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bruspell (moches-les-beaux-clapiers)

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Griot
Griot
Prix : EUR 14,47

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Coloré et engagé !, 1 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Griot (CD)
Si vous aimez les belles plumes, les textes qui ont du sens et la France métisse, écoutez ce très bel album ! Thomas Pitiot, à mi-chemin entre chanson française engagée (il revendique l'influence, par exemple, de François Béranger, dont il reprend "Tranche de vie", déjà remis au goût du jour par Thiéfaine) et musique africaine, s'entoure de musiciens fabuleux (section rythmique hors pair, percus africaines et balafon, guitares cristallines) et alterne gravité ("Mamadou l'étranger", adaptée de Léonard Cohen, "Un rêve sans étoiles", qui fait référence à Eluard...) et moments de fête ("Tu viens chez moi"). Les amis, la famille viennent dire bonjour, et le ténébreux Loïc Lantoine donne de la gorge sur le pamphlet "Ils vendent tout" qui, dont un contexte plus rap, aurait pu être écrit par Rockin' Squat !

Impossible de s'ennuyer avec ce CD subtil, bigarré, plein de vie et de profondeur. Si vous êtes fatigués de la chanson française mollassonne et des bobos faussement fripons, ruez-vous sur "Griot", l'album d'un troubadour des temps modernes !

Talou Lena
Talou Lena
Prix : EUR 19,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un vrai joyau !, 12 février 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Talou Lena (CD)
Mounira Mitchala est une jeune chanteuse tchadienne, auteur-compositeur-interprète, s'il vous plaît, qui commence à se faire un nom par chez nous. Autant le dire d'emblée, la voix est magnifique, sublime dans les graves et d'une pureté angélique dans les aigus - comme seules savent le faire les chanteuses africaines ! Les chansons ne sont pas en reste : très accrocheuses et surprenantes, elles allient mélodie et instrumentation inhabituelle, à mi-chemin entre tradition et modernité pourrait-on dire (ça fait un peu Libé ou Télérama d'écrire ça, mais c'est vrai !), avec des instruments issus de la culture pop/rock (guitares, basse...) et des sonorités acoustiques authentiques. Mounira ne fait pas de la musique traditionnelle, elle propose une musique actuelle.

Les amateurs de world music adaptée à nos critères (ce que je dis ne se veut pas péjoratif...) auront peut-être du mal à rentrer dedans, mais cela vaut la peine de s'accrocher, je vous assure !

Quant aux textes, ils sont politiquement très engagés; les sujets sont graves : le Darfour évidemment, le Sahara, le droit des femmes, etc. Ils ne sont pas traduits (cela aurait été intéressant...), mais le thème de chaque titre est brièvement exposé en Français).

Très chaudement recommandé !

Night eternal ltd edition
Night eternal ltd edition
Prix : EUR 16,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un must, 28 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night eternal ltd edition (CD)
Après les épisodes « Memorial » et « Under Satanae », dans lesquels Moonspell se retournait, parfois avec une certaine complaisance, vers son passé, on pouvait craindre que le groupe n'avance plus, ne surprenne plus, comme c'était son habitude avant. On attendait donc ce « Night eternal », annoncé par une promo assez imposante, avec impatience... Et après plusieurs écoutes, c'est le pied !

L'album tant attendu s'ouvre sur une intro narrative sur fond de boléro-metal ( !), très cinématographique, oppressante, qui installe l'auditeur dans l'ambiance noire et inquiétante de ce nouveau CD, avant de laisser exploser l'épique « At tragic heights » ! Du grand art ! Guitares sauvages, entremêlées avec bonheur, heavy comme sur « Memorial », ou en arpèges, claviers aux ambiances orientales, rythmiques puissantes, allant parfois jusqu'au black par instants, tout y est... N'oublions pas Fernando, grand prêtre de Moonspell devant l'Eternel, et plus en forme que jamais : contraste constant entre narration, chant mélodique, murmures, et agressivité quasi démente (« Night eternal »).

Ce qui surprend également (car jusque là, on était en terrain connu - cf. « Moon in mercury », qui rappelle de façon appuyée « Opus Tenebrarum », sur « Satanae », ou « Dreamless », qui ressemble à du Moonspell « classique »), c'est l'utilisation des vocaux féminins, dosés avec plus de subtilité que dans la plupart des du même genre, et cela prouve que, même si le groupe revient à ses racines, il y a eu du chemin depuis « Love Crimes », sur le premier album ! La présence de la femme s'explique par la thématique de l'album, qui est celle du paganisme, de la souffrance de la Terre Mère (« Our world is dying », hurle notre bon Fernando), maltraitée par les hommes. Dans l'ésotérisme, l'image de la femme (méprisée par la mythologie chrétienne), se confond souvent avec celle de la déesse mère, la Terre. Fin de la leçon - sachez juste que l'acmé de ce mélange se trouve dans le superbe « Scorpion flower », avec Anneke van Giersbergen (Agua de Annique, ex-The Gathering), un single quasi parfait dans la tradition des « Everything invaded » et autres « Opium », accrocheur mais très travaillé.

Finies donc les expérimentations, Moonspell cherche moins, mais réussit à se renouveler en se baladant à travers le très large panel de styles qu'il est capable d'aborder. Un peu comme Paradise Lost avec « In requiem », il propose la synthèse mature et réfléchie de ces différents styles, et propose un album moins monolithique que « Memorial », et sans les faiblesses mélodiques que pouvait avoir « The Antidote ». Franchement excellent, et parfait comme introduction à la musique du groupe, pour ceux qui voudraient découvrir.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 11, 2008 7:55 PM CET


An Ode To Woe
An Ode To Woe
Prix : EUR 8,03

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le meilleur du doom/death en live, 6 mai 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : An Ode To Woe (CD)
« An ode to woe » n'est pas vraiment un nouvel album de MDB, mais un CD live, accompagné d'un DVD bonus, le tout dans un superbe packaging rappelant les grandes heures du doom/death anglais. Comme le groupe a déjà sorti un live en 2002 (« The voice of the wretchted ») et deux DVD, dont le superbe « Sinamorata » en 2005, la question de la légitimité de ce nouvel objet se pose d'emblée, d'autant plus que la vidéo est dispo sur le net depuis longtemps...

Insistons, tout d'abord, sur le fait que le DVD n'est « qu'un bonus ». En effet, d'un point de vue formel, il ne rivalise pas avec son glorieux aîné, loin de là : lumières blanches aveuglantes, mise en son parfois douteuse (larsens...), etc. L'accent est surtout mis sur Aaron, le vocaliste (c'est vrai que c'est lui qui attire les regards...), et on en oublie un peu les autres, en particulier Léna, la nouvelle bassiste, toute jeune et toute menue, et si impressionnante avec sa six-cordes. Cependant, la set-list, très équilibrée, ne donne pas cette impression de monotonie que pouvait avoir « Sinamorata ».

Il faut dire que cette toute nouvelle section rythmique propulse le groupe à un niveau supérieur, et ce n'est pas un hasard si, pour la première fois, on entend si bien la basse dans MDB. Quant au nouveau batteur, Dan, son aisance fait oublier le style pourtant si personnel de Shawn Steels (ex-Anathema). Le son du groupe est également plus original qu'à ses débuts, grâce surtout à Hamish, guitariste plus habile que son compère, et qui laisse davantage paraître sa personnalité. Les claviers de Sarah (ou « Morticia », devrais-je dire ???) sont mieux utilisés que sur le précédent live, et font enfin oublier le violon des débuts (« For you »). Dommage qu'elle ait l'air de s'ennuyer à ce point ; ça n'a pas l'air marrant de jouer des claviers dans un groupe de doom... Et Aaron, malgré quelques blancs et une mise en place un peu difficile au début, est toujours ce maître de cérémonie incroyable, vivant ses textes et donnant libre court à sa folie sur les passages les plus « death ». Son style laconique reste inimitable (mais il faudra lui dire qu'il commence à avoir un sérieux problème capillaire...).

Maintenant, la set-list. Comme je l'ai déjà dit, elle est très équilibrée, et montre le groupe à son plus haut niveau. Beaucoup de titres sont plutôt accrocheurs (« My hope the destroyer », « For you », « Like gods of the sun », morceaux souvent oubliés des prestations précédentes) ; on a droit à quelques surprises (« The whore, the cook and the mother », l'antique « The snow in my hands »), et ce qu'il faut de classiques (le fascinant, énigmatique et oppressant « The cry of mankind », « The dreadful hours », épuisant d'émotion...). Relativement peu de vocaux death par rapport à d'habitude, ce qui ne leur donne que plus d'efficacité lorsqu'ils surviennent enfin (« Catherine Blake » : terrifiant). Petit regret : deux extraits seulement de l'excellent dernier album, « A line of deathless kings », c'est peu - mais n'oublions pas que le groupe a accueilli, en peu de temps, deux nouveaux membres... Bon, de toutes façons, le but n'est clairement pas de gagner de nouveaux fans (cf. les passages dissonants de « The blue lotus », un peu arides pour les débutants, et le brutal « The forever people », qui permet à Aaron de se libérer, en fin de concert, de toute la tension accumulée) : ça reste du doom/death, lent, lourd et sombre à souhait !

En tant que fan, je dirai donc que la sortie de ce live se justifie par le choix d'une set-list exemplaire et la mise en valeur d'un line-up meilleur que jamais. Le CD est une excellente introduction à la musique du groupe, mais quelqu'un qui voudrait le découvrir par un DVD fera mieux de se ruer, et plus vite que ça, sur « Sinamorata ».

Air
Air
Prix : EUR 20,68

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une merveille..., 16 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Air (CD)
Voici le premier album d'Anneke, ex-chanteuse de The Gathering. Un album tout moelleux enregistré avec un nouveau groupe, incluant son mari Rob (ex-Celestial Season). Ceux qui avaient apprécié le live semi-acoustique "Sleepy buildings" de TG se retrouveront dans ce CD à l'ambiance très dépouillée, à mille lieues du trip-rock plein de bidouillages proposé par le groupe depuis "Souvenirs". Quelques guitares puissantes par-ci par-là ("You are so nice", à la fuzz très 70's), mais rien de très lourd. Les amateurs de pop, de rock, d'artistes indépendants, seront les bienvenus - les nostalgiques du Métal de "Mandylion", en revanche, ne s'y retrouveront peut-être pas...

Ce sont "juste" de très belles chansons, parfois tristes (les cuivres de "A day like yesterday", à pleurer), avec des mélodies simples et des paroles toujours décalées, rêveuses. Bref, une réussite. Ca va être très dur pour The Gathering maintenant, c'est clair, quand on voit le charme dégagé par cet album attachant. Chaudement recommandé !

Air
Air
Prix : EUR 12,47

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une merveille., 16 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Air (CD)
Voici le premier album d'Anneke, ex-chanteuse de The Gathering. Un album tout moelleux enregistré avec un nouveau groupe, incluant son mari Rob (ex-Celestial Season). Ceux qui avait apprécié le live semi-acoustique "Sleepy buildings" de TG se retrouveront dans ce CD à l'ambiance très dépouillée, à mille lieues du trip-rock plein de bidouillages proposé par le groupe depuis "Souvenirs". Quelques guitares puissantes par-ci par-là ("You are so nice", à la fuzz très 70's), mais rien de très lourd. Les amateurs de pop, de rock, d'artistes indépendants, seront les bienvenus - les nostalgiques du Metal de "Mandylion", en revanche, ne s'y retrouveront peut-être pas...

Ce sont "juste" de très belles chansons, parfois tristes (les cuivres de "A day like yesterday", à pleurer), avec des mélodies simples et des paroles toujours décalées, rêveuses. Bref, une réussite. Ca va être très dur pour The Gathering maintenant, c'est clair, quand on voit le charme dégagé par cet album attachant. Chaudement recommandé !

Over The Madness
Over The Madness
DVD ~ Paradise Lost
Proposé par Mercury-music
Prix : EUR 16,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A réserver aux fans..., 14 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Over The Madness (DVD)
Certainement ennuyeux pour le "grand public" (enfin, "grand public", c'est pour aller vite, hein), mais passionnant pour les fans. Ce DVD, en effet, n'est pas ce fameux concert rétrospective du groupe qu'on nous promet depuis un bail. Et pourtant, ce concert existe : on en voit des extraits dans le DVD ! Non, c'est une biographie de ce groupe qui a "inventé" le metal dit "gothique", et ce qui est intéressant, c'est que cette biographie est commentée par les membres du groupes et des proches. Nick, égal à lui-même, reste laconique, tandis que Aaron et Greg, les gutaristes, sont les plus passionnés. Quant aux invités, pour certains, on se demande ce qu'ils font là (la chanteuse de Lacuna Coil, les gars de Celtic Frost ou de Cathedral), tandis que c'est toujours un plaisir de retrouver le "so british" Aaron Sainthrope, ci-devant gothique en chef de My Dying Bride, l'ancien "rival" de Paradise Lost, aux débuts.

Cela dit, c'est l'enthousiasme du fan qui parle, car comment expliquer l'absence d'au moins un membre d'Anathema (même scène que Paradise Lost et MDB, à la base) et, surtout, de l'ancien batteur Lee Morris ? Il a passé 10 ans dans le groupe, tout de même, et il a aidé à l'amener plus "haut" ! Bref. Et puis, le DVD bonus est quasiment inutile : interviews qui traînent en longueur (bon, Mackintosh tout bourré c'est rigolo, mais une fois...), répétition (hum hum) en Grèce... On aurait préféré plus de live !!! Est-ce parce que Nick Holmes n'est pas "à la hauteur"? Et enfin, rien sur le nouveau (et excellent) album "In requiem", puisque le DVD, pourtant sorti après, a été enregistré avant ! C'est ballot...

En dehors de ces restrictions d'usage, le fan prendra son pied, et aura envie de se réécouter "la totale". Et en guise de conclusion, entendre Mackintosh s'extasier sur le controversé "Host", et assurer, même après hésitations, qu'il le préfère à "Icon", quel pied de nez aux metalleux intégristes !

Les divins Césars : Idéologie et pouvoir dans la Rome impériale
Les divins Césars : Idéologie et pouvoir dans la Rome impériale
par Lucien Jerphagnon
Edition : Broché

19 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Passionnant., 14 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les divins Césars : Idéologie et pouvoir dans la Rome impériale (Broché)
Toute l'histoire de l'Empire romain, du paganisme aux débuts du christianisme, détaillé du point de vue de l'histoire de la pensée : voici le pari ambitieux de Lucien Jerphagnon dans ce livre précieux. Précis, exigeant (il faudra au lecteur quelques connaissances en philosophie antique ou en théologie), brillant et... drôle - l'humour de l'auteur est réjouisant ! - , quelques mots pour rendre compte de ce monument. L'image que l'on a de certains empereurs (je pense, en particulier, à Néron ou Caligula), s'en trouve sensiblement nuancée, et la transition entre paganisme et christianisme se révèle, sous la plume de l'auteur, beaucoup moins "brutale" qu'on ne le pense généralement. Enfin, et c'est le grand mérite du livre, la réflexion ne s'arrête pas au Vème siècle : on ne dira jamais assez qu'étudier les Anciens, c'est chercher à comprendre notre époque. Et lorqu'il s'agit des liens du pouvoir et de l'idéologie, on a du pain sur la planche !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 13, 2010 12:23 PM MEST


The End Is Begun
The End Is Begun
Prix : EUR 9,42

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A découvrir !, 14 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The End Is Begun (CD)
Ce groupe, quasiment inconnu en France, mérite vraiment une audience plus large. Le précédent album, "Wake pig", était déjà une excellente surprise de pop/rock/metal/prog/fusion/etc., mais celui-ci est encore plus abouti ! Essayons de résumer. Comme ses compatriotes et potes Coheed & Cambria, 3 mélange les genres avec bonheur, sans jamais sonner démonstratif - malgré une technique remarquable - ni fouillis. Je ne vais pas faire la liste des réminiscences (ça va de Led Zeppelin à Muse, en passant par King Crimson ou Porcupine Tree) : sachez seulement qu'il s'agit de superbes pop songs ( pas de suites de 10 minutes, donc) habillées d'arrangements étonnants et allumés, brisées de cassures en tous genres, et traversées de solos lumineux. Un peu comme si on redécouvrait le rock progressif, avec la fraîcheur et l'enthousiasme de jeunes musiciens qui n'auraient jamais écouté ni Marillion, ni Pendragon, ni les Flower Kings... Une sorte de "The Yes album" des années 2000, en quelque sorte...

Quand j'aurai ajouté que, par rapport à "Wake pig", le groupe a nettement gagné en assurance (le chanteur, notamment), que les chansons sont plus belles que jamais ("Been to the future", "All that remains"...), et que l'aspect metal (certaines rythmiques trashisantes) et prog' (l'intro épique du disque) est plus marqué qu'avant, vous saurez que ce CD est un "must".

Certains ne s'y trompent pas : Porcupine Tree et Dream Theater, grands découvreurs de talents, dans des genres différents, s'arrachent le groupe dans leur tournée américaine respective ! Ca ne trompe pas ! Amateurs de prog et/ou de rock décalé et imaginatif, à vous de jouer !

Antidote
Antidote

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'antidote au gothique de supermarché !, 8 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Antidote (CD)
Après avoir renoué avec le succès (le très accessible et magnifique "Darkness and hope"), Moonspell surprend encore son monde. Enervé par une scène gothique de plus en plus commerciale et larmoyante (non, pas de nom !) dans laquelle il ne se reconnaît plus, le groupe montre à nouveau les dents avec cet inattendu "antidote". Ecrit en collaboration avec un jeune auteur portugais, José Luis Peixoto, inspiré par Poe et Lovecraft (les grandes influences de Fernando, le chanteur), ce CD regroupe une série d'histoires noires à vous faire frémir. Pour chaque titre, Peixoto a imaginé une nouvelle, disponible dans un livre multimédia fourni en plage rom. Excellente, l'idée, non ? Et pour parfaire le tout, le groupe s'amuse à tourner un clip série Z pour l'excellent "Everything invaded"... On s'amuse bien au Portugal !

Passons à la musique : les quatre premiers titres assoient définitivement l'auditeur, et difficile de se relever après ! Son énorme (quelles grosses caisses !), percus tribales, quasi africaines, encore mieux utilisées que sur "The Butterfly effect", alternance de voix graves envoûtantes et d'aboiements sépulcraux, mélodies infernales... tout pour hurler à la lune avec Moonspell - sans aucun doute les meilleurs titres qu'ils aient jamais composés !

Et puis... badaboum ! Le reste n'est malheureusement pas à la hauteur de ce terrifiant début et, à part l'extraordinaire "Lunar still", dont le riff final, doom à souhait, rappelle le The Gathering de "Mandylion", on s'ennuie un peu. Ce n'est pas mauvais, bien sûr, mais l'impression de déjà entendu nuit au propos, plutôt ambitieux, de l'album, et déçoit pour un groupe qui se veut surprenant.

Alors, entre un début à 5/5 et une fin autour de 3/5, la moyenne est vite faite... C'est vraiment dommage, car cet album aurait pu être le meilleur du groupe. Si vous ne connaissez pas Moonspell, essayez plutôt, pour commencer, "Darkness and hope" ou "Sin/pecado" si vous aimez le gothique relativement abordable, ou "Memorial" si vous préférez un style plus agressif.

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