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Finity's end "Forteresse des etoiles" (Paris France)
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Les guerres préhistoriques
Les guerres préhistoriques
par Lawrence Keeley
Edition : Poche
Prix : EUR 10,00

4.0 étoiles sur 5 Un ouvrage sur la guerre préhistorique ., 21 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les guerres préhistoriques (Poche)
Il faut entendre ce titre comme désignant des sociétés de chasseurs cueilleurs ou bien des groupements et sociétés d’agriculteurs sédentaires ( les plus mobilisées par l’auteur dans le cadre de ses fructueuses comparaissons ) d’assez faibles effectifs généralement , qui présentent comme principal dénominateur commun d’appartenir à des âges d’avant l’usage de l’écriture et donc d’avant l’histoire . L’auteur utilise donc comme documents des sources de nature historique : des textes portant sur des populations préhistoriques , des documents archéologiques et des documents ethnologiques . En Europe la préhistoire appartient à un lointain passé . En Amérique du nord la plus grande partie du continent vivait sur un mode préhistorique jusque les 18e et 19e siècles . Le discours de l’auteur repose sur cette vaste dimension préhistorique à l’échelle du vieux monde et de l’Amérique du nord et ce discours « surfe « donc sur une dynamique temporelle de vaste amplitude, où la préhistoire est entendue comme se déroulant jusque l’époque quasi contemporaine , puisque le cadre de référence est à l’aune des populations préhistoriques et non à l’aune de la préhistoire tel que définie dans le vieux monde ...

L’auteur mobilise également des données relatives aux époques historiques pour les comparer avec les données disponibles ( assez nombreuses finalement ) relatives aux sociétés préhistoriques de moindre effectifs le plus souvent . Cette comparaison est destinée à contribuer à poser les notions importantes , et également destinée à borner les limites du sujet . Le fait qui apparaît clairement à la lumière de cet effort de comparaison , c’est que la guerre est bien la guerre , quel que soit l’époque envisagée . Ce sera peu , mais ce sera déjà un point de départ utile à la compréhension du sujet .

Le discours archéologique comme le discours historique , butte quelquefois sur des considérations irrationnelles qui finissent toujours par relever un jour du registre de l’histoire des sciences , après avoir trop longtemps polluées l’historiographie et après avoir également orientées ou bien désorientées la recherche , d’une époque donnée ...
Prenons donc le thème de la guerre en contexte préhistorique .
Pour des raisons incompréhensibles et au mépris des documents variés et unanimes qui montre que la guerre est consubstantielle à l’existence de quasiment toutes les sociétés humaines , de tous les âges , de toutes les échelles et de toutes les formes étatiques ( terme à prendre au sens large ), ou bien plus largement disons , de toutes les formes de vie en société . Curieusement et pendant longtemps , la recherche Nord-américaine a considéré que la préhistoire était quasiment pacifiste , ou du moins pour les plus modérés , au moins exempte de ce fléau qu’est la guerre au sens que nous donnons à cette notion de nos jours . En Europe le sujet fut par contre abordé plus sainement par les préhistoriens . La guerre selon les chercheurs européens est parfaitement visible en préhistoire . Elle est donc là tout simplement , même si il est quelquefois ( souvent ) difficile de mesurer son ampleur locale et continentale , ainsi que son rôle sociétal et civilisationnel au grès du temps qui passe , et des dynamiques géopolitiques plus locales et /ou , plus ou moins ponctuelles , qui restent elles , généralement très floutées .

Les pages que consacre l’auteur à étayer l’ancienneté de la guerre ( du point de vue factuel et conceptuel ) , sembleront donc un peu « martiennes « à un lecteur européen , même à un lecteur faiblement informé du sujet . Cependant elles ne seront pas inutiles car elles permettront à tout à chacun de mesurer la grave nocivité des postures idéologiques dans le champs des sciences humaines . Mais ces pages sont aussi passionnantes , car méticuleusement documentées et donc riches de données significatives , intéressantes car utiles à l’approfondissement de l’exploration de cette thématique . Mais elles sont également utiles comme évoquant des aires culturelles étrangères à l’Europe et au bassin méditerranéen , de ce fait elles sont une véritable ouverture sur l’inconnu extra-européen . Elles donnent en effet un accès direct aux univers Nord amérindiens pré et protohistoriques .

C’est un texte intéressant du point de vue de la description et de l’analyse des documents archéologiques . Les analyses relatives à l’absence de documents sont également éloquentes .
L’auteur démontre brillamment que l’humanité pré et proto historique n’avait rien à nous envier et que la guerre faisait intrinsèquement partie du quotidien de ces populations . La guerre atteignait même dans ces sociétés une ampleur redoutablement implacable pour ce qui de l’énormité de ses effets et de sa portée . Avec des incidences énormes sur le plan culturel et sur le plan de l’organisation sociale , générant d’énormes effets sur les destinées des civilisations et des peuplements humains , et ce , quel que soit leur importance démographique et « géopolitiques « .

L’auteur n’innove pas vraiment sur la question de savoir pourquoi la guerre ? et il a raison de ne pas sérieusement tenter de le faire . Pourquoi ? , et bien à mon humble avis insignifiant , la guerre du point vue essentiel , ou même philosophique , est une question qui ne relève pas spécialement de l’histoire ou de de la préhistoire .
Ces deux sciences analysent parfaitement , du moins quand c’est possible , les causalités , les déroulements et les incidences des conflits armées . De même que pour ce qui est de définir les moyens qui existent afin de se prémunir contre ce fléau . Mais pour ce qui est des causalités afférentes à la nature essentielle du phénomène , il faudrait peut-être mieux voir ailleurs .

Personnellement , je suis intimement convaincu que les causes profondes du rapport intime que l’espèce humaine semble entretenir avec la guerre , sont pour ce qui est de leur définition essentielle et existentielle , du ressort de la zoologie , de l’éthologie animale , et de l’éthologie comparées de différentes espèces animales . Des animaux allant des insectes à l’homme . De la comparaison aussi de sociétés animales allant des sociétés structurées selon les modalités d’un super organisme bio social , avec des sociétés analogues , mais structurellement différentes , car reposant sur la coopération plus ou moins volontaire d’individus à l’individualité plus ou moins consciente et plus ou moins accentuée .

Ce n’est donc pas moi qui viendra reprocher à l’auteur de s’en tenir à son sujet et de ne pas tenter d’enfoncer des portes ouvertes .


Au pays de Dieu
Au pays de Dieu
par Douglas KENNEDY
Edition : Poche
Prix : EUR 7,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Douglas Kennedy est un auteur très agréable à lire ...., 17 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au pays de Dieu (Poche)
Douglas Kennedy est un auteur très agréable à lire , c’est vivant et très humain comme écriture .

Il porte un regard critique sur la société américaine . Si bien que son fonds de commerce en Europe est un peu l’antiaméricanisme .
Cependant chacun de ses ouvrages est une véritable peinture sociale de la civilisation américaine .
De ce point vue , ce sont de beaux tableaux je trouve . Leur traitement des thèmes spécifiquement américains , vole d’ailleurs beaucoup plus haut que l’antiaméricanisme primaire d’inspiration gaucho-tiers-mondiste qui a pignon sur rue dans les salons parisiens , mais qui est démenti systématiquement , par les touristes français qui se jettent chaque année sur les états unis pour leurs vacances .

Il y a dans ce récit une foule de détail éloquents qui viennent donner l’impression non moins éloquente d’un contact intime avec les mentalités américaines .
Les états unis sont vraiment en effet une autre planète , avec de significatives différences avec l’Europe .

C’est une société où la précarité sociale est exacerbée et dans ce contexte les aléas de la vie résonnent autrement plus fort qu’en Europe , où par exemple il y a assez peu de chance pour qu’une famille soit dans l’obligation de réaliser l’intégralité de son patrimoine , pour financer un traitement médical lourd pour un membre de la famille .

C’est aussi le pays des revirements ( collectifs et individuels ) réguliers spectaculaires. C’est le pays du mouvement constant , des remises en cause cycliques et répétitives , des élans solidaires spectaculaires . Tout bouge constamment ( même si c’est souvent plus fantasmé que réel souvent ) , des remises en causes personnelles , des mobilités géographiques banalisées , des fréquentations sociales fluctuantes , du statut social fluctuant ... Rien n’est acquis , tout est mouvant , glissant . Il en est de même partout ? Certes oui ? mais un peu plus aux « states « sans doute , que dans les autres sociétés occidentales , en tout cas c’est ainsi que la vie et l’environnement social sont intensément et dynamiquement perçus dans cette culture ..

Au final il s’agit d’apprivoiser la vie , avec une once de volontarisme héroïque au besoin .
La vie vous façonne et il vous revient de la façonner à votre tour . C’est certes une lapalissade , mais à mon humble avis c’est une théorie de la vie qui est intimement états-unienne et c’est un mode d’être très conscientisé dans cette civilisation , où vous êtes évalué constamment à l’aune de votre capacité à gérer et à exprimer ce paramètre .

Une différence majeure porte aussi sur la religiosité , c’est massivement une société religieuse , qui présente quelquefois des archaïsmes sidérants , mais aussi souvent des modes d’être en rapport avec le numineux qui peuvent êtres ultra contemporains . C’est globalement une société , principalement façonnée par le protestantisme . Avec une grande valeur accordée au travail ( en-soi et quel qu’il soit ) et à ses fruits , avec également une valorisation de la confession publique et de l’auto amendement public .

Il n’est pas mal vu non plus d’être « le gardien de son frère « , d’où une surveillance collective de chacun par chacun , qui est valorisée et reconnue comme parfaitement naturelle , du moins en matière d’intérêt général . Avec le paradoxal corolaire d’une véritable sacralisation exacerbée de l’individu et de l’individualité qui n’est pas moins exigeante . On trouve ainsi par exemple , des sites internet listant , les anciens délinquants sexuels , avec leurs adresses , photos , et tant qu’à faire , un résumé de leur casier judiciaire et on peut savoir de facto , si une personne figurant dans ce fichier réside près de chez soi . Par contre le domicile personnel est sacré , et l’intimité personnelle est inviolable , au point que : vraiment pas besoin de rideaux aux fenêtres ...

Voyage au pays de dieu , est à mon humble avis à classer dans la littérature de voyage .
D’abord parce que dans ce récit , l’auteur est vraiment sur la route et il rencontre des gens qui deviennent des sujets et qui témoignent d’eux-mêmes et de leur intimité religieuse , de leurs motivations . Le texte est très enraciné aussi dans des paysages ( pas seulement humains ) , des couleurs , des routes et des voitures .

C’est un texte engagé , qui s’efforce malgré tout de prendre une certaine distance avec son sujet , même si le plus souvent c’est une peinture au vitriol du croyant comme du prêcheur et des assemblées . On est pour information , au cœur de la très influente et de la très puissante ceinture biblique , du grand sud des Etats-Unis .

L’auteur dresse une lecture très détaillée des processus qui organisent les communautés religieuses , en mettant en lumière les dynamiques individuelles et communautaires . Il tente d’approcher sérieusement les dynamiques qui portent : Le prêche et l’adhésion au prêche , ainsi que les techniques élaborées de communication mises en œuvres par les églises américaines .

C’est un texte hautement recommandable à toute personne qui souhaite ressentir intimement la singularité de la civilisation américaine . C’est également et vraiment un document très pertinent sur le protestantisme américain qui est à la source de bien des aspects concrets et de bien des ressorts intimes , de la civilisation américaine .

Malgré sa prise de recul assez réussie , l’auteur de par son regard caractérisé par un remarquable sens du détail lourd de sens , donne un témoignage indirect sur le discours type des gauches américaines , car oui , il existe des gauches américaines , qui n’ont d’ailleurs rien à voir avec les nôtres , normal elle sont américaines ....

Dans la présentation de ce texte , il est dit que l’auteur ne fait pas preuve d’arrogance . C’est assez vrai je trouve . Mais il y a chez lui une volonté absolument constante de mettre lumière ce qui est pathétique . Des fois c’est vraiment curieux comme effet , parce que certaines rencontres sont pathétiquement touchantes . C’est assez réussit et percutant d’ailleurs , même si c’est aussi et incontestablement copieusement vicieux , comme démarche .

Et c’est alors qu’il faut penser à allumer les « Warnings « et réaliser , ( anglicisme volontaire et assumé ) dans ces moments en particulier , que l’auteur est copieusement engagé ( pauvre pécheur ! ( je blague ) ) .

La culture protestante des Etats-Unis est incontestablement à la source d’un certain conservatisme qui est fréquemment absurde , mais qui est encore plus fréquemment , nuancé , très raisonnable et généreux .


Eye of the Storm
Eye of the Storm
par John Ringo
Edition : Poche
Prix : EUR 5,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bon récit de SF militaire ..., 15 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eye of the Storm (Poche)
Comme je l’ai déjà dit au sujet de John Ringo :

John Ringo est un auteur américain conservateur qui possède de solides connaissances en histoire militaire .
Il est intimement expert de la chose militaire dans les détails , armement , formations militaires , et cela se mesure , à chaque page de ses textes .

C’est un pro de la littérature populaire . Il témoigne dans ses fictions d’un grand sens de l’action , du décorum , des descriptions convaincantes , des dialogues également .
Il possède un certain chic ( absolument constant ) pour rendre compte des mouvements , des points de perspectives , de la localisation spatiale des personnages , des balles , des vaisseaux spatiaux , bref , une capacité à écrire et décrire les mouvements , qui est assez étonnante et qui mérite d’être énoncée comme une de ses qualités .

Les personnages créés par l’auteur sont généralement crédibles ( fonctionnels ). Il affiche aussi un gout souvent porté sur le spectaculaire et sur l’intensité des combats .
La plupart de ses romans sont des aventures militaires stricto sensu , avec de beaux feux d’artifices . Des textes où ça cavale et où les balles sifflent .
Les thèmes du contact , du combat spatial , des univers post apocalyptiques sont souvent mobilisés dans ses fictions , de même que celui la valse des régimes politiques plus ou moins éthiques , plus ou moins légitimes .....

C’est le tome 11 dans la série des guerres Postleen : Eye Of The Storm , un roman à la couverture prometteuse ....

Comment dire , un roman bourré d’action , avec des personnages brossés à l’anglo-saxonne , par touches très légères , de manières quasiment indirectes le plus souvent .
On les découvre au grés de leurs actions , de leurs dialogues avec d’autres personnages , de leurs soliloques et non pas au détours de descriptions psychologiques nuancées .
On peut avoir de ce fait l’impression de fréquenter des personnages vaguement désincarnés et archétypaux .
Personnellement , je leurs trouve beaucoup de présence , à défaut de leur trouver de la profondeur ....

Dans ce tome la Terre , et d’autres mondes sont libérés des Postleen . C’est de ce fait un peu une nouvelle page de l’univers qui est proposée au lecteur .
Du fait de ce nouveau contexte on peut très bien prendre le train en marche avec ce tome et donc se lancer dans cette lecture , même à ce stade avancée du cycle .... à mon humble avis ...

L’agression spectaculaire d’un général met le feu aux poudres , la flotte et la base militaire lunaire sont au bord de la mutinerie et du pronunciamiento .
Cet attentat met en péril la collaboration de l’espèce humaine avec une autre espèce extraterrestre et alliée , les Dahrels .

Par ailleurs et vous vous en doutez peut-être , une formidable menace s’annonce , alors même que l’humanité et ses clients extraterrestres doivent parvenir à triompher des factions qui les divisent , de leurs ennemis antérieurs et d’autres subtilités liées aux caractéristiques structurelles de certains groupes , utiles naguère , mais qui menacent désormais de se retourner contre leurs frères d’armes de par les effets tendus d’une crise politico-militaire ...

Clairement dans ce tome , de la politique , des combats , des pouvoirs psy , la nécessité de reconstituer l’unité interarmées , de restaurer la confiance et dans cet ouvrage , du quotidien militaire bien amené .

Un contexte redoutable avec de redoutables protagonistes , d’autant plus redoutables qu’il faut faire face de front et assez prestement à une spectaculaire menace ...

Le tout bien ficelé à mon humble avis , avec aussi de l’humour nettement , par exemple autour du thème bien rigolo , de la dame vraiment pas commode entre autres thème ...


L'enfance de l'humanité: Des communautés pacifiques aux premières sociétés guerrières
L'enfance de l'humanité: Des communautés pacifiques aux premières sociétés guerrières
par Catherine Claude
Edition : Broché
Prix : EUR 21,35

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A part le postulat du pacifisme originel , ce texte reste remarquable !, 11 juillet 2014
A part le postulat du pacifisme originel , ce texte reste remarquable !

Bon , L’intérêt de faire des commentaires , c’est de s’ouvrir mutuellement des perspectives et d’attirer l’attention sur des ouvrages susceptibles de contribuer à cette dynamique .

En remarque préliminaire , je voudrais dire que vous trouverez peut-être mon commentaire gonflant , mais sachez que c’e n’est pas le cas de cet ouvrage , qui est tout le contraire .
C’est une lecture infiniment plaisante , même si le sujet est complexe .

Chaque pays possède son propre système universitaire , et les unités de recherches et leurs matières d’élection , y sont souvent le reflet de priorités nationales plus ou moins conscientes .
En histoire , l’école historique française pour le moyen-âge et l’histoire « moderne « , est à la pointe de la recherche . Et c’est avec de solides fondations rigoureuses que la recherche historique française continue d’appréhender ces deux périodes historiques . Elle continue de le faire sur des bases qui ne feraient pas rougir les Bloch , Braudel , Duby , et l’historiographie française sur ces deux époques est solide ...
Pour l’antiquité , je serais plus réservé, pour l’histoire contemporaine et l’histoire antique malheureusement , je pense que le siècle et ses perturbations , viennent nuire très manifestement à l’élaboration d’une historiographie française saine et sereine , heureusement , on traduit plus que jamais des monographies étrangères . Dans le même temps l’archéologie française , qui n’est pas de l’histoire , avance elle à pas de géant , tout comme la recherche française en préhistoire ...

Il est anciennement un manque cruel en histoire, dans notre pays , c’est les études transversales mobilisant les sciences humaines et d’autres , dites plus dures ( biologies , botanique ... ) .
Ces études semblent malheureusement être une chasse gardées anglo-saxonne .
C’est vraiment un problème parce que de ce fait , c’est des pans entiers de connaissances historiques primordiales qui échappent à la mise en perspective dans le cadre de vulgarisions historiques rigoureuses .

Par ailleurs pour ce qui est de l’émergence de l’histoire dans le bassin méditerranéen et donc pour ce qui est du proche orient préhistorique et antique , la France ( hors paléontologie ) est quasiment aux abonnés absents . C’est ainsi que j’ai vu mourir en Sorbonne , la recherche historique française sur le Proche-Orient antique . En tant qu’étudiant me débrouillant pas mal en Langues sémitiques antiques ( hébreu , araméen , phénicien , punique ) , il m’a été impossible au grand dam de mon professeur , de contribuer modestement en tant qu’étudiant , à la perpétuation de ce champ d’étude historique ...

L’université française a certes survécut , mais le proche orient antique et la naissance de la civilisation et de l’histoire ne font pas partit de la culture générale historique de l’honnête homme et de l’étudiant français. Si on raisonne plus loin , sur le bassin de l’Indus et sur ses relations avec la Mésopotamie , alors là on est , en français dans les limbes et dans les brumes épaisses ....

Si vous souhaitez réfléchir sur la mise en place progressive de sociétés hiérarchisées , guerrières , aux spécialisations multiples , en partant de petits groupements humains quasiment familiaux , et bien cet ouvrage pourrait vous intéresser ...
Je pense que c’est encore aujourd’hui , indépendamment des thèses principales de l’ouvrage , un des textes parmi les plus brillants , susceptible de vous renseigner sur l’histoire du bassin mésopotamien aux hautes époques ( c’est une partie seulement de l’ouvrage mais elle est percutante ) .

Fondamentalement l’ouvrage réfléchit sur l’homme comme objet d’étude en histoire et en préhistoire , plus que sur ses productions culturelles .
L’homme vivant dans des sociétés préhistoriques ou bien historiques anciennes n’est pas un débile , ou bien un enfant . Il est comme vous et moi et ses productions diverses en témoignent clairement . Pensez à l’immense complexité grammaticale des langues anciennes et à leur grande richesse lexicale . Imaginez la culture nécessaire pour élaborer un réseau d’irrigation sur plusieurs milliers de mètres carrés . Pensez à la difficulté de maîtriser de mémoire des milliers de mots correspondant à des milliers de pages , dans des publications contemporaines . Pensez aux centaines de plantes connues et récoltées pour des dizaines d’usages quotidiens complexes et variés .

A l’aune du plus simple argument , l’homme contemporain moyen , ne maîtrise pas le quart du millième du savoir nécessaire pour être fonctionnel dans une société ancienne . Dans ce contexte , il ne sera pas du luxe de de faire preuve de curiosité et de modestie à l’amateur explorateur du passé .
L’homme du passé est un homme parfaitement humain , et l’auteur de cette monographie vous le démontrera de manière rigoureuse et infiniment agréable .

Ce texte décortique le sens de bien des mots clefs employés en préhistoire et en histoire ancienne , et elle met brillamment en perspective la connaissance de ces hautes époques , et relativise utilement , une quantité impressionnante de facteurs tributaires du lent processus d’extension de la civilisation , ayant pour cadre des sociétés progressivement de plus en plus complexes .

L’homme et la définition de l’homme , comme sujet , comme acteur et comme créateur de sa propre hominisation et comme gestionnaire actif de son environnement historique et civilisationnel , est le sujet fondamental de cette monographie .
On pourrait remettre en cause certaines conclusions de cet ouvrage , mais de toutes façons l’important dans ce texte , c’est d’explorer les riches questionnements transversaux de l’auteur sur des notions qui sont assez figées autrement , mais qui ici transcendent l’idée sectorisée que l’on peut se faire de l’aventure préhistorique , protohistorique , et historique ancienne , de la longue aventure de l’animal humain , anciennement créateur de complexité culturelle , qui fut aussi de tous temps façonné par ses propres créations culturelles .

L’auteur vient aussi mettre en perspective le langage ( et la linguistique ) , comme cadre de créations de réalités sociales et psychologiques voir éthno-psychiatriques .
L’auteur mobilise également les mythes et met en avant les processus d’élaboration de savoirs mémoriels collectifs , la mémoire collective des peuples , leurs constructions mythologiques et donc leurs élaborations méta-historiques .


The Hero
The Hero
par John Ringo
Edition : Relié
Prix : EUR 18,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 John Ringo en quelques mots :, 10 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Hero (Relié)
C’est un auteur américain conservateur qui possède de solides connaissances en histoire militaire .
Il est expert aussi de la chose militaire dans les détails , armement , formations militaires , et cela se perçoit , et cela se mesure , à chaque page de ses textes .

Enfin c’est un pro de littérature populaire . Il témoigne dans ses fictions d’un grand sens de l’action , du décorum , des descriptions convaincantes , des dialogues également .
Il possède un certain chic ( absolument constant ) pour rendre compte des mouvements , des points de perspectives , de la localisation spatiale des personnages , des balles , des vaisseaux spatiaux , bref , une capacité à écrire et décrire les mouvements , qui est assez étonnante et qui mérite d’être énoncée comme une de ses qualités .

Les personnages créés par l’auteur sont généralement crédibles ( fonctionnels ). Il affiche aussi un gout souvent porté sur le spectaculaire ( mais ce n’est pas le cas dans Hero ) .
La plupart de ses romans sont des aventures militaires stricto sensu , avec de beaux feux d’artifices . Des textes où ça cavale et où les balles sifflent .

Les thèmes du contact , du combat spatial , des univers post apocalyptiques sont souvent mobilisés dans ses fictions .

Hero est un thriller , en contexte militaire de guerre ( on est dans l’univers Postleen , c’est le tome 5 de cet univers ) .
Ce roman est à partir d’un certain moment , un duel , un cachecache sur une planète étrangère , entre principalement un Alien et un homme ( un sniper hautement dangereux ) .
Ce n’est pas véritablement un roman de guerre mais c’est en tous cas , et sans l’ombre d’un doute , un roman sur le combat ...
On peut le lire indépendamment des autres textes répartis dans cet univers , car il est très indépendant des autres tomes du point de vue du « pitch «.
L’univers des guerres Postleen y est résumé d’ailleurs , même si c’est fait de façon sommaire .

La planète est convaincante . C’est bien un autre monde , mais son étrangeté est posée de façon aussi habile , calculée et mesurée que de manière minimaliste .
Donc ne pas s’attendre à un traité d’exobiologie prospective ...

Le personnage principal est un Alien qui dispose d’un sens intuitif très développé et qui se balade en compagnie d’un bataillon humain qui est sur ce monde en mission de reconnaissance .
L’Objectif : trouver et disposer d’un artefact Alien à la portée stratégique .
Cet Alien éprouve structurellement de grande difficulté pour ce qui est d’ôter la vie à autrui . Ce sera un handicap majeur pour lui dans le dernier tiers du roman .

Un roman modeste de par sa simplicité thématique et de par la relative simplicité de son pitch qui n’invente pas la poudre .
Une mission de reconnaissance sur un monde étranger , des intérêts divergents qui viennent interférer concrètement et violemment avec les missions de ce peloton de soldats experts et compétents .

Des complications , une histoire sur le terrain , pas de de batailles rangées donc , mais plutôt un roman aux modestes ambitions , qui remplit plutôt bien son cahier des charges .


Barbares : Immigrés, réfugiés et déportés dans l'Empire romain
Barbares : Immigrés, réfugiés et déportés dans l'Empire romain
par Alessandro Barbero
Edition : Broché
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 l’histoire des migrations dans le monde romain ..., 9 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Barbares : Immigrés, réfugiés et déportés dans l'Empire romain (Broché)
Cette monographie tente d’entériner une nouvelle herméneutique pour décrypter et analyser l’histoire des migrations dans le monde romain .

Il faut s’efforcer en histoire de se préoccuper du contexte historique en lui-même .
S’il ne faut pas projeter , injecter , systématiquement , du présent dans le passé , il ne faut pas hésiter à s’efforcer de dégager du sens en proposant des grilles de lecture productives , en lien avec les avancées contemporaines des sciences humaines .
Je suis intrinsèquement méfiant relativement aux ravages causés par les idéologies dans le champs de la science historique , ( marxisme , fascisme et autres ismes ... ) , paradoxalement ces élans perturbateurs sont eux-mêmes le plus souvent , intéressants à analyser si on les met en rapport avec leur époque .
J’ai été pris , par exemple , d’une véritable nausée en essayant de lire des études indiennes sur l’histoire des migrations indo-européennes , car c’est un fatras de préjugés idéologiques qui est plus le reflet d’un délire , que celui de réalités historiques tangibles . Mais il parle tellement de l’idée de l’Inde que l'Inde se fait d’elle-même , du moins de celle d’une certaine intelligentsia indienne . Cette vague historiographique serra probablement balayée par tout ce que sous-tend l'actuelle vague BjP . Je précise Que j’aime beaucoup l’Inde et la civilisation indienne . Ces transports hindous nationalistes perturbateurs , ont un certain échos en Europe , cf , l’histoire de l’inde, par Danielou , qui est un auteur hautement recommandable en civilisation hindoue mais manifestement pas en histoire de l'Inde apparemment ....

L’Europe de la deuxième moitié du XXe siècle a été l’objet et cela continue de nos jours , de migrations de populations exogènes de grandes ampleurs . La construction Européenne est venue menacer les antiques cadres souverains et nationaux . Les échanges internationaux , les dynamiques d'acculturation (de toutes nature) génèrent également des contacts et des points de frictions entres les populations . Ces facteurs suscitent occasionnellement en Europe , des crispations identitaires d’inspirations chauvines ou nationalistes ( ce n’est pas la même chose ) .

C’est dans ce contexte de pente savonneuse que l’histoire des mouvements de populations antiques est revisitée . L’Italie est d’ailleurs à la pointe de cette dynamique pour des raisons aisées à mettre en lumière . Ce pays est passé du statut de terre d’émigration à celui de terre d’accueil de migrations , souvent spectaculaires et répétitives . Et ce pays se réapproprie significativement son histoire , celle de Rome et celle de son empire , avec un certain panache , qui vole heureusement bien plus haut que le débat contemporain politique et public nationaliste italien .
L’histoire de Rome , se fait actuellement à Rome et elle n’est plus du tout un domaine réservé Anglo-Franco-Allemand.

Cette étude est une véritable étude historique . Un texte riche un peu aride , très enracinée dans le détail et dans le factuel . Un peu difficile à lire car il faut toujours penser à raccrocher les wagons et à voir plus loin que les détails .

L’auteur aborde clairement , en faisant ressortir les points clefs , les fluctuations temporelles , donc sans effacer l’épaisseur du temps , les causalités différentielles pour des notions de géographies ( géographie humaine ) , telle que la notion de frontière et ses conséquences locales . La frontière avec la perse , la « berbèrie » , les germanies , étant placées sur des dynamiques intrinsèquement différentes les unes des autres . L’auteur mobilise également et judicieusement des notions économiques , des notions de politique étrangère ( guerres et paix ) , de politique intérieure du monde romain , telle que l’extension progressive de la citoyenneté romaine à presque tous les habitants de cet ensemble politique reparti sur trois continents , l’évolution de l’idéologie impériale aussi et celle de l’idée de Rome . Avec cette vocation civilisatrice au destin expansionniste , au départ sur un mode opportuniste , et ensuite par nature avec l’élaboration d’un discours politique approprié et celle de véritables stratégies de gestion des populations en lien avec ces objectifs politiques .

Le facteur militaire a été le cadre dominant pour cadrer les vagues migratoires dans le monde romain , un monde par nature très cosmopolite et très militarisé ( avec pourtant peu d’armée et peu de police , sauf aux frontières ) , avec également le facteur de la pression des populations germaniques et autres , aux marches de l’empire . Des pressions assez peu assises sur des élans expansionnistes finalement , mais principalement assises sur des besoins pressants et urgents (alimentaires ou bien sécuritaires très souvent ) . Enfin le passage des frontières par des populations et des individus , résidant ou non dans l’empire , fut toujours très encadré et plus ou moins libre , en fonction des époques et des situations régionales particulières ...

L’auteur ne fait pas suffisamment ressortir , à mon humble avis , les incidences en matière de dépopulations ponctuelles , souvent massives , de certains ensembles géographiques , dues à des facteurs épidémiques , qui causèrent régulièrement d’incroyables vides humains dans de vastes régions ( qui transcendaient souvent les frontières ) . De même l’auteur ne s’étend pas assez sur la mise en place progressive du colonat , qui eut pour effet de fixer rigidement les populations romaines dans les terroirs où elles furent progressivement et littéralement , affectée rigidement au sol , avec pour conséquences la fin très nette de la mobilité géographique interne des populations au sein du monde romain , mais étonnement pas de celles des élites et des marchandises , y compris les pondéreux .

Bon voilà , ... un sujet riche , passionnant , avec un traitement par l’auteur , absolument exempt de sous-entendus idéologiques nauséabonds , mais qui demande au lecteur un incontestable effort d’assemblage constant et systématique des données sur un large spectre temporel . En même temps que la nécessité absolue en histoire , de s’affranchir du cadre de son époque de référence .


Psychohistoire en péril, tome 2
Psychohistoire en péril, tome 2
par Donald Kingsbury
Edition : Broché
Prix : EUR 12,30

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4.0 étoiles sur 5 Les fans de FONDATION d'Asimov peuvent aimer ou ne pas aimer ..., 7 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Psychohistoire en péril, tome 2 (Broché)
SUITE DU TOME 1 : Psychohistoire en péril, tome 1 ( selon moi un seul roman arbitrairement coupé en deux ).

Ce roman en tout cas n'est ni un plagiat ni une suite opportuniste ...
Ce qui l'est un peu plus c'est son découpage artificiel pour cette édition en poche .

L'auteur à de remarquables qualités et son gout pour les mathématiques fondamentales le monopolisait un peu trop pour qu'il jouisse du temps nécessaire pour produire plus de quelques romans ... malheureusement ..

L'intrigue est touffue ... très ramifiée et elle se déroule dans de nombreux milieux sociaux et de nombreux mondes différents ...
Cependant on se penche plus sur la vie et les aventures d'un jeune adulte ...

Cet univers impacte remarquablement le lecteur .... :

Il est tellement futuriste que l'on y trouve de nombreuses occasions de perdre son Latin et c'est ce qui est le plus intéressant ...
Les personnages aussi ont de nombreuses occasions de s'égarer dans cet univers surtout quand il sont dé-outillés ... !!

Un roman qui demande incontestablement beaucoup d'endurance et un gout marqué pour la méthodologie historique ..

Ce texte en deux tomes très solidaires est un roman jeunesse très costaud ..

Il peut aussi parfaitement convenir à un lectorat adulte nostalgique d'Asimov et désireux de voir le concept de psycho histoire développé et finement exploité ...


La Conjuration de Catilina
La Conjuration de Catilina
par Salluste
Edition : Poche
Prix : EUR 4,90

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4.0 étoiles sur 5 Salluste est un historien latin qui mérite cette dénomination d’historien ., 7 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Conjuration de Catilina (Poche)
Je vous dirais faites l’effort de connaître Sylla , Salluste , César , Cicéron , Pompée et vous aurez une connaissance intime du climat politique et institutionnel , qui devait conduire Rome à changer de régime politique car c’est son existence au long terme qui se jouait fondamentalement autour de cette problématique institutionnelle .

Salluste est un historien latin qui mérite cette dénomination d’historien . Il a pleinement le souci d’argumenter énormément sur les causalités . Ceci se ressent très nettement dans son tissu narratif et dans les plans de ses textes .
Il est ouvertement pour le parti populaire et pour la plèbe ( et pas viscéralement objectif donc ) , mais il a ses arguments avec le soucis de les justifier le plus souvent . Il a l’objectivité modérée d’écorcher modérément ses amis , si cela est nécessaire pour établir et énoncer la vérité .
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La conjuration de Catilina est ici abondamment commenté , je me concentrerais donc sur la guerre de Jugurtha .
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Le style de Salluste a véritablement du caractère , le phrasé est dense et précis et le propos est très solidement structuré et argumenté , souvent en cascade préventive ou bien en conclusion édifiante non moins solidement posée .
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Je me livrerais ici à un résumé , mais aussi à une analyse du contexte plus large . J’espère que le caractère touffue de cette matière vous permettra de mesurer à quelle point la vie politique à la fin du régime républicain à Rome était devenu trop instable et qu’un autre régime devait fatalement émerger .
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Lorsque Rome prend le contrôle définitif du territoire carthaginois et fonde la Province d’Afrique , soulignons que cette province est relativement petite , en gros c’est les trois quarts du territoire tunisien actuel avec des confettis sur le littoral méditerranéen jusque les Colonnes d’Hercule . Le reste du territoire est numide c'est-à-dire authentiquement berbère . Il y trois types de peuplement imbriqués , des latins et des puniques et berbères en route vers la latinisation dans la province romaine . Et il y a les territoires numides indépendants et civilisés , assez riches agricolement parlant , anciennement au contact des mondes phéniciens et romain qui ne seront jamais sous le contrôle politique direct de Rome sur le long terme . Un ensemble géographique qui commence à compter pour Rome , pour la république ( avec la Sicile ) pour ce qui est des approvisionnements en huiles , blés et autres ...
Des approvisionnements qui relèvent désormais de la haute politique puisqu’il s’agit de consolider à travers leurs distributions , la solidité de la condition de la plèbe et du parti populaire conséquemment .

Au commencement du texte ce contexte général est souligné par Salluste qui insiste sur l‘immixtion de Rome dans la gestion politique de ces entités . Le roi numide Micipsa souhaite diviser son royaume entre ses fils : Hiempsal et Adherbal . Jugurtha adopté antérieurement par le roi sur la pression probable de Rome , obtiendra par traité de Rome une position gouvernementale avantageuse avec le fils survivant de Micipsa , Adherbal ( notez au passage le caractère punique et théophore de ces prénoms ) . En 112 av JC , le sénat de Rome , en commission autorisera Jugurtha à prendre Cirta qui exécutera , son frère adoptif et les Italiens ( pas forcement des romains ) combattant à ses cotés à Cirta . Ce conflit s’étend de 11é à 105 avt JC .

La république déclare alors la guerre à la Numidie . Marius propréteur en Espagne et soutenu par la plèbe principalement , part pour l’Afrique . Lucius élu tribun dirigera le combats et conclura une paix en faveur de la Numidie . Les hostilités reprendront finalement et Jugurtha infligera de lourdes pertes à Rome en batailles rangées aussi bien que en guérilla , ( les batailles de Muthul et de Zama ) . Rome refusera obstinément de reconnaître la royauté de Jugurtha .

Jugurtha sera trahi par son allié Boccus roi de Maurétanie et il fera les frais d’un compromis avec Marius qui avait lui-même doublé Metellus , en se faisant élire consul et donc en gagnant officiellement une guerre qui fut gagnée principalement par autrui qui fut privé de la pompe affairant à ce succès .

Jugurtha sera détenu et exécuté au Tullianum sur le forum romain , une prison actuellement crypte de l’église Saint Josèphe au pied du capitole . Pile poil , à la sortie actuelle du site du forum ( près de la Curie ) qui débouche presque sur la voie des forum impériaux aux pieds du Tabularium et de l’escalier qui grimpe actuellement au Capitole . Je m’étend un peu car c’est ici et contrairement à toute l’info touristique locale , que Vercingétorix a été détenu six ans puis c’est là qu’il fut exécuté .

Sur Salluste disons qu’il est un fervent soutient de César et fervent soutient de la plèbe de la civitas romana ( la ville de Rome ) . Qu’il soutiendra militairement César et la plèbe en dirigeant la flotte romaine dans l’Adriatique à la demande de César pendant les guerres civiles . Il sera battu par le partit de pompée mais il réintègrera ultérieurement le sénat à la victoire de César .

Il prouvera qu’il fut meilleur administrateur que militaire d’active en gouvernant jusque la fin de la république , la province d’Afrique .
Au changement de régime il se retira prudemment de la vie politique assez richement doté en deniers .


Europa Report
Europa Report
DVD ~ Sharlto Copley
Prix : EUR 9,99

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4.0 étoiles sur 5 Un bon moment de science-fiction !, 7 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Europa Report (DVD)
Un bon moment de science-fiction !

Une bonne surprise pour moi .

Voici un film réaliste qui nous embarques en direction du système jovien , plus précisément à destination d’Europe , un satellite de Jupiter .

Une calotte de glace recouvre vraisemblablement un océan liquide très ancien , primordial . Un océan qui recouvre lui-même un noyau de type tellurique .
La possibilité de l’existence de la vie sur Europe est très vraisemblable et cette hypothèse est prise très au sérieux par la communauté scientifique .

Sur cet astre la proximité de Jupiter , compense l’éloignement du soleil par des effets de marée .
La gravité et le jeu des orbites dans ce système , génère sur Europe de l’énergie et des mouvements telluriques , donc indirectement de la chaleur ( de type thermal vraisemblablement ) .
Cette activité dispensatrice de chaleur est de nature à potentiellement réchauffer l’eau et également de nature , à permettre la diffusion de sels minéraux et autres dans cette eau liquide.
Donc de potentiellement encourager l’émergence d’une vie d’un type analogue à celle que la Terre héberge dans les abysses au fond de Ses fosses océaniques , près des oasis thermales abyssales.

Ce film n’a rien d’une superproduction et le ton général est plus dans celui d’un documentaire fiction , même si c’est incontestablement et d’abord une fiction scientifique ultra avenante .
C’est de la science-fiction réaliste , un véritable compte-rendu de mission , bien monté et crédible dans les moindres aspects .

Le script est solide . Il y a de bons effets spéciaux et globalement le métrage est servi par une belle prestation du casting .
C’est une histoire bien rythmée et bien construite ( suspens et switches surprenants ) .

Une fiction très élaborée et très agréable , pour les amateurs de science-fiction réaliste exigeante et pointilleuse .

Un bon moment pour les amateurs , pas de doutes ...
Cela fait rêver et c’est aussi un métrage tragique , mais là-dessus : motus .... !


(INVADER: FOREIGNER 2) BY Paperback (Author) Paperback Published on (02 , 1996)
(INVADER: FOREIGNER 2) BY Paperback (Author) Paperback Published on (02 , 1996)
par C. J. Cherryh
Edition : Broché

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4.0 étoiles sur 5 C’est le second tome de la très longue série foreigner ., 3 juillet 2014
Si vous voulez en avoir une idée ? explorez l’interminable océan de commentaires positifs sur cette série aux states , cela vous renseignera .

A ce stade du récit les hommes ont trouvés une place précaire à l'écart des ombrageux Atevis sur une île pas très éloignée des cotes d’un continent très peuplé .
Sur ce territoire , il y a exclusivement , une communauté humaine avec une civilisation plus avancée que celles des Atevi , sur le continent .

Les hommes sont en isolement ( aussi obligé que volontaire ) dans leur « Homeland « et leur rapports avec le continent sont très cadrés et très encadrés .

Le Paidi est L’ambassadeur–médiateur des hommes dans l’association occidentale . Il est le seul être humain sur le continent , plongé , avec le lecteur qui l’accompagne , dans un constant effort de compréhension et de recherche de sens .

Il se trouve également au centre d'intrigues et d'enjeux politiques dans les deux cultures , alors qu’il évalue l’opportunité de faire certains transferts technologiques , qui risquent de déséquilibrer dangereusement l’équilibre stratégique entre les deux civilisations , et aussi de remettre en cause des fondamentaux culturels chez les Atevis .

Il doit donc dégager de la signification , être un médiateur en restant fidèle aux intérêts qu'il représente et qui ont tendance à s'avérer de plus en plus multiples et équivoques au gré de son acculturation ( Double allégeance , favoritisme pour l’association occidentale , lutte d’influence pour le pouvoir dans cet état ) .
La complexification des enjeux politiques et culturels va crescendo alors que la fin laisse le lecteur particulièrement sur sa faim .

C'est un véritable thriller ethnologique finalement .
Les personnages sont d'une richesse incontestable , c'est un délice d'immersion ...

Le retour du Phoenix , le vaisseau d’exploration qui a amené les hommes sur ce monde , va générer de l’inquiétude et bouleverser les équilibres politiques .
Mais il bousculera aussi les équilibres culturels chez les Atévi , cette dimension est très fouillée dans le roman ...

Il y du rythme, de longues ( très ) plages de texte plus introspectives , du souffle et de l'attente ..

La fin est un délice de précipitation .. très haletant et rythmé ...


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