Profil de fifi59 > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par fifi59
Classement des meilleurs critiques: 535
Votes utiles : 4969

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
fifi59
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Ashes To Ashes
Ashes To Ashes
Prix : EUR 16,13

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Excellents concerts mais image problématique !!, 15 juin 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ashes To Ashes (CD)
Candlemass est une valeur sûre du Doom Metal, un groupe incontournable qui ne m'a jamais déçu, et ce depuis ce premier opus culte, datant de 1986, jetant les bases du style, défini justement précisément dans le titre de l'album (Epicus Doomicus Metallicus) !
Candlemass a publié une formidable discographie, constituée de dix albums, plus des EP, des démos, des live, des compilations et trois excellents DVD, permettant de découvrir le groupe sur scène, que ce soit avec le charismatique chanteur Messiah Marcollin (Candlemass - Documents Of Doom - Live At Fryshuset 1990 [Import anglais], 2002 et Candlemass : The Curse Of Candlemass, 2005) ou avec les différents vocalistes ayant jalonné la carrière du groupe (20 Year Anniversary Party, 2007).
"Ashes To Ashes" est donc le quatrième DVD du groupe, il est proposé dans un chouette digipack, accompagné du CD du premier concert.
C'est Robert Lowe (Solitude Aeternus) qui officie désormais dans Candlemass au poste de chanteur.
Il est présent dans le groupe depuis 2006 et a déjà enregistré un EP (Lucifer Rising, 2008) et deux albums (The King Of The Grey Island, 2007 et Death Magic Doom, 2009) avec Candlemass. Ce sont deux albums importants du genre et Robert est vraiment une recrue parfaite pour le groupe !

Venons-en maintenant au DVD, sur lequel deux concerts de 2009 nous sont proposés.

Le premier a été enregistré au Sweden Rock Festival devant vingt-cinq mille personnes et est constitué de 10 titres.
La setlist (voir après) fait la part belle aux deux premiers albums du groupe (que tout fan se doit de posséder), avec notamment l'incontournable Solitude, et aux deux albums enregistrés avec Robert.
Pas de problème concernant la prestation, le groupe est en forme et bien en place.
Candlemass excelle dans son art qui consiste à créer des titres pourvus d'une dimension très Heavy, oscillant entre des tempi lents, typiques du Doom ("Samarithan", "Hammer Of Doom") et d'autres plus rapides, tranchants ("Dark At The Veils Of Death", "If I Ever Die").
Pendant près de soixante-dix minutes, Candlemass nous propose donc un formidable concert d' une efficacité indéniable, qui se clôt par la reprise superbement exécutée du "Kill The King" de Rainbow, sur laquelle Robert se montre à l'aise. Ce titre fut immortalisé à l'origine en 1978 sur l'album Long Live Rock N Roll avec le regretté R.J. Dio (RIP).

- Image :
Nous sommes en plein jour, il fait beau, le soleil implique parfois qu'il y ait des visages trop exposés. L'image est très satisfaisante, même si c'est parfois un peu flou et on pourra ajouter (mais je chipote) que la définition n'est pas parfaite. Cela ne nuit en aucun cas au concert, d'autant que le montage est de qualité.

- Son :
Il y a beaucoup de monde mais il est fréquent d'entendre un peu trop quelques fans, ce qui donne l'impression que ce concert se joue devant un public clairsemé. Un peu comme si on avait placé un micro devant quelques spectateurs et qu'on l'avait ouvert trop fort ! Cependant, une fois de plus, cela n'est pas dommageable pour apprécier ce concert, d'autant que la qualité sonore est au rendez-vous.
On a droit à une très bonne piste stéréo qui s'avère puissante et efficace, mais il sera préférable de s'orienter vers la piste DD5.1, un peu moins percutante mais plus précise et équilibrée.

Ce concert est présenté en intégralité sur le CD, pour lequel le son est très bon.

Setlist Sweden Rock Festival du 04/06/2009 (CD + DVD) :
01. Dark Are The Veils Of Death (de l'album Nightfall, 1987)
02. Samarithan (de l'album Nightfall, 1987)
03. If I Ever Die (de l'album Death Magic Doom, 2009)
04. Hammer Of Doom (de l'album Death Magic Doom, 2009)
05. At The Gallows End (de l'album Nightfall, 1987)
06. Emperor Of The Void (de l'album King Of The Grey Islands, 2005)
07. The Bleeding Baroness (de l'album Death Magic Doom, 2009)
08. A Sorcerers Pledge (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)
09. Solitude (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)
10. Kill The King (reprise de Rainbow)

Le second concert a été enregistré en Grèce, à Athènes, il se déroule cette fois en salle, devant mille personnes en grande forme ! D'une durée de quatre-vingt seize minutes et jouissant d'une remarquable setlist, permettant entre autres de retrouver plus de titres de la période Robert Lowe (les excellents "Man Of Shadows" et "Demon Of The Deep"), ce live reprend (malheureusement) huit titres du précédent concert. Comme pour ce dernier, il n'y a rien à redire concernant la prestation du groupe qui passe en revue pas mal de ses classiques pour notre plus grand plaisir.

Cependant, un énorme problème se pose, il concerne l'aspect technique.

- Image :
Celle-ci est de piètre qualité, pour ne pas dire catastrophique. Lorsque j'ai découvert cette image, j'ai mis le DVD dans un autre lecteur, histoire de confirmer mes craintes, et le résultat fut le même : c'est flou, peu défini, on a l'impression d'être en présence d'une vieille VHS ! Si le but était de donner un genre particulier à ce concert, c'est réussi...mais franchement problématique, le concert étant quand même long (certains auront sans doute du mal à aller au bout). C'est d'autant plus rageant que le montage est bon. J'avoue avoir été fortement désappointé !

- Son :
Nous avons droit à une piste stéréo qui se révèle très satisfaisante mais en deçà de celle du concert précédent.

Setlist No Sleep 'Til Athens du 03/10/2009 (DVD) :
01. Mirror Mirror (de l'album Ancient Dreams, 1988)
02. Samarithan (de l'album Nightfall, 1987)
03. At The Gallows End (de l'album Nightfall, 1987)
04. If I Ever Die (de l'album Death Magic Doom, 2009)
05. Hammer Of Doom (de l'album Death Magic Doom, 2009)
06. Dark Are The Veils Of Death (de l'album Nightfall, 1987)
07. Demons Gate (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)
08. Emperor Of The Void (de l'album King Of The Grey Islands, 2005)
09. Man Of Shadows (de l'album King Of The Grey Islands, 2005)
10. The Bleeding Baroness (de l'album Death Magic Doom, 2009)
11. Tears (de l'album Ancient Dreams, 1988)
12. A Sorcerers Pledge (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)
13. Demon Of The Deep (de l'album Death Magic Doom, 2009)
14. Solitude (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)

Bonus DVD :
- Interview de trente minutes (en anglais non sous-titré)
- Album photos : Sweden Rock et Athènes.
Les photos sont d'excellente qualité, ce qui ajoute encore à la frustration de ne pas avoir bénéficié d'une image de cet acabit sur les concerts !

Pour être tout à fait franc, j'attendais cette sortie avec impatience et souhaitais le top niveau pour les aspects prestation, son et image, pour apprécier totalement les pépites issues de la discographie de Candlemass en configuration live. L'image du second concert implique donc une certaine déception, cet aspect étant fondamental pour profiter pleinement d'un concert en DVD !

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 3, 2010 2:08 AM MEST


Fallen Angel'S Dominion
Fallen Angel'S Dominion
Prix : EUR 13,86

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un très bon album, dans la lignée de Dissection !!, 1 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fallen Angel'S Dominion (CD)
Thulcandra est un groupe allemand qui a été formé en 2003 par Steffen Kummerer (Obscura) et Jüergen Zintz. Il pratique un Black/Death Metal, notamment inspiré par Dissection.
En 2004, le groupe sort une démo puis travaille sur le premier album mais en 2005, Jürgen Zintz met fin à ses jours. Le choc engendré par ce terrible événement conduit le groupe à interrompre l'aventure.
"Fallen Angel's Dominion" marque le retour de Thulcandra. Steffen Kummerer (chant, guitare) s'est entouré d'une équipe de choc, avec la présence des frères Ludwig (Tobias, basse et Sebastien, guitare), du groupe Helfahrt, et du batteur Seraph
(Dark Fortress).
L'album a été enregistré aux Woodshed Studios de V Santura (Dark Fortress, Triptykon) et, disons-le d'emblée, la production est excellente, parfaitement adaptée à la musique du groupe !
Signalons également que la pochette a été réalisée par Kristian Wahlin qui avait déjà travaillé sur des covers de, notamment, Dissection, Emperor, Therion ou Evergrey.

Thulcandra apprécie beaucoup Dissection, cela se ressent dans la musique, le visuel (la pochette), et en fin d'album, le groupe nous propose "The Somberlain", une reprise de...Dissection !
Cependant, attention, il est hors de question de parler de clone ou de plagiat, Thulcandra a de la personnalité, l'inspiration est présente et, même si les influences sont incontestables, elles sont parfaitement assimilées et donnent naissance à de bonnes compositions, œuvrant dans un Black/Death Old School de qualité.
Thulcandra peut donc être considéré comme un digne héritier de Dissection.

Après une intro qui plante parfaitement le décor ("In The Realm Of Thousand Deaths"), "Night Eternal" arrive et égrène l'ensemble des éléments caractéristiques de la musique du groupe, à savoir des tempi enlevés d'une efficacité redoutable, aux riffs typiquement Black, des passages mid-tempo accrocheurs tantôt Black, tantôt empruntés au Heavy Death mélodique, un solo de qualité et des passages acoustiques du plus bel effet. On retrouve cette alternance rapidité/mid-tempo, Black/Death sur "Fallen Angel's Dominion", qui confirme également le fait que Thulcandra sait rendre ses compositions captivantes. "Frozen Kingdom" démarre de manière acoustique avant de monter en puissance et de se diriger vers des horizons majoritairement mid-tempo. Sombre, mélodique, varié (à l'image de l'ensemble des morceaux de l'album d'ailleurs), ce titre est de nouveau très réussi. Le début d'"Everlasting Fire" fait se demander si nous n'aurons pas droit à un titre Doom, avant que le rythme ne s'accélère pour aller ce vers quoi Thulcandra excelle, à savoir ces riffs Black/Death imposants et accrocheurs, ce que les brillants "Spirit Of The Night" et "Legions Of Darkness" ne viendront pas démentir. Après le mélancolique "In Silence We Eternally Sleep", court titre au piano, "The Somberlain" déboule et clôt de la plus belle des manières l'album.
Même si l'originalité n'est pas de mise, "Fallen Angel's Dominion" est passionnant de bout en bout. Les riffs sont acérés, les vocaux Black efficaces et le groupe prend son temps pour installer des atmosphères sombres, glaciales, épiques, les compositions (hors instrumentaux) dépassant les cinq minutes.

"Fallen Angel's Dominion" est une très bonne surprise. Je considère que Thulcandra a réalisé une oeuvre totalement maîtrisée et très accrocheuse, ne négligeant jamais la dimension mélodique, qui s'avère finalement être assez incontournable dans le genre Black/Death Metal.
Je vous recommande donc fortement d'y jeter une oreille !

Tracklist de "Fallen Angel's Dominion" :

01. Into The Realm Of Thousand Deaths
02. Night Eternal
03. Fallen Angel's Dominion
04. Frozen Kingdom
05. Everlasting Fire
06. Spirit Of The Night
07. Legions Of Darkness
08. In Silence We Internally Sleep
09. The Somberlain (reprise de Dissection)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 17, 2010 8:56 AM MEST


Caedium
Caedium
Prix : EUR 19,26

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Original, varié, passionnant, "Caedium" est le digne successeur de "Shadows" !!, 18 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Caedium (CD)
Permettez-moi tout d'abord de parler un peu de cette personnalité incontournable du Metal qu'est Waldemar Sorychta, fondateur d'Enemy Of The Sun en 2006.
Musicien, compositeur et producteur de renom, il a commencé sa carrière en 1986 au sein du groupe Despair. Selon moi, c'est avec ce fabuleux groupe qu'était Grip Inc., dans lequel figurait également Dave Lombardo, qu'il a écrit certaines des plus belles pages de sa déjà brillante carrière, enregistrant quatre albums, entre 1995 et 2004, avec ce chanteur d'exception qu'était Gus Chambers (RIP).
Outre les trois groupes précités, il a notamment travaillé, comme musicien et/ou producteur, avec Voodoocult (formidable groupe qui n'est cependant plus en activité depuis longtemps et que je vous recommande), Rotting Christ, Eyes Of Eden (qu'il a créé), Moonspell, Samael, The Gathering, Lacuna Coil ou dernièrement ReVamp (le nouveau groupe de Floor Jansen, ex-After Forever). Mais la liste est encore longue !

Venons-en maintenant à Enemy Of The Sun, dont le premier album, Shadows, est paru en 2007. Ce fut pour moi une formidable découverte, et il était clair que ce groupe ne se fixait pas de limites, échappant à toute étiquette définitive. Éléments Thrash, Prog, Death, Black, Heavy, passages Flamenco, vocaux clairs ou extrêmes, chouettes mélodies, agressivité, Enemy Of The Sun avait alors proposé un album multi-facettes, original et passionnant.

La première chose qui m'est venue à l'esprit lorsque j'ai appris qu'Enemy Of The Sun sortait un nouvel album fut de souhaiter découvrir un opus du même acabit que "Shadows", qui sache me transporter vers des horizons très diversifiés. Alors, Caedium m'a-t-il convaincu ? En suis-je pleinement satisfait ?
Et bien je peux dire d'emblée que la réponse est un OUI franc et massif, "Caedium" est énorme et parvient même à faire plus fort que "Shadows". Les multiples influences stylistiques d'Enemy Of The Sun sont au service d'un Metal pourvu d'une forte personnalité et jouissant d'une cohésion impressionnante.
Nous sommes en présence d'un line-up top niveau (le même que sur "Shadows"), formé autour de Waldemar Sorychta (guitare), qui inclut le batteur Daniel Zeman (très impressionnant sur l'album), le bassiste Alla Fedynitch (qui a déjà tourné avec Pain et joué avec Waldemar dans Eyes Of Eden) et le chanteur Jules Näveri (qui officie également au sein de Profane Omen), qui se révèle franchement exceptionnel.

Entrons un peu plus précisément dans Caedium.
L'instrumental "Lithium" ouvre brillamment l'album, jouant sur deux tableaux dans lesquels Enemy Of The Sun excelle, à savoir la mélodie et la puissance. Puis "Another End Of The Rainbow" déboule, puisant dans le Thrash, le Death, voire le Prog, pour nous proposer des passages dévastateurs que Jules Näveri, remarquable dans tous les aspects vocaux (clairs ou extrêmes), vient magnifier. "I Am One" contient des éléments qui fleurent bon le folklore espagnol et, comme sur l'ensemble de l'album, alterne passages mélodiques avec voix claire et passages agressifs avec voix gutturale d'une redoutable efficacité, ceux-ci s'imbriquant à la perfection. Et ce n'est pas le génial et très accrocheur "Chasing The Dragon" qui viendra inverser la tendance...ni d'ailleurs l'ensemble des autres compositions car, à mes yeux, il n'y a pas de points faibles sur Caedium.
L'album est heavy, puissant, nous entraine vers diverses contrées, faites d'excellentes mélodies, de riffs massifs, de soli de qualité, de tempi variés et de vocaux qui apportent beaucoup à la musique du groupe ! La musique d'Enemy Of The Sun ne se cantonnant pas à un style prédéfini, on ne sera pas surpris de découvrir des aspects Indus/Techno Metal ("Castaways In The N.W.O.", "Sky Shooting Stars"), et d'autres lorgnant vers des horizons plus Rock...en n'oubliant naturellement pas de durcir le ton ("Paradigm", "Aimless" et son riff entêtant).

En définitive, "Caedium" est un formidable album, inspiré, intense et varié qu'il faut apprivoiser au gré de diverses écoutes. L'interprétation est parfaite à tous les niveau et, cerise sur le gâteau, le son est titanesque et le mixage remarquable, permettant à tous les instruments de parfaitement s'exprimer...ce qui s'imposait pour parfaire l'efficacité de cet album enthousiasmant.

Tracklist :

01 - Lithium
02 - Another End Of The Rainbow
03 - I Am One
04 - Chasing The Dragon
05 - Castaways In The N.W.O.
06 - The Power Of Mankind
07 - Ticket
08 - Paradigm
09 - Try Out
10 - The Golden Horizon
11 - Sky Shooting Stars
12 - Stolen Sky
13 - Aimless
14 - In Memoriam

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (16) | Permalien | Remarque la plus récente : May 31, 2010 7:52 AM MEST


Exhibit B : The Human Condition
Exhibit B : The Human Condition
Prix : EUR 18,09

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un nouvel opus dévastateur !!, 5 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exhibit B : The Human Condition (CD)
C'est en 1982 qu'Exodus, groupe américain de Thrash Metal de la Bay Area (Californie), s'est formé, avec aux commandes Gary Holt (guitare), Tom Hunting (batterie) et Kirk Hammet (guitare, qui quitta le groupe en 1983 pour rejoindre Metallica). Paul Baloff (chant) et Jeff Andrews (basse) complétèrent le groupe qui enregistra une démo en 1982 ("1982 Demo"). En 1985 sortit Bonded by Blood, un album fondamental du genre, que tout fan se doit de posséder (il a d'ailleurs été réenregistré en 2008, avec le line-up actuel, sous le nom de Let There Be Blood). Si on compte la nouvelle mouture de cet album culte, la dernière cuvée d'Exodus, "Exhibit B : The Human Condition", est le dixième album studio du groupe. Je dois bien reconnaître que, même si j'appréciais Exodus, je n'en était pas fan. Mais en 2007, la sortie du monstrueux The Atrocity Exhibition - Exhibit A a fortement changé la donne, m'amenant à (re)découvrir le groupe en acquérant plusieurs albums !

Sur "Exhibit B: The Human Condition", le line-up est le même que sur le précédent (Gary Holt et Lee Altus aux guitares, Paul Gibson à la basse, Tom Hunting à la batterie et Rob Dukes au chant) et s'avère d'une efficacité à toute épreuve ! Exodus en est à son troisième chanteur. Après Paul Baloff (RIP) et Steve Souza, c'est Rob Dukes qui officie donc à ce poste (depuis 2005 et l'album Shovel Headed Kill Machine). Je le trouve franchement excellent et en parfaite adéquation avec la musique du groupe.

Venons-en maintenant à la teneur de ce nouvel opus, qui fera plaisir aux fans du précédent : il est dans la lignée, avec de nombreux titres longs, puissants, agressifs, heavy, aux tempi souvent enlevés. C'est un album conceptuel qui traite de la condition, de la nature humaine. Concernant la production, une nouvelle fois signée Andy Sneap (Arch Enemy, Kreator, Megadeth...), elle est énorme et amplifie l'efficacité de la musique proposée par Exodus.

L'album s'ouvre sur le génial "The Ballad Of Leonard And Charles" et, après une intro acoustico/orchestrale sombre, la machine se met en marche. Intense, pourvu de fantastiques soli (ces éléments caractérisants d'ailleurs l'ensemble de l'album), ce titre annonce que le rouleau compresseur Exodus est lancé et que rien ne l'arrêtera...et ce durant près de 75 minutes ! On pourrait considérer que c'est trop long, que certains titres devraient être plus concis (seuls trois sont sous les cinq minutes, les autres dépassant souvent largement cette durée et "The Sun Is My Destroyer" culminant au-delà des neuf minutes). Mais pour ma part, j'apprécie que le groupe prenne son temps pour développer les compositions, d'autant que, sincèrement, on ne s'ennuie pas une seconde ! Exodus excelle dans les passages rapides, naturellement très présents sur l'album, mais c'est également le cas lorsqu'il ralentit le tempo, écrasant alors tout sur son passage, les aspects heavy de sa musique étant ainsi transcendés ("Nanking", "Democide"). Je citerai également le mélodique et particulièrement accrocheur "Downfall", qui constitue à mes yeux l'un des meilleurs titres de l'album.

L'écoute intégrale de "Exhibit B: The Human Condition" n'est pas forcément évidente, on en sort épuisé, cet album étant d'une intensité ravageuse. Je le trouve d'ailleurs plus violent que The Atrocity Exhibition - Exhibit A, que j'avoue préférer. Mais je suis toutefois pleinement convaincu par le Thrash furieux déployé par Exodus sur cet impressionnant album, magistralement interprété et produit, que je vous le recommande !

Tracklist :

01 - The Ballad Of Leonard And Charles
02 - Beyond The Pale
03 - Hammer And Life
04 - Class Dismissed (A Hate Primer)
05 - Downfall
06 - March Of The Sycophants
07 - Nanking
08 - Burn, Hollywood, Burn
09 - Democide
10 - The Sun Is My Destroyer
11 - A Perpetual State Of Indifference
12 - Good Riddance

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : May 12, 2010 7:18 AM MEST


Black Days
Black Days
Prix : EUR 21,00

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A découvrir d'urgence !!, 27 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Days (CD)
Klone s'est formé en 1995 à Poitiers. Il nous propose son nouvel album, "Black Days", qui fait suite à Duplicate (2004), High Blood Pressure (2004) et All Seeing Eye (2008), avec lequel j'ai découvert le groupe, me prenant par la même occasion une belle claque, cet album étant monumental ! La question se posant maintenant pour "Black Days" est de savoir s'il est aussi impressionnant que son prédécesseur.

Klone est un groupe difficilement classable qui propose un Metal puissant et varié. S'il y a des influences, elles sont digérées et au service d'une musique multi-facettes, originale, expérimentale, portant la griffe du groupe. Par conséquent, je m'affranchirai de définir toute étiquette spécifique.

Cette nouvelle cuvée a fait l'objet de nombreuses écoutes, sa richesse étant telle qu'elle est destinée à se dévoiler peu à peu. Nous sommes en présence d'une musique fascinante, heavy, sombre, qui développe de superbes atmosphères incluant une fibre progressive marquée et puisant notamment dans le Metal, le Rock ou le Grunge. On pourra notamment déceler des éléments rappelant Tool ou Alice In Chains.

Klone est passé maître dans l'art d'installer des ambiances captivantes, le groupe ayant une grande facilité pour créer des compositions pas vraiment assimilables immédiatement (en dehors du formidable "Give Up The Rest") mais passionnantes dès la première écoute. Cela caractérise d'ailleurs assez bien l'album. La musique est technique mais jamais rébarbative, les musiciens sont remarquables et apportent une cohérence impressionnante à cette diversité musicale, avec cette puissance imposante de la section Metal, divers sons électroniques, des claviers magistralement utilisés et l'apport d'un saxophone. Quant au chanteur, il est franchement brillant. Yann Ligner possède en effet un timbre original, mariant à merveille les multiples aspects de la musique de Klone. Toutes les compositions sont excellentes, il n'y a aucun point faible sur Black Days. Si les tempi ne sont jamais élevés, le groupe ralentit parfois encore plus la cadence, rendant alors les atmosphères plus torturées (les envoûtants et écrasants "Immaculate Desire" et "Danse Macabre"). Entre autres, citons également le superbe instrumental "Closed Season", avec ses fantastiques lignes de basse, ou la reprise de Björk ("Army Of Me"), particulièrement réussie, qui conjugue à la perfection mélodie et puissance.

"Black Days" est une oeuvre inspirée et franchement incontournable sur laquelle j'ai immédiatement accroché. Je dois bien reconnaître que j'estimais qu'il serait difficile d'égaler le somptueux "All Seeing Eye". Et bien c'est chose faite avec "Black Days" ! Pour couronner le tout, la production de Franck Hueso (Hacride...) est titanesque, permettant de s'immerger totalement dans la musique du groupe.

Tracklist :

01 - Rite Of Passage
02 - Spiral Down
03 - Give Up The Rest
04 - Hollow Way
05 - Immaculate Desire
06 - Closed Season
07 - The Spell Is Cast
08 - Danse Macabre
09 - Rain Bird
10 - Behold The Silence
11 - Army Of Me (reprise de Björk)

Un DVD live (All Seeing Live), d'une durée de 53 minutes, est également présent avec l'album. Il a été enregistré le 07/02/2008 au Confort Moderne, à Poitiers. Intense, bien filmé, avec un son et une image à la hauteur, ce live est le prolongement idéal à l'album puisqu'il nous permet de découvrir le groupe en configuration live. Aucune déception à l'horizon, le développement des atmosphères, la puissance de la musique, la cohésion et l'efficacité du groupe, tout ceci est parfaitement retranscrit et ne peut donner qu'envie de découvrir Klone en concert ! On notera que la setlist est bâtie autour de "High Blood Pressure" et "All Seeing Eye".

Setlist :

01 - Intro
02 - Introspection (tiré de High Blood Pressure)
03 - Candlelight (tiré de All Seeing Eye)
04 - Home (tiré de High Blood Pressure)
05 - Last Breath (tiré de All Seeing Eye)
06 - Chocked (tiré de All Seeing Eye)
07 - Interlude
08 - Nothing's The Same (tiré de High Blood Pressure)
09 - Empire Of Shame (tiré de All Seeing Eye)
10 - Promises (tiré de All Seeing Eye)
11 - Under My Skin (tiré de High Blood Pressure)
12 - All Seeing Eye (tiré de All Seeing Eye)
13 - Disembody (tiré de High Blood Pressure)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (17) | Permalien | Remarque la plus récente : May 12, 2010 7:25 AM MEST


Vîrstele Pamîntului
Vîrstele Pamîntului
Prix : EUR 16,09

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Somptueux !!, 21 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vîrstele Pamîntului (CD)
Negura Bunget est un groupe roumain de Black Metal atmosphérique formé en 1995. Après le fabuleux Om , paru en 2006, le groupe nous propose enfin sa dernière cuvée nommée Vîrstele Pamîntului .Ouvrons avant tout une parenthèse en indiquant que Negura Bunget a sorti un autre album en 2010, Maiestrit - Maiastru Sfetnic, qui est en fait un réenregistrement de Maiastru Sfetnic (2000), incluant en outre deux titres acoustiques. Cet enregistrement est le dernier avec le line-up "classique", des changements étant intervenus pour Vîrstele Pamîntului .En effet, suite à des désaccords, il y a eu séparation. Negru a toutefois décidé de poursuivre l'aventure Negura Bunget avec un nouveau line-up, tandis que Hupogrammos et Sol Faur fondaient un nouveau groupe, Dordeduh.

Avec "Vîrstele Pamîntului", Negura Bunget vient de sortir un nouvel opus envoûtant. Pendant une heure, le groupe nous immerge au sein de la nature, nous enchantant avec de longs passages atmosphériques dans lesquels les claviers, très présents, la flûte de pan ou le xylophone soulignent des ambiances sombres mais enchanteresses. Les passages Black Metal ne sont pas majoritaires, priorité étant faite aux éléments Folk/Ambiant. Mais lorsqu'ils interviennent, qu'ils soient rapides ou mid-tempi, ils s'avèrent efficaces et magnifiquement intégrés au concept. Quant aux vocaux, ils constituent une autre source de satisfaction, qu'ils soient hurlés ou clairs, ils sont parfaits !
"Pamînt" est le premier titre, il déploie dès le début une ambiance apaisante avec cloches qui tintent, flûte de pan et guitare acoustique. Puis vient un passage narré en voix claire, qui laisse la place à la partie typiquement Black Metal, qui n'apparait qu'en fin de titre, introduite par des vocaux déchirants.
L'album apporte son lot de superbes passages instrumentaux, fascinants, jamais ennuyeux, incluant du chant clair ou des passages narrés ("Umbra" , le paisible "Jar" ou le sublime et très orchestral "Întoarcerea Amurgului").Certains titres sont plus agressifs, avec une approche plus spécifiquement Black, cependant ils n'oublient pas d'inclure ces atmosphères captivantes pour lesquelles Negura Bunget est passé maître ("Ochiul Inimii", "Tara De Dincolo De Negura", "Arborele Lumii" ).

"Vîrstele Pamîntului" est un album riche, passionnant et impressionnant de maîtrise. Mais pour avoir un tableau parfait, il fallait une production à la hauteur. Rassurez-vous, c'est le cas ! Elle est excellente, en adéquation totale avec le style, soulignant à la perfection les magnifiques mélodies, les ambiances et l'osmose entre les divers instruments. En définitive, "Vîrstele Pamîntului" s'avère être un album incontournable et indispensable du genre !

Tracklist :

1 - Pamînt
2 - Dacia Hiperboreana
3 - Umbra
4 - Ochiul Inimii
5 - Chei De Roua
6 - Tara de Dincolo De Negura
7 - Jar
8 - Arborele Lumii
9 - Întoarcerea Amurgului

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (11) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 27, 2011 5:33 PM MEST


The Descent
The Descent
Prix : EUR 20,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un album original à découvrir !!, 21 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Descent (CD)
Mantric est un groupe norvégien formé en 2007, qui sort son premier album intitulé "The Descent", dans lequel on trouve notamment trois ex-membres d'Extol (qui a interrompu sa carrière), à savoir Ole Sveen (chant, guitare), John Mjaaland (basse) et Tor Glidje (batterie).
Si l'approche musicale est différente, on remarquera tout de même cette volonté commune aux deux groupes de proposer une musique originale et inventive. The Descent est pourvu d'aspects Progressifs, associés à des éléments puisés dans le Punk, le Metal ou le Rock.

Tout au long de l'album, il y a coexistence de deux types de vocaux particulièrement différents (hurlés ou mélodiques) mais efficaces, qui se complètent à merveille. Mantric fait évoluer l'auditeur au milieu d'ambiances diversifiées, dans lesquelles le Prog est très présent, qui dévoilent une forte cohésion entre les divers passages, qu'ils soient atmosphériques, mélodiques ou plus agressifs. L'album se révèle moderne, varié, parfois complexe (mais pas rébarbatif), et s'avère plutôt accessible. The Descent et un album particulier qui ne plaira sans doute pas à tout le monde. Certains seront en effet peut-être rebutés par le chant hurlé, le chant mélodique ou les aspects variés de la musique au sein d'un même morceau. Pour ma part, j'ai accroché sur l'ensemble de l'album et ai vécu son écoute comme une expérience globale, ne parvenant pas véritablement à sortir un titre ou un autre du lot. J'ajouterai que la production signée Tue Madsen (qui a travaillé avec Dark Tranquillity, Moonspell ou The Haunted) est excellente et nous immerge efficacement et totalement dans le monde de Mantric !

En définitive, je trouve que Mantric parvient sans peine, et avec beaucoup de talent, à concilier différents styles et à rendre sa musique accrocheuse et intéressante de bout en bout. The Descent est à mes yeux un album original, très réussi, et je vous recommande d'y jeter une oreille !

Tracklist :

01 - The Asylum 2013
02 - Tower Of Silence
03 - Symptoms
04 - Invasion
05 - Spear Of Heaven
06 - Cognitive Cocaïne
07 - Alihorn
08 - Choice
09 - In A Treacherous Kiss
10 - Water Through Fire
11 - Dark Passenger
12 - Uro

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 23, 2010 6:41 PM MEST


Blackjazz
Blackjazz
Prix : EUR 20,58

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Avant-gardiste et totalement maîtrisé !! 4,5/5, 23 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blackjazz (CD)
Attention ! Il ne s'agit pas du nouvel album du groupe de Black Metal de Kvarforth, qui est suédois !

Shining est un groupe norvégien, fondé en 1999 par Jorgen Munkeby, qui a commencé par jouer du Jazz acoustique avec ses deux premiers albums ("Where The Ragged People Go", en 2001 et Sweet Shanghai Devil (Digipack), en 2003).
En 2005, avec l'album In The Kingdom Of The Kitsch..., Shining évolue et s'oriente vers une musique incluant d'autres éléments, liés notamment au Prog et au Metal.
En 2007 paraît Grindstone, qui confirme cette évolution et l'amplifie. Influences classiques, Jazz expérimental, Metal, Prog, tout ceci donne un mélange des genres particulièrement captivant !

"Blackjazz" est donc le cinquième album du groupe. Mais cette fois, Shining a décidé de frapper plus fort, de devenir bien plus agressif et direct !
Le groupe poursuit donc son chemin qui l'amène vers des contrées de plus en plus extrêmes, barrées, torturées, techniques !!

Dans un bouillonnement sonore perpétuel, qui aura raison de certains d'entre vous, Shining s'affranchit de toutes limites pour nous proposer un album démentiel et brutal dans lequel le Free Jazz originel, allié à un Metal des plus agressif, sont rejoints par des sonorités Indus, des moments Prog, des rythmiques complexes, au service d'une musique avant-gardiste d'une originalité incontestable et d'une intensité ravageuse.
La production est parfaite, magnifiquement adaptée à la musique.

Dès le premier titre, "The Madness and the Damage Done", on sait qu'on va vivre une expérience hors du commun et on pourra noter que les vocaux sont à l'image de la musique, violents, extrêmes.
L'album est d'une richesse phénoménale, on va de surprises en surprises, les structures sont imprévisibles, il y a de multiples effets sonores et, si les aspects électroniques sont très présents, n'oublions pas les éléments liés au Jazz, avec naturellement de remarquables passages au saxophone (notamment sur l'excellent "Healter Skelter"), avec Jorgen Munkeby, qui avait participé au nouvel album d'Ihsahn et dont l'apport sur "After" avait été particulièrement enthousiasmant !
"Blackjazz" se termine par une reprise de King Crimson ("21st Century Schizoid Man")...évidemment avec une interprétation très différente !

En définitive, sur "Blackjazz", Shining a conservé ses racines Jazz et a ajouté du Prog, du Metal extrême, de l'électronique, et force est de constater que le résultat est impressionnant !
Evidemment, "Blackjazz" ne plaira pas à tout le monde, c'est le type d'album qu'on aime ou qu'on déteste, il ne peut pas laisser indifférent !
Pour ma part, j'ai accroché, appréciant beaucoup l'originalité, la puissance, l'avant-gardisme de cette oeuvre.

Tracklist :

01 - The Madness and the Damage Done
02 - Fisheye
03 - Exit Sun
04 - Exit Sun
05 - Healter Skelter
06 - The Madness and the Damage Done
07 - Blackjazz Deathtrance
08 - Omen
09 - 21st Century Schizoid Man

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (31) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 7, 2013 10:17 PM CET


Death Culture
Death Culture
Prix : EUR 10,03

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une évolution musicale intéressante !!, 20 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Death Culture (CD)
Noctiferia est un groupe slovène fondé en 1992, qui s'appelait à l'origine Emetica (c'est trois ans plus tard qu'il a changé de nom).
Après avoir oeuvré dans une veine Black/Death Metal, Noctiferia s'est aujourd'hui orienté vers un Death/Black(minoritaire)/Indus Metal.

Noctiferia a sorti plusieurs démos, un live ("Eternal Blasphemy", 1997) et deux albums (Per Aspera, en 2002, et Slovenska Morbida, en 2006). Après avoir signé chez Listenable Records, le groupe revient aujourd'hui avec son troisième album, "Death Culture"".

En ce qui concerne l'enregistrement de "Death Culture", le moins que l'on puisse dire, c'est que Noctiferia s'est entouré d'une véritable Dream Team. Jugez plutôt : la pré-production a été effectuée en Suisse, avec Mas (Samael), l'enregistrement s'est fait au DB Recordings Studio, en Slovénie (avec Dalibor Strnisa), le mixage a été confié à Peter Tägtgren (qui a, notamment, produit des albums de Susperia, Immortal ou Dimmu Borgir) au Studio Abyss et enfin, l'album a été masterisé par Jonas Kjellgren (Sonic Syndicate, Zonaria, Darzamat...) au Black Lounge Studio.
Inutile de vous dire qu'au niveau du son, ça le fait !!

Après une intro ("Premonition"") pour laquelle le chanteur utilise un mégaphone (qu'on retrouve parfois sur l'album), "Terror" arrive et nous propulse dans un Metal lourd, puissant, agressif, sombre, ce qui ne sera jamais démenti sur l'ensemble de l'album, qui nous propose un déluge de rythmiques imposantes, des claviers magistralement utilisés et d'excellents vocaux.
Même si "Death Culture" est plutôt homogène, je trouve que quelques titres sortent vraiment du lot.
"Deluders And Followers" renferme quelques excellents passages Black Metal, renforcés par des claviers majestueux et quelques accélérations foudroyantes. "Catarsis" est sans doute le titre le plus sombre de l'album, je le trouve captivant et assez fascinant. Enfin, "Samsara" est un superbe titre proposant de sublimes ambiances orientales.

En définitive, Noctiferia a réalisé, avec "Death Culture", un bon album, pas vraiment original mais plutôt inspiré et superbement produit. Je vous recommande d'y jeter une oreille !

Tracklist :

01 - Premonition
02 - Terror
03 - Deluders And Followers
04 - Monarch
05 - Demoncracy
06 - Slavedriver
07 - Rust
08 - Non Individuum
09 - Catarsis
10 - Demagog
11 - Holymen
12 - Samsara
13 - SM 02

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


Mantra
Mantra
Prix : EUR 13,34

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Mantra", ou la confirmation de l'immense talent d'In Vain !! 4,5/5, 8 mars 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mantra (CD)
In Vain est un groupe norvégien, formé en 2003, œuvrant dans un Black/Death Metal Progressif de haute volée.
Après avoir enregistré deux EP ("Will The Sun Ever Rise" en 2004 et "Wounds" en 2006), In Vain a sorti son premier album, en 2007, qui constitue à mes yeux un véritable chef-d'œuvre du genre, The Latter Rain.
Cet album, riche, varié, fascinant et franchement incontournable, passa longtemps en boucle sur ma platine, et j'attendais avec impatience un nouvel album, que je souhaitais à sa hauteur.
Avec la parution de "Mantra", la question qui se pose maintenant est de savoir si ce second album d'In Vain est conforme à mes attentes.

"Mantra" est à l'image de "The Latter Rain", à savoir un album varié, qui propose un Metal inspiré, sombre, original, qui a cette capacité de mélanger les genres avec un talent considérable (on trouve des éléments Black, Death, Atmosphériques, Doom ou Bluesy). Le chant est d'ailleurs à l'image de cette diversité (clair, Black, Death, Hardcore), et s'avère en adéquation avec les différentes ambiances distillées tout au long de l'album.

L'album commence avec l'excellent "Captivating Solitude", qui débute par une intro acoustique, puis continue dans une veine très Black Metal mélodique, atmosphérique. C'est un excellent titre qui incorpore une diversité vocale intéressante (vocaux Black, Death, clairs), gage de variété dans les ambiances (sombres), dégageant de superbes mélodies.
"Mannefall" est un court titre acoustique Bluesy, très agréable, qui démontre à quel point In Vain ne se pose aucune limite dans l'inspiration.
"Ain't No Lovin" est une composition assez lente et, encore une fois, mais cela est récurrent (pour le meilleur !) tout au long de l'album, les vocaux sont diversement utilisés (clairs, Death, hurlés).
"On The Banks Of The Mississippi" est un superbe titre très mélodique au tempo lent, qui précède "Dark Prophets, Black Hearts", qui se révèle assez agressif, plus direct que les autres compositions de l'album, particulièrement efficace et doté en outre d'un magnifique intermède acoustique.
"Wayakin (The Guardian Spirit Of The Nez Perce)" arrive ensuite, titre assez particulier et franchement génial, incorporant passages narratifs et chants amérindiens, au sein de mélodies somptueuses.
"Circle Of Agony" s'inscrit dans une optique Black/Death mélodique, il inclut encore un magnifique passage acoustique très inspiré qui, loin de casser le rythme du titre, le magnifie.
"Sombre Fall, Burdened Winter" vient clore l'album, en débutant de manière acoustique, pour s'orienter ensuite vers un Metal au tempo lent, incorporant des passages planants, qui tranchent avec des moments agressifs, au niveau du chant.

Je vais être franc. La première écoute de "Mantra" a été un peu décevante pour moi (de plus, je n'ai pas été totalement convaincu par la production au niveau du son de la batterie), d'autant que j'ai réécouté dans la foulée "The Latter Rain", véritable référence dans le genre, qui avait mis la barre très haute à tous les niveaux !
"Mantra" est un album qui nécessite de multiples écoutes pour entrer totalement dedans et découvrir ses multiples facettes. Je l'ai donc écouté de nombreuses fois, pour finalement être conquis !
Même si je lui préfère toujours "The Latter Rain", Mantra est sans conteste un excellent album, inspiré et varié.

Tracklist :
1 - Captivating Solitude
2 - Mannefall
3 - Ain't No Lovin'
4 - On The Banks Of The Mississippi
5 - Dark Prophets, Black Hearts
6 - Wayakin (The Guardian Spirit Of The Nez Perce)
7 - Circle Of Agony
8 - Sombre Fall, Burdened Winter
9 - Wayphearing Stranger (bonus)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (18) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 5, 2010 11:03 PM MEST


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20