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fifi59
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   

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Fear Of Infinity
Fear Of Infinity
Prix : EUR 18,58

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Génial...comme d'habitude !!, 11 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fear Of Infinity (CD)
Formation américaine fondée en 1989, While Heaven Wept (initialement baptisée Dream Wytch puis devenant WHW en 1991) propose un Metal particulièrement plaisant, composé d'éléments doom, progressifs, heavy et épiques.
Pendant cette période de vingt-deux ans, le groupe n'a sorti que quatre albums studio (en incluant le nouvel opus, "Fear Of Infinity") et un superbe live (Triumph:Tragedy:Transcendence, sorti en 2010).
"Mieux vaut la qualité que la quantité" correspond finalement bien au combo... mais depuis son précédent opus (Vast Oceans Lachrymose, 2009), nous vivons une accélération impressionnante : trois ans, trois albums, plus une signature chez Nuclear Blast !
Bref, une nouvelle ère commence, avec, souhaitons-le, des sorties plus régulières.

"Fear Of Infinity" est-il de la trempe des petites merveilles précédentes ? C'est ce que nous allons découvrir maintenant en entrant dans l'album, qui nous accueille avec un magnifique artwork !

Sept titres pour environ trente-sept minutes de musique, ça sent un peu la frustration pour le fan que je suis (ceci dit, tous les albums du groupe sont logés à la même enseigne). Mais While Heaven Wept est fidèle à ses habitudes : c'est court mais tellement riche, original et agréable à l'écoute que ce n'est finalement pas un problème.
Tout ce qui fait que j'aime WHW est bien présent, le superbe chant de Rain Irving, les somptueuses mélodies, l'instrumentation haut de gamme, combinant à merveille mélancolie, puissance et orchestrations, le tout étant rehaussé par une production parfaite, permettant de profiter au mieux de toutes les subtilités inhérentes à la musique du groupe.

Nous démarrons avec "Hour Of Reprisal", titre puissant au tempo plutôt lent, la mélancolie que le groupe insuffle si bien à sa musique est présente, des nappes de clavier accompagnent cette ambiance, apportant de surcroît une touche orchestrale. Le tempo s'accélère fortement lors des refrains et on notera un remarquable passage comportant des aspects Black Metal bien intégrés.
Le bref "Destroyer Of Solace" est le morceau le plus court et le plus direct de l'album, il précède un "Obsessions Now Effigies" bien plus lourd, aux atours orchestraux de premier ordre.
"Unplentitude" est une magnifique et touchante composition acoustique, elle est suivie d'un "To Grieve Forever" qu'on devine déjà très Doom mélancolique dès le début avec son ouverture ; un passage acoustique suit et la confirmation de ce qui précède arrive, une atmosphère triste et belle s'emparant de ce titre.
"Saturn And Sacrifice" est lent, pesant, imposant dans sa première moitié puis, en milieu de titre, on passe à une accélération aux aspects très Heavy Metal, qui débouchera sur une fin au tempo un peu plus alerte que le début.
Enfin, "Finality", et ses onze minutes au compteur, nous oriente une fois de plus vers ces domaines dans lesquels le groupe excelle, à savoir l'incursion d'agréables et calmes plages acoustiques et la création d'ambiances mélancoliques. Un superbe solo introduit un moment typé Heavy Metal, élément faisant également partie intégrante de l'univers du groupe. La fin du morceau est en mode mid-tempo, les onze minutes sont passées très vite...et c'est (déjà) fini, on aurait aimé que ça continue !

While Heaven Wept nous éblouit de nouveau avec ce fantastique "Fear Of Infinity", digne successeur du génial "Vast Oceans Lachrymose". Inspiré, original, magnifiquement interprété et produit, cet album est incontournable et indispensable !

Tracklist de Fear Of Infinity :
01. Hour Of Reprisal
02. Destroyer Of Solace
03. Obsessions Now Effigies
04. Unplentitude
05. To Grieve Forever
06. Saturn And Sacrifice
07. Finality

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 24, 2011 7:33 AM MEST


The Unseen Empire
The Unseen Empire
Prix : EUR 12,27

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bon cru !!, 11 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Unseen Empire (CD)
Scar Symmetry est un groupe suédois de Death Metal Mélodique formé en 2004. Il nous propose, avec "The Unseen Empire", son cinquième album.
On notera que le combo est passé d'un (excellent) chanteur (Christian Älvestam, Miseration), qui faisait (magistralement) toutes les voix, à deux chanteurs, à partir de l'album Dark Matter Dimensions (Edition Limitée) (2009), Roberth Karlsson (Facebreaker) se chargeant du chant extrême et Lars Palmqvist du chant clair.

Scar Symmetry, c'est une dualité vocale qui fonctionne parfaitement et une maestria instrumentale (en particulier en matière de soli de guitare), au service d'un Death Metal moderne et attachant. Ce nouvel opus va-t-il confirmer cela ? Entrons donc maintenant dans "The Unseen Empire".

"The Anomaly" démarre de manière très accrocheuse (ce mot caractérise d'ailleurs plutôt bien la musique du groupe), la production est énorme, les vocaux extrêmes sont puissants, efficaces (death ou black), la voix claire est également impeccable. Lorsque cette dernière intervient, nous nous dirigeons alors vers un univers très mélodique et accessible. Bien entendu, comme vous vous en doutez, c'est ainsi sur l'ensemble de l'album.
"Illuminoid Dream Sequence" contient un riff entêtant qui ne serait pas renié par Samael, ce titre plutôt sombre est vraiment très bon.
"Extinction Mantra" est assez varié, nous proposant tempi lents, rapides, passages saccadés, excellents soli avec fibre prog marquée.
"Seers Of The Schaton" démarre de manière très Heavy/Prog, cette compo est dotée d'un passage instrumental puisant avec bonheur dans le Rock, le Prog et l'Atmo.
Sur "Domination Agenda", priorité est laissée à Lars, Roberth intervenant peu (en particulier pour parfois doubler le chant clair). "Astronomicon" recèle une fois de plus un passage typiquement prog, la maîtrise technique est impressionnante, les soli lumineux... et ce n'est pas "Rise Of The Reptilian" qui viendra contredire cela, le dernier tiers du titre, avec sa montée en puissance, étant remarquable !
"The Draconian Arrival" intègre un superbe (bien trop court) passage sombre, lourd, orchestral, succédant à un nouveau soli haut de gamme et précédant un excellent moment en voix claire.
Enfin, "Alpha And Omega" vient clore l'album, on y trouve un imposant passage en voix Black, suivi d'un soli magistral lorgnant vers le Heavy Mélodique.

Je vous avoue ne pas avoir accroché lors de la première écoute, c'est à partir de la seconde que mon intérêt s'est éveillé.
Ne vous attendez pas à des surprises, à une originalité débordante mais, si "The Unseen Empire" est loin d'être le meilleur de la discographie de Scar Symmetry (mon préféré étant Pitch Black Progress), les titres n'en demeurent pas moins plaisants, l'interprétation ne souffre d'aucun défaut et la production est au diapason.
Le groupe ne révolutionnera certes rien, mais il fait parfaitement son boulot et nous procure de bons moments avec son Death mélodique, heavy, moderne et techniquement irréprochable.

Tracklist de The Unseen Empire :
01. The Anomaly
02. Illuminoid Dream Sequence
03. Extinction Mantra
04. Seers Of The Schaton
05. Domination Agenda
06. Astronomicon
07. Rise Of The Reptilian Regime
08. The Draconian Arrival
09. Alpha And Omega

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 12, 2011 6:02 PM MEST


The Great Mass
The Great Mass

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef-d'oeuvre absolu !!, 11 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Great Mass (CD)
* Introduction.
Je l'attendais avec une grande impatience ce nouvel opus des Grecs de Septicflesh, groupe que j'affectionne depuis ses débuts et qui ne m'a jamais déçu.
Connaissant la discographie de la formation, je ne pouvais être qu'optimiste...

* Le groupe.
Septicflesh (Septic Flesh jusqu'en 2007) a été fondé en 1990 et nous propose un Death Metal mélodique, heavy, original et orchestral, incluant des touches Gothiques et Doom. La musique du combo, reconnaissable entre mille, est toujours de haute qualité, puissante, incluant des atmosphères sombres. Le groupe est composé de Christos (guitare, orchestrations), Seth (vocaux extrêmes, basse), Sotiris (vocaux clairs, guitare) et Fotis (batterie, percussions).
Septicflesh a toujours eu une aura de grand groupe... malheureusement et incroyablement sous-estimé...
Oui, il n'a jamais eu la reconnaissance qu'il méritait, malgré le sans-faute d'une discographie faite d'albums fascinants et passionnants (on notera cependant que "Communion" a commencé à changer la donne).
Entre 1994 ("Mystic Places Of Dawn") et 2008 (Communion), ce sont sept opus qui ont vu le jour, l'excellent Revolution Dna [Explicit (1999) étant l'album le plus mélodique et expérimental, semblant nous propulser dans une nouvelle ère très moderne, pouvant sonner le glas de ce Death Metal si caractéristique.
En 2000 sort le premier album de Chaostar, projet atmosphérique et orchestral de Chris Antoniou, se révélant un parfait complément à Septicflesh. A ce jour, quatre albums sont sortis.
Mais revenons-en à Septicflesh.
2003 fut une grande cuvée avec la sortie du fabuleux Sumerian Daemons, album surpuissant de Death Metal Orchestral qui se révélait être le plus agressif du groupe.
Puis, ce fut le split... un bien triste moment après cette bombe...
Mais en 2007, Septicflesh remet le couvert et en 2008 sort "Communion". Nouvelle baffe, nouveau chef-d'oeuvre symphonique, avec cette fois l'apport du FILMharmonic Orchestra de Prague et son choeur. Véritable déflagration dans l'univers du Metal Orchestral, Communion allait être difficile à surpasser...

* "The Great Mass" : le préalable.
Et voici qu'arrive le nouvel album de Septicflesh, "The Great Mass". Sur le papier, je suis conquis.
- Retour de l'Orchestre de Prague et du choeur.
- Invités de marque : Androniki Skoula (chant, Chaostar), Iliana Tsakiraki (chant, Meden Agan) et George Diamantopoulos (Chaostar), qui joue de deux instruments traditionnels, le kaval (flûte) et le yayli tanbur (luth).
- Coproduction et mixage : Peter Tägtgren (Belphegor, Immortal, Celtic Frost...).
- Mastering : Jonas Kjellgren (Sonic Syndicate, Darzamat...).
- Sublime artwork signé Seth.
Pour moi, pas de doute, cet album va marcher sur les traces de "Communion"... et c'est avec un plaisir non dissimulé que je le place dans mon lecteur CD...

* "The Great Mass" : la première écoute.
L'album est dense, d'une puissance phénoménale (production béton, rien de surprenant !) et d'une grande richesse en matière d'orchestrations. Il est bien la suite logique de Communion mais s'avère moins direct et va plus loin dans l'élaboration des aspects orchestraux.
Toutefois, je ne suis pas immédiatement conquis... il va falloir du temps pour entrer totalement dedans, pour appréhender toutes ses subtilités, "The Great Mass" ne livre pas tous ses secrets tout de suite, il faut prendre son temps pour le découvrir avec précision !
Il m'avait fallu deux écoutes pour adorer Communion, quelque chose me dit qu'il m'en faudra un peu plus !

* "The Great Mass" : quelques écoutes plus tard...
Confirmation : l'album s'apprivoise peu à peu, mais quand c'est fait... Bon sang quel monument !
Le Black Metal a un représentant dans l'alliance PARFAITE Metal extrême / orchestre (Dimmu Borgir, avec Abrahadabra), et bien le Death Metal a maintenant le sien... ceci dit, je considère que ces deux albums transcendent les styles, exit donc le terme « extrême », ces deux galettes sont des monuments du Metal Symphonique, point barre !
Bâti à partir des orchestrations de Chris (souvenons-nous de Chaostar, qui est là pour nous rappeler que le bonhomme sait de quoi il parle), "The Great Mass" est un bijou de musique sombre, épique, puissante, mélodique, que l'orchestre vient continuellement sublimer. Les vocaux ne sont pas en reste, se révélant variés (gutturaux, clairs masculins ou féminins) et d'une efficacité à toute épreuve. La symbiose entre les différents éléments de la musique de Septicflesh est impressionnante.
Par rapport à Communion, les parties orchestrales ont pris de l'ampleur, elles sont la charpente de l'entreprise.
Finalement, l'album est varié, moins immédiat et plus massif que son prédécesseur, la puissance inhérente à l'étroite collaboration orchestre / section Metal en met plein la vue (ou plutôt les oreilles) sur ce disque !

* "The Great Mass" : un peu plus en détail.
"Vampire From Nazareth" ouvre l'album sur un chant féminin délicat, puis les cordes font, progressivement, leur apparition, avant la montée en puissance, symbolisée par le charisme vocal de Seth et la puissance écrasante de la musique (les accélérations sont particulièrement imposantes) pour laquelle on remarquera immédiatement la perfection de la production, mettant en valeur tous les instruments et les vocaux.
"A Great Mass Of Death" est plus posé, assez lent, les choeurs prennent toute leur place, le final est grandiose.
"Pyramid God", avec sa mélodie entêtante, est un véritable hit en puissance, assez direct dans un premier temps, il prend ensuite une forme différente, variant les plaisirs et les tempi.
"Five - Pointed Star" est varié et souvent rapide, il est relayé par le superbe "Oceans Of Grey", empreint d'une petite touche prog et pour lequel la cohésion instrumentale atteint son paroxysme... et quel final énorme !
"The Undead Keep Dreaming" est sans doute la composition la plus sombre, le rythme est souvent lancinant (les pertinentes interventions du chant de Sotiris accentuant cela), hypnotique, mais comme toujours, Septicflesh varie son propos, le titre contenant quelques accélérations judicieusement placées.
Le très Heavy/Death Mélodique "Rising", avec sa dimension « tubesque », délaisse les orchestrations et constitue sans doute le morceau le plus « accessible » de l'album, le moins sombre.
Changement radical d'ambiance sur "Apocalypse", avec ses passages lourds et sa grande variété de tempi, il précède un "Mad Architect" gorgé de sublimes envolées orchestrales.
"Therianthropy" clôt l'album avec un début génial, illuminé par la voix de Sotiris qui, tout au long de la composition, apporte à chacune de ses interventions un aspect catchy, agréable.

* Verdict.
En définitive, "The Great Mass" est un album somptueux et absolument parfait. C'est un chef-d'oeuvre absolu que Septicflesh nous offre, un album qui peut être écouté maintes et maintes fois, donnant par là-même l'occasion de découvrir de nouveaux détails, qui foisonnent au milieu de toute cette richesse musicale. La note maximale s'impose !

* Tracklist de The Great Mass :
01. Vampire From Nazareth
02. A Great Mass Of Death
03. Pyramid God
04. Five - Pointed Star
05. Oceans Of Grey
06. The Undead Keep Dreaming
07. Rising
08. Apocalypse
09. Mad Architect
10. Therianthropy

* Le DVD.
L'édition digipack propose un DVD très complet, contenant le making of de l'album, avec interviews des membres du groupe liées au processus d'enregistrement avec, en particulier, l'orchestre (intervention de Christos) et la batterie (avec Fotis), aux paroles et au concept de l'album (avec Sotiris), à l'artwork (avec Seth). Des sous-titres anglais sont intégrés. L'album est également proposé en format 5.1 (excellent son).

*Conclusion.
"The Great Mass" est un album incontournable dans le genre Metal Orchestral. Quant au DVD, à condition de lire l'anglais, il en est le complément idéal et indispensable. Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 11, 2011 6:00 PM MEST


Salam
Salam
Prix : EUR 12,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un immense album, totalement indispensable dans le genre !!, 11 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Salam (CD)
Arkan est un groupe français fondé en 2005 par Foued Moukid (batterie, ex-The Old Dead Tree) et Abderrahmane Abdellahoum (chant clair, guitare, ex-Dawn Of Decline), qui concrétise leur volonté de fusionner le Metal et la musique orientale.
Ainsi, le combo pratique un Death Metal baigné de magnifiques eaux orientales, se situant dans la lignée d'Orphaned Land.
Arkan a sorti précédemment un EP ("Burning Flesh", 2006) et un excellent album (Hilal, 2008).

La gestion du chant a changé sur "Salam", le nouvel opus du groupe. Si Florent Jannier (ex-Whisper-X) est toujours présent pour le chant extrême, Abder a quant à lui quitté le groupe, laissant l'intégralité du chant clair à Sarah Layssac (ex-The Outburst), qui participait déjà à Hilal.

Remarquable symbiose entre de superbes mélodies orientales acoustiques, incorporant divers instruments traditionnels, et de Death Metal puissant et mélodique, gorgé d'aspects Folk, la musique d'Arkan est particulièrement enthousiasmante !
Les vocaux imposants de Florent et le chant lumineux de Sarah oeuvrent magistralement de concert, cette dernière, désormais totalement intégrée à la formation, étant naturellement bien plus présente que sur "Hilal".
Si les atmosphères peuvent faire penser à Orphaned Land, Arkan n'est pas un clone, il a sa propre personnalité et sa musique, passionnante de bout en bout, nous fait voyager vers des contrées agréables, dépaysantes et fascinantes.

Cet univers musical se devait d'être rehaussé par un son haut de gamme, qui soit à même de capter toutes les subtilités des compositions. C'est chose faite avec la production made in Studio Fredman, avec Frederik Nordström (Dimmu Borgir, Dream Evil, In Flames, Septic Flesh...) aux commandes.

"Salam" est un album magnifique que j'ai appréhendé dans sa globalité. Nous sommes conviés à nous délecter d'une suite de compositions riches et variées, sans points faibles, maintenant constamment l'attention, dont la dualité puissance/émotion, d'une cohérence à toute épreuve, nous invite à la découverte de superbes paysages musicaux.

Extirper d'un tel album des titres est difficile. Comme je l'ai déjà indiqué, "Salam" est un tout, un pur plaisir du début à la fin, un peu comme un titre unique constitué de multiples ambiances.
De "Origins" (le titre le plus agressif de l'album) à "Jerusalem" (dans lequel Sarah nous enchante), en passant par le fabuleux "Deus Vult" (que Kobi Farhi, d'Orphaned Land, vient magnifier), les plaisants (courts) instrumentaux ou le sombre "The Eight Doors Of Jannah", "Salam" est décidément un album parfait !
Il se clôt sur "Amaloun Jadid II", instrumental acoustique d'environ une minute vingt... mais environ neuf minutes plus tard (c'est un peu long !), un formidable ghost-track apparaît, avec narration (voix claire masculine), chant de Sarah en arrière-plan et musique grandiose !

Le mot a été lâché : parfait. Que ce soit au niveau de l'inspiration, de l'interprétation ou de la production, tout a été mis en oeuvre pour que "Salam" respire la perfection... jusqu'au splendide artwork, signé Evil Campbell (déjà auteur de celui de "Hilal"). Ainsi, cet opus, alliance du Death Metal mélodique, incisif, aux riffs solides et de mélodies orientales, omniprésentes sur "Salam", incarne la quintessence d'un style, dont Orphaned Land s'avère être le chef de file.
Oui, Arkan excelle dans tous les domaines, que ce soit avec les moments spécifiquement Metal ou les passages acoustiques (très présents).

Au final, si vous aimez le style, "Salam" est une oeuvre majeure à se procurer d'urgence !

Tracklist de Salam :
01. Origins
02. Inner Slaves
03. Deus Vult (avec la participation de Kobi Fahri, de Orphaned Land)
04. Blind Devotion
05. Jerusalem - Sufferpolis
06. Beyond Sacred Rules
07. Common Ground
08. Sweet Opium
09. Salam
10. Call From Within
11. Lightened Heart
12. The Eight Doors Of Jannah
13. Amaloun Jadid II

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 21, 2012 1:29 AM MEST


Lux Mundi
Lux Mundi
Prix : EUR 12,77

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne synthèse de leur carrière, de "Passage" à "Above" !! 4,5/5, 11 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lux Mundi (CD)
Samael est un groupe suisse qui fut fondé en 1987.
Plusieurs périodes jalonnent la carrière du combo, commençons donc par un petit historique.
On commence avec la période Black Metal, avec ce tempo écrasant, ses ambiances malsaines, que l'on retrouve sur les trois premiers albums, Worship Him (1991), Blood Ritual (1992) et Ceremony Of Opposites (1994, qui introduisait les claviers), album de la maturité de cette période... qui s'achevait justement avec ce dernier.
Puis, changement de cap. Le groupe abandonne la batterie pour une boîte à rythmes, les claviers deviennent fondamentaux dans le développement des atmosphères, on rencontre des aspects électro et symphoniques.
C'est avec le chef d'oeuvre Passage (1996) que cette nouvelle ère démarre, avec des ambiances très sombres, envoûtantes, majestueuses. Samael était un excellent groupe, il devient incontournable.
Eternal (1999), Reign of light (2004) et Solar Soul (2007) suivront, Samael a développé un style, un univers fascinant.
On n'oubliera pas le projet particulier Era One / Lesson in Magic ("Era One" étant avec chant et "Lesson In Magic" sans chant), sorti en 2006, qui présentait le groupe sous des aspects très atmosphériques et électro, faisant le choix de délaisser les guitares.
C'est en 2009 que sort Above, album polémique ayant déclenché de nombreuses discussions passionnées.
Etait-ce l'ère suivante de Samael ? Le groupe revenait au Black Metal, mais avec une violence omniprésente, inédite, cet album sans concession n'avait plus rien à voir avec ce que le combo avait sorti préalablement.
Censé être un projet parallèle (ça se comprend étant donné le phénoménal virage musical), "Above" avait toutefois été intégré à la discographie de Samael. Cet album m'a fait plaisir, j'avais immédiatement accroché et adoré découvrir le groupe dans des dispositions aussi intenses et agressives !

Lorsque j'ai appris qu'un nouvel album sortait, je me suis demandé quelle voie allait suivre Samael.
La suite d'"Above" ? Un retour aux ambiances d'antan ? Un peu des deux ? Je vais être franc, mon rêve était de découvrir un album fait d'une bonne dose de "Passage" (mon album préféré du groupe) et d'un peu d'"Above" !
Alors, quid de "Lux Mundi" ?

Bon, il faudra repasser pour "Above", cette période est révolue. Par contre, il y a des passages rappelant indéniablement..."Passage" !
La musique est sombre, puissante, et l'impeccable production vient rehausser le propos. Les claviers se parent d'aspects orchestraux, les refrains sont efficaces, le chant de Vorph toujours aussi imposant.
Voilà pour les généralités. "Lux Mundi" ne dépaysera pas les fans, il est dans la lignée des réalisations allant de Passage à "Solar Soul".

"Luxferre" est un premier titre très accrocheur, heavy, incluant quelques accélérations intéressantes (mais rares) et un bon refrain, l'album démarre sous les meilleurs auspices et la suite est du même acabit, nous orientant en définitive vers le sentiment que "Lux Mundi" est une intéressante synthèse des albums précédents.
Rythmiques impressionnantes, ambiances lourdes, claviers entêtants, l'album est bon et plutôt varié. Les titres sont tantôt, dans la globalité, très pesants ("Of War", "Antigod"), tantôt plus diversifiés dans le tempo, plus rythmés ("In Gold We Trust").
Et puis il y a deux compositions qui sortent vraiment du lot selon moi... et qui sont bien trop courtes à mon goût, eu égard à leurs immenses qualités !
"The Shadow Of The Sword", de par la variété des tempi, la pêche dont il fait preuve, est finalement assez différent des autres titres, on peut même considérer qu'il constitue une petite éclaircie au sein des compos qui constituent "Lux Mundi" (même s'il demeure naturellement dans la tonalité très sombre de l'album).
Et que dire de "The Truth Is Marching On", LE bijou de "Lux Mundi" !
Je vous avait dit qu'"Above", c'était de l'histoire ancienne. Je nuancerai un peu mon propos en référence à ce remarquable morceau, qui inclue quelques éléments nous replongeant parfois dans la furie d'"Above". C'est le plus agressif, le plus accrocheur, les claviers sont somptueux, les quelques accélérations ébouriffantes... voici le meilleur titre de l'album !

"Lux Mundi" est un peu comme un nouveau départ pour Samael. Rompant avec la violence d'"Above", le groupe a décidé de se replonger dans le style qui a fait sa renommée, et avec réussite puisque je trouve cet album inspiré.
Pour finir, permettez-moi de revenir sur le dernier titre, "The Truth Is Marching On". Voici, condensé en quatre minutes trente, le meilleur de Samael, ce vers quoi je souhaiterais que la formation helvète tende désormais ! Rêve inaccessible ou future réalité ? Attendons le prochain album pour le savoir !

Tracklist de Lux Mundi :
01. Luxferre
02. Let My People Be!
03. Of War
04. Antigod
05. For A Thousand Years
06. The Shadow Of The Sword
07. In The Deep
08. Mother Night
09. Pagan Trance
10. In Gold We Trust
11. Soul Invictus
12. The Truth Is Marching On

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Miss cordite [Explicit]
Miss cordite [Explicit]
Prix : EUR 9,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une nouvelle preuve que le Metal français se porte bien !!, 28 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miss cordite [Explicit] (Téléchargement MP3)
Miss Cordite, groupe français fondé en 2007, nous vient de la région P.A.C.A.
La formation pratique un Hard Rock aux textes engagés, introduisant notamment de la colère, de la déception, voire de la tristesse, face aux divers aspects de la société, de notre monde.
On notera que les quatorze titres de ce premier album éponyme sont tantôt chantés en français, tantôt en anglais.

Miss Cordite se compose de Yves Gogat (guitares, choeurs), Dan Colombini (basse, choeurs), Elsa Rousseau (claviers, samples), Phil Bernard (chant) et Teddy Baumberger (batterie).

La première écoute fut pour moi un moment très plaisant, j'ai immédiatement accroché. Le groupe nous propose un Hard Rock puissant, aux riffs incisifs, souvent heavy, avec basse très présente, bons soli et nappes de claviers soulignant parfaitement les ambiances.
Dernier point, et non des moindres, le son a fait l'objet de beaucoup d'attention, il est de haute qualité (enregistrement et mixage signés Damien Rainaud) !
Un seul désir après la première écoute : une seconde...et ainsi de suite !

Les paroles sont souvent des critiques particulièrement explicites et traitant de thèmes divers et variés qui pourront parfois amener, à n'en point douter, quelques discussions ou débats animés !
Ainsi, par exemple, le surpuissant "Le Laminoir", qui commence par "As-tu bien obéi aujourd'hui ?", traite du conformisme, le percutant "Piège A Cons" parle de la religion, "La Piste Des Larmes" est un hommage aux Indiens (qui furent massacrés, spoliés de leurs terres et qui sont, aujourd'hui, "vengés" par les Séminoles, qui réussissent dans les secteurs du tourisme et du jeu). Ce titre introduit notamment quelques ambiances et chants typiques, ainsi qu'un super solo. Quant au pessimiste "The World I Shape... the World You'll Inherate...", il parle de l'état désespéré de la Terre. Je vous laisse découvrir le contenu des autres titres !

Le sentiment que j'ai après quelques écoutes est que Miss Cordite est un groupe sûr de lui, qui fait déjà montre d'une forte personnalité, proposant des compositions solides, variées et inspirées.
J'ai trouvé qu'il y avait parfois un peu de Satan Jokers dans leur musique, voire de Trust (première époque, donc les trois premiers albums, avec la semi-ballade "Rencontre", qui contient des riffs caractéristiques).

L'interprétation est impeccable, tous les instruments sont bien en place (la production permettant à chacun de s'exprimer de manière optimale), le chant de Phil est en totale adéquation avec la musique pratiquée, se montrant agressif ou plus doux (l'excellente ballade "Convoi" et ses aspects prog, qui n'oublie pas quelques moments plus rentre-dedans, avec également la brève et agréable incursion d'un violon).

Miss Cordite a réussi un coup de maître avec cet album. Je trouve tout simplement qu'il n'a pas de points faibles, il n'engendre jamais l'ennui, s'écoute avec plaisir et facilité, et ce de bout en bout.
Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Tracklist de Miss Cordite :
01. Le Laminoir
02. Assis
03. You Want Her Dead
04. Star System
05. Love Theme
06. D.F.O (Dead for Oil)
07. Piège à Cons
08. Rencontre
09. La piste des Larmes
10. The World I Shape... the World You'll Inherate...
11. Sex Addict
12. On Vous Surveille
13. Encore un Peu
14. Convoi

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Ex oblivion
Ex oblivion
Prix : EUR 17,79

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une pièce majeure du Black Metal Symphonique !!, 16 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ex oblivion (CD)
La scène Metal française est de grande qualité, et ce dans tous les styles, du groupe "établi" au petit nouveau bourré de talent. C'est un fait, une évidence.
De nombreuses formations proposent des sorties qui méritent qu'on s'attarde dessus car quelque chose se passe. Il y a l'intérêt, le plaisir d'écoute, l'impression qu'on est en train de découvrir un combo qui devrait avoir de beaux jours devant lui. C'est ce que j'ai ressenti avec Malevolentia.

Malevolentia est un groupe nous venant de Belfort et qui œuvre dans le Black Metal Symphonique.
Créé en 2003, le combo a déjà sorti un album en 2005 ("Contes Et Nouvelles Macabres") mais c'est avec "Ex Oblivion", sa nouvelle offrande, que je le découvre.

Ex Oblivion nous immerge dans un Black Metal puissant, sombre, malsain, rapide, incluant de superbes passages symphoniques agrémentés d'excellents chœurs féminins. La production est impeccable, parfaitement en phase avec le style pratiqué... tout comme l'artwork, très réussi.

"Ex Libris Oblivio" est une intro symphonique très B.O.F. sombre et épique (et ce sera le cas de tous les passages de ce type sur l'album) qui laisse augurer d'un album placé sous le signe des orchestrations.
Cependant, "Serment De La Corde" vient infirmer cela (pour l'instant !), nous orientant vers un Black Metal rapide, violent, que Spleen, la nouvelle chanteuse, vient magnifier avec ses vocaux puissants et incisifs. On peut considérer que ce titre est le plus direct de l'album, il ne s'appuie pas sur les éléments symphoniques.
Les choses changent dès "Martyrs", qui s'ouvre sur un passage orchestral, avec chœurs doux et enchanteurs. Puis la section Metal démarre en trombe, suivant les traces du titre précédent. La musique de Malevolentia est très agressive, certes, mais les aspects mélodiques sont présents, en parfaite adéquation avec la puissance et l'agressivité inhérentes à l'univers du groupe, dans lequel les orchestrations se fondent à la perfection. Elles apportent un aspect grandiose à la musique qui s'avère variée, ne rechignant pas à ralentir le tempo pour installer d'autres ambiances, toujours très sombres et ô combien passionnantes. L'apport du piano en fin de titre, d'un court passage parlé, de hurlements, vient ajouter à ce tableau un aspect très film d'horreur.
"A l'Est d'Eden" s'ouvre sur un passage sympho avec chœurs puis, comme d'habitude, les hostilités commencent, avec ce tempo vif, intense. L'apport d'un passage orchestral en milieu de titre vient rompre avec cette violence, mais pas avec la noirceur de l'ensemble, le tempo devient plus lent... pas pour longtemps puisque la fin du titre renoue avec le rythme effréné caractérisant la majorité de l'album.
"Dies Irae" est une composition instrumentale qui, avec l'apport des chœurs, se révèle somptueuse.
"Dagon" installe une atmosphère pesante, surtout dans son premier tiers, avec ses vocaux menaçants. Naturellement, les orchestrations, si fusionnelles avec les parties Metal, sont de nouveau présentes, tout comme les chœurs.
"Nyarlathotep" nous enchante avec ses imposants passages dans lesquels la symbiose Metal / arrangements symphoniques est impressionnante.
"Ex Oblivion" démarre de manière glauque, très Horror Metal, avec les craquements typiques d'un vinyle, son piano, son atmosphère lourde, puis le titre prend son rythme de croisière, mais cette ambiance demeure toutefois au gré, notamment, de changements de tempos.
"La Nonne et l'Incube" commence avec des chœurs délicats, des passages mid-tempo rompant (un peu) avec l'ambiance emplie de noirceur de l'album se font jour et dévoilent une facette plus "accessible" de la musique du groupe, incorporant quelques soli bienvenus.
Enfin, "Le Geste du Corbeau" clôt "Ex Oblivion", avec sa magnifique ouverture orchestrale, ses choeurs, sa voix lyrique, nous amenant ensuite sur un terrain variant les tempi et s'achevant sur ce qui constitue la marque de fabrique du groupe, à savoir la perfection de l'imbrication éléments symphoniques / éléments Metal.

Au final, "Ex Oblivion" est un grand album de Black Metal Symphonique.
On navigue dans un univers musical qui impressionne de par la maîtrise des orchestrations et la cohérence de leur agencement au sein de cette musique âpre et sombre.
"Ex Oblivion" nécessite plusieurs écoutes, afin de se familiariser avec cette richesse musicale qui rend cette œuvre passionnante et fascinante.
Je vous recommande de découvrir cet album, à mes yeux incontournable dans le genre !

Tracklist de Ex Oblivion :
01. Ex Libris Oblivionis
02. Serment de la Corde
03. Martyrs
04. A l'Est d'Eden
05. Dies Irae
06. Dagon
07. Nyarlathotep
08. Ex Oblivion
09. La Nonne et l'Incube
10. Le Geste du Corbeau

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The ballad of mary
The ballad of mary
Prix : EUR 12,12

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas indispensable...mais conseillé !! 3,75/5, 16 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The ballad of mary (CD)
Après un excellent The Clans Will Raise Again, Grave Digger nous propose un EP que beaucoup considèreront sans doute comme dispensable, dans la mesure où il n'y a aucun véritable inédit.
Cependant, on pourra estimer qu'il représente une occasion supplémentaire de rendre hommage au superbe Tunes of War, sorti en 1996 (hommage d'ailleurs immortalisé sur le DVD Grave digger - the clans are still marching (DVD + CD Audio), qui célèbre en outre les trente ans du groupe et sur lequel les invités présents sur cet EP se trouvent également), tout en restant collé au dernier opus en date.

En effet, nous trouvons sur cet EP deux titres issus de "Tunes Of War", réenregistrés en compagnie de Doro Pesch, sur le très plaisant "The Ballad Of Mary", et Hansi Kürsch (Blind Guardian), sur "Rebellion" (l'un des meilleurs titres de Grave Digger selon moi, magnifié ici par la voix d'Hansi et la production imposante). Ces deux personnalités du Metal sont d'indiscutables valeurs ajoutées à ces nouvelles versions, malgré le fait qu'elles demeurent proches des originales.
On notera également la participation de Van Canto (le groupe d'A Capella Metal) sur ces compositions.
"The Ballad Of Mary" bénéficie d'une seconde version, acoustique cette fois, dénuée de batterie. Même si on pourra peut-être la considérer comme une redite, elle s'avère intéressante de par les quelques atours orchestraux ajoutés.
Les deux derniers titres ("Highland Farewell" et "Coming Home") sont issus de "The Clans Will Rise Again" et sont proposés en version instrumentale, les excellents choeurs étant conservés. La cornemuse est l'invitée incontournable de ces morceaux, évidemment pour le meilleur, étant magistralement utilisée et se fondant parfaitement dans cet univers très heavy, que la production, surpuissante, vient souligner avec brio !

En définitive, nous avons donc des titres réenregistrés, proches des originaux (mais avec des invités prestigieux et l'apport d'une superbe production), des titres instrumentaux, une absence d'inédits; "The Ballad Of Mary" aurait pu constituer un bonus de choix au DVD "The Clans Are Still Marching".

Tracklist de The Ballad Of Mary :
01. The Ballad Of Mary (Queen of Scots), avec les participations de Doro Pesch et Van Canto)
02. Rebellion (The Clans are Marching), avec les participations de Hansi Kürsch et Van Canto)
03. The Ballad of Mary (Queen of Scots), version acoustique
04. Highland Farewell (version instrumentale avec choeurs)
05. Coming Home (version instrumentale avec choeurs)

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Abyss masterpiece
Abyss masterpiece
Prix : EUR 11,34

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une petite merveille !!, 30 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abyss masterpiece (CD)
Heavenwood est un groupe portugais fondé en 1992 et pratiquant un Dark/Gothic Metal.
On notera que le groupe a commencé sous le nom de Disgorge puis a changé pour Heavenwood en 1996.
"Abyss Masterpiece" est le quatrième album studio du groupe, c'est avec celui-ci que je le découvre.

Quelques informations préalables pour commencer.
Tout d'abord, la pochette, superbe, est l'oeuvre de Matthew Vickerstaff (Cradle Of Filth, My Dying Bride, Cathedral...).
Ensuite, et c'est un gage de qualité au niveau du son, Kristian "Kohle" Kohlmannslehner (Crematory, Benighted, Agathodaimon...) mixe et masterise l'album.
Enfin, deux artistes participent à l'album. Miriam Renvag (Ram-Zet) chante sur le titre Leonor et le groupe acollaboré avec le compositeur russe Dominic G. Joutsen, qui a travaillé sur des arrangements orchestraux pourAbyss Masterpiece.

Et la musique dans tout ça ?
Avant d'entamer l'écoute, j'avoue que les éléments précités me faisaient espérer un album de qualité.
Bon, n'y allons pas par quatre chemins, la confirmation est éclatante, "Abyss Masterpiece" est un superbe album qui nous propose un Metal sombre, heavy, se parant d'aspects mélancoliques et aux arrangements symphoniques somptueux, très présents, oeuvrant de concert avec une section Metal particulièrement efficace.
La production, quant à elle, comme prévu, est titanesque, sublimant la musique d'Heavenwood.

The Arcadia Order" est un début on ne peut plus impressionnant pour cet album, superbe intro symphonique, démarrage en fanfare de la section Metal, c'est heavy, rythmé, intense, avec ces éléments orchestraux qui apportent tant à la musique. Si tous les titres sont de cette trempe, nous tenons là un chef d'oeuvre !
"Morning Glory Clouds (In Manus Tuas Domine)" démarre par une voix féminine fluide, douce, qu'on pourrait entendre dans un choeur d'église, qui introduit ce titre un peu "Crematory meets Paradise Lost". Voix claire rappelant Nick Holmes (présente sur les refrains et couplée aux vocaux extrêmes), refrain accrocheur, court passage acoustique suivi d'un moment heavy sympho, nous sommes dans le meilleur du Heavy/Dark/Gothic !
"Goddess Presiding Over Solitude" se fait plus sombre et menaçant, tant au niveau de la musique que des vocaux. Mais un passage assez prog, avec un bon solo, un autre très mélodique, viennent un peu éclaircir cet univers étouffant mais ô combien fascinant.
"Once A Burden" est lent, mélodique, la voix claire, impeccable, vient contrebalancer les vocaux death, qui se mêlent souvent à celle-ci. Inutile de préciser que, comme toujours sur cet album, le heavy sympho est incontournable et d'une qualité toujours égale.
"Winter Slave" est du même acabit, l'empreinte Paradise Lost est présente, les vocaux clairs (minoritaires) et extrêmes continuent leur boulot efficacement.
"Leonor" introduit la chanteuse Miriam pour un excellent morceau dans lequel elle apporte une atmosphère plaisante qui, couplée aux passages atmosphériques ou symphoniques, font de ce titre une indéniable réussite.
"Poem For Matilde" introduit de nouveau cette fibre Paradise Lost, avec des vocaux clairs, un peu éraillés, et une mélodie très proche des travaux du combo anglais.
"Fading Sun" durcit le ton, se montre pesant, suivi en cela par les éléments symphoniques qui viennent assombrir plus encore le propos.
"September Blood" est plus enlevé, plus direct (sans atteindre naturellement des tempi effrénés), demeurant dans une veine typiquement Gothic/Death.
"Sudden Scars" est pesant, lent, les vocaux clairs s'invitent de nouveau et sont mêlés aux death, pour un résultat, comme toujours, très efficient.
"Like Yesterday" est LE tube de l'album, accessible, avec une mélodie imparable, il s'avère particulièrement accrocheur. Si le chant clair est incontournable, il devient également plus éraillé ou death. On peut parfois penser à Crematory, dans ses moments les plus mélodiques (sans les aspects électro naturellement).
L'album se clôt sur "Her Lament", sompueuse pièce uniquement symphonique, véritable symbole de la qualité des arrangements présents tout au long d'Abyss Masterpiece. Passages atmosphériques, épiques (très BOF), cette compo file des frissons !

Bon, faisons maintenant la synthèse si vous le voulez bien.
"Abyss Masterpiece" est à mes yeux une incontestable réussite. Heavy, dark, avec de majestueux arrangements symphoniques, inspiré, riche, varié et magistralement produit, ce nouvel opus a été écouté plusieurs fois sans qu'aucune lassitude ne s'installe car il se révèle prenant du début à la fin.
Bref, voici un incontournable du genre !

Tracklist de Abyss Masterpiece :
01. The Arcadia Order
02. Morning Glory Clouds (In Manus Tuas Domine)
03. Goddess Presiding Over Solitude
04. Once A Burden
05. Winter Slave
06. Leonor
07. Poem For Matilde
08. Fading Sun
09. September Blood
10. Sudden Scars
11. Like Yesterday
12. Her Lament

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Deathstar Rising
Deathstar Rising
Prix : EUR 19,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un formidable album et un excellent groupe à soutenir !!, 12 mars 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Deathstar Rising (CD)
Before The Dawn est un combo finlandais qui a vu le jour en 1999, sous l'impulsion de Tuomas Saukkonen.
A l'origine projet solo, il est ensuite devenu un véritable groupe et a sorti son premier album en 2003 (My Darkness). Depuis, il y a eu cinq autres albums, dont le petit dernier, qui nous intéresse présentement, "Deathstar Rising".
La musique de Before The Dawn est à la croisée de plusieurs styles, superbement digérés par ce groupe qui jouit d'une personnalité affirmée. Disons que nous sommes en présence d'un Death Metal Mélodique incluant des éléments Dark, Atmosphériques, Gothiques. La dualité vocale (voix claires et death) est une caractéristique importante du groupe qui, à l'instar d'Amorphis notamment, propose une musique plaisante et de haute qualité, que j'ai toujours appréciée et ce depuis ses débuts. Je trouve d'ailleurs qu'il mériterait une reconnaissance bien plus étendue.
Les membres de Before The Dawn ont tous une expérience considérable en dehors du groupe, en raison de leur participation à plusieurs excellents combo. Ainsi, le line-up se compose de Tuomas Saukkonen (guitare, vocaux extrêmes, claviers, Dawn Of Solace, Black Sun Aeon), Lars Eikind (chant clair et basse, Age Of Silence, Winds, ex-Khold), Juho Räihä (guitare, Gloria Morti, Riverside Syndicate) et Atte Palokangas (batterie, Agonizer, ex-Sinity).

Venons-en maintenant spécifiquement à "Deathstar Rising", qui nous immerge dans un univers sombre et fascinant, au gré de mélodies passionnantes d'où émerge une empreinte mélancolique.

Après une jolie intro acoustique ("The First Snow"), "Winter Within" arrive, apportant des touches heavy mâtinées de Folk qui font penser à Amorphis, tandis que d'autres, sur les parties Death, ne seraient pas reniées par Dark Tranquillity (certains riffs typés "Gothenburg Metal"). Les passages très mélodiques en voix claire sont très réussis et contrastent bien avec les moments plus agressifs. "Deathstar Rising" démarre fort avec ce titre ! "Deathstar" (et son refrain très catchy) suit le même chemin, avant que "Remembrance" ne vienne proposer des passages au tempo modéré sur les parties Death et plutôt entraînants en voix claire. "Unbroken" mêle parfois (toujours avec réussite), les deux voix. Il est relayé par le heavy et accrocheur "Judgement", puis "The Wake", composition quasiment exclusivement death (il faut attendre la fin pour entendre Lars) vient précéder "Sanctuary", qui fait le contraire (chanson renfermant des aspects mélancoliques et qui est, cette fois, intégralement interprétée en voix claire, Tuomas n'intervenant pas), renfermant des passages calmes, acoustiques, qui contrastent bien avec les poussées heavy. "Butterfly Effect" est bien plus sombre et agressif, les deux voix se mêlent parfois de nouveau, tout comme sur "Wreith", qui vient clore l'album et se révèle varié, souvent rapide, heavy, et qui s'achève superbement, comme l'album avait commencé, c'est-à-dire à la guitare acoustique.

Dans l'univers Metal, il y a des groupes auxquels on s'attache particulièrement, des groupes qui devraient avoir bien plus de succès tant leur musique est agréable, des groupes qu'on aime soutenir. Before The Dawn est de ceux-là. J'ai également cité Amorphis car je trouve que ces deux groupes ont cela en commun. "Deathstar Rising" ne déroge pas à la règle qui fait que Before The Dawn n'a, à mes yeux, sorti que de bons albums. On a un savant mélange qui voit les aspects heavy, mélodiques, agressifs ou atmosphériques s'imbriquer à la perfection pour former un album solide, profondément inspiré, magistralement interprété et, cerise sur le gâteau, idéalement produit. Bref, "Deathstar Rising" est un album indispensable dans le genre !

Tracklist de Deathstar Rising :

01. The First Snow
02. Winter Within
03. Deathstar
04. Remembrance
05. Unbroken
06. Judgement
07. The Wake
08. Sanctuary
09. Butterfly Effect
10. Wreith

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