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Contenu rédigé par fifi59
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Commentaires écrits par
fifi59
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At the Gate of Sethu
At the Gate of Sethu
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 15,78

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Grandiose !!, 1 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : At the Gate of Sethu (CD)
Lorsque je suis arrivé sur "Aux Portes Du Metal", ma première chronique fut Those Whom The Gods Detest, de Nile.
Certes, je connaissais déjà le groupe, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de m'enthousiasmer à ce point, cet album incarnant une forme de perfection au sein de l'univers du Death Metal.
Et bien figurez-vous qu'à l'époque, je m'étais posé deux questions : "Comment pourront-ils faire mieux après une telle tuerie ?" (qui est la question typique lorsqu'on vient de prendre une énorme claque) et "Vont-ils inclure plus de passages orchestraux à base d'éléments égyptiens ?" (ce que j'espérais).

Lorsque "At The Gate Of Sethu", le septième opus du combo américain, a été proposé pour une chronique, je me suis précipité dessus, avec une légère appréhension (voir les deux questions), doublée d'une franche excitation.

Nile, sur cet album (et sur les autres aussi d'ailleurs), c'est une combinaison de quatre aspects : une musique technique et puissante (rythmiques imposantes, soli géniaux) ; une grande variété de tempi (enlevés, mid ou doomesques) ; des mélodies égyptiennes (Karl Sanders utilise des instruments qui n'appartiennent pas au folklore égyptien mais qui retranscrivent bien les sonorités typiques, à savoir le baglama saz et le glissentar) qui font l'originalité du groupe et qu'on trouve au sein des compositions, à la faveur de certains riffs ("The Fiends Who Come To Steal The Magick Of The Deceased") ou à part, lors d'intros ("When My Wrath Is Done", "The Chaining Of The Iniquitous"), ou sur un titre entier (l'instrumental "Ethno-Musicological Cannibalisms") ; une très intéressante diversité vocale qui apporte beaucoup à la musique.

Sur "At The Gate Of Sethu", je me suis vite rendu à l'évidence : nouvel album, nouvelle tuerie !!

La production est excellente, précise, équilibrée. Elle est de nouveau signée Neil Kernon (Cannibal Corpse, Deicide, Dokken, Nevermore...).
Si Nile n'a pas fait évoluer de manière spectaculaire sa musique, il a cependant abordé l'album en donnant la priorité aux vocaux et aux riffs, aux arrangements purement Metal, et réduit la durée des morceaux. Densité / puissance / intensité / technique sont quatre qualificatifs incontournables de cette galette. Les ambiances égyptiennes, parties intégrantes de l'identité de Nile, sont distillées à de plus petites doses qu'auparavant.
Jon Vesano (ancien bassiste de Nile) a été invité sur les titres "Slaves Of Xul" et "Tribunal Of The Dead".
Mike Breazeale (chant, qui a participé à l'album solo de Karl Sanders Saurian Exorcisms) est présent sur le titre The Fiends Who Come To Steal The Magick Of The Deceased.

L'un des points forts de Nile, c'est cette grande diversité dans les vocaux (pris en charge par Karl et Dallas). Les vocaux death bien profonds, ceux moins gutturaux mais écorchés, tourmentés, apportant une forme de théâtralisation intéressante, permettent une immersion plus poussée dans l'album, le rendant encore plus passionnant.

Avec "At The Gate Of Sethu", Nile s'est donc concentré sur le Metal lui-même, nous proposant un Death technique fait d'accélérations foudroyantes, de ralentissements (le calme avant la tempête !), de soli ébouriffants, le tout étant parfois agrémenté des indispensables et incontournables sonorités égyptiennes.
Comme je vous l'ai indiqué plus haut, les titres sont souvent moins longs sur cet album, l'efficacité maximale étant recherchée.
Ainsi, il me semble que la compo qui détient la palme de la concision, tout en restant très riche, est "When My Wrath Is Done". Sur un peu plus de trois minutes, c'est un condensé de Nile auquel nous avons droit : intro acoustique, plan bien heavy ensuite, accélération progressive puis variété de tempi sur la suite, passages instrumentaux avec soli d'enfer et, évidemment, diversité vocale typique du groupe.
C'est l'ultime compo de l'album, "Supreme Humanism Of Megalomania", qui détient la palme du morceau le plus long (un peu plus de sept minutes au compteur). Elle s'avère différente du reste de l'album, dans la mesure où elle prend son temps, préférant s'adonner aux tempi peu véloces (les accélérations sont bannies), impliquant une lourdeur conséquente et des atmosphères bien sombres, qu'une fin orchestrale, dans la tonalité du reste de la compo, vient parachever.

Lorsque j'ai chroniqué "Those Whom The Gods Detest", je souhaitais qu'il y ait plus d'orchestrations... et c'est le contraire qui s'est produit avec "At The Gate Of Sethu". Franchement, après l'avoir écouté de nombreuses fois, ce choix est le bon, Nile ayant propulsé cet opus vers les sommets du genre... tout comme ce fut le cas avec son prédécesseur !

"At The Gate Of Sethu" est donc de nouveau un album efficace, inspiré et irréprochable techniquement, magnifié par une production impeccable.
Le combo a vraiment le don pour créer des arrangements haut de gamme, nous plongeant irrémédiablement dans cet univers impressionnant de puissance et d'atmosphère prenantes.
En définitive, se procurer "At The Gate Of Sethu" est une obligation !

Tracklist de At The Gate Of Sethu :

01. Enduring The Eternal Molestation Of Flame
02. The Fiends Who Come To Steal The Magick Of The Deceased
03. The Inevitable Degradation Of Flesh
04. When My Wrath Is Done
05. Slaves Of Xul
06. The Gods Who Light Up The Sky At The Gate Of Sethu
07. Natural Liberation Of Fear Through The Ritual Deception Of Death
08. Ethno-Musicological Cannibalisms
09. Tribunal Of The Dead
10. Supreme Humanism Of Megalomania
11. The Chaining Of The Iniquitous

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 3, 2012 4:24 PM MEST


En Vivo ! - Edition Limitée (Blu Ray) [Blu-ray]
En Vivo ! - Edition Limitée (Blu Ray) [Blu-ray]
DVD ~ Iron Maiden
Prix : EUR 13,12

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Image, son, setlist, ambiance, bonus : réussite totale !!, 9 juillet 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : En Vivo ! - Edition Limitée (Blu Ray) [Blu-ray] (Blu-ray)
Iron Maiden, c'est trente-sept ans de carrière, quinze albums studio plus un nombre impressionnant de live, EP, singles, tribute, best of...
Et puis il y a les DVD, support permettant de présenter au public une mise en image liée à une tournée, des clips, des documentaires.
"En Vivo!" constitue la dernière offrande du groupe, elle se décline en CD, DVD et Blu-Ray et nous présente un concert de la tournée promouvant The Final Frontier enregistré au Chili, à Santiago.
Je me propose de vous présenter le Blu-Ray.

* Introduction

On le sait, Iron Maiden a, au sein de sa féconde discographie, un nombre considérable de classiques, on en retrouve pas mal lors des différentes sorties de live, ce qui implique deux réflexions : les "hits" sont incontournables dans un concert d'Iron Maiden ; il y a absence de prise de risque en matière de setlist, les compositions maintes fois écoutées plaisent toujours !
Cependant, lorsqu'on découvre un nouveau DVD (ou Blu-Ray), on est toujours content de s'apercevoir qu'il y a des variantes par rapport au précédent, que des compositions à priori indéboulonnables le sont et que des choix plus "risqués" sont faits.
"En Vivo!" incarne cette tendance. Deux exemples significatifs d'emblée : six titres (dont l'intro, en sachant que "Satellite 15" et "The Final Frontier" sont considérés comme un seul et même titre sur l'album) sur dix-sept sont issus du controversé "The Final Frontier" (remarquez, c'est un peu normal, c'est la tournée pour le promouvoir !) ; "Run To The Hills" est absent de la setlist, chose impensable lorsqu'on regarde l'ensemble des live de la carrière du combo !

* Bref retour sur "The Final Frontier"

"The Final Frontier" est un album qui apprécie les passages progressifs, qui prend son temps pour installer des atmosphères, qui a été très travaillé, avec quelques titres à rallonge, une absence d'hymnes immédiats, qui soient courts et directs. Bref, Iron Maiden a évolué... mais pas dans le bon sens pour certains, qui commencent donc à se déconnecter du combo.
Personnellement, j'aime cet opus, je le trouve riche, agréable, varié. J'avoue cependant avoir eu besoin de quelques écoutes avant de pouvoir dire définitivement que j'accrochais sans réserve, celui-ci ayant besoin d'être apprivoisé. Avec la moitié de l'album présent dans ce live, cette sortie a peut-être de quoi refroidir les fans qui acceptent mal cette évolution musicale (cette nouvelle ère ?)...

* Le concert

"Satellite 15" ouvre le bal, il s'agit d'une longue intro qui va nous permettre de découvrir des images du groupe (arrivée en avion, qui s'apprête à entrer en scène), des fans, des extraits du clip, le montage de la scène. Le public est chaud, très chaud (et nombreux, 50 000 fans !), je pense qu'on va assister à un concert du calibre de celui d'AC/DC à River Plate (AC/DC - Live at River Plate [Blu-ray]) !
Le groupe entre en scène, c'est la folie ! "The Final Frontier" est interprété de manière optimale, puissante, avec un Bruce bien en voix et ses potes au diapason avec leurs instruments... ça commence franchement bien !
Deux écrans géants se trouvent sur les côtés, la scène est immense, le light show superbe, les décors sont plutôt sobres et bien dans l'ambiance du dernier album. Ainsi, on a de nombreux containers sur lesquels Bruce ira parfois se balader au gré de certains passages des chansons, des images géantes en fond de scène, qui changeront au fil des compositions, laissant parfois juste apparaître un ciel noir constellé d'étoiles.

Le support Blu-Ray DOIT immanquablement être de haute qualité et, en l'occurrence, on est aux anges car l'image et le son le sont (nous y reviendrons).
Au niveau de la réalisation, on observe rapidement la méthode employée : à l'instar du dernier live d'AC/DC, le "split screen" est utilisé. Ainsi, l'écran est souvent divisé en deux, trois, quatre voire cinq parties. On aime ou pas, moi je trouve que cela permet d'assister à plusieurs choses en même temps, qui sont intéressantes (plusieurs angles d'une même image, plusieurs membres du groupe visibles, fans, vue aérienne), à condition naturellement que le montage ne soit pas épileptique... ce qu'il n'est pas (quelques plans un peu rapides ci et là, mais ce n'est pas gênant).
En dehors de ça, on a un plein écran (c'est très appréciable car il n'y a pas de déperdition d'image... sauf sur les écrans séparés bien entendu) et un admirable montage, avec l'utilisation de vingt-deux caméras HD et d'une Octocam (pour des plans aériens).

Bon, revenons-en spécifiquement au concert.
Sur "En Vivo!" nous assistons à un concert magnifiquement mené par un groupe en pleine forme, qui occupe l'espace à la perfection. Bruce est virevoltant, Janick dansant, Adrian et Dave sobres mais efficaces, Steve survolté et Nicko martyrise ses fûts comme au premier jour ! Inutile de donner leurs âges, ces artistes sont intemporels ! L'interprétation, magnifiée par le dynamisme de la réalisation, est impressionnante, c'est du Grand Maiden !
Entre un superbe "Coming Home", qui file des frissons avec sa mélodie qui s'insinue inévitablement dans la tête, un "Dance Of Death", avec un Bruce théâtral, habité, son "explosion" folk avec un Janick en danseur incontrôlable, qui fait tournoyer sa guitare dans tous les sens, le génial "When The Wild Wind Blows", avec un début délicat, montrant un Bruce tout en retenue, ou un "Blood Brothers" placé sous le signe de l'émotion, les moments mêlant puissance et émotion sont fréquents et totalement maîtrisés.
Bon, naturellement, les brûlots directs, propices à voir le public sauter, bondir, hurler de bout en bout, sont également de la partie... comment pourrait-il en être autrement ?! "The Evil That Men Do" voit un Eddie géant rejoindre le groupe sur scène et participer à la fête lorsqu'un technicien lui apporte une guitare ; "Fear Of The Dark", avec son début toujours aussi monumental, sur lequel le public s'époumone, sans fausses notes, puis se déchaîne lorsque le titre décolle ; "Iron Maiden", avec un Eddie gigantesque qui apparaît, lentement, et observe la foule de l'arrière de la scène ou le titre final, "Running Free", qui s'étire en longueur, participation de la foule et présentation des musiciens oblige !

Bref, ce spectacle magistral met en exergue un groupe en pleine possession de ses moyens, enthousiaste, et un public en osmose totale avec le combo, le tout étant sublimé par la réalisation et les aspects techniques inhérents au Blu-Ray, conformes à ce qu'on attend de ce support.

* Les bonus

Le concert est énorme, et ce qui est génial, c'est que les bonus suivent cette voie. Sur En Vivo!, pas de remplissage, tout est indispensable. Remarque importante : des sous-titres français (entre autres) sont disponibles !

- Behind The Beast (environ 1h28min)
On peut considérer ce documentaire comme un parfait complément à celui présent sur le DVD Iron Maiden - Flight 666 - The Film (2009).
Il y a tant de choses à dire. J'ai été subjugué par sa richesse (que d'informations !), on apprend tout ce qu'il faut savoir sur la tournée, l'organisation phénoménale inhérente à ce type d'événement...
On apprend, guidés par Bruce, que l'avion a été totalement démonté puis remonté pour aboutir à ce que le groupe voulait (décalcomanies sur la carlingue comprises), on assiste à l'"entraînement" concernant l'installation de la logistique dans l'avion en fonction de la surface disponible (attention au poids du matériel, à la taille car il y a des limites, ne pas oublier de compter l'emballage, les palettes...) Il y a en plus environ soixante personnes dans l'avion... bref, ce "bus de tournée dans les airs", comme l'appellera Rod Smallwood (manager du groupe), est source de difficultés, mais lorsque tout est au point, quelle satisfaction !
On voit le groupe répéter, Steve évoque le stress lorsqu'il s'agit de travailler de nouveaux morceaux pour la scène. On apprend qu'ils aiment bien interpréter "When The Wild Wind Blows".
On nous présente Michael Kenney, qui tient les claviers, derrière la scène, pour les parties de certains morceaux utilisant cet instrument.
L'organisation, qui doit être impeccable, la technologie employée, tout le boulot exécuté pour cette tournée est l'occasion de mettre en lumière tous ceux qui font qu'Iron Maiden fait des tournées gigantesques se passant bien. En effet, ce documentaire rend finalement un hommage appuyé aux techniciens sans qui rien ne serait possible et qui s'expriment régulièrement. Les membres du groupe parlent bien entendu également mais ils ne se mettent jamais en avant. On sent un profond respect entre toutes les composantes de la "famille Maiden", une osmose, une loyauté réciproque.
Les petits soucis liés à l'organisation, les impondérables, sont également évoqués : pluie tropicales au Brésil assez violente, moustiques, problèmes d'équipements, réservation d'hôtels, lieux où atterrir, climats très variés...
Cette tournée, c'est neuf semaines loin de la maison et quatre-vingt mille kilomètres effectués, pour des concerts en Russie, en Australie, au Japon et dans bien d'autres pays.
Je considère ce documentaire absolument incontournable pour tous les fans du groupe !

- Satellite 15... The Final Frontier (environ cinq minutes)
Superbe clip de science-fiction particulièrement spectaculaire, incluant des passages dignes d'un bon film !

- Making of Satellite 15... The Final Frontier (environ six minutes)
Comme son nom l'indique, on plonge dans la fabrication de cette vidéo haut de gamme, avec notamment l'utilisation des storyboards, les animations 3D sur ordinateur, le tournage sur une ancienne base de la RAF...

- The Final Frontier World Tour Show Intro (environ 4min40)
Il s'agit de la vidéo d'ouverture concernant le Final Frontier World Tour.

* Verdict technique

- Image : elle est remarquable, précise, bien définie ; le montage est excellent, les plans nombreux, s'attardant sur les musiciens ou le public quand cela est nécessaire ou accélérant un peu le passage d'un plan à l'autre sans que cela procure une quelconque gêne pour les yeux.
Notons que sur les bonus, l'image est également impeccable, nous sommes en HD, et ça se voit !
- Son : trois formats sont présents.
---) la piste DTS HD Master Audio est à privilégier (concert), heureusement puisque c'est celle qui est censée le mieux correspondre au support. Ample, puissante, équilibrée, précise, elle permet d'entendre toutes les instruments et de profiter au mieux du concert.
---) DD 5.1 de grande qualité puisque ce format (non HD) suit de très près le précédent au niveau du rendu.
---) Stéréo au rendu plutôt moyen, très inférieur aux deux autres formats, à utiliser uniquement si on ne peut pas faire autrement (pas de Home Cinéma).
Concernant les bonus, le son, non HD, est nickel.

* Conclusion

Lorsque j'achète un concert en Blu-Ray, pour pouvoir le visionner intégralement sans avoir envie de faire une pause (ou de l'arrêter complètement), il faut que tous les aspects liés au spectacle et au support soient en accord : setlist plaisante, conforme à ce que je souhaitais (même si, inévitablement, on considère toujours que certains titres manquent) ; image et son impeccables, en lien avec les exigences du support ; bonus prolongeant le plaisir en apportant un gros "plus" au programme principal.
Tout ceci correspond à "En Vivo!", qui constitue une belle réussite de plus au sein de l'immense discographie d'Iron Maiden.

Tracklist de En Vivo! (LIVE AT ESTADIO NACIONAL, SANTIAGO) :

01. Satellite 15 (tiré de The Final Frontier, 2010)
02. The Final Frontier (tiré de The Final Frontier, 2010)
03. El Dorado (tiré de The Final Frontier, 2010)
04. 2 Minutes To Midnight (tiré de Powerslave, 1984)
05. The Talisman (tiré de The Final Frontier, 2010)
06. Coming Home (tiré de The Final Frontier, 2010)
07. Dance Of Death (tiré de Dance Of Death, 2003)
08. The Trooper (tiré de Piece Of Mind, 1983)
09. The Wicker Man (tiré de Brave New World, 2000)
10. Blood Brothers (tiré de Dance Of Death, 2003)
11. When The Wild Wind Blows (tiré de The Final Frontier, 2010)
12. The Evil That Men Do (tiré de Seventh Son Of A Seventh Son, 1988)
13. Fear Of The Dark (tiré de Fear Of The Dark, 1992)
14. Iron Maiden (tiré de Iron Maiden, 1980)
15. The Number Of The Beast (tiré de The Number Of The Beast, 1982)
16. Hallowed Be Thy Name (tiré de The Number Of The Beast, 1982)
17. Running Free (tiré de Iron Maiden, 1980)

Bonus :

01. Behind The Beast (documentaire)
02. Satellite 15... The Final Frontier (Video)
03. Making of Satellite 15... The Final Frontier
04. The Final Frontier World Tour Show Intro

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Al azif
Al azif
Prix : EUR 18,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (9) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Al azif (CD)
Le Post-Black Metal a le vent en poupe. C'est un style particulier qui enracine la musique autour d'aspects Black Metal, associés à d'autres incluant des éléments pouvant notamment s'orienter vers le Post-Rock, l'Ambiant, le Post-Hardcore, le Metal Expérimental ou le Metal Atmosphérique, qui viennent donc enrichir le contenu.
Des groupes, il y en a pas mal, citons notamment Krallice (que j'ai découvert récemment et que je vous recommande), Wolves In The Throne Room (probablement l'un des ténors du genre) ou Seagulls Insane and Swans Deceased Mining Out the Void (dont l'album éponyme aurait pu (dû !) être un chef-d'oeuvre).

C'est dans cet univers, qui se révèle souvent fascinant, qu'oeuvre The Great Old Ones, combo français originaire de Bordeaux et fondé en 2011, que vous pourrez découvrir de façon plus approfondie dans l'interview.
Faisons les présentations si vous le voulez bien : Benjamin Guerry (chant, guitare), Jeff Grimal (chant, guitare), Xavier Godart (guitare), Sébastien Lalanne (basse) et Léo Isnard (batterie).

"Al Azif" est le premier album de la formation, il s'articule autour de six titres pour un peu plus de cinquante-deux minutes de musique.
La première écoute, lorqu'il s'agit d'un album "qui a beaucoup de choses à dire", est importante pour se forger une opinion initiale, mais il est impossible de baser une chronique uniquement après celle-ci, il y a bien trop de détails à décortiquer et on peut accrocher (ou pas) et inverser la tendance (ou pas) lors des suivantes.

Commençons donc par cette première écoute et les sentiments qui en découlent :
- première constatation, la production, qui a été confiée à Cyrille Gachet (qui bosse avec Year Of No Light, qui me paraît être un autre groupe particulièrement talentueux), est parfaitement en phase avec le style pratiqué. Elle est de qualité, équilibrée et parvient sans peine à mettre en exergue les qualités de l'oeuvre,
- les compositions sont longues, elles varient fortement les ambiances, mettent en place des atmosphères prenantes, sombres, les tempi sont variés, les morceaux contiennent des accélérations foudroyantes ainsi que des plages atmosphériques. Bref, la diversité est indéniable et interdit toute linéarité qui, de toute façon, est inimaginable lorsqu'on pratique cette musique !
- les claviers ont une part fondamentale dans le développement des ambiances... nous y reviendrons plus tard,
- l'interprétation est brillante, le chant clair est banni, les vocaux extrêmes sont impeccables, la maturité s'avère indéniable, nous sommes au coeur de ce qui se fait de mieux dans le style !

Voilà, ça, c'est mon opinion après une seule écoute.

Rapidement, d'autres écoutes furent menées, les détails, les contrastes étant légion au sein de la musique de TGOO.
Que les choses soient immédiatement spécifiées : la claque reçue lors de la première écoute a été amplifiée lors des suivantes. Oui, TGOO a de la carrure, ça s'entend, ça se ressent et, franchement, ça impressionne.
Rendons-nous bien compte que nos frenchies sont au début de leur carrière et qu'on a l'impression (pour moi c'est toutefois un peu plus qu'une impression) qu'ils sont l'un des chefs de file du genre... oui, rien que ça !

Permettez-moi de ne pas me livrer au jeu des influences, de citer des groupes avec lesquels établir un parallèle. TGOO est un combo jouissant d'une personnalité affirmée au sein du genre, il n'a rien à envier à qui que ce soit et c'est dans cet optique que j'ai décidé de me plonger rapidement et sans réserve, ou quelque interrogation que ce soit, dans cet univers qui m'a littéralement scotché.

Lorsqu'on démarre l'album avec "Al Azif", on se dit qu'on pourrait bien découvrir un groupe de Doom Funéraire. Le début est en effet sombre, écrasant... puis c'est la première des accélérations auxquelles nous auront droit tout au long de l'album. La voix extrême est parfaitement mixée, la musique est puissante et intense, avec ralentissements, accélérations, installation de passages atmosphériques du plus bel effet (avec vocaux chuchotés et éléments psychédéliques).

A ce stade de la chronique, je vais faire un aparté qui me semble important : je me suis fait avoir lors de cette première écoute, et je ne pense pas être le seul !! Cette superbe mélodie à base de nappes de claviers nous propose une approche presque symphonique, cinématographique, dans tous les cas fascinante... sauf qu'il n'y a pas de claviers dans la musique de TGOO !! Et oui, elle est en fait l'oeuvre des trois guitaristes de la formation ! On imagine alors le boulot, considérable, effectué concernant la mise en place du rôle de chaque guitare ainsi que celui, fondamental, de la mise en son, qui induit ce sentiment particulièrement jouissif d'avoir, et ce sur l'intégralité d'"Al Azif", une musique riche, dense, magnifiée par des nappes de claviers... pardon, de guitares. Amis lecteurs, je trouve que c'est un énorme "plus" à attribuer à TGOO !

Reprenons maintenant le cours de la chronique. Ce qui m'a fait craquer, dès la première écoute, sur TGOO, c'est sans doute cette facilité à nous attirer puis à nous retenir prisonniers de cette musique, dotée de somptueux arrangements atmosphériques divers et variés, d'atours mélodiques qui nous maintiennent dans une sorte de bien-être, de dépendance, nous interdisant toute déconnection de l'univers de TGOO... Oui, et ça c'est seulement après un titre !!

Et la suite me direz-vous, c'est toujours aussi énorme ? Allez, ne nous arrêtons pas en si bon chemin et poursuivons notre voyage pour répondre précisément à cette question. "Visions of R'lyehon" continue exactement sur les mêmes bases, avec toujours ces ambiances remarquables et cette grande diversité. Mais attention, si les similitudes sont indéniables en théorie, il n'en va pas de même en pratique, la trame mélodique étant bien différente. Le degré de fascination pour cet univers sombre, mystérieux, qui caractérise la musique de la formation est régulier, inaliénable. La dextérité instrumentale des musiciens, les multiples touches d'aspects mélodiques, omniprésents, ont le don pour émerveiller les sens...
"Jonas" suit, nous accueillant avec le bruit de la mer, le ressac des vagues, doux, apaisant... et c'est un début imposant, heavy, lent qui suit, nous orientant rapidement vers des sonorités plutôt planantes. La lenteur semble être à l'ordre du jour sur cette compo, la mélodie est toujours haut de gamme, l'ennui ne s'installe jamais... puis c'est l'incontournable accélération, comme d'habitude au bon endroit au bon moment, pour entraîner l'auditeur sur un autre terrain... puis sur un autre, à la faveur d'un passage bien planant, puis carrément acoustique, calme, posé... puis on repart sur un tempo échevelé qui ne le restera pas bien longtemps, le rythme est incroyablement prenant, entêtant... et puis il y a toujours ces mélodies qui nous happent si facilement, et cette fin qui, sur peu de temps, nous offre trois grandes forces de TGOO : le mid-tempo délivrant des ambiances grandioses, d'une puissance considérable, l'atmosphérique qui nous offre un espace de tranquillité, de calme et l'accélération qui achève de nous combler et nous fait nous diriger vers le titre suivant, sonné par ce groupe qui est d'ores et déjà dans la cour des Grands !
"Rue d'Auseil" démarre de manière bien mélancolique, il nous fait chavirer dès le départ, alors que nous n'en sommes qu'aux prémices de la compo... cette atmosphère est toujours vivace ensuite, au gré de passages lourds, magnifiquement secondés par des vocaux charismatiques et quelques légères touches prog. Puis le tempo s'accélère, nous entraînant, immanquablement, vers un passage atmosphérique nous permettant de reprendre notre souffle, avec un petit solo bien agréable. La fin du morceau sera de nouveau variée, refusant par conséquent tout conformisme... une composition chez The Great Old Ones est passionnante de la première à la dernière seconde !
"The Truth" fait son apparition, nous plongeant dans une ambiance planante, sombre. Le tempo est lent, l'atmosphère est toujours aussi captivante. Cette fois, il faudra attendre près de cinq minutes pour que le tempo s'accélère, mais est-ce un problème ? Absolument pas, tout est fait pour maintenir l'attention quelque soit le rythme ou l'ambiance, rien à craindre avec ce groupe, le décrochage est exclu ! Pour la suite du morceau, essentiellement instrumental, la basse est en avant, "puissance" rime avec "atmosphérique". C'est finalement sur un court passage mettant la batterie à l'honneur qu'il s'achève.
Durant près de trois minutes, "My Love for the Stars (Cthulhu Fhtagn)", l'ultime composition présente sur "Al Azif", nous fait de nouveau naviguer dans des eaux peuplées d'aspects ambiant, d'atmosphères calmes ornées de guitares aériennes, puis c'est sur un tempo rapide qu'il se poursuit mais, et ceci est d'ailleurs valable pour l'ensemble de l'album, malgré les vocaux extrêmes, la puissance dégagée, jamais je n'emploierai le mot "violence", les aspects mélodiques inhérents aux diverses ambiances étant une composante fondamentale de la musique dans "Al Azif". Le morceau nous propose également ces passages toujours si réussis, au rythme plus modéré, ainsi que d'autres planants, emprunts d'une mélancolie palpable.

Voilà, le voyage est terminé, mais vous savez ce qui est génial lorsqu'on finit l'écoute d'une telle merveille ? Et bien c'est de pouvoir l'écouter de nouveau, encore et encore, pour recommencer ce voyage si palpitant ! "Al Azif" est un indéniable coup de maître, et ce dès les débuts discographiques de The Great Old Ones. Ce magistral premier opus est emprunt d'une maturité phénoménale, d'une inspiration continuelle, d'une interprétation hors pair et le tout est sublimé par une production impeccable qui permet d'apprécier sans réserve l'album.
Vous l'aurez compris, "Al Azif" doit absolument figurer dans votre discographie, je vous recommande donc chaudement de le commander ou de l'acheter dès sa sortie !
Pour ma part, la commande est passée !

Tracklist de Al Azif :

01. Al Azif
02. Visions Of R'lyeh
03. Jonas
04. Rue d'Auseil
05. The Truth
06. My Love For the Stars (Cthulhu Fhtagn)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


The asthenic ascension
The asthenic ascension
Proposé par INNER PEACE MUSIC
Prix : EUR 12,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (8) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The asthenic ascension (CD)
Reverence, groupe français fondé en 1998 et oeuvrant dans le Black Metal, nous revient avec un quatrième opus nommé "The Asthenic Ascension".
Reverence a cette facilité à conjuguer le Black Metal, pouvant être atmosphérique ou virulent, avec des éléments Symphoniques, voire Indus.

Avec son prédécesseur, Inactive Theocracy, avec lequel j'avais découvert le groupe et qui représente une véritable référence dans le genre, j'avais observé cette maîtrise impressionnante que Reverence avait dans le développement des diverses atmosphères, installant une musique riche, variée, fascinante.
Le combo ayant mis la barre très haut, "The Asthenic Ascension" allait-il lui emboîter le pas ou allait-on observer une régression ?

Bon, inutile d'attendre la fin pour le dire, ce nouvel album est le digne successeur de "Inactive Theocracy" !

Avec "Earth", après un long début purement symphonique, sombre, mélancolique, nous débutons ce voyage qui va s'avérer noir, très noir, mais bon sang que c'est bon d'écouter un titre aussi dense et diversifié dès le début ! Oui, "Earth" est déjà un sommet dans cet album, avec sa belle palette de tempi, ses choeurs aux accents religieux qui apportent beaucoup à l'ambiance générale, ses remarquables vocaux déchirés et variés (clairs ou death/black), on démarre avec un titre fantastique, que j'aurai souhaité plus long !
On précisera immédiatement que ce type de musique a besoin d'une production à la hauteur, et c'est le cas. Signée Xort (Anorexia Nervosa), façonnée aux studios Drudenhaus, c'est une mise en son haut de gamme qui nous est proposée, permettant de percevoir l'ensemble des subtilités de la musique du groupe.
Avec "Darwin's Black Hall", on entre directement, sur un rythme élevé, dans le vif du sujet mais, rapidement, le tempo décroît, on part dans un Black Metal Atmosphérique et torturé, qui ne se presse pas pour mettre en place ce climat inévitablement chargé mais ô combien prenant, dans la mesure où, et c'est l'une des grandes forces de Reverence, sa musique est imprévisible. Comme vous vous en doutez, la suite est de cet acabit : accélération, décélération, plaisir des sens !
"The Descent" part sur un tempo très modéré, on a un petit solo qu'on a plutôt l'habitude d'entendre dans le Hard-Rock et, comme d'habitude, on varie inexorablement les tempi. "Monotonie" est un terme totalement exclu du vocabulaire de Reverence, on passe un moment jouissif à l'écoute de sa musique. En plus, on a une orientation clairement heavy sur quelques passages, ce qui se révèle être un "plus" non-négligeable, les vocaux clairs sont présents, toujours utilisés dans une optique nous amenant vers un désespoir palpable. Et puis comme "Reverence" ne s'interdit rien, on a même un (très court) moment qui pourrait sans difficulté être intégré dans un titre Prog/Rock.
Je pense qu'on peut dire que Reverence a une capacité considérable à inclure, ci et là, des passages "accessibles" à sa musique, que tous les metalleux pourront apprécier, quelles que soient leurs préférences musicales.
Avec "Psalm IV", on reste dans l'excellence. Je diviserais cette compo en trois parties : la première moitié est dynamique, majoritairement rapide, puis on a un passage répétitif, avec quelques cris bien dans la lignée de cette ambiance ténébreuse qui lui succède, enfin on aboutit à un mid-tempo, associé à des pleurs, qui nous entraînent inéluctablement dans une profonde tristesse... trois détonations... les pleurs cessent...
Remontons-nous le moral (!) avec "Ghost Of Dust", qui est plus que jamais varié, flirtant parfois avec les contrées progressives. Et puis il y a ce solo Hard plutôt planant, cette voix claire, doublée, importante dans la progression dramatique, puis l'accélération bien heavy et le durcissement de ces vocaux, qui nous amènent à la fin du titre.
C'est sur un mid-tempo que "Cold Room" nous accueille, vocaux extrêmes, apport considérable de la voix claire, accélération sur un mode Heavy Mélodique qui va perdurer, retour à la case départ pour la fin. Toujours au top, la routine quoi...
C'est en mode exclusivement orchestral que le plaisant "Genesis Of Everything" suit, il précède un "Those Who Believed" plutôt lancinant, très atmosphérique, sombre évidemment, il faudra quasiment attendre la dernière minute pour voir le tempo décoller. Toujours convaincu ? Et comment !
"The Asthenic Ascension" vient clore l'album, le début est ambiant, la suite se rapproche du morceau précédent mais pas pour longtemps puisqu'on part ensuite dans une optique, bien connue maintenant, qui consiste à bien diversifier le propos. De superbes choeurs s'invitent au sein de paysages Heavy/Sympho, nous sommes bien au-delà d'une définition classique du Black Metal, Reverence ayant construit un style qui lui est propre.

Après une telle baffe, il faut reprendre ses esprits !
Bon, essayons de résumer ce qui pour moi constitue l'essence de l'univers de Reverence à travers cet album.
Il s'agit d'un Metal qui refuse de s'enfermer dans un schéma traditionnel, bannissant tout conformisme, toute linéarité, qui nous entraîne au sein de compositions très riches, d'une puissance, d'une noirceur redoutables. "The Asthenic Ascension" est un album qui n'hésite pas à marier divers styles et ambiances pour obtenir au final quelque chose qui touche au grandiose.
La musique de la formation nous offre du Black, du Heavy, quelques éléments Prog, des touches Indus, de multiples atmosphères, des vocaux extrêmes ou clairs efficaces, collant parfaitement aux divers aspects de la musique. Reverence tisse sa toile et nous enferme dans cet univers dont on ne souhaite pas s'extirper tant il est prenant.
Au final, on ressort heureux d'avoir eu le privilège d'être les témoins de la naissance d'un chef-d'oeuvre !

"The Asthenic Ascension" est donc à se procurer d'urgence !!

Tracklist de The Asthenic Ascension :

01. Earth
02. Darwin's Black Hall
03. The Descent
04. Psalm IV
05. Ghost Of Dust
06. Cold Room
07. Genesis Of Everything
08. Those Who Believed
09. The Asthenic Ascension

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Anthology iv: the tragedy of nerak
Anthology iv: the tragedy of nerak
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (7) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anthology iv: the tragedy of nerak (CD)
Akphaezya est un groupe français fondé en 2002 à Orléans et oeuvrant dans une musique proposant un mélange des genres assez savoureux qui fait qu'on peut lui coller l'étiquette "Metal Avant-Gardiste".
Je ne connais pas le premier album du combo, Anthology II, sorti en 2004 puis ressorti sur Ascendance Records en 2008, mais ayant entendu des extraits, la perspective de découvrir un groupe qui propose une musique impossible à étiqueter de manière évidente me mit l'eau à la bouche... ou plutôt à l'oreille !
Ainsi lorsque j'ai, pour la première fois, enclenché la touche "play" pour écouter la nouvelle livraison du groupe, "Anthology IV : The Tragedy Of Nerak", sorti chez Code666, je fus parcouru d'un sentiment mêlant plaisir et inquiétude.
"Plaisir" car je suis toujours à l'affût de groupes cassant les codes, "inquiétude" car il faut beaucoup de talent pour y parvenir car obtenir un joyeux fourre-tout, bordélique et indigeste est toujours envisageable !

La première écoute me rassura : Akphaezya est original, la musique est profondément variée mais pas sans queue ni tête, ça ne part pas vainement dans tous les sens, la diversité n'interdisant pas la fluidité !
Donc, vous savez quoi ? Et bien le mot "inquiétude" n'avait plus lieu d'être pour les écoutes suivantes (car soyons clair, un tel album implique nécessairement plusieurs écoutes pour appréhender de manière efficiente son riche contenu) et par voie de conséquence... "plaisir" fut le mot représentant le mieux cette nouvelle livraison du combo au gré des écoutes successives.

Ce que je retiens de prime abord, ce sont les différents styles que l'on retrouve dans Akphaezya, notamment le Jazz, le Heavy, le Black, le Classique ou le Rock, ensemble délectable enrobé de Prog, qui ne sont pas plaqués les uns après les autres mais bénéficient d'un boulot considérable pour générer une cohérence et, au final, créer une musique originale les ayant totalement digérés !

Entrons maintenant dans "Anthology IV : The Tragedy Of Nerak", bâti comme une tragédie grecque en matière de narration et incluant quatre actes, incarnant les saisons.

Après une intro ambiante ("Prologos"), avec voix chuchotée et achevée par les trois coups de bâton précédant un lever de rideau lors d'une pièce de théâtre, "A Slow Vertigo..." démarre tel un titre électro (la suite confirmera, par instants, cette tendance) à la rythmique heavy en mode mid-tempo. Puis celle qui propulse indéniablement l'album vers les sommets pointe le bout de sa voix. Nehl Aëlin est en effet une formidable vocaliste et c'est un véritable bonheur de l'écouter, que ce soit avec sa voix "normale" ou lorsqu'elle se fait délicate, sensible, douce, pouvant par instants rappeler Sharon Den Adel (Within Temptation). Nehl tient également les claviers et leur apport est considérable, touchants en mode piano, apportant des aspects mélancoliques, ils sont agrémentés d'un violon en parfaite adéquation. Si Nehl est fantastique, on indiquera naturellement qu'elle n'est pas seule dans le groupe !
Loïc (batterie), Stephane (basse) et Stephan (guitare) apportent une dose de puissance dans certaines rythmiques ou de délicatesse lors des passages posés et l'accompagnent dans cette quête de l'excellence, qui n'est pas bien loin dès ce premier titre !
"Sophrosyne" nous plonge dans un Metal sombre, avec un début que ne renierait pas un groupe d'Horror Metal. Nous sommes cette fois proches du Black Metal Symphonique, Nehl apporte une corde (vocale) de plus à son arc : des vocaux extrêmes (elle est également très à l'aise dans ce registre), le piano est toujours fondamental dans le développement des ambiances, on a des passages rapides... et puis c'est un moment cool, jazzy, planant, qui est développé... avant un passage bien heavy incluant ces growls. La fin du titre repart sur les bases du début.
Allez, gros changement avec "Utopia", qui s'avère à l'opposé des aspects sombres du précédent titre et qui est plutôt festif, avec une Nehl cette fois enjouée, déjantée, jazzy, en osmose avec une instrumentation top niveau !
"Húbris" a un début sombre, le Funeral Doom Metal n'est pas loin... mais les codes jazzy arrivent ensuite en force, ça bouge, le groupe s'en donne à coeur joie, tous les instruments tiennent parfaitement leur place et Nehl est toujours aussi éblouissante ! La fin revient sur cette ambiance lugubre du début.
"Transe H.L. 2" est un instrumental au piano. Si le Jazz est une composante importante chez Akphaezya, on pourra aussi ajouter la musique classique, qui constitue cette fois la base de la composition.
C'est de nouveau le grand écart, avec "Genesis", titre plutôt direct de Metal Mélodique aux touches heavy, avec toujours des vocaux variés et cette petite touche jazzy bien agréable.
Début acoustique, avec guitare et basse pour "Dystopia", somptueux titre très mélodique qui ajoute ensuite violon et piano pour arriver à une fin enjouée.
Registre barré, avec beaucoup de passages rapides, présence de quelques vocaux masculins, retour de growlspour "Nemesis" qui, surtout dans ses passages bien rentre-dedans, est purement et simplement jouissif !
"...The Harsh Verdict" revient dans le giron axé "mélancolie" et tranche donc énormément avec "Nemesis"... mais lorsqu'on s'y attend le moins, ce sont des passages à base de Flamenco qui s'offrent à nous, avec la guitare et les vocaux caractéristiques.
Le voyage s'achève avec "Epilogos", sur les mêmes bases que l'intro.

Akphaezya apporte à la scène Metal une raison supplémentaire d'être impressionné par sa diversité.
Ce nouvel opus de la formation orléanaise est une petite bombe qu'il convient d'écouter attentivement et à maintes reprises tant elle est riche et variée. Une fois entré dans cette univers passionnant, on a du mal à en sortir tant il est attachant et inspiré.
Doté d'une forte personnalité, parfaitement interprété et produit (ce qui s'avérait indispensable pour une telle oeuvre), "Anthology IV : The Tragedy Of Nerak" est à découvrir d'urgence !

Tracklist de Anthology IV : The Tragedy Of Nerak

01. ''ü''''' / Prologos

Act I : Spring
02. Scene I : A Slow Vertigo...
03. Scene II : ''''''ý'' / Sophrosyne

Act II : Summer
04. Scene I : Utopia
05. Scene II : ''''' / Húbris
06. Transe H.L. 2

Act III : Autumn
07. Scene I : Genesis
08. Scene II : Dystopia

Act IV: Summer
09. Scene I : Nemesis
10. Scene II : ...The Harsh Verdict

11. '''''''' / Epilogos

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En(d) grave
En(d) grave

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (6) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : En(d) grave (CD)
Abysse est un groupe français oeuvrant dans le Metal Instrumental, fondé en 2004 et auteur de trois enregistrements avant son premier album, "Eights Hours Before Dawn" (2006), "De Profondeur En Immersion" (2007) et "Le Vide Est Forme" (2008).
"En(d)grave", le premier album en date, est donc sur le point de sortir. C'est pour moi tout nouveau de me lancer dans une chronique d'album instrumental, genre que j'écoute modérément, je dois bien le reconnaître.

Il vous est sans doute arrivé d'écouter le début d'un titre, sans intervention de chanteur ou de chanteuse, et de vous dire : "musicalement c'est top, les musicos sont excellent, l'album (ou le titre) s'annonce génial"... et puis le chant fait son apparition... Il arrive effectivement (heureusement, c'est très rare) que le chant plombe un album, qu'on souhaiterait se contenter de la section instrumentale, qu'on apprécie donc particulièrement les parties dénuées de vocaux.
Il arrive également que les parties instrumentales soient tellement plaisantes qu'on se dise : "dommage que ce ne soit pas plus long tellement c'est bon" !

Cela m'est aussi arrivé, mais de là à souhaiter me mettre sans retenue à un album strictement instrumental, il y avait un pas que je ne souhaitais pas franchir... jusqu'à la découverte d'"En(d)grave" !

Avant de vous dire ce que En(d)grave est, je vais commencer par vous dire ce qu'il n'est pas :
- un album avec un chanteur (ça, c'était évident),
- un album bâti autour d'un seul homme, donc qui met essentiellement en valeur un seul homme et son instrument,
- un album gonflant, sans âme, dont le but est de nous éblouir en axant tout sur la technique,
- un album qui s'en tient à un seul et unique style.

J'indiquerai que ce qui précède ne signifie absolument pas que tous les albums instrumentaux sont ainsi, ce n'est pas mon propos, certes c'est parfois vrai, mais cela peut également constituer un stéréotype dommageable pour les groupes. En effet, les gens peuvent s'interdire d'acheter ce type d'album justement parce qu'il est instrumental...

Vous l'aurez deviné, nous allons maintenant passer à ce que En(d)grave est :
- un album sans chanteur puisqu'instrumental (euh, ça aussi c'était évident),
- un album qui est l'oeuvre d'un groupe soudé et qui met donc en valeur TOUS les protagonistes du combo,
- un album passionnant, dans lequel il y a certes des aspects techniques, mais jamais placés un peu partout dans le but de dire : "regardez ce que je sais faire, ça vous en bouche un coin n'est-ce pas ?!",
- un album au son énorme, puissant et équilibré, qui met en valeur TOUS les instruments,
- un album multi-styles, qu'on pourrait aisément s'amuser à imaginer avec tel ou tel chanteur de telle ou telle catégorie spécifique au Metal, extrême ou pas.

Bon, aucun suspense, ce qui précède a vendu la mèche : j'ai pris un pied monumental avec cet album !!
Les raisons sont indiquées ci-dessus mais je souhaite maintenant les développer.

Lorsque j'écoute un album instrumental (Satriani, Loomis, Warmen, Vai, Rondat...), il s'agit généralement de bons albums, mais que je suis incapable d'écouter d'une traite parce qu'il y a ces deux éléments qui, personnellement, me dérangent un peu : un style spécifique qui ne s'aventure pas (ou alors très peu) dans d'autres contrées et cet aspect "groupe d'un seul homme".

Pour Abysse, c'est l'exact contraire. De (très) nombreuses écoutes ont été effectuées depuis que j'ai reçu "En(d)grave" et JAMAIS je n'ai appuyé sur le bouton "stop".
Pourquoi ? Parce qu'il n'y a AUCUNE lassitude, qu'il y a perpétuelle relance au gré des divers styles inclus dans la galette.

Car oui, et c'est bien là que se situe la spécificité d'Abysse : l'aspect multi-styles.
Au sein de la formation, Geoffrey et Vincent (guitares), Jérémy (basse) et Sébastien (batterie) sont potes, pas question que l'un d'eux tire la couverture à lui car Abysse est un groupe, pas un projet solo. L'orientation est clairement Metal et les limites sont exclues. Ne pas s'en tenir à un seul style, surprendre l'auditeur, relancer constamment son intérêt, éviter qu'il se déconnecte... mission accomplie !

"En(d)grave" est constitué de sept titres pour environ quarante-cinq minutes de plaisir !
A quoi vous attendre lorsque vous découvrirez "En(d)grave" ? Permettez-moi d'y répondre en entrant dans l'album.

"Eagle Of Haast" s'inscrit majoritairement dans une optique Heavy Metal, sur un tempo impossible à spécifier précisément puisque la batterie est toujours "en mouvement", on pourra toutefois indiquer un passage rapide, en fin de titre ainsi que quelques ralentissements judicieux, parfaitement amenés, qui ne réduisent absolument pas l'intérêt. Cette lourdeur des rythmiques, agrémentée d'aspects prog, est d'une efficacité incontestable... et ce n'est que le début !
Je vous parlais du fait que personne ne tirait la couverture à lui, la production y est incontestablement pour beaucoup ! On entend distinctement TOUS les instruments, la section rythmique est puissante à souhait, les soli parfaits.
"Ten Thousand Changes" démarre tel un rouleau compresseur, l'aspect heavy est de nouveau présent (c'est d'ailleurs une constante sur l'album), mêlé à quelques courtes mais efficaces instillations Black, le ralentissement qui suit le début tonitruant nous amène vers un paysage plutôt Doom puis le Heavy est de retour, se mêlant à des aspects parfois Thrash/Death mélodique.
"Mastodon" est court mais, à l'image de l'ensemble de l'album, se révèle intense, écrasant, le tempo lent du début laisse place à quelques accélérations et à un chouette solo de guitare. De nouveau, on trouve ces aspects Thrash et Death, la fin du titre s'approchant plutôt du Doom.
"Forest Monument" ajoute des éléments plus Hard-Rock venant se mêler à la fête !
"Sharp And Chrome" est dans la lignée, toujours avec cette atmosphère lourde que la puissance de la production vient magnifier.
On continue avec un "Golden Life" qui ne relâche pas la pression ! Un passage acoustique, très atmosphérique vient reposer nos sens, constamment en éveil depuis le début, puis c'est le retour du rouleau-compresseur rythmique, qui nous amène vers la fin du morceau.
Enfin, "Light For Wheke", à l'instar de la première composition (tous les deux au-delà de huit minutes), prend son temps pour développer son propos. Toujours varié dans les rythmes, mélodique et imposant, il vient clore cet album haut de gamme.

Certains diront que j'exagère mais je n'hésite pas à le dire : "En(d)grave" est le meilleur album de Metal Instrumental qui m'ait été donné d'écouter... et de loin !
Mais j'ajoute que c'est aussi un formidable album Metal tout court, en enlevant le mot "instrumental" donc, car il a tout pour lui : "En(d)grave" est original, riche, varié, inspiré, magistralement interprété et produit.
Pas de chant ? Ce n'est absolument pas un problème... au contraire !
Abysse a trouvé un son, un style qui lui sont propres. J'ai tendance à penser qu'il faut continuer dans cette voie car, après de multiples écoutes, je trouve que des vocaux seraient sans doute en trop, ils dénatureraient ce qui fait qu'Abysse est Abysse !

Voilà, je terminerai en disant que j'ai mis sans hésitation la note maximale à "En(d)grave", essentiellement pour trois raisons :
- un plaisir renouvelé à chaque écoute (et croyez-moi, il y en a eu !) en raison d'une immersion totale dans l'univers du groupe,
- une empreinte spécifique que le groupe imprime dans la sphère Metal (et pas seulement française),
- une production impressionnante qui magnifie la musique.

Je vous recommande fortement, un de vous diriger vers l'interview présente sur "auxportesdumetal.com", et deux... de vous procurer "En(d)grave" !

Tracklist de En(d)grave :

01. Eagle Of Haast
02. Ten Thousand Changes
03. Mastodon
04. Forest Monument
05. Sharp And Chrome
06. Golden Life
07. Light For Wheke

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The acausal mass
The acausal mass
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (5) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The acausal mass (CD)
Merrimack est un groupe français fondé en 1994 et oeuvrant dans le Black Metal.
A ce jour, il a sorti trois albums studio ("Ashes Of Purification" en 2002, Of Entropy and Life Denial en 2006 et Grey Rigorism en 2009) ainsi que divers splits et démos.
Le nouvel opus à venir se nomme "The Acausal Mass".

J'avais été conquis par "Grey Rigorism", qui était à mes yeux une belle réussite, cet album étant très inspiré.
Merrimack y faisait preuve d'une grosse personnalité, se plaçant, à mes yeux, comme un acteur incontournable du Black Metal.
La production, oeuvre de Tore Stjerna (Watain, Destroyer 666, Funeral Mist...) au Necromorbus Studio, s'avérait de grande qualité, idéale pour le groupe.
Le line-up du groupe était alors constitué de Terrorizt (vocaux), Perversifier (guitare), EsX (guitare), Daethorn (basse) et Necrolith (batterie).

Concernant "The Acausal Mass", si la production est toujours excellente (Merrimack a de nouveau fait appel à Tore Stjerna, accompagné de Verker Widgren), le line-up a été bouleversé. Perversifier et Daethorn sont toujours fidèles au poste, bienvenue à Blastum (batterie), A.K. (guitare) et Vestal (vocaux).

Et la musique dans tout ça ?

On démarre fort avec "Vestals Of Descending Light", titre hyper rapide qui fait office d'intro et qui pourrait augurer d'un album direct, rentre-dedans. Et bien il n'en est rien, "Arousing Wombs In Nine Angels Pleroma" représente bien ce que propose aujourd'hui Merrimack : une musique qui aime se diriger vers un tempo lent, qui privilégie les atmosphères poisseuses et s'oriente vers un quasi Black/Doom de fort belle facture, des accélérations qui viennent sévèrement trancher avec cette orientation et apportent un aspect plus direct bienvenu puisqu'il permet d'apporter une variété appréciable dans la musique, à même de renforcer l'intérêt lors de l'écoute.
Un petit mot supplémentaire sur la production, qui est franchement énorme et constitue un incontestable plus dans cette quête de la diversité au service de l'efficacité.
Le début mid-tempo de "Gospel Of The Void" est absolument énorme, entêtant. Il débouche sur un titre très varié en matière d'ambiances et de tempi, passant sans difficulté du plus lent au plus rapide, mais préférant la lenteur pour instaurer de longues plages atmosphériques que certains trouveront peut-être trop longues mais qui, pour ma part, grâce à une interprétation de tout premier ordre et à des soli intéressants, sont loin d'être problématiques.
Avec le début de "Beati Estis Cum Maledixirint Vobis", c'est à un Black Metal vindicatif, puissant et rapide que nous avons affaire. Mais après deux minutes intenses, c'est la musique oppressante, en relation avec un rythme posé, qui reprend ses droits. Une fois de plus, avec réussite, d'autant qu'il y a une touche mélodique plaisante, qui permet même de considérer que Merrimack élargit son horizon, s'affranchissant quelque peu du Black Metal pour s'orienter vers un Metal groovy (qui reste sombre bien sûr), assez surprenant en raison du style pratiqué à la base mais ô combien génial ! Naturellement, une accélération suivra, mais nous demeurons toutefois dans une optique mélodique. Ce morceau est une tuerie, probablement (mais ce n'est que mon modeste avis) le meilleur de l'album... voire du groupe !
Avec "Hypophanie", on navigue dans un Metal désespéré durant un premier tiers glauque à souhait, puis le titre prend son envol, demeurant bien entendu dans une ambiance ténébreuse dont Merrimack a le secret. Le rythme n'est jamais enlevé sur cette compo, hormis un tout petit passage vers la fin, le morceau s'achevant sur un chouette moment à la guitare acoustique.
Avec "Obstetrics", on a de nouveau un passage rapide pour commencer (qu'on retrouvera en fin de titre), au milieu duquel un ralentissement orné d'un riff entêtant s'invite, pour aboutir à une suite conforme à ce Black Metal Atmosphérique que le groupe apprécie tant.
"Worms In The Divine Intestine" démarre de façon bien particulière. Mélodique, puissant, avec une basse bien présente et une montée en puissance jouissive... qui mène à un Black rapide et direct... pour lequel le tempo décroit progressivement pour arriver à cette musique imprégnée de Doom, qui fait partie de la personnalité du combo.
Parties lentes, mid-tempo, accélérations, noirceur palpable, "Abortion Light" est totalement conforme à la vision du Black de Merrimack.
C'est avec un titre de plus de huit minutes, "Liminal Matter Corruption", que le groupe clôt "The Acausal Mass", il incarne ce qui fait la force de Merrimack, me permettant par la même occasion d'établir un premier constat : diversité au sein des compositions, variété de tempi, atmosphères emplies de noirceur qui nous attirent puis nous happent inexorablement.

"The Acausal Mass" nécessite une acclimatation, plusieurs écoutes attentives pour entrer pleinement dedans.
Merrimack instaure un climat prenant, les titres sont accrocheurs malgré ces longues plages atmosphériques qui seront peut-être l'objet de débats, entre ceux qui sont pour un Black direct et sans concessions et ceux qui apprécient qu'un groupe prenne son temps pour développer les ambiances.
Si je devais trouver un bémol pour cet album, j'indiquerais qu'il y a peu de réelles surprises au sein des titres, Merrimack bâtissant ceux-ci avec des canevas assez similaires, en matière de tempi, d'ambiances ou de vocaux. Cependant, ce n'est absolument pas rédhibitoire, l'ensemble étant efficace, plaisant et jamais ennuyeux.

Définitivement, la voie de Merrimack est celle du Black Metal Atmosphérique agrémenté d'aspects Doom et d'accélérations fulgurantes.
"The Acausal Mass" peut être placé parmi les excellents albums du genre et à ce titre, je vous recommande de ledécouvrir !

Tracklist de The Acausal Mass :

01. Vestals Of Descending Light
02. Arousing Wombs In Nine Angels Pleroma
03. Gospel Of The Void
04. Beati Estis Cum Maledixirint Vobis
05. Hypophanie
06. Obstetrics Of Devourment
07. Worms In The Divine Intestine
08. Abortion Light
09. Liminal Matter Corruption

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Of breath and bone
Of breath and bone
Prix : EUR 15,77

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jouissif, tout simplement !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Of breath and bone (CD)
Be'Lakor nous vient d'Australie. Ce combo, fondé en 2004 et auteur de deux albums ("The Frail Tide" en 2007 et Stone'S Reach en 2009), oeuvre dans le Death Metal Mélodique.
Sa nouvelle offrande à venir se nomme "Of Breath and Bone", je vous propose d'entrer sans plus tarder dans cet opus.

"Abeyance", première compo de l'album, a immédiatement placé "Of Breath And Bone" sous les meilleurs auspices, avec tout ce qui fait qu'un album de Death peut accrocher les sens rapidement et durablement : gros son, éléments mélodiques immédiatement palpables, agrémentés d'une technique sans faille, aspects heavy, épiques, tempi variés, vocaux gutturaux profonds et puissants.
Si on remarque l'empreinte de la scène de Göteborg (cela est récurrent sur l'album), on peut toutefois indiquer que Be'Lakor n'est pas un clone, loin de là, ses influences étant pleinement digérées pour aboutir à une musique ayant de la personnalité. Le groupe s'aventure régulièrement dans des contrées mélancoliques particulièrement accueillantes, au gré de passages puissants ou, par deux fois, calmes, doux. Franchement les huit minutes passent vite car le groupe sait varier les plaisirs, avec ces changements d'ambiances et l'apport de riffs entêtants. C'est d'ailleurs sans hésitation que j'aurais même tendance à dire que "Abeyance" aurait pu durer bien plus longtemps que ça n'aurait pas posé de problème ! Oui, cette compo est géniale !
"Remnants" est dans la lignée, avec toujours notamment ces riffs prenants, ces diverses atmosphères et tempi, apportant une diversité et un intérêt sans cesse renouvelés. Pas de violence, que de la puissance couplée à une facilité à nous orienter vers des territoires mélodique captivants.
Ce n'est pas "Fraught", dont l'apport du piano nous immerge un peu plus dans la mélancolie, qui viendra contredire ce qui précède.

Pour moi, à ce stade de la chronique, cette nouvelle galette de Be'Lakor c'est une bonne dose de riffs entêtants et de mélancolie, une assise rythmique imposante, une absence totale de moments dispensables. Bref, c'est une musique continuellement efficace et dotée d'une science de la mélodie impressionnante.
Inutile de vous dire qu'après ces trois superbes compositions, je ne me faisais pas de souci pour la suite et
vous savez quoi ? Eh bien, j'ai eu raison !

Le début d'"Absit Omen" est orchestral, sombre, allons-nous nous diriger vers un titre symphonique ? Et bien non, Be'Lakor poursuit le chemin tracé en assombrissant cependant encore plus le propos, toujours avec autant de réussite.
"To Stir The Sea" est un (trop) court instrumental, c'est en mode acoustique que la guitare intervient, accompagnée du clavier. Il précède un "In Parting" qui nous accueille de la meilleure des manières, bien heavy et mélodique. C'est le titre le plus long de l'album mais aucun souci non plus ici, la méthode est bien rodée ! Et puis il y a ce superbe passage avec ces imposantes rythmiques, enrichies par le piano, ou ce somptueux break acoustique, prélude à une chouette accélération.
"The Dream And The Waking" apporte quelques passages lents, limite Doom, tout aussi intenses, le piano apporte beaucoup lorsqu'il intervient, notamment lors de moments lourds, sombres.
Les meilleurs choses ont malheureusement toujours une fin et c'est avec "By Moon And Star" que Bel'Akor prend congé. Après un début symphonique, on repart dans cette optique très diversifié qui fait la force du combo, nous servant pour la dernière fois ce mélange succulent de puissance et de mélodie, qui s'achève sur un superbe passage, très sombre et orchestral.

Une écoute suffit à se rendre compte que cet album est une belle réussite. Inspiration, émotion, interprétation impeccable et production haut de gamme (album mixé et masterisé par Jens Bogren, qui a bossé avec Opeth ou Amon Amarth notamment) sont au menu. Mais naturellement, d'autres écoutes sont nécessaires pour confirmer cela et indiquer s'il a oui ou non une durée de vie appréciable dans la platine CD, si la longueur des titres n'est pas problématique. Et bien, au fil des écoutes, l'album s'avère toujours aussi attachant, on ne s'en lasse pas !
J'ai tendance à penser que "Of Breath and Bone" est un album majeur du Death Mélodique. Alors certes, il ne va pas révolutionner le genre, mais "Be'Lakor" propose une musique extrêmement accrocheuse, à travers cette richesse au sein de titres longs (huit titres, dont un court instrumental, pour cinquante-six minutes de plaisir), élément indispensable pour développer ces remarquables ambiances, palpitantes de bout en bout.

Je reconnais que je ne m'attendais pas à un album de cet acabit, à passer d'aussi bons moments, écoute après écoute, avec "Of Breath and Bone". Be'Lakor a tapé dans le mille avec cet opus et je ne peux que vous conseiller de le découvrir !

Tracklist de Of Breath and Bone :

01. Abeyance
02. Remnants
03. Fraught
04. Absit Omen
05. To Stir The Sea
06. In Parting
07. The Dream And The Waking
08. By Moon And Star

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Psalms for the dead
Psalms for the dead
Prix : EUR 19,69

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'ultime album des maîtres du Doom Epique !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Psalms for the dead (CD)
Candlemass, c'est l'un des grands maîtres du Doom, qu'il a nourri d'aspects heavy et épiques, l'un des groupes absolument incontournables du genre qui a sorti, en l'espace de vingt-huit ans, onze albums, en comptant le petit dernier, "Psalms For The Dead".
Mais Candlemass a annoncé que ce serait son ultime opus (l'avenir nous dira si cela se confirme).
L'attente est donc fiévreuse, on ne peut qu'imaginer un feu d'artifice artistique, un immense opus pour clore cette superbe carrière discographique.

Les prestations live vont cependant continuer, mais sans Robert Lowe, remercié et remplacé par le toujours excellent Mats Levén (ex-Yngwie Malmsteen, ex-Therion, ex-At Vance, Krux... l'autre groupe de Leif Edling...).
Robert fut à mes yeux un remarquable choix au poste de chanteur. Il fut intronisé au sein du groupe avec l'album The King Of The Grey Island (2007), pour lequel il avait la lourde tâche de succéder à l'emblématique Messiah Marcollin. Mission accomplie pour celui qui fut également le frontman de Solitude Aeternus (je souhaite maintenant qu'il relance ce combo), et s'avéra exemplaire sur les trois albums (et l'EP) auxquels il a participé. Ajoutons que sur ce nouvel opus il est, vous vous en doutez, parfait !

Entrons sans plus attendre dans "Psalms For The Dead".
Début lourd, lent, typiquement Doom pour "Prophet", puis le titre prend son envol, avec un rythme soutenu et des claviers en mode orgue Hammond (très présent sur l'album) en toile de fond. Heavy, puissant, accrocheur, le tempo change de nouveau puisqu'une accélération suit, avec un solo de grande classe qui nous entraîne dans une ambiance fleurant bon le Heavy Metal. Evidemment, la suite sera conforme à ce que l'on attend du combo, à savoir un Heavy/Doom aux tempi changeants.
On notera que la production est remarquable, parfaitement en phase avec la puissance et les variations inhérentes au groupe.
Sombre, lent, inquiétant, "The Sound Of Dying Demons" suit, il bénéficie d'une accélération de rythme, à la faveur d'un passage instrumental orné d'un excellent solo, qui illumine la compo... avant de poursuivre son chemin comme il avait commencé.
Changement radical d'ambiance avec le rythmé et direct "Dancing In The Temple (Of The Mad Queen Bee)", pour lequel l'orgue est de sortie, et qui, comme c'est le cas sur l'ensemble de l'album, bénéficie de soli impeccables.
Candlemass n'est pas un groupe à s'en tenir à un tempo prédéfini, il varie fréquemment le propos et c'est justement ça qui fait sa particularité et sa (forte) personnalité au sein de la scène Doom. Ainsi, avec "Waterwitch", nous évoluons de nouveau dans des eaux purement Doom, même si une accélération se profile lors de l'incontournable passage instrumental à la sauce heavy, introduisant l'inévitable et indispensable solo.
Début avec le seul clavier pour l'écrasant "The Lights Of Thebes", dont la mélodie est bien accrocheuse. Les claviers sont très présents, plutôt en arrière-plan, ils soulignent l'atmosphère de manière efficiente. On remarquera quelques aspects orientaux du plus bel effet, notamment lors du superbe passage instrumental sur lequel les claviers (encore eux) prennent un peu plus le pouvoir.
Robert est encore grandiose sur le titre éponyme, qui s'avère posé, mélodique, et qui nous offre quelques chouettes moments psychédéliques, avec l'orgue de nouveau présent. Puis c'est (encore et toujours) avec le passage instrumental bien heavy que le rythme change, se faisant ici mid-tempo, dynamique. Celui-ci constitue une pause, puisque c'est vers une suite conforme au début que nous poursuivons le morceau.
C'est avec un "The Killing Of The Sun" imposant, dont le riff écrasant pourra évoquer Black Sabbath, que nous continuons cette écoute particulièrement plaisante... qui se poursuit dans une optique proche du précédent puisque nous sommes de nouveau dans un Doom Metal surpuissant... sauf qu'il y a plus de variations vocales et que l'orgue tient un rôle prépondérant, en particulier lors d'un long moment instrumental particulièrement jouissif !
Pour l'ultime composition de l'album, un long passage parlé, sur le thème du temps, accompagné du "tic tac" de l'horloge, introduit "Black As Time". Puis c'est l'accélération, bien heavy, qui laisse ensuite place à un riff énorme, typiquement doom. Le passage instrumental suit, toujours aussi efficient, avec quelques chouettes atours psychédéliques. Après avoir poursuivi dans la même veine de ce qui constitue la trame du morceau, celui-ci s'achève sur un lent "tic tac" accompagnant les derniers riffs.

Je pense que les fans seront comblés par cette dernière livraison de la formation suédoise. Il auront d'autant plus de regrets que la carrière discographique de ce formidable combo s'arrête là.
"Psalms For The Dead" est pleinement conforme à ce que j'attendais : un album varié, inspiré, magistralement interprété, aux tempi diversifiés, avec des aspects heavy très présents et des soli de grande qualité. Pour que la sauce prenne définitivement, il fallait une production à la hauteur, et c'est le cas, celle-ci s'avérant puissante et équilibrée.

Bref, ce n'est pas avec "Psalms For The Dead" que Candlemass va nous décevoir, cet album étant une réussite de plus pour le groupe et s'avérant une oeuvre qui fera date.
A ce titre, je vous recommande donc chaudement de vous le procurer !

Tracklist de Psalms For The Dead :

01. Prophet
02. The Sound Of Dying Demons
03. Dancing In The Temple (Of The Mad Queen Bee)
04. Waterwitch
05. The Lights Of Thebes
06. Psalms For The Dead
07. The Killing Of The Sun
08. Siren Song
09. Black As Time

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Corrupted Harmony
Corrupted Harmony
Prix : EUR 16,12

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (4) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Corrupted Harmony (CD)
Hellixxir est un combo français originaire de Grenoble, qui fut fondé en 2001.
Il est l'auteur d'une démo ("The Cypress Forest", en 2003) et de deux albums (War Within en 2007 et "Corrupted Harmony" en 2011).
Le style pratiqué pour son premier album était un Thrash Metal Mélodique assez varié, aux accents Power ou Heavy, voire Death.

Lorsque j'ai eu l'opportunité de m'occuper de la chronique de "Corrupted Harmony", je suis parti à la recherche d'extraits, histoire de me faire une première idée, certes succincte.
J'avais apprécié "War Within", notamment pour sa diversité, j'étais curieux de découvrir cette seconde cuvée.
Mais les extraits de "Corrupted Harmony" m'ont mis une petite claque : la musique d'Hellixxir était devenue bien plus sombre, plus puissante, mieux produite, et son chanteur s'avérait parfaitement adapté à ce Thrash Metal, fortement imprégné de Death et d'atmosphères torturées.
Plus de doute : il me le fallait absolument, la demande fut donc faite...

... Après avoir reçu l'album, une première écoute était programmée pour entériner cette impression initiale.
Et bien une fois de plus, j'étais en présence d'un excellent groupe français, qui n'avait pas à rougir face à la concurrence étrangère, particulièrement foisonnante dans le style.
Des influences, on peut en chercher et en trouver, mais est-ce vraiment important ? Elles sont de toute façon pleinement digérées, au sein d'un album varié et emprunt d'une grande maturité, aidé en cela par une production impeccable, à même de faire ressortir une maîtrise technique sans failles.
Ajoutons que l'apport des vocaux extrêmes, très présents, apporte un aspect encore plus noir à la musique... ce que l'on rencontre d'ailleurs également au niveau de la pochette, sobre et sombre.
Tout ceci est donc déjà perceptible lors de la première écoute, mais cela mérite évidemment d'être affiné.

"Corrupted Harmony" a été enregistré par un groupe de potes soudés, cela se ressent.
Mais durant l'été 2011, un drame a endeuillé Hellixxir. Camille Marquet, chanteur-bassiste du combo, est décédé brutalement, bien avant la sortie de l'album.
Je ne peux qu'imaginer la tristesse intense des membres du groupe, lorsqu'ils ont entendu la basse et le chant de leur ami disparu sur cet album particulièrement abouti, sur cet album où il donne le meilleur de lui-même. Car la basse est bien présente (la production, très réussie, permet de bien distinguer les différents instruments), le chant est puissant, varié, efficace, Camille était selon moi le chanteur parfait pour Hellixxir.
Le groupe poursuit sa route, un chanteur et un bassiste sont arrivés, mais ceci est une autre histoire...

Ce qui m'a frappé avec cet album, c'est cette envie récurrente de l'écouter. Cette impression qu'il y avait toujours des choses à découvrir qui me ramenaient constamment vers lui.
Mais en définitive, la véritable raison c'est que Corrupted Harmony est tout simplement, selon moi, une oeuvre importante du Thrash Metal, un album qu'on prend plaisir à réécouter, maintes et maintes fois, sur sa chaîne hifi, dans sa voiture, sur le PC... bref, je l'ai écouté partout et souvent !

Tout ce qui fait qu'un album est réussi est réuni ici : il est inspiré, varié, agressif, les mélodies sont prenantes, les rythmiques imposantes, techniquement et vocalement c'est impeccable et la production vient magnifier le tout.

Entrons maintenant dans "Corrupted Harmony" si vous le voulez bien.
"Punishment" nous accueille et on en prend, dès la première note, plein les oreilles ! Rythmique surpuissante, tempi variés, interprétation top niveau, trois voix (death, claire ou black/death), atmosphère pesante (qu'on retrouvera sur l'ensemble de l'album) et un invité (Lionel Ippolito, ex-Stillrise)... ça commence très bien !
Sur "Blood Writings", on trouve des passages bien rapides, d'une efficacité maximale, d'autres mid-tempo ou plus lents, s'avérant imposants, un soli ravageur ; il précède "Constant Fear" qui, après une entrée en matière particulièrement catchy, qui semble augurer d'une petite éclaircie dans cet univers si sombre... nous démontre le contraire ! Ce morceau ajoute une touche malsaine, renforcée par des vocaux inquiétants et une lourdeur, doublée de quelques passages lents, qui enfonce le clou.
Entrée en matière posée, glauque, avec craquements, à la guitare acoustique, l'instrumental "Corrupted Harmony" évolue ensuite vers des territoires Heavy/Thrash redoutablement efficaces, qu'un solo lumineux vient agrémenter. Techniquement, c'est vraiment impeccable... et puis, une fois de plus, rendons hommage à cette production qui fait ressortir tous les instruments !
Hellixxir n'est pas du genre à se reposer sur ses lauriers, à définir une structure et à la répéter continuellement, non, on part cette fois, avec "Oppressions", sur un terrain apportant une petite touche Black, le rythme est enlevé, la base Thrash si efficace est naturellement toujours omniprésente !
"Bloody Mary" nous permet d'apprécier la diversité des vocaux, des tempi et des atmosphères, faisant de cette composition un véritable condensé de tout ce qui précède.
"Faces Of Death" est lent, oppressant, on est quasiment dans un Heavy/Doom/Death Mélodique, Hellixxir ne se donne aucune limite, ne s'en tient pas à un style prédéfini mais explore les différentes facettes du Metal Extrême avec une efficacité proprement incroyable !
Massif, propre à vous décrocher les cervicales, "Birth Of the Evil" repart sur des bases enlevées ; "Declaration Of War", quant à lui, renforce le côté lourdeur et je noterai que c'est un véritable régal d'entendre aussi précisément cette collaboration guitare rythmique/lead/basse/batterie !
Enfin, c'est sur un titre instrumental que "Corrupted Harmony" prend congé, avec une participation de choix puisque Henrik Garcia (Dark Moor) est de la partie. Un super solo, une rythmique lourde à souhait, une fin acoustique, cette ultime compo est à l'image de l'ensemble de l'album : elle transpire l'excellence !

Hellixxir a peaufiné "Corrupted Harmony" jusque dans ses moindres détails.
Il lui a donné un son parfait, une assise rythmique impressionnante, des soli de toute beauté, au sein d'une ambiance ténébreuse qui nous happe et nous maintient immergé de la première à la dernière seconde.
"Corrupted Harmony" est une petite bombe qu'il est impossible de cataloguer avec précision, c'est aussi ça qui fait sa force. La base est Thrash, certes, mais il y a une multitudes d'éléments qui viennent faire la différence, qui font la spécificité d'Hellixxir. Ainsi, les aspects Death, Heavy, Doom ou Black apportent cette richesse, cette diversité au sein des compos.
Ceci aboutit à un album majeur du Metal français... et bien au-delà !

Je vous recommande de découvrir, si ce n'est déjà fait, Hellixxir, et de vous procurer d'urgence "Corrupted Harmony" !

Tracklist de Corrupted Harmony :

01. Punishment
02. Blood Writings
03. Constant Fear
04. Corrupted Harmony
05. Oppressions
06. Bloody Mary
07. Faces Of Death
08. Birth Of the Evil
09. Declaration Of War
10. Kill the Parasite

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