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Contenu rédigé par Margos Dizarian
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Commentaires écrits par
Margos Dizarian (France)

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Impuretés
Impuretés
par Philippe Djian
Edition : Broché
Prix : EUR 18,80

2.0 étoiles sur 5 Chic et toc, 27 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Impuretés (Broché)
Impuretés aurait pu être magnifique, sans doute. On sent bien qu'il ne manque pas grand-chose pour que l'atmosphère vous colle à la peau, pour que ce récit qui prend son temps devienne irrémédiablement prenant.
Hélas, l'aspect invraisemblable de cette histoire copieuse (et néanmoins assez creuse, finalement), achève vite la qualité de l'ensemble.
Dommage, car l'idée de départ, et une écriture inspirée (quand elle s'attarde un peu sur la nature environnante) laissaient présager du meilleur.

Bien entendu, on choisit de croire à l'incroyable lorsqu'on s'embarque dans un ouvrage de fiction (sinon, mieux vaut rester au rayon des biographies et autres). Cependant, il faut un certain degré de finesse dans l'écriture, une pointe de sensibilité, et malgré tout, un seuil de ''probabilité minimum'' dans l'improbable, pour accepter de croire à l'incroyable.
Hors, ici, comment se laisser happer, et tomber dans le panneau en quelque sorte (même avec la meilleure volonté du monde), face à un tel amas de sombres clichés sur ces protagonistes, bien que censés appartenir à une frange de la société susceptible de faire n'importe quoi ?

Philippe Djian a beau camper avec minutie cet écrivain sur le déclin, marié à une actrice en train de remonter la pente péniblement, bref un couple bourré de fric qui a -évidemment- déglingué ses gosses en leur montrant le pire exemple (rien de surnaturel jusque là), comment espère t-il nous faire croire à cette avalanche de catastrophes, à cette tempête de merde qui s'abat sur ce groupe de familles retranchées sur des collines résidentielles, dans un coin laissé vague des États-Unis ?...

Les ados, à quatorze ans à peine, pratiquent donc sans sourciller la partouze, l'auto-mutilation, l'inceste (plus ou moins), se shootent la gueule et se prostituent pour se payer leurs doses - entre autres...
Les parents sont (bien entendu) égoïstes, lessivés, immatures, aigris, alcooliques et camés eux aussi.
La génération encore au-dessus joue bien son rôle : des vieux cons, des papis-mamies qui passent leur temps à empoisonner la vie de leurs enfants et de leurs petits enfants sans rien comprendre.
Et le producteur hollywoodien est digne de sa réputation de crapule vicieuse : il n'offre le rôle de la dernière chance à la belle actrice encore mettable, qu'en échange d'une séance de sévices sexuels digne d'un porno...
Bref, on touche le fond en matière de caricature.

Ceci dit, à moins d'être très pudibond, il n'y a pas de quoi être traumatisé par cette histoire qui vire rapidement au grotesque, et perd donc toute crédibilité. Ni transcendé, donc.
Au final ? On ressent surtout un ennui profond, et on s'en veut presque de s'être obstiné à lire le bouquin jusqu'au bout...
Quitte à jouer la carte du grand bordel, il eut fallu ajouter un zeste de deuxième degré pour aérer l'ensemble.


Impuretés
Impuretés
par Philippe Djian
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Chic et toc, 27 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Impuretés (Poche)
Impuretés aurait pu être magnifique, sans doute. On sent bien qu'il ne manque pas grand-chose pour que l'atmosphère vous colle à la peau, pour que ce récit qui prend son temps devienne irrémédiablement prenant.
Hélas, l'aspect invraisemblable de cette histoire copieuse (et néanmoins assez creuse, finalement), achève vite la qualité de l'ensemble.
Dommage, car l'idée de départ, et une écriture inspirée (quand elle s'attarde un peu sur la nature environnante) laissaient présager du meilleur.

Bien entendu, on choisit de croire à l'incroyable lorsqu'on s'embarque dans un ouvrage de fiction (sinon, mieux vaut rester au rayon des biographies et autres). Cependant, il faut un certain degré de finesse dans l'écriture, une pointe de sensibilité, et malgré tout, un seuil de ''probabilité minimum'' dans l'improbable, pour accepter de croire à l'incroyable.
Hors, ici, comment se laisser happer, et tomber dans le panneau en quelque sorte (même avec la meilleure volonté du monde), face à un tel amas de sombres clichés sur ces protagonistes, bien que censés appartenir à une frange de la société susceptible de faire n'importe quoi ?

Philippe Djian a beau camper avec minutie cet écrivain sur le déclin, marié à une actrice en train de remonter la pente péniblement, bref un couple bourré de fric qui a -évidemment- déglingué ses gosses en leur montrant le pire exemple (rien de surnaturel jusque là), comment espère t-il nous faire croire à cette avalanche de catastrophes, à cette tempête de merde qui s'abat sur ce groupe de familles retranchées sur des collines résidentielles, dans un coin laissé vague des États-Unis ?...

Les ados, à quatorze ans à peine, pratiquent donc sans sourciller la partouze, l'auto-mutilation, l'inceste (plus ou moins), se shootent la gueule et se prostituent pour se payer leurs doses - entre autres...
Les parents sont (bien entendu) égoïstes, lessivés, immatures, aigris, alcooliques et camés eux aussi.
La génération encore au-dessus joue bien son rôle : des vieux cons, des papis-mamies qui passent leur temps à empoisonner la vie de leurs enfants et de leurs petits enfants sans rien comprendre.
Et le producteur hollywoodien est digne de sa réputation de crapule vicieuse : il n'offre le rôle de la dernière chance à la belle actrice encore mettable, qu'en échange d'une séance de sévices sexuels digne d'un porno...
Bref, on touche le fond en matière de caricature.

Ceci dit, à moins d'être très pudibond, il n'y a pas de quoi être traumatisé par cette histoire qui vire rapidement au grotesque, et perd donc toute crédibilité. Ni transcendé, donc.
Au final ? On ressent surtout un ennui profond, et on s'en veut presque de s'être obstiné à lire le bouquin jusqu'au bout...
Quitte à jouer la carte du grand bordel, il eut fallu ajouter un zeste de deuxième degré pour aérer l'ensemble.


Paul's Boutique
Paul's Boutique
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Filez plutôt chez Nas ou The Roots, 20 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paul's Boutique (CD)
Effectivement, ils furent catalogués (trop vite ?) comme les petits génies les plus prometteurs, la fine fleur naissante du hip-hop des années 90.

Mais à (ré)écouter cet album, quand on s'est frotté à des formations de haut-vol figurant dans le même champ esthétique, il est difficile de ne pas souffrir de la musique de ce trio, basée sur une culture du zapping musical poussée un peu trop loin, plutôt que sur une science véritable du flow et du groove. Idem pour le sens du sampling : utilisé à bon escient et à dose raisonnable, cela peut avoir du sens et être absolument réjouissant, mais quand c'est trop, c'est tropico ! The Isley Brothers, les James Brown girls, j'en passe et des meilleurs, tout est passé à la moulinette beastie, ou plutôt la Beastie bouillabaisse, comme ils la nomment eux-même.

A tel point qu'on finit par regretter qu'il n'y ait pas davantage de morceaux vraiment originaux et créatifs (voir les très jouissifs "The sounds of science" et "3 minute rule" - de ce genre-là, on en reprendrait bien volontiers une louche).
Hélas, le disque s'enlise dans sa débauche de zapping frénétique, jusqu'à la conclusion qui reprend, in fine, le vamp d'ouverture. A ce moment-là, on se demande si l'on ne sort pas d'un mauvais rêve !

Et puis franchement, les voix et le débit hystérique des trois zguègues sont complètement insupportables au bout de deux morceaux... :-D


Le Court des grands
Le Court des grands
DVD ~ George Lucas

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Avis aux amateurs, 25 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Court des grands (DVD)
Si certains des courts métrages offerts sur ce double DVD restent anecdotiques (celui de George Lucas, en ouverture, qui est bien vite oublié), l'ensemble vaut vraiment la peine d'être vu et revu par les cinéphiles souhaitant découvrir ces courtes pépites de douze cinéastes estampillés "incontournables"...

Mention spéciale à "The Lift" de Robert Zemeckis, tragiquement drôle et délicieusement absurde (on croirait un épisode de The Twilight Zone, sans les commentaires de Rod Serling), et à "Nocturne" de Lars Von Trier, petit film d'étude et bref cauchemar visuellement splendide, qui annonce déjà The Element of Crime.

Tous les films sont accompagnés de notes détaillées et interviews qui éclairent à merveille ces premiers pas cinégéniques.
Très recommandable !


La suprématie des professeurs est-elle juste ?
La suprématie des professeurs est-elle juste ?
par Emilio Bouzamondo
Edition : Broché
Prix : EUR 6,50

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Salmigondis..., 28 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La suprématie des professeurs est-elle juste ? (Broché)
Voilà un bouquin porteur d'un débat de fond qui mériterait amplement d'être traité et diffusé, mais il est bien dommage que la forme soit aussi basique et finalement contreproductive.

Du haut de ses quinze ans et demi, le -déjà très sûr de lui- Emilio Bouzamondo a pondu ce pensum fourre-tout et peu fouillé, avec pour unique sources, une poignée d'exemples anecdotiques glanés dans la cour de recré, et pour seule matière de réflexion les trois références historiques qu'il a en poche, dont il use et abuse sans réfléchir (par exemple, la comparaison entre le comportement des profs et la doctrine aryenne, provoc' facile destinée à faire hausser les sourcils aux enseignants) ...

Un livre très dispensable (quelle idée d'éditer des trucs pareils ?!), mais un questionnement de départ certes légitime et intéressant.
Il faudra donc chercher ailleurs que dans ce salmigondis, pour trouver des questionnements et analyses dignes d'intérêt...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 14, 2013 2:24 PM MEST


Desperate hours - La Maison des otages
Desperate hours - La Maison des otages
DVD ~ Mickey Rourke
Proposé par dadadvd2006
Prix : EUR 9,99

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Très moyen, 4 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Desperate hours - La Maison des otages (DVD)
Ce Desperate hours (La maison des otages) a quasiment de quoi faire désespérer les cinéphiles les plus exigeants.
Ceux qui ont la dent un peu moins dure se laisseront bercer tranquillement et sans trop d'illusions par ce petit thriller (à huit-clos essentiellement), un peu trop hollywoodien il est vrai, pour un film réalisé par Michael Cimino, cinéaste brillant et peu prompt à faire des concessions aux exigences des studios américains.

On sent d'un bout à l'autre, via certaines scènes réussies, que le film avait un bon potentiel de départ, mais s'est aiguillé finalement sur les rails du divertissement facile et modérément mémorable. Dommage, car on pouvait espérer davantage du trio gagnant de L'Année du Dragon (De Laurentis à la production, Cimino à la réalisation, Mickey Rourke dans le rôle principal), et d'Anthony Hopkins et Mimi Rogers.
Le pire étant les scènes où certains personnages se font (très excessivement) refroidir par la police.

Desperate hours reste une curiosité tout de même, à réserver aux inconditionnels de Mickey Rourke ou Anthony Hopkins, mais sûrement pas le film à voir pour découvrir le coup de patte de Michael Cimino, souvent extraordinaire dans le reste de sa filmographie...


Le Centre du monde
Le Centre du monde
DVD ~ Molly Parker
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 12,78

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Consternant, 13 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Centre du monde (DVD)
Le Centre du Monde est sorti en 2001. L'histoire relate la relation ambigüe qui unit un ingénieur en informatique à une stripteaseuse de luxe, avec Las Vegas et ses hôtels aseptisés en toile de fond.

Avec Wayne Wang derrière la caméra et la participation de Paul Auster et Siri Hustvedt à l'écriture du scénario, on avait tout pour être séduit à priori, et d'autant plus déçu (stupéfait même), face à un résultat aussi déplorable.

Le film s'embourbe dans une bouillie ennuyeuse, façon fable coquine, sans relief ni intérêt.
La pauvre Molly Parker passe son temps à se dépoiler tout en disant « Oui, mais... » à l'oreille de Peter Sarsgaard, réduit à la difficile condition d'acteur-plante verte.

La pochette cite Ciné live et annonce un objet filmique d'exception, « provocateur sans être racoleur ». C'est tout le contraire, hélas...

Le film se termine en eau de boudin, et le seul mystère qui demeure est le suivant : comment Wayne Wang et Paul Auster, auteurs quelques années plus tôt des brillants et subtils Smoke et Brooklyn Boogie, ont pu se rendre partiellement coupables d'un tel maelström chic et toc ?... Même les gens les plus brillants ont des moments d'égarement !


World Tour
World Tour
Prix : EUR 64,51

2.0 étoiles sur 5 Déconcertant, 21 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : World Tour (CD)
Cet album du Joe Zawinul Syndicate fut presque intégralement enregistré à Berlin lors de l'imposante tournée mondiale réalisée en 1997, suite à l'album studio My People.
On retrouve donc assez logiquement des titres de cet album dans le répertoire joué sur scène par Zawinul et ses acolytes (Paco Séry, Manolo Badrena, Victor Bailey, Gary Poulson). Et si l'énergie ne manque pas, bonne volonté et soif de groove ne suffisent malheureusement pas à rendre l'objet très attrayant. Difficile en effet de ne pas être barbé par ces morceaux interminables qui finissent par tous se ressembler, et ces joutes techniques bavardes et vaines (voir le solo de basse « Bona fortuna » de Richard Bona, invité sur quelques morceaux)...

Entre nostalgie de Weather Report et tentatives d'adaptation à la modernité, le groupe s'embourbe dans une fusion mâtinée de world-music assez indigeste.
Après une première galette gonflée par les claviers envahissants du leader et des excès de vocoder dans tous les coins, l'incohérence gagne davantage encore sur le second disque, et la patience de l'auditeur est mise à rude épreuve.
Comment ne pas être perplexe face à « Success », poème mystique débité sur fond de claviers kitsch et de cloches d'église ? On se demande aussi ce que vient faire dans ce maelström « When there was royalty », un morceau piano solo enregistré on ne sait quand, ni où (ni avec quel matériel - la qualité sonore est déplorable)...

Bref, on ne sait pas très bien à qui il faudrait recommander ce double-album embarrassant, au contenu souvent anecdotique et redondant. Seuls les inconditionnels du Zawinul Syndicate ont des chances de s'y retrouver complètement.


World Tour
World Tour
Prix : EUR 19,39

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Déconcertant, 21 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : World Tour (CD)
Cet album du Joe Zawinul Syndicate fut presque intégralement enregistré à Berlin lors de l'imposante tournée mondiale réalisée en 1997, suite à l'album studio My People.
On retrouve donc assez logiquement des titres de cet album dans le répertoire joué sur scène par Zawinul et ses acolytes (Paco Séry, Manolo Badrena, Victor Bailey, Gary Poulson). Et si l'énergie ne manque pas, bonne volonté et soif de groove ne suffisent malheureusement pas à rendre l'objet très attrayant. Difficile en effet de ne pas être barbé par ces morceaux interminables qui finissent par tous se ressembler, et ces joutes techniques bavardes et vaines (voir le solo de basse « Bona fortuna » de Richard Bona, invité sur quelques morceaux)...

Entre nostalgie de Weather Report et tentatives d'adaptation à la modernité, le groupe s'embourbe dans une fusion mâtinée de world-music assez indigeste.
Après une première galette gonflée par les claviers envahissants du leader et des excès de vocoder dans tous les coins, l'incohérence gagne davantage encore sur le second disque, et la patience de l'auditeur est mise à rude épreuve.
Comment ne pas être perplexe face à « Success », poème mystique débité sur fond de claviers kitsch et de cloches d'église ? On se demande aussi ce que vient faire dans ce maelström « When there was royalty », un morceau piano solo enregistré on ne sait quand, ni où (ni avec quel matériel - la qualité sonore est déplorable)...

Bref, on ne sait pas très bien à qui il faudrait recommander ce double-album embarrassant, au contenu souvent anecdotique et redondant. Seuls les inconditionnels du Zawinul Syndicate ont des chances de s'y retrouver complètement.


World Tour
World Tour
Prix : EUR 39,28

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pour amateurs convaincus, 19 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : World Tour (CD)
Cet album du Joe Zawinul Syndicate fut presque intégralement enregistré à Berlin lors de l'imposante tournée mondiale réalisée en 1997, suite à l'album studio My People.
On retrouve donc assez logiquement des titres de cet album dans le répertoire joué sur scène par Zawinul et ses acolytes (Paco Séry, Manolo Badrena, Victor Bailey, Gary Poulson). Et si l'énergie ne manque pas, bonne volonté et soif de groove ne suffisent malheureusement pas à rendre l'objet très attrayant. Difficile en effet de ne pas être barbé par ces morceaux interminables qui finissent par tous se ressembler, et ces joutes techniques bavardes et vaines (voir le solo de basse « Bona fortuna » de Richard Bona, invité sur quelques morceaux)...

Entre nostalgie de Weather Report et tentatives d'adaptation à la modernité, le groupe s'embourbe dans une fusion mâtinée de world-music assez indigeste.
Après une première galette gonflée par les claviers envahissants du leader et des excès de vocoder dans tous les coins, l'incohérence gagne davantage encore sur le second disque, et la patience de l'auditeur est mise à rude épreuve.
Comment ne pas être perplexe face à « Success », poème mystique débité sur fond de claviers kitsch et de cloches d'église ? On se demande aussi ce que vient faire dans ce maelström « When there was royalty », un morceau piano solo enregistré on ne sait quand, ni où (ni avec quel matériel - la qualité sonore est déplorable)...

Bref, on ne sait pas très bien à qui il faudrait recommander ce double-album embarrassant, au contenu souvent anecdotique et redondant. Seuls les inconditionnels du Zawinul Syndicate ont des chances de s'y retrouver complètement.


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