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Contenu rédigé par Charnay
Classement des meilleurs critiques: 4.042
Votes utiles : 355
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Commentaires écrits par Charnay "ferenc-fricsay" (Lyon, France)
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
QUELQUES PRECISIONS AU SUJET DES VERSIONS, 24 mars 2012
Tout a été dit au sujet de l'art de G. Wänd, pour moi LE grand chef brucknérien avec Jochum, dans un style différent. Ce maître sait rendre parfaitement justice à l'architecture de l'œuvre grâce à des tempi équilibrés et en "libérant" l'orchestre de contraintes subjectives, les cuivres rayonnant comme personne mais sans lourdeur. Ses adagios ne sont pas particulièrement poignants, mais emplis d'une vraie lumière que des secondes parties assez rapides rendent exaltantes. Je n'ai pas acheté ce coffret mais je possède en volumes séparées les Première, Sixième, Huitième et Neuvième symphonies, la Cinquième figurant en tête du coffret G. Wänd édité il y a déjà 11 ans. La célèbre Cinquième, à l'origine d'ailleurs de l'intégrale, est un vrai sommet, reflet parfait de l'art du chef. Mais tous ces enregistrements sont excellents, même si ses dernières Neuvième, avec Berlin ou le NDR en DVD sont encore supérieures. Il en est de même avec sa Huitième berlinoise. Il faut par ailleurs savoir que la Huitième est dans l'édition Haas, comme toujours avec Wänd, ce qui est un plus. La Première est dans la version de Vienne, assez rare, puisque les chefs choisissent en général, à juste titre d'ailleurs, la version de 1865/66, dite "de Linz". Elle est cependant magnifiquement interprétée et les brucknériens fervents comme moi se doivent de la connaitre. Je ne connais pas les Deuxième et Troisième symphonies de ce coffret et pour cause, les versions choisies sont au mieux discutables pour la Deuxième, rédhibitoires pour la Troisième (version de 1889 vraiment impossible).
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
LE MEILLEUR DE KLEMPERER, 17 mars 2012
Etonnant que ces deux concerts soient restés inédits pendant si longtemps ! Dans une bonne mono pour l'enregistrement de 1957, correcte pour celui de 1954, ils reflètent le meilleur de l'art de Klemperer, avant les enregistrements parfois quelque peu figés et froid en stéréo enregistrés pour EMI quelques années plus tard. L'Eroïca de 1957 culmine parmi les plus grandes de toute la discographie, à la fois intensément dramatique et parfaitement mise en place, avec un orchestre visiblement transcendé. Les tempi y sont plus "naturels" que lors de son enregistrement officiel avec EMI. Quant à la Quatrième de Brahms de 1954, elle impressionne par son souffle puissamment dramatique, marqué par des tempi parfois pressants. La passacaille est déchirante, rageuse sur la fin, très éloignée des lecture modernes où la volonté d'éclaircir les textures, de "dégraisser", se fait trop au détriment de la substance dramatique de l'œuvre. Un point faible ? Un premier hautbois assez laid ! Mais c'est bien tout.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Tres belle version, 25 juin 2011
Cette version pour orchestre des "Sept dernières paroles du Christ en croix" a les arguments pour s'imposer au sein d'une discographie pourtant pléthorique, mais dominée par les version pour quatuor à cordes. Allante, cette vision surprend par des tempi relativement rapide et par un refus systématique de dramatiser les phrases mélodiques. L'ensemble parait donc plus théâtrale qu'à l'accoutumée, ce qui n'est pas sans déplaisir, d'autant que l'orchestre, quoi joue sur instruments d'époque, est très bon et la prise de son, flatteuse, notamment pour les basses. C'est une version idéale en complément par exemple de celle du Quatuor Ysaÿe, à l'inverse nettement plus introspective, dramatique, et avec toutes les reprises. A noter que les mouvements lents sont précédées de quelques secondes d'une musique contemporaine extatique de Ron Ford, composées selon le souhait de Frans Brüggen, et qui vient se substituer aux commentaires parlés. Reste que vendre au prix fort un CD de 49 minutes est assez mesquin.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
UNE TENTATIVE D'ACHEVEMENT TROUBLANTE, 18 mai 2011
Disponible en téléchargement ou bien directement sur le site de John f. Bercky, ce qui a l'avantage de nous faire bénéficier du support CD et d'un très intéressant texte de présentation (en anglais), cet enregistrement de la Neuvième symphonie de Bruckner vaut le coup d'oreille à plus d'un titre. Passons très vite sur les défauts : un orchestre hongrois manquant de matière, et de profondeur dans les basses, de "gras" en quelque sorte, une prise de son imparfaite, quelque peu immatérielle, avec des basses visiblement coupées. Tout n'est pas très net non plus dans certains tutti mais passons. En effet, l'intérêt n'est pas à situer dans les prouesses d'un orchestre hongrois peu connu. Tout d'abord, ce disque permet de découvrir un jeune chef français, véritable brucknérien dans l'âme, en témoigne cette lecture passionnée, rugueuse, parfois heurtée, au rubato travaillé, et qui culmine en un Finale étonnant. Eh oui, un Finale ! Sébastien Letocard, au flair inouï, incroyable même, parvient à arracher du fin fond des ténèbres cette musique que l'on a longtemps cru indéchiffrable, incompréhensible, et dont on sait aujourd'hui que ça n'est pas le cas. Surtout, il parvient à donner une fin crédible à la symphonie, en écrivant une coda digne de l'œuvre, monumentale, telle que le souhaitait Bruckner, en tout point surprenante, et dont je tairai le déroulement pour vous en laisser la surprise. Letocard réalise ainsi un pied de nez à ce qui est un des grands drames de l'histoire de la musique, car cette fameuse Coda semble n'avoir jamais été couchée sur le papier par Bruckner, bien qu'il l'ait joué au piano devant sa bonne, celle-ci est formelle, peu de temps avant de s'éteindre. On sait aussi que nombre de pages ont été dispersées dans le monde entier, ce qui a participé au mythe d'un Finale indéchiffrable. A découvrir donc absolument !
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
SANS DOUTE UNE DES MEILLEURES CINQUIEME, 29 avril 2011
Herbert Blomstedt, dans son très grand âge, est en train de graver avec un orchestre allemand confondant de beauté une intégrale qui, si l'on en croit cette Cinquième, pourrait bien faire date. Enregistrée en public, et dans des conditions techniques optimales, nous retrouvons ici les qualités qui rappellent avec bonheur le passage à Lyon en octobre dernier de ce chef et de cet orchestre dans la Quatrième Symphonie : à savoir une mise en place exceptionnelle qui fait la part belle aux voix secondaires et aux bois, des cors aux sonorités idoines, une réserve de puissance formidable associée à des qualités d'écoute entre les musiciens qui aboutissent à des crescendos d'une grande plénitude sonore sans duretés. La disposition particulière de l'orchestre (contrebasses à gauche derrière les premiers violons, seconds violons à droite) n'étant pas étrangère à cette conception à la fois raffinée, transparente, et pourtant aussi grandiose du plus grand monument symphonique (à mes yeux) du Maître de Saint Florian. On sent clairement une certaine retenue dans l'expression des premiers et seconds mouvements, quelque peu allant, alors que les contrepoints serrés du scherzo sont tout simplement "délicieux", et annonciateurs de la fête orchestrale du Finale. Que dire en effet de ce dernier mouvement, splendidement articulé de bout en bout, et qui culmine dans une coda d'un souffle inouï, où l'on entend pourtant bien le motif de flûte ascendant peu avant les toutes dernières mesures. Ce disque disqualifie une parution récente et vraiment à oublier de Bernard Haitink avec l'Orchestre de la radio bavaroise, et vient en complément idéal à Jochum et Wänd, tout les deux insurpassables dans cette œuvre mais pour des raisons différentes, le premier avec l'orchestre du Concertgebow d'Amsterdam à deux reprises, et le second notamment en DVD avec le NDR Sinfonieorchester. Parmi les parutions récentes disponibles, ne pas oublier Marek Janowski avec l'Orchestre de la Suisse Romande, et il y a quelques années, l'étonnant Harnoncourt avec la Philharmonie de Vienne. En intégrale, la version de Stanislaw Skrowaczewski est aussi à connaître pour son énergie et sa transparence, au détriment peut-être d'une certaine monumentalité.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Une vraie déception, 25 février 2011
Rien à faire, j'ai eu beau écouter ce disque pourtant alléchant à trois reprises, je n'accroche pas. J'espérai avec Haitink retrouver l'enthousiasme soulevé par la Huitième symphonie avec la Staatskapelle de Dresde chez Profil mais hélas, cette interprétation ne décolle jamais à force de détachement et les quelques moments réussis (la coda du premier mouvement, toute la seconde moitié du deuxième mouvement), ne peuvent effacer l'impression d'avoir ici simplement une belle captation de concert, mais sans tension ni ferveur particulière. Les dernières mesures du final sont ratées avec une trompette bien terne. Ce manque d'implication et de ferveur est bien fâcheux dans cette œuvre d'une profondeur et d'une richesse exceptionnelles mais pas forcément facile d'accès. D'autant plus qu'elle a été particulièrement bien servie à plusieurs reprises par Eugen Jochum, décidément insurpassable, et Günter Wand. Le premier savait en extraire toute la ferveur, la passion, et l'indicible tristesse à travers des tempi contrastés et des orchestres qui savaient se plier à ses lectures intenses, le second par une mise en lumière réjouissante des contrepoints dans des lectures plus objectives mais non dénuées d'une vraie tension. A la différence de l'autre commentaire, je ne trouve pas la prise de son réussie : l'ensemble manque de relief et de définition. Résultat, on n'entend pas les pizzicati de contrebasse au début des mouvements extrêmes sans augmenter exagérément le volume et ça, c'est particulièrement agaçant.
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17 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Peu de cinéma, 28 décembre 2010
Je n'ai encore pas critiqué de films ici, bien que le cinéma soit aussi mon autre passion. Or, le succès populaire de ce produit m'inquiète. Indéniablement, le montage ésotérique et l'aspect film hollywoodien de luxe semble avoir aveuglé beaucoup de spectateur. La vérité est que nous avons affaire ici à un film horriblement bavard, à la mise en scène terriblement impersonnelle, comme le sont trop de films américains contemporains. Comment ne pas être frappé par l'absence de grâce, de beauté, de ce produit certes techniquement bien foutu mais tellement creux ? La seule réussite de ce film arrogant, c'est qu'il a réussi à faire illusion puisque certaines personnes se sont crues bien plus intelligentes visiblement à la sortie de la salle.
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5.0 étoiles sur 5
Pour ceux qui veulent découvrir un visage plus méconnu de Bruckner, 3 décembre 2010
Il faut être très patient pour recevoir cette partition, mais comme d'habitude avec Amazon, tout arrive ! Cette œuvre vocale est d'une beauté confondante, dramatique, d'un sentiment profond, qui use d'un chœur divisé dans le but de créer des harmonies sublimes. L'atmosphère se rapproche de la messe en mi mineur. C'est une de mes œuvres préférées du maitre autrichien.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Version poétique et décantée à la fois, 24 novembre 2010
Je me suis pendant longtemps contenté des témoignages de Bernstein avec Vienne lors de ses deux dernières intégrales, sans chercher à approfondir davantage. Loin de la frénésie de l'américain, Nagano apporte un regard plus profond, sachant aussi bien donner chair aux passages Langsam de la seconde partie, qu'il décante merveilleusement tout en restant très expressif, qu'au tutti tonitruants du Veni Creator, idéal dans sa ferveur dépouillée de toute excitation exagérée. Parmi les grands moments de ce disque, les dernière minutes du Veni Creator, vraiment impressionnantes malgré cette volonté d'éclaircir les textures, mais surtout, une deuxième partie remarquable, profondément expressive. J'imagine le passage Blicket Auf comme le plus beau du monde, mais je ne connais pas Solti ou Gielen... Enfin, Nagano construit un crescendo mémorable pour le final, d'un souffle immense et qui, à chaque écoute, me remplit de frissons (l'apparition de Mater gloriosa au coeur du crescendo est d'anthologie) La prise de son SACD, très réussie, que je ne peux qu'écouter en stéréo pour le moment, s'appréciera sur un système hi-fi de haut niveau.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une grande réussite, 15 mai 2010
C'est suite à un concert de Marek Janowski à Dijon, avec déjà Brahms au programme (la Troisième symphonie), que l'envie d'acquérir ce disque m'est venue. On retrouve le style sans chichi de ce chef d'une grande probité. Rien d'aveuglant ici, mais une capacité à disséquer les plans sonores et à galvaniser les musiciens, qui donnent le meilleur d'eux-mêmes. Le solo de cor dans le troisième mouvement de la Troisième est par exemple superbe dans l'esprit et la couleur. Une impression étrange nous assaillit à l'écoute de ce disque : on se dit que tout est parfait et qu'on n'a besoin de rien d'autre. En fait, je me contente dans ces deux symphonie de Brahms de cette version à présent, et parfois d'une très ancienne version de Bruno Walter à New York. La prise de son est précise, nette, sans artifice, avec une image stéréo étroite mais crédible.
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