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Commentaires écrits par
Courrier des lecteurs (Paris France)
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Comment j'ai tué le Consul
Comment j'ai tué le Consul
par Anne Chatel-Demenge
Edition : Broché
Prix : EUR 24,30

4.0 étoiles sur 5 En marge de la conquête de l'Algérie, 19 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comment j'ai tué le Consul (Broché)
Un livre très sympathique, sur une famille de la haute bourgeoisie du XIX ème siècle qui a été très liées à l'Algérie, puisque l'un de ses membre a été le fameux consul que frappera l'éventail. Intelligent, lucide et drôle. Ce n'est cependant pas un livre sur l'Algérie, c'est plutôt une saga familiale où, par la force des choses l'Algérie est souvent présente.
Mérite d'être découvert.


L'origine des langues: Sur les traces de la langue mère
L'origine des langues: Sur les traces de la langue mère
par Merritt Ruhlen
Edition : Poche
Prix : EUR 9,70

4.0 étoiles sur 5 Une seule langue mère ?, 15 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'origine des langues: Sur les traces de la langue mère (Poche)
Il est possible que l'humanité ait eu une langue commune, dont quelques traces subsisteraient dans toutes les langues du monde. Très stimulant.


Une enfance dans la guerre
Une enfance dans la guerre
par Collectif
Edition : Broché
Prix : EUR 26,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le prix de la liberté, 21 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une enfance dans la guerre (Broché)
Des enfances sabotées par cette guerre plus ou moins fratricide que fut la guerre d'Algérie, une mémoire toujours vivante de la guerre qui illustre et complète la « grande » histoire, souvenirs atroces gravés dans les jeunes mémoires d'enfants «confrontés à une violence dont ils ne comprenaient pas la cause »(Monique Canto Sperber) . Souvenirs d'enfants des deux bords et pour tous, la présence de la terreur et de la mort « Les morts saignent encore sur les trottoirs, les tueurs dans les rues, au grand jour, les tueurs distribuent des tracts, les maisons sont ouvertes à tous vents, les vitrines brisées, les magasins abandonnés, la saleté partout, ça ne peut pas durer, ça attend la fin, pour l'instant, le temps se retient, les enfants voient ce qu'ils ne devraient pas voir. » dit Jean-Jacques Gonzales, « Sur le chemin de l'école, une odeur putride a remplacé celle des roses. » ajoute Jacqueline Brenot. Pour Jacqueline Canto Sperber, c'est « la carriole de légume renversée et le corps d'une femme, une vieille femme arabe, sur le trottoir, dans une flaque de sang » »Tout cela dessinait un monde d'horreur et de haine auquel l'enfant ne comprenait rien »(Jean-Pierre Castellani), « j'ai du mal à oublier les cadavres que j'ai vus, »(Mehdi Chareb). Sans parler des morts de l'épuration d'après l'indépendance, qu'évoque Mohamed Kacimi. Presque tous ces enfants ont perdu un parent, même ceux qui ne le racontent pas tant le souvenir leur est encore douloureux, certains les ont même vus morts, pendus ou suppliciés. La liberté n'a pas de prix, mais, dans le cœur de chacun de ces enfants, le tribut payé à la liberté reste gravé à jamais. C'est cela que restitue ce livre grave, dérangeant, presque insoutenable. A lire absolument, car ce travail original n'a jamais été fait, qui unit, dans l'ordre alphabétique, les souvenirs d'enfants algériens et d'enfants européens, dans un souffrance partagée. Un recueil que les jeunes élèves et étudiants, tant français qu'algériens devraient lire, pour comprendre l'apprentissage douloureux que furent ces « années de braise » pou toute une génération d'enfants de l'Algérie».


Le Papillon Ensable. Roman
Le Papillon Ensable. Roman
par Maia Alonso
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Onirique et bouleversant, 14 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Papillon Ensable. Roman (Broché)
Dans le style éblouissant qui est le sien, Maia Alonzo nous conte une histoire rêvée. A Hossegor, une jeune rapatriée d’Algérie, adolescente que son passé a fragilisée, s’enfonce dans la mer et disparaît dans le soleil couchant, sous les yeux de sa sœur. Les siens la chercheront longtemps, sa sœur et un mari épris mais incapable de toucher cette femme enfant.
Par un mystérieux périple, le temps s’abolit et, échouée sur une plage, la jeune Maïsée se retrouve dans un passé/présent onirique, entourée de ses amis d’enfance, dans une Algérie bucolique et pastorale, multiculturelle et heureuse, une Algérie qui aurait pu être et n’a jamais été, jusqu’à la catastrophe qui détruira cette bulle. Sous la protection de la divinité païenne de la montagne, Maïsée refera le chemin initiatique qui lui permet de retourner à son présent.
Ce livre peut aussi être lu comme un roman d’amour, mais j’y vois surtout la passion brûlante de l’auteure pour sa terre, non le pays perdu, mais celui dont elle a rêvé, ce « peuple en formation » dont elle parle si souvent. Et cette passion est si généreuse, si authentique que, même pour ceux qui ne la partageraient pas, cette étrange fable en devient un livre bouleversant.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 16, 2016 6:00 PM MEST


Les putes voilées n'iront jamais au paradis : roman (Littérature Française)
Les putes voilées n'iront jamais au paradis : roman (Littérature Française)
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Qualités littéraires, 6 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
En tant que femmes, cette dénonciation des violences faites aux femmes (et pas seulement aux prostituées, mais naître femme, dans ce monde là, n'est-ce pas naître prostituée ?) ne peut que nous bouleverser.
Mais il y a autre chose dans ce livre : une écriture percutante et incisive, l'emploi systématique du mot cru, la construction romanesque qui entrelace l'histoire de deux figures centrales et celle des prostituées assassinées, celles-ci ayant seules le droit à la parole. La revendication sans concession d'une sexualité féminine, laquelle se fait avec une légère teinte d'érotisme qui seule, vient atténuer la violence de l'oeuvre - toutes ces qualités font qu'on est aussi en présence d'une création littéraire et justifient amplement l'engouement du public.


LA VIERGE NOIRE
LA VIERGE NOIRE
par CARILLO VIRGINIE
Edition : Poche
Prix : EUR 3,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Romancero Gitano, 11 mars 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : LA VIERGE NOIRE (Poche)
« Ils ont été cinq cent mille gitans en Europe à mourir à Dachau, à Auschwitz, Birkenau, Buchenwald… dans les camps de la mort »
Mamita, la grand mère de la narratrice, petite fille de six ans dont les parents on été exterminés, survit, traverse tant bien que mal l’Europe pour se réfugier près d’un oncle en Camarge. Toute une simple vie de courage, de dignité, d’amour. Toute la force, le courage, l’indépendance et la passion du peuple gitan, le « peuple du vent ». Le texte est présenté comme pièce de théâtre, ce qu’il n’est pas vraiment : c’est un grand poème lyrique, violent, généreux, visiblement construit pour la représentation orale (l’auteure est comédienne) à une ou plusieurs voix, souligné de musique…
Un très beau texte, à lire ou à voir représenté, pour tous ceux qui éprouvent quelque amitié pour ce peuple libre.
(noter aussi la magnifique couverture de nuit et de flammes)


Le noeud de l'intrigue
Le noeud de l'intrigue
par Daniel Fattore
Edition : Broché
Prix : EUR 16,88

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Lorsque chante l'Arvine, 9 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le noeud de l'intrigue (Broché)
Scènes vues ou imaginées, avec un regard malicieux qui rappelle un peu celui d’Umberto Eco dans « Comment voyager avec un saumon » mais ici, il s’agit de brèves – je dirais volontiers de brèves de comptoir, tant les vignes du seigneur tiennent de place dans ce recueil, du potache éméché de la première nouvelle au poivrot héroïque qui sauve la recette du téléphone public, en passant par celui qui conserve ses préservatifs dans de la chartreuse, sans oublier les poétiques pleurs de l’Arvine. Tout un petit monde marginal, décalé, extra terrestre parfois, croqué dans des récits très courts, mais où le temps est parfois dilaté, comme dans « Je tire », où quelques secondes s’étirent sur plusieurs pages. J’aime beaucoup les nouvelles et récits brefs, parfaits pour les entre-deux, transports en commun, salles d’attente, temps perdus heureusement meublés par ces friandises souvent longues en bouche. Et je n’ai pas été déçue par ceux-ci. Le style est efficace, élégant, pince-sans-rire. Les chutes sont le plus souvent esquissées, laissées à l’imaginaire, dans le grand style de la nouvelle. On connaissait le talent de critique littéraire de Daniel Fattore, on peut découvrir ici avec plaisir une autre facette de son art.


Les Corps de verre: Mélancolie noire
Les Corps de verre: Mélancolie noire
Prix : EUR 14,99

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un polar qui ne ressemble aucun autre, 30 décembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Corps de verre: Mélancolie noire (Format Kindle)
Première découverte d'une oeuvre d'Erik Axel Sund, ce duo de psychologues : je suis tombé sur un livre magistral, dérangeant, d'une violence incroyable, transgressant toutes les lois du genre de façon éblouissante acec son inspecteur principal plus ou moins homosexuel, sa psychologue plus ou moins asexuelle et cette immersion dans la misère et la souffrance sans nom des adolescents suicidaires et paumés. Narration décousue, par brefs chapitres déroutants, construction pointilliste, avec des personnages qu'on a peine à différencier (car, au final, ils seront indifférenciables), une culpabilité diffuse, des remontées du passé comme des nausées, sans qu'on sache qui exactement les éprouve, des monologues intérieurs non attribués.Un dénouement peu en rapport avec les conventions du genre. Une ambiance très glauque, insolite et très prenante, bien éloignée de l'image que l'on se fait ordinairement de la Suède : un roman difficile, passionnant et de grande qualité.


Va et poste une sentinelle: roman traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty
Va et poste une sentinelle: roman traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty
par Harper Lee
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Les verts paradis perdus, 23 décembre 2015
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Dans ses deux premiers tiers, le livre est, pour moi, à la hauteur de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur". Scout la rebelle, devenue vingt ans après une brillante jeune new-yorkaise, revient dans son petit village d'Alabama. La thématique m'a touchée personnellement : le paradis d'enfance retrouvé et revécu par l'adulte, la remise en question et la mélancolie qui en découlent, la tension qui s'instaure peu à peu quand cette jeune femme libérale découvre le ségrégationnisme profond de ceux qu'elle aime. A cela s'ajoute un certain nombre de scènes d'enfance ou de jeunesse que les lieux rappellent à Scout devenue Jean Louise, scènes savoureuses même si elles n'atteignent pas le délire de l'inégalable scène de Scout déguisée en jambon dans "Ne tirez pas...". Quant Atticus, le juge intègre, le père adoré, tombe de son piédestal et quand Scout refuse la demande en mariage de son ami d'enfance, on s'attend à une conclusion en force, un épanouissement final de l'héroïne, et là, malheureusement, tout bascule et devient, pour moi, incompréhensible. On se dirige, à coup de gifles et de discussions spécieuses sur le fédéralisme opposé à l'Etat, sur le dixième amendement et sur l'âme profonde du sud vers une "moralité" pour moi inacceptable : "voilà, ma fille, tu es devenue adulte, tu as compris que rien n'est parfait alors tu acceptes les tiens comme ils sont et restes vivre en Alabama". Pauvre Scout l'indomptable!
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 5, 2016 10:25 AM MEST


La fête des fous
La fête des fous
par Paul Zumthor
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre méconnu, 17 octobre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La fête des fous (Relié)
Dans ce roman magistral, le grand médiéviste que fut Paul Zumthor se place à la fin du Moyen Age, aux débuts des temps modernes, qui commenceront dans les dernières années du XVème siècle, avec le départ de Christophe Colomb à la découverte de l'Amérique, à l'un des moments où, dit-il, le temps bascule dans l'espace.
Dans une grande fresque à la fois picaresque et intimiste, ce roman met en scène quelques personnages emblématiques (le soldat, le marin, le marchand, le clerc), « ces chevaliers sans monture à qui il ne reste que la mer » qui viendront, bien avant son départ, se placer dans le sillage du Maître, Christophe Colomb, enfants perdus du Moyen Age finissant que seule l'ouverture à d'autres espaces pourra rendre à un destin. Convergences de frustrations, truculence, beuveries de marins, du désir brutal des ribaudes et de jeunes garçons et d'amours élémentaires, menteresses ou interdites, de morts, de misères tout un monde de patriarcat, de misogynie, de violence et de pauvreté ou déception de la quête de l'absolu, vertige final aussitôt perdu que pressenti. Le livre est difficile car la trame narrative ne se dévoile que peu à peu, et fort peu addictive au demeurant : visions parcellaires, diffractées, kaléidoscopiques, monologues intérieurs noyés dans la brume des consciences. Le style est difficile, somptueux, mais difficile, brèves descriptions éblouissantes et aphorismes mystérieux , « phrases tracées pour cacher ce qu'en moi j'ignore ».
L'idée remarquable, qui émerge lentement, à la fin du livre est le rapport entre cet embarquement et l'expulsion des juifs du royaume d'Espagne. Le 30 avril 1492 - l'auteur cite là une chronique de l'époque - le roi, ayant depuis peu soumis Grenade et chassé les Maures, prit deux ordonnances. « L'une, par bénignité, accordait un délai de trois mois à tous les juifs de son royaume pour quitter à jamais cette terre sacrée. Par l'autre, il instituait don Cristobal Colòn son mandataire sur la Mer Océane et son amiral 'dans toutes les îles et tous les continents qui, par son industrie, pourraient être découverts ou conquis aux rivages de ladite mer' ». La coïncidence des deux événements ouvre des perspectives infinies qui donnent à cette œuvre une résonance universelle.


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