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Pierre RAYMOND d'ENTRECASTEAUX

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Apologie de la punition
Apologie de la punition
par Emmanuel Jaffelin
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un gentil persévère..., 6 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apologie de la punition (Broché)
Dans son « Éloge de la gentillesse », Jaffelin sait de quoi il parle et le professeur de philo qu’il ne peut pas cesser d’être ne nous inflige « que » 187 notes de bas de page pour inviter des auteurs reconnus à renforcer ses thèses.
Dans son « Apologie de la punition », il aborde une expérience qu’il n’a pas vécue, n’ayant été ni puni de prison (le seul cas de punition qu’il traite en profondeur) ni punisseur, un peu comme ces expatriés travaillant pour les ONG qui parlent de la faim dans le monde, sans avoir jamais raté un repas. C’est peut-être pour cela que le nombre de notes de bas de page grimpe à 354, en provenance de 111 auteurs, de Abensour à Zorn en passant par (formation oblige …) Aristote, Descartes, Hegel, Kant, Levinas, Montaigne, Nietzsche, Platon, Rousseau, Spinoza et Max Weber ! Très peu (aucun ?) d’entre eux ont d’ailleurs été en prison eux-mêmes et j’aurai mieux compris qu’il veuille faire témoigner ces taulards qu’ont été Brasillach, Burroughs, Dostoïevski, Céline, Genet, Mandela, Soljenitsyne, Verlaine, Villon ou Oscar Wilde, tous étrangement absents et pourtant concernés au premier chef, ou même, plus modestement, tous ceux qui ont eu le triste privilège de passer quelques mois dans les geôles de la République, malgré (ou à cause) de la mal nommée « présomption d’innocence », souvent invoquée, rarement respectée.
Alors, si je critique autant cet ouvrage, pourquoi lui avoir accordé 5 « étoiles » ? La première pour avoir osé aborder un sujet qui n’intéresse pas les « braves gens » (ceux dont parlait Brassens). La deuxième pour avoir trouvé la formule magique du système juridico-carcéral français : « une fois fixé comme étalon de la peine, cet invariant [la prison] est combiné à une variable : le temps ». La troisième étoile brille sur l’atelier de philo qu’il animait à la prison de Loos-lez-Lille. La quatrième lui revient de droit en raison de son amalgame intelligent entre le sportif enchaîné au dopage et le prisonnier coincé derrière des murs. Enfin, la cinquième devrait encourager cet humaniste invétéré et optimiste infatigable, à se libérer de tout son savoir encyclopédique pour nous livrer un peu plus de ses idées personnelles, sans chercher à les justifier par des références savantes. Car ce livre, se lit d’un trait, et ce trait est celui qui va de la plume de l’écrivain à l’âme du lecteur. Un écrivain qui cultive le paradoxe, qui a des idées, du style et du cœur à revendre, ça ne court pas les rues…à lire absolument, qu’on soit au mitard ou au café, dans une salle d’attente ou en attente de parloir. Et si ce commentaire semble un peu punitif, c'est que j'ai suivi à la lettre les préceptes de l'auteur.


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