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La pire mission de ma vie n'est pas finie
La pire mission de ma vie n'est pas finie
par Robin Benway
Edition : Broché
Prix : EUR 15,90

4.0 étoiles sur 5 Très bonne suite, 12 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La pire mission de ma vie n'est pas finie (Broché)
J'avais beaucoup aimé le premier tome de cette nouvelle série dont l'héroïne est une ado de 16 ans, espionne de son état. Elle sait ouvrir n'importe quel coffre fort et les portes les plus blindées ne lui résistent pas. Après avoir passé un super moment avec Maggie, Jesse (son petit-ami) et Roux (sa meilleure amie) avec le précédent ouvrage, il me tardait de voir ce qui allait leur arriver dans cette suite.

Le début est un peu lent et long à se mettre en place mais on découvre qu'à la suite de la mort d'un de leurs agents, passé du mauvais côté de la barrière, Le Collectif a dans le nez les parents de Maggie. Et elle par la même occasion. Du coup, elle va tout faire pour prouver l'innocence de ses parents sans pour autant mettre en danger ses amis. Malgré tout, cela ne va pas être chose facile.

Le rythme, comme je le disais quelques lignes plus haut, est un peu lent pour que l'intrigue démarre véritablement. Du coup, j'avais un peu tendance à piquer du nez à un moment ou à un autre de ma lecture. Malgré tout, Maggie continuait à me plaire et Roux encore plus. J'adorais, d'ailleurs, leurs échanges tranchants parce que Roux est une jeune fille qui est loin de se laisser faire, malgré les dangers que cela peut entraîner. Le souvenir qu'elle garde de la fin du tome 1 lui a donné des ailes mais il ne faut pas non plus qu'elle oublie à qui elle à affaire.

Robin Benway a su mettre en avant une adolescente qui à une existence très particulière par ses "capacités" extraordinaires et son adhésion au Collectif. Chaque jeune qui va lire ce roman sera obligée de s'imaginer à sa place et ça va plaire, c'est certain.

De plus, l'action, même si elle est un peu longue à arriver, finit quand même par être présente et le lectorat se demande à partir du milieu du bouquin jusqu'à la fin si vraiment Maggie et ses proches vont s'en sortir. Bon, d'un autre côté, nous sommes dans un roman jeunesse donc il aurait été délicat que ce ne soit pas le cas mais bon, sait-on jamais...

Le style est toujours aussi frais et vivant, les personnages très plaisants même si l'amourette entre Jesse et Maggie passait pour moi au second plan. On découvre de nouveaux personnages, on voit la fin arriver et on se dit "mais que va-t-il se passer dans le tome suivant ?"

Et là, je ne sais pas du tout ce qu'il va en être. Je n'ai aucune idée de ce que l'auteur va pouvoir prévoir pour Maggie et les siens. Du coup, la curiosité est aiguisée et j'ai hâte de voir ce que ça va donner.


Chevalier d'Eon, agent secret du Roi, Tome 3 : La forteresse
Chevalier d'Eon, agent secret du Roi, Tome 3 : La forteresse
par Anne-Sophie Silvestre
Edition : Broché
Prix : EUR 13,00

5.0 étoiles sur 5 Excellent !, 12 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chevalier d'Eon, agent secret du Roi, Tome 3 : La forteresse (Broché)
Troisième tome de cette série et toujours autant de plaisir à suivre notre cher Charles-Geneviève aux côtés de la tsarine Elisabeth 1ère de Russie.

Dans cet opus, nous allons découvrir la fameuse forteresse dont Mac (le pseudo-oncle du chevalier d'Eon pour cette mission) avait découvert dans le tome précédent. A son sujet, le lecteur n'avait pas su grand'chose si ce n'est que, d'après les déductions de Mac, quelque chose ou quelqu'un devait s'y trouver pour justifier une surveillance aussi scrupuleuse de la part avec toute une cargaison de soldats installés sur place.

Anne-Sophie Silvestre va donc nous dévoiler ce dont il s'agit et si, pour partie, je m'en doutais depuis le tome 2, j'ai été ravie de suivre la façon dont les choses se sont passées dans ce tome.

Lia/Charles-Geneviève va devoir ruser encore plus pour garder sa crédibilité auprès de la tsarine et de sa Cour, d'autant que l'amitié qui les lie est vraiment superbe à suivre. Je me suis demandée bon nombre de fois si, cette fois-ci, d'Eon n'allait pas se faire prendre et j'ai vraiment eu peur pour lui.

Par contre, ce que je n'attendais pas, c'est cette fin horrible, angoissante à souhait qui met le lecteur dans un état de questionnement incessant. Et là, je me suis dit que ce n'était pas possible. Que l'auteur ne pouvait pas me faire ça parce que... bah non... avec tout ce que le chevalier d'Eon avait vécu jusque là. Je devais rêver, voire même faire un cauchemar.

Du coup, j'hésitais à me lancer de suite dans le tome 4 pour savoir si ce n'était pas encore un rêve que faisait Charles-Geneviève. Et en même temps, je me disais que si je le lisais tout de suite, la fin allait arriver trop vite et qu'après j'allais être à court d'histoire.

Parce que, maintenant que je suis Charles-Geneviève depuis quelques semaines, je n'ai plus envie de le quitter. Je ne veux pas que cela s'arrête. La série est vraiment très bonne et addictive. On ne s'ennuie pas et tout est intéressant à suivre que ce soit dans l'intrigue, les personnages ou le contexte historique, sans compter une écriture rythmée qui ne laisse pas le lecteur endormi ou pétri d'ennui.

Je vous le dis : avec Charles-Geneviève, il est impossible de s'ennuyer. Vu tout ce qui lui arrive, le lecteur ne peut que vivre les aventures en même temps de notre cher espion.

Alors forcément, le tome 4, Le pacte, va suivre très rapidement et très probablement dans les prochains jours mais je vous préviens d'avance, je risque d'être très très très triste de quitter le Chevalier d'Eon lorsque le dernier ouvrage que j'ai dans ma PAL sera dévoré parce qu'il ne fait aucun doute que c'est ce qui risque, inévitablement, d'arriver...


Le voleur de voix tome 3
Le voleur de voix tome 3
par Jean-nicholas Vachon
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

4.0 étoiles sur 5 Très bon final, 12 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le voleur de voix tome 3 (Broché)
La série du Voleur de voix est une de mes meilleures découvertes 2014 et je recommande fortement sa lecture à tout le monde, adolescents ou adultes, même ceux qui, au départ, ne sont pas particulièrement friands de vampire.

Je fais partie de ces lectrices qui n'apprécient pas vraiment les buveurs de sang et pourtant avec Le voleur de voix, la magie a opéré et je me suis régalée à chaque tome que j'ai lu.

Jusque là, je n'ai pas eu de coup de cœur mais l'ensemble de l'œuvre de Jean-Nicholas Vachon vaut le détour et le tome 3 ne dément pas les qualités littéraire et historique et fictive qui se trouvent dans ces pages.

Depuis le premier tome, l'auteur joue avec le lecteur et les personnages. Nous valsons entre différentes époques où nous suivons différents personnages, fictifs ou réels. Jean-Nicholas Vachon a décidé de mettre en avant les plus grands chanteurs d'opéra liés à des êtres surnaturels et le duo fonctionne à merveille.

Si avec le premier tome, il m'avait fallu un temps d'adaptation pour comprendre qui était qui et ce qui était arrivé au départ à Maximilien, l'auteur n'a jamais failli de rendre le lecteur toujours plus accro à ses livres, à son intrigue, à ses personnages si merveilleusement dépeints.

Le dernier tome va mettre en avant un dernier personnage, ô combien célèbre, que je ne citerai pas. Je pensais le faire mais je crois que le mieux est encore que vous le découvriez par vous-même. Je ne vous donnerai même pas un petit indice, sinon vous risqueriez de trouver de qui il s'agit.

Sachez, qu'encore une fois, j'ai adoré suivre le journal de cette personne; que j'ai vécu une partie de sa vie en même temps qu'elle (la personne bien sûr. Je ne dirai pas non plus s'il s'agit d'une femme ou d'un homme) et que j'ai encore pris mon temps pour découvrir tout ce qui se passait dans ce tome.

J'ai vu Maximilien autrement parce que nous découvrons un peu plus du passé de l'asura qui le possède. J'ai compris pourquoi certains personnages se détestaient et l'implication dans l'intrigue pour d'autres. Par contre, j'ai été un peu déçue de ne pas avoir revu Farinelli et Marie, auxquels je m'étais attachée. J'ai trouvé cela un peu dommage.

En bref, ce dernier tome m'a enfin donné les clés de mes interrogations et j'en suis ravie. Pourtant, il faut attendre jusqu'à la dernière page pour savoir comment tout se termine pour les uns et les autres et honnêtement c'est stressant.

Je suis vraiment enchantée d'avoir découvert cette saga et je vous la recommande encore une fois. Si vous accrochez au premier tome, les deux autres vous envoûteront autant qu'ils l'ont fait avec moi. Le seul regret que j'ai est d'avoir terminé cette série et de ne plus retrouver les personnages qui m'ont fait tant vibrer durant ces semaines.


Tucker, K A [ Ten Tiny Breaths ] [ TEN TINY BREATHS ] Sep - 2013 { Paperback }
Tucker, K A [ Ten Tiny Breaths ] [ TEN TINY BREATHS ] Sep - 2013 { Paperback }
par K A Tucker
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Très beau roman, 12 août 2014
Kacey est une jeune femme de 22 ans, seule rescapée d'un grave accident de la route dans lequel ses parents, son petit-ami et sa meilleure amie ont perdu la vie. Alors qu'elle a été récupérée par ses oncle et tante avec sa jeune sœur Livie, âgée de 15 ans, celles-ci sont obligées de partir précipitamment parce que leur oncle avait eu des agissements déplacés à l'endroit de Livie. Avec deux tickets de bus, elles partent pour Miami où elles vont tenter de refaire leur vie. Sur place, elles vont faire la connaissance, notamment, de leurs voisins, Storm (une jeune femme élevant seule sa fille de 5 ans, Mia) et Trent, un ténébreux jeune homme.

L'ouvrage est en soi assez simple dans l'intrigue mais Kacey est tellement meurtri par ce qui lui est arrivé quatre ans plus tôt que l'on assiste à une reconstruction totale du personnage. Elle ne fait plus confiance en personne; elle refuse qu'on la touche; elle est plutôt agressive. Bref, un être sur la défensive qui n'a d'autre but dans sa vie que de se sauvegarder et faire en sorte qu'il n'arrive rien à sa sœur. Ses rencontres avec Storm et surtout Trent vont bousculer ses a priori et elle va devoir apprendre à refaire surface, à accepter le deuil des êtres qui lui étaient chers pour pouvoir avancer.

Ten tiny breaths est donc un roman sur le deuil, l'acceptation de la perte et la reconstruction de soi. Il est vraiment magnifiquement écrit et même si certains passages ont été nébuleux pour moi, dans la globalité je maîtrisais parfaitement les doutes, les angoisses, les envies de Kacey. C'est terrible de "voir" un personnage tourmenté à ce point et l'envie de Storm et Trent d'aider cette jeune femme à reprendre goût à la vie.

Livie n'est pas en reste et je l'ai vraiment adorée dans ce premier tome. Elle est une bouffée d'air frais pour sa sœur puisque c'est la seule personne en qui elle fait confiance.

En bref, je suis plus que ravie d'avoir franchi le cap de la lecture VO et d'être allée au bout de ce roman. Maintenant qu'il est terminé, je me dis que je serais passée à côté d'un roman touchant si je l'avais abandonné vu que le début de ma lecture avait été un peu chaotique. Du coup, je ne peux que vous pousser à le découvrir à votre tour si vous avez un minimum de connaissance dans cette langue (niveau lycée au bas mot).


Citadelles
Citadelles
par Kate Mosse
Edition : Broché
Prix : EUR 22,90

4.0 étoiles sur 5 Un très beau roman sur les femmes dans la Résistance, 12 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Citadelles (Broché)
Kate Mosse est une auteure que j'ai connu avec Fantôme d'hiver puis Labyrinthe. J'ai toujours Sépulcre à lire mais c'est avec Citadelles que j'ai décidé de poursuivre. Le thème me plaisait et j'avais envie de retrouver la plume de Kate Mosse qui m'a toujours beaucoup plu.

Je n'avais pas relu le résumé de l'éditeur avant de m'y plonger en début de semaine. Je préférais entrer dans l'histoire au fur et à mesure et progresser en même temps que les personnages. J'ai donc commencé le roman en me retrouvant en août 1944, dans un petit village audois, Coustaussa. Sophie est une des jeunes femmes dont on fait la connaissance en premier. Arme en main, elle est dans une fâcheuse situation. Les habitants du village ont été regroupés par la Gestapo et un homme, redouté de Sophie, se trouve juste en face d'elle...

La suite sera le point de départ de toute l'histoire puisque nous faisons un bond en arrière de 2 ans, là où tout a réellement commencé. Juillet 1942. On entre dans une famille ou du moins ce qu'il en reste composée uniquement de Sandrine (18 ans) et Marianne (23 ans), deux sœurs orphelines, et Marieta, leur femme de charge. La soeur aînée est professeur d'histoire dans un lycée de filles et bénévole à la Croix-Rouge. Le sud, en juillet 1942, n'est pas encore une zone occupée et Sandrine compte bien profiter des moments de calme pour faire ce qui lui plaît. Mais la guerre arrive dans le Sud...

Parallèlement, nous suivons aussi Arinius, personnage vivant au IVème siècle, dans le Sud également. Il doit mettre à l'abri un Codex qu'il a réussi à sortir de Lugdunum, ville où l'on brûlait les textes hérétiques, mais il sait qu'il doit faire extrêmement attention à tous ceux qu'il va rencontrer sur sa route.

Les deux histoires vont donc se confondre pour arriver à se réunir à la fin. Forcément, le codex est un texte qui aura son importance en temps opportun.

J'ai mis une semaine pour venir à bout de ce joli pavé et j'avoue que je l'ai trouvé long par moment. Et en même temps, je me laissais emporter dans l'histoire de ce Sud meurtri, de ces personnages prêts à tout pour garder leur foi, leur liberté, leur région telle qu'il l'a connaissait.

Si au départ, j'ai cru que Citadelles était un roman comme avait peu l'être Labyrinthe avec des recherches sur un trésor enfoui et de l'action comme je l'aime, j'ai vite déchanté et c'est ce qui m'a un peu rebuté... avant d'arriver dans les dernières pages, de constater tout ce que ce roman est en réalité : un hymne à la Résistance et aux Maquisards mais aussi et surtout à toutes ces femmes restées dans l'ombre qui ont aussi combattu l'envahisseur.

Si les 500 "premières" pages sont intéressantes à lire pour connaître ce qui s'est passé dans l'Aude et l'Ariège de 1942 à 1944, les 100 dernières sont un gros coup au cœur. A partir d'un certain moment, j'ai été incapable de lâcher ce bouquin. Je voulais savoir ce qui allait arriver à Sandrine et aux autres (que je ne nommerai pas parce qu'il faut vraiment découvrir ce livre par vous-même, les personnages qui se battent, combattent, évoluent durant ces 600 pages).

La fin m'a totalement anéantie. Je pleurais sans pouvoir m'arrêter parce que j'avais fini par m'attacher à tous ces personnages qui composent ce roman mais aussi parce que, même s'il s'agit d'une fiction ici, les évènements historiques sont réels (une note de l'auteur explique d'ailleurs tout ça en fin de roman). Je ne m'y attendais pas du tout et j'avoue que c'est à ce moment là que j'ai percuté sur ce que Kate Mosse avait voulu faire de son dernier roman.

Les recherches effectuées pour en venir à un tel roman sont indéniables, et l'on comprend pourquoi quatre années se sont passées entre Fantômes d'hiver et Citadelles, et son style est toujours aussi envoûtant, prenant, fluide et si facile pour se mettre à la place de ceux qui souffrent de l'absence, du doute mais qui, malgré tout, gardent l'espoir.

Alors, même si, parfois, je trouvais que c'était un peu long, une fois terminé, j'en voulais un peu plus. Je sais que c'est contradictoire mais j'ai tellement eu peur d'être passé à côté de tout ce que Kate Mosse avait voulu faire passer comme message que, d'une certaine façon, je m'en veux. Je m'en veux ne pas avoir percuté de suite, d'avoir imaginé un autre roman dès le départ. J'ai réfléchi à tout ce que j'avais découvert pendant ma semaine de lecture et ce fût une révélation. Kate Mosse a fait là un très beau roman sur la Résistance et ces hommes et ces femmes qui n'ont jamais perdu l'espoir, prêts à tout pour que nous ayons un avenir en tant qu'êtres libres, fiers de vivre dans cette région si riche en Histoire.

Je ne peux que vous pousser à le lire et à prendre votre temps pour découvrir chacune des parties de ce roman et découvrir chacun des personnages que je ne suis pas prête d'oublier.


Chevalier d'Eon, agent secret du Roi, Tome 4 : Le pacte
Chevalier d'Eon, agent secret du Roi, Tome 4 : Le pacte
par Anne-Sophie Silvestre
Edition : Broché
Prix : EUR 13,00

5.0 étoiles sur 5 Encore un excellent tome !, 12 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chevalier d'Eon, agent secret du Roi, Tome 4 : Le pacte (Broché)
Après ma précédente lecture, j'avais besoin d'un ouvrage simple, agréable et j'avoue avoir jeté mon dévolu sur le tome 4 du Chevalier d'Eon parce que, depuis que j'ai commencé cette saga, chaque découverte est un vrai plaisir. Je savais d'avance que ma lecture me permettrait de me détendre et de passer d'agréables moments avec Charles-Geneviève. Et ce fût le cas.

Après la fin du tome 3, j'étais très curieuse de connaître la suite et Le pacte m'a donné pas mal de réponses aux questions que je me posais.

Il faut un certain temps avant que l'action reprenne parce que dans la première moitié, notre jeune chevalier d'Eon est occupé à se refaire une santé. On voit s'installer une toute nouvelle alliance avec la tsarine et un pacte va naître entre Charles-Geneviève et Elisabeth 1ère de Russie.

J'ai tout autant adoré suivre ce nouvel opus que les précédents et même si la fin est plus triste qu'anxieuse pour le lecteur, je reste toujours autant curieuse de lire la suite.

Autant vous dire que je vais devoir ronger mon frein parce que, malheureusement, à l'heure actuelle le tome 5 n'est pas encore publié mais j'espère qu'il le sera très prochainement.

La série du Chevalier d'Eon m'a vraiment beaucoup plu et je sais qu'elle devrait plaire à bon nombre de lecteurs, jeunes et moins jeunes, tant par son côté historique que par la plume exceptionnelle de l'auteur.

En effet, Anne-Sophie Silvestre sait magnifiquement dépeindre les paysages, les personnages mais aussi les aspects politiques de l'époque de manière simplifiée pour une très bonne compréhension de l'ensemble. A cela s'ajoutent des scènes d'action qui rendent la lecture hyper rapide, agréable et prenante.

En bref, avec Chevalier d'Eon, Anne-Sophie Silvestre a su me conquérir par tout ce qu'elle y a inclus et je le dis et le redis ici, Chevalier d'Eon, agent secret du roi, est une des meilleures séries jeunesse que j'ai pu découvrir cette année. Alors, surtout, ne passez pas à côté de cette merveilleuse saga que je vous recommande par dessus tout et vivement la suite !


Les souliers de Mandela
Les souliers de Mandela
par Eza Paventi
Edition : Relié
Prix : EUR 20,95

4.0 étoiles sur 5 Très bon roman, 29 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les souliers de Mandela (Relié)
J'ai commencé ce livre en me disant qu'il allait me faire rire et me détendre. Allez savoir pourquoi je suis partie dans cette optique de lecture mais j'y ai cru. Dur comme fer. Entre la couverture et le résumé qui me laissaient penser que le voyage de Fleur allait me divertir pleinement, j'étais persuadée que Les souliers de Mandela serait du genre chick-lit.

Il faut donc que je vous précise tout de suite que ce livre n'est pas de la chick-lit ni ne s'en approche. En aucun cas, vous allez suivre une trentenaire cherchant désespérément à récupérer son ex ou à faire des yeux doux à tous les mecs qu'elle va rencontrer pendant son stage de plusieurs mois en Afrique du Sud. Non non non. Si vous pensiez que c'était ce genre de lecture, passez votre chemin. Ou alors, attendez d'avoir lu mon avis pour savoir si vous allez vous laisser tenter parce que malgré ma "désillusion" sur le genre, j'ai quand même découvert un monde touchant, démontrant à quel point notre occidentalisation nous met des œillères sur ce qui se passe autour de nous et que nous y réfléchirons à deux fois avant de nous plaindre.

Fleur (oui, elle le sait son prénom n'est pas forcément facile à porter mais que voulez-vous, sa mère tenait absolument à ce qu'elle se prénomme ainsi...) Fontaine est donc une jeune femme de 25 ans dont la vie amoureuse est tombée en décrépitude peu de avant de se décider à partir en Afrique du Sud. Alors qu'elle pensait que son chéri et elle allaient passer le reste de leur vie ensemble, voilà qu'un beau jour, tout est fini. Comme ça. Brutalement. Fleur n'arrive pas à réagir face à la situation. Elle est totalement perdue. C'est le néant. Alors, elle tente de retrouver un semblant d'intérêt pour sa vie, pour elle-même et en tant que journaliste elle décide de partir en stage en Afrique du Sud. Là-bas, elle va se reconstruire grâce à une vie qu'elle était loin d'imaginer, des êtres d'exception, des coutumes qu'elle va apprendre à aimer. Et puis, tout le reste. Le dur, le tragique, l'après-apartheid...

Comme vous pourrez le constater, ce livre n'avait donc rien mais alors avoir avec ce que j'en attendais. Là, est donc ma déception parce que j'avais envie d'une lecture facile, légère et vu que mon état de santé n'était pas exceptionnel depuis une bonne semaine, je voulais vraiment me changer les idées, rigoler...

D'un certain côté, Les souliers de Mandela ne m'a pas apporté ce que je voulais. C'est clair et net mais avec Fleur et tous ceux qu'elle va côtoyer durant six mois, j'ai voyagé dans un pays que je connaissais très mal et j'ai fini par avoir envie de mieux le découvrir à travers d'autres lectures.

En effet, Fleur va commencer son parcours de reconstruction de soi en arrivant à Johannesburg. Là, elle va faire les premières rencontres, les premières amitiés vont naître. Mais ce pays a aussi un lourd passé qu'il continue de porter et même si Nelson Mandela a été un être d'exception pour ce pays, la mémoire n'oublie pas.

Fleur va donc découvrir tout un peuple et les souffrances endurées pendant des décennies. Elle va, petit à petit, finir par comprendre les enjeux de ce qu'elle est sensée organiser. Elle va ouvrir les yeux véritablement. Et ceux du lecteur vont obligatoirement s'ouvrir en même temps.

Les souliers de Mandela est un premier roman de l'auteur et j'avoue qu'il a été très bien écrit et très bien organisé. Sans que cela tourne au tragique, Eza Paventi nous explique comment les vies s'organisent. Que Cape Town est "so whiiiite !" et tranquille, au contraire de Johannesburg où certains quartiers sont de vrais coupes gorges pour les blancs et les touristes. Qu'il ne faut pas se promener seule, le soir. Qu'il vaut mieux rester où l'on est pour être sûre de rester saine et sauve.

Fleur, malgré tout, va aller au-devant du risque pour filmer, prendre acte des manifestations qui se déroulent illégalement. Elle va aussi se rendre compte que si Johannesburg est une ville magnifique, elle est aussi entourée de townships où la population noire et pauvre est regroupée. L'apartheid est terminé mais les différences demeurent toujours !

Eza Paventi a donc choisi d'écrire une histoire sérieuse dans un style fluide permettant au lecteur de tourner chaque page sans appréhension. D'une année sabbatique qu'elle a prise pour partir en Afrique du Sud, elle revient avec un roman touchant qui ne peut pas laisser indifférent même si ce n'est pas forcément à quoi on s'attend en voyant la couverture et le résumé.

Malgré ma petite déception du départ, je ne peux qu'admettre que Les souliers de Mandela est un ouvrage à découvrir parce qu'il nous fait réaliser certaines choses, parce que ce grand homme qu'était Nelson Mandela hante ses pages et que grâce à tout ça, une jeune femme réussit à voir sa vie différemment et qu'elle va lui faire prendre un virage à 180°.

Je ne sors pas vraiment déçue de cette lecture même si elle ne m'a pas apporté ce que j'attendais. Quant à vous, chers visiteurs, je pense que le mieux est de vous faire votre propre avis d'autant que Eza Paventi a su agrémenter son ouvrage de petites notes en marge, supers sympas à lire, de petits dessins mignons comme tout et de cartes permettant de suivre parcours de Fleur. Rien que pour ça, cela vaut le coup de l'avoir dans sa bibliothèque.


Le chevalier d'Eon, Tome 2 : La Tsarine
Le chevalier d'Eon, Tome 2 : La Tsarine
par Anne-Sophie Silvestre
Edition : Broché
Prix : EUR 13,00

4.0 étoiles sur 5 Toujours aussi bon !, 29 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le chevalier d'Eon, Tome 2 : La Tsarine (Broché)
Ma découverte du Chevalier d'Eon s'est faite il y a peu de temps avec le tome 1 et vu comment cela se terminait, j'étais très curieuse de savoir comment la suite allait se dérouler pour Charles-Geneviève/Lia de Beaumont.

Du coup, je n'ai pas traîné à lire le tome 2 dans lequel nous restons en Russie aux côtés de Elisabeth 1ère de Russie. Le chevalier d'Eon se retrouve dans une situation un peu difficile parce qu'il ne faut absolument pas que quiconque sache qu'il est un homme et non une femme et doit mener à bien son objectif et rester le temps nécessaire en Russie avant de rentrer en France.

Durant 270 pages, j'ai visité ce pays, ses coutumes, sa Cour et j'ai passé encore un excellent moment aux côtés de Charles-Geneviève. Alors qu'il se retrouve seul aux côtés de la tsarine, il va être mis dans une situation plutôt embarrassante avec le Comte Balachine et j'avoue qu'une scène m'a fait mourir de rire tant la situation devenait cocasse pour notre chevalier.

A côté de ce côté romanesque des plus rigolo, nous suivons aussi tout le côté diplomatique pour qu'une alliance franco-russe voit le jour au détriment des anglais. Bien entendu, cela crée des tensions et tout est bon pour mettre à néant le travail de Charles-Geneviève et le chevalier de Douglas qui se fait passer pour l'oncle de Charles-Geneviève/Lia de Beaumont.

Avec les péripéties qui attendent le chevalier d'Eon, le lecteur n'a pas du tout le temps de s'ennuyer. Après un tome d'introduction avec Le masque, voilà que nous entrons vraiment dans le vif du sujet, que l'étau se resserre autour du chevalier d'Eon et que nous voyons les différents protagonistes mettre tout en œuvre pour savoir ce qui se passe dans l'entourage de la tsarine. Il ne faudrait pas que les anglais perdent le monopole de la situation si difficilement acquis.

J'y ai aussi découvert un nouveau personnage en la princesse Yuliia Narichkine avec laquelle Lia va créer des liens pour le moins ambigus, compte tenu de la situation et là encore, je suis curieuse de voir un peu l'évolution de cette amitié...

Le rythme est là, l'écriture est toujours aussi fluide et les personnages toujours autant plaisant. Autant dire que je n'ai pas vu le temps passé et que je suis vraiment très bien entrée dans cette série que j'ai hâte de poursuivre.

Chevalier d'Eon est une saga qui me plaît de plus en plus parce qu'il y a tout pour me satisfaire : des personnages historiques réels ou fictifs, des scènes aux situations hilarantes, des endroits magnifiquement décrits. Bref, un ensemble très bien organisé pour procurer du plaisir au lecteur.


Jusqu'à ce que la mort nous unisse
Jusqu'à ce que la mort nous unisse
par Karine GIEBEL
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

3.0 étoiles sur 5 Bien mais pas exceptionnel, 29 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jusqu'à ce que la mort nous unisse (Poche)
J'ai fini ce roman de Karine Giebel ce matin et je dois bien dire que je n'ai pas ressenti du tout le même stress qu'avec le précédent roman que j'avais lu de l'auteur, Juste une ombre, que j'avais adoré !

Du coup, déception il y a parce que je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus fort, de plus prenant, de plus angoissant.

Ici, nous errons à travers le Mercantour avec deux personnages pour le moins déconcertants mais au final très attachants : Vincent et Servane.

Le premier est guide de montagne et vit de sa véritable passion. Son passé a été perturbé par le départ inopiné de sa femme, Laure. Depuis cinq ans, il n'a jamais su pourquoi elle était partie avec un autre homme, pourquoi elle ne donnait pas de nouvelles à sa mère. La haine a pris le dessus. Il lui est impossible de voir la femme autrement que comme un objet.

Servane, elle, est brigadier et vient d'arriver à Colmars les Alpes. Pour éviter de s'ennuyer et afin de mieux connaître la région, elle décide de faire des randonnées avec Vincent. Au fur et à mesure que l'on progresse, on en apprend plus sur cette jeune femme qui se fait un devoir de ne pas tomber dans les filets de ce guide.

Mais la mort va survenir et tout va basculer pour nos deux personnages. Qu'est-il arrivé au meilleur ami de Pierre ? Que cache cette mort ? Alors que les autorités décident de classer l'affaire par manque de preuves et étant persuadés qu'il s'agit d'un banal accident, Servane et Vincent vont mener une enquête parallèle qui pourrait leur être fatale.

Vu de cette façon, on pourrait penser que ce policier est excellent et il aurait pu l'être. Nous sommes en pleine montagne aussi belle que dangereuse. Il y a une bonne intrigue policière mais malheureusement j'avais vu trop tôt les tenants et les aboutissants. En cela, je suis déçue par ma lecture de ce Giebel parce que j'en attendais tellement autre chose.

Par contre, contre toute attente, j'ai beaucoup aimé suivre l'évolution des rapports entre Vincent et Servane. Sans dévoiler quoi que ce soit, c'est vraiment cette relation qui a pris le pas sur tout le reste, me concernant. Je les trouvais en parfaite adéquation. Ils se comprennent si facilement, ils ne se mentent pas, ils ont tant souffert l'un et l'autre que cette amitié naissante est juste sublime à suivre.

Là où j'attendais un roman à grand suspense, je trouve une histoire entre une homme et une femme tout simplement magnifique. Karine Giebel m'a surprise par ce côté mais j'aurais tellement voulu qu'elle me bluffe aussi par son intrigue policière.

Du coup, si je conseille ce roman, ce ne sera pas pour l'enquête et les manigances qui s'y déroulent mais bel et bien pour l'histoire entre Vincent et Servane. Deux êtres malmenés qui se sont trouvés dans une région magnifique et pourtant si dangereuse.

C'est un roman sympa avec lequel j'ai passé de bons moments de lecture mais pas le meilleur de l'auteur, selon moi. J'ai d'autres titres dans ma PAL dont Meurtres pour rédemption que je compte bien lire d'ici la fin de l'année. A voir ce que cela donnera...


Petites Recettes de bonheur pour les temps difficiles
Petites Recettes de bonheur pour les temps difficiles
par Suzanne HAYES
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

4.0 étoiles sur 5 Très beau roman épistolaire, 29 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petites Recettes de bonheur pour les temps difficiles (Broché)
Cela faisait un bon petit moment que je n'avais pas lu de roman épistolaire et lorsque j'ai eu entre les mains l'ouvrage de ces deux auteurs, sa couverture si jolie et son résumé si alléchant, je n'ai eu qu'une envie : m'y plonger dedans et vivre des moments inoubliables.

Si vous vous décidez, comme moi, à découvrir l'univers de Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles, vous ne devriez pas être déçu.

Même si le début est un petit long à se mettre en place parce qu'il faut bien que Marguerite Vincenzo (Rita) et Gloria Whitehall (Glory) fassent un peu connaissance par delà la distance et les épreuves qu'elles doivent endurer chaque jour, je n'ai jamais eu de difficulté pour le lire et m'y intéresser.

Cette rencontre a pu se faire grâce au Club des femmes qui se tient une fois par semaine et le but est de correspondre avec une épouse dont le mari est parti à la guerre. Cela permet de nouer des liens, de se comprendre dans l'horreur du conflit.

Les femmes que nous allons découvrir sont fortes mais aussi pleines d'incertitudes face à leur avenir, celle de leurs enfants, de leur famille et, contre toute attente, les mots s'écrivent aussi facilement que si elles se connaissaient depuis longtemps.

J'ai beaucoup aimé voir la relation entre Rita et Glory évoluer à chaque page, à chaque lettre. Alors que Glory est une jeune femme de 24 ans qui aurait tendance à se laisser emporter dans une histoire qui risquerait de compliquer sa vie de femme mariée, Rita est là pour la remettre sur le droit de chemin, pour la soutenir dans les moments de doute.

Cette dernière aura, elle aussi, des périodes d'abattement et Glory saura faire la part des choses pour que son amie ne se terre pas chez elle, qu'elle voit à quel point la vie, malgré tout, vaut la peine d'être vécue.

Ces échanges seront ponctués de petites recettes culinaires que l'une et l'autre vont découvrir parce qu'à l'époque où le rationnement est de mise, il n'est pas toujours évident de trouver des idées de repas qui changent du lot.

Ce roman est une vraie petite pépite, même si je n'ai pas eu de coup de cœur pour lui, parce qu'il dénote à quel point les liens peuvent se créer entre deux personnes malgré la distance et l'inconnu. Après tout, Rita et Glory ne s'étaient jamais vu, jamais parlé et pourtant leurs échanges sont l'exemplarité même d'une amitié qui va durer très longtemps.

Cela fait rêver d'un certain côté et cela donne même envie de se lancer dans ce genre d'expérience. Ne pas connaître son prochain mais se sentir aussi proche de lui que de n'importe quel membre de sa famille, ça doit vraiment être quelque chose.

L'écriture est fluide et les auteurs ont su habilement créer deux personnalités bien différentes mais qui se complètent à merveille. Suzanne Hayes et Loretta Nyhan avaient fait le pari, osé, de ne pas se rencontrer avant d'avoir fait ce roman à quatre mains. J'avoue que c'est un pari risqué mais la finalité est très bonne. On se croirait dans un roman écrit par un seul auteur, qui manie parfaitement chaque personnage, chaque scène alors que ce n'est pas le cas.

Aujourd'hui, je suis bien curieuse de savoir si ces auteurs ont prévu autre chose ensemble tant ce duo fonctionne parfaitement.

Quant à vous, chers visiteurs, n'hésitez pas à vous laisser emporter par ce joli roman épistolaire qui, au-delà de la période historique mise en avant, présente surtout deux femmes liées par une amitié exceptionnelle.


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