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Contenu rédigé par Lecarpentier B...
Classement des meilleurs critiques: 9.775
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Commentaires écrits par
Lecarpentier Baptiste
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Retour à zéro
Retour à zéro
par Laurent Bourlaud
Edition : Album
Prix : EUR 14,90

4.0 étoiles sur 5 naive SF, 22 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Retour à zéro (Album)
Un bien beau livre que voila, j'ai vraiment eu un coup de cœur pour le grand format et le dessin de cette bande dessinée.
Ankama nous propose un ouvrage d'une soixantaine de pages sans compter les bonus (explications diverses quant aux influences scénaristiques et graphiques) les dessins sont très originaux et m'ont fait penser au style Bauhaus et à Miro notamment.
Le graphisme et vraiment le point fort de ce livre.
(9 étoiles)

Côté scénario nous avons un one shot adapté d'un roman de science fiction française (stefan Wul) paru en 1956. L'histoire est simple, naïve voir un peu kitch elle me rappel des livres comme barbarella ou des émissions comme la quatrième dimension. Rien d'alambiqué ici pas ou peu d'explications, l'histoire aurait même mérité une bonne dizaines de planches de plus mais aurait elle gardé la même saveur?
(6 étoiles)

Si vous aimez les beaux objets, la sf de grand papa (style guerre des mondes) et Mondrian n' hésitez plus


Asus Touch X200MA-CT132H PC portable tactile 11" Blanc (Intel Celeron, 4 Go de RAM, Disque dur 500 Go, Intel HD graphics, Windows 8)
Asus Touch X200MA-CT132H PC portable tactile 11" Blanc (Intel Celeron, 4 Go de RAM, Disque dur 500 Go, Intel HD graphics, Windows 8)

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 attention, 23 décembre 2014
attention je viens d'acheter ce produit sur une autre plateforme et je suis déçu car il ne proposait pas la version non tactile qui est 90 euros moins cher sachant que :
-l'écran tactile ne sert quasiment à rien (ce n'est pas un ipad loin de la aucune précision je ne vous raconte donc pas l'arrachage de cheveux lorsque vous voulez ouvrir un petit onglet...)
-la batterie n'est pas amovible et elle ne dure que trois heures alors quelle est neuve
-le clavier et le pad sont de piètre qualité

malgré ces défauts il possède de bonnes performances donc je vais renvoyer le miens afin d'acheter le non tactile a 280 euros environ


Elektra Par Frank Miller
Elektra Par Frank Miller
par Frank Miller
Edition : Cartonné
Prix : EUR 35,50

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 une "anthologie" elktra mais c du panini...., 3 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elektra Par Frank Miller (Cartonné)
pour ce qui est de l'oeuvre en tant que telle je vous laisse vous référer aux critiques déja très complètes de hellblazer et présence mais publiés sous l'édition papier glacé de delcourt
ici je ne critiquerais que l'édition panini et non l'oeuvre que je trouve cependant exceptionnelle.
Attention tout d'abord pour les puristes et les autres, la traduction est ratée comme d'habitude chez panini.
Par contre belle idée de regrouper 3 récits en un : les débuts d'elektra sous la plume de Miller puis bien sur le récit dessiné par sienkiewicz (elektra assassin) et enfin elektra lives again dessiné et écrit par Miller
Donc une bonne idée de Panini, qui vampirise le format désormais adopté par urban (pavé papier mat) et qui expédie la traduction comme elle l'avait fait avec watchmen par exemple.


Blacksad, tome 5 : Amarillo
Blacksad, tome 5 : Amarillo
par Juan Díaz Canales
Edition : Relié
Prix : EUR 13,99

6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 lente déchéance, 20 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blacksad, tome 5 : Amarillo (Relié)
lorsque je parle de déchéance bien sur j'exagère mais je ne comprends pas que l'engouement autour du travail de ces deux anciens de chez disney continu.
Ma déception a commencé à poindre pendant la lecture du troisième tome "âme rouge". Oui les scénarios des tomes 3 et 4 m'ont moins passionné, je ne retrouvais plus le côté noir, polar des deux premiers.
Avec Amarillo le déclin continu mais cette fois sur les deux tableaux (scénario / graphisme).
Du point de vue du scénario, les premières planches campent en 2 temps 3 mouvement les protagonistes (personnage principal y compris) ou effleure des personnages secondaires en se plantant parfois magistralement (cf : le passage avec les bikers chèvres, pitoyable...).
Malheureusement le format franco belge de cette bd ne fonctionne pas, ça va trop vite, les auteurs veulent poursuivre leur galerie de portrait, enrichir leur bestiaire au risque de ne pas approfondir la psychologie des personnages pour finir, je me suis peu attaché à ces personnages.
Côté graphisme bien sur la virtuosité de Guarnido est toujours là mais dès les premières planches j'ai été choqué, on sent la pression de l'éditeur derrière le crayon de Guarnido, les arrières plans sont moins précis les personnages moins détaillés. Comparez !!! Ouvrez le tome 2 (mon préféré) et à côté ce cinquième tome la différence est flagrante !!
Malheureusement aussitôt lu aussitôt oublié (alors que je me souviens sans pb des titres des deux premiers tomes sortis il y a plus de dix ans déjà).


BodyWorld - tome 1 - BodyWorld
BodyWorld - tome 1 - BodyWorld
par Dash Shaw
Edition : Relié
Prix : EUR 29,00

5.0 étoiles sur 5 New School LSD, 17 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : BodyWorld - tome 1 - BodyWorld (Relié)
Dash Shaw, figure montante de la scène indé US, s’est récemment fait remarqué pour son Bottomless Belly Button. Autant dire que son nouveau projet, à la croisée des chemins entre songe psychédélique et chronique sociale torturée, publié en feuilleton sur le net, avait de quoi éveiller notre curiosité. Dash Shaw affiche ici un réel talent graphique : ambiance psychédélique, flashy et déjantée réalisée à l’ordinateur ou conscience sous acide brossée à la peinture. L’objectif était de rendre palpable des univers sensoriels par la représentation de trips hallucinogènes. Pari formel difficile et pourtant réussi, ici. La parenté formelle avec le travail de Chris Ware et son chef d’œuvre Jimmy Corrigan est évidente : format à l’italienne, deux plans de ville accompagnés d’une fiche personnage, conseils de lecture, explications, pictogrammes…. Ne recherchez pas ici la virtuosité graphique de chris ware même si la forme (de l'objet) est la même , le fond est extrêmement différent. Un univers foutraque, humoristique et pour résumer sous LSD pour Shaw et un monde désespérant, déprimant pour Ware.
Certains détracteurs de Shaw trouveront son travail en deçà de celui du "maitre" Ware mais pour ma part le scénario et les personnages déjantés de cette œuvre ainsi que l'univers (un campus en dehors du monde écolo à souhait)m'ont invité à une lecture addictive et graphiquement ultra original. Pour conclure, un très bel objet d’édition, d’accès difficile peut être mais, Bodyworld est une réelle réussite sur le plan graphique. Un livre qui méritera plusieurs lectures. Les fans de Chris Ware seront sans doute déçus, les autres apprécieront à coup sûr.


Aâma (Tome 1-L'odeur de la poussière chaude) - Prix Angoulême de la Meilleure série 2013
Aâma (Tome 1-L'odeur de la poussière chaude) - Prix Angoulême de la Meilleure série 2013
par Frederik Peeters
Edition : Album
Prix : EUR 17,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La science fiction du quotidien, 7 novembre 2013
Grand fan de science fiction (initié par la trilogie nikopol, la guerre éternelle, UW1...) je me suis tourné rapidement vers les œuvres de Peeters notamment Lupus. Je dois dire qu'avec cette nouvelle série je suis encore une fois sous le charme .
Par opposition à "universal war one" beaucoup plus "hard sf" (mais tout aussi maîtrisé) Aama nous invite dans une aventure ou l'aspect futuriste n'est qu'un prétexte à la rêverie, à la recherche de l'objet futuriste original, à la divagation graphique, à l'invention d'un bestiaire, d'une faune animal ou robotique.
Apparemment prévue en 10 tomes...!! Il va falloir pour l'instant compter sur une première "saison" de 4 volumes.
La tâche est ambitieuse et l'auteur campe dés les premières planches de l'ouvrage des personnages somme toute terre à terre (un homme divorcé et sans le sous qui ne peut voir sa fille, retrouve un frère qu'il n'a pas vu depuis dix ans...) mais évoluant dans un contexte des plus original et visuellement agréable (ville futuriste, vaisseaux, planètes inhabitées).
Pour couronner le tout, l'aventure qui prend forme sous nos yeux dans la seconde partie de ce volume nous promets des lendemains qui dérapent!!
Donc coup double pour ce livre : -
-un dessin toujours extrêmement maitrisé et qui sert à merveille l'étude de la psychologie des personnages.
-un scénario qui ne laisse pas de côté un univers SF foisonnant (et de nombreuses questions laissées en suspend...)


Punk Rock Jesus
Punk Rock Jesus
par Sean Murphy
Edition : Relié
Prix : EUR 19,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une énorme réussite graphique rattrapant un scénario modeste., 15 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Punk Rock Jesus (Relié)
"Je ne suis pas un consommateur régulier de comics (ou disons plutôt régulièrement lent), par conséquent je ne connais que peu tout ce qui est relatif à leur parution, les polémiques, les auteurs (qui sont-ils, leur style, leur parcours), les univers etc. Du coup j'ferai abstraction de ça pour ce qui concerne mon avis sur Punk Rock Jesus tu en conviendras (d'façon t'as pas le choix).

C'est par un beau jour d'automne, à visiter la librairie du coin à la recherche d'un manga ou l'autre pour faire suite à mes collection que je tombe sur l'objet qui nous intéresse ici. Punk Rock Jesus, un titre accrocheur, une page de titre accrocheuse et un concept qui est quand même fichtrement prometteur faut dire. Parce que des choses à dire sur le sujet, il y en a! Je prend l'engin, je regarde la description au dos et... Quel idée! Grandiose, une sorte de Truman Show revisité avec un Jésus cloné à la place. Je suis séduis, je prend.

L'emballage fait envie, reste à voir ce qu'il en est de ce qu'il y a dedans.

Les dessins, y arien à dire, ça arrache, je crois que mes collègues critiques en ont déjà fait une certaine éloge, ça envoie, c'est beau, c'est sombre, c'est incisif et c'est précis en donnant une certaine impression de brouillon, j'aime beaucoup.
Globalement, Punk Rock Jesus est un bon divertissement, en lecture dans la salle d'attente de mon dentiste j'aurais apprécié.

Maintenant, j'me dis que peut-être que j'en attendais un peu trop. Je suis encore un peu confus dans ma digestion du bouquin, mais j'aurais apprécié que la réflexion aille plus loin. Alors d'un côté je me dis que pour le côté divertissant oui c'est vraiment cool. Mais il y a trop de facilités dans ce comics. Bouh la vilaine amérique et sa téléréalité et ses médias qui dirigent, les vilains chrétiens fondamentalistes etc.
Oui d'accord, ça existe, c'est vrai, la téléréalité fait de la m****, les chrétiens fondamentalistes aussi, mais bon y a rien de nouveau là. Alors en face on trouve la science et ses combats. Et... C'est tout?
C'est là que je pense que le scénario pèche vraiment. On nous présente ce Jésus qui fait sa crise d'adolescence et qui devient punk parce que quand même, moi j'ai lu Nietzsche, on m'a enseigné Darwin, j'connais des scientifiques moi. En fait, on en arrive à avoir envie de mettre des baffes à ce Jésus autant qu'à la horde assemblée autours de la Fight-Club-Mania.
Je le redis, comme divertissement c'est vraiment cool mais pour la réflexion meta-physique on repassera. En fait ceux qui deviennent réellement attachants et intéressants sont tous les personnages autours de Chris. Thomas et sa foi en Dieu, son combat pour l'IRA et ses promesses à concilier, Gwen en tant que Sainte Vierge manipulée qui s'interroge sur ce que doit être une bonne mère, cette scientifique qui doit faire trop de concessions pour pouvoir faire avancer ses recherches et "sauver l'humanité" comme elle le souhaite... On trouve ici des personnages attachant avec des combats intérieur qui s'activent tous autours d'un enfant pour chercher son bien et ça c'est percutant, on a envie de les suivre, de les encourager, de réfléchir avec eux à une solution.

Et Chris (Jésus)... C'est un peu frustrant pour moi car je dis souvent que Jésus pourrait être vu comme un punk de son époque (et c'est encore valable pour aujourd'hui, la subversion n'a jamais été autant incarnée que dans une fois profonde en l'amour de son prochain et le pardon en toute circonstance etc). Jésus était un punk oui, un être subversif et en ce sens, Punk Rock Jesus avait un filon à exploiter. Je comprend le choix de l'auteur, critiquer le puritanisme c'est bien, c'est vrai ça doit pas être facile de vivre en amérique pour ce genre de raisons. Mais le problème c'est que cette BD n'appuie pas ses alternatives.
A l'image de cette fille qui dit à Chris qu'elle croit en une force supérieur sans pour autant verser dans un dogmatisme quelconque, ce à quoi Chris répond "c'est bien, mais tout le monde n'a pas une religion aussi inoffensive que la tienne" et c'est ça que ce comics semble mettre en avant, un peu trop. A combattre la religiosité sans laisser de place à la spiritualité. Un peu comme s'il n'y avait pas d'alternative. Soit t'es un con de croyant, soit t'es un athée scientifique donc c'est bien, soit t'es une larve qui avale de la téléréalité et qui consomme à donf, ou alors... ou alors t'es un humain avec une foi et une spiritualité qui n'embête personne, mais ça on s'en fou.
A la fin de la lecture c'est un peu le goût amer qui me reste. Le manque de place pour cette dernière catégorie qui peut amener une réflexion, d'une manière ou d'une autre, peu importe. Finalement, l'écriture de ce scénario reste asse adolescente, ça me rappelle des bons souvenirs et c'est appréciable. Mais j'aurai du mal à voir ici un chef d'œuvre de la littérature comics, quelques pages supplémentaires auraient pu être intéressantes afin d'approfondir un peu le sujet et ne pas rester sur cette note qui est tout de même un peu paresseuse.
Mais je le répète, comme divertissement, c'est bien hein! Et en réfléchissant bien je me dis qu'il y a quand même tout au long du livre des gens pour proposer autre chose à Chris et lui démontrer sa religiosité tout aussi dangereuse que les autres. Mais je ne sais pas, j'ai un peu l'impression de trouver l'éternel gosse d'Into The Wild qu'on nous ressort à toutes les sauces depuis quelques temps avec un niveau de cognition à ras-les-paquerettes mais que tout le monde soutient...

Bref je l'exprime mal mais il me reste un goût légèrement amer à le fin, voilà.
En plus je ne peux pas cautionner une playlist où on te propose Marilyn Manson en fin de bouquin, on atteint les sommets clichesques, c'est pas possible...
Et pis c'est pas donné nanmého!"
(je me suis ici permis de citer Lantern_Paerson du site "sens critique")
3 étoiles pour le scénario
5 étoiles pour le graphisme


Soldat Inconnu tome 3
Soldat Inconnu tome 3
par Collectif
Edition : Relié
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 panne sèche ?, 11 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soldat Inconnu tome 3 (Relié)
déception à la lecture de ce troisième tome :

scénaristiquement :
un second tome trépident de bout en bout, une fin ébouriffante et ici c 'est un peu une déception.
Un retour au calme soit mais celui ci dure tout au long des 144 pages pour ne se réveiller (ou en tt cas nous appâter pour le tome final) qu'en dernière page.
le côté polar et action thriller a disparu pour laisser place à une petite intrigue prenant place dans un seul et unique endroit, un camp de réfugié.
La personnalité du personnage principal n'évolue guère l'auteur s'attardant sur paul (un enfant sauvé par moses et qui le suit à la trace) pendant quarante première pages fastidieuses, une parenthèse inutile à mon avis...

artistiquement :
les dessins d' alberto ponticelli ne m'avait pas convaincu à la lecture du premier tome, parfois un peu "sale" voir approximatif mais cette rudesse dans le trait (mais aussi des progrès certains!!!) a fini par me convertir surtout dans le tome deux et je comparerai même ponticelli à un RM Guerra que l'on retrouve dans la série "scalped".
Si comme moi vous aviez apprécié les dessins du tome 2 ici ils ont complètement disparus pour laisser place pour le premier tiers à l’œuvre de pat masioni à laquelle je n'ai pas du tout adhéré tant au niveau de la colorisation, du trait mais aussi et surtout des mouvements des personnages.
Sur les deux tiers suivant retour de ponticelli mais d'un ponticelli édulcoré sobre et beaucoup moins rugueux.
Bref pour moi une deception visuelle.

pour finir j'ose espérer que ce tome ne représente qu'une "entracte" tant scénaristique qu'artistique et que le tome 4 renouera avec la qualité des deux premiers tomes.


Queen & Country Intégrale, Tome 1 :
Queen & Country Intégrale, Tome 1 :
par Steve Rolston
Edition : Album
Prix : EUR 29,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 queen and country un peu comme homeland, 9 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Queen & Country Intégrale, Tome 1 : (Album)
Queen & country T1

Les missions du MI-6 ne se déroulent pas que sur le terrain. Entre les conflits internes et les négociations entre services internationaux, la paix se joue parfois à peu de choses. Première intégrale d'une super série d'espionnage.

L'histoire : Au quartier général du MI-6 à Londres, l'agitation règne. Une opération nommée « Broken Ground » est en cours. Tara Chace, la vigie numéro 2 des services secrets britanniques, intervient au Kosovo. Planquée à l'étage d'un immeuble, la jeune femme est allongée, l’œil vissé sur l'objectif de son fusil sniper. Elle attend le moment idéal pour abattre Larkovsky, un parrain de la mafia russe. Patiemment, elle vise la tête de sa cible et tire. L'objectif est atteint mais Tara doit à présent parvenir au point d'extraction. Malgré son changement de vêtement, un homme de main du défunt mafieux la repère et lui tire dessus. Elle est touchée à la jambe. Avec ruse, Tara s'en sort et rentre au pays. Pour son directeur des opérations, Paul Crocker, la situation est tendue car il a agit sans accord de ses supérieurs. Or ceux-ci auront besoin de lui et de ses vigies, lorsque des représailles toucheront leur immeuble quelques jours plus tard...

Ce qu'on en pense : Auréolée d'une prestigieuse réputation, Queen & Country est une série d'espionnage écrite par le scénariste et romancier Greg Rucka dans le courant des années 2000. Après une dizaine d'albums, les éditions Akileos offrent une formidable leçon de rattrapage à tout ceux qui seraient passés à côté de ce joyau du genre, avec une première intégrale (sur quatre prévues). L'album compile les trois premiers opus (Broken Ground, Morningstar et Crystall Ball). L'histoire raconte le quotidien du MI-6, les services secrets britanniques et de ses agents. Avec un casting d'une dizaine de personnages récurrents, Greg Rucka aurait pu perdre le lecteur dans de complexes relations, ou une profusion de termes techniques, mais il n'en est rien. Très vite, le récit se met en place et amène une tension palpable. Est-ce que ce mystérieux agent, la vigie 2 nommé Tara Chace, parviendra à s'en sortir ? Chaque phrase prononcée en salle d'opérations a son importance. Chaque action a ses conséquences. En éliminant untel, échappera-t-on à une guerre ? La grande force de Rucka consiste à montrer la difficulté des décisions et les tensions dans lesquelles elles sont prises. L'humanité des personnages est aussi particulièrement travaillée. Les agents d'intervention, les précieuses vigies, se dévoilent peu à peu au lecteur. On s'attache vite à ces agents et même aux protagonistes d'arrière-plan, comme la secrétaire de Paul Crocker et son caractère bien trempé. Les fans du genre seront ravis que l'intensité des récits se base avant tout sur les intrigues géopolitiques et les rivalités inter-agences internationales, plutôt que sur des séquences d'action spectaculaire. Les différents dessinateurs sont en globalité excellents. Steve Rolston et Brian Hurtt assurent ; Leondra Fernandez opte pour une approche un tantinet plus cartoonesque ; et enfin Stan Sakai (le créateur d'Usagi Yojimbo) illustre un épisode court et instructif. Le choix du noir et blanc est parfait pour la série et renforce le réalisme du sujet. Voici une première intégrale truffée de qualités !
(dixit planete BD)


TOXIC
TOXIC
par BURNS Charles
Edition : Album
Prix : EUR 21,50

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 de l'art de la critique, 11 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : TOXIC (Album)
tout d'abord je vais me permettre de démonter point par point les arguments "contre" de tony mareno à l'encontre de toxic:
Comme vous le faites remarquer dans ce comics Mr Burns fait de multiples références à tintin entrer autre, le dessin (basique comme vous dites...) est de tte beauté, la ligne claire est ici sublimée par la colorisation et par une édition très très soignée (merci cornelius).
Une histoire sombre, je suis complètement d'accord mais sans but...? je pense qu'il est un peu tôt pour le dire d'ailleurs ce n'est ici que le premier tome d'une série prévue en trois.
Enfin qu'un américain fasse référence à cette auteur qu'est Hergé mais aussi est surtout au personnage parfois un peu "plus que parfait" de tintin pour lui donner une facette plus sombre me fascine et m'excite.
D'ailleurs chez nous contrairement aux états unis (ex : batman repris par Moore, Miller, Morrison...) les personnages "appartiennent" à leurs créateurs, il est (malheureusement) impensable (sauf rares exceptions) de les passer à la "moulinette" de la créativité d'autres auteurs.

maintenant une critique plus complète :
Avec cette nouvelle parution « radioactive », l’auteur du très acclamé Black Hole s’aventure sur un terrain dangereux en s’attaquant à la déconstruction d’un mythe, et non des moindres, puisqu’il s’agit du héros le plus populaire du 9e art : Tintin ! Alors oubliez tout ce que vous aimez chez votre reporter préféré : sa curiosité, son courage, son calme, sa soif de justice, sa ruse... Burns en retient surtout la fadeur. Son Tintin est paumé, amnésique et un brin débonnaire. Ce Toxic est une formidable plongée dans les méandres de la conscience et de la psyché humaine, invitant le lecteur à une anamnèse individuelle seule à-même de reconstruire une identité oubliée ou refoulée. Proposant un syncrétisme des genres avec une ligne claire faussement naïve évoluant vers des ombrages détaillés (très « burnsien »), auxquels s’ajoute une mise en abîme du récit et des décorums (abondantes références aux paysages « tintinesques »), Burns nous dit que les illusions propres au monde gentillet d’Hergé ont bel et bien disparu, laissant place à une société postmoderne nageant en plein cauchemar. La bonhomie de Tintin disparaîssant alors derrière l’amertume d’un Burns triomphant. Avec un désenchantement symptomatique d’une société occidentale qui a perdu les pédales, Burns dynamite tous les repères spatio-temporels et construit un continuum redoutable, multipliant les allers-retours entre réel et fiction. La réalité toxique, faite de drogue, d’alcool et de violence sourde, se révèle alors d’une acidité nauséeuse. Ça ressemble étrangement à du Bret Easton Ellis, période Moins que Zéro et à du Burroughs dans Le Festin nu. A la fois troublant et dérangeant, le récit perdra le lecteur dans des flottements ouateux et des brouillards de rêve, malgré la familiarité, seulement apparente, des décors : Burns nous fait avancer en territoire connu pour mieux nous perdre, avec comme supports les errances d’un Tintin halluciné et les visions surréalistes d’avatars décérébrés. On en ressort comme absent au réel, avec le sentiment d’avoir lu une BD différente, proche du chef d’œuvre… Suite et fin du diptyque déjà très attendue. Burns est une référence de la scène indé US, et il le confirme une nouvelle fois.
(dixit planètebd)


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