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encre bleue (France)
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Le voyage d'Ituk
Le voyage d'Ituk
par François Beiger
Edition : Album
Prix : EUR 14,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le voyage d'Ituk, 4 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le voyage d'Ituk (Album)
Le mois d'octobre signifie pour Nanuk, le vieil ours blanc, Natsiq, le phoque en compagnie de son fidèle compagnon Ituk, un jeune inuit, le moment pour rejoindre le fjord. Mais cette année, l'ours est inquiet, car l'hiver tarde à venir. Avant de partir, Huk parle des appréhensions de son ami au chaman du village, qui confirme ses craintes. Au cours de leur périple, ils croisent des caribous et des boeufs musqués, qui eux aussi, constatent le changement de la température et confient leurs craintes à propos de la survie de leur progéniture. Il fait inhabituellement trop doux. Nanuk est tracassé ! Plus étrange encore, les oies blanches ne sont pas encore rassemblées pour leur long périple vers le sud. Le jeune Ituk part en compagnie de son ami Nanuk pour tenter de comprendre le réchauffement de la Terre. Lors de leur rencontre avec le renard polaire, ils apprennent que leur ami phoque ne pourra pas les rejoindre cet hiver, car la mer a été polluée. Offusqué par l'irresponsabilité de l'homme blanc, le jeune Ituk promet qu'un jour il ira dans des colloques pour sensibiliser les hommes au réchauffement de la planète. Un récit qui conscientisera les enfants sur les activités néfastes de l'homme sur l'environnement sinon le dérèglement des saisons sur la planète Terre. Le texte est accompagné par de très belles aquarelles aux couleurs froides illustrant les rigueurs de l'hiver. L'épilogue de cette histoire pourrait être : Ces paysages ne nous appartiennent pas, nous l'empruntons à nos enfants.

Origine du Chamanisme (remarque)
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 14, 2015 6:00 PM CET


Ituk à la rencontre de l'ours blanc
Ituk à la rencontre de l'ours blanc
par François Beiger
Edition : Broché
Prix : EUR 6,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ituk à la rencontre de l'ours blanc, 2 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ituk à la rencontre de l'ours blanc (Broché)
Ituk a 18 ans ! Dans la tradition inuit, c'est un moment fort de la vie pour devenir un homme. Pour cela, les jeunes gens doivent se rendre au pays de Nanook afin d'y rencontrer et affronter l'ours blanc. Si Ituk réussit à le chasser, alors il reviendra chez lui, fier, et sa famille le considérera désormais comme un adulte. Ituk vient tout juste d'avoir dix-huit printemps, l'âge où le jeune Inuit veut devenir Inuk, c'est-à-dire un homme. C'est donc l'âge où le père guide son fils sur les pistes à la rencontre de Nanook, l'ours blanc. Cette tradition ancestrale Inuit fait du jeune garçon un chasseur capable de subvenir aux besoins de sa famille. Cette fois-ci, c'est Kenny, le grand-père d'Ituk qui l'accompagnera, car son père est déjà parti à la chasse depuis plusieurs jours. Ce périple en chiens de traîneaux sera aussi l'occasion pour l'aïeul de transmettre à son petit-fils son savoir-faire et ses connaissances en accomplissant ce voyage initiatique, traverser les cols, les sommets et vallées enneigées, les glaciers et les fjords, des paysages aussi beaux que dangereux. Ituk devra aussi affronter les esprits de la glace, chasser les phoques pour se nourrir et construire des igloos pour se protéger. Mais, quand sera t'il confronté à Nanook ?! En effet, dans le Grand Nord, c'est la nature qui décide. La neige, la glace, le nordet, les séracs, les loups et les glaciers sont autant de dangers potentiels qu'il s'agit d'éviter ou d'affronter avec le maximum de préparation ! Les voilà partis tous deux avec leurs douze chiens polaires en traîneau vers Nanook. Forcément, le voyage ne sera pas de tout repos, ils devront affronter la faim, les blessures, les animaux sauvages, mais toutes ces péripéties seront l'occasion pour Ituk d'avancer à coup sûr vers la maturité et son nouveau statut. Et puis, n'est-ce pas le quotidien de son peuple ?! Ces moments difficiles, le peuple Inuit les traverse depuis des millénaires. Ils effectuent inlassablement une sorte de transhumance, conduite par la migration des troupeaux d'animaux. Partis il y a environ quinze mille ans de Mongolie, ces peuples ont foulé la Sibérie, le détroit de Béring, l'Alaska, puis le Canada et le Groenland. Au-delà du simple roman d'aventures, François Beiger nous propose un roman didactique. L'auteur transmet au jeune lecteur ses connaissances sur le monde Inuit, en expliquant de façon simple, et complètement intégrée dans la fiction, les us et coutumes de ce peuple méconnu. Les quelques mots intégrés en langue Inuit, l'Inuktitut, ainsi que le champ lexical récurrent sur le paysage polaire, sa faune et sa pauvre flore, facilitent le dépaysement. Cependant, à aucun moment, on se sent submergé par le flot des coutumes, car les aventures d'Ituk restent le thème dominant. Avec ce roman fictionnel, l'auteur propose de belles illustrations grâce aux dessins de Philippe Mignon. Le petit plus pour ceux qui veulent prolonger l'expédition: un cahier documentaire en fin d'ouvrage sous forme de carnet de voyage. Une belle histoire à découvrir pour nos jeunes lecteurs !


Plouk
Plouk
par Christel Desmoinaux
Edition : Album
Prix : EUR 11,70

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Plouk, 28 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plouk (Album)
Saviez-vous qu'il existe des manchots qui ont peur de l'eau ?! Plouk, un petit manchot, n'est pas comme les autres, heureux et insouciant, s'il arrivait à vaincre sa peur de l'eau, c'est ennuyeux pour un manchot ! En effet, le pauvre Plouk est persuadé qu'il ne sait pas nager. Il ne pêche aucun poisson et tous ses amis se moquent de lui, mais surtout il a très faim puisqu'il ne peut pas pêcher. Jusqu'au jour où il va trouver un trou creusé dans la glace et un seau rempli de poissons. Quelle aubaine ! Seulement voilà, la petite esquimaude, Touka, qui vient pêcher régulièrement n'est pas très contente de se faire voler. Elle s'en aperçoit et chasse Plouk sans ménagement. Mais le sac à dos de la petite esquimaude se détache, glisse sur la banquise et tombe dans l'océan. Plouk s'aperçoit qu'il y a un bébé dans le sac. Malgré sa peur, il plonge spontanément dans l'eau polaire et sauve le bébé. C'est ainsi qu'il s'aperçoit qu'il sait nager et du coup, il s'est fait une amie. Plouk devient alors le plus joyeux des manchots. Une aventure pour apprendre à surmonter la peur. Voilà un album très réjouissant de Christel Desmoinaux qui nous fait voyager dans le Grand Nord. Les illustrations sont jolies, représentant fidèlement la banquise, des manchots et esquimaux attachants. Les textes sont quant à eux très agréables à lire à haute voix pour les petits enfants, avec beaucoup d'onomatopées qui vont ravir également les très jeunes lecteurs. Cette histoire de courage et d'amitié peut susciter pour les petits enfants, à réclamer Plouk pendant des semaines ! Ne venez pas vous plaindre de ce petit héros atypique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2015 11:00 AM MEST


Petit ours et petit pingouin : Amis pour la vie
Petit ours et petit pingouin : Amis pour la vie
par Marie-Danielle Croteau
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Amis pour la vie, 24 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petit ours et petit pingouin : Amis pour la vie (Album)
Depuis leur longue amitié, tous deux s'étant égarés de leurs parents, un ourson polaire et un jeune pingouin croisent cette fois, au hasard de leur errance, un bateau brise-glace qui fraie un passage à leur banquise. Déterminés à retrouver leurs parents, les deux petits animaux montent à bord du navire et se rendent plus au sud, aux pays des humains. Le voyage est plein d'imprévus, mais à deux, ils sont bien armés pour surmonter leurs craintes et leurs déconvenues. Sur le thème de l'amitié, cet album nous offre une histoire d'animaux d'une finesse inattendue. Les deux amis réussissent à s'en sortir grâce au courage et la ténacité réciproque. Les moments de découragement et l'envie d'abandonner existent mais ils sont vite écartés par cette amitié plus forte que tout. En quête de leurs parents, ils vivront la plus belle histoire d'amour du monde ! Le texte en gros caractères et aux accents canadiens est illustré de dessins joliment colorés aux traits arrondis, à l'exception de celui figurant à la proue du navire : des dents acérées de requin ! Depuis l'immense bateau amarré finalement à un port, les jeunes aventuriers décident de plonger dans l'eau et se rendent dans ce qui semble être une fête traditionnelle des Inuits. Epuisé, l'ourson commence à s'endormir. Son ami pingouin s'engage à le ramener à bord du navire pour qu'ensemble ils regagnent la banquise où ils seront chez eux et dont ils retrouveront par la force du destin leurs parents. De tendres aquarelles illustrent à merveilles ce livre. Un récit cohérent ou de hasards trop heureux, mais qui fait écho au sort qui menace notamment les ours polaires et les pingouins, dans les contrées du Grand Nord, en mettant en scène cette faune polaire humanisée portant un regard critique sur le monde des humains. Une belle histoire à découvrir pour nos jeunes amoureux de l'Arctique !


Snow, le petit esquimau
Snow, le petit esquimau
par Françoise Bobe
Edition : Broché
Prix : EUR 5,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Snow, le petit esquimeau, 22 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Snow, le petit esquimau (Broché)
Snow, le petit esquimau, entend un bruit étrange au loin sur la banquise. Il cherche à en savoir plus et part en quête de l'origine de ce bruit, entraînant avec lui son chien, un pingouin, un renard blanc, il va chercher à percer le mystère. En se rapprochant de ce bruit sourd, Snow comprend alors que son papa dans une grotte, construit un traîneau pour glisser sur la neige, assez grand pour son petit garçon et tous ses amis les animaux. Un conte d'hiver, sous forme de randonnée, sur le thème de l'amitié. Les sons de la construction du traîneau rythment le récit comme une chanson. On y découvre la banquise avec sa montagne de glace, l'igloo, les vêtements caractéristiques, le traîneau avec les chiens et l'ours polaire. Et nous en avons profité pour faire plus ample connaissance avec le pingouin et le renard blanc, les autres amis de Snow. La structure de cet album est répétitive. Un texte simple pour donner l'envie de lire aux jeunes lecteurs sous des illustrations peintes joyeuses et naïves. Un album facile à découvrir pour les petits robinsons des glaces.


Mille blancs des esquimaux
Mille blancs des esquimaux
par Isabel Minhós Martins
Edition : Relié

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mille blancs des esquimaux, 20 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mille blancs des esquimaux (Relié)
Dans cet endroit si éloigné de tout, vit un petit Esquimau qui nous montrera le monde à travers ses yeux. Nous découvrirons que les Esquimaux perçoivent mille blancs différents, aussi différents les uns des autres que le jaune du bleu. Blanc glace, blanc neige, blanc nuage, blanc renard, blanc ours... D'une façon simple, Isabel Minhós s'approche dans cet album du peuple Esquimau. Elle le présente dans son aspect le plus quotidien : à l'intérieur des igloos, en parcourant les paysages glacés ou en naviguant en kayak. Mais en plus de découvrir un grand méconnu, comme cela arrive souvent avec toutes les minorités, nous sentirons aussi le froid, le vent, les flocons de neige qui se collent sur notre figure grâce à la magie des mots. Ce livre nous enveloppe avec les mots et nous caresse avec les images. Madalena Matoso décrit ce peuple qui habite des latitudes si éloignées, avec les yeux de l'innocence. A travers ses collages, nous découvrons des icebergs, des tempêtes, un enfant. C'est difficile de ne pas se mettre dans la peau des Esquimaux. Tout en eux inspire de la sympathie, leurs vêtements hauts en couleur et lumineux ou de la tendresse sur leur relation avec la nature. Les scènes de l'illustratrice aident à évoquer ces sentiments : la glace qui fend sous les pieds, les nuages hauts et froids, les flocons qui tombent comme des plumes. Au fil des pages, nous découvrons le Grand Nord et la culture des Esquimaux au travers de textes poétiques et d'illustrations sensationnelles. Un ouvrage qui regarde avec simplicité vers l'autre côté du monde et qui pose une question finale : les Esquimaux voient mille blancs. L'album se termine sur une question qui pousse l'enfant à s'intéresser à son entourage et à être actif. A travers ce livre, les jeunes enfants vérifieront de façon spontanée et amusante, ce qu'il y a de vrai dans le fait que les coordonnées géographiques et culturelles conditionnent notre façon de voir le monde. « Mille blancs des esquimaux » est un album magnifique et très accessible qui invite au rêve et au voyage mais également à l'observation de son environnement. Une vraie merveille !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 2, 2015 12:12 PM CET


Igor et Natacha
Igor et Natacha
par Mireille d'Allance
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Igor et Natacha, 18 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Igor et Natacha (Poche)
Igor et Natacha, est un conte russe dans la Russie médiévale. Aujourd'hui, dans la grande plaine balayée par le vent de la taïga, Natacha accompagne son père en ville dans leur traîneau. Sur la place enneigée du marché, ils voient un montreur d'ours ambulant qui vient d'arriver. Suite à la représentation, l'ours est remis en cage car on le dit très dangereux. Tout le monde sauf Natacha qui sait lire dans les yeux tristes de l'énorme animal. Enfermé dans sa cage, Igor souffre de sa captivité et du traitement que lui fait subir le dresseur. De plus, des garnements raillent après lui, sans que Natacha n'ose rien dire. Les jours suivants, elle revient, avec des cadeaux pour lui. Jour après jour, Natacha apprivoise le grand ours. Pour la petite fille, Igor serait bien mieux en liberté... Mais un jour, elle trouve la cage vide, l'ours s'est échappé, tous les hommes sortent leur arme. Natacha décide alors de le retrouver avant les chasseurs, et elle part vers la forêt. La tempête se lève, le vent dans la taïga souffle, souffle... Après un long périple, son papa finit par la retrouver dans une grotte, endormie contre Igor. Son père détache ainsi le collier de l'ours. Il a bien mérité sa liberté parmi les siens. L'univers graphique de Mireille d'Allancé est vraiment fabuleux. Cette jolie histoire d'amitié entre la toute petite fille et l'ours charme par ses illustrations douces aux pastels somptueux qui dépeignent à merveille les splendides paysages de la Russie folklorique, et ses textes très poétiques. Natacha est frêle mais déterminée, l'ours est immense et doux comme une peluche. Ce récit permet aussi d'évoquer un autre pays, la Russie, avec ses plaines enneigées, ses traîneaux, ses maisons traditionnelles en bois sans oublier ses légendes. Un joli album qu'on ne peut conseiller vraiment à ceux qui voudraient partager un beau moment de conte avec leur fillette ou garçonnet.


Matriochka
Matriochka
par Sandra Nelson
Edition : Album
Prix : EUR 13,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Matriochka, 16 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Matriochka (Album)
Matriochka est l'une des légendes russes la plus connue et aimée de tous. La première matriochka est apparue en Russie à la fin de XIX siècle, elle a gagné une reconnaissance extraordinaire en tant qu'image universelle de la Russie, symbole de l'art national russe. Selon la mythologie, la première matriochka est apparue au Japon sur l'ile de Honsju. Elle représentait le Dieu Fukuruma, du panthéon Bouddhiste, représenté par une figurine enchâssée dans d'autres plus grandes à l'identique. Mais les japonais insistent sur le fait que c'est un ermite russe qui l'a fabriquée. Cette histoire se déroule au coeur de la Russie, au nord ouest de Moscou où vit une famille de modestes moujiks, Ivan, Natacha, et leurs adorables filles. Cinq belles jeunes filles égayent la vie quotidienne car chacune a un don particulier malgré leur ressemblance frappante : Katérina cuisine des plats délicieux, Anna à une voix enchanteresse, Marina coud et brode à la perfection, Tatiana lit dans les pensées et la petite dernière est championne d'échecs. Cette année là, la récolte est mauvaise et ne permet pas de subvenir aux besoins de la famille. Katérina, l'aînée va devoir travailler et se rendre chez la Baba Yaga sous les yeux remplis de larme et d'inquiétude de ses petites soeurs. La sorcière est encore plus terrifiante qu'elles ne l'avaient imaginée : elle a des dents pointues, le nez crochu et une voix aigüe. Ses soeurs ne vont pas se résigner : loin de là ! Bravant tous les dangers, les fillettes décident de l'accompagner. Car Baba Yaga est une terrible sorcière, ayant la réputation de manger les enfants qui vont dans l'immense forêt de bouleaux. Convaincues que leur aînée est en danger, ses soeurettes se cachent sous son ample jupe pour l'accompagner. Grâce au don particulier de chacune, elles parviendront à satisfaire l'ogresse et découvriront qu'elle est en réalité une jeune tsarine victime d'un sortilège, bannie parce qu'elle n'a pu donner la vie. Les fillettes parviendront à la délivrer du maléfice en échange de sa fortune. En bon présage, la tsarine fut alors libérée de son sortilège et redevint une belle jeune femme. Elle donna aussitôt sa fortune aux cinq soeurs qui rentrèrent chez elles saines et sauves, à la grande joie de leurs parents. La tsarine, qui en retrouvant sa beauté, avait perdu sa richesse, se maria alors avec un jeune paysan. Et son rêve le plus précieux se réalisa, ils eurent une fille « Matriona ». Surnommée Matriochka autrement dit la poupée gigogne qui symbolise la fertilité, et qui représente une femme forte entourée d'enfants. « Matriochka » est un superbe album qui revisite le célèbre conte russe de la Baba Yaga. Les illustrations respectent la tradition avec des couleurs empruntées aux tissus et aux motifs slaves : rouges profonds, bleu sourd, un rendu élégant et délicat. Les dessins sont magnifiques ! Une jolie adaptation de la légende de Baba Yaga que signe Sandra Nelson dans ce livre. A la manière d'un conte traditionnel à l'épilogue heureux, c'est une belle histoire de soeurs, de désir de maternité, d'amour maternelle, une histoire de femmes, celle d'une jeune tsarine victime d'un maléfice. Un album ravissant et attendrissant qui est une très belle initiation aux contes de la Russie. Un voyage merveilleux au pays des contes, des thèmes universels au pays des matriochkas.

Origine de la poupée matriochka (remarque)
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Babouchka
Babouchka
par Henri Troyat
Edition : Broché
Prix : EUR 4,75

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Babouchka, 14 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Babouchka (Broché)
Un texte d'Henri Troyat, le grand écrivain français d'origine russe, qui puise ici dans la légende de Babouchka colligée par Alexandre Afanassiev dans ses Contes populaires russes. Une vieille femme bien fatiguée qui se tient au chaud appelée Babouchka, habite seule avec son chien et son chat. Lors d'une nuit de tempête, trois voyageurs à la recherche du jeune prince qui vient de naître frappent à sa porte pour lui annoncer la naissance d'un « petit Prince qui règnera sur l'univers » et à qui ils comptent apporter des cadeaux. Ils lui proposent de les suivre dans leur périple... Elle refuse de se déplacer, se jugeant trop âgée pour affronter les intempéries. Le lendemain, Babouchka saisie de remords, elle s'emmitoufla, prit avec elle une hotte remplie de jouets et de friandises, puis partit vers le Sud pour rattraper la compagnie des trois voyageurs. Elle se lance ainsi à la recherche de ce petit Prince, allant de maison en maison pendant la nuit, avec son cabas garni d'étrennes destinées au petit Prince. Dans sa quête, elle pénètre dans toutes les demeures où dorment les nouveaux-nés et les enfants, en leur laissant des offrandes et une bouffée d'air froid. Ce conte classique portant sur la Nativité retrace l'origine de Babouchka, une légende russe sur le thème de la magie de Noël. Les descriptions sont très belles, on se plonge dans ce livre et ses illustrations neigeuses. Il est raconté avec sobriété dans un texte au vocabulaire riche et poétique. Les dessins d'Olivier Tallec sont comme toujours magnifiques. L'utilisation des couleurs sombres pour illustrer le plein hiver ainsi que l'intérieur de la modeste maison de Babouchka avec ces grands espaces vides traduisent le dépouillement et la simplicité dans lesquels vit la vieille femme. On s'attarde à plaisir sur les camaïeux superbement mis en valeur par les jeux de lumières et sur les motifs typiques que l'on retrouve dans les décors, les costumes, on sourit sous le charme de cette représentation pittoresque des poupées russes. Les différents angles de vue et perspectives des illustrations dynamisent le récit. La rudesse du climat russe est habilement représentée par le blanc bleuté des grandes étendues de neige ainsi que par le blizzard s'engouffrant dans les vêtements chauds des voyageurs. Un voyage merveilleux au pays des contes, des thèmes universels au pays des matriochkas.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (11) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 3, 2015 11:01 PM CET


L'Oiseau de Feu
L'Oiseau de Feu
par Gennady Spirin
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'Oiseau de Feu, 12 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Oiseau de Feu (Broché)
L'oiseau de feu est un célèbre conte traditionnel russe recensé en 1899 par Alexandre Afanassiev dans ses Contes populaires russes. L'oiseau de feu est invariablement décrit comme un grand oiseau dont le plumage majestueux irradie une lumière rouge, orange et jaune telle la flamme turbulente d'un feu. Ses plumes ne cessent pas de rougeoyer, même détachées du corps, une simple plume peut ainsi éclairer un vaste lieu, si elle n'est pas dissimulée. Dans l'iconographie la plus récente, l'aspect de l'oiseau de feu est habituellement celui d'un paon aux couleurs de feu, complété d'une crête sur la tête, et à l'extrémité des plumes de sa queue, « des yeux » rougeoyants. Dans ce conte, l'oiseau de feu est typiquement l'objet difficile à trouver dans une quête. Celle-ci débute habituellement par la découverte d'une plume perdue de la queue de l'oiseau, à partir de laquelle le héros se met en route pour trouver et capturer l'oiseau vivant. Le mot russe « ptitsa » étant féminin, l'Oiseau de feu est envisagé par les Russes comme un être féminin, raison pour laquelle on traduit parfois par « l'Oiselle de feu ». Cette version du conte de l'Oiseau de feu, est une adaptation de l'illustrateur Gennady Spirin, qui s'inspire de trois contes traditionnels russes : « Ivan-Tsarevitch et le loup gris » puis « Baba Yaga » et « Koshchei l'Immortel ». A la demande de son père le tsar, Ivan-Tsarevitch parcourt le monde en quête d'un fabuleux oiseau de feu qui vole les pommes d'or qui font la fierté du jardin royal. Un loup gris aux pouvoirs magiques lui offre conseils et assistance. Malgré cela, le fils du tsar est victime de sa cupidité et accumule les épreuves jusqu'à ce qu'il doive affronter Koshchei l'Immortel pour délivrer Yelena la Belle. La sorcière Baba Yaga propose alors de l'aider s'il fait preuve de courage. Il finit par maîtriser son ultime adversaire et revient triomphant auprès de son père en compagnie de la princesse Yelena avec qu'il se marie. Un texte long et soutenu qui se prête à plaisir à la lecture à voix haute par la féerie des descriptions et du voyage, un récit à la structure narrative classique : trois fils, trois épreuves pour le plus jeune, alliés et objets magiques, combat contre les forces du Mal, princesse en péril, dans lequel est développé un univers à la fois médiéval et oriental. On retrouve dans ce récit le charme des contes classiques dans un texte d'une grande richesse narrative. L'univers graphique de Gennady Spirin relève de l'art de l'icône, les illustrations comme de véritables tableaux. La finesse du détail des paysages et des costumes, des dégradés de couleurs, cette palette multiple au pinceau si précis, est impressionnante. Sur les pages, le texte est encadré de frises à la façon d'enluminures, motifs traditionnels qui rappellent les broderies slaves et portraits en médaillons. Un joli moment de lecture qui enflammera l'imagination des enfants dans ce monde fantastique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 2, 2015 12:13 PM CET


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