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fifi59
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Until fear no longer defines us
Until fear no longer defines us
Prix : EUR 13,29

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe album !!, 24 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Until fear no longer defines us (CD)
Ghost Brigade est un groupe finlandais qui fut fondé en 2005.
Après une démo, sortie en 2006, nous avons eu droit à deux superbes albums, Guided By Fire (2007) et Isolation Songs (2009), qui nous propulsaient vers une musique qui avait le don pour brasser à la perfection quelques styles que votre serviteur affectionne (Doom, Death, Rock atmosphérique en particulier).
"Until Fear No Defines Us", le troisième album, suit les traces de ses deux illustres prédécesseurs.

Il y a de nombreux groupes fascinants, qui nous transportent émotionnellement ailleurs, dans une dimension certes sombre mais qui procure un bien-être et un plaisir d'écoute considérables. Ghost Brigade est de ceux-là.
Ghost Brigade, c'est la création d'une musique qui a tendance à flirter avec le Metal/Rock dépressif mais qui évite de tomber dedans. Une mélancolie palpable, omniprésente, est le trait caractéristique dominant des Finlandais, on accède à des moments forts en émotions, magnifiés par des passages acoustiques de toute beauté et magnifiquement chantés, en voix claire, par Manne Ikonen, tout aussi efficace en voix extrême lors de passages "agressifs".

Ghost Brigade nous emmène sur des territoires ayant des points communs avec quelques groupes, tels Opeth, Swallow The Sun (dont le claviériste, Aleksi Munter, est membre), Paradise Lost, voire Katatonia, tout en conservant sa totale autonomie, une indiscutable personnalité, ces influences étant bien intégrées, parfaitement digérées.

Je n'ai pas eu besoin de nombreuses écoutes pour aimer "Until Fear No Defines Us", la première suffisant pour réaliser que ce nouvel opus était excellent et confirmant tout le bien que je pensais initialement du groupe, les écoutes suivantes confirmant cela. Il y a toujours cette atmosphère mélancolique, ces passages lancinants de toute beauté, ces impeccables aspects acoustiques ou électriques, que la remarquable production, que je qualifierai de parfaite, vient fortement rehausser.
Bref, sur "Until Fear No Defines Us", pas d'accélérations foudroyantes, pas de violence, mais de la subtilité, de la puissance, des tempi modérés.
La marque des grands albums est d'avoir la faculté de pouvoir être écoutés de nombreuses fois sans lassitude, avec un plaisir toujours égal. "Until Fear No Defines Us" est de cette trempe !
Alors OK, on ne peut pas considérer que nous tenons là un album profondément original, vous vous direz sans doute parfois « Tiens, ça me fait penser à... », mais cela n'est absolument pas dérangeant et bon sang que le boulot est bien fait !

L'album s'ouvre sur "In The Woods", excellent titre acoustique qui nous immerge dans cet univers mélancolique que le groupe maîtrise si bien. Le second morceau, "Clawmaster", représente la facette strictement électrique du groupe, à savoir un Doom/Death puissant, mélodique, accrocheur, avec ces deux voix (extrême et claire) se complétant à merveille.
La suite de l'album est dans la lignée, variant les plaisirs, ne se séparant jamais de ses aspects mélodiques et mélancoliques. Nous découvrons des territoires faits de quelques touches de douceur, privilégiant la voix claire, combinant la puissance du Metal au meilleur du Rock Atmosphérique, avec refrains catchy en prime ("Chamber, le génial et « tubesque » "Divine Act of Lunacy", "Grain", "Cult of Decay", "Soulcarvers"), ou préférant les vocaux extrêmes, les ambiances sombres et intenses, nous proposant parfois des riffs typés Black Metal Mélodique ("Traces Of Liberty", "Breakwater", qui inclut un chouette passage planant, le rythmé "Torn").

Je vous souhaite de passer un aussi bon moment que moi à l'écoute de ce très inspiré "Until Fear No Defines Us". Chacun aura peut-être ses préférences, l'album offrant, en fonction des titres, une approche plutôt Rock/Metal atmosphérique et une autre nous orientant vers le Doom/Death.
Mais cela ne doit en aucun cas constituer un obstacle pour apprécier cet opus qui doit être considéré comme une œuvre diversifiée, passionnante, formant un tout parfaitement cohérent.

Tracklist de Until Fear No Longer Defines Us :
01. In The Woods
02. Clawmaster
03. Chamber
04. Traces Of Liberty
05. Divine Act Of Lunacy
06. Grain
07. Breakwater
08. Cult Of Decay
09. Torn
10. Soulcarvers

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : May 28, 2012 11:45 PM MEST


Bloodthrone
Bloodthrone
Prix : EUR 9,27

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une nouvelle petite merveille made in France !!, 24 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bloodthrone (CD)
En 2003, je découvre Dark Poetry, groupe français œuvrant dans le Thrash/Death et fondé en 1997. L'achat de "An Ugly Little Freak" effectué et une écoute plus tard, je me dis qu'on tient là un très bon groupe, qui pourrait bien percer. Mais ce fut malheureusement le seul album de la formation.
En 2006, je prends une immense baffe avec Athanor, groupe de Black Metal Progressif fondé en 1998, dont le magistral album, "Le Testament Du Diable", s'avère être un authentique chef-d'œuvre.
Bon, c'est bien beau tout ça, mais quel est le rapport avec Minushuman ?
Et bien ces trois groupes viennent de Bergerac et ont des musiciens en commun.
En effet, Cédric Moïse (chant), Mickael Desmarie (basse), Gaspard Jeanty-Ruard (batterie) et Thomas Billerey (guitare) sont issus de Dark Poetry, les deux derniers venant également d'Athanor, Lionel Bouyroux (guitare) complétent la formation.
Tout ça pour dire que Minushuman est d'emblée particulièrement alléchant pour votre serviteur !

Fondé en 2007, le combo a sorti un excellent premier album auto-produit en 2008, Watch The World Die, avant de nous proposer son nouvel effort nommé "Bloodthrone".
Après avoir écouté quelques extraits qui m'ont mis l'eau à la bouche, il est temps de me plonger dans l'écoute intégrale de "Bloodthrone". Le premier opus du combo m'ayant totalement convaincu, cette nouvelle cuvée allait-elle confirmer tout le bien que je pense de Minushuman ?

Avec "Bloodthrone", Minushuman nous propose une musique alliant Thrash, Death, Heavy, quelques touches Rock, atmosphères sombres (qui peuvent parfois lorgner vers le Black ou le Doom), n'oublie jamais l'aspect mélodique, et le tout est agrémenté d'une production idéale, puissante, à même de parfaitement souligner le boulot de chaque protagoniste.
"Bloodthrone" s'avère être un album intense, inspiré, pour lequel on ressent une impressionnante homogénéité qualitative et une diversité appréciable, à même de passionner l'auditeur et de le pousser à effectuer volontiers de multiples écoutes !
Si "Watch The World" nous présentait un grand espoir du Metal hexagonal, "Bloodthrone" constitue (déjà) l'album de la maturité. Selon moi, le statut d'espoir est désormais dépassé... Minushuman navigue maintenant parmi les meilleurs !

"Bloodthrone", ou le meilleur des mondes selon Minushuman.
Le groupe nous propose en effet une musique souvent directe, réussit à concilier des aspects catchy, voire groovy, avec une propension à nous plonger dans des ambiances très dark.
Même si la complexité n'est pas de mise, que l'efficacité est privilégiée, l'album est riche et nécessite plusieurs écoutes pour s'en imprégner intégralement.
Je vous parlait d'homogénéité qualitative. Cela se traduit en l'occurrence par le fait que les compositions sont toutes excellentes... et que les points faibles sont bannis !

L'entrée en matière est idéale, puisque "The Architect" incarne la diversité promise, à savoir des tempi allant du lent au rapide, un sens mélodique omniprésent, une lourdeur jouissive, une voix death s'orientant parfois vers des aspects moins rugueux (qu'on qualifiera donc de voix claire agressive).
"The Size Of An Ocean" est rythmé, nous apporte un élément en voix claire au sein d'un passage récurrent rappelant Devin Townsend, ralentit le tempo pour un moment instrumental assez planant, avec solo de guitare plaisant en prime.
"Evolve" incarne l'aspect rentre-dedans, rapide du groupe, tandis que "The Day We Died", particulièrement efficace, s'avère être un véritable tube en puissance !
Le superbe et entêtant "Forgotten Fields" recèle des éléments pouvant rappeler Dark Tranquillity, voire Paradise Lost. Quant à "Three Mile Island", on est proche d'un Death'N'Roll à la sauce Gothenburg... efficacité maximale !
"Godspeed" est écrasant, limite dépressif, mais une fois de plus, les tempi sont diversifiés, lancinants, mid ou rapides, Minushuman ne s'enferme dans aucun schéma préétabli.
"Another All" me fait penser à Amon Amarth dans son début instrumental, en outre certains riffs typés Black Metal Mélodique accrochent les sens ; "Bloodthrone", et son approche lancinante, nous oriente vers des aspects Doom/Death. Aucune limite ne vient entraver l'inspiration du groupe !
L'album se clôt sur l'instrumental "Kill Me", dont la première partie, répétitive, tape dans le Doom Dépressif, puis le tempo s'accélère, nous amenant vers la fin de cet album que je qualifierai sans problème de monumental !

"Bloodthrone" est donc une impressionnante réussite, un album qu'on peut écouter en boucle sans difficulté.
Inspiration, interprétation, production, tout est impeccable et rend ce second opus de Minushuman indispensable à votre cdthèque !

Tracklist de Bloodthrone :
01. The Architect
02. The Size Of An Ocean
03. Evolve
04. The Day We Died
05. Forgotten Fields
06. Three Mile Island
07. Godspeed
08. Another All
09. Bloodthrone
10. Kill Me

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 30, 2011 11:36 PM MEST


The Big Four : Live From Sofia, Bulgaria [Blu-ray]
The Big Four : Live From Sofia, Bulgaria [Blu-ray]
DVD ~ Metallica

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 INDISPENSABLE !!, 16 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Big Four : Live From Sofia, Bulgaria [Blu-ray] (Blu-ray)
Quelques chiffres pour commencer :

Metallica, fondé en 1981, neuf albums studio à son actif.
Slayer, fondé en 1981, onze albums studio à son actif.
Anthrax, fondé en 1981, neuf albums studio à son actif.
Megadeth, fondé en 1983, douze albums studio à son actif.

Si la palme de la carrière la plus florissante revient à Metallica, les trois autres sont évidemment également d'incontournables leaders de la scène Metal.
Des tensions entre eux (on pourra cependant en exclure Anthrax), il y en a eu, mais il était grand temps de faire table rase du passé et de proposer aux fans un moment hautement jouissif : la présence de ces quatre groupes cultes du Thrash Metal sur une même affiche, au sein du Big Four, dans le cadre du festival Sonisphere.
La date du 22 juin 2010, à Sofia, a été immortalisée et est donc sortie en Blu-Ray (qui est l'objet de ma chronique) et en DVD.

Anthrax va (enfin) sortir un nouvel album, Worship Music, en septembre, et il est très attendu. Quant aux dernières livraisons de Metallica, Slayer et Megadeth (respectivement Death Magnetic, World Painted Blood et Endgame), elles sont de haute qualité. Finissons en indiquant que Megadeth ira aussi de sa nouveauté cette année avec le bien nommé "Th1rt3en" (sortie en novembre).

Bref, au vu de ce qui précède, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour eux, sur les plans artistiques et relationnels !

Quatre concerts, plus de cinq heures de musique, une scène immense, une ambiance de folie, voilà ce qui vous attend.
Bien entendu, comment imaginer qu'un tel événement ne soit pas capté de manière optimale ? Comment imaginer qu'on puisse se retrouver avec un produit à l'image dégueulasse et au son naze ? On ne peut pas l'envisager n'est-ce-pas ? C'est impossible de penser que tout n'a pas été fait pour obtenir la perfection !
Et bien les amis, pas de suspense inutile, je dis d'emblée que ce double Blu-Ray est au diapason de ce moment phare de l'histoire du Metal, que ce soit au niveau des prestations des groupes, qui s'avèrent impeccables, qu'à celui de l'aspect purement technique du support !

* Blu-Ray 1

Anthrax ouvre les hostilités et je dois vous avouer que je suis content de revoir Joey Belladonna comme titulaire au poste de chanteur. Malgré le fait que j'apprécie beaucoup John Bush, je préfère la voix de Joey dans Anthrax. Côté setlist, aucun problème, elle est intéressante et équilibrée, avec six albums représentés et une reprise de Black Sabbath ("Heaven And Hell") en hommage à R.J. Dio, pour onze titres joués. Notons la présence de "Only", seul représentant de la période Bush, parfaitement interprété par Joey, et de l'indéboulonnable "Antisocial" de nos compatriotes Trust, toujours monstrueusement efficace !
Le groupe est en grande forme (mention spéciale au bassiste Franck Bello, totalement déchaîné), heureux d'être là, la bonne humeur est communicative, le show est nerveux, ça commence très bien !

Setlist Anthrax (environ 63 min) :
01. Caught In A Mosh (de l'album Among The Living, 1987)
02. Got The Time (de l'album Persistence Of Time, 1990, reprise de Joe Jackson)
03. Madhouse (de l'album Spreading The Disease, 1985)
04. Be All End All (de l'album State Of Euphoria, 1988)
05. Antisocial (de l'album State Of Euphoria, 1988, reprise de Trust)
06. Indians (de l'album Among The Living, 1987) / Heaven And Hell (reprise de Black Sabbath)
07. Medusa (de l'album Spreading The Disease, 1985)
08. Only (de l'album Sounds Of White Noise, 1993)
09. Metal Thrashing Mad (de l'album Fistful Of Metal, 1984)
10. I Am The Law (de l'album Among The Living, 1987)

Megadeth suit, avec une excellente setlist, efficace, piochant également dans pas mal d'efforts du combo (six albums représentés pour douze titres interprétés), dont l'incontournable "A Tout Le Monde" et "Hook In Mouth", titre peu interprété en Live.
Je regrette cependant qu'"Endgame", qui est un super album regorgeant d'excellents titres, n'ait qu'un seul titre proposé ("Head Crusher"). Et puis quel dommage d'avoir dû jouer quelque temps sous une pluie battante !
Le show est appliqué, technique, puissant. Encore un super moment avec un enchaînement de classiques !

Setlist Megadeth (environ 61 min) :
01. Holy Wars... The Punishment Due (de l'album Rust In Peace, 1990)
02. Hangar 18 (de l'album Rust In Peace, 1990)
03. Wake Up Dead (de l'album Peace Sells... But Who's Buying ?, 1986)
04. Head Crusher (de l'album Headgame, 2009)
05. In My Darkest Hour (de l'album So Far, So Good... So What !, 1988)
06. Skin O' My Teeth (de l'album Countdown To Extinction, 1992)
07. A Tout Le Monde (de l'album Youthanasia, 1994)
08. Hook In Mouth (de l'album So Far, So Good... So What !, 1988)
09. Trust (de l'album Cryptic Writings, 1997)
10. Sweating Bullets (de l'album Countdown To Extinction, 1992)
11. Symphony Of Destruction (de l'album Countdown To Extinction, 1992)
12. Peace Sells (de l'album Peace Sells... But Who's Buying ?, 1986) / Holy Wars Reprise

Slayer arrive sur scène et la setlist est conforme à celles de ses deux prédécesseurs, à savoir tapant dans pas mal d'albums (sept pour douze titres), histoire de bien représenter les différentes périodes.
Personnellement, et cela n'engage que moi, je déplore l'absence d'au moins un titre du premier album (Show No Mercy, 1983), qui est mon album préféré du groupe. Autre absent de marque, le titre "Hell Awaits", et sa géniale montée en puissance. Bon, OK, je chipote peut-être un peu, mais j'ai ressenti un léger manque. Par contre, point positif, ça fait plaisir d'entendre trois titres du dernier album ("World Painted Blood"), d'autant qu'il est très bon !
Bref, on a droit à une prestation classique, typique du groupe, le spectacle est direct, intense !

Setlist Slayer (environ 61 min) :
01. World Painted Blood (de l'album World Painted Blood, 2009)
02. Jihad (de l'album Christ Illusion, 2006)
03. War Ensemble (de l'album Seasons In The Abyss, 1990)
04. Hate Worldwide (de l'album World Painted Blood, 2009)
05. Seasons In The Abyss (de l'album Seasons In The Abyss, 1990)
06. Angel Of Death (de l'album Reign In Blood, 1986)
07. Beauty Through Order (de l'album World Painted Blood, 2009)
08. Disciple (de l'album God Hates Us All, 2001)
09. Mandatory Suicide (de l'album South Of Heaven, 1988)
10. Chemical Warfare (du EP Haunting The Chapel, 1984)
11. South Of Heaven (de l'album South Of Heaven, 1988)
12. Raining Blood (de l'album Reign in Blood, 1986)

Anthrax, Megadeth, Slayer, trois groupes très différents, trois approches du Thrash, trois shows réussis !

Verdict technique du Blu-Ray 1 :
- Image : bien définie, agréable, un léger grain omniprésent mais pas du tout problématique, réalisation parfaite.
- Son : deux formats sont proposés, une Stéréo équilibrée et de qualité (mais manquant d'ampleur, donc uniquement si vous n'avez pas d'ampli adéquat pour le format) et un DTS HD Master Audio indispensable pour profiter au mieux des possibilités du Blu-Ray, que je me propose de vous détailler un peu.
Le son n'est évidemment pas identique sur les trois concerts. Je dirais que Megadeth emporte la palme avec un son colossal, Anthrax le suit de près et celui de Slayer est excellent, en adéquation totale avec le style pratiqué.
En bref, dans ce format HD, le mix est nickel, le son est puissant et équilibré, il permet de profiter des concerts dans des conditions optimales.

Bonus :
Distribution (environ 3 min) : musiciens, techniciens... personne n'est oublié !

* Blu-Ray 2

Seul groupe présent sur ce second disque, Metallica nous propose, durant plus de deux heures, une fabuleuse setlist, constituée de dix-huit titres incontournables, magnifiquement interprétés et avec une belle énergie. La présence de trois titres du dernier opus en date ("Death Magnetic") est une très bonne chose (et démontre que le combo est fier de ce disque... et il peut l'être !), ce remarquable album représentant le grand retour de Metallica après trois opus à mon sens peu passionnants (Load, Reload et St. Anger).
Naturellement, nous avons droit à un spectacle qui en met plein les yeux (en plus des oreilles), avec trois écrans (dont un central absolument gigantesque, à l'image de la scène) et un superbe light show, agrémenté de quelques effets pyrotechniques magnifiquement intégrés.
Cerise sur le gâteau (qui est déjà franchement succulent !), Metallica convie sur scène les quatre groupes pour interpréter la compo "Am I Evil ?", ce qui constitue un moment historique et jouissif, pour les groupes mais également pour les fans ! Ils sont quatorze à se présenter, avec la ferme intention de graver cet événement à jamais dans les esprits !
Oui, j'ai bien dit quatorze, pas dix-sept, car du côté de Slayer, on avait sans doute mieux à faire (!?)... en dehors de Dave Lombardo qui, lui, est bien présent, prêt à faire la fête avec ses potes !! Par contre, après ce grand moment, Tom Araya et Jeff Hanneman apparaîtront et poseront pour la photo... mais sans Kerry King...
Franchement, après tous les efforts qui ont dû être faits pour mettre de côté le passé et redémarrer sur de bonnes bases, en se retrouvant sur une même affiche et partager des moments privilégiés entre musiciens de groupes fondamentaux de la sphère Metal, je trouve qu'il n'existe aucune excuse acceptable pour avoir raté cet instant inoubliable, véritable symbole du plaisir d'être ensemble !
Les toujours monstrueux "Hit The Lights" et "Seek And Destroy" mettront un point final à ce concert, mais également à ce festival qui restera, à n'en point douter, dans les annales du Metal !

Setlist Metallica (environ 128 min) :
01. Creeping Death (de l'album Ride The Lightning, 1984)
02. For Whom The Bell Tolls (de l'album Ride The Lightning, 1984)
03. Fuel (de l'album Reload, 1997)
04. Harvester Of Sorrow (de l'album ...And Justice For All, 1988)
05. Fade To Black (de l'album Ride The Lightning, 1984)
06. That Was Just Your Life (de l'album Death Magnetic, 2008)
07. Cyanide (de l'album Death Magnetic, 2008)
08. Sad But True (de l'album Metallica, 1991)
09. Welcome Home (Sanitarium) (de l'album Master Of Puppets, 1986)
10. All Nightmare Long (de l'album Death Magnetic, 2008)
11. One (de l'album ...And Justice For All, 1988)
12. Master Of Puppets (de l'album Master Of Puppets, 1986)
13. Blackened (de l'album ...And Justice For All, 1988)
14. Nothing Else Matters (de l'album Metallica, 1991)
15. Enter Sandman (de l'album Metallica, 1991)
16. Am I Evil ? (reprise de Diamond Head)
17. Hit The Lights (de l'album Kill 'Em All, 1983)
18. Seek And Destroy (de l'album Kill 'Em All, 1983)

Verdict technique du Blu-Ray 2 :
Même chose que pour le BR 1, j'indiquerai cependant que le rendu sonore ne me semble pas toujours optimal, la batterie semblant parfois légèrement étouffée dans le mix. Ceci dit, je chipote de nouveau, je considère que cela tient du détail, le son étant en fin de compte excellent dans la globalité !

Bonus :
- Documentaire (environ 49 min), avec sous-titres français disponibles.
Comment faire pour obtenir un excellent documentaire, qui donne envie de le visionner plus d'une fois ?
Selon moi, il faut un intérêt constant, avec des anecdotes, des moments dans les coulisses avec de l'humour (en évitant le plus possible grimaces et blagues à deux balles) mais également des passages sérieux, qui apportent des informations intéressantes, des rencontres avec les musiciens, le tout dans une ambiance cool, plaisante, qui donnerait presque l'impression d'être présent sur les lieux !
Et bien c'est exactement ce qui caractérise ce documentaire.
On a des séances de photos / dédicaces pour quelques fans, on découvre Frank Bello en train de recoudre son pantalon (avec explications à la clé), qui lâchera cette phrase : "On passe de bons moments, du vin, de l'alcool... de la couture !", on pénètre dans les loges des groupes pour suivre leurs activités, on passe un moment très sympa avec David Ellefson qui s'improvise guide, avec la caméra qui le suit dans les allées. Il nous parle de sa crainte de la pluie (le pauvre, s'il savait...), pense que c'est Slayer qui y aura droit (raté !), nous entraîne dans les préparatifs, évoque Am I Evil ?...
Autres bons moments, la discussion entre Dave Mustaine et Lars Ulrich, qui parlent de leurs enfants, ou James Hetfield qui parle avec les mecs de Slayer, dans leur tente.
Il y a aussi ce moment d'émotion avec Scott Ian, heureux et ému d'avoir eu la chance de vivre un moment aussi privilégié que cette jam sur Am I Evil ? (on voit d'ailleurs un extrait de la répétition).
Bref, ce documentaire s'avère être un parfait complément au festival préalablement visionné !
- Distribution (environ 3 min) : comme sur le Blu-Ray 1.

Voilà, je pense qu'il est inutile de vous dire que si vous aimez les quatre groupes du Big Four et que vous ne possédez pas ce fabuleux concert, il est indispensable de vous le procurer !

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 4, 2011 4:34 PM MEST


Takasago army
Takasago army
Prix : EUR 14,43

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon album... un peu frustrant cependant !!, 8 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Takasago army (CD)
Chthonic est un groupe de Black/Death Metal Symphonique originaire de Taïwan et fondé en 1995.
Il a sorti six albums, en comptant le dernier en date et dont le nom, "Takasago Army", fait référence à une période historique (dans le cadre de la guerre opposant la Chine au Japon, entre 1937 et 1945, des Taïwanais furent enrôlés dans l'armée japonaise et y combattirent de 1942 à 1945).

Chthonic apporte à sa musique des éléments inhérents à la musique traditionnelle chinoise, avec l'utilisation de la flûte ou du ehru (violon chinois), parfaitement intégrés. Une atmosphère particulièrement plaisante, liée à ces éléments, se retrouve surtout dans les courts "The Island" (instrumental incluant également des aspects symphoniques) et "Root Generation"(instrumental avec narration).
Tous les autres titres incluent des passages incorporant des mélodies orientales, ce qui constitue, à mes yeux, un indiscutable plus, renforçant l'attrait pour les morceaux. Mais je les trouve insuffisamment utilisés, j'aurai en effet souhaité me retrouver avec un album œuvrant plus ouvertement dans un Sympho/Folk (réduisant donc la place des claviers et augmentant celle des instruments traditionnels), susceptible d'apporter un dépaysement total et, par là-même, beaucoup plus d'originalité !
"Takasago Army" contient cependant de bonnes compositions, plutôt heavy et mélodiques, globalement homogènes dans la qualité, empruntant au Death et au Black et incluant pas mal de changements de rythme. Je citerai cependant en particulier "Takao" (dont est tiré une vidéo), le titre le plus catchy de l'album, qui combine à merveille aspects folk, death mélodique (s'approchant de la scène de Göteborg) et black sympho de qualité. De plus, des chœurs nous immergent dans une atmosphère épique pas désagréable !
Les vocaux de Freddy Lim sont naturellement en phase avec la musique offerte, donc black, un peu à la Dani Filth (Cradle Of Filth), ou death. Lorsque le chant féminin de Doris (également en charge de la basse) s'invite sur une compo (citons l'excellent "Kaoru"), ceci a pour effet d'accrocher considérablement l'oreille et me fait dire que c'est peut-être une piste à développer un peu plus dans le cadre du prochain album.

"Takasago Army" est un bon album, plutôt efficace, l'interprétation est de qualité, la production excellente. Mais il n'est pas transcendant (il aurait pu l'être) et, malgré des spécificités fortement intéressantes, ne révolutionnera pas le genre (il aurait pu le faire).
En effet, et cela n'engage que moi, je suis convaincu que l'album idéal passe par une omniprésence des instruments traditionnels, évidemment en symbiose totale avec la section Metal.
C'est ce que j'appelle de mes vœux pour l'album suivant !

Tracklist de Takasago Army :
01. The Island
02. Legacy Of The Seediq
03. Takao
04. Oceanquake
05. Southern Cross
06. Kaoru
07. Broken Jade
08. Root Regeneration
09. Mahakala
10. Quell The Souls In Sing Ling Temple

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Fly From Here
Fly From Here
Prix : EUR 16,99

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour gagnant !!, 6 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fly From Here (CD)
Introduction :

Certains seront peut-être surpris de me voir m'atteler à la chronique du nouvel album de Yes.
Mais je dois vous avouer que mon amour immodéré pour le Metal, qui est ma musique de prédilection depuis maintenant vingt-huit ans, fait parfois l'objet d'infidélités... et le Rock Progressif est en tête de liste !
J'ai découvert Yes en 1983 avec l'album 90125 (Expanded & Remastered), sur lequel apparaît bon nombre de tubes dont "Owner of a Lonely Heart", que le monde entier connaît ! J'ai continué avec Big Generator, sa suite logique (1987), avec toujours le même plaisir à l'écoute. On notera que ce sont sans doute les deux albums les plus directs, accessibles... voire « commerciaux » (mais entendons-nous bien, on est dans la haute qualité !) du combo.
Les autres albums ont suivi, bien plus tard, mais une chose est certaine : Yes est devenu l'un de mes groupes de chevet, catégorie Rock Progressif !

Yes... brefs repères :

Yes est l'un des fleurons du Rock Progressif. Le groupe, originaire du Royaume-Uni, et a été fondé en 1968 par Jon Anderson (chant) et Chris Squire (basse).
En quarante-trois ans, vingt-et-un albums sont sortis, en comptant "Fly From Here", le nouvel opus, qui arrive dix ans après Magnification (enregistré avec un orchestre symphonique) ! Je passe sur l'impressionnante quantité de live, compilations, singles et autres vidéos !

Nouvel album, nouveau chanteur :

En 2008, une tournée célébrant les quarante ans du groupe est sur les rails lorsque Jon Anderson a des problèmes de santé, ne lui permettant pas de tourner. Celle-ci est annulée.
Le groupe se met en quête d'un nouveau chanteur et Benoît David, chanteur originaire du Québec et vocaliste d'un tribute band de Yes (Close To The Edge) et du groupe Mystery, est choisi. Une nouvelle tournée démarre, sans son chanteur originel, qu'on croyait inamovible.
Puis Yes met en chantier son nouvel album, avec Benoît.
Alors, est-il le bon choix ?
Permettez-moi une comparaison avec deux autres poids lourds de la scène Rock, j'ai nommé Foreigner et Journey, qui ont dû eux aussi remplacer un remarquable chanteur... avec une réussite incontestable tant Kelly Hansen (Foreigner) et Arnel Pineda (Journey) apparaissent aujourd'hui comme incontournables au sein de ces formations.
Et bien je trouve que Benoît David s'inscrit dans cette lignée de chanteurs réussissant à s'imposer malgré le statut emblématique du prédécesseur. Il est donc également un excellent choix et, si on trouve quelques similitudes au niveau du timbre vocal, on peut tout de même indiquer qu'il ne cherche pas à imiter son prédécesseur !

"Fly From Here"... indications initiales :

Le nouvel opus des Britanniques a la particularité d'avoir quelques atomes crochus avec l'album Drama (Expanded & Remastered) (1980). En effet, le line-up est quasi-identique.
Ainsi, sur Drama, il y avait Steve Howe (guitare), Chris Squire (basse), Alan White (batterie), Trevor Horn (chant) et Geoff Downes (claviers). Benoît David (chant) est le petit nouveau sur "Fly From Here", Trevor Horn ayant notamment en charge la production.
Autre point commun, "Drama" était le seul album de Yes sans Jon Anderson au chant. Il y en a désormais un second.
Enfin, le titre éponyme de cette nouvelle galette date de l'époque "Drama", il n'avait jamais été enregistré.
Chris Squire et Trevor Horn ont donc décidé de se retrouver en studio pour que ce morceau soit retravaillé, modifié. D'autres titres ont été composés, la phase de composition du nouvel album était en route.
Indiquons enfin que Trevor Horn, en plus de son activité de producteur de l'album (et de quelques participations vocales), a eu un grand rôle dans la composition pour la majorité des morceaux.

"Fly From Here"... l'album :

La pièce-maîtresse de ce nouvel album est naturellement le titre fleuve "Fly From Here", découpé en six parties et s'étalant sur approximativement vingt-quatre minutes.
Progressif, ce morceau l'est incontestablement, il est ancré dans une époque que l'on pouvait craindre révolue. La modernité n'est pas à l'ordre du jour, ce titre est du pur Yes... et bon sang que c'est agréable !
Cependant attention, je ne parle pas de Prog alambiqué, complexe, torturé, non, car ici c'est limpide, ça s'écoute facilement (si on est sensible au style naturellement). En comparaison avec certains titres de leur glorieux passé, c'est en tout cas plus accessible.
"Overture" est instrumental, il renferme quelques chouettes aspects symphoniques dont le groupe a le secret. "We can Fly" lui emboîte le pas, nous permettant rapidement d'apprécier la voix de David, décidément très efficiente. Cette partie Pop/Prog, au refrain catchy et aux chœurs typiques, est très plaisant. Le planant "Sad Night At The Airfield" suit, offrant une belle prestation guitare/claviers et cette voix en parfaite symbiose. "Madman At The Screens" et "Bumpy Ride" tapent en plein dans le pur Prog, le second étant quasiment intégralement instrumental. Enfin, "We Can Fly" revient clore ce bien bon moment.
Pour l'instant, aucun problème, Yes est de retour et ça fait plaisir de les voir autant en forme !
Maintenant, souhaitons que la suite aille dans le même sens...
"The Man You Always Wanted Me To Be" est un morceau accrocheur, susceptible de plaire au plus grand nombre.
Changement de cap avec "Life On A film Set", qui part comme une ballade assez sombre pour ensuite s'orienter vers des contrées bien plus progressives.
Les deux titres suivants sont très axés guitare acoustique, ainsi "Hour Of Need" se révèle très sympathique, cool. Tout comme l'instrumental acoustique "Solitaire", avec Steve Howe seul aux commandes, titre doux, reposant.
Enfin, "Into The Storm" vient clore l'album, c'est une superbe composition, rythmée, plaisante, totalement dans l'atmosphère typique du groupe... l'album se conclut de la meilleure des manières !

Conclusion :

Le premier mot qui m'est venu à l'esprit après avoir écouté pour la première fois "Fly From Here" est « plaisir ». Au fil des écoutes, ce mot a été confirmé, car cet album est une invitation au positif, à la bonne humeur, au bien-être.
Avec "Fly From Here", Yes nous propose donc une œuvre agréable, variée, inspirée et de surcroît parfaitement produite. Cet album s'avère donc être une belle réussite que je vous recommande fortement !

Tracklist de "Fly From Here" :

01. Fly From Here - Overture
02. Fly From Here - Pt I - We Can Fly
03. Fly From Here - Pt II - Sad Night At The Airfield
04. Fly From Here - Pt III - Madman At The Screens
05. Fly From Here - Pt IV - Bumpy Ride
06. Fly From Here - Pt V - We Can Fly
07. The Man You Always Wanted Me To Be
08. Life On A Film Set
09. Hour Of Need
10. Solitaire
11. Into The Storm

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 18, 2011 10:28 AM MEST


Baldur
Baldur
Prix : EUR 16,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Viking Metal a un album incontournable de plus !!, 30 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Baldur (CD)
Skálmöld est un groupe islandais de Viking Metal fondé en 2009.
"Baldur" est le premier album du combo et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est déjà emprunt d'une belle personnalité et que tout a été mis en œuvre pour obtenir un résultat ô combien probant !

Varié, puissant, inspiré, "Baldur" est, disons-le d'emblée, une réussite.
L'auditeur devrait être passionné à l'écoute de cet album (au demeurant long mais qui n'installe jamais de lassitude), sa richesse étant considérable.
Il s'agit donc d'un Viking Metal à tendance épique, teinté d'éléments folks (loin d'être omniprésents), associé à des passages fleurant bon le Heavy Metal traditionnel (notamment au niveau des excellents soli, qu'on rencontre régulièrement) et à des chœurs fantastiques.

"Heima", titre a cappella faisant intervenir, suite à une partie en voix claire masculine, un chœur d'enfants puis d'adultes, ouvre l'album de bien belle manière.
Puis "Baldur" prend son envol, déployant toute une panoplie de caractéristiques chatoyantes.
La tendance est à la variation dans les tempi, avec cependant une certaine inclinaison vers le mid-tempo. Toutefois, on rencontre des titres plus axés sur la rapidité ("Upprisa", "För", "Daudi"), on a également de somptueux chœurs que ne renieraient pas Tyr ("Valhöll", omniprésents sur "Sorg"), des plages instrumentales de haute qualité, incluant aspects symphoniques ("För") ou plus spécifiquement heavy (l'excellent "Kvaðning", le titre le plus folk de l'album, incluant un hautbois), ou même heavy/speed sur "Daudi".
Enfin, on notera la participation efficace de Aðalbjörn Tryggvason (Solstafir) sur "Hefnd".

L'atout déterminant de cet album est de ne pas tout miser sur un style spécifique. Je dois avouer que je m'attendais à un bon album de Folk Metal, qui me ferait passer un agréable moment dès la première écoute. Mais en fin de compte, j'avais tout faux, "Baldur" ayant beaucoup de choses à dire et refusant les limites. Il nécessite donc plusieurs écoutes pour s'imprégner des diverses ambiances et l'apprécier à sa juste valeur.
Des atouts, il y en a donc beaucoup sur "Baldur", à commencer par ces chœurs, fondamentaux au sein de la musique de Skálmöld, qui enrichissent considérablement l'album. Si je devais indiquer un (léger) bémol, ce serait au niveau de la voix death, peut-être un peu trop quelconque pour un CD de cet acabit ! Cependant, rien de rédhibitoire, cela ne m'a pas gêné pour apprécier l'album.

Bref, il va désormais falloir compter sur Skálmöld qui réalise, avec "Baldur", un véritable coup de maître avec ce premier opus, qui s'avère par conséquent hautement recommandable !

Tracklist de Baldur :
01. Heima
02. Árás
03. Sorg
04. Upprisa
05. För
06. Draumur
07. Kvaðning
08. Hefnd
09. Daudi
10. Valhöll
11. Baldur
12. Kvaðning - Edit

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The Bottom Deep
The Bottom Deep
Prix : EUR 18,58

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Chouette cuvée !!, 30 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bottom Deep (CD)
Communic est un groupe originaire de Norvège formé en 2003 et œuvrant dans le Heavy Metal Progressif.
Depuis 2004, une démo et trois albums sont sortis, et le petit dernier qui arrive se nomme "The Bottom Deep".
Communic fait clairement penser à Nevermore mais, en dépit de points communs indiscutablement présents, je n'ai jamais considéré qu'il représentait un clone, dans la mesure où il a une identité propre.
En effet, Communic a beaucoup de talent, ses compositions sont solides, sa musique d'une redoutable efficacité et, malgré cet air de famille, le combo a une forte personnalité et beaucoup de choses à dire !
En particulier, on notera une approche plus mélodique, plus immédiate, voire abordable (mais on ne parle pas de simplicité, loin de là !) des compositions, ce qui tranche avec Nevermore et fait que Communic apporte indéniablement sa pierre à l'édifice.

Parlons maintenant de cette nouvelle cuvée, qui ne fait pas exception à la règle et se révèle des plus réussi.
"Facing Tomorrow" lance la machine de la meilleure des manières et s'inscrit dans la droite ligne de ce que je présentais (et souhaitais) avant l'écoute, à savoir une musique ultra-heavy avec de gros riffs puissants, qui ne néglige pas les aspects mélodiques, une base mid-tempo (avec toutefois quelques changements de rythme) et des atmosphères sombres. On découvre également un passage acoustique (il y en a pas mal sur l'album) très réussi en fin de titre, rompant avec la lourdeur de la composition en l'aérant. Communic est un rouleau compresseur particulièrement efficient qui apprécie la mélodie et s'appuie sur un remarquable chanteur, en la personne de Oddleif Stensland. Et pour couronner le tout, ceci est magnifié par une production impeccable, permettant de profiter au mieux de tous les instruments.
La suite de l'album est conforme à ce début. Ainsi, "Denial" commence de manière très sombre, pesante, lente, on croirait presque que l'on va se diriger vers un titre Doom/Death, puis, après un très bon solo, le titre prend son envol, incorporant des passages acoustiques et des tempi alternant le lent et le mid. Quant à "Flood River Blood", il fait le choix d'une approche bien plus mélodique, particulièrement catchy, qui devrait accrocher l'oreille de pas mal de monde, tout comme "Wayward Soul", qui empreinte la même voie.
Les autres morceaux sont tout aussi bons, l'album ne souffre d'aucun point faible. Communic a cette capacité de combiner à la perfection mélodie et puissance, ne rechignant pas sur les changements de rythme (chapeau à Tor Atle Andersen, le batteur, qui livre une remarquable performance !), installant des atmosphères palpitantes.
L'opus se clôt sur une chouette ballade acoustique, "The Bottom Deep", plaisante, douce, avec quelques atours orchestraux parfaitement intégrés, elle achève l'écoute de bien belle manière.

Plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprécier "The Bottom Deep" à sa juste valeur. Elles permettent de s'immerger dans cet univers musical doté d'une indéniable intensité.
Mon avis n'a en tout cas pas changé. Après la découverte de cette nouvelle cuvée, j'apprécie toujours autant Communic et je souhaite qu'il bénéficie d'une reconnaissance plus grande, qui serait amplement méritée au vu de la grande qualité de sa musique.
Je ne peux donc que vous conseiller de découvrir "The Bottom Deep" et, si ce n'est déjà fait, la discographie complète de Communic !

Tracklist de The Bottom Deep :
01. Facing Tomorrow
02. Denial
03. Flood River Blood
04. Voyage Of Discovery
05. In Silence With My Scars
06. My Fallen
07. Destroyer Of Bloodlines
08. Wayward Soul
09. The Bottom Deep

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One Night In Dublin [Blu-ray]
One Night In Dublin [Blu-ray]
DVD ~ Gary Moore
Prix : EUR 9,99

26 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hommage à Gary Moore : quand Gary célèbre Phil., 10 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Night In Dublin [Blu-ray] (Blu-ray)
Gary Moore, formidable chanteur/guitariste profondément attaché au Blues et au Rock, est décédé le 6 février 2011 à l'âge de cinquante-huit ans.
Il a tout d'abord joué dans Skid Row (Blues Rock, en tant que chanteur/guitariste), groupe dans lequel Phil Lynott a également officié (en tant que chanteur), et Colosseum II (Rock/Jazz Fusion).
Mais nous connaissons plutôt Gary pour ses participations à Thin Lizzy, comme guitariste, ainsi que pour sa féconde carrière solo, qui a commencé avec Grinding Stone (1973).
Le Blues a toujours été fondamental dans sa vie, mais n'oublions pas sa contribution au Hard Rock, pour laquelle de remarquables albums sortirent. La fin de cette période sera marquée par le superbe After The War (1989).
Suivra donc une carrière plus spécifiquement dévolue au Blues Rock, style dans lequel il excellait.
Gary Moore nous laisse en héritage une discographie abondante et de haute qualité, qui s'est achevée en 2008 avec l'album Bad For You Baby.

Vous présenter le Blu-Ray du concert "One Night In Dublin" en hommage à Gary Moore m'est apparu presque évident car j'appréciais beaucoup cet artiste, tout comme Thin Lizzy. Ce Live, initié par Gary, est un tribute à Phil Lynott, fondateur, chanteur et bassiste de Thin Lizzy. Il nous permet de passer un moment très plaisant avec ce guitariste d'exception et d'entendre quelques pépites de ce fabuleux groupe qu'était Thin Lizzy.

Voici quelques repères biographiques du groupe irlandais Thin Lizzy.
C'est en 1969 que le groupe est fondé, autour de Phil Lynott (chant, basse), Brian Downey (batterie), Eric Bell (guitare) et Eric Wrixon (claviers). Douze albums studio sont sortis (le dernier en date étant Thunder And Lightning, en 1983), plus des EP, Live et compilations. Le line-up ne restera naturellement pas toujours celui-là, Gary Moore et Scott Gorham notamment ayant participé à l'aventure. Mais le 4 janvier 1986, Phil Lynott décède, l'aventure Thin Lizzy s'achève.

Compilations et hommages suivront, dont ce "One Night In Dublin", qui est l'hommage de Gary Moore à son ami Phil Lynott (qui a participé à son second album solo, Back On The Streets, et a notamment co-écrit le formidable "Parisienne Walkways"), artiste incontournable du Hard Rock irlandais.
Une statue a été érigée en son honneur à Dublin, en 2005, en présence des membres du groupe, et le concert a suivi, le lendemain, permettant aux fans de réécouter des compositions légendaires du groupe.

Le concert.

Intéressons-nous maintenant au concert, placé sous le signe du Blues et du Hard Rock !
Le line-up est constitué de Gary Moore (chant, guitare), Brian Downey (batterie) et Jonathan Noyce (bassiste de Jethro Tull).
Naturellement, les guitaristes emblématiques de Thin Lizzy ont été conviés, à savoir Eric Bell, Brian Robertson et Scott Gorham (voir setlist).

En écoutant "Walkin' By Myself", titre qui ouvre le concert, on remarque rapidement que Gary est en grande forme vocale, que la bonne humeur est palpable, qu'une alchimie est présente dans le trio... et avec le public, qui communie avec le groupe (ce sera le cas sur l'ensemble du concert), l'ambiance est géniale !
Ceci ne sera jamais démentie par la suite, les hits vont se succéder, Gary illuminant les compositions de ses fantastiques soli et magistralement secondé par une section rythmique impeccable.
L'excellent "Jailbreak" est suivi de "Don't Believe A Word", superbe ballade aux accents bluesy sur une bonne partie, qui évoluera vers une veine plus Hard à la faveur d'une accélération de tempo. Le public chante, il est aux anges !
Brian Robertson arrive sur scène, tout de noir vêtu... et en tongs ! La seconde guitare vient apporter plus de puissance, ce qui sied parfaitement à "Emerald", titre assez heavy et d'une redoutable efficacité. Les soli sont parfaits, le duo s'entend à la perfection. La superbe ballade "Still In Love With You" suit, avec au programme émotion, soli cristallins de la paire de guitaristes et toujours Gary au top niveau.
Brian passe le relais à Scott Gorham et la symbiose est de nouveau totale sur "Black Rose", qui nous propose des soli renversants, sur fond de folklore irlandais. Sublime, tout simplement. Puis c'est "Cowboy Song", qui nous montre un public comblé par le spectacle se déroulant devant lui, la bonne humeur est communicative, la maîtrise technique instrumentale est grandiose, d'autant que l'alchimie est incontestable... confirmation éclatante sur l'explosif et tubesque "Boys Are Back In Town" sur lequel le public participe joyeusement.
Enfin, c'est Eric Bell qui arrive sur scène pour "Whisky In The Jar", adaptation d'une chanson traditionnelle irlandaise sur laquelle Gary et Eric se partagent le chant pour le plus grand plaisir des fans, qui seront conviés à chanter également.
Enfin, l'un des titres emblématiques de Gary Moore, "Parisienne Walkways", vient clore le concert. Il est introduit par un extrait de "Old Town", titre se trouvant sur le second album solo de Phil Lynott.
"Parisienne Walkways" était le titre qu'il fallait pour conclure cette soirée, il est en effet le fruit de la collaboration Gary / Phil mais s'avère également être sans doute la composition la plus connue de Gary Moore, au moins pour ses somptueux soli si caractéristiques, quelle que soit l'appartenance musicale. Qui n'en a jamais entendu, au minimum, un extrait ? Gary chante divinement bien, puis c'est sa guitare qui chante, pleure, et puis il y a ce moment culte, avec ce bend qui n'en finit plus... nous sommes face à un état de grâce guitaristique !
Malheureusement le plaisir a toujours une fin et le concert s'achève, Gary et ses potes prennent congé du public qui a passé une soirée mémorable.

Setlist de One Night In Dublin (73') :

01. Walkin' By Myself, de l'album de Gary Moore Still Got The Blues (1990)
02. Jailbreak, de l'album Jailbreak (1976)
03. Don't Believe A Word, de l'album Johnny The Fox (1976)
04. Emerald, de l'album Jailbreak (1976), avec Brian Robertson
05. Still In Love With You, de l'album Nightlife (1974), avec Brian Robertson
06. Black Rose, de l'album Black Rose (1979), avec Scott Gorham
07. Cowboy Song, de l'album Jailbreak (1976), avec Scott Gorham
08. Boys Are Back In Town, de l'album Jailbreak (1976), avec Scott Gorham
09. Whisky In The Jar, du EP Whisky In The Jar (1978), avec Eric Bell
10. Old Town, de l'album The Philip Lynott Album (1982) / Parisienne Walkways, de l'album de Gary Moore Back On The Streets (1978)

Verdict technique du Blu-Ray :

Un concert exceptionnel et inoubliable devait obligatoirement proposer une image et un son à la hauteur.
Franchement, c'est le cas !
- Image : parfaite, lumineuse, montage impeccable.
- Son : trois sources sonores sont présentes. Notons qu'elles sont toutes de qualité, chaque instrument s'exprime à la perfection, le mixage est parfait.
--) LPCM Stéréo : elle est très bonne, équilibrée, mais c'est la moins puissante des trois.
--) DD 5.1 : la plus puissante, tout en restant équilibrée.
--) DTS HD Master Audio : la piste haute définition qu'il fallait inclure car spécifique au support. Au niveau de la puissance, c'est un bon compromis entre les deux autres. On peut déceler légèrement plus de finesse.

Bonus :

- Interviews, avec sous-titres français (25').
On pourra considérer que c'est un peu maigre, mais bon sang que c'est intéressant !
Tout commence par la célébration de Phil Lynott, à travers ce moment émouvant constitué par la découverte de la statue, dévoilée par sa mère. Les différents protagonistes du concert s'expriment ensuite sur Phil et Thin Lizzy, des origines du groupe à la mort de son leader. On y découvre de nombreuses anecdotes, quelques images des répétitions du concert. Ce document est passionnant.

"One Night In Dublin" est indispensable et incontournable pour tous ceux qui aimaient Gary Moore, mais également Phil Lynott et Thin Lizzy. En dehors de l'aspect "perfection" du concert, que le rendu haute-définition sublime (interprétation, image, son), cet enregistrement revêt aujourd'hui pour moi une résonance particulière. Il constitue en effet un hommage à un fantastique chanteur/musicien, qui rendait hommage à un autre fantastique chanteur/musicien.

R.I.P. Gary.

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Wild Frontier
Wild Frontier
Prix : EUR 11,49

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hommage à Gary Moore : un incontournable (mais ils le sont tous) de sa période Hard Rock., 10 juillet 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wild Frontier (CD)
La carrière solo de Gary Moore a débuté en 1973, année qui a vu naître l'album Grinding Stone.
"Wild Frontier" (1987) est le huitième opus studio du groupe. Si les albums précédents étaient très bons, il représente, à mes yeux, le second d'une "trilogie de l'excellence", ayant enfanté une véritable pluie de hits, le premier étant Run For Cover et le troisième After The War (qui clôturera la période Hard Rock de Gary).

Sur cet album, outre Gary Moore (chant, guitare), Neil Carter (Wild Horses, UFO ) est en charge des claviers et Bob Daisley (Rainbow, Ozzy Osbourne, Uriah Heep...) est à la basse. Notons qu'il n'y a pas de batteur sur "Wild Frontier", une boîte à rythmes ayant été utilisée.

"Wild Frontier" est un album très mélodique, aux ambiances attrayantes, chaleureuses. Gary Moore y a incorporé des passages fleurant bon le folklore irlandais, les atmosphères celtiques étant parfois de la partie.
"Over The Hills And Far Away" (également présent dans une version plus longue), l'un des (nombreux) tubes de la discographie de Gary, en est l'exemple typique. Deux groupes Metal, très différents, ne s'y sont pas trompés en le reprenant, de bien belle manière, à savoir Nightwish (qu'on ne présente plus) et Thyrfing (groupe suédois de Viking Metal). Deux autres titres incorporeront ouvertement ces passages celtiques bien agréables, à savoir le puissant "Thunder Rising" (pour un court instant) et le déchirant "Johnny Boy", sublime ballade en hommage à Phil Lynott (Thin Lizzy), décédé en 1986.
Et les autres titres me direz-vous ?
Que du bon ! "Wild Frontier" (également proposé dans une version plus longue) est un titre hyper mélodique, aux claviers magistralement utilisés, conférant au morceau une ambiance parfois symphonique du plus bel effet.
"Take A Little Time" est entraînant et constitue l'un des titres les plus "rentre dedans" de l'album (toutes proportions gardées, nous ne parlons pas d'agressivité ou de rapidité !).
"The Loner" est un superbe instrumental dans lequel Gary nous enchante avec ses soli gorgés de classe, de feeling.
"Friday Of My Mind" est une reprise très réussie du groupe Easybeats (combo Rock Australien), elle précède "Strangers In The Darkness", titre très mélodique, à l'atmosphère plaisante.
C'est "Crying In The Shadows" qui clôture l'album, en douceur, ce titre calme contient des passages plutôt "popisants" au moment des refrains, en particulier au niveau des choeurs.

L'édition remasterisée, sortie en 2003, propose trois titres bonus.
"The Loner" et "Friday Of My Mind" (versions étendues) et "Out In The Fields" (live).

Deux ans après le magnifique "Run For Cover", "Wild Frontier" continue sur cette lancée qui voit Gary Moore proposer des albums variés et accrocheurs. "Wild Frontier" combine à la perfection quelques remarquables ambiances celtiques et un Hard Rock très mélodique de haute qualité.
Deux ans plus tard arrivera la dernière perle de l'époque Hard Rock de Gary Moore, "After The War".

Tracklist de Wild Frontier :
01. Over The Hills And Far Away
02. Wild Frontier
03. Take A Little Time
04. The Loner
05. Friday On My Mind
06. Strangers In The Darkness
07. Thunder Rising
08. Johnny Boy
09. Over The Hills And Far Away (12" Version)
10. Wild Frontier (12" Version)
11. Crying In The Shadows

Titres bonus (édition remasterisée de 2003) :

12. The Loner (Extended Mix)
13. Friday On My Mind (12" Version)
14. Out In The Fields (Live)

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After The War
After The War
Prix : EUR 10,79

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hommage à Gary Moore : l'ultime album de sa période Hard Rock., 10 juillet 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : After The War (CD)
"After The War" est le neuvième album studio de Gary Moore.
Après les deux excellents Run For Cover et Wild Frontier, il marque la fin de sa période Hard Rock, la suite étant axée sur le Blues et le Blues Rock.

Gary s'appuie sur la même équipe que sur "Wild Frontier", mais avec une différence de taille puisqu'il intègre Cozy Powell (Whitesnake, MSG, Black Sabbath, Rainbow...), qui sera le seul album de Gary Moore auquel il participera. Exit donc la batterie programmée et bienvenue à Cozy !
Le line-up se compose donc de Gary Moore (chant, guitare), Neil Carter (claviers, Wild Horses, UFO), Bob Daisley (basse, Rainbow, Ozzy Osbourne, Uriah Heep...) et Cozy Powell (batterie).

La première constatation, à l'écoute de l'album, est que nous naviguons dans un Hard Rock Mélodique globalement plus direct que sur "Wild Frontier", mais cependant toujours aussi varié et inspiré. Ajoutons à cela une interprétation top niveau (mais avec une telle Dream Team, comment pourrait-il en être autrement !) et nous obtenons un album majeur du groupe !

Venons-en maintenant spécifiquement au contenu de l'album.
Après le court "Dunluce (Part 1)", aux touches celtiques, dans lequel Gary installe une atmosphère calme, reposante, "After The War", chouette brûlot Hard déboule, avec ses claviers très présents, avant que "Speak For Yourself", titre plus "agressif", heavy et orienté guitare, ne vienne nous faire nous demander si "After The War" ne va finalement pas nous proposer une facette bien "rentre dedans" du talent de Gary Moore.
"Livin' On Dreams" est plutôt Heavy / Rock, s'éloignant fortement de l'ambiance déployée lors des deux titres précédents, il vient infirmer cette interrogation, confirmant par la même occasion que Gary propose toujours beaucoup de diversité au sein de ses albums.
"Led Clones", sur lequel Ozzy Osbourne vient poser ses vocaux, constitue une attaque contre les groupes s'inspirant trop fortement de Led Zeppelin (en l'occurrence Kingdom Come). Le tempo est globalement lent (mais on a toutefois quelques "accélérations"), Ozzy est parfait, l'ombre de Led Zep plane naturellement au-dessus de la composition ("Kashmir").
Le sublime instrumental "bluesy The Messiah Will Come Again" (reprise du bluesman américain Roy Buchanan) suit, gorgé de feeling et d'émotions, il précède "Running From The Storm", titre nous dirigeant vers un Hard / Heavy d'une efficacité incontestable.
"This Thing Called Love" est un morceau très rythmé, qui fait un peu penser à une rencontre Gary Moore / Van Halen, il précède le très sympa "Ready For Love" et le somptueux "Blood Of Emeralds", qui incorpore des éléments Folk irlandais. "Dunluce (part 2)" vient conclure l'album, reprenant là où la première partie s'était achevée.

L'édition remasterisée de 2003 comporte quatre titres supplémentaires.
Une reprise de "Emerald", l'une des (nombreuses) pépites de Thin Lizzy et trois morceaux live, "Over The Hills And Far Away", "Military Man" et "Wild Frontier".

Mes albums préférés de Gary Moore sont issus de sa période Hard Rock et "After The War" est l'ultime représentant de cette époque. Tout comme c'était le cas sur ses deux remarquables prédécesseurs ("Run For Cover" et "Wild Frontier"), "After The War" est un incontournable de la discographie de Gary Moore.

Tracklist de After The War :
01. Dunluce (Part 1)
02. After The War
03. Speak For Yourself
04. Livin' On Dreams
05. Led Clones
06. The Messiah Will Come Again
07. Running From The Storm
08. This Thing Called Love
09. Ready For Love
10. Blood Of Emeralds
11. Dunluce (Part 2)

Titres bonus (édition remasterisée de 2003) :

12. Emerald (reprise de Thin Lizzy)
13. Over The Hills And Far Away (Live)
14. Military Man (Live)
15. Wild Frontier (Live)

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