant Henri IV, Gavroche périssant sur les barricades. La carte des canaux côtoie la rigueur admirable du système métrique et la reproduction des plantes à fleurs. Et pour les plus petits, les planches d'élocution pour bien apprendre le vocabulaire et la prononciation. Avec une mention particulière pour les leçons de morale au charme surrané: « Garder un objet trouvé, c'est voler » ou encore « La bonne petite fille aide sa maman ». François Cavanna, s'aidant de ses propres souvenirs de la communale, retrace avec un humour nostalgique la vie des différents écoliers qui ont été à tout jamais marqués par ces illustrations. Avec lui vous allez redécouvrir ces planches qui ont traversé les générations, véritables petits chefs-d'oeuvre de minutie et de poésie souvent involontaire. Un album qui fait revivre de nombreux souvenirs et une grande page de notre histoire.
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La France au temps des pensionnats
La France au temps des pensionnats
par Renaud Thomazo
Edition : Relié
Prix : EUR 30,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La France au temps des pensionnats, 14 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La France au temps des pensionnats (Relié)
Le documentaire illustré « La France au temps des pensionnats » un regard insolite sur la France des années 1900 à 1960 revient sur l'école ainsi que sur les habitudes et les mentalités des Français d'alors. Entre courts textes de présentation, documents, illustrations et fac-similés, il raconte la France du début du XXe siècle. Une façon alternative de découvrir l'Histoire, plus humaine que celle des établissements scolaires qui fait réciter les dates des Républiques, le nom des batailles de la Première Guerre mondiale et les exactions de la Collaboration durant La Seconde Guerre mondiale. Le pensionnat reste l'un des symboles d'une époque où notre pays vivait au rythme de la campagne et des saisons. De cette France d'antan, nous nous souvenons avec nostalgie des bons points, des leçons de morale, aux pots à lait de la ferme au goûter à la maison et des bagarres dans la cour de récré. Nous sentons encore l'odeur de la craie sur le tableau noir de l'école et celle de la cire au fond de l'église. Nous entendons crisser les roues des trains qui nous emmenaient en vacances loin des cités, le bruit des fanfares, la voix des marchands ambulants et celle qui annonçait les actualités au cinéma, les musiques qui sortaient de notre premier poste de radio et celles qui nous faisaient danser au bal musette du 14 juillet... On tuait le cochon à la ferme et nous savions tous que ce qu'il y avait dans nos assiettes provenait de nos campagnes. Rappelons-nous, il n'y a pas si longtemps, les garçons portaient des culottes courtes et les filles mettaient des rubans dans les cheveux. On fumait des gauloises au cinéma et on buvait un petit blanc au bistrot. Mais c'est aussi la fin inéluctable de certains corps de métier comme les maréchaux-ferrants ou les gardes champêtres ainsi que les crieurs publics qui officiaient sur la place des villages. Des premiers jours d'école aux vacances scolaires, de l'entrée au pensionnat à celle dans la vie d'adulte, ce livre animé richement illustré relate, avec tendresse et humour, les joies, les peines, les petits rituels qui marquèrent ces années que l'on ne veut pas oublier ! Jamais la France n'aura autant changé qu'au cours du siècle écoulé. Les pratiques sociales et religieuses se sont modifiées, les structures démographiques et politiques ont profondément évolué, la modernité technologique s'est immiscée à grande vitesse et à « haut débit ! ». Dans le moindre instant de notre existence comme dans la plus anodine de nos pratiques quotidiennes, reléguant aux oubliettes du passé ce qui pourtant n'est pas encore si vieux. Plus de 300 photographies, des documents d'époque et une vingtaine de fac-similés exceptionnels dont des buvards, des planches agricoles, des diplômes, des lettres de pensionnaires, des affiches ressuscitent ce passé parfois oublié, que l'on redécouvre avec un plaisir inouï. Un superbe livre à offrir à nos parents et grands parents nostalgiques ou à faire découvrir aux plus jeunes pour un cours d'Histoire intergénérationnel.
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Cicatrices de guerre(s)
Cicatrices de guerre(s)
par Norédine Allam
Edition : Album
Prix : EUR 19,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 1914-1918 : Cicatrices de guerre(s), 10 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cicatrices de guerre(s) (Album)
Quel support est le plus agréable pour apprendre l'Histoire de France à nos grands enfants ? La bande dessinée bien sûr ! Aussi, rendons hommage aux « coinceurs de bulles » pour les commémorations de la Grande Guerre qu'ils vont nous offrir. Ce conflit a marqué l'histoire de notre civilisation par son ampleur, le nombre de ses victimes et les moyens déployés pendant ces quatre années. Il a encore aujourd'hui un écho en chacun de nous. La Grande Guerre a modelé le paysage de nos régions et laissé des cicatrices dans l'histoire de nombreuses familles. « Cicatrices de guerre(s) » ce sont 15 histoires et 24 auteurs ayant un thème commun, la Grande Guerre, qui touchent de manière différente et pour différentes raisons les auteurs de ce collectif. Chacun d'entre eux nous livre, avec sa sensibilité et son style graphique, sa représentation de cette période sombre de la Der des Ders. Du front à l'arrière, du début du conflit à son issue, les histoires illustrent par petites touches le quotidien de la population pendant la Première Guerre mondiale : la vie dans les tranchées, de la pilosité, de la haine, les gueules cassées, les obusés, les désertions, les moments précédant l'assaut, les mutineries, de l'enrichissement des industriels des usines d'armement, de l'innocence des enfants face au conflit, des désastres écologiques qui découlent de la Grande Guerre. Le graphisme est toujours très soigné, le renouvellement des styles se fait dans une dominante de figures réalistes d'où pointe incidemment une petite tonalité humoristique. Enfin, pour allier art et histoire, chacun de ces récits est enrichi par des documents souvent inédits de cette cicatrice qui marque notre terre, l'histoire de notre pays, nos régions, et l'effroi de la population d'hier à celle d'aujourd'hui. Un très bel album où le talent est homogène, certaines histoires convenant déjà à des enfants de dix ou douze ans et toutes les autres pour les adolescents et adultes. Cet ouvrage servit de catalogue d'exposition, puisque des planches de bande dessinée furent exposées à l'Historial de Péronne.

Entretiens avec les auteurs de Cicatrices de guerre(s) dans l'espace « Remarque ».
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La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés
La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés
par Régis Hautière
Edition : Album
Prix : EUR 13,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 1914-1918 : La Guerre des Lulus, 6 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés (Album)
Quel support est le plus agréable pour apprendre l'Histoire de France à nos grands enfants ? La bande dessinée bien sûr ! Aussi, rendons hommage aux « coinceurs de bulles » pour les commémorations de la Grande Guerre qu'ils vont nous offrir. Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre des pensionnaires de l'orphelinat de l'abbaye de Valencourt en Picardie. Tout le monde les surnomme les « Lulus ». En cet été 1914, lorsque l'instituteur est appelé comme tant d'autres sous les drapeaux, personne n'imagine que c'est pour très longtemps. Et les Lulus ne se figurent évidemment pas une seconde que la guerre va déferler sur le monde finalement rassurant qu'ils connaissent. Leur foyer est un havre de paix qui ne leur fait pas oublier leur condition de vie. Comme beaucoup de gamins d'une dizaine d'années, ils aiment s'évader de cet asile, et si leurs escapades font tourner les missionnaires en bourriques, ce n'est jamais méchant. Bientôt, le fracas de l'artillerie résonne dans le ciel d'été. L'ennemi est tout proche ! Ce jour alors qu'ils s'étaient réfugiés dans leur cabane dans les bois, l'abbaye et le village même sont évacués manu militari. De retour dans la bourgade, les enfants s'approchent en catimini. Est-ce la liberté, la vraie, celle des adultes... mais bien vite les Lulus se rendent compte que tout n'est pas rose dans la vie, car les soldats Allemands occupent désormais l'abbaye. Ils vont apprendre à se débrouiller seuls. Un récit de guerre. Encore ! Oui, mais celui-ci est différent et donne la parole aux oubliés, les plus jeunes. Des dialogues qui sonnent justes, des personnages vrais et attachants donnent à cet album une grande puissance évocatrice sans sombrer dans le mélodrame ni basculer dans l'héroïsme puérile comme le montraient les récits de cette époque. Avec le recul du temps, les récits quittent le terrain de la propagande et deviennent réalistes. Les auteurs montrent des gosses authentiques avec leurs rêves et leurs craintes, pas des héros fantasmés. Cette guerre des Lulus ne montre pas la vie des poilus dans les tranchées, elle ne célèbre pas non plus des charges baïonnette au canon, elle est moins sanglante que bien des évocations passées mais elle a le mérite de faire parler ceux qui sont restés muets trop souvent, les enfants. Des gosses perdus dans la plus effroyable des folies humaines : la guerre ! Le dessin de Hardoc apporte une dimension humaine supplémentaire au texte de Régis Hautière. Un duo d'auteurs efficace et talentueux pour nous rappeler la maison des enfants trouvés. Une belle collection en perspective pour nos grands enfants de notre vieux pays, la France !


Les poilus d'Alaska, Tome 1 : Moufflot, hiver 1914
Les poilus d'Alaska, Tome 1 : Moufflot, hiver 1914
par Félix Brune
Edition : Album
Prix : EUR 13,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 1914-1918 : Les poilus d'Alaska, 2 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les poilus d'Alaska, Tome 1 : Moufflot, hiver 1914 (Album)
Quel support est le plus agréable pour apprendre l'Histoire de France à nos grands enfants ? La bande dessinée bien sûr ! Aussi, rendons hommage aux « coinceurs de bulles » pour les commémorations de la Grande Guerre qu'ils vont nous offrir. L'histoire en témoigne, les grands conflits ont toujours occasionné des décisions extrêmes. Voire pittoresques. Voire les deux en même temps, comme celle prise en fin d'année 1914 par l'état-major français: dans l'incapacité matérielle de ravitailler le front pour cause d'hiver trop rugueux, l'armée envoya un de ses capitaines récupérer 400 chiens de traîneau en Alaska ! Nom de code : Poilus d'Alaska. C'est cette incroyable anecdote, classée secret défense par l'armée française pendant des décennies, que relate le premier volume « Les Poilus d'Alaska » prévu en deux tomes. Novembre 1914, dans les Vosges. La neige est partout. Louis Joseph Moufflot, capitaine de l'armée française, est donné pour mort lors d'une embuscade meurtrière qui décime sa compagnie. Contre toute attente pourtant, récupéré et soigné par les Allemands, il survit. Mû par un formidable instinct de conservation, il réussit même à leur échapper malgré ses graves blessures. Réintégré dans l'active alors que les troupes françaises de ce secteur ne savent comment surmonter le terrible hiver qui entrave tous leurs mouvements. Et suivant les instructions de l'état major, le capitaine Mouflot revient avec les chiens d'Alaska afin d'apporter une aide précieuse aux chasseurs alpins. Leurs missions sont multiples, transmettre les communications puis aller chercher des blessés dans les zones inaccessibles pour les ambulanciers ou d'apporter le ravitaillement sur le front vosgien en « toutou mobile ». Grâce à la bravoure de ces hommes et de chiens méritants, certains attelages de traîneau recevront la médaille de l'« Ordre national du Mérite » durant ce conflit.

L'atout mobile et logistique des chiens permettait en effet de palier les rigueurs de l'hiver et le souci majeur de l'absurde guerre de positions dans laquelle se sont enlisées les deux armées. Au même moment, dans un petit port d'Alaska, le conducteur de chiens de traîneaux Scotty Howard, une véritable légende locale, fait ses adieux à deux amis français rapatriés au pays par bateau pour servir leur drapeau. Astucieusement écrit par Michael Delbosco et Daniel Duhand, le récit décrit parallèlement le mois de novembre du capitaine Louis Moufflot et de Scotty Howard, ce dernier étant un personnage rugueux tenu pour être le plus grand éleveur de chiens d'Alaska. Or, il se trouve que Louis Moufflot ayant déjà séjourné en Alaska, ces deux hommes se nourrissent d'un grave contentieux. Le dessin de Félix Brune est tout aussi intéressant. Moderne, stylisé et parfaitement en place, il va à l'essentiel dans ses cases. Les personnages ont des visages facilement reconnaissables. Il arrive à donner du caractère et du charisme à certain d'entre eux. Sa mise en page est vraiment efficace et nous permet d'admirer de très belles scènes. Le dessinateur sert ce récit pas des teintes bien choisies qui confèrent à ces pages quelques choses d'assez surprenant et incroyable ! A la fin de ce livre, on a droit aux premières pages en avant-première du second volet ainsi qu'à des documents retraçant l'histoire des Poilus d'Alaska. Ce premier tome est passionnant ! Ce récit méconnu de la Première Guerre mondiale méritait bien d'être découvert au travers de cette histoire. Une oeuvre indispensable pour voir la Première Guerre mondiale sous un autre jour. Deux beaux albums en perspective pour nos grands enfants de notre vieux pays, la France !

Disponible en DVD dans l'espace « Remarque ».
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Le chant du cygne - tome 1 - Déjà morts demain
Le chant du cygne - tome 1 - Déjà morts demain
par Xavier Dorison
Edition : Album
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 1914-1918 : Le chant du cygne, 28 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le chant du cygne - tome 1 - Déjà morts demain (Album)
Quel support est le plus agréable pour apprendre l'Histoire de France à nos grands enfants ? La bande dessinée bien sûr ! Aussi, rendons hommage aux « coinceurs de bulles » pour les commémorations de la Grande Guerre qu'ils vont nous offrir. Il est avéré et notoire qu'en 1914-1918, des soldats furent fusillés pour désertion ou mutinerie. Et il semble aujourd'hui normal que certains aient refusé de se jeter sans broncher dans l'abattoir. « Le chant du Cygne » par Cédric Babouche et Emmanuel Herzet relate précisément comment, sur le front de l'Aisne, près de 3.000 hommes signèrent une pétition dénonçant l'incompréhensible entêtement d'un général qui les avait envoyés onze fois de suite au feu... Une pétition circule parmi les soldats, on en ignore d'ailleurs le contenu, même si on comprend qu'elle s'appuie sur le fait que l'on a fusillé l'un des leurs, qui n'avait pas accepté un ordre de taire une information afin de ne pas démoraliser ses camarades avant une nouvelle attaque, pour réclamer le renvoi du général Nivelle. L'action se situe fin avril, car l'offensive de la bataille du Chemin des Dames, seconde bataille de l'Aisne pendant la Première Guerre mondiale ou « offensive Nivelle » commence le 16 avril 1917 à 6 heures du matin et est arrêtée le 20 avril 1917 vers 16 heures parce qu'elle se solda encore par un échec et fut très coûteuse en vies humaines. La mutinerie monte au sein des troupes et on fusille quelques dizaines de soldats pour l'exemple, quand le général Pétain prend en catastrophe, le commandant en chef des armées françaises le 15 mai 1917, remplaçant ainsi « le boucher » surnom donné par les poilus. Le sergent puis le lieutenant devant le cynisme des officiers supérieurs passent d'une hostilité, à la démarche de porter cette pétition à la connaissance des députés, à l'application de la maxime prêtée frauduleusement à Ledru-Rollin, à savoir « il faut bien que je les suive, puisque je suis leur chef ». En effet, en bons élèves de l'école de la IIIe république, ils ont confiance dans leurs parlementaires et de ce point de vue ils n'ont pas entièrement tort. Par ailleurs des députés comme Pierre Brizon ou Paul Meunier sont connus pour la façon dont ils agirent pour faire respecter un certain nombre de principes lors de la tenue des « conseils de guerre » et pour éviter les soins forcés aux obusés (traumatisés par les combats). Les dessins de Cédric Babouche savent fort bien traduire les mines patibulaires des poilus et nous plonger dans une atmosphère de violence esthétiquement parfaite, grâce à l'usage de couleurs chaudes avec l'aquarelle. Captivant et bien documenté, ce premier volume d'un dyptique révèle combien ceux que leurs supérieurs taxaient de lâches recélaient, en fait, de courage. Et de conscience politique, eux qui pensaient naïvement parvenir, en s'unissant, à changer le cours du conflit. On connait la suite, et leur triste fin. Deux beaux albums en perspective pour nos grands enfants de notre vieux pays, la France !


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