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Contenu rédigé par Pier
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Commentaires écrits par
Pier (France)
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Salut !
Salut !
par Perrine Dorin
Edition : Album
Prix : EUR 11,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Salut !, 12 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Salut ! (Album)
Attention album hilarant ! Un à un, les oiseaux s'alignent et se saluent sur le fil électrique. Jusqu'au neuvième le salut ne varie guère, mais quand le dixième est une belle oiselle. Dès cet instant, tous les oiseaux vont tenter tant bien que mal d'attirer l'attention de cette charmante demoiselle mais toutes les tentatives vont s'avérer infructueuses. Alors les oiseaux rivalisent d'imagination pour lui souhaiter d'abord bonjour. « Salut ! » leur lance-t-elle ironique. Mais la demoiselle a l'esprit de contradiction et un coup de ciseaux fera le ménage sur le fil. Un album malicieux pour apprendre à compter jusqu'à dix, sans oublier le zéro. Ha ! Comme c'est chouette des petits albums comme ça... Peu d'effets dans l'illustration : un ciel bleu, un fil qui passe, des chiffres et des lettres, des « Salut ». On apprend à compter et on sait qu'une fille se débrouille très bien sans les garçons qui ne la saluent même pas ! Ce petit album est un petit bijou. Destiné pour les tout-petits, il fera rire également les plus grands. C'est un album sobre, drôle et plein de fraîcheur, sur la relation entre les garçons et les filles. Une méthode amusante pour apprendre à compter jusqu'à 10 ... Sans oublier le 0. Album délicieux pour les beaux yeux des tout-petits merveilleux.


Sans Famille, Tome 1 : Mère Barberin
Sans Famille, Tome 1 : Mère Barberin
par Yann Dégruel
Edition : Broché
Prix : EUR 4,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sans Famille, Tome 1 : Mère Barberin, 8 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sans Famille, Tome 1 : Mère Barberin (Broché)
« Je suis un enfant trouvé... » Par cette phrase, le livre d'Hector Malot débute. Yann Dégruel l'a tout simplement reprise pour commencer la série « Sans Famille ». Il adapte, au format du neuvième art, un classique de la littérature française. On s'étonne de reconnaitre les propres mots d'Hector Malot, et la lecture en devient encore plus plaisante. C'était un beau garçon de six mois, rose, enjoué, mignon; les langes et les linges dans lesquels il était enveloppé disaient clairement qu'il appartenait à des parents riches. C'était donc un enfant qu'on avait volé et ensuite abandonné dans un hospice. Ce fut au moins ce que le commissaire expliqua. Qu'allait-on en faire ?! Le placer dans une maison d'accueil. Les années passent, Rémi vit heureux à la campagne auprès de sa mère et de sa vache au doux nom Roussette. Sa vie bascule lorsque Barberin, ce père qu'il n'a jamais vu et qui travaille à Paris, revient ruiné chez lui. Enfant trouvé, Rémi n'a que huit ans lorsqu'il apprend que le père et la mère Barberin, qui l'ont recueilli, sont juste ses parents adoptifs. Le père Barberin, pour survivre va d'abord vendre Roussette, la vache puis Rémi lui même pour 40 francs ! Intervient alors un homme à la longue barbe blanche se nommant Signor Vitalis, un voyageur itinérant qui désire adopter Rémi. Ce petit garçon part donc sur les routes sans même avoir pu dire au revoir à sa mère adoptive. Ce premier tome est surtout une introduction qui permet ainsi de présenter le début de l'histoire, le contexte, les personnages... Cet auteur très inspiré a un don particulier pour faire paraître l'émotion, l'ambiance et les caractères des personnages. Résultat, grâce à un imaginaire puissant et un talent évident, les pages de cet album se dégustent littéralement, c'est un vrai bonheur même si parfois, le récit est assez poignant, c'est le moins qu'on puisse dire (la séparation de Rémi et de Mme Barberin). Dans cet album, on sent déjà qu'au prochain tome, l'histoire va réellement prendre tout son sens, en particulier grâce à cet homme si étrange et fascinant, qui prend en charge Rémi, en plus de ses compagnons, trois chiens et un petit singe. Le dessin et les couleurs sont vraiment magnifiques. Et les effets de mouvement, de tourbillon sont totalement réussis, c'est une petite merveille tout simplement même si le sujet prête à pleurer. Evidemment il y aura des larmes... mais ne passez pas à côté de cet album, car la série comprend six tomes. Ils sont tous très très attachants !

Collection : Que d'histoires !

Sans Famille, Tome 1 : Mère Barberin
Sans Famille, Tome 2 : La troupe du Signor Vitalis
Sans Famille, Tome 3 : Le Cygne
Sans Famille, Tome 4 : Neige et loups
Sans Famille, Tome 5 : La vache du Prince
Sans Famille, Tome 6 : L'héritage

Préface du roman « Sans Famille » d'Hector Malot

À Lucie (sa fille)

Pendant que j'ai écrit ce livre, j'ai constamment pensé à toi, mon enfant, et ton nom m'est venu à chaque instant sur les lèvres. Lucie sentira-t-elle cela ? Lucie prendra-t-elle intérêt à cela ? Lucie, toujours. Ton nom, prononcé si souvent, doit donc être inscrit en tête de ces pages : je ne sais la fortune qui leur est réservée, mais quelle qu'elle soit, elles m'auront donné des plaisirs qui valent tous les succès, la satisfaction de penser que tu peux les lire ; la joie de te les offrir.


Goumbi
Goumbi
par Pierre Machu
Edition : Cartonné
Prix : EUR 14,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Goumbi, 4 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Goumbi (Cartonné)
Il y a environ 5000 ans, les hommes sont devenus sédentaires et ont construit des villages. Goumbi est le troisième enfant après ses soeurs, Flor et Mira de Tanak, le chef du village et de sa femme Tsani. Il aime par dessus tout accompagner son père en montagne. Très curieux et avide de connaissances, Goumbi pose de nombreuses questions à son père au sujet de l'agriculture, la chasse, la poterie, le tissage, la rencontre avec d'autres clans. Ce livre de fiction raconte la vie de Goumbi, un enfant au temps de la pierre polie qui permet une approche simple, ludique et pédagogique sur la Préhistoire. Le jeune lecteur peut facilement s'identifier au personnage principal qu'est Goumbi, un petit garçon des fins fonds de l'histoire. Ce dernier pose les questions que se poserait tout à fait un enfant de notre temps. Cet album centre essentiellement la période du Néolithique, même si cette période n'est pas clairement mentionnée dans le texte, mais cela n'a pas grande importance par rapport à l'âge des jeunes lecteurs. Le texte aborde le passage à la vie sédentaire avec toute l'importance de l'agriculture, aussi bien l'élevage d'animaux que la culture de champs, mais aussi l'apparition de la céramique et du métal. Les auteurs mettent aussi l'accent sur l'organisation de la vie quotidienne avec la chasse bien sûr, le tissage, le filage, la cordonnerie, la vannerie et aussi la poterie. Les illustrations de Gemma Sales, même si elles semblent datées, sont indispensables pour bien expliciter ce qui est décrit avec un côté romancé très agréable. Un livre destiné à tous les cromignons !


Noune, l'enfant de la Préhistoire
Noune, l'enfant de la Préhistoire
par Gemma Sales
Edition : Album
Prix : EUR 14,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Noune, l'enfant de la Préhistoire, 28 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Noune, l'enfant de la Préhistoire (Album)
Cela se passe il y a 17 000 ans ! Le petit garçon Noune vit avec ses parents Pah et Mah, et sa soeur Malina, au pied d'une grande falaise. Tout le clan est réuni là car s'y trouvent aussi de grands troupeaux de rennes. Ces animaux sont très précieux pour les hommes car ces derniers se nourrissent de leur viande, utilisent leur peau pour se vêtir et leurs os pour se fabriquer des outils, des objets. Très curieux, Noune ne cesse de poser des questions à ses proches pour comprendre ce qu'ils font au quotidien concernant la chasse, les repas, les vêtements, les peintures dans les grottes. A la frontière entre fiction et documentaire, ce grand album de facture assez classique concerne une période bien précise de la préhistoire. Le petit héros est bien intégré dans le groupe familial et social, ce qui ne peut que trouver un écho dans l'imaginaire des jeunes lecteurs. L'illustration domine largement et alterne double page, page simple et large vignette. Cette présentation assure le plaisir de la lecture et permet une compréhension pour les enfants. Le monde présenté paraît cependant bien idyllique, et Noune un peu naïf, à une époque où l'école de la vie devait commencer assez tôt. Les plans d'ensemble sont les plus fréquents. Les couleurs pastel utilisées apportent une grande douceur qui renforce le sentiment de sécurité que peut éprouver l'enfant, intégré dans un groupe gérant sans problèmes son environnement. Les dessins sont instructifs, vivants et affectifs, sans trop de détails pouvant parasiter la compréhension des jeunes lecteurs. Ils aident à dégager les idées fortes présentes dans le texte. L'image finale trouve aisément le lien par la découverte d'une grotte avec l'époque contemporaine. Un livre destiné à tous les cromignons !


Ao, petit Néandertal
Ao, petit Néandertal
par Claire Troilo
Edition : Album

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ao, petit Néandertal, 24 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ao, petit Néandertal (Album)
Confronté à l'hostilité des chasseurs belliqueux à face plate, un clan de néandertaliens s'aventure vers le nord de la toundra. Mais les hommes ne sont pas encore prêts à affronter le froid polaire. Ao, le dernier d'entre eux, décide de retourner vers les anciens territoires des siens, à la recherche de survivants de clans apparentés. Revêtu de la peau du grand ours blanc, son long voyage à travers l'Europe glaciaire d'il y a 30 000 ans le conduit à croiser la piste de chasseurs féroces néandertaliens. Au cours d'une chasse, Ao le petit Néandertal, s'est perdu dans le grand nord. Mais bientôt il rencontre en chemin Grrrou, un petit ours blanc, puis Aki, une jeune fille Cro-Magnon, égarés eux aussi. Parviendront-ils à se comprendre ?! Que naitra-t-il de la rencontre entre ces deux humanités ?! Partis à la recherche de leurs parents, Ao et Aki permettront ainsi aux Néandertals et aux Cro-Magnons de se rencontrer... Devant l'intérêt manifesté par les plus jeunes lecteurs pour Ao et son histoire, Marc Klapczynski s'est inspiré de son roman « Ao l'homme ancien » pour l'adapter à la littérature jeunesse. Ce texte original, enrichi de nouvelles péripéties et personnages, a bénéficié du talent d'Emmanuel Roudier qui en a réalisé de magnifiques illustrations. Un livre destiné à tous les cromignons !


Mon voyage dans la préhistoire
Mon voyage dans la préhistoire
par Satoshi Kitamura
Edition : Broché
Prix : EUR 13,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mon voyage dans la préhistoire, 20 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mon voyage dans la préhistoire (Broché)
Un jour, un petit garçon se promenait dans la forêt. Il regardait autour de lui, admirant la nature environnante, quand il trébucha et tomba dans un trou. La chute lui sembla très longue. Quand il se réveilla, il était allongé dans un endroit sombre et froid qu'il ne connaissait pas. Il a essayé de trouver la sortie de cette grotte et s'est retrouvé dehors, mais un dehors qui ne ressemblait pas du tout à celui qu'il avait quitté. Rapidement, il a rencontré une fille. Elle ne ressemblait pas aux filles que le garçon avait l'habitude de voir. Et visiblement, il ne ressemblait pas aux garçons qu'elle avait l'habitude de voir. Elle lui tourna autour et le regarda sous tous les angles. Elle dû estimer qu'il ne représentait pas de danger puisqu'elle l'amena jusqu'à chez elle. Elle s'appelait Om et vivait à l'âge de pierre. C'est ainsi que le garçon vécu la plus formidable histoire de toute sa vie. Bigre que cette histoire est passionnante pour les enfants. Rapide, elle ne s'encombre pas de détails inutiles tout en prenant le temps de leur décrire tout de même certaines des manières de faire de cette époque sur une double page, la plus riche de l'album. Les enfants pourront ainsi voir comment les hommes à cette époque fabriquaient eux-mêmes leurs outils pour ensuite découper la viande, fabriquer des aiguilles ou encore comment ils faisaient du feu. En tous cas Satoshi Kitamura a signé un très bel album pour les enfants, qu'on ne peut recommander à tous ceux qui sont attirés par cette époque lointaine. Il est aussi à noter une frise du temps pour situer notre époque, à cette plongeante aventure, et ce qu'il s'est passé entre les deux. Un livre destiné à tous les cromignons !


ATOM HEART MOTHER LP (VINYL) UK HARVEST 1970
ATOM HEART MOTHER LP (VINYL) UK HARVEST 1970

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Atom Heart Mother, 16 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : ATOM HEART MOTHER LP (VINYL) UK HARVEST 1970 (Album vinyle)
Atom Heart Mother est le cinquième album de Pink Floyd, sorti en Octobre 1970. Le groupe psychédélique y apporte sa contribution au rock symphonique en vogue à la fin des sixties. Cet opus pour certains de ses titres, est encore marqué par le côté « expérimental » du groupe, mais s'inscrit résolument dans la dimension progressive du rock. Atom Heart Mother se distingue des productions floydiennes précédentes par une orchestration complexe avec l'utilisation d'instruments classiques et de choeurs contemporains. Il débute par le titre éponyme, une composition instrumentale de plus de vingt-trois minutes (techniquement on ne pouvait à l'époque faire de morceau plus long car la face d'un 33 tours ne durait pas plus de vingt-cinq minutes). Ce titre « Atom Heart Mother » est l'un des très rares morceaux du groupe à avoir été coécrit par un membre extérieur, le musicien avant-gardiste Ron Geesin. C'est à lui que l'on doit l'orchestration de ce mélange d'harmonies et de dissonances classiques, de chants quasi-grégoriens et d'un rock progressif embryonnaire. Cette pièce a été créée grâce à plusieurs sessions de pratique et de prestations en spectacle en 1970. Chaque membre y a contribué, mais sans parvenir à une musicalité finale. Pour tenter justement d'avoir une composition complète, les membres de Pink Floyd ont souhaité enrichir la composition d'arrangements musicaux. De plus, la maison de disques avait demandé aux musiciens de la formation Abbey Road Session Pops Orchestra d'accompagner Pink Floyd. Ron Geesin qui était habitué de travailler avec des orchestres symphoniques, a essayé du mieux qu'il pouvait de donner un sens à ce morceau. Après une confrontation avec l'orchestre de studio, Ron Geesin quitta le projet et John Aldiss qui s'occupait du choeur termina finalement l'enregistrement. C'est ainsi que va naître « Atom Hearth Mother » une saynète théâtrale et orchestrale en six partitions où se mélangent cuivres, violons, choeurs de chorale, bruitages divers et de rock progressif. Chaque acte s'ouvre sur un thème récurrent où le groupe est accompagné d'une section de cuivres et choeurs. L'atmosphère générale de l'ensemble est plutôt lourde, pesante. L'acariâtre « Father's Shout » avec ses hennissements de chevaux et le démarrage pétaradant d'une motocyclette donne d'emblée un côté belliciste et déconcertant qui s'accentue avec « Mother Fore » sur un chant baroque au style de John Aldiss Choir. « Funky Dung » est un superbe morceau jouissif entre guitares et claviers qui se ferme sur un chant étrange composé de borborygme, onomatopées ou bien une série de mots incongrus comme « Toast ... Coffee ... Yeah ... ». Quant à « Mind Your Throats Please » est la composition la plus novatrice essentiellement construite à partir de sons électroacoustiques, là encore un arrangement à part dans l'oeuvre, ce qui renforce son caractère hybride.

Sur la deuxième face de l'album, la surprise est donc de mise ici sur des formats, il est vrai, bien plus court. C'est d'abord Roger Waters qui intervient honorablement sur un morceau folk dans le plus pur style British « If » laisse libre court à des questionnements existentiels sur fond de petits arpèges acoustiques simples, prémices de sonorités et de thèmes que l'on retrouvera sur le prochain opus. Vient ensuite Richards Wright et son délectable « Summer '68 » jolie construction au piano qui s'envole vite vers des influences jazzy contrebalancées par des cuivres impériaux. David Gilmour, quant à lui, verse dans la pop-rock beatlesienne sur un « Fat Old Sun » sensible et original, ce qui n'a pas empêché l'intéressé de reprendre ce titre lors de certains concerts durant l'époque seventies. Et puis vient en bouquet final, le fameux « Alan's Psychedelic Breakfast » remarquablement enregistré pour l'époque. Cette composition révèle trois petites pièces musicales très mélodiques, et bien travaillées malgré leur apparente simplicité : « Rise and Shine » - « Sunny Side Up » - « Morning Glory » où l'on assiste à la préparation du petit déjeuner d'Alan Styles (le road manager du groupe) mélodies entrecoupées de bruitages : allumette qui craque, bols posés sur la table, céréales qui crépitent dans le lait, bacon frit à la poêle, voix humaines, piano et claviers lancinants, mastication des tartines de marmelade accompagnées d'un air de guitare acoustique et autres joyeusetés matinales qui nous laisse gracieux à l'écoute d'un sillon vinyle sans fin qui permet à l'auditeur d'écouter indéfiniment la goutte d'eau qui tombe du robinet qui fuit « ploc-ploc-ploc » le tout capté avec une fidélité saisissante. Un paramètre qui prend tout son intérêt quand on sait qu'Atom Heart Mother est le premier au monde à avoir été l'album enregistré en quadriphonie. On ne sera pas non plus étonné de voir que l'ingénieur son en chef du projet n'est autre que Alan Parsons. Ce disque n'a pas son pareil dans la discographie de Pink Floyd. Même si ce n'est pas l'album le plus réussi du groupe, il garde néanmoins un charme certain en ce sens qu'il nous fait découvrir une face méconnue de la formation du groupe, moins futuriste, moins planante, plus en phase avec son époque. C'est également la seule incursion de Pink Floyd dans le rock symphonique, voie d'exploration bien vite abandonnée pour se réorienter définitivement au rock progressif avec le superbe opus Meddle l'année suivante. La photo de couverture de l'album représentant une vache au doux nom Lulubelle III paissant dans un pré, est signée Storm Thorgerson, photographe-designer avec lequel Pink Floyd a collaboré à plusieurs reprises. Pour l'anecdote, Storm Thorgerson a déclaré avoir simplement pris sa voiture et s'être rendu à la campagne pour photographier la première chose qu'il a vue. Cette sobriété atteste la volonté du groupe de se départir de son image stéréotypée de groupe psychédélique. Franchement, elle n'est pas si mal, cette vache. Non ?! Atom Heart Mother, c'est avant tout un album en avance sur son temps. Dans l'esprit d'invention, dans la forme, et aussi dans le jeu : les solos de David Gilmour ont dix ans d'avance sur ceux des autres guitar heroes de l'époque. Ainsi s'achève ma dernière chronique musicale afin de vous faire nager dans les volutes de cet étrange chef-d'oeuvre, ou au moins à vous amener à comprendre les raisons pour lesquelles il a pour moi une place à part dans ma discographie.

A mes chers parents.
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SELLING ENGLAND BY THE POUND LP (VINYL ALBUM) EUROPEAN CHARISMA 2013
SELLING ENGLAND BY THE POUND LP (VINYL ALBUM) EUROPEAN CHARISMA 2013

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Selling England By The Pound, 12 février 2014
L'album Selling England By The Pound sorti sous le fameux label Charisma va révéler des titres très surprenants de Genesis. Comme dans les albums précédents, le groupe innove dans les mélodies, les rythmes et les tempos, innovations chères au rock progressif. Ce disque contient certaines chansons qui entreront dans la légende de Genesis, notamment « Firth of Fifth » et « The Cinema Show » deux morceaux au contenu vocal assez court n'étant qu'un alibi pour entourer une oeuvre musicale à la partition très complexe avec des changements de mesure, de tempo, et des arrangements très techniques. « The Cinema Show » est l'apogée de la seconde partie de l'album, commençant par le jeu de Steve Hackett et Mike Rutherford entrelaçant les guitares acoustiques 12 cordes, portant les paroles mythologiques et menant à un solo de synthétiseur d'une durée record dans le répertoire de Genesis, interprété par Tony Banks sur un rythme soutenu. Ce solo formera plus tard la pièce maîtresse mélodique des instrumentaux prolongés que Genesis interprétera en concert bien après les années 70. La dernière chanson « Aisle of Plenty » reprend des harmonies du début de l'album et clôt ainsi le cercle sur les impressions qui l'ont entamé, la nostalgie pour la vieille Angleterre. Il ne faut pas oublier non plus, pour la première fois Phil Collins au chant sur « More fool me » qu'il interprètera en concert, accompagné seulement de Mike Rutherford à la douze cordes. Sur cet album figure également la chanson phare « I Know What I Like » qui se fera connaître dans les charts anglais. Album indispensable tellement que c'est beau !


Ummagumma
Ummagumma

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Ummagumma, 8 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ummagumma (Album vinyle)
Premier album de Pink Floyd depuis le départ de son leader Syd Barrett. L'album Ummagumma (faire l'amour en argot celtique) a donné l'occasion à chaque membre du groupe de s'exprimer pleinement. Le premier disque de ce double opus présente ainsi de longs morceaux, composés et interprétés dans un esprit psychédélique et baroque par Richard Wright, David Gilmour, Roger Waters et Nick Mason. Le second disque comprend quatre titres live enregistrés au Mother's Club de Birmingham le 27 avril et au Manchester College of Commerce le 2 mai 1969. Quatre versions live et enrichies de titres présents sur de précédents disques. L'album commence sur une version rallongée du spatial -Astronomy Domine - (The Piper At The Gates Of Dawn) suivie de l'extraordinaire titre - Careful With That Axe Eugene - ce titre étant paru en face B d'un 45 tours à l'époque. Le morceau commence par une lente progression éthérée, constituée d'un orgue lancinant, de gémissements plaintifs et d'une batterie omniprésente, mais toute en finesse et légèreté. Puis, Roger Waters chuchote les seules paroles du titre - Careful with that axe Eugene - L'avertissement est d'autant plus important qu'à peine ces mots prononcés, un hurlement inhumain vient rompre la fausse tranquillité du morceau et donne le départ à un déluge furieux de décibels. A savoir d'où Roger Waters sort ces cris, mais l'effet est saisissant. Puis le calme revient progressivement et la musique va diminuendo jusqu'à mourir. L'un des plus beaux titres de Pink Floyd, à émouvoir les plus aguerris. - Set The Controls For The Heart Of The Sun - fait écho à - Astronomy Domine - dans une version également plus longue que la version studio de l'album A Saucerful Of Secrets dont le titre est tiré. Tout comme - A Saucerful Of Secrets - (titre éponyme) dont la version live bénéficie de choeurs renforcés dans la dernière partie, donnant une ampleur plus majestueuse à ce titre que l'original.

L'album studio enregistré à Abbey Road est tout comme le live, découpé en quatre parties égales, chaque musicien s'étant vu octroyé la mission de composer seul le ou les titres devant combler l'espace lui étant alloué. Richard Wright (orgue) commence avec - Sysyphus - un morceau symphonique en quatre parties mais qui n'est pas à la hauteur de ce que l'on peut attendre. D'ailleurs la critique musicale est cinglante. Roger Waters (basse) est mieux inspiré avec - Grandchester Meadows - aux allures de ballades, et l'étonnant - Several Species Of Small Furry Animals Gathered Together In A Cave And Grooving With A Pict - qui au-delà de la longueur inhabituelle du titre, n'est constitué que de bruitages ressemblant à des cris sauvages et prémitifs qu'on préfèrerait ne pas rencontrer, interprétés en partie par Roger Waters lui-même, qui est décidément étonnant sur cet album, et se termine sur un texte déclamé de façon excentrique. Aucun instrument, aucune mélodie, et pourtant ce morceau est fascinant. Expérimental certes, mais avec du sens, dégageant une puissance émotionnelle rare. Avec - The Narrow Way - David Gilmour (guitare) donne libre court à son talent de guitariste, mais aussi de compositeur. Si les deux premières parties sont assez expérimentales, avec des sons qui s'enchevêtrent et se font écho, la troisième partie délivre une très belle mélodie dont on ne se lasse pas. Enfin, Nick Mason (batterie) ferme la marche et livre avec - The Grand Vizier's Garden Party - ce qui s'avère pas très convaincant. Hormis l'introduction et la conclusion jouée à la flûte par l'épouse de Nick Mason. L'album Ummagumma reste l'un des meilleurs disques de Pink Floyd que tout amateur de bonne musique se doit de posséder dans sa discothèque, et mérite la reconnaissance musicale, en dépit des faiblesses de - Sysyphus - et de - The Grand Vizier's Garden Party. A eux seuls - Careful With That Axe Eugene - et - Astronomy Domine - justifie l'achat de ce double album. Si vous ne l'avez pas encore, précipitez-vous car la mouvance psychédélique a été de courte durée.


Entre toi et moi
Entre toi et moi
par Stéphane Emond
Edition : Broché
Prix : EUR 16,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Entre toi et moi, 4 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Entre toi et moi (Broché)
Ce livre « Entre toi et moi » est un roman qui prend le temps. Le temps de nous présenter les personnages et leurs histoires. Le temps de nous faire vivre leurs journées, entremêlées de leurs souvenirs. Pourtant ce roman dure le temps des fêtes de fin d’année. Comme à chaque noël Lucy, 17 ans, vient passer les vacances chez son père. L’occasion de retrouver Evan, son ami d’enfance. Une occasion que Evan attend avec beaucoup d’impatience. Lucy aussi. Pourtant cette année c’est une « nouvelle Lucy » qui arrive pour les vacances. Une Lucy au look gothique qui ne sourit plus. Ne parle plus. Leur amitié en est fragilisée, prête à se briser. Pourtant Evan et Lucy sont les meilleurs amis du monde depuis leur enfance. Réunis par leurs longues promenades et leurs passions communes, ils ont grandi ensemble. Mais après le divorce des parents de Lucy, celle-ci s’est vu obligée de déménager, ne revenant que pour les vacances de Noël. Quinze jours par an... est-ce assez pour se retrouver, faire comme si rien n’avait changé, ou se redécouvrir ?! Du coup, quand Lucy revient cette année-là, c’est le choc, pour Evan. Celle-ci a énormément changé, d’apparence comme d’attitude. Leurs retrouvailles sont donc un peu incertaines, au départ, puis tout semble revenir dans l’ordre. Aussi paumé l’un que l’autre, ces deux personnages tentent tant bien que mal d’allier la personne qu’ils sont depuis leur enfance avec celle qu’ils sont devenus mais tous deux se cherchent. Ils se cherchent l’un et l’autre mais ils se cherchent avant tout eux-mêmes ! Et tant qu’ils ne se seront pas trouvés, le bonheur leur échappera. L’histoire est écrite à la troisième personne mais peut se distinguer en deux parties : la première, où nous suivons principalement Evan, et la deuxième, où nous suivons Lucy. Ces deux parties nous offrent un regard objectif sur nos deux personnages, nous les rendant plus proche selon la partie que nous lisons. Le fait qu’ils en sachent peut-être plus sur l’autre que sur eux-mêmes, et la façon dont ils vont réapprendre à se connaître et s’accepter au fur et à mesure de l’histoire qui est, par ailleurs, très joliment illustrée. C’est un sujet qui parle à tous, mais qui va plus loin, montrant le passage d’une amitié que l’on pensait acquise à un amour à la fois logique et inattendu. Ce récit est aussi un hommage à l’art, à la bande dessinée, avec ce thème qui lie les deux protagonistes. Lucy écrit, Evan dessine, et à eux deux ils construisent une bande dessinée que l’on découvre au fur et à mesure du récit. Un petit côté roman graphique qui rend ce roman plus léger qu’il ne l’est réellement. En résumé : un album à lire si vous vous sentez l’âme d’un romantique à la recherche d’un moment à la fois agréable, juste, touchant et marrant.


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