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Commentaires écrits par
Courrier des lecteurs (Paris France)
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Abbe Gregoire and the French Revolution - The Making of Modern Universalism
Abbe Gregoire and the French Revolution - The Making of Modern Universalism
par Alyssa Sepinwall
Edition : Relié
Prix : EUR 67,77

5.0 étoiles sur 5 L'abbé Grégoire, 22 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Rapports de Henri Grégoire avec les Lumières, rapports d'Henri Grégoire avec la révolution. Une somme érudite de très grande qualité qui remet en perspective avec infiniment d'intelligence les images d'Epinal qu'on peut avoir de ce grand défenseur des juifs, des noirs, de la langue française et... des monuments historiques.


L'Enfant fou de l'arbre creux
L'Enfant fou de l'arbre creux
par Boualem Sansal
Edition : Poche
Prix : EUR 6,80

3.0 étoiles sur 5 L'arbre creux, 19 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant fou de l'arbre creux (Poche)
Une écriture superbe, mais, à mon humble avis, pas complètement maîtrisée, lorsque l'on compare aux grand livres suivants. Très lyrique, très violent sur les faiblesses et erreurs de l'Algérie moderne. Mais un livre "faible" de Sansal est déjà un excellent livre !


L'homme de Kaboul
L'homme de Kaboul
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Remarquable, 10 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme de Kaboul (Format Kindle)
Ce classique roman d'espionnage est le meilleur livre qu'il m'ait été donné de lire sur l'Afghanistan. Pourquoi ? Parce qu'il est brossé, au prétexte de l'enquête sur une sombre affaire de corruption internationale menée par le grand flic Oussama (sic !) Kandar, une fresque magistrale qui parcourt l'histoire (période russe, révolte de Massoud, gouvernement de Karzaï et occupation occidentale), la géographie, vallées fertiles ou régions montagneuses presque inaccessibles, les ethnies Pachtouns et Tadjiks, mais aussi Turkmènes, Hazaras, Baloutches, Nouristanis, avec leurs types de caractères et leurs codes… Une fresque sociale enfin, qui va des hommes de pouvoir les plus corrompus et des commerçants véreux aux plus misérables villageois, ceux qui n'ont souvent qu'un œuf et du yaourt rance pour tout repas, des pauvres filles qu'on brûle pour un rien aux militantes féministes, comme la femme d'Oussama, des laïcs pieux, comme notre honnête flic, aux mollah éclairés comme son allié le mollah Bakir, en passant par les plus ignares des talibans.
Ce pays que nous ne connaissons que par quelques images de villes poussiéreuses et de vallées desséchées, prend vie, avec d'autres nuances. L'ignorance, la corruption, le fanatisme, la violence, le non-droit règnent en maîtres – et certaines scènes d'attentats, de tortures ou de viols collectifs sont insoutenables, mais l'on découvre peu à peu autre chose : sens de l'honneur et de l'hospitalité, humble piété, affection conjugale et – du moins chez certains Kaboulis, une volonté profonde de faire progresser leur pays, quels que soient les risques encourus.
L'intrigue policière, menée sur place et en Suisse, est assez plausible et surtout bien construite, l'intérêt reste soutenu jusqu'au dénouement en demi-teinte, le style est élégant. On quitte le récit avec l'impression d'avoir beaucoup appris sur ce pays qui semble avoir toutes les peines du monde à se sortir d'une situation inextricable. On quitte aussi ce récit à regret, après avoir passé d'excellents moments


Contes libertins du Maghreb
Contes libertins du Maghreb
par Nora Aceval
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les conteuses du Djebel Amour, 3 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contes libertins du Maghreb (Broché)
Très proches des fabliaux du Moyen Age et des contes licencieux (Décameron, Heptaméron, Canterbury) de la Renaissance, ces contes s'en différencient par deux caractères.
Tout d'abord, ce sont des contes oraux que l'auteure a recueilli près des siens les nomades du djebel Amour, en Algérie de l'ouest, alors que tous les contes précités appartiennent déjà à la littérature écrite.
Ensuite ce sont des contes de femmes (on me dira que l'Heptaméron aussi, mais..), inventés et racontés par elles le soir à la veillée.
Histoires lestes et malicieuses où les maris, les tuteurs et les frères n'ont pas le beau rôle, histoires où l'on entend presque perler le rire des conteuses. Pour ces deux raisons, ces contes méritent l'intérêt des spécialistes.
Mais il faut les lire simplement pour le plaisir de ces histoires drôles et moqueuses et pour toutes les couleurs, toutes les senteurs, toutes les émotions qu'elles apportent de leur terre d'origine.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 12, 2014 7:01 PM CET


Fille du destin
Fille du destin
par Isabel Allende
Edition : Poche
Prix : EUR 6,60

4.0 étoiles sur 5 La Californie des chercheurs d'or, 1 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fille du destin (Poche)
Très différent du fantastique de "La maison aux esprits", c'est une fresque historique magistrale sur la Californie primitive des chercheurs d'or. On se souviendra longtemps du martyre des petites chinoises importées par bateaux entiers pour fournir les bordels de San Francisco et y crever. A côté de leurs souffrances anonymes, la triste vie des Japonaises de "Certaines n'avaient jamais vu la mer" (à lire aussi) semble paradisiaque !


Oran, 5 juillet 1962: Un massacre oublié
Oran, 5 juillet 1962: Un massacre oublié
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Enterrement pour un massacre, 28 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oran, 5 juillet 1962: Un massacre oublié (Format Kindle)
Le livre m'a semblé assez objectif, sur un sujet difficile et controversé sur lequel s'est longtemps fait le silence et pour lequel les archives commencent à peine à s'ouvrir, un sujet chargé de tant de souffrances et de haine que l'objectivité totale me semble impossible, même 50 ans après. « Silence d'état » comme dit l'historien Jean-Jacques Jordi (il aurait aussi bien pu mettre « états» au pluriel), « Tragédie dissimulée » selon Jean Monneret, historien lui aussi. Les faits : le 5 juillet 1962, alors qu'Oran fête l'indépendance de l'Algérie, des coups de feu éclatent - on ne saura jamais ni d'où, ni tiré par qui - et il s'en suit une immense chasse à l'Européen, mais pas seulement, les « arabes renégats » sont aussi visés. Enlèvements, tortures, meurtres, poursuites dans les rues et jusque dans les appartements, fosses communes dans le quartier du « petit lac ». Pour donner un exemple de la difficulté du sujet, le nombre estimé de morts va de 20... à 5000, le chiffre moyen proposé par les historiens tourne autour d'un peu moins de 700, ce qui est déjà beaucoup.
Guillaume Zeller, petit fils d'un général putchiste de ces années-là, et qui ne cache pas ses sympathies d'enfant pour « l'Algérie française » s'est livré à un travail que j'ai trouvé honnête, en quatre partie : ce qu'était Oran, la ville la plus européenne d'Algérie, la montée en puissance de l'OAS et la violence qui s'ensuit, la journée du 5 et, en dernière partie, la recherche des responsabilités. Un bon travail journalistique, avec confrontations de sources (livres, mémoires, documents officiels, entretiens). Plus encore que par l'horreur de ce que fut cette dernière année de violence, on est atterré par l'inertie (pour ne pas dire plus) du gouvernement français, qui a tranquillement laissé faire et par l'hypocrisie des responsables algériens, qui ont, à tout le moins accepté cette montée de violence, sinon plus. Toutes les hypothèses sont évoquées, je n'ai trouvé dans cet ouvrage aucune mauvaise foi, même si l'auteur ne peut s'empêcher de privilégier certaines hypothèses.
Ce drame s'est déclenché dans l'entre-deux d'une passation de pouvoir, bonne raison pour n'en pas parler. Ainsi, la somme d'Yves Courrière sur la guerre d'Algérie s'arrête deux jours avant, alors qu'on aurait aimé avoir les réactions à chaud de cet auteur. Des analyses sérieuses ont été faites dernièrement par Jordi et Monneret, mais cet essai, qui ressemble davantage à un récit de journaliste, est plus agréable de lecture (sur un sujet pareil !!!), dans un style coulant, facile et sans pathos.


Du latin aux langues romanes
Du latin aux langues romanes
par Michel Banniard
Edition : Poche
Prix : EUR 9,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Aux origines du français, 16 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Du latin aux langues romanes (Poche)
Non, je m'inscris en faux par rapport au commentaire précédent (une étoile). Si l"Introduction à l'histoire de la langue française" est d'un abord facile, "Du latin aux langues romanes" est un livre érudit et néanmoins assez abordable, de grande qualité, qui ne mérite pas une note infamante. Résultat d'une sérieuse recherche sur le latin tardif, c'est surtout un excellent outil de travail, accessible pour les jeunes chercheurs (de préférence latinistes). D'ailleurs," l'Introduction..." s'en inspire beaucoup.


Bird box : N'ouvrez jamais les yeux (Littérature Etrangère)
Bird box : N'ouvrez jamais les yeux (Littérature Etrangère)
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une réussite, 16 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bird box : N'ouvrez jamais les yeux (Littérature Etrangère) (Format Kindle)
L'invasion de quelque chose de mystérieux, "les créatures", entraîne l'extinction de l'espèce humaine (entre autres) : leur simple vue entraine la folie, une folie meurtrière qui mène les gens à répandre la mort, de préférence par dévoration, et à se suicider ensuite. On imagine facilement la surenchère dans l'horreur et la production d'hémoglobine, que n'aurait pu s'empêcher de faire un Stephen King, par exemple. Or c'est exactement l'inverse qui nous est proposé : pour échapper à la mort, il faut renoncer à la vue, se déplacer avec un casque et un bandeau sur les yeux. De ce fait, l'horreur reste discrète, toute intériorisée, donnée à ressentir à travers des sensations aveugles. La construction romanesque est elle aussi intéressante, au présent angoissant d'une fuite à tâtons sur la rivière se mêlent de nombreuses rétrospections qui font peu à peu pénétrer dans cet univers restreint. Les personnages sont souvent attachants, leurs relations surtout construisent l'histoire : une mère qui apprend à ses deux bébés à percevoir le monde autrement, juste par l'ouïe. L'angoisse monte, la scène de l'accouchement est un morceau d'anthologie, toujours dans l'évocation discrète, le non-vu, le non dit. Les créatures elles-mêmes... je vous laisse découvrir.
Au total, une réussite. Bien que n'étant pas fanatique du genre (thriller dit "post-apocalyptique" ?) j'ai été frappée par la qualité de ce livre, premier roman du parolier d'un groupe rock.


La maladie et la Foi au Moyen Age : D'après les
La maladie et la Foi au Moyen Age : D'après les
par Lydia Bonnaventure
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La grande misère des hommes devant la mort, 12 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La maladie et la Foi au Moyen Age : D'après les (Broché)
Il se trouve que j'ai lu en même temps « La Maladie et la Foi au Moyen Age», de Lydia Bonnaventure et «La légende de la mort » (en Bretagne) d'Antoine le Braz et j'ai été frappée par les similitudes entre les deux ouvrages : même misère impuissante devant la maladie et la mort, même ignorance, même foi, seule l'intervention de forces surnaturelles pouvant sauver le malade. C'est peut-être l'évocation de ce monde de condamnés qui m'a le plus émue. Monde que l'on retrouve dans « La princesse de Clèves » où tout le monde meurt en pleine jeunesse, plus près de nous, dans « Les Thibault » de Roger Martin du Gard où Antoine Thibault est démuni devant ses malades à l'agonie, toute une souffrance qui modelait les hommes d'une façon dont l'Occident européen du XXI° siècle n'a plus idée.
C'est que « La maladie et la Foi » se situe au Moyen Age, au début du XIIIème siècle et dans une perspective hagiographique, celle des « Miracles de Notre Dame » du poète Gautier de Coinci, un moine qui finira sa vie comme Grand Prieur de Saint-Médard de Soissons. Or les « Miracles » font une très large part à la maladie, les guérisons spontanées étant toujours considérées comme miraculeuses. La maladie atteint toutes les classes sociales, tous les âges, les deux sexes, croyants et « impies » (le Moyen Age ne brillant pas par sa tolérance, les juifs ne seront pas guéris) et pour lutter contre elle, il n'y a qu'une seule arme, celle d'une foi sans faille, d'une confiance absolue dans la Vierge Marie, gage d'une guérison spectaculaire.
Au total, un livre passionnant, issu d'une recherche universitaire, érudit, mais présenté avec tant de simplicité et de clarté qu'il peut s'adresser à un très large public intéressé par les religions, l'histoire de la maladie, le Moyen Age ou même par la découverte d'un grand poète, dont les nombreuses citations en ancien français, suivies traductions, montrent bien le talent d'écriture, par ses croquis qui font penser à Jérôme Bosch ou à Jacques Callot.


La Petite Copiste de Diderot
La Petite Copiste de Diderot
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Charmant, 12 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Petite Copiste de Diderot (Format Kindle)
Un charmant petit livre historique, dans la veine de ceux de Tracy Chevallier. L'héroïne est une petite paysanne de Langres, engagée par Diderot comme copiste, alors qu'il se bat pour la publication des derniers volumes de l'Encyclopédie (interdite par le pouvoir). Reflet des combats pour les Lumières, avec quelques portraits rapides d'intellectuel(le)s de l'époque. Sur ce personnage attachant, éblouissant qu'était Diderot, c'est simple, léger, facile et instructif. Jolie lecture qui doit inciter à lire ou relire ce très grand (et très divertissant) roman qu'est "Jacques le Fataliste".


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