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Contenu rédigé par fifi59
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fifi59
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   

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Lucifer over athens
Lucifer over athens
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un excellent condensé de la carrière de Rotting Christ !!, 25 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lucifer over athens (CD)
Rotting Christ est une formation grecque fondée en 1987 et oeuvrant dans le Black/Dark Metal.
Après bon nombre de sorties dont onze albums studio et deux excellents live ("In Domine Sathana" en 2003 et "Non Serviam - A 20 Year Apocryphal Story" en 2009), voici venir le nouvel opus en public intitulé "Lucifer Over Athens", enregistré en décembre 2013 sur la terre natale de Rotting Christ.
Le line-up se compose de Sakis Tolis (chant, guitare), Themis Tolis (batterie), Vangelis Karzis (basse) et George Emmanuel (guitare).

Permettez-moi de commencer par un regret : celui de ne pas avoir immortalisé ce live en DVD et Blu-ray, même si je concède que les deux précédents l'ont été (en DVD).
Ceci dit, trente-et-un titres en Blu-ray, avec l'image et le son qui va avec, ça pouvait le faire... plus tard peut-être ?

Je fais partie des inconditionnels de ce groupe, dont la musique, qui mêle agressivité, mélodie et puissance est enrobée d'atmosphères et de tempi diversifiés et revêt des aspects mystiques, ritualistes voire folkloriques, lui donnant alors un caractère envoûtant et fascinant.

En observant la setlist, nous trouvons cinq titres du dernier album en date ("Kata Ton Daimona Eaytoy", 2013) puis, de l'album le plus récent au plus ancien, trois morceaux sont issus de "Aelo" (2010), trois de "Theogonia" (2007), un de "Sanctus Diavolos" (2004), deux de "Genesis" (2002), un de "Sleep Of The Angels" (1999), deux de "A Dead Poem" (1997), deux de "Triarchy Of The Lost Lovers" (1996), deux de "Non Serviam" (1994) et cinq de "Thy Mighty Contract" (1993).
Mais Rotting Christ ne s'arrête pas là puisqu'il propose deux titres de l'EP "Passage To Arcturo" (1991) et deux de la démo "Satanas Tedeum" (1989).
Indéniablement, le combo a décidé de proposer toutes les époques de sa carrière et ça, c'est une excellente initiative !
Léger bémol : à la lecture de ce qui précède, la première chose qui saute aux yeux, c'est que seul "Khronos" manque à l'appel ; c'est un peu dommage je trouve, pourquoi l'avoir laissé de côté ?

La setlist est un remarquable best-of de plus de deux heures (qui fait d'autant plus regretter l'absence de l'image) et on remarquera que "Welcome To Hell", qui justifie l'acquisition de l'édition limitée de "Kata Ton Daimona Eaytoy" (c'est le titre bonus de l'album), est présent.
On notera également qu'une reprise de Thou Art Lord ("Societas Satanas") s'invite à la fête.

A setlist d'enfer, obligation d'avoir un son à la hauteur et c'est le cas, pas de souci de ce côté !
Tout a été fait pour que les fans passent un formidable moment durant lequel nous avons toute la panoplie des tempi et des ambiances chers à Rotting Christ (parfois au sein d'un même titre), passant de compos rapides, directes ("The Sign Of Evil Existence") à des rythmes quasi-doomesques ("Feast Of The Grand Whore", "King Of A Stellar War").
Mais Rotting Christ, c'est aussi les moments grandioses, les sonorités et autres choeurs qui filent souvent le frisson et qu'on trouve régulièrement dans sa musique ("Demonon Vrosis", "In Yumen - Xibalba").
Le dénominateur commun, ce sont naturellement ces riffs typiques, ces apports heavy et mélodiques ainsi que ces atmosphères si caractéristiques qui font de Rotting Christ un groupe incontournable du Metal Extrême.

Les fans possédant évidemment tous les albums du groupe, il faut prendre "Lucifer Over Athens" comme un best-of qui retrace une carrière de vingt-huit ans à travers trente (plus une reprise) morceaux incontournables en configuration live.

Setlist irréprochable (bon, ok, en dehors de l'absence de titre(s) de "Khronos"), qualité de l'interprétation, production au diapason, voici un live exemplaire qui accroche les sens de bout en bout.
Précisons que si les fans apprécieront immanquablement "Lucifer Over Athens", je le recommande également particulièrement à ceux qui souhaitent découvrir Rotting Christ.
Je finirai par ce souhait : une version Blu-ray / DVD serait fortement appréciée !

Setlist de Lucifer Over Athens (CD 1) :

01. 6 6 6 (de Kata Ton Demona Eaftou)
02. Dub-Sag-Ta-Ke (de Aealo)
03. Athanatoi Este (de Sanctus Diavolos)
04. Kata Ton Demona Eaftou (de Kata Ton Daimona Eaytoy)
05. Nemecic (de Theogonia)
06. After Dark I Feel (de Sleep Of The Angels)
07. Sorrowfull Farewell (de A Dead Poem)
08. Among Two Storms (de A Dead Poem)
09. Gloria De Domino Inferni (de Passage To Arcturo)
10. Feast Of The Grand Whore (de Satanas Tedeum)
11. The Nereid Of Esgalduin (de Satanas Tedeum)
12. Forest Of N'Gai (de Passage To Arcturo)
13. The Sign Of Evil Existence (de Thy Mighty Contract)
14. Transform All Sufferings Into Plagues (de Thy Mighty Contract)
15. Fgmenth, Thy Gift (de Thy Mighty Contract)
16. Societas Satanas (reprise de Thou Art Lord)

Setlist de Lucifer Over Athens (CD 2) :

01. Demonon Vrosis (de Aealo)
02. Quintessence (de Genesis)
03. The Call Of The Aethyrs (de Genesis)
04. In Yumen - Xibalba (de Kata Ton Daimona Eaytoy)
05. Grandis Spiritus Diavolos (de Kata Ton Daimona Eaytoy)
06. Welcome To Hell (de Kata Ton Daimona Eaytoy, bonus)
07. King Of A Stellar War (de Triarchy Of The Lost Lovers)
08. Archon (de Triarchy Of The Lost Lovers)
09. Exiled Archangels (de Thy Mighty Contract)
10. Dive The Deepest Abyss (de Thy Mighty Contract)
11. The Fourth Knight Of Revelation (de Thy Mighty Contract)
12. The Sign Of Prime Creation (de Theogonia)
13. Non Serviam (de Non Serviam)
14. Enuma Elish (de Theogonia)
15. Noctis Era (de Aealo)

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 19, 2015 11:59 AM CET


Live at the opera
Live at the opera
Prix : EUR 29,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un concept original pour un live très convaincant !!, 19 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at the opera (CD)
Satyricon est un groupe norvégien fondé en 1990 et auteur de huit albums studio.
Le line-up initial de Satyricon se compose de Sigurd "Satyr" Wongraven (chant, guitare, basse, claviers) et Kjetil-Vidar "Frost" Haraldstad (batterie).
Pour ce live, nous avons donc Satyr (chant, guitare sur quelques titres) et Frost (batterie), accompagnés de Gildas Le Pape (guitare, Morbid Rites), Anders Hunstad (claviers, Sarke), Anders Odden (basse, Cadaver) et Steinar Gundersen (guitare, ICS Vortex, Spiral Architect), ainsi que Sivert Høyem (Madrugada) au chant sur "Phoenix".

De nombreux groupes, dans divers styles, ont déjà fait cohabiter Metal et Musique Classique à travers des live avec orchestre (Dimmu Borgir, Skálmöld, Therion, Metallica, Rage, Epica, Within Temptation...) mais Satyricon a fait le choix du choeur d'opéra pour cette nouvelle sortie, qui inclut le DVD du concert ainsi que le double CD avec l'intégralité des titres pour la version audio.

Ce concert a été filmé le 8 septembre 2013 au Den Norske Opera & Ballett d'Oslo, avec les cinquante-cinq membres du Choeur de l'Opéra National de Norvège.
Lieu feutré, superbe, public assis (au début, une belle ambiance naîtra), light show agréable, souvent très sobre mais efficace eu égard à la musique pratiquée, le choeur est disposé juste derrière le groupe, Satyr étant naturellement le maître de cérémonie, celui qui se déplace le plus, qui communique avec le public, vers qui les caméras sont le plus braquées... devant Frost, impressionnant de maîtrise derrière ses fûts. Les autres membres du groupe "configuration live" font parfaitement le boulot.

En matière de setlist, on remarquera naturellement que le dernier album en date ("Satyricon", 2013) est le plus représenté (six titres), nous avons ensuite, dans l'ordre décroissant des sorties, "The Age Of Nero" (2008) avec deux titres, "Now Diabolical" (2006) avec quatre titres, "Volcano" (2002) et "Nemesis Divina" (1996) comptant quant à eux un titre chacun.
Manquent donc à l'album les deux premiers albums, fruits de leur première période qui liait totalement le groupe au Black Metal (avec "Nemesis Divina") ainsi que "Rebel Extravaganza" (l'album qui marqua un changement stylistique, l'orientant vers une formule plus "moderne", expérimentale).
En définitive, "Live At The Opera" incarne ce que Satyricon est aujourd'hui, un groupe qui propose une musique plus "accessible" (mais dont les vocaux demeurent extrêmes), qui nous propose divers aspects allant du Black Metal, à travers certains riffs et les vocaux charismatiques de Satyr, à des éléments atmosphériques ou Metal/Rock, voire épisodiquement gothiques ou prog, offrant ainsi une musique diversifiée.

Après un "Voice Of Shadows", imposant instrumental qui lance bien le concert, pour lequel Faust et Satyr émergent du sol sous les acclamations du public, Satyricon nous propose treize compositions qui détaillent pas mal les différentes facettes de la formation.
Même si certains riffs demeurent ancrés dans le Black Metal ("The Pentagram Burns"), seul "Mother North" incarne l'héritage du style initial du groupe, les autres compositions passant en revue tous les tempi possibles et imaginables pour nous offrir des moments assez rentre-dedans, directs ("Now, Diabolical", "K.I.N.G"), d'autres très diversifiés où le dynamisme de certains passages est contrebalancé par divers ralentissements donnant à la musique un visage parfois doomesque et en tout cas atmosphérique ("Repined Bastard Nation", "Nocturnal Flare", "Die By My Hand") voire mélancolique ("Our World, It Rumbles Tonight", "Tro og Kraft"), il arrivera également que seul le down-tempo soit au programme ("Den Siste").

Mais Satyricon va plus loin dans la diversité avec quelques titres alambiqués et plutôt imprévisibles dans leur déroulement ("The Infinity Of Time And Space", "To The Mountains"), sans oublier le très mélodique "Phoenix", avec Sivert Høyem, interprété uniquement en chant clair, aux contours gothiques et avec quelques grands moments avec les choeurs (ici des vocaux féminins haut perchés, là un passage atmosphérique avec soliste homme et femme).

Justement, les choeurs parlons-en.
A la base, avant de connaître le contenu du DVD, je pensais qu'il y aurait un orchestre intégré à ce live.
Un peu déçu d'apprendre que c'était finalement uniquement un choeur, je n'ai toutefois pas hésité à me diriger vers la découverte de ce "Live At The Opera".
Dès le visionnage initial (et bien plus encore après ceux qui ont suivi), je peux dire que je suis tout aussi emballé par cette configuration.
Les choeurs sont d'une efficacité optimale, ils sont très présents, d'une justesse absolue et renforcent l'impact de l'ensemble des compositions interprétées en ajoutant une touche grandiose qui leur sied à merveille.
Bref, l'osmose est totale et donne lieu à pas mal de moments qui ont tendance à filer des frissons... indéniablement, au sein de ce concert, il constitue un membre à part entière de Satyricon !

Et puis il y a l'aspect technique.
Le concert dure une heure trente-sept, il est proposé dans un Dolby Digital 2.0 d'une remarquable efficacité, puissant et doté d'un mixage harmonieux. Côté son, c'est donc excellent !
L'image est de grande qualité, la réalisation est impeccable, ne proposant jamais des plans trop courts qui seraient susceptibles de filer la migraine. Encore une fois, c'est du tout bon !
Seul petit bémol, l'absence de bonus (bon, maintenant, on peut considérer que les deux CD sont des bonus, c'est d'ailleurs ce qui est indiqué sur ceux-ci). Je pense qu'il aurait toutefois été bien de découvrir les coulisses d'une telle entreprise !

Finissons avec les CD, qui reprennent donc l'intégralité du concert et dont le son est conforme à mes attentes, c'est à dire dans la lignée de ce que propose le DVD !

En définitive, avec "Live At The Opera", Satyricon nous délivre un concert enthousiasmant et intense, où deux univers théoriquement opposés se rencontrent pour ne former qu'un, ceci étant renforcé par des atouts techniques de premier ordre.
Je ne peux que vous conseiller de découvrir cet excellent concert !

Setlist de Live At The Opera (DVD) :

01. Voice Of Shadows (tiré de Satyricon, 2013)
02. Now, Diabolical (tiré de Now Diabolical, 2006)
03. Repined Bastard Nation (tiré de Volcano, 2002)
04. Our World, It Rumbles Tonight (tiré de Satyricon, 2013)
05. Nocturnal Flare (tiré de Satyricon, 2013)
06. Die By My Hand (tiré de The Age Of Nero, 2008)
07. Tro og Kraft (tiré de Satyricon, 2013)
08. Phoenix (tiré de Satyricon, 2013)
09. Den Siste (tiré de The Age Of Nero, 2008)
10. The Infinity Of Time And Space (tiré de Satyricon, 2013)
11. To The Mountains (tiré de Now Diabolical, 2006)
12. The Pentagram Burns (tiré de Now Diabolical, 2006)
13. Mother North (tiré de Nemesis Divina, 1996)
14. K.I.N.G (tiré de Now Diabolical, 2006)

Setlist de Live At The Opera (CD 1) :

01. Voice Of Shadows
02. Now, Diabolical
03. Repined Bastard Nation
04. Our World, It Rumbles Tonight
05. Nocturnal Flare
06. Die By My Hand
07. Tro og Kraft
08. Phoenix

Setlist de Live At The Opera (CD 2) :

09. Den Siste
10. The Infinity Of Time And Space
11. To The Mountains
12. The Pentagram Burns
13. Mother North
14. K.I.N.G

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Odd Memories
Odd Memories
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une petite merveille du Metal Progressif !!, 19 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odd Memories (CD)
Max Pie nous vient de Belgique. Oeuvrant dans le Metal Progressif, la formation, fondée en 2005, nous propose son troisième album intitulé "Odd Memories".
Le line-up se compose de Tony Carlino (chant), Damien Di Fresco (guitare, claviers), Sylvain Godenne (batterie) et Lucas Boudina (basse).
Notons la participation de Julien Spreutels (claviers ; Ethernity, Epysode) sur "The Fountain Of Youth".

Deux indications supplémentaires, c'est Simone Mularoni (guitariste de DGM et d'Empyrios) qui est en charge de la production de l'album, il nous a concocté un son de très haute qualité, puissant, dessinant comme il faut les diverses subtilités que l'album renferme à la faveur d'un mixage harmonieux.
Quant au chouette artwork, c'est à Didier Scohier (d’Artcore Design) qu'on le doit.

Pour moi qui ne connaissait Max Pie que par l'entremise du PPM Fest (dont Tony est l'organisateur), édition 2013, au sein de laquelle j'avais découvert un groupe qui m'avait fait très bonne impression, la suite logique était de découvrir le combo sur album... ce que je n'ai pas fait... mea culpa.
Séance de rattrapage donc avec ce nouvel opus !

Mon état d'esprit à l'issue de l'écoute inaugurale est très simple : si les suivantes confirment mon impression fortement positive, je pense que je tiens là l'un de mes albums de chevet !
Bon, pas de suspense, "Odd Memories" est bel et bien devenu l'un de mes albums de chevet, à la maison et en voiture !
Max Pie a tout simplement accouché d'une tuerie, de l'album de Metal Prog idéal, très varié et qui se bonifie au fil des écoutes, excluant d'un revers d'oreille toute lassitude.
Si "Odd Memories" renferme des moments évoquant Dream Theater, Symphony X, Evergrey, Queensryche voire Helloween (le survitaminé et jouissif "Promised Land"), le groupe possède une personnalité affirmée, intégrant certaines influences jamais écrasantes et totalement digérées ; toujours est-il que cette personnalité m'a immédiatement interpellée et plue.

Mélodique, puissant, dynamique, technique (indiquons que, malgré des structures techniques et parfois imprévisibles inhérentes au prog, les mélodies sont fondamentales et les compositions se font généralement limpides... le meilleur des deux mondes en somme), doté de moments agressifs, sombres ("Age Of Slavery", "Cyber Junkie") ou misant bien plus sur les aspects mélodiques (la jolie ballade "Hold On", "Odd Future" ou "The Fountain Of Youth"), incorporant en outre de superbes passages symphoniques ("Odd Memories Opening"), cet album est purement et simplement addictif, d'autant que la plupart des refrains entrent en tête... et y restent durablement !

Outre ses musiciens jamais pris en défaut (si tous sont impeccables, je décernerai une mention spéciale à Damien qui, outre les lumineux passages à la guitare, nous propose un bien beau boulot avec les claviers, tour à tour symphoniques, en nappes, en mode orgue Hammond ou avec des sonorités plus modernes), qui nous construisent des mélodies d'enfer et les interprètent à la perfection, je ne peux que dire un mot du fantastique chanteur qu'est Tony Carlino, assurément l'un des plus impressionnants qu'il m'ait été donné d'entendre dans les styles Prog/Power/Heavy, celui-ci passant par de très nombreuses intonations, allant du plus mélodique au plus agressif, avec au milieu diverses subtilités. Je pense qu'il est temps de l'ajouter aux tout meilleurs chanteurs de la scène Metal !

En définitive, "Odd Memories" est un album totalement abouti et prenant de bout en bout, il sera à n'en point douter l'un des albums de l'année en matière de Metal Progressif... et probablement au-delà !
Je ne peux que vous le recommander chaudement !

Tracklist de Odd Memories :

01. Odd Memories Opening
02. Age Of Slavery
03. Odd Future
04. Promised Land
05. Love Hurts
06. Don't Call My Name
07. Hold On
08. Unchain Me
09. Cyber Junkie
10. The Fountain Of Youth

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What Should Not Be Unearthed
What Should Not Be Unearthed
Proposé par ScreamingCDFrance
Prix : EUR 7,93

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un album imposant de plus pour Nile !!, 19 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : What Should Not Be Unearthed (CD)
Nile est un groupe de Death Metal américain fondé en 1993.
Faisant suite aux fantastiques "Those Whom The Gods Detest" et "At The Gates Of Sethu" (2012), voici que paraît le huitième opus de la formation intitulé "What Should Not Be Unearthed".
Le line-up se compose de Karl Sanders (guitare, vocaux), Dallas Toler-Wade (guitare, vocaux), George Kollias (batterie) et Brad Parris (basse, vocaux) qui remplace Todd Ellis.

Avec ce nouveau cru, on ne pourra que constater une certaine évolution dans la manière qu'a le groupe d'appréhender sa musique.
En effet, il privilégie désormais la puissance et la brutalité, réduisant les aspects techniques mais sans pour autant les abandonner car nous avons toujours des moments un peu alambiqués ainsi que de très bons soli... ce qui est très positif car cela fait indéniablement partie de l'identité du combo !
Ce qui m'ennuie un peu dans l'orientation musicale issue de "What Should Not Be Unearthed", c'est la relégation au second plan des passages mettant en exergue ce qui constitue la marque de fabrique de Nile : l'inclusion d'éléments liés à l'Egypte Antique, qui apportent à la musique une grandeur, une indéniable originalité.
Bon, heureusement, on trouve encore des riffs typiques, quelques sonorités ainsi que des passages qui nous plongent dans une ambiance plus posée, dépaysante, que nous trouverons toujours (du moins je l'espère) chez Nile (l'ouverture de "In The Name Of Amun", l'instrumental "Ushabti Reanimator").

"Call To Destruction", qui ouvre l'album, est une bonne carte de visite pour le Nile "nouveau", un morceau imposant, violent, heavy, rapide mais qui s'autorise des ralentissements bienvenus, permettant de dévoiler d'autres atmosphères. Ceci dit, incontestablement, à travers ce titre nous avons une face bien plus directe de Nile... attention cependant, "direct" ne signifie pas "simpliste", on a toujours une certaine variété en matière d'ambiances et de tempi, ce qui permet d'aérer la musique, de varier le propos.
Cet album n'est en effet pas que brutal ou rentre-dedans, les variations peuvent être très présentes (accélérations, décélérations, up-tempo, mid-tempo et low-tempo), rendant alors les compositions plutôt imprévisibles dans la création des atmosphères ("Negating The Abominable Coils Of Apep", "In The Name Of Amun").
On notera également que les vocaux sont toujours aussi efficaces, pouvant également se faire plus "étouffés", apportant ainsi, par instants, à la musique une facette bien plus ténébreuse, surtout lorsque le tempo se fait lancinant, pesant ("Age Of Famine", "To Walk Forth From Flames Unscathed").

Mon souhait était que Nile enveloppe encore plus ses compositions d'instrumentations traditionnelles et d'ambiances égyptiennes toujours plus grandioses... voilà que c'est l'exact inverse qui se produit !
Je ne vais cependant pas dire que je n'ai pas apprécié l'album, loin de là.
"What Should Not Be Unearthed" est un opus impressionnant, de surcroît magistralement produit, un excellent album de Death Metal que j'ai écouté sans lassitude aucune, et pas qu'une fois !
Le seul bémol réside dans cette diminution des ambiances qui ont fait la renommée de Nile et je ne peux m'empêcher de souhaiter qu'elles reviennent en force pour le prochain album !

Tracklist de What Should Not Be Unearthed :

01. Call To Destruction
02. Negating The Abominable Coils Of Apep
03. Liber Stellae Rubeae
04. In The Name Of Amun
05. What Should Not Be Unearthed
06. Evil To Cast Out Evil
07. Age Of Famine
08. Ushabti Reanimator
09. Rape Of The Black Earth
10. To Walk Forth From Flames Unscathed

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Errances
Errances
Prix : EUR 18,30

5.0 étoiles sur 5 Un sommet du Doom Atmosphérique !!, 5 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Errances (CD)
C'est un fait, une constante, nous rencontrons fréquemment des groupes au potentiel énorme dans le Metal français.
Des groupes qui nous font réaliser que cette musique enfante régulièrement des pépites auxquelles il convient de s'attacher, histoire de prendre quelques belles petites claques !

Fan de Doom Metal, friand de groupes des 90's (les débuts de Theatre Of Tragedy et de Tristania pour ne citer qu'eux), cela faisait bien longtemps que je ne me faisais plus d'illusion : le Doom Metal Atmosphérique aux touches gothiques, tel qu'il était pratiqué à cette époque, c'était du passé, un passé révolu qui a laissé la place à des tentations plus modernes.

Et puis j'ai découvert Angellore...
Les extraits m'ont transportés de joie... l'héritier de ces combos était arrivé !

C'est en 2007 que Walran (Betray-Ed, claviers, chant) et Rosarius (Abyssanctum, guitare, basse, claviers, chant) ont créé Angellore, rejoints par Ronnie (batterie) en 2009.
L'alliance des influences stylistiques (Gothic, Doom, Folk, Black...) issues d'excellents groupes (outre les deux formations précitées, on ajoutera Saturnus, Draconian, Empyrium...) a donné naissance à plusieurs productions : deux démos ("Ambrosia" en 2007 et "Moonflower" en 2011), deux EP ("Les Promesses De L'Aube" en 2008 et "Elégies Aux Ames Perdues" en 2009), un split (Merankorii / Angellore en 2009) et un single ("Shades Of Sorrow" en 2009). Je n'oublierai pas "Premières Liturgies - Soupir d'Aurore", réédition très récente (et déjà épuisée) de travaux d'Angellore, avec quinze compositions remasterisées, plus le titre instrumental inédit "Si Le Jour S'Enfuit". Chronique à venir !

Ouverture avec piano et guitare lead, mélodie emprunte de douceur, puis c'est la batterie qui arrive, le tempo est tranquille, l'écoute est on ne peut plus plaisante, "Dans les Vallées Éternelles" s'annonce bien. Le chant death, totalement en phase avec la musique, me renvoie immédiatement vers les oeuvres qui ont donné ses lettres de noblesse au style. Puis c'est le chant clair, expressif et posé, qui s'invite au sein d'un passage atmosphérique mettant également en lumière les claviers, auquel succède l'incursion d'un violon prenant en charge la mélodie, bien secondée par la guitare rythmique. Enfin, nous avons droit à une petite accélération dans un style assez Black (très) Mélodique, la dualité chant extrême / chant clair étant ici très efficiente (ce sera ainsi sur l'ensemble de l'album). Quant à la fin du titre, elle est en mode orgue.
Que dire de ce premier titre sinon qu'il est sublime ! Ah si, on peut ajouter que la production est remarquable ! La qualité du son, travaillé, puissant, au mixage harmonieux, n'est jamais prise en défaut. C'était un élément indispensable pour que l'écoute de cet album puisse s'effectuer dans des conditions idéales... mission accomplie ! Maintenant, passons aux autres compositions.
Pour "Tears Of Snow", c'est naturellement toujours au sein d'un Doom de haute volée que nous naviguons, avec mélodie qui prend aux tripes et passages lancinants mais ô combien prenants. Claviers superbes, break atmosphérique, courte accélération avec chant clair mélancolique, guitare lead toujours aussi convaincante, fin au piano... le pied, tout simplement !
Alliance basse / claviers pour le début de "I Am The Agony" qui va évoluer vers un Heavy / Doom / Death plus agressif, sans aspects mélancoliques, qui tranche avec ce qui précède mais s'avère toujours aussi génial ! Puis le style spécifique d'Angellore reprend ses droits, avec ce chant clair décidément parfait, aérien, doux, au sein de cette musique riche et profonde, rejoint ensuite par le chant extrême d'une efficacité indéniable. Un mot ? "PLAISIR" !
Majoritairement acoustique, "Weeping Ghost" met plus encore en lumière le chant clair mais n'oublie pas son pendant extrême, notamment au sommet lors de la fin du titre, sur un passage mid-tempo, peut-être un peu trop court tant il est bon !
Pas de batterie et d'aspects électriques pour "Errances" qui se révèle un bon prolongement de "Weeping Ghost". Le violon et le piano se partagent la vedette, sans oublier les doux choeurs, renforçant un peu plus encore l'impact émotionnel considérable de la musique du combo, présent depuis la première seconde de l'album.
Sur "...Where Roses Never Die...", les vocaux doublés apportent un plus non négligeable au sein de magistrales orchestrations. Mais les meilleures choses ont une fin... plus qu'un morceau...
Mélodies et passages atmosphériques sublimes, puissance de la section rythmique et des vocaux extrêmes, chant clair toujours au sommet dans le passage d'émotions, l'ultime compo "Shades Of Sorrow" est au diapason de tout ce qui précède et appelle un seul mot : "PERFECTION".

Amis lecteurs, ce fut un moment véritablement privilégié que la découverte de ce groupe et de cet album.
Vous n'avez pas idée du nombre d'écoutes effectuées, pour la rédaction de cette chronique, certes, mais également par plaisir. JAMAIS je ne me suis lassé au gré de ces moments passés en compagnie de la musique d'Angellore.

Errances a tout pour être l'Album que tous ceux qui aiment le Doom Metal Atmosphérique des 90's attendent... et par la même occasion, Angellore est très probablement LE groupe attendu.
En tout cas, personnellement, depuis que j'écoute cet opus riche, varié, magistralement interprété et produit, ça fait bien longtemps que j'en suis convaincu !

Un chef-d'oeuvre du genre ? Absolument... et je vous recommande chaudement de vous le procurer dès sa sortie (malheureusement repoussée à début 2013).

Tracklist de Errances :

01. Dans les Vallées Éternelles
02. Tears Of Snow
03. I Am The Agony
04. Weeping Ghost
05. Errance
06. ...Where Roses Never Die...
07. Shades Of Sorrow

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


La litanie des cendres
La litanie des cendres
Prix : EUR 20,00

5.0 étoiles sur 5 Nouvel album, nouveau chef-d'oeuvre !!, 5 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La litanie des cendres (CD)
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai appris qu'Angellore, groupe de Doom Metal français fondé en 2007, était de retour.
Après divers enregistrements, une bien sympathique compilation appelée "Premières Liturgies - Soupirs d'Aurore" (2012) et un somptueux premier album appelé "Errances" (2013), voici qu'arrive la nouvelle cuvée intitulée "La Litanie Des Cendres", qui paraît chez Shunu Records.

Le line-up d'Angellore se compose de Rosarius (chant clair et extrême, guitare, basse, claviers), Walran (chant clair et extrême, claviers), Ronnie (batterie), auxquels sont venues se joindre Lucia (chant féminin) et Cathy (violon).

Lorsqu'on a aimé, que dis-je adoré, le premier album d'un groupe, on est toujours heureux d'apprendre qu'un second opus sort puis on l'attend avec impatience. Une pointe d'inquiétude peut aussi se profiler : "La montagne va-t-elle accoucher d'une souris ? Ce nouvel album va-t-il suivre les traces du premier ? Sera-t-il aussi bon ? Le groupe va-t-il proposer une musique plus banale ?", c'est ce type d'interrogations qui peut arriver à l'esprit...

J'ai quitté un groupe de Doom Metal Atmosphérique aux aspects Death et Gothic Metal, dont les influences sont notamment issues de formations comme Empyrium, Saturnus, Draconian ou Shape Of Despair, et je retrouve un groupe qui a poursuivi son chemin sur cette même voie... excellente nouvelle !

Cinq titres pour près d'une heure de musique, certains seront peut-être inquiets, se disant que des titres à rallonge peuvent engendrer l'ennui.
La crainte de tempi lents, monotones, répétitifs pourra aussi pointer le bout de son nez.
Je vous rassure, avec "La Litanie Des Cendres", Angellore apporte au Doom un opus somptueux, magistralement produit et très varié, pour lequel tout remplissage est banni.

Avec "Errances", Angellore m'avait touché et transporté dans une dimension où les émotions sont palpables, omniprésentes.
"La Litanie Des Cendres" est son digne successeur car le ressenti, le plaisir d'écoute, les doux frissons qui l'accompagnent sont de retour.

Entrons maintenant dans l'album.
"A Shrine Of Clouds", compo qui ouvre l'album, propose une chouette ouverture dynamique dans une optique Gothic/Death puis passe à ce Doom caractéristique où, sur un tempo modéré imprimé par la batterie, les claviers, le piano et les guitares oeuvrent de concert pour créer des ambiances majestueuses, mélancholiques, parfois orchestrales, faites de longs moments instrumentaux, du chant clair poignant de Rosarius et de quelques interventions en voix death de Walran (on notera un bon duo final où les vocaux se mêlent).
Sur "Still Glowing Ashes", nous avons droit à une dualité vocale qui nous rapproche de glorieux ainés d'Angellore, le Theater Of Tragedy des débuts en l'occurrence ; les vocaux death de Walran et le doux chant féminin de Lucia se partagent l'espace (se rejoignent parfois), mettent en exergue la beauté de la musique, le tout sur un rythme très posé.
Nous poursuivons avec "Twilights Embrace" (avec le violon de Cathy qui s'avère un véritable plus au sein de l'édifice), qui reste quasiment tout le titre (en dehors de l'ouverture) sur un terrain fait de chant clair avec Walran en lead, secondé par Rosarius et Lucia. Si la totalité de la compo est brillante, on notera que le final, avec ses éléments symphoniques et les choeurs, est franchement superbe.
Je vous parlais de doux frissons un peu plus haut, c'est l'une des marques de fabrique de la musique d'Angellore que de les provoquer et ce n'est pas "Inertia" qui démontrera le contraire. Rosarius et Lucia se partagent le chant au sein de cette compo qui reste placée sous le signe de la douceur.
C'est "Moonflower", et ses plus de dix-huit minutes au compteur, qui vient clore l'album de la plus belle des manières.
Avec ses aspects heavy, symphoniques voire parfois prog, l'apport de l'ensemble des chants (clairs et extrêmes, enrichis par des passages narrés et des choeurs), son imposant passage (avec incursion d'un orgue) aux contours plus sombres, dramatiques, et les accélérations de tempo en fin de parcours (pour revenir finalement en mode atmosphérique pour placer le point final), on ne peut que constater que cette compo est énorme !

Je considérais qu'Angellore était un grand du Doom avec "Errances", il le demeure avec "La Litanie Des Cendres".
Je suis conquis par ses longs et passionnants morceaux aux mélodies enchanteresses tellement vectrices d'émotions, cette diversité de chants et d'ambiances, l'ensemble étant renforcé par une mise en son de grande qualité.
La conclusion s'impose d'elle-même : "La Litanie Des Cendres" est un nouveau chef-d'oeuvre du Doom Atmosphérique et à ce titre il s'avère incontournable !

Tracklist de La Litanie Des Cendres :

01 A Shrine Of Clouds
02 Still Glowing Ashes
03 Twilight's Embrace
04 Inertia
05 Moonflower

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Act 1 [Blu-ray]
Act 1 [Blu-ray]
DVD ~ Tarja
Prix : EUR 11,96

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bon live, plaisant et varié !!, 30 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Act 1 [Blu-ray] (Blu-ray)
Tarja Turunen, est-il utile de le rappeler, fut l'emblématique chanteuse de Nightwish.
Ses vocaux lyriques faisaient partie intégrante de l'identité de ce monument du Metal Symphonique.
Son départ fut un choc pour moi, n'imaginant pas ce groupe s'en relever... heureusement, ce ne fut pas le cas.

Fan de Nightwish, je m'attendais à être fan de Tarja, le groupe. Le problème est qu'en matière de compositions, n'est pas Tuomas Holopainen qui veut... Et oui, l'inspiration, les compositions géniales, l'originalité...

Après un album de Noël (Henkäys Ikuisuudesta - Jouluinen Platinapainos, 2006), sympa mais qui m'a fait craindre le pire pour la suite de la carrière de la belle Finlandaise, My Winter Storm (2007) est arrivé. Loin d'être mauvais, contenant quelques chouettes compos, il fut quand même une déception pour moi qui ai eu du mal à accrocher durablement sur la plupart des compos... malheureusement, l'ombre de Nightwish planait toujours, il m'était impossible de m'en défaire...
Puis ce fut What Lies Beneath (2010), pour lequel je remarquais un mieux. En effet, cette fois, l'accroche fut meilleure, mais il ne squatta toujours pas ma platine CD...

Et voici qu'arrive Act 1, premier live de sa discographie, enregistré en Argentine, à Rosario, dans un magnifique théâtre. Il se présente sous trois formes, double CD, double DVD et Blu-Ray (ces deux derniers supports étant identiques en matière de contenu). Intéressons-nous au format Blu-Ray.

Notons immédiatement que la tracklist est dans un ordre différent de celle des CD et qu'elle propose un set acoustique en plus, ainsi qu'un solo de Mike Terrana plutôt dispensable, un jam instrumental sympathique sur "Little Lies", avant l'interprétation avec Tarja, ainsi qu'une compo, "The Reign", interprétée au sein du public (un très bon moment du concert). Il est également important d'indiquer que la prestation du combo s'est déroulée sur deux dates et que le concert est proposé en deux parties sur la vidéo : le show principal (jusqu'à "Over The Hills And Far Away") et ce qui est appelé "additional music", qui nous propose donc une continuation du spectacle.

Au menu de cette galette fort bien remplie, des compositions mêlant puissance et finesse, aux atours orchestraux agréables ("Lost Northern Star" et ses choeurs très Nightwishiens, le tubesque "Never Enough", les percutants "Ciaran‘s Well" et "Die Alive" ou le très bon "Until My Last Breath", aux quelques aspects Gothic Metal) ; des morceaux plus calmes, voire parfois intimistes, mettant bien en valeur la voix de Tarja ("Naiad", "Boy And The Ghost", la superbe ballade "Underneath") ; des reprises, globalement intéressantes, à la sauce symphonique ("Still Of The Night", de Whitesnake, ou l'extrait de "Livin’ On A Prayer", de Bon Jovi, interprété au sein d'un medley) ; un joli set acoustique, absent du pendant CD et qui apporte un petit plus appréciable au show.
On ne sera pas surpris de découvrir les incontournables "Nemo" (Nightwish) ainsi que "Over the Hills And Far Away" (Gary Moore), mais également l'un des titres qui m'avait filé le plus de frissons au sein du génial Nightwish : End Of An Era [inclus 2 CD audio] (de qui vous savez), à savoir "The Phantom Of The Opera" (interprété avec Diego Valdez, en lieu et place de Marco Hietala), qui a ici selon moi un peu moins d'intensité émotionnelle.

La scène est de taille parfaite, ni trop grande, ni trop petite, le public est tout acquis à la cause de Tarja et de ses camarades, l'ambiance est au beau fixe, l'image et le son (DD 2.0 ; DD 5.1 ; DTS 5.1... pas de haute définition donc !) sont excellents, le light show est toujours pertinent et l'interprétation est de premier ordre.

Tarja nous propose un live bien ficelé qui m'a fait redécouvrir des morceaux qui ne m'avaient pas fait chavirer sur album. J'ai bien plus apprécié ce format que les CD car je pense qu'il est plus évident d'être touché par des compositions lorsqu'on a l'image et une réalisation de qualité... et c'est le cas ici.

Cette redécouverte des compositions a été appréciable et je peux dire que Tarja a marqué des points avec ce Blu-Ray en ce qui me concerne. Je ne dirai certes pas que c'est un chef-d'oeuvre et que, cette fois, c'est fait, je suis un fan absolu, mais je suis convaincu par cette prestation qui m'a fait passé un moment fort agréable. Je vous recommande donc de découvrir ce Blu-Ray !

Tracklist de Act 1 (Blu-Ray et double DVD) :

01. If You Believe
02. Anteroom Of Death
03. My Little Phoenix
04. Dark Star
05. Naiad
06. Falling Awake
07. I Walk Alone
08. Orpheus Hallucination / Orpheus In The Underworld
09. Little Lies Band Jam
10. Little Lies
11. Into The Sun
12. Nemo (reprise de Nightwish)
13. Set acoustique
- Rivers Of Lust
- Minor Heaven
- Montañas De Silencio
- Sing For Me
- I Feel Immortal
14. Never Enough
15. In For A Kill
16. Toccata And Fugue D-Minor (BWV 565) (Johann Sebastian Bach) / The Phantom Ff The Opera (de Andrew Lloyd Webber)
17. Die Alive
18. Until My Last Breath
19. Over The Hills And Far Away (reprise de Gary Moore)
--------------------------------------------------------------
20. Boy And The Ghost
21. Lost Northern Star
22. Ciaran‘s Well
23. Tired Of Being Alone
24. Medley : Where Were You Last Night (Ankie Bagger) / Heaven Is A Place On Earth (Belinda Jo Carlisle) / Livin’ On A Prayer (Bon Jovi)
25. Underneath
26. The Reign
27. Oasis / The Archive Of Lost Dreams
28. Still Of The Night (reprise de Whitesnake)
29. Crimson Deep

Bonus :

"In Her Words" : interview de Tarja (non sous-titrée), avec quelques passages (parfois très courts) avec les membres du groupe (interviews, backstage, préparation du concert...)
Vidéoclip : Into The Sun
Galerie Photos 1 : "Through The Eyes Of The Fans"
Galerie Photos 2 : "From Our Vaults: A Fly On The Wall"

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Under Flaming Winter Skies Live In Tampere
Under Flaming Winter Skies Live In Tampere
DVD ~ Stratovarius
Prix : EUR 14,40

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Enfin, un témoignage vidéo digne de ce nom de Stratovarius !!, 1 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Under Flaming Winter Skies Live In Tampere (Blu-ray)
Cette chronique du Blu-Ray de Stratovarius, "Under Flaming Winter Skies - Live In Tampere", vient compléter celle de mon ami Blaster, qui s'est chargé du support CD.

Stratovarius a toujours eu une place particulière dans mon coeur. C'est en 1994 que je découvre le groupe avec Dreamspace, accrochant immédiatement sur la musique du combo, pleine de mélodies accrocheuses et de puissance. Depuis, je suis fan du groupe, me procurant et appréciant l'intégralité de leur discographie (avec cependant une pointe de déception pour Elements Vol.2 en 2003 et Stratovarius en 2005).

Il aura fallu attendre bien longtemps pour voir enfin paraître un support vidéo d'un concert de la formation finlandaise ! Certes, il y a eu "Infinite Visions" (2000), mais figurez-vous que c'est le seul enregistrement du combo que je ne possède pas même si j'ai eu l'occasion de le visionner ! La raison ? C'est une suite d'extraits live et de coulisses qui n'appelle qu'un mot : frustration !!

Allez, abordons maintenant ce moment avec ce "Under Flaming Winter Skies - Live In Tampere", qui est un hommage au batteur Jörg Michael (quelle belle carrière, avec un nombre conséquent de collaborations avec de nombreux groupes, et que d'albums enregistrés !) qui quitte le groupe après dix-sept ans de bons et loyaux services.

Que faut-il pour apprécier sans réserve le Blu-Ray (ou DVD) live d'un groupe que l'on aime ?
- Une setlist conséquente et variée,
- Une interprétation de qualité,
- Un light-show plaisant,
- Une bonne ambiance,
- Une image irréprochable,
- Un son impeccable,
- Des bonus intéressants.

Reprenons chaque élément si vous le voulez bien.

La setlist fait (peut-être un peu trop) la part belle à Visions (six titres) et occulte, à mon grand regret, certains albums qui m'avaient fait vibrer ("Dreamscape", Fourth Dimension, Destiny).
Ajoutons à cela trois solos (mais pas de Jörg... bizarre... qui fera cependant un petit speech au sein duquel il s'excusera de ne toujours pas parler finlandais !) et deux reprises ("Burn", de Deep Purple et "Behind Blue Eyes", de The Who).
Il y a donc un léger bémol mais le sentiment initial est toutefois très favorable.

Évidemment, on peut avoir une belle setlist et une interprétation insatisfaisante. Ce n'est pas le cas ici.
Après visionnage, j'ai le sentiment que les musiciens ont trouvé le bon équilibre entre bonne humeur (mention spéciale à Lauri Porra, basse, très souvent le sourire aux lèvres) et concentration (mention spéciale à Matias Kupiainen, guitare, particulièrement appliqué sur son jeu). On sent qu'ils veulent que ce soit parfait, qu'ils veulent bien faire pour satisfaire les fans présents dans la salle (et devant la télévision, lors du visionnage du concert) en évitant, notamment, les approximations... et c'est réussi, l'interprétation est impeccable de bout en bout ! Aucune exubérance, une interprétation carrée, efficace, plaisante.
Concernant maintenant Timo Kotipelto, s'il n'est pas toujours au top sur ce live, qu'il a quelques baisses de régime (puissance, justesse) au niveau de son chant (pas évident car exigeant au niveau des aigus), je trouve que le verdict est tout de même positif dans l'ensemble. D'ailleurs, puisque j'en suis à décerner des mentions spéciales, ce sera pour son interprétation de "Father Time", qui est quasiment parfaite, du grand Timo en l'occurrence !

J'ai trouvé le light show parfait, bien dans l'ambiance, correspondant à ce que j'attendais, dénué de tout effet susceptibles de filer des maux de tête et inondant comme il faut (et quand il faut) la scène (de taille moyenne, impeccable pour ce concert).

L'ambiance est naturellement bonne, agréable, bien en phase avec l'événement !

Pour que le plaisir de visionnage soit total, la technique se doit d'être au diapason. Venons-en donc à l'image et au son.
- L'image est excellente, bien définie, aucun problème particulier n'est à indiquer.
- Le son est (heureusement) en haute définition. Comprenez DTS HD Master Audio, ici décliné en deux versions : 2.0 et 5.1.
Le premier format (2.0) est puissant et de qualité mais il faudra se diriger vers le 5.1 pour obtenir un équilibre plus probant et une meilleure dynamique des basses. On notera un mixage harmonieux, permettant de bien distinguer les instruments.
- J'ajoute qu'il y a des sous-titres (anglais seulement), que l'on peut activer et qui permettent d'avoir toutes les traductions lorsque Timo parle au public ou que Jörg fait son discours. Apport sympa.

Pour qu'une vidéo n'engendre pas de (plus ou moins) légère frustration, il faut également des bonus. Même s'ils ne sont pas nombreux, ils ont ici le mérite d'exister et d'être intéressants.

J'ai beaucoup aimé le documentaire qui évoque la carrière de Stratovarius des origines à nos jours, en donnant la parole aux membres du groupe (surtout Jörg et Timo) et en ajoutant des images d'archives (photos, extraits live, coulisses). Jörg évoque naturellement l'arrêt de sa carrière au sein de Stratovarius en indiquant notamment deux choses, primordiales à ses yeux : il sera plus présent à la maison et il préfère arrêter quand il le décide plutôt que d'être obligé d'arrêter...
Passionnant et finalement trop court, il incarne le bonus idéal après le concert. J'ajoute que si je l'ai autant apprécié, c'est également grâce à la présence de sous-titres (anglais uniquement, même lorsque Jörg et Jens s'expriment en anglais), qui m'ont permis de tout comprendre !

Enfin, on a un bonus audio, reprenant la (longue) compo "Elysium" en 5.1, qui permet d'avoir un rendu multi-canal pas désagréable !

Voilà, en définitive j'ai passé un bon moment avec Stratovarius, ce Blu-Ray étant une belle réussite, tant au niveau du contenu que de la technique.
Je vous recommande donc de le découvrir !

Setlist de Under Flaming Winter Skies - Live In Tampere :

01. Intro
02. Under Flaming Skies (de l'album Elysium, 2011)
03. I Walk To My Own Song (de l'album "Elements - Part 2", 2003)
04. Speed Of Light (de l'album Episode, 1996)
05. Kiss Of Judas (de l'album Visions, 1997)
06. Deep Unknown (de l'album Polaris - Live 2009, 2009)
07. Guitar Solo
08. Eagleheart (de l'album Element part 1, 2003)
09. Paradise (de l'album Visions, 1997)
10. Visions (de l'album Visions, 1997)
11. Bass Solo
12. Coming Home (de l'album Visions, 1997)
13. Legions Of The Twillight (de l'album Visions, 1997)
14. Darkest Hours (de l'album Elysium, 2011)
15. Jörg Speech
16. Burn (reprise de Deep Purple)
17. Behind Blue Eyes (reprise de The Who)
18. Winter Skies (de l'album Polaris, 2009)
19. Keyboard Solo
20. Black Diamond (de l'album Visions, 1997)
21. Father Time (de l'album Episode, 1996)
22. Hunting High And Low (de l'album Infinite, 2000)

Bonus :

01. Documentaire : "Rewinding from the past to 2012" (29'15)
02. Elysium en 5.1 (de l'album Elysium) (18'05)

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Into dead lights
Into dead lights
Proposé par Edealcity
Prix : EUR 3,69

4.0 étoiles sur 5 Encore une chouette découverte !!, 1 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Into dead lights (CD)
Scars Of Murmansk est un combo français formé en 2010 et œuvrant dans le Death Metal.
Son line-up est issu de deux groupes aux styles très différents : Silent Opera (Metal Symphonique) pour Jon Erviti (batterie) et Romain Larregain (guitare) et Hypnosis (Death/Indus Metal ; excellent groupe qui s'est malheureusement séparé) pour Cindy Goloubkoff (guitare) et Pierre Bouthemy (chant, basse).

Après un EP très prometteur sorti en 2011 ("Travelling Through Dark Places"), le combo s'est attelé à la réalisation de son premier album intitulé "Into Dead Lights".
Le premier contact se fait avec la découverte de l'artwork... celui-ci intrigue... sombre et mystérieux, il donne clairement envie de découvrir ce qui se cache derrière... à savoir le contenu de l'album.

Pour tout vous dire, lorsque j'ai vu la jaquette, j'ai immédiatement pensé que j'allais écouter un album de Black Metal Atmosphérique. Et bien j'avais tout faux, Scars Of Murmansk poursuit dans la veine Death !

Après la courte intro "Into Dead Lights", "Hate Mask" déboule et indique assez précisément ce à quoi nous attendre avec cet album : un Death Metal puissant, moderne, avec des vocaux gutturaux profonds et d'autres (rares sur ce titre, plus présents ensuite) plus hurlés, écorchés, des variations dans les rythmiques et les tempi (j'apprécie énormément les accélérations, particulièrement efficientes), quelques (rares) moments de répit, dans une veine atmosphérique, le tout bénéficiant d'une production aux petits oignons !
Démarrage rapide pour le dynamique "The Eye Within", qui propose une alternance vocale plus équilibrée que sur le morceau précédent. Concernant la suite de la galette, et bien c'est du même acabit. Il m'a été impossible d'extirper de celle-ci une ou plusieurs compos véritablement marquantes, aucune ne sortant réellement du lot. Ceci dit, je n'ai pas trouvé non plus de morceaux dispensables, l'homogénéité qualitative étant indéniable.

Scars Of Murmansk ne surprend pas, sa musique étant dénuée d'originalité, mais cela n'est pas un problème, "Into Dead Lights" s'avérant d'une belle efficacité, avec des compositions plutôt accrocheuses et une production impeccable venant les enjoliver.

Je vous recommande donc de découvrir cet opus !

Tracklist de Into Dead Lights :
01. Into Dead Lights
02. Hate Mask
03. The Eye Within
04. Buried Dreams
05. Evil Comes
06. Dark New Messiah
07. The End Of A Trip
08. And The River Runs Red
09. Blind
10. A Frozen Life

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Dynamite Drug Diamond
Dynamite Drug Diamond
Prix : EUR 7,99

5.0 étoiles sur 5 Oh la belle découverte que voilà !!, 1 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dynamite Drug Diamond (Téléchargement MP3)
Tang est un groupe dont je n'avais jamais entendu parler avant de me lancer dans cette chronique.
Formé en 1997 et auteur de trois albums, les Lillois proposent en effet un style mêlant Post-Hardcore, Emo et Rock qui, en théorie, ne correspond pas à ce que j'écoute habituellement.

Le line-up est composé de Bastien Gournay (batterie, chant, paroles), Xavier Damarey (guitare, chant), Maxime Hedouin (basse), Sébastien Caplier (guitare) et Gaël Nocq (paroles).

Avide de découvertes, curieux de découvrir "Dynamite Drug Diamond", album encensé par la critique, je décidai donc de me lancer dans cette chronique avec, je dois bien le reconnaître, une pointe d'appréhension.

La première écoute m'a laissé une très bonne impression. L'appréhension s'était muée en intérêt.
La musique est mélodique, variée, agrémentée du sentiment qu'un boulot considérable a été fait sur la production.
L'enregistrement a été effectué au Boss Hog Studio par Clément Decrock (Sin Cera, General Lee...) puis masterisé en Floride au Digital Domain par Bob Katz (Sinéad O'Connor, Necrophagist, Gordian Knot...)
Le son, puissant et équilibré (les instruments se détachent parfaitement, le mix est parfait), est totalement en phase avec le style pratiqué et concourt au sentiment positif laissé par l'écoute initiale.

Naturellement, l'exploration s'est poursuivie, au gré d'autres écoutes qui ont confirmé que "Dynamite Drug Diamond" était bel et bien un album de grande qualité !
Les mélodies sont imparables, passionnantes ; les compositions alternent dynamisme et moments plus posés ; les vocaux (quel boulot formidable de la part de Xavier et Fabien !) sont très diversifiés, du mélodique à l'écorché, en passant par le hurlé.
Pas de violence ici, juste une dose d'agressivité plutôt contenue et une mélancolie souvent palpable.
Quelques invités ont été conviés sur l'album. Cyril Henon participe au chant sur un "In Loving Memories" au refrain qui prend aux tripes ; Clément Decrock (également ex-batteur de Lizanxia) aux percussions et Jean-Claude Senocq à la trompette apportent un plus non négligeable à "Hellissandur", composition déjà excellente à la base ; le violoncelle de Florence Detrez apporte une touche de mélancolie supplémentaire sur le superbe instrumental "Roses Out Of Chaos", qui clôt "Dynamite Drug Diamond".

Inspiration, interprétation, production... bon sang quel plaisir cet album !!
Pour être honnête avec vous, jamais je n'aurais imaginé autant apprécier "Dynamite Drug Diamond" lorsque j'ai vu de quel style musical il s'agissait.
Du morceau pêchu introduisant cet opus ("Highway Encounter") à la toute dernière seconde de l'ultime compo, c'est véritablement un grand moment que j'ai passé avec Tang. Je n'hésite pas à dire que cette galette est une petite merveille, riche, très variée et constamment prenante de par ses chouettes mélodies.

"Dynamite Drug Diamond" est donc à découvrir d'urgence !

Tracklist de Dynamite Drug Diamond :

01. Highway Encounter
02. Run & Run & Die
03. Paint In Black
04. Eve Of Ceasefire Talks
05. In Loving Memories
06. Wrong Place Wrong Time
07. Hellissandur
08. To Wake Up With A Broken Heart
09. Lost In Prayers
10. Life Of Shooting Stars
11. Roses Out Of Chaos

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