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Commentaires écrits par
Eric OD Green (Paris, France)

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La Guerre de Crimée
La Guerre de Crimée
par Alain GOUTTMAN
Edition : Poche
Prix : EUR 11,00

5.0 étoiles sur 5 Un ouvrage historique passionnant, 24 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de Crimée (Poche)
L’ouvrage d’Alain Gouttman sur la guerre de Crimée (1853-1856) possède l’immense qualité d’être un livre passionnant qui fait revivre un épisode militaire majeur du second Empire. Cet ouvrage rappel que l’origine de ce conflit presque oublié se trouve dans une querelle sur la protection tutélaire des lieux saints de Palestine qui après l’épisode des croisades retombent aux mains des Turcs dès 1517.

Hors dès 1535, la France de François 1er nouait avec Soliman le Magnifique une alliance sous forme des capitulations de 1535 qui reconnaissait au profit de la France un droit historique des catholiques et de la France sur les lieux saints. Ces capitulations furent reconduites en 1569, 1581, 1597, 1604, 1673 et 1740. A l’origine il s’agissait pour François 1er de conclure une alliance de revers avec la Turquie dirigée contre le Saint Empire Romain germanique de Charles Quint. Toutefois, les dernières capitulations franco-ottomanes ont été conclues sous Louis XV dans le même contexte géopolitique que sous François 1er, c’est-à-dire contre l’Autriche, alors qu’en 1740 il s’agissait de la part des ottomans d’une reconnaissance de la Sublime Porte au rôle joué par la France dans la négociation du traité de Belgrade. Toutefois, les droits qui étaient reconnus à la France sur les lieux saints et sur son rôle tutélaire des chrétiens d’Orients étaient de plus en plus battu en brèche par la Russie qui au XVIIIème siècle exerce une pression de plus en plus forte sur les Turcs de Pierre le Grand à Catherine II, jusqu’au traité de Kutchuck-Kaïnaardji de 1774 qui paraît donner à Saint-Pétersbourg une sorte de prépondérance sur les chrétiens orthodoxes de l’Empire Ottoman. Le rôle de la France a été diminué par la politique de Louis XIV qui s’est voulue trop protectrice des droits des catholiques sans tenir compte des autres confessions.

Assez curieusement c’est sous la IIème république en 1850 que la question des Lieux saints et de la prééminence des latins sur les orthodoxes réapparait, avec des exigences françaises bien embarrassantes pour la Sublime Porte qui souhaite ménager la France, un ami dont on peut avoir besoin en cas de malheur, sans mécontenter la Russie un ennemi potentiel : or c’est l’intervention personnelle du Tsar Nicolas dans la négociation en cours entre Paris et Constantinople. Entre temps le coup d’Etat de Louis Napoléons Bonaparte a réussi, le plébiscite du 20 décembre 1851 est un succès pour le prince-président qui va être proclamé empereur des Français sous le nom de Napoléon III. L’affaire des lieux Saints se discute désormais entre le second Empire et le Tsar Nicholas et les négociations s’enveniment : le Tsar Nicholas estime que la Turquie a failli à sa parole.
Plus grave, le Tsar fait état auprès des Britanniques de son intention de régler son compte à la Turquie devenu selon son expression « l’homme malade de l’Europe ». Les Britanniques prennent peur devant la volonté d’annexion des principautés danubiennes de la Sublime Porte et par la menace explicite de mettre la main sur Constantinople. Finalement c’est cet élément qui pousse la Grande-Bretagne à suivre la France et non le contraire comme l’affirme une certaine version de l’histoire. Pour le reste, l’ouvrage de M. Gouttman donne le détail de l’envoi d’un corps expéditionnaire franco-anglais en Crimée pour s’emparer de Sébastopol. Le siège de Sébastopol est une entreprise longue (les opérations de siège vont s’étaler sur un an) périlleuse entreprise à la suite de diverses opérations militaires préliminaires, comme le franchissement de l’Alma, la charge de la brigade légère à Balaklava, les combats féroces d’Inkerman. Le siège dure un an avant que les forces françaises ne jouent le rôle déterminant dans la prise de la place forte : les troupes d’Afrique françaises et les troupes russes ont rivalisé de bravoure dans un conflit rendu sanglant par les armes nouvelles (fusils d’infanterie à canon rayé, nouvelles pièces d’artillerie et apparition dés 1859 des cuirassés construits par Dupuy de Lôme suite à la guerre de Crimée). Les maladies, choléra et scorbut prélèvent un terrible tribut sur l’ensemble des contingents engagés en Crimée.

Finalement, la Russie doit se déclarer vaincue et accepte de négocier un traité de paix lors de la convention de Paris qui va clore la guerre. La diplomatie secrète entre Napoléon III et le compte Orlov va permettre à l’empire russe d’échapper aux closes les plus humiliantes demandées par les anglais : toutefois c’est toute la péninsule de Crimée et la flotte de la Mer Noire qui sont neutralisées sur le plan militaire. Napoléon III est à l’apogée de sa gloire, l’autorité de la France est restaurée en Europe, malheureusement, en prenant le partie des nationalités en Europe, l’empereur va amorcer la question de l’unification de l’Italie qui va se révéler être un piège pour la France… Et comme le fait remarquer M. Gouttman, le désastre de Sedan en 1870 va totalement oblitérer la campagne d’Orient et la victoire de Sébastopol et contribuer à creuser un peu plus la légende noire du second Empire.


Islam - Des origines au début de l'Empire Ottoman
Islam - Des origines au début de l'Empire Ottoman
par Claude Cahen
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un ouvrage excellent mais exigeant pour les lecteurs, 26 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Islam - Des origines au début de l'Empire Ottoman (Poche)
Claude Cahen, est un historien et orientaliste français né le 26 février 1909 et mort le 18 novembre 1991. D’abord agrégé du secondaire Claude Cahen deviendra maître de conférences et professeur à la Sorbonne. C’est un spécialiste de renommé international de l’histoire de l’Islam au Moyen Age. D’abord membre du parti communiste, il cessera de prendre sa carte en 1960 : Claude Cahen prend ses distances avec le marxisme, même si son œuvre est fortement inspiré par l’étude du développement économique et sociologique de l’Islam.

C’est un universitaire peu connu du grand public, mais qui laisse des travaux d’une érudition pénétrante. Certes, le principal reproche que l’on peut formuler est que « l’Islam des origines au début à l’Empire Ottoman » s’adresse à un public maîtrisant bien l’histoire : on peut penser essentiellement à un public universitaire, même si cela est dommage, car son ouvrage offre une remarquable périodisation de l’Islam.

On note que si tous les mouvements religieux et les dynasties Omeyade et Abbaside, et Turcophone sont remarquablement, l’aspect empire militaire en expansion qui a caractérisé l’Islam des origines est passé sous silence : c’est un peu dommage, car on imagine mal une histoire de Rome faisant l’économie de développements militaires.

Toutefois, Claude Cahen donne une description excellente des grands courants de pensée musulmans et fait une revue critique des sources disponibles : lorsqu’une information est manquante c’est clairement indiqué. Claude Cahen est extrêmement scrupuleux dans son évocation de la personnalité du prophète Muhammad et des sources permettant de l’aborder avec une rigueur scientifique.

Les éléments constitutifs de la déconfiture de l’empire Arabe sont examinés avec précision : deux éléments semblent dirimants, d’une part la montée en puissance relative, puis absolue des populations turcophones massivement intégrées comme personnels militaires, et d’autre part le choc avec l’Empire Mongol, qui paraît être sur le point de terrasser l’Islam.

Le rôle ambigu des croisades est mentionné mais il faudra se reporter aux travaux considérables de René Grousset disponibles dans la collection Tempus, et mieux encore, à la formidable histoire des croisades de sir Steven Runciman, plus distanciée vis-à-vis du sujet que l’analyse de René Grousset et qui est actuellement disponible en deux volumes dans la collection Texto.

Sur le plan des conquêtes militaires de l’Empire Arabe, on peut se reporter avec profit au Précis d’histoire du Moyen-Age de Jacques Heers datant de 1968, mais toujours réédité depuis cette date la partie intitulée « les premiers Empires ».

Pour ceux qui voudront aller plus loin sur la personnalité de Muhammad et sur le distinguo subtil entre Hadith et verset du Coran, l’ouvrage de référence reste à ce jour « les fondations de l’Islam » d’Alfred Louis de Prémare aux éditions Point Histoire : ouvrage d’un intérêt colossal pour une compréhension scientifique de l’Islam.

L’exposé le plus pédagogique sur les différents courants de pensée islamique est le livre de Sabrina Mervin, grande spécialiste de l’Islam Chiite : « Histoire de l’Islam : fondements et doctrine » (N° 951) Collection Champs/Histoire.

Pour l’Islam d’occident, l’ouvrage d’André Clot : L’Espagne musulmane, collection Tempus N° 87. Qui sera complété lui-même par « Al Andalous » dans la collection Plurielle.

La question controversée du transfert des connaissances antiques grecques par l’Islam est à découvrir au moyen de l’ouvrage de Rémi Brague « Au moyen du Moyen-Age » dans la collection Champ/Essai (N° 856).


Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)
Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)
par Robert C. Davis
Edition : Poche
Prix : EUR 9,70

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un phénomène complexe traité d'une manière brillante, 14 juillet 2014
La traite des blancs en méditerranée est un sujet connu des historiens, toutefois peu exploité sur le plan universitaire, par rapport à la traite négrière transatlantique, qui fait l’objet de travaux scientifiques remarquables comme ceux d’Olivier Pétré-Grenouilleau « les traites négrières : essai d’histoire globale » dans la collection Folio Histoire, il manquait un ouvrage de référence. C’est chose faite désormais.

A noter qu’en France il fallait se rabattre sur les travaux de Jacques Heers « Les barbaresques : la guerre de course en méditerranée » dans la collection Tempus qui bien que méritoires, pouvaient sembler un peu léger. L’ouvrage de Robert C. Davis vient donc combler une lacune, ou plutôt une amnésie collective volontaire, rendue possible par un enseignement de l’histoire souillé par le marxisme et par le politiquement correct.

Les Etats qui formaient le noyau de la Barbarie étaient les régences d’Alger, de Tunis et de Tripoli. M. Davis rappelle avec une honnêteté rare que l’esclavage en méditerranée ne se limitait pas aux pays de Barbarie mais se déroulait aussi dans le Royaume indépendant du Maroc et au Levant, du Caire à Constantinople. Et que par ailleurs les Etats chrétiens eux-mêmes pratiquaient l’esclavage (France, Espagne, Toscane, Malte) et asservissaient tous des musulmans et parfois même des protestants…M. Davis a utilisé des sources importantes concernant la Barbarie dans les archives de la congrégation De Propaganda Fides.

Dans un premier chapitre M. Davis procède à une étude et à une critique des sources documentaires permettant d’évaluer le nombre de chrétiens capturés par les corsaires barbaresque : il n’ s’agit pas d’une compilation de statistique comme l’écrivent certaines recensions mais d’un processus inhérent à un travail sérieux d’historien. Au terme de cette étude M. Davis estime qu’entre 1530 et 1780 presque certainement 1 million et très probablement 1250000 européens chrétiens et blancs « se virent asservis par les musulmans de la côte Barbaresque ».

L’auteur note que « du côté Turc, l’asservissement des chrétiens avait été élevé à un statut proche de la politique d’Etat, en particulier entre les années 1530 et 1570 quand Kheir-Ed din Barberousse d’abord puis Dragut Raïs furent nommés par le sultan de Constantinople a la fois comme vice-rois en Barbarie et amiraux de sa flotte ». Des campagnes militaires maritimes et terrestres étaient menées contre les forces chrétiennes.

A la suite de la bataille de Lépante (à ce sujet l’ouvrage d’Alessandro Barbero, « la bataille des 3 Empires : Lépante 1571 » dans la collection Histoire Flammarion est tout à fait remarquable et s’impose comme une référence), les Ottoman limitèrent l’action de leur flotte au Levant. Mais les pachas qui régnaient sur Alger et Tunis continuèrent leurs attaques de navires et leurs razzias terrestres.

Le système mis en place par les corsaires barbaresques n’a jamais été aussi sophistiqué que celui instauré pour la traite négrière transatlantique. Les corsaires de Barbarie procédaient eux-mêmes à la capture et à la vente des esclaves chrétiens dans le contexte d’une sorte de Djihad qui persistait dans en méditerranée au XVI et XVII siècles.

Un objectif des corsaires des Etats de Barbarie étaient de se procurer à bon compte une main d’œuvre servile pour servir sur leurs galères ou pour réaliser toute sorte de travaux ingrats. Mais il y avait aussi la motivation d’une revente immédiate ou à court terme des esclaves chrétiens par l’intermédiaire d’ordre rédempteurs comme les Trinitaires et les Mercédaires.

Toute cela dans un contexte assez singulier ou les Etats européens disposaient de consuls auprès des divers Etats de Barbarie et avaient donc une connaissance assez précise du phénomène : on note donc une ambiguïté assez malsaine de la part des puissances européennes, qui faisait un service à minima au profit de leurs ressortissant et agissaient en priorité sous le couvert d’ordres ecclésiastiques.

Les esclaves pauvres et démunis d’un réseau de connaissance risquaient donc fort de finir leurs jours en captivité, oubliés de tous… Une histoire des plus sordides que M. Davis explique à merveille : il indique d’ailleurs dans sa conclusion que l’absence des travaux sur la piraterie barbaresque trouve son explication de la manière suivante : « Nous avons entrepris cet essai en nous demandant pourquoi personne n’avait jamais posé la question de l’étendue du trafic d’esclaves blanc en méditerranée ; nous nous apercevons maintenant que c’est en grande partie parce que connaître ou même risquer des conjectures quant à la réponse ne servait l’intérêt de personne ».

On peut donc dire sans risque d’erreur que l’esclavage barbaresque état mis en œuvre par des musulmans sans scrupules, dont des personnes chassées d’Espagne lors de la Reconquista, mais aussi des renégats européens qui avaient abjuré leur foi, de manière volontaire, parfois pour des raisons particulièrement sordides, notamment pour la réputation d’homosexualité qui caractérisait la régence d’Alger et pour l’opportunité d’en profiter en « se faisant Turc ». Et que par ailleurs les Etats occidentaux comme l’Italie et la France déployaient des moyens limités pour récupérer des esclaves qui dans l’ensemble présentaient pour eux une faible valeur marchande (il était question de ne pas encourager le trafic d’esclaves chrétiens), alors que l’Espagne mettait en œuvre une politique de rachat des esclaves plus dynamique…

On constate donc un certain laxisme des pays chrétiens sur la période 1500-1800, avec parfois des traités diplomatiques conclus avec les régences barbaresques pour limiter l’ampleur du phénomène mais souvent une absence de volonté et d’intérêt que ne doit pas faire oublier l’expédition française en Algérie en 1830 qui mais fin tardivement à un phénomène finissant et s’inscrit davantage dans le développement d’un phénomène colonialiste dominé par la France et l’Angleterre. La conquête de l’Algérie par la France fut essentiellement un moyen d’effacer les dettes considérables contractées auprès du dey d’Alger au cours des guerres napoléoniennes, et de venger l’honneur du consul français victime d’un coût de chasse mouche (Henry Wesserling, le partage de l’Afrique, Folio Histoire) et non de libérer les quelques esclaves qui croupissaient encore dans les bagnes d’Alger, bien que ce motif servit à Charles X pour monter une expédition punitive contre Alger.


Le choc des civilisations
Le choc des civilisations
par Samuel P. Huntington
Edition : Poche
Prix : EUR 12,90

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le choc des civilisation à l'épreuve des faits en 2014, 6 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le choc des civilisations (Poche)
Le choc des civilisations est d’abord un article paru dans la revue américaine Foreign Affairs en1993, devant le succès et la controverse suscité par cette thématique, son auteur, le politologue américain Samuel Huntington décida de rédiger un ouvrage qui est devenu un best-seller mondial. Cet ouvrage n’est en aucune manière un ouvrage novateur, dans le sens ou la nation de civilisations pour périodiser l’histoire a été utilisée par un certain nombre d’auteurs majeurs dont Huntington utilise les travaux en les citant de manière tout à fait correct. Les auteurs les plus importants et les plus connus dont Huntington utilise les travaux sont : Oswald Spengler qui est l’auteur d’un ouvrage monumental sur le déclin de l’occident ; Arnold Toynbee dont le travail majeur est un ouvrage volumineux qui fait la synthèse de ses propres travaux et paru en France chez Bordas sous le titre de « L’histoire », on note au passage que la compréhension de l’œuvre de Toynbee en France doit beaucoup à Raymond Aron. Car dans l’ensemble Spengler comme Toynbee, sont des auteurs complexes qui sont surtout cités par des gens n’ayant jamais ouvert un seul de leurs ouvrages : ce n’est pas le cas de Samuel Huntington chez qui on décèle l’érudition et les capacités intellectuelles suffisantes pour maîtriser ce corpus théorique. On note des citations assez importantes du grand auteur français Fernand Braudel empruntées à sa « Grammaire des civilisations » ouvrage magistral qui avait vocation à être le cœur d’un manuel d’histoire destiné à des élèves de classe terminale (disponible dans la collection Champs Flammarion). Un 4ème auteur est utilisé assez longuement par Huntington, il s’agit de Carroll Quigley dont l’œuvre n’a jamais été traduite en français.

L’analyse d’Huntington consiste à démontrer que suite à l’après-guerre-froide coïncidant avec la disparation de l’URSS la structure des relations internationales devenait multipolaire, avec un déclin relatif de l’Occident, et des conflits qui allaient devenir civilisationnels selon la terminologie de Huntington. D’une manière assez logique, l’auteur propose plusieurs civilisations : occidentale ; sino-confucéenne ; islamique ; latino-américaine ; Hindou ; Japonaise ; Africaine. Selon l’analyse de Huntington, les deux civilisations les plus hostiles à l’Occident (Etats-Unis et Union Européenne) sont la civilisation sino-confucéenne et l’Islam, au point que l’auteur parle d’une filière Islamo-confucéenne, se matérialisant notamment avec l’association à des degrés divers d’Etats comme le Pakistan, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord.

Cette filière Islamo-confucéenne s’est bien vérifiée comme le prévoyait Huntington dans l’assistance fournit par la Chine et la Corée du Nord au programme nucléaire et balistique pakistanais (on note au passage l’existence d’un puissant soutien financier saoudien à ce programme. Ce soutien a pris la forme du réseau pseudo-clandestin de biens et technologies nucléaire AQ Kahn.
De même, la montée en puissance économique et militaire de la Chine atteint son apogée en 2014, avec un premier groupe aéronaval (porte-aéronefs Liaoning, l’ancien Varyag ukrainien), le déploiement de moyens navals de plus en plus sophistiqués avec une classe de destroyers présentée comme l’équivalent des navires Aegis déployés par les Etats-Unis, mise à la mer d’une classe de SNLE type 094 (classe Jin) et déploiement de SNA, travaux sur des systèmes anti-accès et des armes ASAT.

Toutefois, si Pékin est désormais un acteur majeur en Asie du Sud et dans la région Pacifique, le travail présumé de ralliement des communautés chinoises de Taïwan et de Singapour reste inachevé. Taïwan possède toujours un statut dérogatoire sans rattachement à la Chine continentale, et l’influence confucéenne chinoise se heurte au Vietnam, à Singapour et en réalité dans la totalité des Etats du Pacifique à une méfiance accrue : les budgets militaires explosent bien, mais essentiellement pour contrer Pékin.

Les Etats-Unis opèrent un recentrage stratégique dans le Pacifique avec une très forte collaboration du Japon, qui était listé par Huntington comme un adversaire potentiel des Etats-Unis : cette hypothèse était présente à la fin des années 1990 dans la totalité des revues anglo-saxonnes de relations internationales et il était de bon ton de prédire une guerre entre les Etats-Unis et le Japon. Cette analyse était erronée et Tokyo est devenu le principal soutien et le principal allié des Etats-Unis pour contrer la montée en puissance de la Chine.

La Chine essaye bien de promouvoir l’idée d’une nouvelle route de la soie ou elle jouerait un rôle crucial pour les échanges commerciaux entre l’extrême-orient et l’Europe en passant par tous les pays d’Asie Centrale. On note aussi l’émergence d’une sorte de bloc eurasiatique, à la fois économique et militaire entre la Russie de Vladimir Poutine et la Chine pour faire contrepoids aux Etats-Unis et dans une moindre mesure à l’Europe.

Huntington avait pronostiqué la possibilité d’une crise majeure au sujet de l’Ukraine et de la Crimée : le premier semestre de l’année 2014 lui a donné raison : L’Europe et les Etats-Unis ont adopté une position stupide sur le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie et ont appuié les nationalistes ukrainiens de l’ouest de l’Ukraine dans le conflit qui les opposent à la minorité russophone du Donetsk. Sur le plan historique et géopolitique il est évident que Poutine se trouve dans la continuité des intérêts géostratégiques classiques de la Russie impériale…

Sur le plan militaire Vladimir Poutine est le restaurateur de la puissance militaire russe, cette restauration donne lieu à un climat de guerre froide, qui doit beaucoup aux intrigues affligeantes de l’UE et des Etats-Unis, alors qu’il était dans l’intérêt de tous de voir la Russie stabilisée géopolitiquement.

La Turquie est bien dans une situation ambiguë au sujet de son identité culturelle et de ses relations avec l’Europe et les États-Unis : le kémalisme est définitivement mort. La Turquie est en proie à la Résurgence islamique dont Huntington fait un élément fondamentale depuis les années 1980/1990. Des islamistes conservateurs sont d’ailleurs au pouvoir à Ankara, et la participation de la Turquie à l’OTAN est menacée actuellement par le choix d’un système de défense antiaérien chinois (FD-2000)…On note un ressentiment plutôt violent à l’égard de l’Europe qui refuse de voir adhérer la Turquie à l’UE.

La Résurgence islamique, qui s’accompagne de la montée en puissance de mouvements fondamentalistes est une donnée factuelle : le monde du 11 septembre 2001 est bien le lieu d’un combat à mort entre les Etats-Unis et Al-Queida. Bien que frappé sur leur territoire, les Etats-Unis ont montré une résilience supérieure et ont contre-attaqué contre le régime des Talibans en Afghanistan en profitant au passage pour détruire ce qui restait du régime de Saddam Hussein…

La destruction du régime des talibans a été un succès militaire, en revanche, les Etats-Unis et les Etats de l’UE dont la France n’ont pas été en mesure de stabiliser le pays. L’instabilité s’est désormais installée en Irak, avec un arc de crise qui court de Bagdad à Islamabad.

La France et l’UE, à partir d’analyses erronées ont poursuivi des actions militaires catastrophiques en Lybie, laissant le champ libre à des Djihadistes fous. Les Etats-Unis et la France ont été à deux doigts de commettre l’irréparable en détruisant le régime Syrien.

La propension à la violence et l’hostilité civilisationnelle de l’Islam envers l’Occident, postulé par Huntington a été démontrée au-delà de ce qui était envisageable et raisonnable, le caractère inassimilable des populations islamiques est lui aussi démontré (même s’il était déjà connu sur le plan historique, avec une civilisation qui se considère comme supérieure à toutes les autres).

L’aspect historique et sociologique de cet élément demanderait toutefois à être développé d’une manière plus fouillée. Comme le rappelle Huntington, l’Europe et l’Islam se sont déjà opposés à maintes reprises allant de la conquête de l’Espagne (Al Andalous), au formidable choc militaire que fut la bataille de Lépante, puis lors du siège de Viennes par les Ottomans.

Des éléments économiques, démographiques et culturels sont présentés par Huntington, notamment le fait que l’Islam soit une religion du glaive initialement conçue pour des tribus de Bédouins : c’est juste, mais peut-être un peu réducteur...

Les croisades sont évoquées par Huntington, mais ne sont pas placées sur le même plan que la première guerre du Golfe qui en 1991 marque selon l’auteur la première guerre civilisationnelle. Par ailleurs, Huntington fait démarrer l’histoire du monde Occidentale en 1500, ce qui me paraît un peu tardif, certes il est bien question d’un héritage culturel Romain et Grec particulièrement important, mais sans développer plus que cela. Or l’Empire Romain dont dérive l’Europe de l’Antiquité tardive, puis du Moyen-Age s’est avéré particulièrement brutal dans ses conquêtes militaires, un évènement majeur qui se déroule sous la République Romaine sont les guerres Puniques qui opposèrent Rome à Carthage et virent la destruction de cette dernière. Par ailleurs, en remontant encore un peu il est facile de démontrer que les guerres médiques qui opposèrent les Grecs à la Perse étaient déjà un choc de civilisation.
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Les Guerres médiques : 499-449 av. J.-C.
Les Guerres médiques : 499-449 av. J.-C.
par Peter Green
Edition : Poche
Prix : EUR 11,50

5.0 étoiles sur 5 Un exposé remarquable alliant recherche universitaire et qualité de narration, 6 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Guerres médiques : 499-449 av. J.-C. (Poche)
Peter Green est un historien américain qui fut professeur d'études classiques à l'Université du Texas, et est l'auteur d'ouvrages remarquables sur la période hellénistique et Alexandre le Grand.

Cet ouvrage est une histoire complète des guerres médiques, c'est-à-dire les guerres qui opposèrent les Grecques aux Perses, avec comme point d'orgue la campagne de Xerxès visant à envahir le territoire continental de la Grèce.

L'auteur est vraiment un passionné de cette époque. Il se se livre à une restitution historique de très haut niveau avec un soin du détail particulièrement impressionnant.

La structure narrative est classique, sous une forme chronologique (Victor Davis Hanson pour sa remarquable Histoire de la guerre du Péloponnèse a adopté une structure thématique qui fonctionne à merveille).

L'un des apports majeurs du travail de Peter Green est de faire part du point de vue de l'ensemble des protagonistes, Grecs et Perses. Le résultat est étonnant avec une qualité littéraire remarquable qui résulte d'un travail de traduction en français de haut niveau.

Peter Green nous fait découvrir l'archonte et stratège athénien Thémistocle et son rôle déterminant pour le succès de l'alliance des cités Grecques contre les forces de l'empire Perse, notamment par la construction d'une puissante marine de guerre qui permettra de ruiner les capacités navales adverses lors de la bataille de Salamine.

Les relations difficiles entre Athènes et Sparte sont évoqués en détail, avec une pointe d'humour qui fait toute la différence entre un travail anglo-saxon et un pensum français (je met bien volontiers de côté le travail magnifique de Jacqueline de Romilly sur Thucydide et les cités grecques en général).

L'épisode des 300 lors de la ligne de défense Artémision les Thermopyles est un modèle du genre, avec une présentation du roi Léonidas qui accède au statut de véritable héro Grec.

La bataille finale qui va opposer les hoplites Grecs aux forces du corps expéditionnaire du vice-roi Mardonios, le fameux choc de Platée fait l'objet d'un exposé très vivant. Thémistocle sera récompensé de son succès par les Athéniens par un bannissement (ostracisme) qui le conduira à terminer son existence de manière misérable au service du roi de Perse...

D'une manière générale, on retrouve un style accessible qui rappelle beaucoup celui de Sir Steve Runciman.

Si la lecture de ce livre vous donne satisfaction, et je pense que cela sera le cas, je vous recommande vivement la lecture de l'ouvrage "d'Alexandre à Actium" dans la collection Bouquin qui est pour moi le chef d’œuvre de Peter Green.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 6, 2014 8:10 AM MEST


Non-Stop [Édition boîtier SteelBook]
Non-Stop [Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Liam Neeson
Prix : EUR 19,99

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un excellent thriller, 5 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Non-Stop [Édition boîtier SteelBook] (Blu-ray)
Liam Neeson s'est reconverti a plus de 50 ans dans les films d'actions particulièrement efficaces comme Taken 1 et 2.

C'est un acteur disposant d'un grand talent lorsqu'il est nécessaire de jouer les personnages finissant et un peu usés par la vie. Finalement le personnage de l'Air Marshall Bill Marks est très proche du chasseur désabusé et proche du suicide du remarquable "Territoires des loups".

L'Air Marshall Marks est membre de la TSA Transportation Security Agency qui est elle même une subdivision du Homeland Security (département de la Sécurité Intérieure) qui a vu le jour après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. C'est un homme brisé par la vie suite à la mort d'une leucémie de sa fille.

Il se trouve chargé, avec un collège, de la sécurité d'un vol transatlantique à destination de Londres. Une mission de routine qui va tourner au cauchemar suite aux agissements d'un mystérieux pirate de l'air qui menace de tuer un passager toutes les 20 minutes si 150 millions de $ ne sont pas versés sur un compte numéroté.

Cette intrigue en apparence simple donne lieu à un film remarquablement construit, doté d'un scénario qui maintient une tension constante jusqu'au dénouement, en laissant le spectateur avec plusieurs fausses pistes potentielles.

Le film est très réussi et exploite à merveille le support Blu-Ray, les images étant tout a fait magnifiques.

PS : les agents de la TSA sont équipés de pistolets semi-automatiques Sig-Sauer chambrés en 357 Sig : ce détail a bien été pris en compte par le film.


RoboCop [Blu-ray]
RoboCop [Blu-ray]
DVD ~ Peter Weller
Prix : EUR 15,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un transfert en Bluray réussi : un fim classique, 22 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : RoboCop [Blu-ray] (Blu-ray)
Mon commentaire concerne uniquement la version Blu Ray remastérisée : cette fois le travail est fait de manière correcte.

Toutefois, contrairement au commentaire qui fait une analogie avec un encodage 4K, je suis plus mitigé. Dans l'ensemble l'image est excellente, cette fois il s'agit bien d'un transfert HD et non d'une copie dégueulasse du DVD pressée sur un Blu Ray pour arnaquer les consommateurs : c'est encore souvent le cas pour un certain nombre de films "classiques".

On note que les bulletins d'informations à caractère satirique que Paul Verhoeven a inclue dans son film pour donner l'aspect lamentable d'une Amérique décadente supportent assez mal le transfert HD. C'est normal, dans le film original ils avaient déjà un aspect baveux volontaire : le passage en Blu Ray accentue cet effet.

Pour le reste, les images sont lumineuses dans l'ensemble, on note un peu de bruit sur certaines scènes, mais rien d'intolérable dans l'ensemble. Les effets spéciaux ont subi un vieillissement tout particulier concernant les robots bi-podes ED 209 qui ressemblent vraiment à des animatroniques de parc d'attraction.

Pour le reste, comparée à l'insipide version 2014, le film de Paul Verhoeven s'impose comme un référence, avec un Peter Weller impeccable dans la peau de métal du justicier de titane. La violence subversive de Verhoeven n'est pas gratuite, elle dénonce une Amérique ou la police et l'armée sont confiées à des contractants pourris. L'injustice est la règle et l'un des personnages indique bien que les États-Unis sont le pays de la liberté, y compris de la liberté de crever dans l'indifférence générale.

Un film d'action très violent, mais qui oblige aussi à réfléchir, une qualité rare à encourager. La version remastérisée vous permet de découvrir ou de revoir pour une somme raisonnable un film de qualité.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2014 5:32 AM MEST


Du sang et des larmes [Blu-ray]
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DVD ~ Mark Wahlberg
Prix : EUR 17,99

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un film de guerre réaliste : l'histoire de Marcus Luttrel et du SEAL Team 10, 15 juin 2014
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Ce film est l'adaptation cinématographique d'une action conduite en 2005 en Afghanistan par le SEAL Team 10 auquel appartenait alors la quartier-maître Marcus Luttrell qui bien que spécialisé en destruction sous-marine (brevet décerné par la Navy) était l'un des 2 tireurs d'élite de la section déployée.

L'aspect HD est présent : les images en lumière naturelle sont très belles, les images d'entraînement des SEAL au début ont un aspect granuleux qui évoque des documents d'archives en VHS: cela dit c'est bien ce qui a été recherché.

Le casting de ce film est irréprochable, on pense bien sûr à la prestation de Mark Wahlberg, mais le résultat provient de l'ensemble des acteurs utilisés : Taylor Kitsch, Emile Hirsh, Ben Foster et Eric Bana qui campe un capitaine des NAVY SEAL fort convaincant.

Le film décrit de manière factuelle l'Opération Red Wings qui était destinée à la capture d'un chef taliban Ahmad Shah et qui tourne de manière terrifiante au fiasco.

Le fiasco provient de mauvaises conditions de transmission qui privent le commando de communication avec sa base arrière et d'une manière plus grave d'une sous-estimation des effectifs des talibans (80 à 200 personnes selon le témoignage de Luttrell).

La scène ou les Navy SEAL ont capturé 3 bergers, et doivent décider de les éliminer physiquement ou pas, est narrée en détail dans l'ouvrage de Marcus Luttrell "Lone Survivor", sur le plan éthique on peut dire que ces soldats sortent grandis du choix qu'ils ont fait. Toutefois, en période de guerre, les bons sentiments conduisent rarement au succès et cette bonne action entraîne une poursuite par un groupe de taliban.

Cette poursuite épique donne lieu à de violents combats au cours desquels tous les compagnons d’arme de Luttrell trouvent successivement la mort.

Comme dans la chute du Faucon Noir de Ridley Scott, une opération de sauvetage héliportées dépourvues d'appui feux (les hélicoptères Apache de soutien sont déjà en action sur une autre opération) entraîne la destruction d'un CH-47 Chinook par un tir de RPG et la mort de 16 personnes supplémentaires du côté américain...

Finalement, Luttrell doit sa survie à l'intervention de villageois pachtounes qui réussissent à contacter les forces américaines pour conduire une opération de récupération : cet élément montre bien l'antipathie d'une bonne partie de la population envers les talibans qui sont de vulgaires assassins.

Marcus Luttrell qui a commencé sa carrière en 1999 la termine en 2007. Dans la foulé il écrit le livre de mémoire qui conduit à la réalisation de ce film.

A l'instar de Luttrell, je possède une expérience militaire concernant les interventions héliportées : pour un soldat professionnel il est évident que l'opération est défectueuse dés l'origine : le retour à la base des hélicos de transport et le retrait brutal des Apache pour soutenir un autre point du dispositif américain sont des éléments suffisants pour déstabiliser l'opération dans son ensemble. En outre, Luttrell qui a servi de conseiller technique pour la réalisation du film montre bien que la chaîne de commandement est trop longue, avec un capitaine obligé de rendre compte à un supérieur et par conséquent trop de retard pour engager une action de secours. Action qui tourne d'ailleurs sans surprise au fiasco.

C'est certain l'approche réaliste des combats pourra déplaire à tous ceux qui pensent que les actions militaires sont conduites par des musclés dégénérés en uniforme de milicien serbo-croate qui défouraille à fond la caisse, sans respect d'aucune des règles d’engagements.

Un film remarquable de réalisme, qui par son ambiance rappelle l'excellent "Forces Spéciales" avec un rythme encore plus haletant. Il mérite d'être acheté, vu et revu sans aucun problème.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 4, 2014 3:59 PM MEST


The Bay [Blu-ray]
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DVD ~ Kristen Connolly
Prix : EUR 14,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un film de found footage particulièrement efficace, 13 juin 2014
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J'écris cette brève critique car je m'aperçois qu'une fois de plus les évaluations négatives sont au-delà de ce qui est raisonnable pour un sympathique film de genre, au demeurant fort efficace.

Le film met en scène une apprentie journaliste, sur une chaîne de TV locale dans une petite ville des États-Unis : le genre d'endroit ou il ne se passe rien en temps ordinaire et ou le plus gros événement médiatique et le concours du plus gros mangeur de crabes...

Heureusement, le film de Barry Levinson introduit un élément fantastique sous forme d'une contamination biologique de l'eau qui entraîne l'apparition de parasites mutants qui vont jouer un rôle centrale dans le film.

L'action est rondement menées, et l'on va suivre au travers de l'histoire de divers protagonistes les dégâts terribles causés par le parasite géant. Le film conserve sont lot de scènes gore, mais bien dosées et justifiées au regard de la narration.

Le résultat est un film de genre assez nerveux, sans doute pas un chef d’œuvre, mais assurément un film très distrayant si vous avez l'estomac solide.

On note qu'au-delà de l'aspect horrifique, il y a une réflexion sur la pollution par l'homme d'un écosystème complexe et des conséquences qui en découlent...


White House Down [Blu-ray + Copie digitale]
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DVD ~ Channing Tatum
Prix : EUR 14,99

5.0 étoiles sur 5 Un excellent film de distraction : une réalisation puissante, 13 juin 2014
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Ce film est typiquement un blockbuster américain, c'est à dire un grand moment d'action décérébrée : ou comme dans "piège de cristal" un héro musculeux en marcel sauve le monde, dans ce cas précis il s'agit de sauver le président des États-Unis... Tout un programme.

Le scénario est du pur divertissement : je suis désolé pour ceux qui cherchent une explication métaphysique, il n'ont qu'à visionner l’œuvre complète d'Eric Rohmer et mourir d’ennui si cela leur convient...

Channing Tatum est tout à fait convaincant dans son rôle de garde du corps raté qui tente d'entrer dans le Secret Service assurant la protection du président des États-Unis, président campé par un Jaimie Foxx qui n'a trop l'air de s'amuser.

Toujours est-il que l'on est en présence d'un film à la Die Hard, avec des scènes d'action rondement menées, et notamment une étonnante course poursuite dans les jardins de la Maison Blanche. Les méchants sont caricaturaux à souhait, mais on ne leur en demande pas plus!!

Si vous êtes à la recherche d'une pure distraction, vous ne serez pas déçu pas votre achat.


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