Profil de encre bleue > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par encre bleue
Classement des meilleurs critiques: 63
Votes utiles : 960

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
encre bleue (France)
(TOP 100 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Le chant du cygne - tome 1 - Déjà morts demain
Le chant du cygne - tome 1 - Déjà morts demain
par Xavier Dorison
Edition : Album
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 1914-1918 : Le chant du cygne, 28 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le chant du cygne - tome 1 - Déjà morts demain (Album)
Quel support est le plus agréable pour apprendre l'Histoire de France à nos grands enfants ? La bande dessinée bien sûr ! Aussi, rendons hommage aux « coinceurs de bulles » pour les commémorations de la Grande Guerre qu'ils vont nous offrir. Il est avéré et notoire qu'en 1914-1918, des soldats furent fusillés pour désertion ou mutinerie. Et il semble aujourd'hui normal que certains aient refusé de se jeter sans broncher dans l'abattoir. « Le chant du Cygne » par Cédric Babouche et Emmanuel Herzet relate précisément comment, sur le front de l'Aisne, près de 3.000 hommes signèrent une pétition dénonçant l'incompréhensible entêtement d'un général qui les avait envoyés onze fois de suite au feu... Une pétition circule parmi les soldats, on en ignore d'ailleurs le contenu, même si on comprend qu'elle s'appuie sur le fait que l'on a fusillé l'un des leurs, qui n'avait pas accepté un ordre de taire une information afin de ne pas démoraliser ses camarades avant une nouvelle attaque, pour réclamer le renvoi du général Nivelle. L'action se situe fin avril, car l'offensive de la bataille du Chemin des Dames, seconde bataille de l'Aisne pendant la Première Guerre mondiale ou « offensive Nivelle » commence le 16 avril 1917 à 6 heures du matin et est arrêtée le 20 avril 1917 vers 16 heures parce qu'elle se solda encore par un échec et fut très coûteuse en vies humaines. La mutinerie monte au sein des troupes et on fusille quelques dizaines de soldats pour l'exemple, quand le général Pétain prend en catastrophe, le commandant en chef des armées françaises le 15 mai 1917, remplaçant ainsi « le boucher » surnom donné par les poilus. Le sergent puis le lieutenant devant le cynisme des officiers supérieurs passent d'une hostilité, à la démarche de porter cette pétition à la connaissance des députés, à l'application de la maxime prêtée frauduleusement à Ledru-Rollin, à savoir « il faut bien que je les suive, puisque je suis leur chef ». En effet, en bons élèves de l'école de la IIIe république, ils ont confiance dans leurs parlementaires et de ce point de vue ils n'ont pas entièrement tort. Par ailleurs des députés comme Pierre Brizon ou Paul Meunier sont connus pour la façon dont ils agirent pour faire respecter un certain nombre de principes lors de la tenue des « conseils de guerre » et pour éviter les soins forcés aux obusés (traumatisés par les combats). Les dessins de Cédric Babouche savent fort bien traduire les mines patibulaires des poilus et nous plonger dans une atmosphère de violence esthétiquement parfaite, grâce à l'usage de couleurs chaudes avec l'aquarelle. Captivant et bien documenté, ce premier volume d'un dyptique révèle combien ceux que leurs supérieurs taxaient de lâches recélaient, en fait, de courage. Et de conscience politique, eux qui pensaient naïvement parvenir, en s'unissant, à changer le cours du conflit. On connait la suite, et leur triste fin. Deux beaux albums en perspective pour nos grands enfants de notre vieux pays, la France !


14-18 T01: Le Petit Soldat (Août 1914)
14-18 T01: Le Petit Soldat (Août 1914)
par Eric Corbeyran
Edition : Album
Prix : EUR 14,95

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 14-18, 24 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 14-18 T01: Le Petit Soldat (Août 1914) (Album)
Quel support est le plus agréable pour apprendre l'Histoire de France à nos grands enfants ? La bande dessinée bien sûr ! Aussi, rendons hommage aux « coinceurs de bulles » pour les commémorations de la Grande Guerre qu'ils vont nous offrir. Prévue en dix volumes publiés sur quatre ans (comme les années effectives de la Première Guerre mondiale) la série sobrement intitulée « 14-18 » s'attache à revenir sur les évènements à hauteur d'homme. Pour ce faire, le duo Corbeyran et Etienne Le Roux suit, de l'annonce de la mobilisation générale aux quelques mois qui suivront l'armistice, huit hommes issus d'un même village français sont enrôlés dans la même unité. Mais qui dit huit soldats dit également huit épouses ou fiancées, huit familles angoissées, des tas d'amis indirectement concernés par ce qu'il se passe « là-haut, en face des boches ». Très émouvant car très juste, ce premier tome rappelle que les hommes alors impliqués méritaient davantage que leur surnom de « chair à canons ». Dans ce village dont on ignore tout, mais qui est entouré de collines et où les toits sont en ardoise, on a vécu les derniers jours de juillet dans l'insouciance et on est surpris en pleine fête de village le samedi premier août 1914 vers 16 heures d'entendre le tocsin. La cloche qui annonce les catastrophes ! Les premières pages de « 14-18 » servent à poser les personnages principaux, à savoir huit ruraux aux métiers assez hétéroclites et donc aux classes sociales relativement différentes. Le scénariste Corbeyran a donc vu les choses en grand avec quinze personnages clés.

La Der des Ders au quotidien. Des récits d'un réalisme impressionnant autour de huit soldats issus de la même commune. Du front à l'arrière, suivez cette « Union sacrée » dans l'enfer de la guerre. 2 août 1914 : Mobilisation générale en France. Louis, Jacques, Maurice, Armand, Denis, Arsène, Pierre et Jules intègrent la même compagnie. Ensemble, ils vont découvrir les premiers combats, les premiers doutes et les premiers ordres absurdes, point de départ de quatre longues années dont chacun d'eux ne savent pas quel sera leur sort. Dès le huit août, ces soldats rencontrent des réfugiés fuyant les combats, et le lendemain ils se battent contre les Allemands. On sent que le contenu de la série « 14-18 » devrait être plus intéressant du point de vue psychologique que sur les lieux précis des combats. Un des moyens de nous faire mieux passer l'univers des poilus est de reproduire ce que Maurice dessine puisque celui-ci est artiste, voilà un reporter de guerre qui a accès à des informations de façon directe et en continu. Le dessin est d'ailleurs très fouillé sur l'ensemble de l'album, les personnages ont des visages très réalistes, les couleurs renvoient à un univers lumineux pour ce qui est du village et à un côté plus sombre dans les moments où nous suivons les soldats. Le tome 2 de la série « 14-18 » est annoncé quasiment pour les jours qui suivent le 11 novembre 2014 selon l'éditeur, les volumes 3 et 4 paraîtront en 2015 et les autres s'échelonneront entre 2016 et 2018. Une belle collection en perspective pour nos grands enfants de notre vieux pays, la France !


Lulu et la Grande Guerre
Lulu et la Grande Guerre
par Fabian Grégoire
Edition : Album
Prix : EUR 12,70

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lulu et la Grande Guerre, 20 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lulu et la Grande Guerre (Album)
Il n'y a pas d'âge pour lire une bande dessinée ! Ça ne fait aucun doute : la force de la « BD » pour les enfants passe avant tout par ses dessins et si le scénario est bien construit. Vous l'aurez compris, le plaisir des planches avec ses bulles ont un attrait captivant pour les jeunes lecteurs. Au coeur de l'été 1914, alors que le petit village de Saint-Julien s'active pour préparer sa fête annuelle, les cloches de l'église se mettent soudain à sonner. C'est le tocsin, la cloche qui annonce les catastrophes ! L'Allemagne vient de déclarer la guerre à la France. Alors la petite Lucienne raconte les bouleversements qui frappent la vie du village. Tous les hommes en âge de combattre sont mobilisés. A vingt-deux ans, Charles, le frère de Lulu, doit faire comme les autres : partir pour le front. Quelques semaines plus tard, Lulu reçoit une première lettre de son frère. Tout semble aller bien, mais d'autres lettres vont suivre, de plus en plus inquiétantes. Les journaux prétendent que les Allemands seront rapidement vaincus et que la guerre ne durera pas. Mais les lettres que reçoit Lulu de son grand frère disent le contraire. Et c'est à travers ce qu'il lui écrit du front et à travers l'amour qu'elle lui porte qu'elle aura à affronter, elle aussi, le vrai visage de la guerre. « Lulu et la Grande Guerre » retrace succinctement mais avec justesse le début de la Première Guerre mondiale. Quel chamboulement dans les villages de France ! Les lettres de Charles évoquent bien les conditions de vie des soldats. Les illustrations de Fabian Grégoire lui-même correspondent parfaitement à cette époque et montrent de nombreux éléments de ce conflit qui sera sans précédent. A la fois chronique et témoignage, ce bel ouvrage a le mérite de traiter un sujet douloureux et difficile sous forme d'album. A la manière d'une histoire dans l'Histoire, le sujet est présenté au quotidien, la narration écrite à la première personne, facilitant l'identification du jeune lecteur et donnant sa force au texte, L'approche reste directe, le récit simple et vrai. Les courriers du soldat livrent des descriptions évocatrices, soutenues par des illustrations réalistes et fouillées, sachant recréer l'ambiance des campagnes françaises et faire revivre cette époque charnière, sans occulter l'horreur du conflit. Un dossier complémentaire clôt l'album, permettant de replacer le récit dans son contexte historique, offrant de nombreuses informations, photographies et reproductions de documents d'époque. « Patrie » est un mot qui a fait couler beaucoup de sang et d'encre dont chaque enfant d'aujourd'hui va plonger dans cette histoire émouvante.


Carnet de poilu - leur vie racontée aux enfants par Renefer
Carnet de poilu - leur vie racontée aux enfants par Renefer
par Gabrielle Thierry
Edition : Relié
Prix : EUR 14,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Carnet de poilu, 16 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Carnet de poilu - leur vie racontée aux enfants par Renefer (Relié)
C'est un petit carnet à dessin, reproduit à l'identique. Dans ce calepin, on découvre les croquis de Renefer. Un carnet réalisé pendant la première guerre mondiale, pour sa famille et plus particulièrement à son enfant chéri, sa fille Raymonde. Une fillette de huit ans qu'il surnomme affectueusement « Belle Petite Monde ». Raymond Fontanet dit Renefer, artiste et soldat sur le front pendant la Grande Guerre, a raconté et dessiné la vie quotidienne des poilus dans les tranchées. L'auteur est déjà reconnu comme un talentueux dessinateur et graveur. Les premières recherches indiquent qu'il a réalisé la topographie des champs de batailles. Il sera décoré de la Croix de Guerre en novembre 1918 pour avoir « exécuté maintes fois de périlleuses reconnaissances ». Ce témoignage, publié à l'identique, permet de découvrir sous les mots et les traits de cet homme cette terrible guerre. Malgré les épreuves qu'il traverse, il n'oublie jamais que c'est à une enfant de 8 ans qu'il s'adresse. Ce carnet est un objet touchant et poignant pour le lecteur, car Renefer n'a pas sa langue dans sa poche. Il dit les choses, les explique, les caricature parfois, pour en faire un recueil criant de vérité ! Une très belle initiative que l'édition de ce carnet, complété par un documentaire sur l'auteur, cet artiste connu pour ses oeuvres, tant avant qu'après la guerre. Pourtant ce carnet, qu'on pourrait destiner à des enfants ou des adolescents, s'adresse également aux adultes. Reproduire comme l'original, c'est aussi reproduire son écriture. Une calligraphie loin de celle que les jeunes ont l'habitude de lire, et qui, même pour l'adulte, oblige parfois à déchiffrer, deviner. Ce témoignage unique, publié cent ans après sa réalisation, a une portée universelle : il s'adresse aux générations futures, à tous les enfants et donc aussi à nous, enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants de la « génération sacrifiée ». En plus du fac-similé de son carnet, cet ouvrage propose une biographie de l'artiste accompagnée d'illustrations, de lettres du front, et d'autres découvertes. Ce carnet est le support du concours national « Les petits artistes de la Mémoire » pour les élèves de toutes les écoles de France.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 3, 2015 7:21 PM CET


La pub est déclarée ! 1914-1918
La pub est déclarée ! 1914-1918
par Didier Daeninckx
Edition : Relié
Prix : EUR 19,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La pub est déclarée ! 1914-1918, 12 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La pub est déclarée ! 1914-1918 (Relié)
Cet album très illustré, est l'un des plus originaux publiés pour le Centenaire du début de la guerre de 1914-1918. Alors que son fiancé Jules est parti vers le Front, parmi les soldats mobilisés dès le 3 août 1914, une jeune femme est engagée chez Siècle Publicité. Secrétaire de formation, elle n'y connaît rien dans ce mode d'expression que sont les réclames. Néanmoins, elle est fort intéressée par la créativité autant que par les règles qui régissent la publicité. « Quand je feuilletais une revue, un journal, je n'imaginais pas la diversité des efforts d'imagination qu'il fallait mettre en oeuvre pour concevoir, composer et publier une annonce que l'oeil ne ferait, le plus souvent que survoler ». Elle va apprendre quelques ficelles du métier. En temps de guerre, on se doit de donner une image encore plus positive du produit que l'on cherche à vendre. Quand son chef de service doit quitter la société, elle est choisie pour le remplacer provisoirement (ce sera définitif). Elle va devoir prendre en charge toutes sortes d'opérations publicitaires. En faisant attention à ne pas tromper le lecteur. Si « La belle jardinière » est un établissement sérieux qui acheminera les colis vers le Front, si les brassières de sécurité Perrin peuvent sauver des vies en cas de naufrage en mer, d'autres margoulins présentent des produits moins fiables. Elle doit flairer les escrocs, miser sur les opérations les plus patriotiques. Pour mettre en valeur les produits pharmaceutiques et tout ce qui servira au bien-être du soldat, il faut s'adresser aux « marraines de guerre ». Ne pas se voiler la face, à l'heure où le rationnement des denrées est de mise. Promouvoir les produits authentiquement français. Cette réclame de génie, parfois cynique, mais toujours soignée, montre comment les familles et les industriels ont remédié aux carences de l'Etat. À l'époque de Noël, donner une image qui ne masque pas la réalité, mais reste optimiste comme dans cette illustration signée Poulbot. Se servir de la caricature de Clémenceau pour quelques produits est sympathique. La guerre fait vendre, y compris des articles destinés aux « gueules cassées ». Quand cesse le conflit, le fiancé Jules revient de la guerre, non sans graves séquelles. C'est maintenant la paix qu'il faudra vendre...

Telle est l'histoire que Didier Daeninckx raconte pour restituer ces longues années de la guerre 1914-1918. Cette fiction permet de situer le contexte, à travers le prisme original de la publicité d'alors. Malgré le conflit en cours, l'activité économique ne doit surtout pas cesser. Au contraire, elle doit se développer, et les réclames sont le meilleur atout de bon nombre de produits divers, souvent nouveaux. Répondre aux besoins, en susciter d'autres sans doute moins urgents, galvaniser le patriotisme (achetez français, un slogan qui perdure) la publicité prend effectivement un essor considérable. On s'en doute, le texte évocateur de Didier Daeninckx est efficace, comme toujours. Mais ce qui intéressera dans une large mesure les lecteurs, c'est aussi l'iconographie. Les illustrations publicitaires constituent le témoignage d'un esthétisme et d'un symbolisme s'adressant visuellement à tous. De même, les réclames plus informatives sont autant porteuses de messages : mieux le soldat sera équipé avec par exemple les bretelles Bayard sans peur et sans reproche, soigné avec l'Urodonal, ou réconforté avec des boissons chaudes tel le cacao au lait Eleska, plus vite il gagnera la guerre. Il est très émouvant de découvrir ces publicités d'antan, pas moins créatives que celles que nous connaissons. La Première Guerre mondiale fut une terrible « boucherie » comptant des millions de morts. Mais cette facette publicitaire de la réalité de l'époque n'est pas négligeable. Un bel ouvrage à acquérir ou un cadeau à offrir !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 12, 2014 9:00 AM MEST


Baïonnettes aux crayons
Baïonnettes aux crayons
par Jean-Pierre AUCLERT
Edition : Relié
Prix : EUR 29,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Baïonnette aux crayons, 8 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Baïonnettes aux crayons (Relié)
Les sources d'époque de la Grande Guerre nous permettent de pénétrer de manière nouvelle dans l'univers du premier conflit mondial. Ces dessins ou clichés directement de leur époque d'origine sont ici présentés au sein de cet ouvrage illustré. Qui se souvient encore de ces journaux satiriques : Le Rire Rouge et La Baïonnette (illustrateur Paul Iribe) en France, Simplicissimus et Lüstiger Blätter (illustrateur Karel Arnold) en Allemagne, Punch et Sketch (illustrateur Bruce Bairnsfather) en Angleterre ?! Leurs rédacteurs en chef ne furent décorés ni pendant, ni à la fin de la guerre. Ils avaient pourtant bien mérité de leur patrie respective. Généraux de l'ombre, leurs troupes de dessinateurs participèrent à tous les assauts, furent de toutes les batailles, et dans ce grand affrontement des crayons, leurs « coups de mains » furent souvent décisifs. Dès les premiers jours, les plus grands artistes de l'époque n'hésitèrent pas à descendre de leur piédestal pour mettre leur talent au service de leur propagande nationale, d'une vérité, laquelle, comme chacun sait, est la première victime de la guerre... Tous les livres ont été écrits sur le bain de sang que fut la guerre de 1914-1918. Cet ouvrage traite du bain d'encre que déchaîna les évènements et permet de comprendre comment le conflit a pu durer si longtemps. De la France à l'Allemagne en passant par François-Joseph, le Pape et le Tsar Nicolas « le crayon » n'épargne personne et témoigne de la virulence de la propagande. Cet album présente plus de 450 caricatures de France, d'Angleterre, d'Allemagne et d'Italie, publiées dans des journaux satiriques à l'époque de la Première Guerre mondiale. Ces documents d'histoire non travaillés par l'analyse historienne se révèlent à nous par leur éclectisme. Ils nous permettent de voir le passé sous un nouveau jour. Certains de ces livres illustrés se présentent à nous comme des compilations d'affiches de propagande de l'époque.

Ainsi, les ressorts psychologiques, les grands archétypes des mémoires collectives sont largement mobilisés par les belligérants pour écraser l'adversaire. Les documents d'archives comme les reportages photo nous instruisent sur le déroulement officiel de la guerre à l'arrière, véhiculant ainsi certains clichés, dévoilant l'optimisme et la confiance des populations quant à l'issue des combats. A l'inverse, d'autres documents non filtrés par la censure peuvent refléter d'autres expériences, d'autres vécus, d'autres perceptions du temps de guerre comme les affiches antimilitariste et anti-belliciste des mutins français au titre évocateur de « à bas la guerre ». Les témoignages et correspondances des soldats avec ceux de l'arrière nous permettent de saisir de manière voilée les conditions de vie des poilus et des autres combattants : la boue omniprésente, la lutte permanente contre les poux et les rats, la pénurie d'eau et de nourriture, le froid, tous ces éléments qui constituent le quotidien du soldat de 1914. Le recours au fac-similé, de plus en plus fréquent dans l'édition, n'épargne pas la Grande Guerre. Ce livre nous familiarise avec les objets et l'univers matériel du conflit. Toutes ces reproductions à l'identique qui permettent le façonnement mémoriel autour de 1914-1918, semblent symptomatiques d'une époque qui a vu les derniers visages témoins du conflit disparaître. Pendant que les soldats, au front, chargeaient leur fusil, d'autres en repos affûtaient leurs crayons pour croquer la guerre à leur façon. Dans « La Baïonnette » les caricaturistes français s'en sont donnés à coeur joie pour soutenir le moral du pays, diffuser la propagande nationale ou ridiculiser l'ennemi allemand dans un bain d'encre avec ce beau livre, très richement illustré, qui s'attache aussi à rendre compte des dessins du camp d'en face, tout aussi féroces.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 8, 2014 9:00 AM MEST


Chroniques de la Première Guerre mondiale
Chroniques de la Première Guerre mondiale
par Jean-Paul Viart
Edition : Relié
Prix : EUR 30,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Chroniques de la Première Guerre mondiale, 4 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chroniques de la Première Guerre mondiale (Relié)
À l'aube de la Première Guerre mondiale, l'Europe domine très largement le monde. Monarchies et Démocraties s'y partageant le pouvoir en apparente bonne intelligence, elle a, objectivement, toutes les raisons d'être heureuse, prospère et de vivre en paix. Contrairement à la jeune nation qui s'affirme outre-Atlantique, ce « ancien monde » est néanmoins secoué par des antagonismes et des courants de pensée pangermanisme, patriotisme, esprit de revanche, qui vont contribuer à déstabiliser un édifice plus précaire qu'il n'y paraît. Pourtant, hormis quelques crises passagères, financières et diplomatiques, le ton monte entre l'Allemagne, d'une part, la France et la Grande-Bretagne, de l'autre rien n'explique de façon satisfaisante le fulgurant embrasement général qui va bientôt se déchaîner. À compter de l'assassinat de François-Ferdinand de Habsbourg et de son épouse, à Sarajevo, le 28 juin 1914, les relations internationales s'enveniment à un rythme soutenu, au point de provoquer un conflit international sans précédent, inédit à la fois par son ampleur, ses stratégies, son bilan et ses conséquences.

Perdant toute mesure, les nations européennes sont vivement propulsées vers l'enfer, sans maîtriser l'engrenage qui mène à l'irréparable. Les pactes secrets liant les États font partie des catalyseurs du pire. Sur le front occidental, la Triple-Alliance et la Triple-Entente vont ainsi s'affronter, mettant en oeuvre des armes nouvelles, d'une artillerie puissante à une aviation innovante, des premiers tanks aux gaz de combat, ouvrant, paradoxalement, la voie à une interminable guerre de position, révélatrice d'un assez clair équilibre des forces. Ne parvenant pas à prendre le dessus, les ennemis se font face et s'enterrent. Chaque arpent gagné se paye alors au prix d'une multitude de vies humaines, bien au-delà de la raison. À l'Est, au contraire, les offensives s'enchaînent, opposant notamment Allemands et Austro-Hongrois à des forces russes commandées par un tsar à l'autorité finissante. Maintes charges sacrificielles provoquent des hécatombes tout aussi meurtrières les unes que les autres. Des déclarations de guerre aux armistices, tous fronts confondus, quelque neuf millions d'hommes tomberont au champ d'honneur, dans d'abominables conditions. En France, au lendemain de cette saignée sans précédent, chacun caresse le secret espoir que cette « Der des ders » si âpre, si cruelle, aura au moins servi de leçon. Mais la sagesse n'est pas encore à l'ordre du jour. Le traité de Versailles, ratifié sous la contrainte par des Allemands meurtris, humiliés, exsangues, porte en lui les ferments d'une autre catastrophe mondiale à venir...

Ce livre comprenant des documents et des fac-similés exceptionnels, la France s'engageait il y a cent ans dans un conflit mondial d'une violence sans précédent. Confrontés à cet enfer, certains soldats écrivirent les massacres, la violence, les corps meurtris, la peur, la souffrance, le chagrin d'être loin des siens. Grâce à eux, nous sont parvenus des lettres, des cartes, des photos, des carnets, des dessins de tranchées et des petits objets témoignant de l'atrocité de la Première Guerre mondiale. Au-delà des victoires et des défaites militaires, cet ouvrage remarquablement illustré montre ce que fut la « Grande Guerre » au quotidien. S'il relate la vie des combattants sur le front, il rend également hommage à toutes ces femmes restées à l'arrière, à ces héros de l'ombre, à ceux pour qui rien ne sera plus jamais comme avant. Grâce à de nombreuses et passionnantes archives parmi lesquels des ordres de mobilisation, des plans de batailles, des Unes de journaux d'époque, plongez au coeur de ce conflit, qui fit plus de 20 millions de blessés et 9 millions de morts. Jean-Paul Viart scrute sous toutes ses coutures le premier conflit mondial : la mobilisation, la propagande, les péripéties stratégiques, la bataille de la Marne, Gallipoli, le Chemin des Dames, Verdun, et les événements marquants comme la Révolution d'Octobre en Russie et l'entrée en scène des Etats-Unis dans ce conflit, la vie dans les tranchées, les innovations technologiques militaires, puis les gueules cassées, les fusillés pour l'exemple. L'auteur s'appuie sur des chroniques largement illustrées pour relater ce conflit mondial qui restera à tout jamais dans la mémoire collective de notre pays. « Ce qui m'intéresse, c'est la vie des hommes qui ont échoué car c'est le signe qu'ils ont essayé de se surpasser. » Georges Clemenceau
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 4, 2014 10:00 AM MEST


Georges Mandel : L'homme qu'on attendait
Georges Mandel : L'homme qu'on attendait
par Jean-Noël Jeanneney
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Georges Mandel : L'homme qu'on attendait, 30 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Georges Mandel : L'homme qu'on attendait (Broché)
L'histoire d'un homme d'État qui aurait changé le destin de la France. Il devient journaliste et à l'âge de 21 ans, entre à « L'Aurore » le journal de Clemenceau avec lequel il aura des relations très étroites mais le « Tigre » n'apprécie pas toujours les initiatives ou les « coups » politiques de son jeune conseiller. En 1906, Clémenceau devient président du Conseil et Georges Mandel entre dans son gouvernement en 1908. Clémenceau redevient président du Conseil en 1917, à un moment particulièrement difficile pour les armées françaises. Mandel contribue au choix de la plupart des ministres de son cabinet. Il devient alors son collaborateur principal en journalisme puis en politique de 1917 à 1918. En 1919, Georges Mandel est élu député de la Gironde avec la vague « Bleu horizon » et se présente aux élections cantonales pour acquérir ainsi une assise locale. A partir des années 30, Mandel commence à dénoncer la montée du fascisme en Europe. Député centriste (1919-1924) et (1928-1940). Ministre des Postes (1934-1936) il réforme avec une remarquable fermeté son administration, autant du point de vue de sa gestion administrative que sous l'angle de son adaptation technique. C'est sous son égide que la première émission officielle de télévision française est diffusée le 26 avril 1935. Après la victoire du Front populaire, Georges Mandel critique les réformes sociales menées par le gouvernement de Léon Blum, du fait qu'elles risquent selon lui d'affaiblir la productivité française face à la menace de l'Allemagne nazie en plein réarmement. Après la chute du Front Populaire, Georges Mandel devient ministre des Colonies (1938-1940) dans le gouvernement Daladier. Ce ministre énergique est opposé à tout compromis avec les États totalitaires. Il fait arrêter les principaux intellectuels d'extrême-droite favorables à l'Allemagne nazie. Il obtient en 1935, la condamnation par la Société des Nations du rétablissement du service militaire obligatoire par Adolf Hitler. La diplomatie intervient pour conjurer le mauvais sort pour l'Europe. Le Premier Ministre britannique Neville Chamberlain, partisan d'une politique de l'apaisement ainsi que le Président du Conseil français Édouard Daladier seront dupés par Hitler. Daladier sera renversé le 19 mars 1940, Paul Reynaud proclamait hâtivement, le 22 mars 1940, Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères par le président Albert Lebrun. Paul Reynaud nommera Mandel au ministère de l'Intérieur au moment de l'invasion allemande, étant connu comme un patriote intransigeant et partisan de la résistance à outrance.

En effet, depuis 1936, Georges Mandel n'a de cesse alerté l'assemblée nationale comme le gouvernement du danger imminent des états fascistes, et plus particulièrement celui du régime nazi. Son manifeste « Hitler déchire le traité de Versailles » n'aura aucun écho sinon un chahut des trublions séniles parmi les parlementaires, dans un contexte tumultueux de la Troisième République. Cet homme habile et courageux, fut insulté comme personne et se battit avec obstination pour que la vie parlementaire et le service public soient aussi exemplaires. La Der des ders était encore dans les esprits pour « la boucherie » qu'elle a engendrée. Cette France se croyait à l'abri avec la ligne Maginot. Puis, l'état major des armées était composé de généraux de la « Grande Guerre » complètement déconnecté de la réalité, sinon d'avoir négligé des réformes structurelles afin de posséder une armée moderne. Au lieu de cela, l'armée française ressemblait de beaucoup à celle de 1918. L'Angleterre a maintes fois mis en garde le gouvernement français concernant les gesticulations de l'Allemagne nazi. Malgré cela, la France se considérait comme la plus grande armée d'Europe. Georges Mandel s'est insurgé en mars 1936, quand les troupes allemandes entre en Rhénanie, démilitarisée depuis le traité de Versailles. Le Royaume-Uni et la France condamnent cette action mais n'interviennent pas. Pourtant, Adolf Hitler avait prévu de reculer s'il rencontrait une résistance. Les troupes militaires françaises basées en Allemagne étaient fortes de 210 000 hommes. Elles occupaient la Ruhr et le territoire du Bassin de la Sarre. Le commandement a décidé le retrait aux frontières au lieu d'agir. Georges Mandel avait prédit « l'Anschluss » tout comme l'annexion des Allemands des « Sudètes » appartenant à la Tchécoslovaquie. Puis viendra l'occupation de la Bohème-Moravie, des populations non-allemandes sont pour la première fois intégrées au Reich. Le 1er septembre 1939, l'armée allemande (Wehrmacht) attaque la Pologne. C'est l'entrée en guerre officielle de l'ensemble des grandes puissances de l'époque. L'Allemagne prit ainsi rapidement le contrôle de presque toute l'Europe et fut victorieuse grâce à la « Blitzkrieg » ou guerre éclair. La France s'effondre en quelques semaines. C'est un choc pour les britanniques ainsi qu'aux Etats Unis. En mille ans d'Histoire, cette guerre sera la plus humiliante pour la grande nation, la France.

Georges Mandel avait vu juste dans le déroulement de ce nouveau conflit. C'est pourquoi Winston Churchill envoya un émissaire pour convaincre Georges Mandel à venir en Angleterre pour poursuivre le combat. Churchill le considérait comme l'autorité française, et non pas le sous-secrétaire d'État à la Guerre, le général Charles de Gaulle, pour représenter la France à Londres (à titre provisoire) conformément au voeu de Churchill. En effet, le général de Gaulles était à Londres pour la mise en place des moyens de transfert de l'armée française en Afrique du Nord selon les instructions de Paul Reynaud. Malheureusement, Winston Churchill se retrouvera en conflit permanent avec ce général de brigade durant toute la guerre. le Premier Ministre britannique voulait un homme politique de premier plan, Paul Reynaud ou Georges Mandel, pour réaliser le projet d'une coalition franco-britannique (idée de Jean Monnet) et à défaut, continuer la lutte sans concession contre les nations de l'Axe. Les termes de cette « nouvelle alliance » ne verront pas le jour. Pourtant, cela aurait complètement changé la donne pour l'Angleterre, dans la mesure où le rapatriement d'un fort contingent de l'armée française en Afrique du Nord, ainsi que le ralliement de la flotte de guerre auraient facilité le rapport de force. Malheureusement, Georges Mandel déclina l'offre car il considérait qu'il aurait été plus utile au Maroc pour préparer la riposte française. Durant la débâcle de mai et juin 1940, il songe « au réduit breton » pour pouvoir poursuivre la lutte puis à l'Empire colonial. La démission de Paul Reynaud et l'arrivée au pouvoir du vieux maréchal Philippe Pétain, il s'empare du « Massilia » avec notamment Pierre Mendes-France et une vingtaine de parlementaires pour rejoindre l'Afrique du Nord et poursuivre, pense-t-il, la lutte armée. Georges Mandel est arrêté avec ses compagnons d'infortune sur les ordres du nouveau gouvernement pétainiste puis transféré par Vichy en France métropolitaine. Il est condamné à la prison à vie en même temps que Paul Reynaud. En novembre 1942, il est transféré, tout comme Paul Reynaud, dans un camp de la Gestapo en Allemagne. Quelques mois plus tard, Mandel est déporté au camp de Buchenwald. Début juillet 1944, les Allemands le livrent à la Milice en le rapatriant en France, suite à des représailles de la Résistance française. Les miliciens de Joseph Darnand conduiront Georges Mandel le 7 juillet 1944 dans la forêt de Fontainebleau ou il sera lâchement assassiné sous l'oeil bienveillant de l'occupant.

A sa mémoire.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 30, 2014 9:00 PM MEST


Petites et grandes questions philo de Piccolo
Petites et grandes questions philo de Piccolo
par Michel Piquemal
Edition : Broché
Prix : EUR 13,90

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les questions philo de Piccolo, 26 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petites et grandes questions philo de Piccolo (Broché)
Tiré de la « Collection Piccolophilo » des Editions Albin Michel Jeunesse, cet album propose plusieurs histoires dont le héros est un petit garçon qui se prénomme Piccolo en quête permanente à des questions existentielles. Cette nouvelle parution de Piccolo est plutôt une compilation de cette joyeuse série dont celle-ci a été évoquée dans cet espace. « Petites et grandes questions philo de Piccolo » rassemble six titres essentiels publiés entre 2009 et 2011 : « C'est pas juste ! » - « C'est à moi ! » - « Achète moi la moto rouge ? » - « C'est quoi la mort ? » - « Non, c'est pas moi ! » - « Mais je suis déjà grand ? ». Mais où est donc passé C'est pour de vrai ou pour de faux ?. Chaque chapitre commence par une aventure qui met en scène Piccolo, ce jeune garçon fort sympathique mais au caractère bien trempé et aux idées bien arrêtées. Au fil de l'histoire on le voit se confronter à la réalité avec des parents attentifs et prêts à entendre et surtout à parler et raisonner avec lui. L'épisode est suivi d'un partir « Petit grain de sel philo » à l'usage des parents et des enseignants qui fait le point rapidement et de façon claire sur ce qu'est grandir, comment on perçoit la mort, s'il faut en parler, comment ?! Il récence les thèmes philosophiques liés à chaque épisode comme pour le premier « C'est pas juste ! » Le désir, le besoin, la loi, le droit, l'autorité parentale, l'injustice, la différence de statut, la protection de l'enfance... On passe ensuite aux jeux de Piccolo, à la philo en questions, et enfin à un atelier intitulé en savoir plus qui répond à des questions essentielles comme est-il injuste d'être obligé de se coucher à 20 heures ?! Ou connais-tu les pièges du supermarché ?! C'est un formidable travail de patience, d'écoute et de mise à disposition que nous proposent les auteurs ici. Michel Piquemal donne à réfléchir aux enfants mais aussi aux adultes qui les entourent et propose des pistes de réflexion sur les comportements, l'évolution des choses, la vie en communauté, la mort impossible à éviter... De quoi alimenter des conversations passionnantes et surtout provoquer de multiples questions. On aime le contenu intelligent et pratique pour que l'éducation de nos enfants ne soit pas forcément difficile et contraignante. On aime également la mise en page, et les illustrations de Thomas Baas qui rendent attachants ce petit garçon Piccolo et sa famille avec cette façon d'utiliser l'espace et la couleur, il nous accroche et rend la lecture encore plus ludique et passionnante. A découvrir sans hésiter : pour petits et grands !

A découvrir :

C'est pas juste !
C'est à moi !
Achète-moi la moto rouge !
C'est quoi la mort ?
Non, c'est pas moi !
Mais je suis déjà grand !


Les Enfants du Capitaine Grant
Les Enfants du Capitaine Grant
par Jules Verne
Edition : Poche
Prix : EUR 8,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les enfants du capitaine Grant, 22 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Enfants du Capitaine Grant (Poche)
Comme c'est plaisant de retrouver ses lectures d'adolescent ! Voici donc ma deuxième trilogie sur les Voyages Extraordinaires de Jules Verne. L'aventure commence ainsi ... Alors que lord et lady Glénarvan naviguent à bord de leur yacht, l'équipage repère un requin-marteau qu'il pêche. A l'intérieur de son ventre, on retrouve une bouteille et des messages indiquant la position de naufragés. Malheureusement ces messages sont en partis effacés par l'eau de mer... On y lit néanmoins le nom du capitaine du navire naufragé (Grant) et la latitude de la position de l'équipage. Lord Glénarvan organise l'opération de sauvetage, opération durant laquelle, il sera accompagné de son épouse, des enfants orphelins du capitaine Grant, de l'impassible major Mac Nabbs, de l'équipage de son yacht sous les ordres du commandant John Mangles et de son second Tom Austin. Sans oublier Paganel un géographe français qui s'est embarqué par erreur mais qui, en prenant connaissance du but de cette expédition se fera un devoir d'accompagner nos héros. Il se révélera comme un personnage indispensable à cette grande aventure. Quel voyage ! N'ayant en leur possession que la latitude 37°11, ils vont commencer par sillonner l'Amérique du sud d'ouest en est, traversant les Andes, la Patagonie. Puis naviguer jusqu'en Australie qu'ils traverseront là aussi d'ouest en est ! Puis enfin naviguer jusqu'en Nouvelle-Zélande où leur quête se terminera enfin. On peut grimacer lors de certains passages: les descriptions d'indigènes et d'animaux, mais cela est inévitable pour un roman de voyage de cette époque... Le requin au début de cet ouvrage est pêché pour « exterminer ces terribles bêtes » sa pêche est décrite comme un émouvant spectacle et une bonne action. Des aberrations zoologiques: un condor des Andes qui enlève un enfant où encore ces loups noirs qui attaquent nos héros, ce loup est en réalité un animal craintif dont le régime alimentaire se compose non seulement de viande mais de fruits et d'autres aliments à base végétale. Quand aux indigènes, on y apprend de la bouche de Mac Nabbs que les aborigènes ne sont pas des hommes mais des primates. Il a toujours fallu faire croire que les animaux étaient pires que nous dans leurs comportements quant aux descriptions souvent racistes des indigènes, elles sont les témoins de la vision de nos ancêtres sur nos semblables, une opinion qui a justifié l'esclavage et les horreurs réalisées sur certains peuples colonisés. Un état d'esprit qui va hélas servir l'idéologie nazie dans toute son abomination pendant la Seconde Guerre mondiale du siècle passé. Bien qu'assez long, ce roman se lit assez rapidement tant il est agréable à lire, comme la plupart des autres voyages extraordinaires de Jules Verne. Il fait référence à une époque où les voyages étaient passionnant car la plupart des contrées étaient souvent mal connues voir inexplorées. On ne peut que rêver à la lecture des voyages imaginés par cet auteur prolifique à l'imagination débridée et au style unique.

A suivre :
Le tour du monde en 80 jours
Voyages et aventures du capitaine Hatteras


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20