Profil de fifi59 > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par fifi59
Classement des meilleurs critiques: 584
Votes utiles : 4977

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
fifi59
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Act 1 [Blu-ray]
Act 1 [Blu-ray]
DVD ~ Tarja
Prix : EUR 17,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bon live, plaisant et varié !!, 30 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Act 1 [Blu-ray] (Blu-ray)
Tarja Turunen, est-il utile de le rappeler, fut l'emblématique chanteuse de Nightwish.
Ses vocaux lyriques faisaient partie intégrante de l'identité de ce monument du Metal Symphonique.
Son départ fut un choc pour moi, n'imaginant pas ce groupe s'en relever... heureusement, ce ne fut pas le cas.

Fan de Nightwish, je m'attendais à être fan de Tarja, le groupe. Le problème est qu'en matière de compositions, n'est pas Tuomas Holopainen qui veut... Et oui, l'inspiration, les compositions géniales, l'originalité...

Après un album de Noël (Henkäys Ikuisuudesta - Jouluinen Platinapainos, 2006), sympa mais qui m'a fait craindre le pire pour la suite de la carrière de la belle Finlandaise, My Winter Storm (2007) est arrivé. Loin d'être mauvais, contenant quelques chouettes compos, il fut quand même une déception pour moi qui ai eu du mal à accrocher durablement sur la plupart des compos... malheureusement, l'ombre de Nightwish planait toujours, il m'était impossible de m'en défaire...
Puis ce fut What Lies Beneath (2010), pour lequel je remarquais un mieux. En effet, cette fois, l'accroche fut meilleure, mais il ne squatta toujours pas ma platine CD...

Et voici qu'arrive Act 1, premier live de sa discographie, enregistré en Argentine, à Rosario, dans un magnifique théâtre. Il se présente sous trois formes, double CD, double DVD et Blu-Ray (ces deux derniers supports étant identiques en matière de contenu). Intéressons-nous au format Blu-Ray.

Notons immédiatement que la tracklist est dans un ordre différent de celle des CD et qu'elle propose un set acoustique en plus, ainsi qu'un solo de Mike Terrana plutôt dispensable, un jam instrumental sympathique sur "Little Lies", avant l'interprétation avec Tarja, ainsi qu'une compo, "The Reign", interprétée au sein du public (un très bon moment du concert). Il est également important d'indiquer que la prestation du combo s'est déroulée sur deux dates et que le concert est proposé en deux parties sur la vidéo : le show principal (jusqu'à "Over The Hills And Far Away") et ce qui est appelé "additional music", qui nous propose donc une continuation du spectacle.

Au menu de cette galette fort bien remplie, des compositions mêlant puissance et finesse, aux atours orchestraux agréables ("Lost Northern Star" et ses choeurs très Nightwishiens, le tubesque "Never Enough", les percutants "Ciaran‘s Well" et "Die Alive" ou le très bon "Until My Last Breath", aux quelques aspects Gothic Metal) ; des morceaux plus calmes, voire parfois intimistes, mettant bien en valeur la voix de Tarja ("Naiad", "Boy And The Ghost", la superbe ballade "Underneath") ; des reprises, globalement intéressantes, à la sauce symphonique ("Still Of The Night", de Whitesnake, ou l'extrait de "Livin’ On A Prayer", de Bon Jovi, interprété au sein d'un medley) ; un joli set acoustique, absent du pendant CD et qui apporte un petit plus appréciable au show.
On ne sera pas surpris de découvrir les incontournables "Nemo" (Nightwish) ainsi que "Over the Hills And Far Away" (Gary Moore), mais également l'un des titres qui m'avait filé le plus de frissons au sein du génial Nightwish : End Of An Era [inclus 2 CD audio] (de qui vous savez), à savoir "The Phantom Of The Opera" (interprété avec Diego Valdez, en lieu et place de Marco Hietala), qui a ici selon moi un peu moins d'intensité émotionnelle.

La scène est de taille parfaite, ni trop grande, ni trop petite, le public est tout acquis à la cause de Tarja et de ses camarades, l'ambiance est au beau fixe, l'image et le son (DD 2.0 ; DD 5.1 ; DTS 5.1... pas de haute définition donc !) sont excellents, le light show est toujours pertinent et l'interprétation est de premier ordre.

Tarja nous propose un live bien ficelé qui m'a fait redécouvrir des morceaux qui ne m'avaient pas fait chavirer sur album. J'ai bien plus apprécié ce format que les CD car je pense qu'il est plus évident d'être touché par des compositions lorsqu'on a l'image et une réalisation de qualité... et c'est le cas ici.

Cette redécouverte des compositions a été appréciable et je peux dire que Tarja a marqué des points avec ce Blu-Ray en ce qui me concerne. Je ne dirai certes pas que c'est un chef-d'oeuvre et que, cette fois, c'est fait, je suis un fan absolu, mais je suis convaincu par cette prestation qui m'a fait passé un moment fort agréable. Je vous recommande donc de découvrir ce Blu-Ray !

Tracklist de Act 1 (Blu-Ray et double DVD) :

01. If You Believe
02. Anteroom Of Death
03. My Little Phoenix
04. Dark Star
05. Naiad
06. Falling Awake
07. I Walk Alone
08. Orpheus Hallucination / Orpheus In The Underworld
09. Little Lies Band Jam
10. Little Lies
11. Into The Sun
12. Nemo (reprise de Nightwish)
13. Set acoustique
- Rivers Of Lust
- Minor Heaven
- Montañas De Silencio
- Sing For Me
- I Feel Immortal
14. Never Enough
15. In For A Kill
16. Toccata And Fugue D-Minor (BWV 565) (Johann Sebastian Bach) / The Phantom Ff The Opera (de Andrew Lloyd Webber)
17. Die Alive
18. Until My Last Breath
19. Over The Hills And Far Away (reprise de Gary Moore)
--------------------------------------------------------------
20. Boy And The Ghost
21. Lost Northern Star
22. Ciaran‘s Well
23. Tired Of Being Alone
24. Medley : Where Were You Last Night (Ankie Bagger) / Heaven Is A Place On Earth (Belinda Jo Carlisle) / Livin’ On A Prayer (Bon Jovi)
25. Underneath
26. The Reign
27. Oasis / The Archive Of Lost Dreams
28. Still Of The Night (reprise de Whitesnake)
29. Crimson Deep

Bonus :

"In Her Words" : interview de Tarja (non sous-titrée), avec quelques passages (parfois très courts) avec les membres du groupe (interviews, backstage, préparation du concert...)
Vidéoclip : Into The Sun
Galerie Photos 1 : "Through The Eyes Of The Fans"
Galerie Photos 2 : "From Our Vaults: A Fly On The Wall"

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 5, 2012 10:55 PM CET


Under Flaming Winter Skies Live In Tampere [Blu-ray]
Under Flaming Winter Skies Live In Tampere [Blu-ray]
DVD ~ Stratovarius
Prix : EUR 16,43

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Enfin, un témoignage vidéo digne de ce nom de Stratovarius !!, 1 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Under Flaming Winter Skies Live In Tampere [Blu-ray] (Blu-ray)
Cette chronique du Blu-Ray de Stratovarius, "Under Flaming Winter Skies - Live In Tampere", vient compléter celle de mon ami Blaster, qui s'est chargé du support CD.

Stratovarius a toujours eu une place particulière dans mon coeur. C'est en 1994 que je découvre le groupe avec Dreamspace, accrochant immédiatement sur la musique du combo, pleine de mélodies accrocheuses et de puissance. Depuis, je suis fan du groupe, me procurant et appréciant l'intégralité de leur discographie (avec cependant une pointe de déception pour Elements Vol.2 en 2003 et Stratovarius en 2005).

Il aura fallu attendre bien longtemps pour voir enfin paraître un support vidéo d'un concert de la formation finlandaise ! Certes, il y a eu "Infinite Visions" (2000), mais figurez-vous que c'est le seul enregistrement du combo que je ne possède pas même si j'ai eu l'occasion de le visionner ! La raison ? C'est une suite d'extraits live et de coulisses qui n'appelle qu'un mot : frustration !!

Allez, abordons maintenant ce moment avec ce "Under Flaming Winter Skies - Live In Tampere", qui est un hommage au batteur Jörg Michael (quelle belle carrière, avec un nombre conséquent de collaborations avec de nombreux groupes, et que d'albums enregistrés !) qui quitte le groupe après dix-sept ans de bons et loyaux services.

Que faut-il pour apprécier sans réserve le Blu-Ray (ou DVD) live d'un groupe que l'on aime ?
- Une setlist conséquente et variée,
- Une interprétation de qualité,
- Un light-show plaisant,
- Une bonne ambiance,
- Une image irréprochable,
- Un son impeccable,
- Des bonus intéressants.

Reprenons chaque élément si vous le voulez bien.

La setlist fait (peut-être un peu trop) la part belle à Visions (six titres) et occulte, à mon grand regret, certains albums qui m'avaient fait vibrer ("Dreamscape", Fourth Dimension, Destiny).
Ajoutons à cela trois solos (mais pas de Jörg... bizarre... qui fera cependant un petit speech au sein duquel il s'excusera de ne toujours pas parler finlandais !) et deux reprises ("Burn", de Deep Purple et "Behind Blue Eyes", de The Who).
Il y a donc un léger bémol mais le sentiment initial est toutefois très favorable.

Évidemment, on peut avoir une belle setlist et une interprétation insatisfaisante. Ce n'est pas le cas ici.
Après visionnage, j'ai le sentiment que les musiciens ont trouvé le bon équilibre entre bonne humeur (mention spéciale à Lauri Porra, basse, très souvent le sourire aux lèvres) et concentration (mention spéciale à Matias Kupiainen, guitare, particulièrement appliqué sur son jeu). On sent qu'ils veulent que ce soit parfait, qu'ils veulent bien faire pour satisfaire les fans présents dans la salle (et devant la télévision, lors du visionnage du concert) en évitant, notamment, les approximations... et c'est réussi, l'interprétation est impeccable de bout en bout ! Aucune exubérance, une interprétation carrée, efficace, plaisante.
Concernant maintenant Timo Kotipelto, s'il n'est pas toujours au top sur ce live, qu'il a quelques baisses de régime (puissance, justesse) au niveau de son chant (pas évident car exigeant au niveau des aigus), je trouve que le verdict est tout de même positif dans l'ensemble. D'ailleurs, puisque j'en suis à décerner des mentions spéciales, ce sera pour son interprétation de "Father Time", qui est quasiment parfaite, du grand Timo en l'occurrence !

J'ai trouvé le light show parfait, bien dans l'ambiance, correspondant à ce que j'attendais, dénué de tout effet susceptibles de filer des maux de tête et inondant comme il faut (et quand il faut) la scène (de taille moyenne, impeccable pour ce concert).

L'ambiance est naturellement bonne, agréable, bien en phase avec l'événement !

Pour que le plaisir de visionnage soit total, la technique se doit d'être au diapason. Venons-en donc à l'image et au son.
- L'image est excellente, bien définie, aucun problème particulier n'est à indiquer.
- Le son est (heureusement) en haute définition. Comprenez DTS HD Master Audio, ici décliné en deux versions : 2.0 et 5.1.
Le premier format (2.0) est puissant et de qualité mais il faudra se diriger vers le 5.1 pour obtenir un équilibre plus probant et une meilleure dynamique des basses. On notera un mixage harmonieux, permettant de bien distinguer les instruments.
- J'ajoute qu'il y a des sous-titres (anglais seulement), que l'on peut activer et qui permettent d'avoir toutes les traductions lorsque Timo parle au public ou que Jörg fait son discours. Apport sympa.

Pour qu'une vidéo n'engendre pas de (plus ou moins) légère frustration, il faut également des bonus. Même s'ils ne sont pas nombreux, ils ont ici le mérite d'exister et d'être intéressants.

J'ai beaucoup aimé le documentaire qui évoque la carrière de Stratovarius des origines à nos jours, en donnant la parole aux membres du groupe (surtout Jörg et Timo) et en ajoutant des images d'archives (photos, extraits live, coulisses). Jörg évoque naturellement l'arrêt de sa carrière au sein de Stratovarius en indiquant notamment deux choses, primordiales à ses yeux : il sera plus présent à la maison et il préfère arrêter quand il le décide plutôt que d'être obligé d'arrêter...
Passionnant et finalement trop court, il incarne le bonus idéal après le concert. J'ajoute que si je l'ai autant apprécié, c'est également grâce à la présence de sous-titres (anglais uniquement, même lorsque Jörg et Jens s'expriment en anglais), qui m'ont permis de tout comprendre !

Enfin, on a un bonus audio, reprenant la (longue) compo "Elysium" en 5.1, qui permet d'avoir un rendu multi-canal pas désagréable !

Voilà, en définitive j'ai passé un bon moment avec Stratovarius, ce Blu-Ray étant une belle réussite, tant au niveau du contenu que de la technique.
Je vous recommande donc de le découvrir !

Setlist de Under Flaming Winter Skies - Live In Tampere :

01. Intro
02. Under Flaming Skies (de l'album Elysium, 2011)
03. I Walk To My Own Song (de l'album "Elements - Part 2", 2003)
04. Speed Of Light (de l'album Episode, 1996)
05. Kiss Of Judas (de l'album Visions, 1997)
06. Deep Unknown (de l'album Polaris - Live 2009, 2009)
07. Guitar Solo
08. Eagleheart (de l'album Element part 1, 2003)
09. Paradise (de l'album Visions, 1997)
10. Visions (de l'album Visions, 1997)
11. Bass Solo
12. Coming Home (de l'album Visions, 1997)
13. Legions Of The Twillight (de l'album Visions, 1997)
14. Darkest Hours (de l'album Elysium, 2011)
15. Jörg Speech
16. Burn (reprise de Deep Purple)
17. Behind Blue Eyes (reprise de The Who)
18. Winter Skies (de l'album Polaris, 2009)
19. Keyboard Solo
20. Black Diamond (de l'album Visions, 1997)
21. Father Time (de l'album Episode, 1996)
22. Hunting High And Low (de l'album Infinite, 2000)

Bonus :

01. Documentaire : "Rewinding from the past to 2012" (29'15)
02. Elysium en 5.1 (de l'album Elysium) (18'05)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


Into dead lights
Into dead lights
Prix : EUR 14,08

4.0 étoiles sur 5 Encore une chouette découverte !!, 1 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Into dead lights (CD)
Scars Of Murmansk est un combo français formé en 2010 et œuvrant dans le Death Metal.
Son line-up est issu de deux groupes aux styles très différents : Silent Opera (Metal Symphonique) pour Jon Erviti (batterie) et Romain Larregain (guitare) et Hypnosis (Death/Indus Metal ; excellent groupe qui s'est malheureusement séparé) pour Cindy Goloubkoff (guitare) et Pierre Bouthemy (chant, basse).

Après un EP très prometteur sorti en 2011 ("Travelling Through Dark Places"), le combo s'est attelé à la réalisation de son premier album intitulé "Into Dead Lights".
Le premier contact se fait avec la découverte de l'artwork... celui-ci intrigue... sombre et mystérieux, il donne clairement envie de découvrir ce qui se cache derrière... à savoir le contenu de l'album.

Pour tout vous dire, lorsque j'ai vu la jaquette, j'ai immédiatement pensé que j'allais écouter un album de Black Metal Atmosphérique. Et bien j'avais tout faux, Scars Of Murmansk poursuit dans la veine Death !

Après la courte intro "Into Dead Lights", "Hate Mask" déboule et indique assez précisément ce à quoi nous attendre avec cet album : un Death Metal puissant, moderne, avec des vocaux gutturaux profonds et d'autres (rares sur ce titre, plus présents ensuite) plus hurlés, écorchés, des variations dans les rythmiques et les tempi (j'apprécie énormément les accélérations, particulièrement efficientes), quelques (rares) moments de répit, dans une veine atmosphérique, le tout bénéficiant d'une production aux petits oignons !
Démarrage rapide pour le dynamique "The Eye Within", qui propose une alternance vocale plus équilibrée que sur le morceau précédent. Concernant la suite de la galette, et bien c'est du même acabit. Il m'a été impossible d'extirper de celle-ci une ou plusieurs compos véritablement marquantes, aucune ne sortant réellement du lot. Ceci dit, je n'ai pas trouvé non plus de morceaux dispensables, l'homogénéité qualitative étant indéniable.

Scars Of Murmansk ne surprend pas, sa musique étant dénuée d'originalité, mais cela n'est pas un problème, "Into Dead Lights" s'avérant d'une belle efficacité, avec des compositions plutôt accrocheuses et une production impeccable venant les enjoliver.

Je vous recommande donc de découvrir cet opus !

Tracklist de Into Dead Lights :
01. Into Dead Lights
02. Hate Mask
03. The Eye Within
04. Buried Dreams
05. Evil Comes
06. Dark New Messiah
07. The End Of A Trip
08. And The River Runs Red
09. Blind
10. A Frozen Life

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


Dynamite Drug Diamond
Dynamite Drug Diamond
Prix : EUR 7,99

5.0 étoiles sur 5 Oh la belle découverte que voilà !!, 1 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dynamite Drug Diamond (Téléchargement MP3)
Tang est un groupe dont je n'avais jamais entendu parler avant de me lancer dans cette chronique.
Formé en 1997 et auteur de trois albums, les Lillois proposent en effet un style mêlant Post-Hardcore, Emo et Rock qui, en théorie, ne correspond pas à ce que j'écoute habituellement.

Le line-up est composé de Bastien Gournay (batterie, chant, paroles), Xavier Damarey (guitare, chant), Maxime Hedouin (basse), Sébastien Caplier (guitare) et Gaël Nocq (paroles).

Avide de découvertes, curieux de découvrir "Dynamite Drug Diamond", album encensé par la critique, je décidai donc de me lancer dans cette chronique avec, je dois bien le reconnaître, une pointe d'appréhension.

La première écoute m'a laissé une très bonne impression. L'appréhension s'était muée en intérêt.
La musique est mélodique, variée, agrémentée du sentiment qu'un boulot considérable a été fait sur la production.
L'enregistrement a été effectué au Boss Hog Studio par Clément Decrock (Sin Cera, General Lee...) puis masterisé en Floride au Digital Domain par Bob Katz (Sinéad O'Connor, Necrophagist, Gordian Knot...)
Le son, puissant et équilibré (les instruments se détachent parfaitement, le mix est parfait), est totalement en phase avec le style pratiqué et concourt au sentiment positif laissé par l'écoute initiale.

Naturellement, l'exploration s'est poursuivie, au gré d'autres écoutes qui ont confirmé que "Dynamite Drug Diamond" était bel et bien un album de grande qualité !
Les mélodies sont imparables, passionnantes ; les compositions alternent dynamisme et moments plus posés ; les vocaux (quel boulot formidable de la part de Xavier et Fabien !) sont très diversifiés, du mélodique à l'écorché, en passant par le hurlé.
Pas de violence ici, juste une dose d'agressivité plutôt contenue et une mélancolie souvent palpable.
Quelques invités ont été conviés sur l'album. Cyril Henon participe au chant sur un "In Loving Memories" au refrain qui prend aux tripes ; Clément Decrock (également ex-batteur de Lizanxia) aux percussions et Jean-Claude Senocq à la trompette apportent un plus non négligeable à "Hellissandur", composition déjà excellente à la base ; le violoncelle de Florence Detrez apporte une touche de mélancolie supplémentaire sur le superbe instrumental "Roses Out Of Chaos", qui clôt "Dynamite Drug Diamond".

Inspiration, interprétation, production... bon sang quel plaisir cet album !!
Pour être honnête avec vous, jamais je n'aurais imaginé autant apprécier "Dynamite Drug Diamond" lorsque j'ai vu de quel style musical il s'agissait.
Du morceau pêchu introduisant cet opus ("Highway Encounter") à la toute dernière seconde de l'ultime compo, c'est véritablement un grand moment que j'ai passé avec Tang. Je n'hésite pas à dire que cette galette est une petite merveille, riche, très variée et constamment prenante de par ses chouettes mélodies.

"Dynamite Drug Diamond" est donc à découvrir d'urgence !

Tracklist de Dynamite Drug Diamond :

01. Highway Encounter
02. Run & Run & Die
03. Paint In Black
04. Eve Of Ceasefire Talks
05. In Loving Memories
06. Wrong Place Wrong Time
07. Hellissandur
08. To Wake Up With A Broken Heart
09. Lost In Prayers
10. Life Of Shooting Stars
11. Roses Out Of Chaos

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


At the Gate of Sethu
At the Gate of Sethu
Prix : EUR 16,75

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Grandiose !!, 1 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : At the Gate of Sethu (CD)
Lorsque je suis arrivé sur "Aux Portes Du Metal", ma première chronique fut Those Whom The Gods Detest, de Nile.
Certes, je connaissais déjà le groupe, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de m'enthousiasmer à ce point, cet album incarnant une forme de perfection au sein de l'univers du Death Metal.
Et bien figurez-vous qu'à l'époque, je m'étais posé deux questions : "Comment pourront-ils faire mieux après une telle tuerie ?" (qui est la question typique lorsqu'on vient de prendre une énorme claque) et "Vont-ils inclure plus de passages orchestraux à base d'éléments égyptiens ?" (ce que j'espérais).

Lorsque "At The Gate Of Sethu", le septième opus du combo américain, a été proposé pour une chronique, je me suis précipité dessus, avec une légère appréhension (voir les deux questions), doublée d'une franche excitation.

Nile, sur cet album (et sur les autres aussi d'ailleurs), c'est une combinaison de quatre aspects : une musique technique et puissante (rythmiques imposantes, soli géniaux) ; une grande variété de tempi (enlevés, mid ou doomesques) ; des mélodies égyptiennes (Karl Sanders utilise des instruments qui n'appartiennent pas au folklore égyptien mais qui retranscrivent bien les sonorités typiques, à savoir le baglama saz et le glissentar) qui font l'originalité du groupe et qu'on trouve au sein des compositions, à la faveur de certains riffs ("The Fiends Who Come To Steal The Magick Of The Deceased") ou à part, lors d'intros ("When My Wrath Is Done", "The Chaining Of The Iniquitous"), ou sur un titre entier (l'instrumental "Ethno-Musicological Cannibalisms") ; une très intéressante diversité vocale qui apporte beaucoup à la musique.

Sur "At The Gate Of Sethu", je me suis vite rendu à l'évidence : nouvel album, nouvelle tuerie !!

La production est excellente, précise, équilibrée. Elle est de nouveau signée Neil Kernon (Cannibal Corpse, Deicide, Dokken, Nevermore...).
Si Nile n'a pas fait évoluer de manière spectaculaire sa musique, il a cependant abordé l'album en donnant la priorité aux vocaux et aux riffs, aux arrangements purement Metal, et réduit la durée des morceaux. Densité / puissance / intensité / technique sont quatre qualificatifs incontournables de cette galette. Les ambiances égyptiennes, parties intégrantes de l'identité de Nile, sont distillées à de plus petites doses qu'auparavant.
Jon Vesano (ancien bassiste de Nile) a été invité sur les titres "Slaves Of Xul" et "Tribunal Of The Dead".
Mike Breazeale (chant, qui a participé à l'album solo de Karl Sanders Saurian Exorcisms) est présent sur le titre The Fiends Who Come To Steal The Magick Of The Deceased.

L'un des points forts de Nile, c'est cette grande diversité dans les vocaux (pris en charge par Karl et Dallas). Les vocaux death bien profonds, ceux moins gutturaux mais écorchés, tourmentés, apportant une forme de théâtralisation intéressante, permettent une immersion plus poussée dans l'album, le rendant encore plus passionnant.

Avec "At The Gate Of Sethu", Nile s'est donc concentré sur le Metal lui-même, nous proposant un Death technique fait d'accélérations foudroyantes, de ralentissements (le calme avant la tempête !), de soli ébouriffants, le tout étant parfois agrémenté des indispensables et incontournables sonorités égyptiennes.
Comme je vous l'ai indiqué plus haut, les titres sont souvent moins longs sur cet album, l'efficacité maximale étant recherchée.
Ainsi, il me semble que la compo qui détient la palme de la concision, tout en restant très riche, est "When My Wrath Is Done". Sur un peu plus de trois minutes, c'est un condensé de Nile auquel nous avons droit : intro acoustique, plan bien heavy ensuite, accélération progressive puis variété de tempi sur la suite, passages instrumentaux avec soli d'enfer et, évidemment, diversité vocale typique du groupe.
C'est l'ultime compo de l'album, "Supreme Humanism Of Megalomania", qui détient la palme du morceau le plus long (un peu plus de sept minutes au compteur). Elle s'avère différente du reste de l'album, dans la mesure où elle prend son temps, préférant s'adonner aux tempi peu véloces (les accélérations sont bannies), impliquant une lourdeur conséquente et des atmosphères bien sombres, qu'une fin orchestrale, dans la tonalité du reste de la compo, vient parachever.

Lorsque j'ai chroniqué "Those Whom The Gods Detest", je souhaitais qu'il y ait plus d'orchestrations... et c'est le contraire qui s'est produit avec "At The Gate Of Sethu". Franchement, après l'avoir écouté de nombreuses fois, ce choix est le bon, Nile ayant propulsé cet opus vers les sommets du genre... tout comme ce fut le cas avec son prédécesseur !

"At The Gate Of Sethu" est donc de nouveau un album efficace, inspiré et irréprochable techniquement, magnifié par une production impeccable.
Le combo a vraiment le don pour créer des arrangements haut de gamme, nous plongeant irrémédiablement dans cet univers impressionnant de puissance et d'atmosphère prenantes.
En définitive, se procurer "At The Gate Of Sethu" est une obligation !

Tracklist de At The Gate Of Sethu :

01. Enduring The Eternal Molestation Of Flame
02. The Fiends Who Come To Steal The Magick Of The Deceased
03. The Inevitable Degradation Of Flesh
04. When My Wrath Is Done
05. Slaves Of Xul
06. The Gods Who Light Up The Sky At The Gate Of Sethu
07. Natural Liberation Of Fear Through The Ritual Deception Of Death
08. Ethno-Musicological Cannibalisms
09. Tribunal Of The Dead
10. Supreme Humanism Of Megalomania
11. The Chaining Of The Iniquitous

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 3, 2012 4:24 PM MEST


En Vivo ! - Edition Limitée (Blu Ray) [Blu-ray]
En Vivo ! - Edition Limitée (Blu Ray) [Blu-ray]
DVD ~ Iron Maiden
Prix : EUR 18,36

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Image, son, setlist, ambiance, bonus : réussite totale !!, 9 juillet 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : En Vivo ! - Edition Limitée (Blu Ray) [Blu-ray] (Blu-ray)
Iron Maiden, c'est trente-sept ans de carrière, quinze albums studio plus un nombre impressionnant de live, EP, singles, tribute, best of...
Et puis il y a les DVD, support permettant de présenter au public une mise en image liée à une tournée, des clips, des documentaires.
"En Vivo!" constitue la dernière offrande du groupe, elle se décline en CD, DVD et Blu-Ray et nous présente un concert de la tournée promouvant The Final Frontier enregistré au Chili, à Santiago.
Je me propose de vous présenter le Blu-Ray.

* Introduction

On le sait, Iron Maiden a, au sein de sa féconde discographie, un nombre considérable de classiques, on en retrouve pas mal lors des différentes sorties de live, ce qui implique deux réflexions : les "hits" sont incontournables dans un concert d'Iron Maiden ; il y a absence de prise de risque en matière de setlist, les compositions maintes fois écoutées plaisent toujours !
Cependant, lorsqu'on découvre un nouveau DVD (ou Blu-Ray), on est toujours content de s'apercevoir qu'il y a des variantes par rapport au précédent, que des compositions à priori indéboulonnables le sont et que des choix plus "risqués" sont faits.
"En Vivo!" incarne cette tendance. Deux exemples significatifs d'emblée : six titres (dont l'intro, en sachant que "Satellite 15" et "The Final Frontier" sont considérés comme un seul et même titre sur l'album) sur dix-sept sont issus du controversé "The Final Frontier" (remarquez, c'est un peu normal, c'est la tournée pour le promouvoir !) ; "Run To The Hills" est absent de la setlist, chose impensable lorsqu'on regarde l'ensemble des live de la carrière du combo !

* Bref retour sur "The Final Frontier"

"The Final Frontier" est un album qui apprécie les passages progressifs, qui prend son temps pour installer des atmosphères, qui a été très travaillé, avec quelques titres à rallonge, une absence d'hymnes immédiats, qui soient courts et directs. Bref, Iron Maiden a évolué... mais pas dans le bon sens pour certains, qui commencent donc à se déconnecter du combo.
Personnellement, j'aime cet opus, je le trouve riche, agréable, varié. J'avoue cependant avoir eu besoin de quelques écoutes avant de pouvoir dire définitivement que j'accrochais sans réserve, celui-ci ayant besoin d'être apprivoisé. Avec la moitié de l'album présent dans ce live, cette sortie a peut-être de quoi refroidir les fans qui acceptent mal cette évolution musicale (cette nouvelle ère ?)...

* Le concert

"Satellite 15" ouvre le bal, il s'agit d'une longue intro qui va nous permettre de découvrir des images du groupe (arrivée en avion, qui s'apprête à entrer en scène), des fans, des extraits du clip, le montage de la scène. Le public est chaud, très chaud (et nombreux, 50 000 fans !), je pense qu'on va assister à un concert du calibre de celui d'AC/DC à River Plate (AC/DC - Live at River Plate [Blu-ray]) !
Le groupe entre en scène, c'est la folie ! "The Final Frontier" est interprété de manière optimale, puissante, avec un Bruce bien en voix et ses potes au diapason avec leurs instruments... ça commence franchement bien !
Deux écrans géants se trouvent sur les côtés, la scène est immense, le light show superbe, les décors sont plutôt sobres et bien dans l'ambiance du dernier album. Ainsi, on a de nombreux containers sur lesquels Bruce ira parfois se balader au gré de certains passages des chansons, des images géantes en fond de scène, qui changeront au fil des compositions, laissant parfois juste apparaître un ciel noir constellé d'étoiles.

Le support Blu-Ray DOIT immanquablement être de haute qualité et, en l'occurrence, on est aux anges car l'image et le son le sont (nous y reviendrons).
Au niveau de la réalisation, on observe rapidement la méthode employée : à l'instar du dernier live d'AC/DC, le "split screen" est utilisé. Ainsi, l'écran est souvent divisé en deux, trois, quatre voire cinq parties. On aime ou pas, moi je trouve que cela permet d'assister à plusieurs choses en même temps, qui sont intéressantes (plusieurs angles d'une même image, plusieurs membres du groupe visibles, fans, vue aérienne), à condition naturellement que le montage ne soit pas épileptique... ce qu'il n'est pas (quelques plans un peu rapides ci et là, mais ce n'est pas gênant).
En dehors de ça, on a un plein écran (c'est très appréciable car il n'y a pas de déperdition d'image... sauf sur les écrans séparés bien entendu) et un admirable montage, avec l'utilisation de vingt-deux caméras HD et d'une Octocam (pour des plans aériens).

Bon, revenons-en spécifiquement au concert.
Sur "En Vivo!" nous assistons à un concert magnifiquement mené par un groupe en pleine forme, qui occupe l'espace à la perfection. Bruce est virevoltant, Janick dansant, Adrian et Dave sobres mais efficaces, Steve survolté et Nicko martyrise ses fûts comme au premier jour ! Inutile de donner leurs âges, ces artistes sont intemporels ! L'interprétation, magnifiée par le dynamisme de la réalisation, est impressionnante, c'est du Grand Maiden !
Entre un superbe "Coming Home", qui file des frissons avec sa mélodie qui s'insinue inévitablement dans la tête, un "Dance Of Death", avec un Bruce théâtral, habité, son "explosion" folk avec un Janick en danseur incontrôlable, qui fait tournoyer sa guitare dans tous les sens, le génial "When The Wild Wind Blows", avec un début délicat, montrant un Bruce tout en retenue, ou un "Blood Brothers" placé sous le signe de l'émotion, les moments mêlant puissance et émotion sont fréquents et totalement maîtrisés.
Bon, naturellement, les brûlots directs, propices à voir le public sauter, bondir, hurler de bout en bout, sont également de la partie... comment pourrait-il en être autrement ?! "The Evil That Men Do" voit un Eddie géant rejoindre le groupe sur scène et participer à la fête lorsqu'un technicien lui apporte une guitare ; "Fear Of The Dark", avec son début toujours aussi monumental, sur lequel le public s'époumone, sans fausses notes, puis se déchaîne lorsque le titre décolle ; "Iron Maiden", avec un Eddie gigantesque qui apparaît, lentement, et observe la foule de l'arrière de la scène ou le titre final, "Running Free", qui s'étire en longueur, participation de la foule et présentation des musiciens oblige !

Bref, ce spectacle magistral met en exergue un groupe en pleine possession de ses moyens, enthousiaste, et un public en osmose totale avec le combo, le tout étant sublimé par la réalisation et les aspects techniques inhérents au Blu-Ray, conformes à ce qu'on attend de ce support.

* Les bonus

Le concert est énorme, et ce qui est génial, c'est que les bonus suivent cette voie. Sur En Vivo!, pas de remplissage, tout est indispensable. Remarque importante : des sous-titres français (entre autres) sont disponibles !

- Behind The Beast (environ 1h28min)
On peut considérer ce documentaire comme un parfait complément à celui présent sur le DVD Iron Maiden - Flight 666 - The Film (2009).
Il y a tant de choses à dire. J'ai été subjugué par sa richesse (que d'informations !), on apprend tout ce qu'il faut savoir sur la tournée, l'organisation phénoménale inhérente à ce type d'événement...
On apprend, guidés par Bruce, que l'avion a été totalement démonté puis remonté pour aboutir à ce que le groupe voulait (décalcomanies sur la carlingue comprises), on assiste à l'"entraînement" concernant l'installation de la logistique dans l'avion en fonction de la surface disponible (attention au poids du matériel, à la taille car il y a des limites, ne pas oublier de compter l'emballage, les palettes...) Il y a en plus environ soixante personnes dans l'avion... bref, ce "bus de tournée dans les airs", comme l'appellera Rod Smallwood (manager du groupe), est source de difficultés, mais lorsque tout est au point, quelle satisfaction !
On voit le groupe répéter, Steve évoque le stress lorsqu'il s'agit de travailler de nouveaux morceaux pour la scène. On apprend qu'ils aiment bien interpréter "When The Wild Wind Blows".
On nous présente Michael Kenney, qui tient les claviers, derrière la scène, pour les parties de certains morceaux utilisant cet instrument.
L'organisation, qui doit être impeccable, la technologie employée, tout le boulot exécuté pour cette tournée est l'occasion de mettre en lumière tous ceux qui font qu'Iron Maiden fait des tournées gigantesques se passant bien. En effet, ce documentaire rend finalement un hommage appuyé aux techniciens sans qui rien ne serait possible et qui s'expriment régulièrement. Les membres du groupe parlent bien entendu également mais ils ne se mettent jamais en avant. On sent un profond respect entre toutes les composantes de la "famille Maiden", une osmose, une loyauté réciproque.
Les petits soucis liés à l'organisation, les impondérables, sont également évoqués : pluie tropicales au Brésil assez violente, moustiques, problèmes d'équipements, réservation d'hôtels, lieux où atterrir, climats très variés...
Cette tournée, c'est neuf semaines loin de la maison et quatre-vingt mille kilomètres effectués, pour des concerts en Russie, en Australie, au Japon et dans bien d'autres pays.
Je considère ce documentaire absolument incontournable pour tous les fans du groupe !

- Satellite 15... The Final Frontier (environ cinq minutes)
Superbe clip de science-fiction particulièrement spectaculaire, incluant des passages dignes d'un bon film !

- Making of Satellite 15... The Final Frontier (environ six minutes)
Comme son nom l'indique, on plonge dans la fabrication de cette vidéo haut de gamme, avec notamment l'utilisation des storyboards, les animations 3D sur ordinateur, le tournage sur une ancienne base de la RAF...

- The Final Frontier World Tour Show Intro (environ 4min40)
Il s'agit de la vidéo d'ouverture concernant le Final Frontier World Tour.

* Verdict technique

- Image : elle est remarquable, précise, bien définie ; le montage est excellent, les plans nombreux, s'attardant sur les musiciens ou le public quand cela est nécessaire ou accélérant un peu le passage d'un plan à l'autre sans que cela procure une quelconque gêne pour les yeux.
Notons que sur les bonus, l'image est également impeccable, nous sommes en HD, et ça se voit !
- Son : trois formats sont présents.
---) la piste DTS HD Master Audio est à privilégier (concert), heureusement puisque c'est celle qui est censée le mieux correspondre au support. Ample, puissante, équilibrée, précise, elle permet d'entendre toutes les instruments et de profiter au mieux du concert.
---) DD 5.1 de grande qualité puisque ce format (non HD) suit de très près le précédent au niveau du rendu.
---) Stéréo au rendu plutôt moyen, très inférieur aux deux autres formats, à utiliser uniquement si on ne peut pas faire autrement (pas de Home Cinéma).
Concernant les bonus, le son, non HD, est nickel.

* Conclusion

Lorsque j'achète un concert en Blu-Ray, pour pouvoir le visionner intégralement sans avoir envie de faire une pause (ou de l'arrêter complètement), il faut que tous les aspects liés au spectacle et au support soient en accord : setlist plaisante, conforme à ce que je souhaitais (même si, inévitablement, on considère toujours que certains titres manquent) ; image et son impeccables, en lien avec les exigences du support ; bonus prolongeant le plaisir en apportant un gros "plus" au programme principal.
Tout ceci correspond à "En Vivo!", qui constitue une belle réussite de plus au sein de l'immense discographie d'Iron Maiden.

Tracklist de En Vivo! (LIVE AT ESTADIO NACIONAL, SANTIAGO) :

01. Satellite 15 (tiré de The Final Frontier, 2010)
02. The Final Frontier (tiré de The Final Frontier, 2010)
03. El Dorado (tiré de The Final Frontier, 2010)
04. 2 Minutes To Midnight (tiré de Powerslave, 1984)
05. The Talisman (tiré de The Final Frontier, 2010)
06. Coming Home (tiré de The Final Frontier, 2010)
07. Dance Of Death (tiré de Dance Of Death, 2003)
08. The Trooper (tiré de Piece Of Mind, 1983)
09. The Wicker Man (tiré de Brave New World, 2000)
10. Blood Brothers (tiré de Dance Of Death, 2003)
11. When The Wild Wind Blows (tiré de The Final Frontier, 2010)
12. The Evil That Men Do (tiré de Seventh Son Of A Seventh Son, 1988)
13. Fear Of The Dark (tiré de Fear Of The Dark, 1992)
14. Iron Maiden (tiré de Iron Maiden, 1980)
15. The Number Of The Beast (tiré de The Number Of The Beast, 1982)
16. Hallowed Be Thy Name (tiré de The Number Of The Beast, 1982)
17. Running Free (tiré de Iron Maiden, 1980)

Bonus :

01. Behind The Beast (documentaire)
02. Satellite 15... The Final Frontier (Video)
03. Making of Satellite 15... The Final Frontier
04. The Final Frontier World Tour Show Intro

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 16, 2012 12:59 PM MEST


Al azif
Al azif
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (9) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Al azif (CD)
Le Post-Black Metal a le vent en poupe. C'est un style particulier qui enracine la musique autour d'aspects Black Metal, associés à d'autres incluant des éléments pouvant notamment s'orienter vers le Post-Rock, l'Ambiant, le Post-Hardcore, le Metal Expérimental ou le Metal Atmosphérique, qui viennent donc enrichir le contenu.
Des groupes, il y en a pas mal, citons notamment Krallice (que j'ai découvert récemment et que je vous recommande), Wolves In The Throne Room (probablement l'un des ténors du genre) ou Seagulls Insane and Swans Deceased Mining Out the Void (dont l'album éponyme aurait pu (dû !) être un chef-d'oeuvre).

C'est dans cet univers, qui se révèle souvent fascinant, qu'oeuvre The Great Old Ones, combo français originaire de Bordeaux et fondé en 2011, que vous pourrez découvrir de façon plus approfondie dans l'interview.
Faisons les présentations si vous le voulez bien : Benjamin Guerry (chant, guitare), Jeff Grimal (chant, guitare), Xavier Godart (guitare), Sébastien Lalanne (basse) et Léo Isnard (batterie).

"Al Azif" est le premier album de la formation, il s'articule autour de six titres pour un peu plus de cinquante-deux minutes de musique.
La première écoute, lorqu'il s'agit d'un album "qui a beaucoup de choses à dire", est importante pour se forger une opinion initiale, mais il est impossible de baser une chronique uniquement après celle-ci, il y a bien trop de détails à décortiquer et on peut accrocher (ou pas) et inverser la tendance (ou pas) lors des suivantes.

Commençons donc par cette première écoute et les sentiments qui en découlent :
- première constatation, la production, qui a été confiée à Cyrille Gachet (qui bosse avec Year Of No Light, qui me paraît être un autre groupe particulièrement talentueux), est parfaitement en phase avec le style pratiqué. Elle est de qualité, équilibrée et parvient sans peine à mettre en exergue les qualités de l'oeuvre,
- les compositions sont longues, elles varient fortement les ambiances, mettent en place des atmosphères prenantes, sombres, les tempi sont variés, les morceaux contiennent des accélérations foudroyantes ainsi que des plages atmosphériques. Bref, la diversité est indéniable et interdit toute linéarité qui, de toute façon, est inimaginable lorsqu'on pratique cette musique !
- les claviers ont une part fondamentale dans le développement des ambiances... nous y reviendrons plus tard,
- l'interprétation est brillante, le chant clair est banni, les vocaux extrêmes sont impeccables, la maturité s'avère indéniable, nous sommes au coeur de ce qui se fait de mieux dans le style !

Voilà, ça, c'est mon opinion après une seule écoute.

Rapidement, d'autres écoutes furent menées, les détails, les contrastes étant légion au sein de la musique de TGOO.
Que les choses soient immédiatement spécifiées : la claque reçue lors de la première écoute a été amplifiée lors des suivantes. Oui, TGOO a de la carrure, ça s'entend, ça se ressent et, franchement, ça impressionne.
Rendons-nous bien compte que nos frenchies sont au début de leur carrière et qu'on a l'impression (pour moi c'est toutefois un peu plus qu'une impression) qu'ils sont l'un des chefs de file du genre... oui, rien que ça !

Permettez-moi de ne pas me livrer au jeu des influences, de citer des groupes avec lesquels établir un parallèle. TGOO est un combo jouissant d'une personnalité affirmée au sein du genre, il n'a rien à envier à qui que ce soit et c'est dans cet optique que j'ai décidé de me plonger rapidement et sans réserve, ou quelque interrogation que ce soit, dans cet univers qui m'a littéralement scotché.

Lorsqu'on démarre l'album avec "Al Azif", on se dit qu'on pourrait bien découvrir un groupe de Doom Funéraire. Le début est en effet sombre, écrasant... puis c'est la première des accélérations auxquelles nous auront droit tout au long de l'album. La voix extrême est parfaitement mixée, la musique est puissante et intense, avec ralentissements, accélérations, installation de passages atmosphériques du plus bel effet (avec vocaux chuchotés et éléments psychédéliques).

A ce stade de la chronique, je vais faire un aparté qui me semble important : je me suis fait avoir lors de cette première écoute, et je ne pense pas être le seul !! Cette superbe mélodie à base de nappes de claviers nous propose une approche presque symphonique, cinématographique, dans tous les cas fascinante... sauf qu'il n'y a pas de claviers dans la musique de TGOO !! Et oui, elle est en fait l'oeuvre des trois guitaristes de la formation ! On imagine alors le boulot, considérable, effectué concernant la mise en place du rôle de chaque guitare ainsi que celui, fondamental, de la mise en son, qui induit ce sentiment particulièrement jouissif d'avoir, et ce sur l'intégralité d'"Al Azif", une musique riche, dense, magnifiée par des nappes de claviers... pardon, de guitares. Amis lecteurs, je trouve que c'est un énorme "plus" à attribuer à TGOO !

Reprenons maintenant le cours de la chronique. Ce qui m'a fait craquer, dès la première écoute, sur TGOO, c'est sans doute cette facilité à nous attirer puis à nous retenir prisonniers de cette musique, dotée de somptueux arrangements atmosphériques divers et variés, d'atours mélodiques qui nous maintiennent dans une sorte de bien-être, de dépendance, nous interdisant toute déconnection de l'univers de TGOO... Oui, et ça c'est seulement après un titre !!

Et la suite me direz-vous, c'est toujours aussi énorme ? Allez, ne nous arrêtons pas en si bon chemin et poursuivons notre voyage pour répondre précisément à cette question. "Visions of R'lyehon" continue exactement sur les mêmes bases, avec toujours ces ambiances remarquables et cette grande diversité. Mais attention, si les similitudes sont indéniables en théorie, il n'en va pas de même en pratique, la trame mélodique étant bien différente. Le degré de fascination pour cet univers sombre, mystérieux, qui caractérise la musique de la formation est régulier, inaliénable. La dextérité instrumentale des musiciens, les multiples touches d'aspects mélodiques, omniprésents, ont le don pour émerveiller les sens...
"Jonas" suit, nous accueillant avec le bruit de la mer, le ressac des vagues, doux, apaisant... et c'est un début imposant, heavy, lent qui suit, nous orientant rapidement vers des sonorités plutôt planantes. La lenteur semble être à l'ordre du jour sur cette compo, la mélodie est toujours haut de gamme, l'ennui ne s'installe jamais... puis c'est l'incontournable accélération, comme d'habitude au bon endroit au bon moment, pour entraîner l'auditeur sur un autre terrain... puis sur un autre, à la faveur d'un passage bien planant, puis carrément acoustique, calme, posé... puis on repart sur un tempo échevelé qui ne le restera pas bien longtemps, le rythme est incroyablement prenant, entêtant... et puis il y a toujours ces mélodies qui nous happent si facilement, et cette fin qui, sur peu de temps, nous offre trois grandes forces de TGOO : le mid-tempo délivrant des ambiances grandioses, d'une puissance considérable, l'atmosphérique qui nous offre un espace de tranquillité, de calme et l'accélération qui achève de nous combler et nous fait nous diriger vers le titre suivant, sonné par ce groupe qui est d'ores et déjà dans la cour des Grands !
"Rue d'Auseil" démarre de manière bien mélancolique, il nous fait chavirer dès le départ, alors que nous n'en sommes qu'aux prémices de la compo... cette atmosphère est toujours vivace ensuite, au gré de passages lourds, magnifiquement secondés par des vocaux charismatiques et quelques légères touches prog. Puis le tempo s'accélère, nous entraînant, immanquablement, vers un passage atmosphérique nous permettant de reprendre notre souffle, avec un petit solo bien agréable. La fin du morceau sera de nouveau variée, refusant par conséquent tout conformisme... une composition chez The Great Old Ones est passionnante de la première à la dernière seconde !
"The Truth" fait son apparition, nous plongeant dans une ambiance planante, sombre. Le tempo est lent, l'atmosphère est toujours aussi captivante. Cette fois, il faudra attendre près de cinq minutes pour que le tempo s'accélère, mais est-ce un problème ? Absolument pas, tout est fait pour maintenir l'attention quelque soit le rythme ou l'ambiance, rien à craindre avec ce groupe, le décrochage est exclu ! Pour la suite du morceau, essentiellement instrumental, la basse est en avant, "puissance" rime avec "atmosphérique". C'est finalement sur un court passage mettant la batterie à l'honneur qu'il s'achève.
Durant près de trois minutes, "My Love for the Stars (Cthulhu Fhtagn)", l'ultime composition présente sur "Al Azif", nous fait de nouveau naviguer dans des eaux peuplées d'aspects ambiant, d'atmosphères calmes ornées de guitares aériennes, puis c'est sur un tempo rapide qu'il se poursuit mais, et ceci est d'ailleurs valable pour l'ensemble de l'album, malgré les vocaux extrêmes, la puissance dégagée, jamais je n'emploierai le mot "violence", les aspects mélodiques inhérents aux diverses ambiances étant une composante fondamentale de la musique dans "Al Azif". Le morceau nous propose également ces passages toujours si réussis, au rythme plus modéré, ainsi que d'autres planants, emprunts d'une mélancolie palpable.

Voilà, le voyage est terminé, mais vous savez ce qui est génial lorsqu'on finit l'écoute d'une telle merveille ? Et bien c'est de pouvoir l'écouter de nouveau, encore et encore, pour recommencer ce voyage si palpitant ! "Al Azif" est un indéniable coup de maître, et ce dès les débuts discographiques de The Great Old Ones. Ce magistral premier opus est emprunt d'une maturité phénoménale, d'une inspiration continuelle, d'une interprétation hors pair et le tout est sublimé par une production impeccable qui permet d'apprécier sans réserve l'album.
Vous l'aurez compris, "Al Azif" doit absolument figurer dans votre discographie, je vous recommande donc chaudement de le commander ou de l'acheter dès sa sortie !
Pour ma part, la commande est passée !

Tracklist de Al Azif :

01. Al Azif
02. Visions Of R'lyeh
03. Jonas
04. Rue d'Auseil
05. The Truth
06. My Love For the Stars (Cthulhu Fhtagn)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


The asthenic ascension
The asthenic ascension
Prix : EUR 11,53

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (8) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The asthenic ascension (CD)
Reverence, groupe français fondé en 1998 et oeuvrant dans le Black Metal, nous revient avec un quatrième opus nommé "The Asthenic Ascension".
Reverence a cette facilité à conjuguer le Black Metal, pouvant être atmosphérique ou virulent, avec des éléments Symphoniques, voire Indus.

Avec son prédécesseur, Inactive Theocracy, avec lequel j'avais découvert le groupe et qui représente une véritable référence dans le genre, j'avais observé cette maîtrise impressionnante que Reverence avait dans le développement des diverses atmosphères, installant une musique riche, variée, fascinante.
Le combo ayant mis la barre très haut, "The Asthenic Ascension" allait-il lui emboîter le pas ou allait-on observer une régression ?

Bon, inutile d'attendre la fin pour le dire, ce nouvel album est le digne successeur de "Inactive Theocracy" !

Avec "Earth", après un long début purement symphonique, sombre, mélancolique, nous débutons ce voyage qui va s'avérer noir, très noir, mais bon sang que c'est bon d'écouter un titre aussi dense et diversifié dès le début ! Oui, "Earth" est déjà un sommet dans cet album, avec sa belle palette de tempi, ses choeurs aux accents religieux qui apportent beaucoup à l'ambiance générale, ses remarquables vocaux déchirés et variés (clairs ou death/black), on démarre avec un titre fantastique, que j'aurai souhaité plus long !
On précisera immédiatement que ce type de musique a besoin d'une production à la hauteur, et c'est le cas. Signée Xort (Anorexia Nervosa), façonnée aux studios Drudenhaus, c'est une mise en son haut de gamme qui nous est proposée, permettant de percevoir l'ensemble des subtilités de la musique du groupe.
Avec "Darwin's Black Hall", on entre directement, sur un rythme élevé, dans le vif du sujet mais, rapidement, le tempo décroît, on part dans un Black Metal Atmosphérique et torturé, qui ne se presse pas pour mettre en place ce climat inévitablement chargé mais ô combien prenant, dans la mesure où, et c'est l'une des grandes forces de Reverence, sa musique est imprévisible. Comme vous vous en doutez, la suite est de cet acabit : accélération, décélération, plaisir des sens !
"The Descent" part sur un tempo très modéré, on a un petit solo qu'on a plutôt l'habitude d'entendre dans le Hard-Rock et, comme d'habitude, on varie inexorablement les tempi. "Monotonie" est un terme totalement exclu du vocabulaire de Reverence, on passe un moment jouissif à l'écoute de sa musique. En plus, on a une orientation clairement heavy sur quelques passages, ce qui se révèle être un "plus" non-négligeable, les vocaux clairs sont présents, toujours utilisés dans une optique nous amenant vers un désespoir palpable. Et puis comme "Reverence" ne s'interdit rien, on a même un (très court) moment qui pourrait sans difficulté être intégré dans un titre Prog/Rock.
Je pense qu'on peut dire que Reverence a une capacité considérable à inclure, ci et là, des passages "accessibles" à sa musique, que tous les metalleux pourront apprécier, quelles que soient leurs préférences musicales.
Avec "Psalm IV", on reste dans l'excellence. Je diviserais cette compo en trois parties : la première moitié est dynamique, majoritairement rapide, puis on a un passage répétitif, avec quelques cris bien dans la lignée de cette ambiance ténébreuse qui lui succède, enfin on aboutit à un mid-tempo, associé à des pleurs, qui nous entraînent inéluctablement dans une profonde tristesse... trois détonations... les pleurs cessent...
Remontons-nous le moral (!) avec "Ghost Of Dust", qui est plus que jamais varié, flirtant parfois avec les contrées progressives. Et puis il y a ce solo Hard plutôt planant, cette voix claire, doublée, importante dans la progression dramatique, puis l'accélération bien heavy et le durcissement de ces vocaux, qui nous amènent à la fin du titre.
C'est sur un mid-tempo que "Cold Room" nous accueille, vocaux extrêmes, apport considérable de la voix claire, accélération sur un mode Heavy Mélodique qui va perdurer, retour à la case départ pour la fin. Toujours au top, la routine quoi...
C'est en mode exclusivement orchestral que le plaisant "Genesis Of Everything" suit, il précède un "Those Who Believed" plutôt lancinant, très atmosphérique, sombre évidemment, il faudra quasiment attendre la dernière minute pour voir le tempo décoller. Toujours convaincu ? Et comment !
"The Asthenic Ascension" vient clore l'album, le début est ambiant, la suite se rapproche du morceau précédent mais pas pour longtemps puisqu'on part ensuite dans une optique, bien connue maintenant, qui consiste à bien diversifier le propos. De superbes choeurs s'invitent au sein de paysages Heavy/Sympho, nous sommes bien au-delà d'une définition classique du Black Metal, Reverence ayant construit un style qui lui est propre.

Après une telle baffe, il faut reprendre ses esprits !
Bon, essayons de résumer ce qui pour moi constitue l'essence de l'univers de Reverence à travers cet album.
Il s'agit d'un Metal qui refuse de s'enfermer dans un schéma traditionnel, bannissant tout conformisme, toute linéarité, qui nous entraîne au sein de compositions très riches, d'une puissance, d'une noirceur redoutables. "The Asthenic Ascension" est un album qui n'hésite pas à marier divers styles et ambiances pour obtenir au final quelque chose qui touche au grandiose.
La musique de la formation nous offre du Black, du Heavy, quelques éléments Prog, des touches Indus, de multiples atmosphères, des vocaux extrêmes ou clairs efficaces, collant parfaitement aux divers aspects de la musique. Reverence tisse sa toile et nous enferme dans cet univers dont on ne souhaite pas s'extirper tant il est prenant.
Au final, on ressort heureux d'avoir eu le privilège d'être les témoins de la naissance d'un chef-d'oeuvre !

"The Asthenic Ascension" est donc à se procurer d'urgence !!

Tracklist de The Asthenic Ascension :

01. Earth
02. Darwin's Black Hall
03. The Descent
04. Psalm IV
05. Ghost Of Dust
06. Cold Room
07. Genesis Of Everything
08. Those Who Believed
09. The Asthenic Ascension

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 21, 2013 11:18 PM MEST


Anthology iv: the tragedy of nerak
Anthology iv: the tragedy of nerak
Prix : EUR 19,26

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (7) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anthology iv: the tragedy of nerak (CD)
Akphaezya est un groupe français fondé en 2002 à Orléans et oeuvrant dans une musique proposant un mélange des genres assez savoureux qui fait qu'on peut lui coller l'étiquette "Metal Avant-Gardiste".
Je ne connais pas le premier album du combo, Anthology II, sorti en 2004 puis ressorti sur Ascendance Records en 2008, mais ayant entendu des extraits, la perspective de découvrir un groupe qui propose une musique impossible à étiqueter de manière évidente me mit l'eau à la bouche... ou plutôt à l'oreille !
Ainsi lorsque j'ai, pour la première fois, enclenché la touche "play" pour écouter la nouvelle livraison du groupe, "Anthology IV : The Tragedy Of Nerak", sorti chez Code666, je fus parcouru d'un sentiment mêlant plaisir et inquiétude.
"Plaisir" car je suis toujours à l'affût de groupes cassant les codes, "inquiétude" car il faut beaucoup de talent pour y parvenir car obtenir un joyeux fourre-tout, bordélique et indigeste est toujours envisageable !

La première écoute me rassura : Akphaezya est original, la musique est profondément variée mais pas sans queue ni tête, ça ne part pas vainement dans tous les sens, la diversité n'interdisant pas la fluidité !
Donc, vous savez quoi ? Et bien le mot "inquiétude" n'avait plus lieu d'être pour les écoutes suivantes (car soyons clair, un tel album implique nécessairement plusieurs écoutes pour appréhender de manière efficiente son riche contenu) et par voie de conséquence... "plaisir" fut le mot représentant le mieux cette nouvelle livraison du combo au gré des écoutes successives.

Ce que je retiens de prime abord, ce sont les différents styles que l'on retrouve dans Akphaezya, notamment le Jazz, le Heavy, le Black, le Classique ou le Rock, ensemble délectable enrobé de Prog, qui ne sont pas plaqués les uns après les autres mais bénéficient d'un boulot considérable pour générer une cohérence et, au final, créer une musique originale les ayant totalement digérés !

Entrons maintenant dans "Anthology IV : The Tragedy Of Nerak", bâti comme une tragédie grecque en matière de narration et incluant quatre actes, incarnant les saisons.

Après une intro ambiante ("Prologos"), avec voix chuchotée et achevée par les trois coups de bâton précédant un lever de rideau lors d'une pièce de théâtre, "A Slow Vertigo..." démarre tel un titre électro (la suite confirmera, par instants, cette tendance) à la rythmique heavy en mode mid-tempo. Puis celle qui propulse indéniablement l'album vers les sommets pointe le bout de sa voix. Nehl Aëlin est en effet une formidable vocaliste et c'est un véritable bonheur de l'écouter, que ce soit avec sa voix "normale" ou lorsqu'elle se fait délicate, sensible, douce, pouvant par instants rappeler Sharon Den Adel (Within Temptation). Nehl tient également les claviers et leur apport est considérable, touchants en mode piano, apportant des aspects mélancoliques, ils sont agrémentés d'un violon en parfaite adéquation. Si Nehl est fantastique, on indiquera naturellement qu'elle n'est pas seule dans le groupe !
Loïc (batterie), Stephane (basse) et Stephan (guitare) apportent une dose de puissance dans certaines rythmiques ou de délicatesse lors des passages posés et l'accompagnent dans cette quête de l'excellence, qui n'est pas bien loin dès ce premier titre !
"Sophrosyne" nous plonge dans un Metal sombre, avec un début que ne renierait pas un groupe d'Horror Metal. Nous sommes cette fois proches du Black Metal Symphonique, Nehl apporte une corde (vocale) de plus à son arc : des vocaux extrêmes (elle est également très à l'aise dans ce registre), le piano est toujours fondamental dans le développement des ambiances, on a des passages rapides... et puis c'est un moment cool, jazzy, planant, qui est développé... avant un passage bien heavy incluant ces growls. La fin du titre repart sur les bases du début.
Allez, gros changement avec "Utopia", qui s'avère à l'opposé des aspects sombres du précédent titre et qui est plutôt festif, avec une Nehl cette fois enjouée, déjantée, jazzy, en osmose avec une instrumentation top niveau !
"Húbris" a un début sombre, le Funeral Doom Metal n'est pas loin... mais les codes jazzy arrivent ensuite en force, ça bouge, le groupe s'en donne à coeur joie, tous les instruments tiennent parfaitement leur place et Nehl est toujours aussi éblouissante ! La fin revient sur cette ambiance lugubre du début.
"Transe H.L. 2" est un instrumental au piano. Si le Jazz est une composante importante chez Akphaezya, on pourra aussi ajouter la musique classique, qui constitue cette fois la base de la composition.
C'est de nouveau le grand écart, avec "Genesis", titre plutôt direct de Metal Mélodique aux touches heavy, avec toujours des vocaux variés et cette petite touche jazzy bien agréable.
Début acoustique, avec guitare et basse pour "Dystopia", somptueux titre très mélodique qui ajoute ensuite violon et piano pour arriver à une fin enjouée.
Registre barré, avec beaucoup de passages rapides, présence de quelques vocaux masculins, retour de growlspour "Nemesis" qui, surtout dans ses passages bien rentre-dedans, est purement et simplement jouissif !
"...The Harsh Verdict" revient dans le giron axé "mélancolie" et tranche donc énormément avec "Nemesis"... mais lorsqu'on s'y attend le moins, ce sont des passages à base de Flamenco qui s'offrent à nous, avec la guitare et les vocaux caractéristiques.
Le voyage s'achève avec "Epilogos", sur les mêmes bases que l'intro.

Akphaezya apporte à la scène Metal une raison supplémentaire d'être impressionné par sa diversité.
Ce nouvel opus de la formation orléanaise est une petite bombe qu'il convient d'écouter attentivement et à maintes reprises tant elle est riche et variée. Une fois entré dans cette univers passionnant, on a du mal à en sortir tant il est attachant et inspiré.
Doté d'une forte personnalité, parfaitement interprété et produit (ce qui s'avérait indispensable pour une telle oeuvre), "Anthology IV : The Tragedy Of Nerak" est à découvrir d'urgence !

Tracklist de Anthology IV : The Tragedy Of Nerak

01. ''ü''''' / Prologos

Act I : Spring
02. Scene I : A Slow Vertigo...
03. Scene II : ''''''ý'' / Sophrosyne

Act II : Summer
04. Scene I : Utopia
05. Scene II : ''''' / Húbris
06. Transe H.L. 2

Act III : Autumn
07. Scene I : Genesis
08. Scene II : Dystopia

Act IV: Summer
09. Scene I : Nemesis
10. Scene II : ...The Harsh Verdict

11. '''''''' / Epilogos

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


En(d) grave
En(d) grave
Proposé par E-SHOP.since2003
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (6) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : En(d) grave (CD)
Abysse est un groupe français oeuvrant dans le Metal Instrumental, fondé en 2004 et auteur de trois enregistrements avant son premier album, "Eights Hours Before Dawn" (2006), "De Profondeur En Immersion" (2007) et "Le Vide Est Forme" (2008).
"En(d)grave", le premier album en date, est donc sur le point de sortir. C'est pour moi tout nouveau de me lancer dans une chronique d'album instrumental, genre que j'écoute modérément, je dois bien le reconnaître.

Il vous est sans doute arrivé d'écouter le début d'un titre, sans intervention de chanteur ou de chanteuse, et de vous dire : "musicalement c'est top, les musicos sont excellent, l'album (ou le titre) s'annonce génial"... et puis le chant fait son apparition... Il arrive effectivement (heureusement, c'est très rare) que le chant plombe un album, qu'on souhaiterait se contenter de la section instrumentale, qu'on apprécie donc particulièrement les parties dénuées de vocaux.
Il arrive également que les parties instrumentales soient tellement plaisantes qu'on se dise : "dommage que ce ne soit pas plus long tellement c'est bon" !

Cela m'est aussi arrivé, mais de là à souhaiter me mettre sans retenue à un album strictement instrumental, il y avait un pas que je ne souhaitais pas franchir... jusqu'à la découverte d'"En(d)grave" !

Avant de vous dire ce que En(d)grave est, je vais commencer par vous dire ce qu'il n'est pas :
- un album avec un chanteur (ça, c'était évident),
- un album bâti autour d'un seul homme, donc qui met essentiellement en valeur un seul homme et son instrument,
- un album gonflant, sans âme, dont le but est de nous éblouir en axant tout sur la technique,
- un album qui s'en tient à un seul et unique style.

J'indiquerai que ce qui précède ne signifie absolument pas que tous les albums instrumentaux sont ainsi, ce n'est pas mon propos, certes c'est parfois vrai, mais cela peut également constituer un stéréotype dommageable pour les groupes. En effet, les gens peuvent s'interdire d'acheter ce type d'album justement parce qu'il est instrumental...

Vous l'aurez deviné, nous allons maintenant passer à ce que En(d)grave est :
- un album sans chanteur puisqu'instrumental (euh, ça aussi c'était évident),
- un album qui est l'oeuvre d'un groupe soudé et qui met donc en valeur TOUS les protagonistes du combo,
- un album passionnant, dans lequel il y a certes des aspects techniques, mais jamais placés un peu partout dans le but de dire : "regardez ce que je sais faire, ça vous en bouche un coin n'est-ce pas ?!",
- un album au son énorme, puissant et équilibré, qui met en valeur TOUS les instruments,
- un album multi-styles, qu'on pourrait aisément s'amuser à imaginer avec tel ou tel chanteur de telle ou telle catégorie spécifique au Metal, extrême ou pas.

Bon, aucun suspense, ce qui précède a vendu la mèche : j'ai pris un pied monumental avec cet album !!
Les raisons sont indiquées ci-dessus mais je souhaite maintenant les développer.

Lorsque j'écoute un album instrumental (Satriani, Loomis, Warmen, Vai, Rondat...), il s'agit généralement de bons albums, mais que je suis incapable d'écouter d'une traite parce qu'il y a ces deux éléments qui, personnellement, me dérangent un peu : un style spécifique qui ne s'aventure pas (ou alors très peu) dans d'autres contrées et cet aspect "groupe d'un seul homme".

Pour Abysse, c'est l'exact contraire. De (très) nombreuses écoutes ont été effectuées depuis que j'ai reçu "En(d)grave" et JAMAIS je n'ai appuyé sur le bouton "stop".
Pourquoi ? Parce qu'il n'y a AUCUNE lassitude, qu'il y a perpétuelle relance au gré des divers styles inclus dans la galette.

Car oui, et c'est bien là que se situe la spécificité d'Abysse : l'aspect multi-styles.
Au sein de la formation, Geoffrey et Vincent (guitares), Jérémy (basse) et Sébastien (batterie) sont potes, pas question que l'un d'eux tire la couverture à lui car Abysse est un groupe, pas un projet solo. L'orientation est clairement Metal et les limites sont exclues. Ne pas s'en tenir à un seul style, surprendre l'auditeur, relancer constamment son intérêt, éviter qu'il se déconnecte... mission accomplie !

"En(d)grave" est constitué de sept titres pour environ quarante-cinq minutes de plaisir !
A quoi vous attendre lorsque vous découvrirez "En(d)grave" ? Permettez-moi d'y répondre en entrant dans l'album.

"Eagle Of Haast" s'inscrit majoritairement dans une optique Heavy Metal, sur un tempo impossible à spécifier précisément puisque la batterie est toujours "en mouvement", on pourra toutefois indiquer un passage rapide, en fin de titre ainsi que quelques ralentissements judicieux, parfaitement amenés, qui ne réduisent absolument pas l'intérêt. Cette lourdeur des rythmiques, agrémentée d'aspects prog, est d'une efficacité incontestable... et ce n'est que le début !
Je vous parlais du fait que personne ne tirait la couverture à lui, la production y est incontestablement pour beaucoup ! On entend distinctement TOUS les instruments, la section rythmique est puissante à souhait, les soli parfaits.
"Ten Thousand Changes" démarre tel un rouleau compresseur, l'aspect heavy est de nouveau présent (c'est d'ailleurs une constante sur l'album), mêlé à quelques courtes mais efficaces instillations Black, le ralentissement qui suit le début tonitruant nous amène vers un paysage plutôt Doom puis le Heavy est de retour, se mêlant à des aspects parfois Thrash/Death mélodique.
"Mastodon" est court mais, à l'image de l'ensemble de l'album, se révèle intense, écrasant, le tempo lent du début laisse place à quelques accélérations et à un chouette solo de guitare. De nouveau, on trouve ces aspects Thrash et Death, la fin du titre s'approchant plutôt du Doom.
"Forest Monument" ajoute des éléments plus Hard-Rock venant se mêler à la fête !
"Sharp And Chrome" est dans la lignée, toujours avec cette atmosphère lourde que la puissance de la production vient magnifier.
On continue avec un "Golden Life" qui ne relâche pas la pression ! Un passage acoustique, très atmosphérique vient reposer nos sens, constamment en éveil depuis le début, puis c'est le retour du rouleau-compresseur rythmique, qui nous amène vers la fin du morceau.
Enfin, "Light For Wheke", à l'instar de la première composition (tous les deux au-delà de huit minutes), prend son temps pour développer son propos. Toujours varié dans les rythmes, mélodique et imposant, il vient clore cet album haut de gamme.

Certains diront que j'exagère mais je n'hésite pas à le dire : "En(d)grave" est le meilleur album de Metal Instrumental qui m'ait été donné d'écouter... et de loin !
Mais j'ajoute que c'est aussi un formidable album Metal tout court, en enlevant le mot "instrumental" donc, car il a tout pour lui : "En(d)grave" est original, riche, varié, inspiré, magistralement interprété et produit.
Pas de chant ? Ce n'est absolument pas un problème... au contraire !
Abysse a trouvé un son, un style qui lui sont propres. J'ai tendance à penser qu'il faut continuer dans cette voie car, après de multiples écoutes, je trouve que des vocaux seraient sans doute en trop, ils dénatureraient ce qui fait qu'Abysse est Abysse !

Voilà, je terminerai en disant que j'ai mis sans hésitation la note maximale à "En(d)grave", essentiellement pour trois raisons :
- un plaisir renouvelé à chaque écoute (et croyez-moi, il y en a eu !) en raison d'une immersion totale dans l'univers du groupe,
- une empreinte spécifique que le groupe imprime dans la sphère Metal (et pas seulement française),
- une production impressionnante qui magnifie la musique.

Je vous recommande fortement, un de vous diriger vers l'interview présente sur "auxportesdumetal.com", et deux... de vous procurer "En(d)grave" !

Tracklist de En(d)grave :

01. Eagle Of Haast
02. Ten Thousand Changes
03. Mastodon
04. Forest Monument
05. Sharp And Chrome
06. Golden Life
07. Light For Wheke

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20