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Commentaires écrits par
l'équipe de "Desert-Rock" (France)

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From Beale Street To Oblivion
From Beale Street To Oblivion

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 19 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : From Beale Street To Oblivion (CD)
La nouvelle livraison de Clutch met les points sur les "i". Alors que "Robot hive..." leur prédécesseur montrait une variété de tonalités musicales inédites, et une maîtrise remarquable de bout en bout, "From Beale Street To Oblivion" récupère tout ça, mélange le tout, et le rebalance comme un uppercut en pleine gueule ! Comment sinon expliquer le démarrage du disque par deux titres qui ne dépassent pas les 3 minutes ? On se rappelle du début de "Pure Rock Fury", qui marquait un virage dans la carrière du groupe, le faisant passer d'un combo assez "direct" à un groupe plus posé, à la recherche du riff ultime, du groove céleste, et du jam qui transcende le tout. Nouveau virage, donc, avec ce disque qui, en fait, prend le meilleur de leurs derniers albums précédents, et le canalise dans une veine plus directe, plus franche, plus homogène aussi.

Et pourtant, il y en a pour tout le monde ! Si les premiers titres sont plus "in your face", et que "The devil & me" sonne comme du... Clutch, pur jus, la première "balade", "White's ferry", sonne simplement terriblement juste. Mais c'est avec "Child Of The City" que la bête se réveille et prend son ampleur : ce monstre de morceau ravage tout sur son passage, avec son riff volé aux meilleures heures de ZZ Top, ses passages de slide, d'orgue et d'harmonica orgasmiques, la chanson dégueule de boogie, totalement vicieux. Wow... Clutch s'essaiera d'ailleurs à nouveau à la slide pour un autre grand moment de l'album, "When vegans attack", aux influences sudistes assumées (le groupe a décidément beaucoup tourné avec Five Horse Johnson). Chacun de ces deux morceaux justifie à lui seul l'achat de l'album. D'autres grands moments sont encore en réserve avec un "Black umbrella" gorgé d'orgues et d'harmonica, aux relents soul discrets et bien sentis.

Les premières écoutes ne font que confirmer que le talent instrumental du quintette (je pense qu'on peut désormais dire que Mick Shauer, l'organiste, fait partie du groupe, et c'est pas volé) est toujours la clé de voûte de la musique de Clutch, renforcée par un sens du riff et du groove poisseux constamment mis en avant. Pas de révolution, donc, de ce côté-là. En revanche on notera l'excellent boulot de Joe Barresi (QOTSA, Tool, Melvins) derrière les manettes, qui apporte une dimension redoutable à la musique du groupe.

Comme une évidence, "From Beale Street..." se positionne en synthèse parfaite des 3 derniers albums du groupe, avec un recentrage efficace vers l'essence de Clutch : finies les tentatives country ou blues, Clutch refait parler la poudre, et y met les moyens. Un des meilleurs albums du groupe, peut-être le meilleur. Vous savez ce que ça veut dire...


Zoroaster
Zoroaster
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 39,95

4.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 16 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zoroaster (CD)
L'avis de Thomas

Le vrai nom d'Acid King fut honteusement piqué par le père O'Malley et sa bande de dégénérés. Il s'agissait de `Burning Witch' et à l'écoute ce premier méfait (longtemps introuvable, mais qui vient d'être réédité pour ceux qui n'ont pas eu la chance de le trouver par pur bonheur comme moi), on comprend aisément pourquoi ce choix de patronyme. Lori hurle comme une sorcière prête à aller sur le bûcher, bien loin de ses vocalises envoûtantes de sirène présentes sur les productions suivantes. Chose particulière, le bassiste de l'époque se permet de chanter sur quelques titres de sa voix atypique mais pas franchement appréciable. Lori sonne plus heavy que lui !

Le son est tout aussi abrasif et c'est à un vrai sabbat que l'on nous permet d'assister. Une chape de plomb grésillante s'abat sur nous et les rythmiques empâtés commencent à faire leur boulot, tournoyant au ralenti en une farandole continue, la batterie, bien lointaine, peinant à se faire entendre et quelques solis venant accompagner Lori dans ses complaintes venimeuses.

Malgré une production devenue un peu faiblarde, on a bel et bien en face de nous un efficace album de stoner doom, rapeux, léthargique, dopé aux substances illicites et à la graisse de moto.

Pas forcément un must have, Zoroaster illustre déjà le style bien défini d'Acid King et renferme quelques perles. Comme quoi, il ne faut pas nécessairement être un mec pour oser jouer une musique aussi lourde et psychotique.


Mammatus
Mammatus

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 9 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mammatus (Album vinyle)
L'avis de Thomas

Et voilà, à peine arrivé dans l'équipe fort accueillante de Desert-Rock que je fais déjà des infidélités au stoner pur et dur pour vous parler du premier disque à me foutre une claque en 2006. Un disque de space-rock halluciné, hallucinant, que l`on doit à 4 petits jeunes de Corralitos, Californie qui ont tout compris et surtout tout assimilé au rock et non dénués d'humour, comme l'indique leur myspace où ils postèrent une précédente chronique de ma part de cet album, déjà pas très claire et qui prit une toute autre dimension une fois web traduite en anglais, devenant aussi psychédélique que leur musique (c'était l'instant j'me la pète).

Ces gars aiment jammer et cela s'entend sans peine à l'écoute de ces quatre titres qui frôlent souvent la dizaine de minutes quand ils ne la dépassent pas allègrement (l'épique et tumultueuse seconde partie de dragon of the deep). Ces longs morceaux à la progression sont un voyage forcé sans invitation dans les méandres barrés d'un space-rock déjanté, où se côtoient Hawkwind, Sleep, Dead Meadow et toute la clique de camés qui peuvent officier dans le genre.

On a beau croire à une accalmie le temps de `The Outer Rim', interlude qui emprunte aux sonorités orientales si cher au genre, il s'agit d'une simple escale avant le grand saut dans l'inconnu et les deux parties d'une demi-heure qu'est le dyptique `Dragon des profondeurs'. Totalement épique, cette chevauchée fantastique aux relents acides commence sournoisement pour finir en apothéose, une orgie de sons et de rythmes tribaux.

Véritable carrousel sonique, Mammatus ouvre une faille temporelle entre les chantres psychédéliques de l'age d'or du rock sous LSD et les pointures stoner des dernières années. La révélation de 2006, à suivre de très près désormais.


Charged
Charged

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 2 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Charged (CD)
L'avis de Laurent

Il y a moins de deux ans, Nebula nous collait une baffe mémorable avec son premier 'véritable' album, 'To The Center'. On était donc impatient de savoir ce qu'allait nous proposer le trio californien... Pas de révolution au menu ! Une sorte de 'confirmation', plutôt, de tout le bien que l'on pense d'eux : toujours du bon stoner, aux rythmiques enlevées (ou plus lentes parfois : on retrouve aussi une petite poignée de mid-tempos sur l'album), au son de guitare énorme, aux solos de Wah-wah, aux vocaux bien accrocheurs, à la basse vrombissante, etc... Pas d'erreur possible, on sent bien l'influence des dissidents de Fu Manchu, sans jamais pourtant trop se rapprocher de leurs potes sud-californiens. Nebula se lance même parfois dans des 'expérimentations' plutôt heureuses, une prise de risque qui manque trop souvent aux groupes du genre : la slide guitar sur 'Travellin' mans blues', ou encore de la guitare acoustique sur 'This one'. Au final, l'album contient bien assez de pépites pour justifier l'achat immédiat, que ce soit pour 'Giant', 'Do it now' ou encore 'Ignition' pour n'en citer que quelques uns. Et dire qu'ils sont encore meilleurs sur scène !


The Mystick Krewe Of Clearlight
The Mystick Krewe Of Clearlight

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 2 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Mystick Krewe Of Clearlight (CD)
L'avis de Laurent

Attention, du bonheur en rondelle ! Derrière ce nom de groupe énigmatique se cache un quintette de la Nouvelle Orléans qui se taille petit à petit une réputation culte aux USA... Vous aurez été prévenus ! Formé par Jimmy Bower (Eyehategod, Crowbar, Down, etc...), le groupe propose une musique complètement décalée temporellement, piochant allègrement dans le meilleur de trois décennies d'expérimentations musicales débridées, et les concentrant en six titres (seulement, mais presque une heure de musique quand même !) de pure merveille instrumentale. Et bien oui, il n'y a pas de chanteur dans le groupe - et croyez-moi si vous le voulez, on ne le remarque qu'après plusieurs écoutes ! Effectivement, chaque instrument se passe le relais au premier plan, servant tour à tour à bâtir une rythmique plombée ou à torcher des parties solo jouissives (en harmonies au besoin). On assiste ainsi, béats devant tant de dextérité et de talent, à des joutes solistes aussi imprévisibles que réussies, où se mêlent guitares heavy (tendance lourdes et poisseuses) à des parties de claviers dont Deep Purple n'a jamais osé rêver (je sais, ça sent le blasphème, et pourtant...). Le tout ressemble méchamment à des jams débridées, et pourtant, paradoxe s'il en est, les compos sont carrées au possible, le tout est admirablement contrôlé et structuré, si bien que dès que l'on pense le groupe parti dans un interminable break improvisé, il remet les choses en ordre en relançant la machine à grands renforts de rythmiques et de riffs bien sentis. Quelques éclairs de génie nous rappellent parfois d'autres groupes - Gov't Mule, Deep Purple, Black Sabbath & Co. - mais tant que les combos pré-cités ne se décideront pas à jouer tous ensemble (et à rajeunir de quelques décennies), le CD de Mystick Crewe Of Clearlight sera la seule alternative à quiconque assoiffé de bonne musique dans cette veine, l'aspect 'démodé' en moins, tant la musique du groupe est moderne.


Above All
Above All
Prix : EUR 22,19

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 2 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Above All (CD)
L'avis de Brotherfab

Le titre de Mustasch paru courant 2000 sur compilation Underdogma Rds « Judge not... » m'avait fait une très, très forte impression. S'en est suivi un excellent MCD « The true sound of the new west » en 2001. Leur premier album, dont il est question ici, bien que paru fin 2002 n'est arrivé que très récemment à mes oreilles. Bien que disposant d'un contrat avec une major, les disques de ces suédois ne sont pas distribués en France. En Allemagne si. Evidemment ! Il va donc falloir être un peu entreprenant pour mettre la main sur ce disque. Mais si tant est que vous soyez un stoner addict, vos efforts seront pleinement récompensés. Car il s'agit d'un disque excellent. Tout y est. Gros son, groove et compos haut de gamme. Aucune révolution, mais une réappropriation particulièrement brillante du patrimoine sabbatho-zeppelinien avec un clin d'aeil par ci, en direction de Janis Joplin et un clin d'aeil par là, en direction de l'école NWOBHM. Comme s'ils avaient retenu le meilleur pour le restituer sous la forme d'un assemblage riche et contrasté. Le tout exécuté avec un entrain communicatif qui conduit à ressortir son « air guitar » de l'étui et à prendre la pose dans son salon. Emmené par un chanteur à la voix de tête, évoluant dans un registre proche de Ian Astbury ou de Pete Stahl, Mustach prend position dans le peloton de tête de l'élite stoner.


Simsalabim
Simsalabim

4.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 2 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Simsalabim (CD)
L'avis de Laurent

Revoilà Spice ! Le charismatique ex-chanteur-bassiste des Spiritual Beggars a quitté le groupe en mauvais termes pour se consacrer entièrement à son Mushroom River Band il y a quelques mois, et voici donc le nouvel album de ce qui est désormais son propre groupe. Leur première galette, 'Music For The World Beyond', avait botté plus d'un cul il y a deux ans, on était donc en droit de s'attendre à un petit joyau. L'effet de surprise en moins, on se jette donc sur ce nouvel album avec l'anticipation bien légitime du fan qui espère au plus profond de lui que l'un de ses groupes préférés (les Beggars) a engendré deux groupes au moins aussi bons (les Beggars Mark II et le Mushroom River Band, donc), tout comme le split de Kyuss en son temps avait généré QOTSA et Unida. D'où une légère déception. Légère seulement, parce que la voix de Spice est bien là (sans doute la plus chaude et éraillée du stoner rock contemporain), parce que le son de guitare est énorme et arrache tout sur son passage, parce que la rythmique et en particulier la basse (dont le son ultra saturé rappelle le Motörhead des grands jours) laminent toujours autant les tympans. Ensuite il y a ces compos, parfois énormes, tel cet hallucinant 'My Vote Is Blank' porté par un riff anthologique, ou ce 'Tree Of No Hope' ultra violent. Mais bon... Certains morceaux sont seulement 'moyens'. L'album est donc bon, mais inégal. Il recèle toutefois quelques vrais trésors qui méritent inéluctablement d'y jeter une oreille.


25 Tab
25 Tab
Prix : EUR 14,94

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 2 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : 25 Tab (Album vinyle)
L'avis de Laurent

Voici que ressort "Tab", l'album (EP plutôt) qui succéda à "Spine Of God". Un séquencement en tous points anachronique, puisque le morceau phare de cet EP ("Tab..." en l'occurrence) a été enregistré avant "Spine". Et ça se sent ! En effet, que dire de cette plage de quasiment une demi-heure totalement aérienne, pur trip musical sous acide, chargé de hautes doses de Hawkwind, Procol Harum ou Amon Düül... L'ensemble se tient bien, avec sur une même base rythmique des fulgurances guitaristiques gonflées de nuées opiumesques, de bruitages zarbi, du chant lointain de Wyndorf (peu reconnaissable), le tout se confondant dans une atmosphère qui se voudrait orientale, mais qui n'évite pas l'écueil de devenir clichesque, avec le recul. Car oui, à l'époque (début des années 90), Monster Magnet était l'un des rares porteurs de l'étendard rock 70's tendance "acid trip", bien après ses instigateurs, et bien avant un retour en "grâce" (toute relative) du stoner au sens "pur" du terme. Ce qui paraissait donc, en 1990, comme un intéressant revival, paraît aujourd'hui plus daté. On préfèrera largement l'orientation plus "construite" que Wyndorf impulsera avec "Spine Of God". "25", l'autre plage "fleuve" de cet EP, est à l'unisson, vraiment, même traitement, mais sur 12 modestes minutes seulement (!). Les deux morceaux suivants se laissent écouter, avec la même perplexité : le bien nommé "Longhair" laisse imaginer quelque hippie se rouler un quatre-feuilles de compétition, pour mieux s'enquiller un "Lord 13" intéressant en terme de songwriting, mais qui ne vaut, clairement, que pour sa valeur de témoignage historique, tant sa production (un vieil enregistrement pourri sur un 4-pistes) est difficilement supportable. Un titre bonus vient clore cette réédition, sous la forme d'une version live de "Spine of God", pas transcendante, mais néanmoins assez "trippante" quand on réalise la grosse machine à hard rock formatée qu'est devenu Monster Magnet. Le virage discographique du groupe n'en devient que plus marquant (et toujours surprenant, même si très bien négocié).


Superjudge [+3 Bonus]
Superjudge [+3 Bonus]

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 2 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superjudge [+3 Bonus] (CD)
L'avis de Thib

On continue notre voyage au pays des dinosaures avec un album qui est un prélude à la popularité internationale que Monster Magnet connaîtra à partir de 1997. Petit flashback, nous sommes en 1993 et le Magnet n'a pas encore aimanté les foules et mis le souk dans le milieu rock. Dave Wyndorf n'a pas encore atteint le statut d'icône et c'est sereinement que les lascars attaquent le 3e opus du nom de Superjudge (4e si on tient compte de l'E.P. Tab).

On sent qu'ils ont travaillé la formule et que la sauce commence à prendre à l'écoute de ce travail de composition empreint d'une forte personnalité. Maître Wyndorf enchaîne ses suites d'accords maintenant reconnaissables et caractéristiques de son groupe. La fuzz coule à flots dans un déluge de guitare solos pyrotechniques sous le doigté talentueux d'Ed Mundell. Le son a maintenant pris une assurance remarquable et a bénéficié d'une attention particulière, certes à grands coups de dollars mais bon on n'a rien sans rien. Loin de moi l'idée de dénigrer les précédents travaux mais force est de constater que la dynamique du son manquant aux précédents albums est bien présente et prouve que le groupe gagne en maturité en plus de s'allier un public toujours plus nombreux au fur et à mesure des tournées marathoniennes.

Si la 1ère chanson nous invite à un décollage majestueusement dirigé par la voix aux mille effets mais au timbre ô combien reconnaissable, la 2e plage nous montre que le quatuor (si, si, ils étaient 4 à l'époque) a bien intégré des éléments plus groovy accompagnés de saveurs psychédéliques dans de superbes lignes de solo. La section rythmique est également mise à contribution pour marquer les contre-temps avec précision avant de relancer de plus belle la machine aux riffs cinglants.

Plage 3: Le côté space rock du riff hypnotique joué tout en finesse nous montre que de nouvelles voies s'ouvrent aux musiciens qui n'ont d'ailleurs pas fini d'en marteler les notes pendant près de 5 minutes jusqu'à ce que, grande surprise, le batteur attaque un riff punk en mode binaire pour ensuite se voir rejoindre par les autres instrus dans une déferlante enflammée qui ne trouvera sa fin que dans une cacophonie savamment orchestrée en guise de final. Puis c'est l'intro acoustique de Cage Around The Sun qui nous ramène sur terre non sans un paradoxe marquant à l'écoute des paroles surréalistes de Wyndorf. Je vous laisse le soin de découvrir.

Bref, les morceaux s'enchaînent selon un ordre bien pensé et c'est un plaisir pour les oreilles entre les envolées des guitares tantôt planantes tantôt incandescentes soutenues par une section rythmique efficace et surtout un blizzard de cymbales quand il s'agit de mettre la zone.

Monster Magnet conserve quand même son côté rock en première ligne: les riffs demeurent "in-your-face" (traduisez par "dans ta gueule"). Même gonflé à la fuzz, le son des grattes reste fort aigu alors qu'un certain Josh de Kyuss n'éprouve plus la moindre gêne à brancher sa gratte directement dans un ampli de basse.

Cependant, les membres du groupe nous apprennent qu'ils peuvent intégrer de manière homogène des éléments de space rock, de fuzz rock et de psychédélisme en alternant des plages aux structures évidentes avec d'autres incluant de longs breaks d'une intensité remarquable. Le trippant Brainstorm, 10e morceau de cet album, nous donne un goût de reviens-y et est annonciateur du skud qui sera lâché 2 ans plus tard. Monster Magnet n'est pas encore à son zénith mais est, à ce moment très précis de la sortie de l'album, dans une phase ascendante.


Super Judge
Super Judge
Prix : EUR 5,59

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'avis de www.desert-rock.com, 2 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Super Judge (CD)
L'avis de Thib

On continue notre voyage au pays des dinosaures avec un album qui est un prélude à la popularité internationale que Monster Magnet connaîtra à partir de 1997. Petit flashback, nous sommes en 1993 et le Magnet n'a pas encore aimanté les foules et mis le souk dans le milieu rock. Dave Wyndorf n'a pas encore atteint le statut d'icône et c'est sereinement que les lascars attaquent le 3e opus du nom de Superjudge (4e si on tient compte de l'E.P. Tab).

On sent qu'ils ont travaillé la formule et que la sauce commence à prendre à l'écoute de ce travail de composition empreint d'une forte personnalité. Maître Wyndorf enchaîne ses suites d'accords maintenant reconnaissables et caractéristiques de son groupe. La fuzz coule à flots dans un déluge de guitare solos pyrotechniques sous le doigté talentueux d'Ed Mundell. Le son a maintenant pris une assurance remarquable et a bénéficié d'une attention particulière, certes à grands coups de dollars mais bon on n'a rien sans rien. Loin de moi l'idée de dénigrer les précédents travaux mais force est de constater que la dynamique du son manquant aux précédents albums est bien présente et prouve que le groupe gagne en maturité en plus de s'allier un public toujours plus nombreux au fur et à mesure des tournées marathoniennes.

Si la 1ère chanson nous invite à un décollage majestueusement dirigé par la voix aux mille effets mais au timbre ô combien reconnaissable, la 2e plage nous montre que le quatuor (si, si, ils étaient 4 à l'époque) a bien intégré des éléments plus groovy accompagnés de saveurs psychédéliques dans de superbes lignes de solo. La section rythmique est également mise à contribution pour marquer les contre-temps avec précision avant de relancer de plus belle la machine aux riffs cinglants.

Plage 3: Le côté space rock du riff hypnotique joué tout en finesse nous montre que de nouvelles voies s'ouvrent aux musiciens qui n'ont d'ailleurs pas fini d'en marteler les notes pendant près de 5 minutes jusqu'à ce que, grande surprise, le batteur attaque un riff punk en mode binaire pour ensuite se voir rejoindre par les autres instrus dans une déferlante enflammée qui ne trouvera sa fin que dans une cacophonie savamment orchestrée en guise de final. Puis c'est l'intro acoustique de Cage Around The Sun qui nous ramène sur terre non sans un paradoxe marquant à l'écoute des paroles surréalistes de Wyndorf. Je vous laisse le soin de découvrir.

Bref, les morceaux s'enchaînent selon un ordre bien pensé et c'est un plaisir pour les oreilles entre les envolées des guitares tantôt planantes tantôt incandescentes soutenues par une section rythmique efficace et surtout un blizzard de cymbales quand il s'agit de mettre la zone.

Monster Magnet conserve quand même son côté rock en première ligne: les riffs demeurent "in-your-face" (traduisez par "dans ta gueule"). Même gonflé à la fuzz, le son des grattes reste fort aigu alors qu'un certain Josh de Kyuss n'éprouve plus la moindre gêne à brancher sa gratte directement dans un ampli de basse.

Cependant, les membres du groupe nous apprennent qu'ils peuvent intégrer de manière homogène des éléments de space rock, de fuzz rock et de psychédélisme en alternant des plages aux structures évidentes avec d'autres incluant de longs breaks d'une intensité remarquable. Le trippant Brainstorm, 10e morceau de cet album, nous donne un goût de reviens-y et est annonciateur du skud qui sera lâché 2 ans plus tard. Monster Magnet n'est pas encore à son zénith mais est, à ce moment très précis de la sortie de l'album, dans une phase ascendante.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 18, 2009 11:25 AM MEST


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