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Contenu rédigé par fifi59
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Commentaires écrits par
fifi59
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   

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Streams Inwards
Streams Inwards
Prix : EUR 18,18

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un groupe qui gagne à être connu !!, 17 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Streams Inwards (CD)
Mar De Grises, groupe de Doom/Death Metal, a été fondé au Chili en 2000.
Après avoir enregistré une démo en 2002, il a sorti deux albums (Tatterdemalion Express, en 2004 et Draining The Waterheart en 2008), puis un EP en 2009 (First River Regards).
On notera que le groupe a quitté Firebox (label basé en Finlande) et que "Streams Inwards", troisième opus de la formation, est le premier enregistré chez Season Of Mist.
J'indique d'emblée avoir beaucoup apprécié cet album dès la première écoute...ce qui a été confirmé par les suivantes !

Mar De Grises nous propose un voyage incluant des tempi peu véloces (propres au Doom), au service d'une musique riche, variée et plutôt accessible du fait de l'aspect très mélodique de l'ensemble.
Agrémenté d'une excellente production, faisant parfaitement ressortir les divers instruments, "Streams Inwards" a donc de nombreux arguments pour plaire !

Nous évoluons dans des eaux sombres, bordées d'éléments Heavy et atmosphériques, mélancoliques, que les vocaux écorchés et clairs (très réussis) viennent magnifier.
Si les guitares sont évidemment fondamentales dans la musique de Mar De Grises, il ne faut pas oublier les claviers, très précieux dans le cadre du développement des ambiances.

Mar De Grises nous propose des compositions très travaillées, qui se révèlent fascinantes.
L'écoute des trois premiers titres est un pur moment de bonheur, ils sont denses, variés, intenses, d'une efficacité incontestable, avec comme point culminant le long (plus de onze minutes) et fantastique "The Bell And The Solar Gust".
Puis arrive "Spectral Ocean", qui s'oriente vers un trip ambiant, un peu Electro, sans vocaux (on retrouvera d'ailleurs ce type de composition en fin d'album, avec "Aphelion Aura" et ses neuf minutes, avec toutefois en plus l'apport d'agréables vocaux féminins). En dehors de "Sensing The New Orbit", titre plutôt dans la lignée des trois merveilles de début d'album, le groupe développe bien plus sa fibre atmosphérique dans ses autres morceaux, avec notamment de nombreux passages planants. Peut-être est-ce un peu moins accrocheur mais, rassurez-vous, la qualité est toujours présente et l'album demeure fortement intéressant.

"Streams Inwards" est donc un album particulièrement diversifié, incluant en particulier trois titres somptueux qui s'avèrent être d'incontestables pièces maîtresses du genre. J'avoue un peu regretter que la suite ne soit pas tout à fait du même acabit, mais cela ne m'empêche pas d'aimer cet album dans son ensemble, pour l'inspiration omniprésente et ses ambiances superbement développées...et de vous le recommander !

Tracklist Streams Inwards :

01. Starmaker
02. Shining Human Skin
03. The Bell And The Solar Gust
04. Spectral Ocean
05. Sensing The New Orbit
06. Catatonic North
07. Knotted Delirium
08. A Sea Of Dead Comets
09. Aphelion Aura (bonus du digipack)

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 27, 2011 5:30 PM MEST


Heaven'S Venom (Edition Limitée)
Heaven'S Venom (Edition Limitée)
Proposé par METAMZCI
Prix : EUR 22,15

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas de surprise, mais pas de déception non plus !!, 10 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heaven'S Venom (Edition Limitée) (CD)
C'est en 1991 que Kataklysm, groupe de Death Metal, s'est formé au Québec.
"Heaven's Venom" est le dixième allbum studio de cette formation qui s'est également illustrée en fondant un projet parallèle en 2008, Ex Deo, qui a abouti à la sortie d'un album nommé Romulus (2009).
La musique de Kataklysm, qui associe avec efficacité mélodie et agressivité, est immédiatement identifiable, on reconnait la "griffe" du groupe...et ce n'est pas avec "Heaven's Venom" que les choses vont changer !

L'album est conforme à ce que j'attendais, après un Prevail (Edition limitée CD + DVD) (2008) que j'avais beaucoup apprécié.
"Heaven's Venom" nous propose un Death Metal Mélodique, puissant, Heavy, et doté de tempi variés.

Si Kataklysm aime s'orienter vers une optique speed, bien rentre-dedans et intense ("A Soulless God"), il ne néglige cependant pas de ralentir fréquemment le tempo au sein des titres, conférant alors à sa musique un aspect imposant (le génial et massif "Hail The Renegade" avec solo de basse inclu, "Push The Venom"). Kataklysm inclue également à sa musique des riffs et des vocaux que ne renieraient pas les groupes de Black Metal Mélodique, sources de variété dans les compositions ("As The Wall Collapses", "Blind Savior").

En définitive, je vous recommande d'écouter "Heaven's Venom", qui s'avère être un bon album, plutôt varié et accrocheur, parfaitement interprété et doté d'une bonne production.

Tracklist de Heaven's Venom :

01. A Soulless God
02. Determined (Vows Of Vengeance)
03. Faith Made Of Shrapnel
04. Push The Venom
05. Hail The Renegade
06. As The Wall Collapses
07. Numb And Intoxicated
08. At The Edge Of The World
09. Suicide River
10. Blind Saviour

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 30, 2010 11:32 PM MEST


Follow The Flames
Follow The Flames
Prix : EUR 22,31

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas original, mais efficace et réussi !!, 22 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Follow The Flames (CD)
Burden Of Grief est un groupe allemand formé en 1994 oeuvrant dans un Death/Thrash Metal Mélodique.
Le groupe a enregistré trois démos ("A Duet Of Thoughts" en 1996, "Above Twilight Wings" en 1997 et "Eternal Solar Eclipse" en 1999) et quatre albums (haunting requiem en 2000, On Darker Trails en 2001, Fields of Salvation en 2004 et Death End Road en 2007).
"Follow The Flames" est donc le cinquième album de cette formation, qui s'avère être réglée comme une horloge puisqu'elle sort un album tous les trois ans depuis 2001.

Pour cette nouvelle sortie, Burden Of Grief nous offre une édition intéressante car, outre l'album, un second CD nous propose huit reprises de titres incontournables de groupes...incontournables, incluant en outre quelques invités de marque !

On notera d'emblée que la production signée Dan Swanö (Edge Of Sanity) n'appelle aucune critique, elle se révèle excellente et parfaitement en phase avec le style pratiqué par Burden Of Grief.

On remarquera également la superbe pochette créée par Gustavo Saves (Arch Enemy, God Forbid...).

Même si je ne m'attendais pas à découvrir un album révolutionnant le genre, j'avoue avoir été séduit par la qualité de Follow The Flames, sur lequel j'ai accroché dès la première écoute.
Après l'intro "Ignition", le titre éponyme déboule et donne le ton de l'album qui va s'avérer Heavy, agressif mais toujours mélodique, accrocheur et varié en matière de tempi.
"Follow The Flames" est un album efficace avec une approche mélodique vraiment réussie, incluant notamment des passages instrumentaux du plus bel effet avec des soli inspirés ("Doomed To Fail", "No Way Out", "Rise Like A Phoenix").
Même s'il ne faut pas s'attendre à beaucoup d'originalité à l'écoute de cet album, on notera cependant l'utilisation de l'orgue Hammond qui apporte un petit "plus" non négligeable sur un passage instrumental de "Disruption Of A Confused Mind" et surtout sur "Fallen", titre le plus original de l'album.

Concernant maintenant les reprises, même si l'aspect vocal est évidemment éloigné des versions originales, ne vous attendez pas à une relecture en profondeur des classiques à la sauce Death/Thrash ! Les versions de Burden Of Grief sont fidèles et respectueuses. Mention spéciale cependant à "Break On Through" de The Doors (avec Dan Swanö), qui apporte une petite dose d'originalité. Deux autres invités sont présents sur ces reprises, à savoir Sabina Classen (Holy Moses) sur "Refuse/Resist" et Andreas Geremia (Tankard) sur "Valhalla".
Je trouve que la présence de ces trois Artistes apporte une touche très positive aux titres sur lesquels ils interviennent.

En définitive, Burden Of Grief vient de sortir un album qui, certes, n'apporte rien de neuf au style, mais qui est plutôt inspiré, parfaitement interprété et produit, et qui s'écoute avec plaisir.

Tracklist de "Follow The Flames" :

01. Ignition (Intro)
02. Follow The Flames
03. Born In Fire
04. The Arms Of Death
05. Disruption Of A Confused Mind
06. Doomed To Fail
07. No Way Out
08. Mirror Of Truth
09. Burning Red Eyes
10. Fallen
11. Rise Like A Phoenix

Titres bonus (reprises) :

01. Aces High (Iron Maiden)
02. The Four Horsemen (Metallica)
03. Break On Through (The Doors, avec la participation de Dan Swanö)
04. Mouth For War (Pantera)
05. Fool For Your Loving (Whitesnake)
06. Refuse/Resist (Sepultura, avec la participation de Sabina Classen)
07. Hell Ain't A Bad Place To Be (AC/DC)
08. Valhalla (Blind Guardian, avec la participation de Andreas Geremia)

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 5, 2010 9:15 AM MEST


Phantasmagoria
Phantasmagoria
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 21,82

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un album efficace et convaincant !! 4,5/5, 22 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phantasmagoria (CD)
C'est en 1993, en Norvège, que Limbonic Art s'est formé, avec aux commandes Vidar Jensen (Daemon). Le groupe a tout d'abord été constitué (peu de temps) de quatre membres. Mais c'est avec l'arrivée de Krister Dreyer (Morfeus) que Limbonic Art a trouvé sa voie définitive, se composant alors de deux membres.
Après avoir enregistré deux démos (en 1995 et 1996), le groupe sort son premier album, qui va s'avérer être une pièce maîtresse du Black Metal Symphonique : Moon in the Scorpio (1996). Les claviers, magistralement utilisés, ont un aspect fondamental dans le développement des atmosphères, des orchestrations.
Ensuite, Limbonic Art sortira cinq autres albums (et un réenregistrement de démos en 1998, nommé Epitome of Illusions).
In Abhorrence Dementia(1997) est une éclatante confirmation des immenses qualités du groupe puis, avec Ad Noctum:Dynastie Of Death (1999), la musique de Limbonic Art devient plus rapide, plus agressive. Ceci est d'ailleurs confirmé avec la sortie du quatrième opus, The Ultimate Death Worship (2002).
En 2003, le groupe se dissout...puis se reforme en 2006, avant de sortir son cinquième album, A Legacy of Evil (2007).
Trois ans plus tard arrive donc "Phantasmagoria", sixième opus du désormais one man band, Daemon ayant décidé de poursuivre l'aventure seul.

Sombre, brutal, souvent rapide, technique, "Phantasmagoria" offre, durant environ soixante-dix minutes, un Black Metal efficace, variant les atmosphères, les tempi, et apportant son lot d'éléments symphoniques.
Cependant, "Phantasmagoria" n'est pas un retour à la grandiloquence symphonique. Même si les aspects orchestraux sont de mise, que les claviers sont omniprésents et importants dans les compositions, les guitares, particulièrement tranchantes, dominent. Les claviers les accompagnent à la perfection, accomplissant admirablement leur oeuvre en soulignant les diverses atmosphères faisant la richesse de l'album.

La production est de qualité, mais on notera que la boite à rythme, au demeurant parfaitement programmée, n'a pas un rendu sonore suffisamment puissant et se trouve un peu en retrait. Mais cela ne constitue en rien un élément rédhibitoire pour apprécier cet excellent album !

"Phantasmagoria" est un album dense, imposant, et même s'il est majoritairement rapide, ce nouvel opus est finalement assez varié, n'évoluant pas continuellement "pied au plancher" ! Ainsi, "Dark Winds" est un formidable titre orienté Black/Doom développant une atmosphère des plus oppressante. De nombreuses compositions amènent puissance, rapidité et passages lents, propices à des ambiances lourdes, malsaines (comme "Crypt Of Bereavement" et son ralentissement en fin de morceau ou le passionnant "Astral Projection"). Des aspects Heavy (le très accrocheur "Curse Of The Necromancer") sont également de la partie et se révèlent imparables. A mes yeux, "Phantasmagoria" est un album dénué de titres faibles et regorgeant de passages captivants. Malgré sa durée, l'écoute fut aisée, l'ennui ne s'est jamais installé.

J'ajouterai que j'ai été impressionné par le chant de Daemon, essentiel dans la réussite de "Phantasmagoria". Il est éloigné de toute banalité et particulièrement diversifié, en adéquation totale avec les atmosphères de l'album.

En définitive, "Phantasmagoria" est un album inspiré et maîtrisé que je vous recommande de découvrir !

Tracklist de "Phantasmagoria" :

01. Prologue/Phantasmagoria
02. Crypt Of Bereavement
03. Curse Of The Necromancer
04. Portal To The Unknown
05. Dark Winds
06. A World In Pandemonium
07. Flight Of The Minds Eye
08. Apocalyptic Manifestation
09. Prophetic Dreams
10. The Burning Vortex
11. A Black Sphere Of Serenity
12. Astral Projection

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 26, 2010 9:25 AM MEST


Como Muertos Cronica Del Color
Como Muertos Cronica Del Color

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Du bon Death qui tache !!, 3 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Como Muertos Cronica Del Color (CD)
Como Muertos est un groupe français originaire de Bourgogne qui s'est formé en 2007. Il pratique une musique extrême assez jouissive qu'on peut qualifier de Horror Death'N'Roll !
Après deux EP ("Como Muertos" en 2007 et "EP 2008" en...2008), le groupe sort son premier album intitulé "Cronica Del Dolor".
Au niveau du line-up, Mike, batteur de Kronos (excellent groupe de Brutal Death) est de la partie, aux côtés de El Maestro (chant, originaire d'Espagne), Gojo Bajotierra (basse, ex-Impureza) et El Doctor (guitare). Notons que le chant, redoutablement efficace, est en espagnol.

Como Muertos aime le cinéma d'horreur. Visitez sa page myspace et vous verrez quelques figures célèbres issues de films incontournables du genre, avec notamment Jason Voorhees ("Vendredi 13"), Leatherface ("Massacre A La Tronçonneuse") ou Ash ("Evil Dead")...ce qui constitue une source d'inspiration pour sa musique, avec de nombreux bruitages, cris ou plaintes déchirantes au fil des titres !

Si on peut parfois établir notamment un parallèle avec Brujeria ou Entombed, il est essentiel de noter que Como Muertos n'est pas un clone, un groupe dénué de tout caractère. Non, Como Muertos a un potentiel phénoménal, une personnalité et un charisme incontestables, une efficacité et une puissance à toute épreuve.

Tout au long des treize titres de l'album, Como Muertos nous enchante avec un Metal groovy, heavy, qui passe par tous les tempi et qui dégage souvent, concept oblige, des atmosphères assez malsaines.
Rapidement, je me suis entièrement immergé dans la musique du groupe et je reconnais qu'il m'est difficile de véritablement sortir un titre du lot. J'ai en effet accroché sur l'album dans sa globalité.
"Cronica Del Dolor" combine à la perfection diverses catégories liées au Death Metal, à savoir le Death Old School, le Death'N'Roll et le Death/Gore, ce qui permet à Como Muertos de naviguer dans des eaux plutôt diversifiées, qui rendent cet album assez passionnant.

Une production de qualité s'avérait indispensable pour retranscrire les divers éléments propres au style pratiqué. L'enregistrement s'est déroulé au Drudenhaus Studio (Anorexia Nervosa) et le son est excellent, bien en phase avec les atmosphères, l"agressivité et la puissance inhérentes à la musique de Como Muertos.

En définitive, je ne peux que vous recommander de découvrir "Cronica Del Dolor", avec lequel j'ai passé d'excellents moments lors des diverses écoutes.
Como Muertos est incontestablement un groupe à suivre de très près !

Tracklist de Cronica Del Dolor :

01. Desmembrado A Machetazos
02. Como Muertos
03. El Antro De La Desgrada
04. Cronica Del Dolor
05. Pesadilla Divina
06. Matalos
07. Salidos De Tierra
08. Necrofista
09. Orgia
10. Irreversible Suplicio
11. Decapitados
12. Despertados Por El Maestro
13. Ultimo Calvario

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (15) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 5, 2010 5:47 PM MEST


Evil Or Divine
Evil Or Divine
DVD ~ Dio
Prix : EUR 11,55

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ronnie James Dio : une voix phénoménale, un Monument du Metal., 18 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Evil Or Divine (DVD)
Elf, Rainbow, Black Sabbath (et Heaven And Hell), Dio. Ces groupes ont en commun un immense chanteur, assurément l'un des plus grands de la sphère Metal, Ronnie James Dio. Ronnie est décédé le 16 mai 2010 à l'age de 67 ans. Il nous laisse en héritage de nombreux albums fabuleux et des hymnes monumentaux. Bien évidemment, avoir des témoignages live en DVD s'impose pour tous ceux qui aimaient Ronnie, sa présence scénique, sa voix. "Evil Or Divine" fait partie de ces concert qu'il est bien de posséder.

"Evil Or Divine" a été enregistré au Roseland Ballroom de New York, le 13 décembre 2002 dans le cadre de la tournée "Killing The Dragon".
Le line-up est remarquable, Dio est entouré d'une véritable Dream Team (la même formation que sur l'album "Killing The Dragon"), à savoir Simon Wright (batterie, ex-AC/DC), Doug Aldritch (guitare, Whitesnake, ex-Bad Moon Rising), Jimmy Bain (basse, ex-Rainbow) et Scott Warren (clavier, ex-Warrant). Inutile de vous dire que côté interprétation, ça le fait !

Dans un concert de Dio, certains titres mythiques sont incontournables. Rassurez-vous, aucun souci de ce côté ! Les bijoux issus des deux chefs-d'oeuvre que sont Holy Diver et The Last In Line sont présents, du lent et fascinant "Egypt" au percutant "Stand Up And Shout", en passant par le sublime "Don't Talk To Strangers" ou le très mélodique "Rainbow In The Dark" avec ses claviers en avant. Dio a évidemment inclu des titres de Black Sabbath et de Rainbow, avec ici quatre classiques indispensables. Trois titre de Killing the Dragon, album que cette tournée promeut, sont interprétés, avec notamment le hit "Push" (on retrouve d'ailleurs la vidéo en bonus), ainsi que deux titres de Magica, dont le superbe "Lord Of The Last Day". Nous avons également deux soli (batterie, guitare), qu'on pourra peut-être considérer comme étant un peu trop longs (respectivement environ cinq et neuf minutes).

Finalement, "Evil Or Divine" est un excellent concert, Ronnie est fantastique, toujours en mouvement et en forme vocalement. Il communique fréquemment avec le public, le remercie souvent, on ressent un grand respect réciproque.

Techniquement, l'image n'est malheureusement pas à la hauteur, on a l'impression qu'il s'agit d'une VHS, la définition n'est pas satisfaisante. Cependant, cela ne m'a pas posé problème.
Par contre, le son est excellent. Il est disponible dans trois formats. La stéréo est puissante, on entend parfaitement tous les instruments, le DD 5.1 est moins percutant mais plus équilibré et le DTS 5.1 est un cran légèrement au-dessus (à privilégier donc). Seul (léger) point négatif, l'ambiance est excellente mais on n'entend pas suffisamment le public (notamment lorsque Ronnie le met à contribution).

Indiquons que ce concert est également sorti en version CD en 2005.

Setlist de "Evil Or Divine" (1h39) :
01. Killing The Dragon (de l'album Killing The Dragon, 2002)
02. Egypt (de l'album The Last In Line, 1984) / Children Of The Sea (Black Sabbath, tiré de l'album Heaven And Hell, 1980)
03. Push (de l'album Killing The Dragon, 2002)
04. Drum Solo
05. Stand Up And Shout (de l'album Holy Diver, 1983)
06. Rock And Roll (de l'album Killing The Dragon, 2002)
07. Don't Talk To Strangers (de l'album Holy Diver, 1983)
08. Man On The Silver Mountain (Rainbow, tiré de l'album Richie Blackmore'S Rainbow, 1975)
09. Guitar Solo
10. Long Live Rock And Roll (Rainbow, tiré de l'album Long Live Rock N Roll, 1977)
11. Lord Of The Last Day (tiré de l'album Magica, 2000)
12. Fever Dreams (tiré de l'album Magica, 2000)
13. Holy Diver (de l'album Holy Diver, 1983)
14. Heaven And Hell (Black Sabbath, tiré de l'album Heaven And Hell, 1980)
15. The Last In Line (de l'album The Last In Line, 1984)
16. Rainbow In The Dark (de l'album Holy Diver, 1983)
17. We Rock (de l'album The Last In Line, 1984)

Bonus :
- Interview d'environ onze minutes de R.J. Dio, en anglais (non sous-titrée).
- Scène en backstage (environ quatre minutes) sur les préparatifs du concert, les coulisses.
- Galerie de photos.
- Clip vidéo : "Push". On notera la participation de Jack Black (vu notamment dans King Kong - Version longue - Edition Deluxe 3 DVD et Rock Academy - Édition Collector) et Kyle Gass, tous deux issus du groupe Tenacious D. Ronnie joue d'ailleurs son propre rôle dans leur film Tenacious d in the pick of destiny.

Ronnie James Dio nous manquera énormément. Il est réconfortant de constater que grâce aux albums et DVD de ses différents groupes, il sera cependant toujours présent parmi nous.

RIP Ronnie.

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (20) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 6, 2010 8:00 PM MEST


Ashes To Ashes
Ashes To Ashes
Prix : EUR 14,25

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Excellents concerts mais image problématique !!, 15 juin 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ashes To Ashes (CD)
Candlemass est une valeur sûre du Doom Metal, un groupe incontournable qui ne m'a jamais déçu, et ce depuis ce premier opus culte, datant de 1986, jetant les bases du style, défini justement précisément dans le titre de l'album (Epicus Doomicus Metallicus) !
Candlemass a publié une formidable discographie, constituée de dix albums, plus des EP, des démos, des live, des compilations et trois excellents DVD, permettant de découvrir le groupe sur scène, que ce soit avec le charismatique chanteur Messiah Marcollin (Candlemass - Documents Of Doom - Live At Fryshuset 1990 [Import anglais], 2002 et Candlemass : The Curse Of Candlemass, 2005) ou avec les différents vocalistes ayant jalonné la carrière du groupe (20 Year Anniversary Party, 2007).
"Ashes To Ashes" est donc le quatrième DVD du groupe, il est proposé dans un chouette digipack, accompagné du CD du premier concert.
C'est Robert Lowe (Solitude Aeternus) qui officie désormais dans Candlemass au poste de chanteur.
Il est présent dans le groupe depuis 2006 et a déjà enregistré un EP (Lucifer Rising, 2008) et deux albums (The King Of The Grey Island, 2007 et Death Magic Doom, 2009) avec Candlemass. Ce sont deux albums importants du genre et Robert est vraiment une recrue parfaite pour le groupe !

Venons-en maintenant au DVD, sur lequel deux concerts de 2009 nous sont proposés.

Le premier a été enregistré au Sweden Rock Festival devant vingt-cinq mille personnes et est constitué de 10 titres.
La setlist (voir après) fait la part belle aux deux premiers albums du groupe (que tout fan se doit de posséder), avec notamment l'incontournable Solitude, et aux deux albums enregistrés avec Robert.
Pas de problème concernant la prestation, le groupe est en forme et bien en place.
Candlemass excelle dans son art qui consiste à créer des titres pourvus d'une dimension très Heavy, oscillant entre des tempi lents, typiques du Doom ("Samarithan", "Hammer Of Doom") et d'autres plus rapides, tranchants ("Dark At The Veils Of Death", "If I Ever Die").
Pendant près de soixante-dix minutes, Candlemass nous propose donc un formidable concert d' une efficacité indéniable, qui se clôt par la reprise superbement exécutée du "Kill The King" de Rainbow, sur laquelle Robert se montre à l'aise. Ce titre fut immortalisé à l'origine en 1978 sur l'album Long Live Rock N Roll avec le regretté R.J. Dio (RIP).

- Image :
Nous sommes en plein jour, il fait beau, le soleil implique parfois qu'il y ait des visages trop exposés. L'image est très satisfaisante, même si c'est parfois un peu flou et on pourra ajouter (mais je chipote) que la définition n'est pas parfaite. Cela ne nuit en aucun cas au concert, d'autant que le montage est de qualité.

- Son :
Il y a beaucoup de monde mais il est fréquent d'entendre un peu trop quelques fans, ce qui donne l'impression que ce concert se joue devant un public clairsemé. Un peu comme si on avait placé un micro devant quelques spectateurs et qu'on l'avait ouvert trop fort ! Cependant, une fois de plus, cela n'est pas dommageable pour apprécier ce concert, d'autant que la qualité sonore est au rendez-vous.
On a droit à une très bonne piste stéréo qui s'avère puissante et efficace, mais il sera préférable de s'orienter vers la piste DD5.1, un peu moins percutante mais plus précise et équilibrée.

Ce concert est présenté en intégralité sur le CD, pour lequel le son est très bon.

Setlist Sweden Rock Festival du 04/06/2009 (CD + DVD) :
01. Dark Are The Veils Of Death (de l'album Nightfall, 1987)
02. Samarithan (de l'album Nightfall, 1987)
03. If I Ever Die (de l'album Death Magic Doom, 2009)
04. Hammer Of Doom (de l'album Death Magic Doom, 2009)
05. At The Gallows End (de l'album Nightfall, 1987)
06. Emperor Of The Void (de l'album King Of The Grey Islands, 2005)
07. The Bleeding Baroness (de l'album Death Magic Doom, 2009)
08. A Sorcerers Pledge (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)
09. Solitude (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)
10. Kill The King (reprise de Rainbow)

Le second concert a été enregistré en Grèce, à Athènes, il se déroule cette fois en salle, devant mille personnes en grande forme ! D'une durée de quatre-vingt seize minutes et jouissant d'une remarquable setlist, permettant entre autres de retrouver plus de titres de la période Robert Lowe (les excellents "Man Of Shadows" et "Demon Of The Deep"), ce live reprend (malheureusement) huit titres du précédent concert. Comme pour ce dernier, il n'y a rien à redire concernant la prestation du groupe qui passe en revue pas mal de ses classiques pour notre plus grand plaisir.

Cependant, un énorme problème se pose, il concerne l'aspect technique.

- Image :
Celle-ci est de piètre qualité, pour ne pas dire catastrophique. Lorsque j'ai découvert cette image, j'ai mis le DVD dans un autre lecteur, histoire de confirmer mes craintes, et le résultat fut le même : c'est flou, peu défini, on a l'impression d'être en présence d'une vieille VHS ! Si le but était de donner un genre particulier à ce concert, c'est réussi...mais franchement problématique, le concert étant quand même long (certains auront sans doute du mal à aller au bout). C'est d'autant plus rageant que le montage est bon. J'avoue avoir été fortement désappointé !

- Son :
Nous avons droit à une piste stéréo qui se révèle très satisfaisante mais en deçà de celle du concert précédent.

Setlist No Sleep 'Til Athens du 03/10/2009 (DVD) :
01. Mirror Mirror (de l'album Ancient Dreams, 1988)
02. Samarithan (de l'album Nightfall, 1987)
03. At The Gallows End (de l'album Nightfall, 1987)
04. If I Ever Die (de l'album Death Magic Doom, 2009)
05. Hammer Of Doom (de l'album Death Magic Doom, 2009)
06. Dark Are The Veils Of Death (de l'album Nightfall, 1987)
07. Demons Gate (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)
08. Emperor Of The Void (de l'album King Of The Grey Islands, 2005)
09. Man Of Shadows (de l'album King Of The Grey Islands, 2005)
10. The Bleeding Baroness (de l'album Death Magic Doom, 2009)
11. Tears (de l'album Ancient Dreams, 1988)
12. A Sorcerers Pledge (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)
13. Demon Of The Deep (de l'album Death Magic Doom, 2009)
14. Solitude (de l'album Epicus Doomicus Metallicus, 1986)

Bonus DVD :
- Interview de trente minutes (en anglais non sous-titré)
- Album photos : Sweden Rock et Athènes.
Les photos sont d'excellente qualité, ce qui ajoute encore à la frustration de ne pas avoir bénéficié d'une image de cet acabit sur les concerts !

Pour être tout à fait franc, j'attendais cette sortie avec impatience et souhaitais le top niveau pour les aspects prestation, son et image, pour apprécier totalement les pépites issues de la discographie de Candlemass en configuration live. L'image du second concert implique donc une certaine déception, cet aspect étant fondamental pour profiter pleinement d'un concert en DVD !

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 3, 2010 2:08 AM MEST


Fallen Angel'S Dominion
Fallen Angel'S Dominion
Prix : EUR 16,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un très bon album, dans la lignée de Dissection !!, 1 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fallen Angel'S Dominion (CD)
Thulcandra est un groupe allemand qui a été formé en 2003 par Steffen Kummerer (Obscura) et Jüergen Zintz. Il pratique un Black/Death Metal, notamment inspiré par Dissection.
En 2004, le groupe sort une démo puis travaille sur le premier album mais en 2005, Jürgen Zintz met fin à ses jours. Le choc engendré par ce terrible événement conduit le groupe à interrompre l'aventure.
"Fallen Angel's Dominion" marque le retour de Thulcandra. Steffen Kummerer (chant, guitare) s'est entouré d'une équipe de choc, avec la présence des frères Ludwig (Tobias, basse et Sebastien, guitare), du groupe Helfahrt, et du batteur Seraph
(Dark Fortress).
L'album a été enregistré aux Woodshed Studios de V Santura (Dark Fortress, Triptykon) et, disons-le d'emblée, la production est excellente, parfaitement adaptée à la musique du groupe !
Signalons également que la pochette a été réalisée par Kristian Wahlin qui avait déjà travaillé sur des covers de, notamment, Dissection, Emperor, Therion ou Evergrey.

Thulcandra apprécie beaucoup Dissection, cela se ressent dans la musique, le visuel (la pochette), et en fin d'album, le groupe nous propose "The Somberlain", une reprise de...Dissection !
Cependant, attention, il est hors de question de parler de clone ou de plagiat, Thulcandra a de la personnalité, l'inspiration est présente et, même si les influences sont incontestables, elles sont parfaitement assimilées et donnent naissance à de bonnes compositions, œuvrant dans un Black/Death Old School de qualité.
Thulcandra peut donc être considéré comme un digne héritier de Dissection.

Après une intro qui plante parfaitement le décor ("In The Realm Of Thousand Deaths"), "Night Eternal" arrive et égrène l'ensemble des éléments caractéristiques de la musique du groupe, à savoir des tempi enlevés d'une efficacité redoutable, aux riffs typiquement Black, des passages mid-tempo accrocheurs tantôt Black, tantôt empruntés au Heavy Death mélodique, un solo de qualité et des passages acoustiques du plus bel effet. On retrouve cette alternance rapidité/mid-tempo, Black/Death sur "Fallen Angel's Dominion", qui confirme également le fait que Thulcandra sait rendre ses compositions captivantes. "Frozen Kingdom" démarre de manière acoustique avant de monter en puissance et de se diriger vers des horizons majoritairement mid-tempo. Sombre, mélodique, varié (à l'image de l'ensemble des morceaux de l'album d'ailleurs), ce titre est de nouveau très réussi. Le début d'"Everlasting Fire" fait se demander si nous n'aurons pas droit à un titre Doom, avant que le rythme ne s'accélère pour aller ce vers quoi Thulcandra excelle, à savoir ces riffs Black/Death imposants et accrocheurs, ce que les brillants "Spirit Of The Night" et "Legions Of Darkness" ne viendront pas démentir. Après le mélancolique "In Silence We Eternally Sleep", court titre au piano, "The Somberlain" déboule et clôt de la plus belle des manières l'album.
Même si l'originalité n'est pas de mise, "Fallen Angel's Dominion" est passionnant de bout en bout. Les riffs sont acérés, les vocaux Black efficaces et le groupe prend son temps pour installer des atmosphères sombres, glaciales, épiques, les compositions (hors instrumentaux) dépassant les cinq minutes.

"Fallen Angel's Dominion" est une très bonne surprise. Je considère que Thulcandra a réalisé une oeuvre totalement maîtrisée et très accrocheuse, ne négligeant jamais la dimension mélodique, qui s'avère finalement être assez incontournable dans le genre Black/Death Metal.
Je vous recommande donc fortement d'y jeter une oreille !

Tracklist de "Fallen Angel's Dominion" :

01. Into The Realm Of Thousand Deaths
02. Night Eternal
03. Fallen Angel's Dominion
04. Frozen Kingdom
05. Everlasting Fire
06. Spirit Of The Night
07. Legions Of Darkness
08. In Silence We Internally Sleep
09. The Somberlain (reprise de Dissection)

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 17, 2010 8:56 AM MEST


Caedium
Caedium
Proposé par Hot Shot Records Mailorder
Prix : EUR 8,96

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Original, varié, passionnant, "Caedium" est le digne successeur de "Shadows" !!, 18 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Caedium (CD)
Permettez-moi tout d'abord de parler un peu de cette personnalité incontournable du Metal qu'est Waldemar Sorychta, fondateur d'Enemy Of The Sun en 2006.
Musicien, compositeur et producteur de renom, il a commencé sa carrière en 1986 au sein du groupe Despair. Selon moi, c'est avec ce fabuleux groupe qu'était Grip Inc., dans lequel figurait également Dave Lombardo, qu'il a écrit certaines des plus belles pages de sa déjà brillante carrière, enregistrant quatre albums, entre 1995 et 2004, avec ce chanteur d'exception qu'était Gus Chambers (RIP).
Outre les trois groupes précités, il a notamment travaillé, comme musicien et/ou producteur, avec Voodoocult (formidable groupe qui n'est cependant plus en activité depuis longtemps et que je vous recommande), Rotting Christ, Eyes Of Eden (qu'il a créé), Moonspell, Samael, The Gathering, Lacuna Coil ou dernièrement ReVamp (le nouveau groupe de Floor Jansen, ex-After Forever). Mais la liste est encore longue !

Venons-en maintenant à Enemy Of The Sun, dont le premier album, Shadows, est paru en 2007. Ce fut pour moi une formidable découverte, et il était clair que ce groupe ne se fixait pas de limites, échappant à toute étiquette définitive. Éléments Thrash, Prog, Death, Black, Heavy, passages Flamenco, vocaux clairs ou extrêmes, chouettes mélodies, agressivité, Enemy Of The Sun avait alors proposé un album multi-facettes, original et passionnant.

La première chose qui m'est venue à l'esprit lorsque j'ai appris qu'Enemy Of The Sun sortait un nouvel album fut de souhaiter découvrir un opus du même acabit que "Shadows", qui sache me transporter vers des horizons très diversifiés. Alors, Caedium m'a-t-il convaincu ? En suis-je pleinement satisfait ?
Et bien je peux dire d'emblée que la réponse est un OUI franc et massif, "Caedium" est énorme et parvient même à faire plus fort que "Shadows". Les multiples influences stylistiques d'Enemy Of The Sun sont au service d'un Metal pourvu d'une forte personnalité et jouissant d'une cohésion impressionnante.
Nous sommes en présence d'un line-up top niveau (le même que sur "Shadows"), formé autour de Waldemar Sorychta (guitare), qui inclut le batteur Daniel Zeman (très impressionnant sur l'album), le bassiste Alla Fedynitch (qui a déjà tourné avec Pain et joué avec Waldemar dans Eyes Of Eden) et le chanteur Jules Näveri (qui officie également au sein de Profane Omen), qui se révèle franchement exceptionnel.

Entrons un peu plus précisément dans Caedium.
L'instrumental "Lithium" ouvre brillamment l'album, jouant sur deux tableaux dans lesquels Enemy Of The Sun excelle, à savoir la mélodie et la puissance. Puis "Another End Of The Rainbow" déboule, puisant dans le Thrash, le Death, voire le Prog, pour nous proposer des passages dévastateurs que Jules Näveri, remarquable dans tous les aspects vocaux (clairs ou extrêmes), vient magnifier. "I Am One" contient des éléments qui fleurent bon le folklore espagnol et, comme sur l'ensemble de l'album, alterne passages mélodiques avec voix claire et passages agressifs avec voix gutturale d'une redoutable efficacité, ceux-ci s'imbriquant à la perfection. Et ce n'est pas le génial et très accrocheur "Chasing The Dragon" qui viendra inverser la tendance...ni d'ailleurs l'ensemble des autres compositions car, à mes yeux, il n'y a pas de points faibles sur Caedium.
L'album est heavy, puissant, nous entraine vers diverses contrées, faites d'excellentes mélodies, de riffs massifs, de soli de qualité, de tempi variés et de vocaux qui apportent beaucoup à la musique du groupe ! La musique d'Enemy Of The Sun ne se cantonnant pas à un style prédéfini, on ne sera pas surpris de découvrir des aspects Indus/Techno Metal ("Castaways In The N.W.O.", "Sky Shooting Stars"), et d'autres lorgnant vers des horizons plus Rock...en n'oubliant naturellement pas de durcir le ton ("Paradigm", "Aimless" et son riff entêtant).

En définitive, "Caedium" est un formidable album, inspiré, intense et varié qu'il faut apprivoiser au gré de diverses écoutes. L'interprétation est parfaite à tous les niveau et, cerise sur le gâteau, le son est titanesque et le mixage remarquable, permettant à tous les instruments de parfaitement s'exprimer...ce qui s'imposait pour parfaire l'efficacité de cet album enthousiasmant.

Tracklist :

01 - Lithium
02 - Another End Of The Rainbow
03 - I Am One
04 - Chasing The Dragon
05 - Castaways In The N.W.O.
06 - The Power Of Mankind
07 - Ticket
08 - Paradigm
09 - Try Out
10 - The Golden Horizon
11 - Sky Shooting Stars
12 - Stolen Sky
13 - Aimless
14 - In Memoriam

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (16) | Permalien | Remarque la plus récente : May 31, 2010 7:52 AM MEST


Exhibit B : The Human Condition
Exhibit B : The Human Condition
Prix : EUR 18,80

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un nouvel opus dévastateur !!, 5 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exhibit B : The Human Condition (CD)
C'est en 1982 qu'Exodus, groupe américain de Thrash Metal de la Bay Area (Californie), s'est formé, avec aux commandes Gary Holt (guitare), Tom Hunting (batterie) et Kirk Hammet (guitare, qui quitta le groupe en 1983 pour rejoindre Metallica). Paul Baloff (chant) et Jeff Andrews (basse) complétèrent le groupe qui enregistra une démo en 1982 ("1982 Demo"). En 1985 sortit Bonded by Blood, un album fondamental du genre, que tout fan se doit de posséder (il a d'ailleurs été réenregistré en 2008, avec le line-up actuel, sous le nom de Let There Be Blood). Si on compte la nouvelle mouture de cet album culte, la dernière cuvée d'Exodus, "Exhibit B : The Human Condition", est le dixième album studio du groupe. Je dois bien reconnaître que, même si j'appréciais Exodus, je n'en était pas fan. Mais en 2007, la sortie du monstrueux The Atrocity Exhibition - Exhibit A a fortement changé la donne, m'amenant à (re)découvrir le groupe en acquérant plusieurs albums !

Sur "Exhibit B: The Human Condition", le line-up est le même que sur le précédent (Gary Holt et Lee Altus aux guitares, Paul Gibson à la basse, Tom Hunting à la batterie et Rob Dukes au chant) et s'avère d'une efficacité à toute épreuve ! Exodus en est à son troisième chanteur. Après Paul Baloff (RIP) et Steve Souza, c'est Rob Dukes qui officie donc à ce poste (depuis 2005 et l'album Shovel Headed Kill Machine). Je le trouve franchement excellent et en parfaite adéquation avec la musique du groupe.

Venons-en maintenant à la teneur de ce nouvel opus, qui fera plaisir aux fans du précédent : il est dans la lignée, avec de nombreux titres longs, puissants, agressifs, heavy, aux tempi souvent enlevés. C'est un album conceptuel qui traite de la condition, de la nature humaine. Concernant la production, une nouvelle fois signée Andy Sneap (Arch Enemy, Kreator, Megadeth...), elle est énorme et amplifie l'efficacité de la musique proposée par Exodus.

L'album s'ouvre sur le génial "The Ballad Of Leonard And Charles" et, après une intro acoustico/orchestrale sombre, la machine se met en marche. Intense, pourvu de fantastiques soli (ces éléments caractérisants d'ailleurs l'ensemble de l'album), ce titre annonce que le rouleau compresseur Exodus est lancé et que rien ne l'arrêtera...et ce durant près de 75 minutes ! On pourrait considérer que c'est trop long, que certains titres devraient être plus concis (seuls trois sont sous les cinq minutes, les autres dépassant souvent largement cette durée et "The Sun Is My Destroyer" culminant au-delà des neuf minutes). Mais pour ma part, j'apprécie que le groupe prenne son temps pour développer les compositions, d'autant que, sincèrement, on ne s'ennuie pas une seconde ! Exodus excelle dans les passages rapides, naturellement très présents sur l'album, mais c'est également le cas lorsqu'il ralentit le tempo, écrasant alors tout sur son passage, les aspects heavy de sa musique étant ainsi transcendés ("Nanking", "Democide"). Je citerai également le mélodique et particulièrement accrocheur "Downfall", qui constitue à mes yeux l'un des meilleurs titres de l'album.

L'écoute intégrale de "Exhibit B: The Human Condition" n'est pas forcément évidente, on en sort épuisé, cet album étant d'une intensité ravageuse. Je le trouve d'ailleurs plus violent que The Atrocity Exhibition - Exhibit A, que j'avoue préférer. Mais je suis toutefois pleinement convaincu par le Thrash furieux déployé par Exodus sur cet impressionnant album, magistralement interprété et produit, que je vous le recommande !

Tracklist :

01 - The Ballad Of Leonard And Charles
02 - Beyond The Pale
03 - Hammer And Life
04 - Class Dismissed (A Hate Primer)
05 - Downfall
06 - March Of The Sycophants
07 - Nanking
08 - Burn, Hollywood, Burn
09 - Democide
10 - The Sun Is My Destroyer
11 - A Perpetual State Of Indifference
12 - Good Riddance

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