Profil de airbornrogue > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par airbornrogue
Classement des meilleurs critiques: 1.242.954
Votes utiles : 87

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
"airbornrogue"

Afficher :  
Page : 1
pixel
Genesis Live
Genesis Live
Prix : EUR 8,00

17 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Live incontournable mais frustrant, 20 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Genesis Live (CD)
Pour des raisons bassement commerciales, Genesis Live a été sorti en 1973 dans le dos des musiciens par leur label. Renié par le groupe, c'est un album au rabais : beaucoup trop court (un double album n'aurait pas été de trop), au mixage brouillon et dont la sélection des enregistrements est discutable, ce qui est beaucoup plus grave. Jusqu'à ces dernières années, il fallait le considérer comme le seul témoignage officiel du Genesis époque Peter Gabriel en concert. Depuis la parution du coffret Genesis Archives Vol. 1 1967-1975, son intérêt s'est amoindri même si cet album reste essentiel pour sa capture en live des morceaux les plus anciens du groupe comme "The Knife", "The Return of the Giant Hogweed" ou "Musical Box". Dommage que Virgin n'en n'ait pas profité pour étoffer cet album par des inédits ou pour exhumer un concert dans son intégralité. Indigne du standing du groupe, Genesis Live contentera, faute de mieux, les inconditionnels de la période 1970-1973 et les fans de progressif qui préfèrent, à juste titre, la musique sur scène à la musique de studio.


Nursery Cryme (Definitive Edition Remaster)
Nursery Cryme (Definitive Edition Remaster)

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Contes pervers et théâtre musical, 20 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nursery Cryme (Definitive Edition Remaster) (CD)
J'ai toujours eu beaucoup de tendresse pour cet album, le premier du Genesis progressif que j'ai eu l'occasion d'écouter. Constitué de sa formation "classique", avec Hackett à la guitare et Collins à la batterie, Genesis dessine plus fermement les contours musicaux esquissés sur Trespass. Les pages les plus ambiguës de la littérature enfantine, les dieux antiques, la commedia dell'arte et les monstres de foire servent, parmi d'autres, de toile de fond à un déballage savamment organisé des perversions humaines. Gabriel joue avec talent les personnages qu'il met en scène. Quant aux chansons, elles sont à la hauteur des textes de Gabriel, aussi bien les longues pièces ("The Musical Box", "The Return of the Giant Hogweed") que les plus sages ("Harlequin", "Seven Stones"). "The Fountain of Salmacis" est l'une de mes chansons préférées de Genesis avec "Blood on the Rooftops" (sur Wind and Wuthering), "Mad Man Moon" (sur A Trick of the Tail) et "Can-Utility and the Coastliners" (sur Foxtrot). Elle illustre parfaitement la construction symphonique à la Genesis, faite d'alternances entre passages tempérés (guitare acoustique/piano) et vagues surpuissantes (mellotron/basse/batterie). Si Nursery Cryme a la saveur enfantine et désuète d'un bonbon à la menthe, sa pochette surréaliste n'est pas étrangère à son charme insidieux.


Trespass (Definitive Edition Remaster)
Trespass (Definitive Edition Remaster)
Proposé par inandout_france
Prix : EUR 19,39

12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Galop d'essai, 20 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (Definitive Edition Remaster) (CD)
Trespass est la première incursion de Genesis sur les terres de King Crimson, Emerson Lake and Palmer et autres Yes. Sans être un chef d'oeuvre du genre, l'album s'en sort honorablement. La voix de Peter Gabriel est encore hésitante et le jeu des musiciens reste approximatif. Ce qui surprend l'auditeur, c'est la timide affirmation d'un univers progressif qui ne doit rien à ses glorieux aînés, même si le théâtral Peter Hammill et son groupe Van Den Graaf Generator n'en sont pas si loin. "Looking for Someone" ou "The Knife" sortent du lot par leur puissance. Les autres chansons, comme "Visions of Angels" ou "Stagnation", qui s'articulent sur le jeu d'orgue de Tony Banks, sont moins originales. Tout amateur du Genesis progressif se doit d'écouter avec attention cet album qui pose les fondements des chefs d'oeuvre à venir. Sans Steve Hackett ni Phil Collins qui enregistreront l'album suivant, Nursery Cryme, mais avec Anthony Phillips à la guitare et John Mayhew à la batterie, Genesis fait une entrée discrète mais prometteuse dans le rock progressif.


Wind And Wuthering
Wind And Wuthering

15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'oeuvre adulte du Genesis progressif, 18 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wind And Wuthering (CD)
Certaines mauvaises langues avaient enterré sans doute un peu trop vite un Genesis orphelin de Peter Gabriel. Avec A Trick of the Tail, le groupe avait déjà prouvé qu'il restait parmi les meilleurs représentants du courant progressif. Mais pour Wind and Wuthering, le quattuor s'offre un second Selling England by the Pound. Puisant l'essentiel de son inspiration dans les contes de fées, les dessins animés, le cinéma ou les récits de guerre, brocardant au passage le dédain et la suffisance de l'Angleterre ("Blood on the Rooftops"), l'album a une tonalité à la fois triste, ironique et sereine. Conscient de ses limites vocales, Collins s'affirme en tant que chanteur et parolier. Ses comparses n'ont sans doute jamais aussi bien joué ensemble. Les pièces instrumentales ("Wot Gorilla?", la suite "Unquiet Slumbers for the Sleepers...In That Quiet Earth") sont impressionnantes. Appuyés par le tandem rythmique Rutherford/Collins, Banks et Hackett excellent à croiser bouffées de mellotron ou de clavier ARP et arpèges de guitare. Très loin, très haut, "One for the Vine" est à ranger parmi les meilleures compositions du Genesis progressif tant par sa construction, exemplaire, sa beauté formelle que la pertinence de son message. C'est tout simplement l'une des plus belles chansons de cette période, la marque d'un groupe qui a atteint sa maturité.


And Then There Were Three (Definitive Edition Remaster)
And Then There Were Three (Definitive Edition Remaster)
Proposé par inandout_france
Prix : EUR 16,39

18 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Fin d'époque, 18 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : And Then There Were Three (Definitive Edition Remaster) (CD)
Cet album marque la fin d'une époque, celle du Genesis progressif amorcé avec Trespass en 1970. Le départ de Steve Hackett, guitariste de génie et compositeur régulier du groupe, bouleverse la signature sonore du groupe, désormais réduit à un trio. Cette absence est palliée avec abnégation et sérieux par Rutherford, qui assure désormais basse et guitare (en particulier sur "Burning Rope" ou "Many Too Many"), et par les nappes de synthé omniprésentes de Banks. Avec des compositions globalement plus concises et en abandonnant pratiquement l'onirisme mélancolique, le Genesis de 1978 gagne indéniablement en efficacité. En lui-même, l'album n'est pas mauvais mais il manque de cohésion. "Undertow", "Burning Rope", sont encore marquées par un certain esprit progressif, tout comme "Deep in the Motherlode", peut-être la meilleure chanson de l'album. Dans un style différent, plus accessible, "Many Too Many", "Say It's Alright Joe" ou le tube "Follow You, Follow Me" sont assez réussis. "Scenes from a Night's Dream" ou "Lady Lies" pourraient aisément figurer sur Duke ou Abacab, albums que je n'aime pas mais que des millions de gens révèrent. Au final, And There Were Three laisse un goût d'inachevé, plus assez progressif pour les uns, pas assez commercial pour les autres. Réduit à trois, le groupe esquisse pourtant ici la recette miracle des années 1980 : des tubes calibrés remplissant les stades. Si vous aimez cette période, achetez-le pour son côté "pionnier", si vous aimez le progressif, achetez-le pour en connaître le chant du cygne.


A Trick Of The Tail
A Trick Of The Tail
Proposé par Media Vortex
Prix : EUR 31,55

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Evolution dans la continuité, 18 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick Of The Tail (CD)
Premier album du groupe sans Peter Gabriel, Trick of the Tail s'inscrit davantage dans la lignée du mélancolique et ténébreux Selling England by the Pound que du fantasque Lamb Lies Down on Broadway. Même si la voix de Collins - qui assure dorénavant le chant - a encore du mal à s'imposer, les autres musiciens sont au diapason pour offrir des compositions léchées, parfaitement retenues dans leurs envolées. L'album joue l'altenance entre des morceaux musclés ("Dance on the Volcano", "Squonk", "Los Endos"), propulsés par la rythmique implaccable de Collins, elle-même soutenue par les lignes de basse discrètes de Rutherford, et des suites délicates, où les guitares de Hackett et les claviers de Banks, mellotron en tête, prennent toute leur importance ("Entangled", "Mad Man Moon", "Ripples"). Paradoxalement, la ballade qui donne son nom à l'album n'est pas à la hauteur des autres compositions. Elle préfigure l'orientation pop que le groupe va suivre à la fin des années 1970. A Trick of the Tail est un album solide, techniquement irréprochable, ponctué de superbes passages aériens (les fins de "Entangled" et de "Ripples") et d'une perle ("Mad Man Moon"), mais auquel il manque un supplément d'âme.


Page : 1