Profil de fifi59 > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par fifi59
Classement des meilleurs critiques: 1.145
Votes utiles : 5111

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
fifi59
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Ex oblivion
Ex oblivion
Prix : EUR 17,79

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une pièce majeure du Black Metal Symphonique !!, 16 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ex oblivion (CD)
La scène Metal française est de grande qualité, et ce dans tous les styles, du groupe "établi" au petit nouveau bourré de talent. C'est un fait, une évidence.
De nombreuses formations proposent des sorties qui méritent qu'on s'attarde dessus car quelque chose se passe. Il y a l'intérêt, le plaisir d'écoute, l'impression qu'on est en train de découvrir un combo qui devrait avoir de beaux jours devant lui. C'est ce que j'ai ressenti avec Malevolentia.

Malevolentia est un groupe nous venant de Belfort et qui œuvre dans le Black Metal Symphonique.
Créé en 2003, le combo a déjà sorti un album en 2005 ("Contes Et Nouvelles Macabres") mais c'est avec "Ex Oblivion", sa nouvelle offrande, que je le découvre.

Ex Oblivion nous immerge dans un Black Metal puissant, sombre, malsain, rapide, incluant de superbes passages symphoniques agrémentés d'excellents chœurs féminins. La production est impeccable, parfaitement en phase avec le style pratiqué... tout comme l'artwork, très réussi.

"Ex Libris Oblivio" est une intro symphonique très B.O.F. sombre et épique (et ce sera le cas de tous les passages de ce type sur l'album) qui laisse augurer d'un album placé sous le signe des orchestrations.
Cependant, "Serment De La Corde" vient infirmer cela (pour l'instant !), nous orientant vers un Black Metal rapide, violent, que Spleen, la nouvelle chanteuse, vient magnifier avec ses vocaux puissants et incisifs. On peut considérer que ce titre est le plus direct de l'album, il ne s'appuie pas sur les éléments symphoniques.
Les choses changent dès "Martyrs", qui s'ouvre sur un passage orchestral, avec chœurs doux et enchanteurs. Puis la section Metal démarre en trombe, suivant les traces du titre précédent. La musique de Malevolentia est très agressive, certes, mais les aspects mélodiques sont présents, en parfaite adéquation avec la puissance et l'agressivité inhérentes à l'univers du groupe, dans lequel les orchestrations se fondent à la perfection. Elles apportent un aspect grandiose à la musique qui s'avère variée, ne rechignant pas à ralentir le tempo pour installer d'autres ambiances, toujours très sombres et ô combien passionnantes. L'apport du piano en fin de titre, d'un court passage parlé, de hurlements, vient ajouter à ce tableau un aspect très film d'horreur.
"A l'Est d'Eden" s'ouvre sur un passage sympho avec chœurs puis, comme d'habitude, les hostilités commencent, avec ce tempo vif, intense. L'apport d'un passage orchestral en milieu de titre vient rompre avec cette violence, mais pas avec la noirceur de l'ensemble, le tempo devient plus lent... pas pour longtemps puisque la fin du titre renoue avec le rythme effréné caractérisant la majorité de l'album.
"Dies Irae" est une composition instrumentale qui, avec l'apport des chœurs, se révèle somptueuse.
"Dagon" installe une atmosphère pesante, surtout dans son premier tiers, avec ses vocaux menaçants. Naturellement, les orchestrations, si fusionnelles avec les parties Metal, sont de nouveau présentes, tout comme les chœurs.
"Nyarlathotep" nous enchante avec ses imposants passages dans lesquels la symbiose Metal / arrangements symphoniques est impressionnante.
"Ex Oblivion" démarre de manière glauque, très Horror Metal, avec les craquements typiques d'un vinyle, son piano, son atmosphère lourde, puis le titre prend son rythme de croisière, mais cette ambiance demeure toutefois au gré, notamment, de changements de tempos.
"La Nonne et l'Incube" commence avec des chœurs délicats, des passages mid-tempo rompant (un peu) avec l'ambiance emplie de noirceur de l'album se font jour et dévoilent une facette plus "accessible" de la musique du groupe, incorporant quelques soli bienvenus.
Enfin, "Le Geste du Corbeau" clôt "Ex Oblivion", avec sa magnifique ouverture orchestrale, ses choeurs, sa voix lyrique, nous amenant ensuite sur un terrain variant les tempi et s'achevant sur ce qui constitue la marque de fabrique du groupe, à savoir la perfection de l'imbrication éléments symphoniques / éléments Metal.

Au final, "Ex Oblivion" est un grand album de Black Metal Symphonique.
On navigue dans un univers musical qui impressionne de par la maîtrise des orchestrations et la cohérence de leur agencement au sein de cette musique âpre et sombre.
"Ex Oblivion" nécessite plusieurs écoutes, afin de se familiariser avec cette richesse musicale qui rend cette œuvre passionnante et fascinante.
Je vous recommande de découvrir cet album, à mes yeux incontournable dans le genre !

Tracklist de Ex Oblivion :
01. Ex Libris Oblivionis
02. Serment de la Corde
03. Martyrs
04. A l'Est d'Eden
05. Dies Irae
06. Dagon
07. Nyarlathotep
08. Ex Oblivion
09. La Nonne et l'Incube
10. Le Geste du Corbeau

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 27, 2011 5:42 PM MEST


The ballad of mary
The ballad of mary
Prix : EUR 12,42

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas indispensable...mais conseillé !! 3,75/5, 16 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The ballad of mary (CD)
Après un excellent The Clans Will Raise Again, Grave Digger nous propose un EP que beaucoup considèreront sans doute comme dispensable, dans la mesure où il n'y a aucun véritable inédit.
Cependant, on pourra estimer qu'il représente une occasion supplémentaire de rendre hommage au superbe Tunes of War, sorti en 1996 (hommage d'ailleurs immortalisé sur le DVD Grave digger - the clans are still marching (DVD + CD Audio), qui célèbre en outre les trente ans du groupe et sur lequel les invités présents sur cet EP se trouvent également), tout en restant collé au dernier opus en date.

En effet, nous trouvons sur cet EP deux titres issus de "Tunes Of War", réenregistrés en compagnie de Doro Pesch, sur le très plaisant "The Ballad Of Mary", et Hansi Kürsch (Blind Guardian), sur "Rebellion" (l'un des meilleurs titres de Grave Digger selon moi, magnifié ici par la voix d'Hansi et la production imposante). Ces deux personnalités du Metal sont d'indiscutables valeurs ajoutées à ces nouvelles versions, malgré le fait qu'elles demeurent proches des originales.
On notera également la participation de Van Canto (le groupe d'A Capella Metal) sur ces compositions.
"The Ballad Of Mary" bénéficie d'une seconde version, acoustique cette fois, dénuée de batterie. Même si on pourra peut-être la considérer comme une redite, elle s'avère intéressante de par les quelques atours orchestraux ajoutés.
Les deux derniers titres ("Highland Farewell" et "Coming Home") sont issus de "The Clans Will Rise Again" et sont proposés en version instrumentale, les excellents choeurs étant conservés. La cornemuse est l'invitée incontournable de ces morceaux, évidemment pour le meilleur, étant magistralement utilisée et se fondant parfaitement dans cet univers très heavy, que la production, surpuissante, vient souligner avec brio !

En définitive, nous avons donc des titres réenregistrés, proches des originaux (mais avec des invités prestigieux et l'apport d'une superbe production), des titres instrumentaux, une absence d'inédits; "The Ballad Of Mary" aurait pu constituer un bonus de choix au DVD "The Clans Are Still Marching".

Tracklist de The Ballad Of Mary :
01. The Ballad Of Mary (Queen of Scots), avec les participations de Doro Pesch et Van Canto)
02. Rebellion (The Clans are Marching), avec les participations de Hansi Kürsch et Van Canto)
03. The Ballad of Mary (Queen of Scots), version acoustique
04. Highland Farewell (version instrumentale avec choeurs)
05. Coming Home (version instrumentale avec choeurs)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 17, 2011 2:29 PM MEST


Abyss masterpiece
Abyss masterpiece
Prix : EUR 11,07

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une petite merveille !!, 30 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abyss masterpiece (CD)
Heavenwood est un groupe portugais fondé en 1992 et pratiquant un Dark/Gothic Metal.
On notera que le groupe a commencé sous le nom de Disgorge puis a changé pour Heavenwood en 1996.
"Abyss Masterpiece" est le quatrième album studio du groupe, c'est avec celui-ci que je le découvre.

Quelques informations préalables pour commencer.
Tout d'abord, la pochette, superbe, est l'oeuvre de Matthew Vickerstaff (Cradle Of Filth, My Dying Bride, Cathedral...).
Ensuite, et c'est un gage de qualité au niveau du son, Kristian "Kohle" Kohlmannslehner (Crematory, Benighted, Agathodaimon...) mixe et masterise l'album.
Enfin, deux artistes participent à l'album. Miriam Renvag (Ram-Zet) chante sur le titre Leonor et le groupe acollaboré avec le compositeur russe Dominic G. Joutsen, qui a travaillé sur des arrangements orchestraux pourAbyss Masterpiece.

Et la musique dans tout ça ?
Avant d'entamer l'écoute, j'avoue que les éléments précités me faisaient espérer un album de qualité.
Bon, n'y allons pas par quatre chemins, la confirmation est éclatante, "Abyss Masterpiece" est un superbe album qui nous propose un Metal sombre, heavy, se parant d'aspects mélancoliques et aux arrangements symphoniques somptueux, très présents, oeuvrant de concert avec une section Metal particulièrement efficace.
La production, quant à elle, comme prévu, est titanesque, sublimant la musique d'Heavenwood.

The Arcadia Order" est un début on ne peut plus impressionnant pour cet album, superbe intro symphonique, démarrage en fanfare de la section Metal, c'est heavy, rythmé, intense, avec ces éléments orchestraux qui apportent tant à la musique. Si tous les titres sont de cette trempe, nous tenons là un chef d'oeuvre !
"Morning Glory Clouds (In Manus Tuas Domine)" démarre par une voix féminine fluide, douce, qu'on pourrait entendre dans un choeur d'église, qui introduit ce titre un peu "Crematory meets Paradise Lost". Voix claire rappelant Nick Holmes (présente sur les refrains et couplée aux vocaux extrêmes), refrain accrocheur, court passage acoustique suivi d'un moment heavy sympho, nous sommes dans le meilleur du Heavy/Dark/Gothic !
"Goddess Presiding Over Solitude" se fait plus sombre et menaçant, tant au niveau de la musique que des vocaux. Mais un passage assez prog, avec un bon solo, un autre très mélodique, viennent un peu éclaircir cet univers étouffant mais ô combien fascinant.
"Once A Burden" est lent, mélodique, la voix claire, impeccable, vient contrebalancer les vocaux death, qui se mêlent souvent à celle-ci. Inutile de préciser que, comme toujours sur cet album, le heavy sympho est incontournable et d'une qualité toujours égale.
"Winter Slave" est du même acabit, l'empreinte Paradise Lost est présente, les vocaux clairs (minoritaires) et extrêmes continuent leur boulot efficacement.
"Leonor" introduit la chanteuse Miriam pour un excellent morceau dans lequel elle apporte une atmosphère plaisante qui, couplée aux passages atmosphériques ou symphoniques, font de ce titre une indéniable réussite.
"Poem For Matilde" introduit de nouveau cette fibre Paradise Lost, avec des vocaux clairs, un peu éraillés, et une mélodie très proche des travaux du combo anglais.
"Fading Sun" durcit le ton, se montre pesant, suivi en cela par les éléments symphoniques qui viennent assombrir plus encore le propos.
"September Blood" est plus enlevé, plus direct (sans atteindre naturellement des tempi effrénés), demeurant dans une veine typiquement Gothic/Death.
"Sudden Scars" est pesant, lent, les vocaux clairs s'invitent de nouveau et sont mêlés aux death, pour un résultat, comme toujours, très efficient.
"Like Yesterday" est LE tube de l'album, accessible, avec une mélodie imparable, il s'avère particulièrement accrocheur. Si le chant clair est incontournable, il devient également plus éraillé ou death. On peut parfois penser à Crematory, dans ses moments les plus mélodiques (sans les aspects électro naturellement).
L'album se clôt sur "Her Lament", sompueuse pièce uniquement symphonique, véritable symbole de la qualité des arrangements présents tout au long d'Abyss Masterpiece. Passages atmosphériques, épiques (très BOF), cette compo file des frissons !

Bon, faisons maintenant la synthèse si vous le voulez bien.
"Abyss Masterpiece" est à mes yeux une incontestable réussite. Heavy, dark, avec de majestueux arrangements symphoniques, inspiré, riche, varié et magistralement produit, ce nouvel opus a été écouté plusieurs fois sans qu'aucune lassitude ne s'installe car il se révèle prenant du début à la fin.
Bref, voici un incontournable du genre !

Tracklist de Abyss Masterpiece :
01. The Arcadia Order
02. Morning Glory Clouds (In Manus Tuas Domine)
03. Goddess Presiding Over Solitude
04. Once A Burden
05. Winter Slave
06. Leonor
07. Poem For Matilde
08. Fading Sun
09. September Blood
10. Sudden Scars
11. Like Yesterday
12. Her Lament

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 24, 2011 3:09 PM MEST


Deathstar Rising
Deathstar Rising
Prix : EUR 17,27

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un formidable album et un excellent groupe à soutenir !!, 12 mars 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Deathstar Rising (CD)
Before The Dawn est un combo finlandais qui a vu le jour en 1999, sous l'impulsion de Tuomas Saukkonen.
A l'origine projet solo, il est ensuite devenu un véritable groupe et a sorti son premier album en 2003 (My Darkness). Depuis, il y a eu cinq autres albums, dont le petit dernier, qui nous intéresse présentement, "Deathstar Rising".
La musique de Before The Dawn est à la croisée de plusieurs styles, superbement digérés par ce groupe qui jouit d'une personnalité affirmée. Disons que nous sommes en présence d'un Death Metal Mélodique incluant des éléments Dark, Atmosphériques, Gothiques. La dualité vocale (voix claires et death) est une caractéristique importante du groupe qui, à l'instar d'Amorphis notamment, propose une musique plaisante et de haute qualité, que j'ai toujours appréciée et ce depuis ses débuts. Je trouve d'ailleurs qu'il mériterait une reconnaissance bien plus étendue.
Les membres de Before The Dawn ont tous une expérience considérable en dehors du groupe, en raison de leur participation à plusieurs excellents combo. Ainsi, le line-up se compose de Tuomas Saukkonen (guitare, vocaux extrêmes, claviers, Dawn Of Solace, Black Sun Aeon), Lars Eikind (chant clair et basse, Age Of Silence, Winds, ex-Khold), Juho Räihä (guitare, Gloria Morti, Riverside Syndicate) et Atte Palokangas (batterie, Agonizer, ex-Sinity).

Venons-en maintenant spécifiquement à "Deathstar Rising", qui nous immerge dans un univers sombre et fascinant, au gré de mélodies passionnantes d'où émerge une empreinte mélancolique.

Après une jolie intro acoustique ("The First Snow"), "Winter Within" arrive, apportant des touches heavy mâtinées de Folk qui font penser à Amorphis, tandis que d'autres, sur les parties Death, ne seraient pas reniées par Dark Tranquillity (certains riffs typés "Gothenburg Metal"). Les passages très mélodiques en voix claire sont très réussis et contrastent bien avec les moments plus agressifs. "Deathstar Rising" démarre fort avec ce titre ! "Deathstar" (et son refrain très catchy) suit le même chemin, avant que "Remembrance" ne vienne proposer des passages au tempo modéré sur les parties Death et plutôt entraînants en voix claire. "Unbroken" mêle parfois (toujours avec réussite), les deux voix. Il est relayé par le heavy et accrocheur "Judgement", puis "The Wake", composition quasiment exclusivement death (il faut attendre la fin pour entendre Lars) vient précéder "Sanctuary", qui fait le contraire (chanson renfermant des aspects mélancoliques et qui est, cette fois, intégralement interprétée en voix claire, Tuomas n'intervenant pas), renfermant des passages calmes, acoustiques, qui contrastent bien avec les poussées heavy. "Butterfly Effect" est bien plus sombre et agressif, les deux voix se mêlent parfois de nouveau, tout comme sur "Wreith", qui vient clore l'album et se révèle varié, souvent rapide, heavy, et qui s'achève superbement, comme l'album avait commencé, c'est-à-dire à la guitare acoustique.

Dans l'univers Metal, il y a des groupes auxquels on s'attache particulièrement, des groupes qui devraient avoir bien plus de succès tant leur musique est agréable, des groupes qu'on aime soutenir. Before The Dawn est de ceux-là. J'ai également cité Amorphis car je trouve que ces deux groupes ont cela en commun. "Deathstar Rising" ne déroge pas à la règle qui fait que Before The Dawn n'a, à mes yeux, sorti que de bons albums. On a un savant mélange qui voit les aspects heavy, mélodiques, agressifs ou atmosphériques s'imbriquer à la perfection pour former un album solide, profondément inspiré, magistralement interprété et, cerise sur le gâteau, idéalement produit. Bref, "Deathstar Rising" est un album indispensable dans le genre !

Tracklist de Deathstar Rising :

01. The First Snow
02. Winter Within
03. Deathstar
04. Remembrance
05. Unbroken
06. Judgement
07. The Wake
08. Sanctuary
09. Butterfly Effect
10. Wreith

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 12, 2011 1:10 PM CET


Code of consequences
Code of consequences
Prix : EUR 11,32

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un album efficace, un groupe à suivre !!, 2 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Code of consequences (CD)
C'est en 1996, aux Pays-Bas, qu'Izegrim, groupe de Death/Thrash Metal, a vu le jour.
Depuis cette date, le combo a enregistré quelques démos et EP, ainsi que trois albums, "Guidelines For Genocide" (2002), Tribute to Totalitarianism (2008) et le petit dernier qui arrive, "Code Of Consequences".

La première impression, après un survol plutôt rapide de l'album, a été de me demander si je ne tenais pas là le nouvel opus d'Arch Enemy, la voix abrasive et sans concession de Marloes Voskuil (chanteuse/bassiste) étant similaire à celle d'Angela Gossow et certains riffs me rappelant le groupe précité.
Ma réaction initiale fut donc de me demander si écouter un clone avait de l'intérêt...autant réécouter la féconde discographie de la bande des frères Amott !

Mais il faut souvent se méfier de sa première impression. "Code Of Consequences" en est la démonstration car, même si l'écoute intégrale confirme tout de même certaines similitudes avec Arch Enemy ("Victim Of Honor"), il est exclu de ranger Izegrim dans la catégorie "clone sans intérêt" (ce qui était ma crainte initiale, je le concède). En effet, le groupe démontre qu'il a une personnalité propre, au demeurant fort plaisante. Même s'il ne faut pas s'attendre à un album original, "Code Of Consequences" se révèle très intéressant, d'autant que ça joue franchement bien !

Sur "Code Of Consequences", peu de titres sortent réellement du lot car il est globalement homogène, nous abreuvant de plans puissants, heavy, de soli lumineux, de tempi diversifiés (avec notamment de nombreux et intenses passages rapides), d'aspects agressifs et mélodiques faisant bon ménage, tout cela se révélant au final fortement accrocheur !
Toutefois, deux titres affichent leur différence, à savoir le plutôt saccadé et dénué de moments speed "Final Farewell" et le titre éponyme, qui vient clore l'album, lent et sans chant, majoritairement instrumental, mais incluant une narration avec voix trafiquée.
Ajoutons à ce tableau positif une production impeccable et on peut ainsi considérer que "Code Of Consequences" est un album qui devrait plaire aux fans du genre !

Bref, je dois reconnaître qu'Izegrim m'a agréablement surpris avec son nouvel opus. Je m'attendais un peu à du sous-Arch Enemy et je me retrouve avec un album solide, qui ne révolutionnera évidemment pas le genre, mais qui s'avère inspiré et d'une efficacité redoutable. Je vous recommande donc d'y jeter une oreille !

Tracklist de Code Of Consequences :

01. Victim Of Honor
02. My Secret Society
03. Incommunicado
04. Center Of Momentum
05. Deathstrip
06. Final Farewell
07. Fade Into Obscurity
08. Psychopathic Mind
09. Population Zero
10. Code Of Consequences

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 13, 2011 2:09 PM CET


Bleeding the new apocalypse (cum victriciis in man
Bleeding the new apocalypse (cum victriciis in man
Prix : EUR 12,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un fantastique nouvel opus, puissant et inspiré !!, 22 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bleeding the new apocalypse (cum victriciis in man (CD)
The Project Hate MCMXCIX est un groupe suédois créé en 1998 par Lord K. Philipson (Torture Division) et Jörgen Sandström (ex-Grave, ex-Entombed, Krux, Vicious Art) et oeuvrant dans un Death Metal incluant, entre autres, des éléments Electro.
A ce jour, le groupe a sorti huit albums, en comptant le nouvel opus, "Bleeding The New Apocalypse (Cum Vitriciis In Manibus Armis)".

Six titres pour environ soixante-cinq minutes de musique, il ne faut pas être rebuté par les titres longs et à tiroirs !
Dans cette configuration, la recette peut être excellente... ou indigeste ! Qu'en est-il finalement ?

Et bien, les ingrédients étant soigneusement sélectionnés et les saveurs de qualité, je me suis régalé !
Le combo propose des titres riches et variés dans lesquels nous avons droit à du chant féminin (Ruby Roque, chanteuse de Witchbreed, remplaçant Jonna Enckle), des grunts (Jörgen Sandström est redoutablement efficace), des atmosphères nous orientant vers le Death et l'Electro, mais lorgnant également fortement du côté du Gothique, voire du Doom. Bref, il s'agit d'un Metal multi-facettes !
L'interprétation est de premier ordre, Tobben Gustaffson (Vomitory, Torture Division), à la batterie, écrase tout sur son passage, les rythmiques sont imposantes, les soli lumineux, on signalera en particulier des claviers très présents, conférant aux ambiances des atours electro et/ou orchestraux. Notons que Lord K. est en charge des instruments, hors batterie !

Quelques invités prestigieux sont présents sur l'album, à savoir Leif Edling (Candlemass), Mike Wead (King Diamond), Jocke Widfeldt (Vicious Art) et Christian Alvestam (ex-Scar Symmetry, Miseration).
Dan Swanö, génial multi-instrumentiste ayant joué avec de nombreux groupes (Edge Of Sanity, Nightingale, Bloodbath) et producteur émérite (Novembre, Theater Of Tragedy, Omnium Gatherum), qui a en outre déjà eu l'occasion de bosser avec le groupe, est en charge du mixage, qui s'avère impeccable, donnant aux instruments toute latitude pour s'exprimer et soulignant parfaitement la puissance dégagée.

Plus spécifiquement, l'album commence par "Iesus Nazarenus, Servus Mei", dont l'intro donne le sentiment qu'on va partir vers une compo strictement Heavy/Death. Mais cette sensation se dissipe vite, le tempo est plutôt lent (on relèvera toutefois une accélération purement death), le titre est écrasant, sombre, des breaks atmosphérico/electro, illuminés par la voix de Ruby (c'est vraiment une formidable vocaliste, j'ajoute en outre que les imposants vocaux extrêmes de Jörgen sont un complément parfait...quel duo !) sont présents et constituent un court moment de respiration. La composition est une belle réussite et inscrit résolument l'album dans une optique sombre et puissante.
La confirmation arrive avec le titre "They Shall All Be Witnesses", pour lequel on est proche d'une mouvance Gothic/Death/Doom orchestral haut de gamme, comme, notamment, Within Temptation ou After Forever pouvaient nous le proposer au début de leur carrière. Un passage instrumental atmosphérico/electro/symphonique vient s'intercaler, puis on reprend de plus belle, les soli sont excellents, les tempi plutôt variés et, je le répète une fois encore, Ruby nous enchante par ses capacités vocales qui, à n'en point douter, font d'elle une chanteuse incontournable du Metal ! Ce titre est passionnant et très accrocheur.
"A Revelation Of Desecrated Heavens" se révèle être un peu plus agressif (avec des passages death bien intenses), même s'il démarre calmement, avec piano et éléments electro et sympho. Une fois de plus (mais c'est le cas sur l'ensemble de l'album), la longueur du titre n'est absolument pas rédhibitoire, les morceaux de l'album s'éloignent de toute linéarité qui pourrait les rendre ennuyeux !
"Summoning Majestic War" commence en pur titre Death/Doom mais, fidèle aux structures diversifiées présentes sur la galette, le groupe est en perpétuel mouvement, nous surprenant régulièrement (le chouette break piano/electro au milieu du titre avec voix claire masculine, la fin orchestrale).
Et puis, tant pis si je me répète, mais que cette dualité vocale est impressionnante !
"The Serpent Crowning Ritual" déboule ensuite avec son début très accrocheur, puis...et bien, comme d'habitude, que du bon, avec notamment, au programme, moments très heavy, vocaux somptueux et dernière partie géniale avec en particulier un passage atmosphérique magnifié par le piano et la voix de Ruby, laissant place à un passage death ébouriffant !
Enfin, "Bring Forth Purgatory" nous propose, après une longue intro uniquement au clavier nous permettant de reprendre haleine, un titre ultra heavy au tempo peu enlevé mais d'une efficacité incontestable. Celui-ci vient clore en beauté ce monumental album.

"Bleeding The New Apocalypse (Cum Vitriciis In Manibus Armis)" est une cuvée impressionnante, qui s'appuie sur des compositions solides aux structures passionnantes ainsi que sur une interprétation et une production top niveau. Cet album est énorme, je ne peux que vous conseiller de vous ruer dessus !

Tracklist de Bleeding The New Apocalypse (Cum Vitriciis In Manibus Armis) :

01. Iesus Nazarenus, Servus Mei
02. They Shall All Be Witnesses
03. A Revelation Of Desecrated Heavens
04. Summoning Majestic War
05. The Serpent Crowning Ritual
06. Bring Forth Purgatory

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 24, 2011 12:29 PM CET


Recidive
Recidive

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français à son apogée !!, 2 février 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Recidive (CD)
Manigance est un groupe français de Heavy Metal Mélodique fondé en 1995.
Depuis cette date, le combo a sorti un EP (Signe de vie (édition remasterisée + Bonus), 1997, qui a été réédité en 2003 avec quelques bonus), un Live (Memoires...Live, 2005) et quatre albums, Ange ou démon (2002), D'un autre sang (2004), L'Ombre Et La Lumiere (2006) et, quatre ans plus tard (c'est un peu long !), le petit nouveau, "Récidive".

Je ne m'en cacherai pas, écouter un album de Manigance est pour moi un moment hautement jouissif !
Les caractéristiques du groupe ont en effet tout pour plaire : un Heavy Metal aux mélodies agréables, des éléments progressifs superbement intégrés (sans aucune structure complexe, situation souvent inhérente au Metal Prog et pouvant rebuter certains), une interprétation sans failles, un chanteur remarquable (Didier Delsaux est pour moi l'un des chanteurs majeurs du genre et ses textes, en français, sont toujours de qualité) et une production puissante et équilibrée.
Bref, aborder Récidive est pour moi un voyage en terrain connu, j'ai peu de doutes sur la qualité de l'album et la confiance est optimale au moment de commencer l'écoute !

La première constatation, après une première écoute, est que nous sommes dans la droite lignée des albums précédents, la griffe du groupe est bien présente et tout est parfaitement conforme à mes attentes. Récidive est long (quinze titres pour environ soixante-dix minutes de musique) mais, quantité rimant ici avec qualité et l'album s'avérant passionnant de bout en bout, l'ennui ne s'installe jamais.
Bref, c'est bien du Manigance pur jus !

Il y a des points communs entre les titres (mais je m'empresse de préciser que c'est sans qu'on puisse considérer que nous sommes en présence d'un album fait de compositions similaires ou linéaires) : des mélodies très accrocheuses, des tempi variés, une indiscutable sensibilité prog, des passages très heavy, de fantastiques passages instrumentaux incluant de somptueux solos de guitare (incontestablement, François Merle et Didier Ramos sont au sommet de leur art !). En outre, on remarquera l'importance des claviers (tenus par Jean Lahargue), qui soulignent magistralement les ambiances ainsi que certaines touches prog (on citera en particulier l'intro orchestrale "Aura", exclusivement au clavier, ou l'excellent "Dernier Allié" et son approche très prog, notamment à l'entame du titre). Je m'en voudrais de ne pas citer les deux autres membres de Manigance, Marc Duffau (basse) et Daniel Pouylau (batterie), qui apportent également tellement aux compositions riches et techniques (mais, encore une fois, sans démonstration superflue) de l'album.

Manigance a le don pour varier les plaisirs, nous régalant de ses diverses facettes tout au long de l'écoute de Récidive. Ainsi, même si nous naviguons généralement dans des eaux mid-tempo, certaines compositions ne rechignent pas à accélérer le tempo, situation dans laquelle le groupe excelle ("Larme De L'Univers", l'agressif Récidiviste). Je citerai également trois titres attestant bien de la diversité de l'album, à savoir le très catchy "L'Ombre D'Hier" (pour lequel on ressent très rapidement le potentiel "tubesque"), le somptueux instrumental "Vertiges" et la délicate ballade acoustique "Sans Détour".

Au final, Récidive est un album solide, diversifié, mélodique et accrocheur, qui s'écoute avec beaucoup de plaisir, d'autant que la production est, comme d'habitude, parfaite.
Manigance ne m'a jamais déçu, et ce n'est pas avec cette nouvelle cuvée que ça va commencer !

Tracklist de Récidive :

01. Aura
02. Larme De L'Univers
03. Dernier Allié
04. Mercenaire
05. L'Ombre D'Hier
06. Chant De Bataille
07. Secret De L'Ame
08. Récidiviste
09. Illusion
10. Sentier De La Peur
11. Vertiges
12. En Seigneur
13. Déserteur
14. Délivrance
15. Sans Détour

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 14, 2011 5:32 PM MEST


Sounds of Violence
Sounds of Violence
Prix : EUR 20,82

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Encore un album de Thrash Metal au sommet !! 4,5/5, 29 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sounds of Violence (CD)
Ce qui est génial avec les vétérans du Thrash issus des années quatre-vingt (citons notamment Megadeth, Exodus ou Overkill), c'est que le dernier album de chacune de ces formations est de haute qualité. Onslaught, groupe nous venant du Royaume-Uni et fondé en 1983, allait-il confirmer cette tendance avec son nouvel opus, "Sounds Of Violence" ?
Dix-huit ans s'étaient écoulés entre In Search Of Sanity (1989), qui précéda la séparation du groupe (1991), et Killing Peace (2007), qui incarnait le retour (en forme) d'Onslaught (qui s'était reformé en 2004).
Disons-le dès maintenant, "Sounds Of Violence", le cinquième album du combo, est une réussite, un album typique du genre...l'univers Thrash est décidément en grande forme !

Je reconnais avoir eu besoin de quelques écoutes pour vraiment apprécier l'album. De prime abord, il m'a en effet moins enthousiasmé que les dernières livraisons des groupes précités.
Après l'intro "Into The Abyss", "Born For War" déboule et incarne selon moi le meilleur titre de l'album. Vocaux variés, abrasifs et agressifs, tempi diversifiés, plans heavy, niveau technique sans faille des musiciens, le tout agrémenté d'une production impeccable signée Jacob Hansen (Mercenary, Volbeat, Nightrage). La suite va confirmer ce départ en fanfare.
Si certains morceaux s'orientent plus vers le côté speed ("Rest In Pieces", "Suicideologie"), le groupe n'est pas continuellement pied au plancher, variant les plaisirs et nous gratifiant souvent d'excellents solos ("Godhead", "Antitheist") ou ralentissant fortement le tempo, histoire d'installer une atmosphère plus pesante ("Code Black").
Après une outro calme au piano, nous avons droit à une excellente reprise de Motörhead ("Bomber"), en compagnie de Phil Campbell (Motörhead) et Tom Angelripper (Sodom).

"Sounds Of Violence" ne révolutionnera pas le genre, l'originalité est bannie. Onslaught n'est pas là pour ça mais pour pratiquer un bon Thrash old-school, bien intense, et dans ce cadre, c'est mission accomplie ! Je pense que les fans du groupe, et plus généralement ceux qui apprécient le Thrash, peuvent se ruer sur cette chouette rondelle.

Tracklist de Sounds Of Violence :

01. Into The Abyss (Intro)
02. Born For War
03. The Sound Of Violence
04. Code Black
05. Rest In Pieces
06. Godhead
07. Hatebox
08. Antiheist
09. Suicideology
10. End Of The Storm (Outro)
11. Bomber (reprise de Motörhead)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 2, 2011 6:41 PM CET


Navaz
Navaz
Prix : EUR 12,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une superbe découverte !!, 29 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Navaz (CD)
Silent Stream Of Godless Elegy est un groupe de Folk Metal, fondé en 1995, qui nous vient de République Tchèque.
Après deux démos, le groupe a enregistré quatre albums et un EP avant de nous offrir son petit dernier nommé "Návaz".
Je n'avais jamais entendu parler de ce combo et j'avoue d'emblée qu'il s'agit pour moi d'une belle découverte, j'ai beaucoup apprécié cet album.
SSOGE a remporté deux Grammy Awards dans son pays, dans la catégorie Hard'N'Heavy, pour les albums Themes (2000) et Relic Dances (2005).

Comme sur les précédents albums, les aspects Folk/Doom sont incontournables, ils sont associés à une approche atmosphérique, mélancolique, voire parfois Prog qui, liée à toutes les spécificités du groupe (omniprésence d'un violon, violoncelle, longs passages acoustiques, vocaux clairs féminins et masculins, quelques moments en voix death), font de "Návaz" un album très plaisant. La production est excellente, permettant à tous les instruments de s'exprimer.

Mokoš ouvre l'album et ce qui saute immédiatement aux oreilles, c'est l'importance considérable du violon, la superbe voix de Hanka Nogolová (qui a officié au sein de Forgotten Silence), les vocaux masculins de Pavel Hrnèíø, clairs ou extrêmes (ces derniers étant très minoritaires sur l'album) d'une grande efficacité (formidables choeurs notamment).
Sur "Návaz", les voix féminines et masculines sont souvent couplées, de manière toujours optimale dans la qualité, elles apportent beaucoup à l'album. Les ambiances mélancoliques tiennent une place prépondérante mais cela n'implique pas de lassitude pour l'auditeur, les remarquables passages instrumentaux et le travail impressionnant sur les vocaux maintenant constamment l'attention. Il en va ainsi de l'ensemble des titres...à l'exception notable du fantastique "Slava", qui est un morceau sautillant, typiquement Folk Metal, dénué d'aspects Doom et s'écartant de la mélancolie dont les précédents titres sont emprunts.

Des morceaux qui sortent vraiment du lot (en dehors de "Slava") ? Non, "Návaz" ne contient pas de points faibles. Ses titres contiennent d'ailleurs tous des passages marquants. Par exemple, "Dva stíny mám", incorpore des éléments Doom/Death efficaces (on pense un peu par instant à feu Godgory, l'un des groupes les plus marquants du Death Atmosphérique) et de sublimes passages instrumentaux traditionnels. "Pramen, co ví", quant à lui, inclut en particulier un imposant passage dans lequel les vocaux féminins et masculins, death ou clairs, se complètent à merveille.

Bref, j'ai totalement adhéré à l'univers de SSOGE. "Návaz" propose une musique agréable, dotée d'une interprétation parfaite et d'une production au diapason. Je vous recommande chaudement de vous intéresser à Silent Stream Of Godless Elegy !

Tracklist de Návaz :

01. Mokoš (Earth Mother)
02. Zlatohlav (Golden Head)
03. Skryj hlavu do dlaní (Hide Your Head Into Hands)
04. Prísahám (Promise)
05. Slava
06. Sudice (The Fate)
07. Dva stíny mám (I Have Two Shadows)
08. Pramen, co ví (Thinking Spring)
09. Samodiva (Fay)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 2, 2011 6:42 PM CET


Blood Magick Necromance (Edition Limitée)
Blood Magick Necromance (Edition Limitée)
Proposé par skyvo-fr
Prix : EUR 13,13

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Monument de puissance !!, 29 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blood Magick Necromance (Edition Limitée) (CD)
Belphegor est un groupe autrichien oeuvrant dans le Death/Black Metal. Il a été fondé en 1991 sous le nom de Betrayer (qui a enregistré une démo), avant de changer de nom en 1993.
C'est en 2008 que j'ai découvert le groupe avec l'album Bondage Goat Zombie (1 CD), qui m'avait asséné une énorme claque, tant au niveau de l'intensité que de la production. M'intéresser aux autres albums devenait une évidence pour moi...et je n'ai pas été déçu.

"Blood Magick Necromance" est le neuvième album du groupe. Peter Tägtgren (Immortal, Rotting Christ, Dimmu Borgir, Pain, Hypocrisy...) l'a produit et Jonas Kjellgren (Sonic Syndicate, Zonaria, The Absence...) l'a masterisé. Inutile de vous dire que, concernant le son, c'est la perfection, tout est parfaitement en place !

Dès "In Blood - Devour This Sanctity", qui ouvre l'album, je suis déjà convaincu que Belphegor ne me décevra pas avec sa nouvelle offrande. Puissant, agressif, avec des tempi qui passent du très rapide au très lent (sans que l'on ressente pour autant une incidence sur l'intensité générale), le titre est imposant, et ceci est naturellement renforcé par la production titanesque ! Puis "Rise To Fall And Fall To Rise" arrive, mélodique, heavy, accrocheur, le tempo est très modéré (on a toutefois quelques accélérations) mais l'efficacité incontestable. "Blood Magick Necromance" est une composition à l'atmosphère particulièrement lourde, la voix parfois trafiquée d'Helmuth renforçant ce sentiment.
Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps, la suite est au diapason. Ainsi, que les compositions soient lentes (le fascinant "Discipline Through Punishment"), rapides (le court et direct "Angeli Mortis De Profundis", "Sado Messiah") ou très diversifiées ("Impaled Upon The Tongue Of Sathan", "Possessed Burning Eyes"), on ne ressent aucune baisse de régime, l'album étant énorme de bout en bout.

Ainsi, "Blood Magick Necromance" privilégie les ambiances malsaines à la violence, apprécie les éléments heavy, la diversité des tempi et n'hésite pas à inclure d'excellents passages mélodiques. En fin de compte, Belphegor a le don pour peaufiner son Death/Black afin de le rendre passionnant et varié.

Impressionnant est le mot qui résume le mieux "Blood Magick Necromance", et ce à tous les niveaux. La puissance dégagée, l'interprétation magistrale (mention spéciale au boulot phénoménal du batteur Marthyn), la production (impact maximum sur les compositions, qui se retrouvent donc sublimées), tout est réussi sur cet album. Bref, dans le genre, "Blood Magick Necromance" est magistral et s'avère finalement incontournable !

Tracklist de Blood Magick Necromance :

01. In Blood - Devour This Sanctity
02. Rise To Fall And Fall To Rise
03. Blood Magick Necromance
04. Discipline Through Punishment
05. Angeli Mortis De Profundis
06. Impaled Upon The Tongue Of Sathan
07. Possessed Burning Eyes
08. Sado Messiah

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 2, 2011 6:44 PM CET


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20