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Finity's end "Forteresse des etoiles" (Paris France)
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La couronne de fer
La couronne de fer
par André Caroff
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 ...... Non : ................, 20 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La couronne de fer (Broché)
En toute franchise :
Cela fait un moment que je ne suis pas tombé sur un roman aussi inaccomplis et aussi passable .
C’est plein de hasards faciles et de raccourcis pénibles . Il y a fréquemment des sorties , dans des dialogues , qui sont ridicules , ou ineptes ou bien consternantes .

Bizarrement ce n’est pas forcement et systématiquement mal écrit , ainsi par exemple , on ne peut pas dire que la caractérisation soit systématiquement mauvaise , mais partout des hasards heureux et faciles et des incohérences ou bien des revirements bizarres de certaines personnalités .

Alors devant ce spectacle assez sidérant : Je me suis dit que j’étais à côté de la plaque , et que c’était un roman jeunesse ... ?
Peut-être ... mais l’éditeur ne le dit pas , et moi je ne sais pas bien , si ce roman est recommandable pour un jeune public . Le « pitch « en tout cas fonctionne de façons enfantines très souvent ( le plus souvent ) .

Il y a un autre problème . Je trouve que parmi les clichés qui sont excessivement nombreux dans ce texte , il y en a qui sont de surcroît problématiques .
-Si vous vous appelez Ali originaire d’Afrique mais vivant en Europe , vous êtes une sorte de vicieux sans foi ni loi , et vous vous concoctez un harem de derrière les fagots où les femmes sont jetables , maltraitées , où elles sont du bétail finalement .
-Si vous êtes bulgare , vous êtes un mafieux éminemment rusé , patient et calculateur , prêt à tous les coups bas et à tous les mensonges et vous attendez votre heure et n’hésitant pas à baissez votre froc sans état d’âme , si c’est nécessaire .
-Si vous êtes chinois , vous êtes des millions et vous déferlez en hordes conquérantes sans principes .
-Si vous êtes une gente dame d’Europe du nord , vous êtes ? : chaude .....
J’arrête là .... Mais non sans dire que si les préjugés se nuancent au fil du texte , l’auteur semble avoir du mal à penser en dehors de cadres discriminants .

La terre est attaquée par des extraterrestres , et comme lecteur routier du genre SF , nous avons tous forcement déjà encaissé pas mal de trucs ....
Mais là , cette attaque initiale est complètement : k o ...n E ... : Je ne vois pas quoi en dire d’autre ...

Quand le monde se reconstruits les lieux commun démagogiques et faciles fusent . C’est presque de la propagande et en tout cas c’est le café du commerce .

Par contre une qualité dans ce roman : c’est l’univers .
Notre monde est dans ce roman totalement mélangé , il est comme passée au tamis .
Les populations sont mélangées du fait du cataclysme , pareil pour les zones géographiques , les climats et les paysages , tout est mixé et passé dans un « shaker ».
Les gens se sont tous réveillés dans un autre monde , en errant dans des zones dévastées qui bordent curieusement des espaces préservés très variés . Par exemple la rive d’une rivière est désertique , l’autre rive est souriante , dans cette rivière qui devrait être en Europe se baladent pourtant des piranhas affamés ....
Des nuages radioactifs flottent dans un ciel de cendre , le jour a du mal à percer , d’autres jours il fait beau . Les survivants errent affamés en se mangeant les uns les autres , certains se ressaisiront et : quoi ? hein ? : il préfèrent manger les piranhas crus plutôt que leur belle-sœur , et là un vent d’espoir souffle ....

L’ univers de ce texte fait penser à un pays alternatif , mythique , improbable , et au lieu de le trouver incohérent , on peut absolument être charmé par tout ce fatras improbable et illogique , mais absolument fonctionnel , tissé de réalités tangibles , mixées de manières illogiques et aléatoires . La ballade dans ce décors dément , est donc malgré tout avenante , dans ce texte où l’errance est au cœur d’une géographie constamment surprenante , qui est absolument au centre de ce récit .

C’est en tant qu’amateur d’univers que j’ai pu être motivé à finir ce roman , dont le pitch présentant un caractère surligné un peu pénible ,et souvent grossièrement opportuniste , et trop souvent stéréotypé et encore plus fréquemment insupportable .

A la question est-ce-que l’auteur a écrit d’autres choses ? Je réponds : je ne veux pas le savoir ....


Villes-vertige : Collection : Futurs
Villes-vertige : Collection : Futurs
par Richard Canal
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L’histoire d’un naufrage .., 18 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Villes-vertige : Collection : Futurs (Relié)
Il y a longtemps dans un lointain futur , les hommes se sont lancés dans la colonisation d’un monde glacé battu par les vents .
Ils ont pu parvenir à le faire et à s’y maintenir , grâce à une technologie de pointe . Ils se sont installés dans des villes immenses , quasi intelligentes et mobiles ( un peu des arcologies ... ) .

Mais le savoir s’est dilué au grès du temps et la gestion de ces ensembles complexes que sont les villes refuges et les sociétés humaines , est de plus en plus défaillantes et problématique .
Les hommes se sont lancés eux-mêmes et ils ont lancé en même temps ces villes , indispensables refuges dans un environnement suprêmement hostile , dans une guerre implacable . Le temps passant , ces lieux de vie , sont devenus de plus en plus difficiles à gérer et ils se font de plus en plus rare , alors que sans ces espaces protégés , le pronostic de survie de l’espèce humaine sur ce monde est faible et c’est un euphémisme que de le dire .

L’auteur imagine donc une situation où les hommes se tirent une balle dans le pied , en s’engageant dans un processus d’affrontement suicidaire sur la longue durée , sans trêve ni rémission , et au mépris de la préservation nécessaire de l’avenir de l’espèce et de ces intérêts vitaux .

La guerre est classiquement définie comme le prolongement et le moyen de la politique , mais dans ce cas le conflit devient endémique . Les buts et le sens qui auraient pu justifier cet affrontement systématique , sont perdus de vue et la destruction irréparable devient aussi irrémédiablement irréparable que inévitable et c’est la préservation du genre humain tout entier qui est mise en péril au fil des pages de ce roman assez cour qui raconte le crépuscule de l’humanité sur un monde hostile .

Ces données sont le ressort principal de l’élan dramatique qui est porté par ce texte , qui est fondamentalement un drame qui n’a rien de théorique . Un drame dont la signification est principalement diluée dans l’expérience concrète des personnages du roman , qui sont individuellement et comme l’espèce humaine toute entière , livrés à un destin implacable et dur .

La fin du roman est à mon humble avis pathétique et mélancolique , et le moins que l’on puisse dire c’est que l’optimisme et l’espoir sont douchés dans ce récit , pour employer un euphémisme ...

Mais avant d’en arriver là , l’histoire de cette chute entraine le lecteur de ce texte sur les pas d’une foule jetée sur la banquise , poursuivie par le froid , par ses propres démons , ainsi que par des animaux redoutables .

Ce texte possède incontestablement le charme des univers implacables , froids et inhumains .

Il y a un ton légèrement grandiloquent par moment qui est dédié aux passages destinés à poser les bases de la problématique fondamentale du roman , mais le plus gros du récit est globalement très circonstancié , et il reste au plus près d’une suite de drames implacables , vécus par des gens au prise avec l’environnement le plus hostile qui soit , avec l’espoir le plus tenu qui soit .

Les villes-vertige , est donc le roman assez réussit d’un auteur français de science-fiction , qui bien que toujours en activité ne me semble pas être très connu , même des amateurs du genre , c’est mon impression subjective du moins .
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 20, 2014 9:49 PM MEST


Zoroastre : Le prophète de l'Iran suivie de Paroles de Zoroastre
Zoroastre : Le prophète de l'Iran suivie de Paroles de Zoroastre
par Jean Varenne
Edition : Broché
Prix : EUR 9,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une religion encore vivante ..., 13 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zoroastre : Le prophète de l'Iran suivie de Paroles de Zoroastre (Broché)
C’est l’actuelle tragédie que traversent les populations kurdes yezidis ( yazidis ou ezidis .... ) d’Irak qui m’a replongé dans l’univers des religions iraniennes . Ce commentaire sera donc mon effort personnel pour contribuer au témoignage de leur malheur actuel et ces quelques lignes tendront à promouvoir la sensibilité du public à l’incroyable mystère de la pérennité du fond religieux iranien à travers les siècles .

Les yazidis pratiquent une religion iranienne qui possède des fondements analogues à ceux du zoroastrisme bien que faisant une plus large aux vieux fond iranien non reformé , et bien que s’appuyant une autre symbolique . Leur tradition est principalement orale et comme le zoroastrisme , il s’agit d’un monothéisme exigent et d’un dualisme tempéré à forte tendance eschatologique , utilisant le feu sacré comme médiateur entre les mondes sacrés et profanes . C’est la principale religion iranienne préislamique du point de vue du nombre de fidèles , mais elle est très peu documentée . Le Zoroastrisme lui est encore une religion vivante dans l’est de l’Iran (à Yazd) , à Bombay et à Londres , mais ses effectifs sont dérisoirement faibles .

Un de mes plus grandioses souvenir de fac en histoire est le constant débat que j’ai pu avoir avec des camarades catholiques sur le premier testament et sur le nouveau testament .
Ces débats se situaient dans deux registres différents : sur le plan de l’exégèse comparée et sur le plan de l’histoire comparée des religions . Avec ce riche positionnement intellectuel , légèrement schizophrénique , où l’on traite des textes comme d’un espace sacrée de révélation , en devant maitriser intiment le fait que les canons et les méthodes exégétiques ne sont pas les mêmes en fonction des différentes traditions religieuses . Ensuite et dans un autre registre ( histoire comparée des religions ) , il faut se situer dans une dynamique historique , en traitant les systèmes sacrés judéo-chrétiens comme des constructions , parfaitement intégrées dans des contextes originels culturels et politiques spécifiques et variables au grés du temps . Des systèmes souvent interdépendants et liés par de véritables dynamiques de filiations entrecroisées , mais ayant leur vie et leurs logiques propres .

J’ai eu du mal à admettre que le crédo catholique était réellement monothéiste . j’avoue que maintenant encore , je l’admet uniquement intellectuellement dans la mesure ou les christianismes font du monothéisme le fondement de leur credo et que personne ne peut nier ce fait intimement ressentis par les chrétiens . Mais je ne le ressent pas intimement , malgré une compréhension assez correcte de certaines visions de théologie .
Par contre le monothéisme sunnite ou chiite en islam , ne me pose aucun problème , c’est un monothéisme absolu , clair et exigent que je comprends instinctivement , de même pour la doctrine copte . Je précise cela pour poser le fait que nos cadres culturels nous influencent , limitent , voir surdéterminent nos possibilités de compréhensions du numineux ....

La question du bien et du mal est traité de manière excessivement variée dans l’univers des religions monothéistes cousines du bassin méditerranéen .
La défiance contre le dualisme potentiel est une préoccupation commune à toutes les religions du livre . De même se pose la question de savoir quel statut donner au mal en soit .
Cette question passionnante m’a poussé dans le cadre d’une démarche comparative , à creuser du côté des religions iraniennes et notamment du zoroastrisme , dont je pensais intuitivement qu’il était à la source des surgissements cycliques du dualisme , dans l’univers chrétien antique et médiéval , de par le vecteur de la religion manichéenne , des gnoses et des hérésies chrétiennes dérivée du manichéisme . Pour ce qui est du catharisme en pays d’oc , comparez la structure cléricale et la pensée cathare avec celle du zoroastrisme et je suis certain que vous m’en direz des nouvelles ...

La première de mes découvertes fut que le Mazdéisme était complètement hostile au dualisme et que finalement je me retrouvais avec sur les bras , un monothéisme mitigé de plus à appréhender ! (sourires) . Mais sachez que si le mazdéisme n’avait pas conquis l’Iran , les religions monothéistes du bassin méditerranéen serait totalement différentes ( judaïsme , islams , christianismes ). Cela n’a l’air de rien mais poser la question en ces termes , laisse entrevoir la possibilité que l’histoire des mentalités de l’occident et de l’orient musulman eut pu être totalement différente , sans certains apports cruciaux de l’univers religieux iranien ...
Comment ce sont opérés ces transferts de matières entre le zoroastrisme vers le monde judéo-chrétien et selon quelles modalités chronologiques ou bien selon quels vecteurs , n’est pas le sujet de cet ouvrage , mais constamment au grès de ces pages dédiées à cette religion iranienne et si vous avez un minimum de culture biblique ( ancien et nouveau testament ) , vous serez sidérés à plusieurs reprises par les concepts émergeants de l’analyse de ce système religieux zoroastrien et de son substrat de naissance : les religions iraniennes ...
Mêmes les attributs divins du dieu de la bible présentent quelquefois des analogies troublantes avec l’univers iranien , je pense notamment à ce caractère de dieu des armées ( Adonaï Tsébaoth-seigneur des armées ) que présente souvent la divinité exigeante du premier testament . Cette vision guerrière de la divinité ne manque pas d’avoir des conséquences métaphysiques particulières qui ne manque pas d’êtres analogues aux exigeantes exigences du dieu de Zoroastre .
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Explorer les religions iraniennes et la reforme zoroastrienne revient à s’immerger dans les civilisations Indiques (Inde védique et Iran avestique) . Ce sont deux univers absolument inter intelligibles ( inde –Iran ) qui finissent par diverger assez inexplicablement dès le deuxième tiers du premier millénaire avant l’être commune . Du point de vue des rituels les deux mondes reste assez proches au niveaux des symboliques . Mais les panthéons s’inversent en valeurs pour ce qui concerne les attributs des deux « familles » divines principales . En Iran ensuite , la reforme zoroastrienne va promouvoir un monothéisme assez net mais soumis à un éternel affrontement du bien et du mal dans le cadre d’un affrontement cyclique et cosmique de ces deux valeurs incarnées dans êtres semi divins , subordonnées à Ahura-Mazda le dieu suprême et omnipotent . Dans le même élan la pensée iranienne valorise le monde tangible qui étant une création de lumière , est bon et pur . Il faut s’efforcer de ne pas corrompre la création .

Le dieu de l’Iran est le créateur et le sauveur , le garant de la justice (qui est définie comme la somme des nécessités qui maintiennent et garantisse l’instable conformité morale du cosmos , qui elle-même pérennise le monde qui est le nôtre ) . Le feu est le medium de communication entre les univers divins et le reste de la création . Le feu est sacré . Cette religion prône une guerre sacrée permanente . D’abord chaque individu doit tenter de se préserver des souillures ( morales et rituelles ) , c’est la guerre intérieure . Par ailleurs le prophète légitime une attitude conquérante de la religion, qui doit conquérir et s’imposer par la force du bras séculier au reste du monde iranien non reformé .
Mais détail important , cette religion qui prêche la croisade , n’estime pas avoir vocation à conquérir le monde et elle se pose d’ailleurs , comme aspirant très fortement à l’endogamie la plus stricte .
Le clergé est principalement originaire d’une même tribu iranienne et non d’une caste comme en Inde . La religion comprend des rituels collectifs et domestiques à forte connotations morales et rituelles ( les deux dimensions étant inextricablement liées ) . Chaque homme possède en lui-même la possibilité d’affiner et de diriger son âme vers le bien . C’est son principal devoir que de rester pur et juste . Le rituel donc est indispensable malgré son caractère très spiritualisé . L’efficacité et l’efficience des rituels sont des prérequis au culte zoroastrien . Les rites sont donc absolument indispensables . La moralisation des rituels n’a donc pas conduit à la diminution de leur valeur ontologique ou bien à leur relativisation .
L’âme est immortelle et l’enfer la guette . C’est une religion aussi spirituelle que ritualiste et technique , en fait c’est largement une orthopraxie spiritualisée comme le judaïsme ...

Le mazdéisme est tourné vers la parousie , donc vers un affrontement apocalyptique du bien et du mal , vers la fin de ce monde tangible destiné à sombrer dans un chaos apocalyptique avant de renaître . Cependant sa conception cosmogonique est cyclique , un cycle ne faisant que succéder à un autre et ainsi de suite ( à la manière des cycles hindous dans le shivaïsme ) .
C’est une religion révélée , avec des textes révélés et inspirés par la divinité suprême elle-même . Des textes livrés au prophète Zoroastre qui est le vecteur de la révélation , de la réforme ( qui se pense comme un retour au source ) , et dont le rôle prophétique est absolument conforme à la définition stricte de ce vocable .

L’Iran antique est resté très fortement indo-européen ethniquement , alors que l’inde elle , est plus mélangée et plus cosmopolite, bien que l’hindouisme reste très proche du fond védique indo-européen originel . Le monothéisme n’est pas absent de la pensée hindoue mais il n’est pas clairement victorieux dans cet univers religieux , où les cultes et les dévotions se superposent sans véritables exigences d’exclusivité . Le salut y demeure principalement une recherche individuelle , que ce soit celle ses shadous ou bien celle de ceux qui tentent d’affiner leur âme par le culte , les rituels et les prières .
Alors que l’Iran se réforme autour de la promotion du salut individuel et autour d’un clergé arme d’un bras séculier , qui a en charge les destinés du cosmos , l’Inde elle s’éparpille dans les quêtes individuelles de salut . La seule véritable grande réforme quelle connu , fut intégralement pacifique et individuelle . C’est le bouddhisme qui rejette les dieux et les sacrifices , pour promouvoir l’éveil individuel et la « mort au monde » pour briser l’infatigable chaîne des cycles pour l’individu éveillé .

Le bouddhisme échoua en Inde , où comme en Iran , même si c’est selon des modalités différentes , c’est le rituel , l’action divine , mais surtout la quête très personnelle qui triomphera . Celle-ci n’ayant qu’une valeur à peine éventuellement cosmique collective ( encore que cela dépende des traditions religieuses hindoues ) . Enfin l’hindouisme comme les religions de l’Iran n’est pas vraiment une religion universelle , en ce sens elle n’est pas ( comme le zoroastrisme ) réellement pour le prosélytisme et elle n’accepte que rarement les conversions ( sauf cas particulier pour l’Inde ) , ceci vaut également pour la prédication du prophète de l’Iran .

Le zoroastrisme et Zoroastre rejettent le véritable dualisme . Il n’y a qu’un seul dieu et la lutte cosmique et cosmogonique que se livrent le bien et mal se font par le biais d’archanges qui lui sont subordonnés . Ils n’y a donc pas véritablement de double principe divin . Le mal fait partie de la création et il s’active à triompher du bien . L’histoire est tendu vers un affrontement final entres les armés du bien avec celles du mal . Dans cette affaire l’homme dispose du libre arbitre pour promouvoir individuellement le bien et la justice . Il doit s’engager dans ce qui est pensé comme une lutte de chaque instant qui dure depuis l’achèvement relatif du cosmos . L’homme est destiné à la résurrection des justes dont la résurrection est la récompense pour la bonne pensée et la bonne action .

C’est de ce versant eschatologique de la religion reformée de l’Iran antique que viennent à la foi le libre arbitre d’Adam dans la genèse et le statut redoutable et obsessionnel de Satan dans les univers chrétiens et musulmans . La seul différence étant que dans ces trois religions la parousie finale qui doit voir le bien triompher du mal (islam et christianisme) ou plutôt s’accomplir et aboutir (judaïsme) , se fait une fois pour toute à la fin des temps . Alors que dans les religions indiques (Iran-Inde) , il s ’agit plutôt d’une éternelle succession d’univers qui se succèdent et qui tendent à s’accomplir en se réformant éternellement , mais les cycles zoroastriens et la résurrection des justes exclus des enfers , est assez compliquée à saisir .


Rupture dans le réel - T2 - Expansion
Rupture dans le réel - T2 - Expansion
par Peter F HAMILTON
Edition : Broché
Prix : EUR 23,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le cycle de L’aube de la nuit ., 12 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rupture dans le réel - T2 - Expansion (Broché)
Un des textes majeurs du genre tout entier , si on considère tout ce cycle et le sous-genre space opera , en particulier ..

C'est le premier tome de ce long roman de 4000 pages et c'est aussi la mise en place , d'un immense univers , qui se poursuit .
Le texte bien que pas très long en poche est assez suggestif .

Déjà une foule de personnages , plusieurs rameaux d’humanité , de cultures humaines et différents habitats . Brefs un univers éblouissant .
Avec comme à l'habitude chez l'auteur des personnages plus que réalistes . Ils donnent souvent l'apparence d'être vivants même s'ils ne brillent que quelques pages .

L'humanité est principalement clivée en deux branches les Adamistes , qui sont hostiles à toutes les manipulations génétiques par trop transformatrices et les Edenistes qui eux fusionnent en une communauté où même les corps et la morts n'ont plus beaucoup de sens et enfin , chez les Edenistes , c'est un contexte où les habitats spatiaux , les vaisseaux spatiaux sont conscients .

La civilisation humaine principale de cet univers ( celle qui inclus politiquement la terre ) , est assez sauvage et brutale . Elle repose sur beaucoup d'exclusion , de surpopulation et sur beaucoup de détresse .
L'espace profond fonctionne donc un peu comme un rude dévidoir . La planète Lalonde , une nouvelle colonie , est de ce point de vue un monde de douleurs , de rapports de force , et d'efforts ardus pour simplement survivre , avec un environnement technologique assez primitif , car il y a peu d’investissement .

L'expansion humaine s'est produite il y a quelques siècles et donc cette aire humaine est vaste et elle est fragmentée de divers points de vue , tels que celui de la civilisation ou bien de celui des régimes politiques , ou des adaptations économiques ....

Du point de vue économique ou bien du point de vue civilisation en général on est dans une mouvance culturelle anglo-saxonne où ces aspects ont un parfum d'anarchie sous contrôle . C'est assez « la vie des bêtes « comme système , et c'est aussi le monde du libre entreprenariat omnipotentes . Où l'indépendance , l'adaptabilité et la compétence prime sur toute autre considération.

Cet univers fantastico-futuriste est aussi magique que bizarrement réaliste et rationnel , même par la suite où on devra rajouter fantasque pour préciser sa description .
On n'est pas loin pourtant en effet , cependant et pourtant , d'une hard science assez poétique .
Si vous n'appréciez pas de lire la description évocatrice et conséquente d' une géante gazeuse ou bien celle d'une brusque accélération dans le vide , il y a des moments qui vous feront souffrir ....
Si au contraire vous avez envie de vous nicher dans des descriptions évocatrices vous trouverez certaines pages sublimes .

Pour cette première partie de ce « cycle « ( en trois tomes en poche ) le lecteur aborde l'exploration d'un mystère ( en partie archéologique ) qui sera par la suite lourd de conséquences .
Et il se produit sur Lalonde une singularité , une rupture dans le réel qui n'a pas fini de rompre , de tordre et de façonner la réalité en dévoilant au fil des centaines de pages , un véritable drame .
Ce roman et ce cycle sont , ni plus ni moins qu’une incroyable Parousie , l’au-delà déversant la mort et la douleur sur un monde futuriste où la défense s’organise .....

L'intrigue est pleine de rebondissements et c'est un cycle plein de vie et de personnages réels que l'on a vraiment l'impression d'accompagner dans les endroits les plus improbables et les plus surprenant ..

Je suis personnellement convaincu que ces milliers de pages , sont ni plus ni moins , le paradis , le pardès , le Walhalla , le nirvana , de l'amateur de space op ...


L'Homme sans visage
L'Homme sans visage
par Jack Vance
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L’homme sans visage , c’est l’homme qui gouverne ce pays imaginaire situé sur un autre monde ., 11 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme sans visage (Broché)
Un puissant dont personne n’a jamais vu le visage alors que tous les habitants lui obéissent servilement car ils portent un collier qui menace de les tuer s’ils se rebellent .
Un despotisme absolu et intime , colore donc ce relativement petit roman dense , qui est un récit sur le totalitarisme autant que sur la libération .

C’est à un exquis dépaysement que nous convie l’auteur . Un dépaysement profond et solide .
Bien des univers de SF repose sur des analogies géographiques ou bien sur des analogies historiques , ou autres .
Les lecteurs avertis peuvent s’amuser à décortiquer les sources et à savourer des fusions plus ou moins subtiles , des emboîtages plus ou moins plus ou moins parlants ...
Mais ici , Vance va bien au-delà . L’auteur invente de toute pièce un univers puissant , qui n’existe que dans ce lointain futur où l’humanité semble avoir essaimé sur des mondes lointains pour le meilleurs et pour le pire . Pour Créer cet univers , l’auteur mobilise non pas des connaissances discernables de civilisations existantes . Il s’emploie plutôt à mobiliser les structures d’analyse même de l’histoire et de la sociologie pour faire émerger de la spécificité culturelle originale , mais néanmoins à la subtile portée universelle , mais irrévocablement originale .

Pour ce qui est des habitants certains sont aussi humains que vous et moi , mais d’autres s’ils le sont aussi , le sont pourtant sur un mode diffèrent . L’auteur en fait des autres , dont la nature profonde échappe en grande partie au lecteur , bien qu’ils soit aussi tangibles et typés que la réalité la plus abrupte et la plus évidente .

Ce monde est vaste et immense , comme le monde d’Omale de Genefort . Durdane est immense et inépuisable et ce monde repose aussi sur un vaste secret .

Dans ce tome , le lecteur accompagne un jeune homme promis au temple , mais qui du fait d’une histoire personnelle marquée et bouleversante , choisira de couper ses racines et de partir à l’aventure en dépit des conséquences douloureuses et irréversibles pour sa mère .
Donc autant le dire , le thème classique du parcours initiatique d’un jeune adulte fréquemment mobilisé en SF ....

La guerre n’est pas absente de cette histoire , aux frontières du Shant se précise une menace récurrente , mais surtout , la guerre de par ses effets dévastateurs à profondément marqué le destin de certains personnages , et elle est un facteur clef , parmi d’autres pour saisir la portée de l’univers de Durdanne .

Ce tome est le premier des Chroniques de Durdane . Il se suffit à lui-même , même s’il est certain pour le lecteur, qu’une suite lui fait suite et se profile à l’horizon de ce monde inépuisable .
Le personnage principal sera de fil en aiguille , un musicien habile dont la sensibilité aiguë , lui permettra de se libérer intérieurement et au grès des tomes d’être l’auteur d’actions de portée plus large que le destin de sa petite personne éminemment importante néanmoins .

Que sont les chroniques de Durdane ?
Un roman d’aventure certainement , mais principalement de la littérature de voyage à mon humble avis .

Les chroniques de Durdane existent désormais en un seul volume ....


Soleil Mort - Shon Jir
Soleil Mort - Shon Jir
par Cherryh Carolyn Janice
Edition : Cartonné

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La trilogie du soleil mort ., 8 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soleil Mort - Shon Jir (Cartonné)
Ce bouquin , tome 3 d'une trilogie en trois volumes , La trilogie du soleil mort .

Ils sont assez faciles à trouver sur internet en français , si on veut bénéficier d'une excellente traduction ( Editeur OPTA club du livre d'anticipation ) : en trois volumes :
kesrith - Kutath – Son'jir ....
Sinon en anglais : The faded sud qui est un superbe titre surtout si on le compare avec celui de la traduction française , qui est assez réducteur et plus définitif avec : Soleil mort .
Je vous proposerais plutôt Soleil fané ou bien mourant , qui serait plus authentique et plus dans l’esprit du cycle ..

C'est un cycle ( une trilogie très cohérente ) assez époustouflant , dépaysant , assez poétique avec une atmosphère qui est palpable . C’est même une pseudo trilogie car ces trois romans sont très solidaires au point de constituer à mon humble avis les trois facettes d’un même texte , mais ils sont bien parus successivement .

Les thèmes essentiels de cette trilogie aux volumes très solidaires :

-Le contact entre espèces différentes , les rapports diplomatiques , et militaires qui découlent de ces fréquentations . Ainsi que comme ferment actif , les conséquences très pratiques et structurelles , relatifs à la nature profonde des espèces en contact , qui interfèrent fréquemment avec l'intrigue et qui constituent une part importante de la matière du roman .
-Le thème du soldat conquis et subjugué par l'ennemi , avec les thèmes « corollaires « de la servitude volontaire ou de la psychologie de la soumission , voire de celui syndrome de Stockholm à un moment charnière de l'intrique ..
-Des biosphères et des modes de vie définitivement étrangers ( tout un panel plus ou moins exotique ) qui découlent de contingences exo biologiques , culturelles .
Le style est assez remarquable , car c'est vraiment bien écrit , bien construit , avec un rythme soutenu et une intrique complexe et toute entière dans les nuances avec beaucoup d'élan et de mouvements . Un véritable plaisir de dépaysement . Ce sont des récits qui ont de l’élan mais aussi beaucoup de profondeur car les problématiques sont creusées de mille manières : introspection , description , débats ... et puis le lecteur sent le temps qui passe car cela est la volonté de l’auteur .

Le lecteur retient son souffle tout le long , à cause d'une étrangeté très prégnante , à cause aussi de la grande présence des personnages qui diffusent des affects variés aux facettes occasionnellement particulièrement intenses ou mystérieuses .

Il y a incontestablement un certain sens du décorum dans ces trois textes très mesurés et pesés .
Un grand moment de science-fiction tout à fait dans ce qui se fait de mieux finalement , sur le thème du conflit , du contact et de la médiation culturelle entre espèces ...
Des thèmes qui sont trop souvent gâchés par le ridicule et la facilité ...

Le pitch : Deux sociétés , dont une humaine , aux grandes aires d'extension , entrent en contact , se découvrent , négocient des espaces réservés et les choses ne se passent ni mal ni bien , mais le contact est objectivement difficile , fatalement périlleux , tangent et fortement anxiogène pour certains personnages ...

Une troisième espèce dédiée aux fonctions de mercenaires et dédiée tout simplement à la guerre , est en péril et au bord de l'extinction . Dans ce jeux complexe cette espèce va tenter de survivre au travers de la fuite et d'un retour aux sources .
Il y a quelque chose de savoureusement héroïque dans ce « pitch » car il est un rien , d'inspiration épique et classique , au sens antique du terme .

Les extraterrestres , je les ai trouvé , pour ce qui est des Réguls , sidérants à cause de leurs caractéristiques « autres « qui sont excessivement détaillées avec un à-propos à l'exquise pertinence et à la lisibilité confortable . Pour ce qui est des Mriis ( les mercenaires ) , il y a au contraire une équivoque et un flou artistique , qui les enveloppent constamment et c'est troublant mais très plaisant et cela contraste fortement avec la présentation des Reguls . D'une certaine façon l'auteur nous offre deux traitements , subtilement différents , de la thématique de l'Alien en science-fiction .

C'est mes aliens préférés dans ce que je connais de la science-fiction , je pense surtout aux Reguls à ce propos .

Si on apprécie le cycle de Tchai ( entre autres ) .. je crois que l'on peut être assez sensible à cette trilogie ..


Soleil Mort. Kesrith
Soleil Mort. Kesrith
par Cherryh Carolyn F.
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La trilogie du soleil mort ., 8 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soleil Mort. Kesrith (Relié)
Ils sont assez faciles à trouver sur internet en français , si on veut bénéficier d'une excellente traduction ( Editeur OPTA club du livre d'anticipation ) : en trois volumes :
kesrith - Kutath – Son'jir ....
Sinon en anglais : The faded sud qui est un superbe titre surtout si on le compare avec celui de la traduction française , qui est assez réducteur et plus définitif avec : Soleil mort .
Je vous proposerais plutôt Soleil fané ou bien mourant , qui serait plus authentique et plus dans l’esprit du cycle ..

C'est un cycle ( une trilogie très cohérente ) assez époustouflant , dépaysant , assez poétique avec une atmosphère qui est palpable . C’est même une pseudo trilogie car ces trois romans sont très solidaires au point de constituer à mon humble avis les trois facettes d’un même texte , mais ils sont bien parus successivement .

Les thèmes essentiels de cette trilogie aux volumes très solidaires :

-Le contact entre espèces différentes , les rapports diplomatiques , et militaires qui découlent de ces fréquentations . Ainsi que comme ferment actif , les conséquences très pratiques et structurelles , relatifs à la nature profonde des espèces en contact , qui interfèrent fréquemment avec l'intrigue et qui constituent une part importante de la matière du roman .
-Le thème du soldat conquis et subjugué par l'ennemi , avec les thèmes « corollaires « de la servitude volontaire ou de la psychologie de la soumission , voire de celui syndrome de Stockholm à un moment charnière de l'intrique ..
-Des biosphères et des modes de vie définitivement étrangers ( tout un panel plus ou moins exotique ) qui découlent de contingences exo biologiques , culturelles .
Le style est assez remarquable , car c'est vraiment bien écrit , bien construit , avec un rythme soutenu et une intrique complexe et toute entière dans les nuances avec beaucoup d'élan et de mouvements . Un véritable plaisir de dépaysement . Ce sont des récits qui ont de l’élan mais aussi beaucoup de profondeur car les problématiques sont creusées de mille manières : introspection , description , débats ... et puis le lecteur sent le temps qui passe car cela est la volonté de l’auteur .

Le lecteur retient son souffle tout le long , à cause d'une étrangeté très prégnante , à cause aussi de la grande présence des personnages qui diffusent des affects variés aux facettes occasionnellement particulièrement intenses ou mystérieuses .

Il y a incontestablement un certain sens du décorum dans ces trois textes très mesurés et pesés .
Un grand moment de science-fiction tout à fait dans ce qui se fait de mieux finalement , sur le thème du conflit , du contact et de la médiation culturelle entre espèces ...
Des thèmes qui sont trop souvent gâchés par le ridicule et la facilité ...

Le pitch : Deux sociétés , dont une humaine , aux grandes aires d'extension , entrent en contact , se découvrent , négocient des espaces réservés et les choses ne se passent ni mal ni bien , mais le contact est objectivement difficile , fatalement périlleux , tangent et fortement anxiogène pour certains personnages ...

Une troisième espèce dédiée aux fonctions de mercenaires et dédiée tout simplement à la guerre , est en péril et au bord de l'extinction . Dans ce jeux complexe cette espèce va tenter de survivre au travers de la fuite et d'un retour aux sources .
Il y a quelque chose de savoureusement héroïque dans ce « pitch » car il est un rien , d'inspiration épique et classique , au sens antique du terme .

Les extraterrestres , je les ai trouvé , pour ce qui est des Réguls , sidérants à cause de leurs caractéristiques « autres « qui sont excessivement détaillées avec un à-propos à l'exquise pertinence et à la lisibilité confortable . Pour ce qui est des Mriis ( les mercenaires ) , il y a au contraire une équivoque et un flou artistique , qui les enveloppent constamment et c'est troublant mais très plaisant et cela contraste fortement avec la présentation des Reguls . D'une certaine façon l'auteur nous offre deux traitements , subtilement différents , de la thématique de l'Alien en science-fiction .

C'est mes aliens préférés dans ce que je connais de la science-fiction , je pense surtout aux Reguls à ce propos .
Si on apprécie le cycle de Tchai ( entre autres ) .. je crois que l'on peut être assez sensible à cette trilogie ..

Je donne le ici le 4E de couverture ( Etats-Unis ) qui cite la revue Analog :

They were the mri-tall, secretive, bound by honor and the rigid dictates of their society. For aeons this golden-skinned,golden-eyed race had provided the universe mercenary soldiers of almost unimaginable ability. But now the mri have faced an enemy unlike any other-an enemy whose only way of war is widespread destruction. These "humans" are mass fighters, creatures of the herb, and the mri have been slaughtered like animals.
Now, in the aftermath of war, the mri face extinction. It will be up to three individuals to save whatever remains of this devastated race: a warrior--one of the last survivors of his kind; a priestess of this honorable people; and a lone human--a man sworn to aid the enemy of his own kind. Can they retrace the galaxy-wide path of this nomadic race back through millennia to reclaim the ancient world which first gave them life?
"This is a powerful story...inspiring in its determination and feeling of strange loyalties and stranger courage. It sticks in the mind long after the last page is finished."-- Analog


La guerre du froid
La guerre du froid
par Robert Silverberg
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le titre français de guerre du froid est un peu trompeur ...., 6 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre du froid (Poche)
La guerre du froid est un roman de Silverberg qui est assez ancien et qui n’est plus publié sur nos rivages depuis les années 80 .
Sincèrement , je ne sais pourquoi , parce que c’est un très sympathique roman jeunesse , bon , disons : mystère et boule de gomme ....

Le titre français de guerre du froid est un peu trompeur , encore que non car c’est une citation de la fin du roman .
C’est un texte contre la guerre en fait , sans être vraiment pour autant un roman pacifiste .

Le roman se situe au plan de l’analyse en profondeur des sentiments de méfiance , d’adhésion à des comportements violents , individuels ou de groupes .
Se pose la question dans ce texte , de savoir comment l’intention violente peut-être régulée socialement et même valorisée ( dans le sens d’une utilisation utile ) .
Se pose la question du positionnement individuel dans un contexte violent , qu’il soit sociétal ou bien qu’il soit tout simplement le résultat d’un environnement naturel dur et menaçant .

La trame narrative nous embarques dans un long voyage , sur l’inlandsis nord-américain , puis sur la banquise atlantique , en compagnie de gens qui redécouvrent l’univers de la surface avec terreur , émerveillement et curiosité . Ils sont issus d’une culture qui est la résultante des contraintes d’une vie souterraine en vase clos .
Dans cet univers , la civilisation technologique s’est repliée dans des lieux très circonscrits et rares . De vastes solitudes sont donc peuplées par des sociétés pré-technologiques aux usages plus ou moins sophistiqués .

Le roman repose sur le thème de la redécouverte et de la mise en relation d’univers culturels variés et dissonants . Les jeunes adultes y ont un rôle particulièrement valorisé .
Les adultes ne sont pas caricaturés pour autant ...
Il y a du suspens, c’est un roman de voyage , avec péripéties et découvertes . Les personnages sont sur la route et le chemin parcouru , les rencontres et les deuils , les transforment intérieurement.

J’ai beaucoup apprécié l’idéalisme et l’optimisme mesuré de ce texte . Le drame y fait partie de la vie , l’espoir récompensé aussi y fait partit de la vie . Et puis il y a cette démarche volontaire qui pousse constamment certains de ces personnages , à remettre en cause leur cadre de référence , souvent avec difficulté d’ailleurs .

C’est un texte jeunesse très sympathique , parfaitement lisible par des adultes . L’environnement du froid omniprésent contribue beaucoup à faire de de ce roman un espace tangible que le lecteur a le sentiment de quitter si il interrompt la lecture . Parcourir ces quelques pages , c‘est vraiment aller ailleurs et c’est agréable .

Certains ressorts du texte sont occasionnellement un peu trop visibles , mais c’est normal dans le cadre d’un roman jeunesse à mon humble avis . Mais l’intrigue n’est en aucun cas surligné et le « Pitch « et ses développements sont parfaitement argumentés et crédibles du point de vue romanesque .

Sinon , dans cette édition , le texte est donné avec deux illustrations par chapitre , une illustration de taille moyenne avec citation du texte pour préciser le contexte du dessin , et une petite illustration sans citation .

Un bon petit roman jeunesse , évocateur , un peu déluré et au prise avec la vie réelle , dans un contexte post apocalyptique solide .


Le Cachemire dans le conflit indo-pakistanais (1947-2004)
Le Cachemire dans le conflit indo-pakistanais (1947-2004)
par Nathalène Reynolds
Edition : Broché
Prix : EUR 28,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sur le toit du monde ., 31 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Cachemire dans le conflit indo-pakistanais (1947-2004) (Broché)
La question du Cashmire fait partie de ces grandes questions internationales qui peuvent cycliquement provoquer des crises internationales capables faire trembler les chancelleries et qui sont également capables de menacer la sécurité globale de la planète , au travers du conflit larvé de deux puissances nucléaires .

Si on s’intéresse au monde indien , il faut savoir que c’est un aspect assez incontournable la géopolitique régionale de l’Asie du sud-est .

Sinon , d’une façon générale c’est un conflit globalement riche d’enseignements , dont l’analyse est historiquement très formatrice . Formatrice car c’est une question assez complexe et insoluble . Une complexité qui est le reflet de la difficulté structurelle qu’il y a à identifier de véritables gisements de légitimités dans ces dynamiques conflictuelles , alors que s’entrechoquent les traités , les passifs et les actifs des statuts quo militaires , des identités ethniques et religieuses , la nature des régimes aux affaires , la métahistoire et les imaginaires nationaux , des cultures politiques nationales complexes et fluctuantes .
La question du Cashmire est donc une excellente école de géopolitique et d’histoire à mon humble avis .

Le monde indien que nous connaissons aujourd’hui est né dans la douleur , la partition de l’Inde et du Pakistan qui comprenait à l’époque le Bengladesh , s’est faite dans un chaos violent et meurtrier . Des milliers de familles jetées sur les routes , des centaines de milliers de morts artisanalement massacrés , chez eux ou sur les routes . Sans oublier un nombre incalculable de préjudices financiers pour des centaines de milliers de particuliers dont la vie ne fut pas en danger , mais dont la position sociale fut irrémédiablement réduite à néant .

Ce conflit de naissance du monde indien contemporain a laissé des cicatrices profondes qui font que ces deux puissances ( Inde et Pakistan ) , ne parviennent toujours pas aujourd’hui à avoir des relations diplomatiques et économiques saines malgré un niveau de coopération qui frise pourtant le symbolique et qui reflète un état de non guerre plus qu’un état de paix , même de paix froide .

Ce texte examine la question du Cashmire de 1947 à 2004 .
C’est un ouvrage solide , très clair et très objectif , qui aplanit significativement la difficulté qu’il y a à aborder cette question complexe .

Ce pays est une région splendide de très hautes altitudes , un véritable contrefort du massif himalayen . La population du Cashmire historique était majoritairement musulmane tout en sachant que localement les majorités étaient variées et fluctuantes en fonction de variables régionales importantes .

Initialement le Cashmire s’est rattaché à l’Inde en toute légalité . Un referendum devait avoir lieu et il n’a jamais eu lieu , pour cause de trois conflits armés Indo-Pakistanais , un conflit armé a opposé la Chine et l’Inde d’ailleurs et cette guerre est venu créer et ajouter un passif territorial entre ces deux puissances .
Le Cashmire a subit de véritables nettoyages ethniques au bénéfice des musulmans ( c’est un processus qui se poursuit aujourd’hui dans les régions bouddhistes de la région ) , la géographie physique complique aussi la donne car les cols de montagne n’aident pas pour des solutions géographiques , stratégiques et territoriales à ce conflit larvé .
Le monde a déjà changé plusieurs fois depuis que le conflit a commencé . La guerre froide est finie , l’Inde est désormais une puissance émergente . Le Pakistan est de moins en moins stratégique pour les USA qui cajolent de plus en plus l’union indienne .

Comme dans bien d’autres régions musulmanes du monde , l’islam politique s’est progressivement radicalisé . La position des belligérants est relativement figée . Les lignes bougent un peu , quelquefois avec des avancées significatives sur le papier , mais les engagements et les déclarations ne sont souvent pas suivis d’effets . Si bien que ces avancées sont fréquemment anecdotiques et que l’inertie géopolitique est la dynamique de base .

Le Cashmire est un château d’eau , il permet de contrôler la totalité du bassin de l’Indus qui est vital pour le Pakistan principalement , qui en est totalement dépendant du point de vue des ressources en eaux . L’Inde a besoin du Cashmire pour l’eau également , même si c’est dans une moindre mesure . Mais elle en a aussi besoin pour des questions de profondeur stratégique , mais aussi pour des questions de légitimation politique en rapport avec l’idée qu’elle se fait d’elle-même en tant en tant que démocratie non confessionnelle .

La question des relations Indo-Pakistanaise est structurellement bloquée pour des raisons qui relèvent de l’essence nationale , politique et identitaire de ces deux nations qui ne ressentent pas véritablement de nécessité à dépasser le stade de la non guerre , et c’est intéressant de savoir pourquoi ce statut quo semble aux deux états la situation idéale pour leurs relations de voisinage .

C’est une question aussi passionnante que difficile d’accès . Cet ouvrage est le plus clair sur cette question . Il possède de réelles qualités rédactionnelles et son plan chronologique me semble être le meilleur axe de structuration pour une réflexion sur les problématiques historiques et géopolitiques centrées sur le Cashmire .

Les perspectives sont multiples et argumentés , il y a énormément de documents , de débat , dans cet ouvrage et le lecteur motivé peut sans l’ombre d’un doute s’emparer de cette lecture et de cette question de manière autonome . Il y a beaucoup de détails qui apportent également des perceptions intimistes des problématiques . Des détails qui sont très riches et qui au lieu de noyer le poisson , contribuent activement à mettre en évidence les ressors et les causalités des imaginaires nationaux et identitaires qui planent sur ce conflit , qui est au départ dans le sillage de la partition de l’Inde et du Pakistan et comme cet événement de forte amplitude dramatique , il a causé énormément de souffrances matérielles et morales .


La Jeunesse d'Alexandre, tome 1
La Jeunesse d'Alexandre, tome 1
par Roger Peyrefitte
Edition : Relié
Prix : EUR 23,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Roger Peyrefitte distille un parfum de souffre ., 29 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Jeunesse d'Alexandre, tome 1 (Relié)
Mais son arome sulfureux est aujourd’hui aussi faible que celui des champs Phlégréens qui distillent pour leur part de faibles fumerolles à peine perceptibles et à peine visibles , malgré la fabuleuse puissance de leur réserve d’énergie .

Alexandre le grand est un personnage historique incontournable et son épopée a forcément et à juste titre inspirée la littérature et le cinéma .
J’ai mis pas mal de temps à lire cette fresque romancée de la vie du grand conquérant . Non pas à cause de l’arôme de souffre qui nimbait l’œuvre de Roger Peyrefitte , mais parce que je snobais le roman historique en bloc . C’est la découverte de M. Yourcenar qui m’a modérément réconcilié avec ce genre littéraire , que j’aborde toujours avec des pincettes et avec une pince à linge sur le nez , je dois l’avouer .

Sur l’auteur je dirais que je n’oublie pas qu’il était ouvertement antisémite , cependant j’ai toujours trouvé intéressante sa problématique .
Je vois en lui un diplomate , qui a reçu une éducation catholique stricte . Un auteur homosexuel brillant qui possède un style agréable qui pétille de vie et de profondeur .
Peyrefitte a souffert intensément de son identité sexuelle , dans la société rejetante qu’était la douce France de l’époque . Ce contexte était une violence larvée et constante , de chaque instant , tendue contre son être intime . Gageons que cela ne l’a pas aidé à se pacifier et à faire la paix avec ses démons intérieurs . On ne l’excusera pas , on ne le dédouanera pas , mais pourra tout de même tenter de le comprendre .

Ses textes sombrent dans l’oublis , et je trouve cela curieux car si beaucoup sont dépassés comme textes d’actualités , un certains nombres n’ont que le torts d’avoir l’auteur pour auteur , et je trouve cela inadmissible . Et certains sont même d’une brulante actualité , à mon misérable et humble avis .
Par ailleurs si aujourd’hui un auteur à la dimension littéraire accomplie venait nous narrer l’aventure amoureuse de deux ados hétérosexuels , j’entends d’ici les gazouillis de la critique littéraire ...
Mais Peyrefitte lui venait lui nous parler des aventures amoureuses de deux garçons ( je ne parle pas de son « Alexandre « ) , et là , force est de constater , que cela ne gazouille plus du tout , et que même on l’enterre . C’est la deuxième chose inadmissible .

En amphithéâtre , en Sorbonne à un cours de licence portant sur le contexte politique macédonien avant l’avènement d’Alexandre , j’entends l’enseignant énoncer allusivement que Philipe roi de Macédoine se fait assassiner , dans le cadre d’une histoire sordide . Apres approfondissement je découvre que ce qui est sordide c’est le jugement de valeur que porte ce professeur sur la bisexualité licite dans l’univers mental de Grèce classique et hellénistique . Philippe de Macédoine est en effet assassiné par un de ses amants ....

Je jour-là , j’ai appris tout simplement ce qu’était la censure morale et j’ai tout simplement découvert que la recherche historique devait lutter contre ses propres démons : les jugements de valeur et les préjugés . J’ai alors repris les textes que je connaissais et je les ai redécouvert et j’ai découvert aussi plus intimement la posture mentale intime de la Grèce classique . Cela incluait la bisexualité massive de la plus grande partie du monde grec à cette époque , comme la misogynie viscérale de cette civilisation ( qui ne dérange pas grand monde par contre , soulignons-le ) . Et puis j’ai finis aussi par réussir à approcher des bribes d’autres textes qui dorment encore dans des cimetières numériques .

C’est à cet enseignant aux belles œillères ( pour plagier Homère ) que je dois finalement la lecture de cette fresque de la vie d’Alexandre par Roger Peyrefitte et je l’en remercie . Je ne suis pas certains qu’il aimait ce texte dont pourtant la lecture ne lui aurait pas fait de mal , mais il l’a peut-être lu sous la couverture avec une lampe électrique .... .

Ce « roman d’Alexandre « de Peyrefitte est un roman envoutant , interminable , infiniment accessible et c’est un des meilleurs roman historique que j’ai jamais lu . La langue est châtiée . La vie est omniprésente dans ce texte aux dialogues accomplis . Le narrateur affiche un ton empreint de grandeur et de précision qui est intégralement dépourvu de pathos pathétique et qui n’ est pas empreint d’une démarche de racolage .
Au contraire de la mesure et de l’élan . Le lecteur est en marche sur les pas d’Alexandre à l’ombre des oliviers , dans les palais dépaysant , dans les déserts brulants , avec des soldats , dans des bibliothèques et il assiste à la tumultueuse naissance d’un monde nouveau ...

Ce texte est superbement évocateur . Il n’est pas pornographique et c’est donc de la fondation du monde hellénistique , dont il nous entretient avec un verbe qui ne ferait pas honte à la prose française du dix-huitième siècle dont l'auteur était l’admirateur fervent et l’adaptateur motivé en français contemporain .

Il y a peu de vaisseaux de ligne capable de nous faire rêver l’aventure d’Alexandre et qui soit susceptible d’être de cette qualité et de ce confort ..
Et il est censuré , par le monde de l’édition alors que c’est un beau voilier toutes voiles au vent , lancé sur les embruns du temps ..

Alors la France pays des droits de l’homme ? oui certes probablement , mais cela dépend lesquels finalement et finalement ni plus ni moins qu’ailleurs finalement . Sur cette question « je suis comme une truie qui doute « pas vous ? ....
En tout cas elle ne l’est pas pour Roger Peyrefitte .


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