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Coin-coin le trekkie "Lol_O" (France)

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Répulsion
Répulsion
DVD ~ Catherine Deneuve
Proposé par MA SEANCE DVD
Prix : EUR 5,90

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Polanski - Deneuve, 12 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Répulsion (DVD)
Onze années avant son "Locataire" d'anthologie, Roman Polanski réalise d'après un scénario de Gérard Brach et de lui-même ce qui semble être une ébauche de son futur classique. "Répulsion" expose au yeux de tous la lente descente aux enfers d'une jolie jeune femme Carole Ledoux, bien sous tous rapports, esthéticienne, et qui vit dans un petit appartement de Londres avec sa sœur Hélène dont le fiancé s'amuse à titiller l'esprit tourmenté de notre jeune héroïne.

Après chaque journée de travail, Carole frôle les murs, le visage fixé vers le sol, comme coupée du monde et voulant s'assurer qu'aucun regard d'homme n'est plongé vers elle. Et peut-être surtout pas celui de ce jeune homme qui sans cesse la relance pour avoir un rendez-vous avec elle. Un monde dans lequel elle ne semble pas avoir sa place, dans lequel elle ne se reconnait pas. Sa fragilité la rends vulnérable aux regards des hommes qui la convoitent et surtout de ceux qui la fantasment.Son univers, le seul dans lequel elle se reconnaît, c'est ce petit appartement dans lequel sa sœur joue aussi le rôle de mère. On comprends très vite que Carole à un problème.... délicat.... avec les hommes.En fait, elle ne supporte absolument pas leur contact.La seule présence du fiancé de sa sœur dans l' appartement suffit d'ailleurs à la rendre malade.
Malgré tout, on se persuade devant cette triste réalité que Carole semble s'être construit une existence fragile mais qui tient encore bon face à cette phobie des hommes.

Malheureusement pour elle, ce train-train quotidien va très vite être chamboulé par le départ de sa sœur en vacances et seule, enfermée dans l'appartement, elle va développer à un degré inimaginable ses obsessions refoulées et un univers fantasmatique, hallucinatoire et morbide. Seule donc, elle cessera de se rendre à son travail, elle s'enfermera à double tour dans son appartement,et devra faire face au jeune homme qui la relancera jusque chez elle, à un propriétaire libidineux qui insistera pour avoir ses faveurs quitte à mettre le loyer de coté et surtout à ses tourments intérieurs qui ne cesseront plus jamais de la hanter jusqu'au final dramatique. Le point de non retour.

Film sur la phobie des grands espaces mais surtout sur la peur de l'autre, et du mâle en particulier,"Répulsion" décortique de façon magistrale le long cheminement qui mène à la folie, ici, en l'occurrence, la schizophrénie, à travers le portrait d'une jolie jeune femme qui pourrait être n'importe laquelle de toutes celles que nous sommes amenés à croiser chaque jour. Polanski filme avec lenteur la dérive de Carole vers l'obsession dans de grandes scènes aussi hallucinantes pour Carole que pour les spectateurs.Certains détails entrent directement en corrélation avec la dégradation psychologique de la jeune femme tel ce lapin reposant dans un grand plateau et pourrissant à mesure que Carole s'enfonce dans la schizophrénie. Dès le départ, le film avec son générique reposant sur l'unique plan d'un oeil filmé de très près, celui de Carole, pose les jalons de ce qui deviendra une étude presque clinique d'un effondrement psychologique total.Filmé en noir et blanc, ce désir de ne pas employer de couleurs renforce l'aspect réaliste du film. Polanski touche au but en mettant assez vite mal à l'aise (même si le film a tendance à prendre son temps pour démarrer) tant les qualités de la mise en scène sont indéniables.Bien sur, le film ne serait rien sans le jeu très convainquant des différents protagonistes, et notamment celui de Catherine Deneuve réellement épatante dans son rôle.

On retrouvera beaucoup de l'esprit de "Répulsion" dans "Le Locataire" et même dans "Rosemary's Baby" qui fait la jonction entre les deux mais dans un registre beaucoup plus fantastique.....


Anti
Anti

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 WAP54CD, 4 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anti (CD)
Lorsque sort "Anti-ep" en 1994, Sean Booth et Rob Brown ont une idée en tête. Faire connaître leur désaccord concernant la ridicule loi "Criminal Justice and Public Order Act 1994" interdisant purement et simplement les raves. Et pourquoi ça? Simplement parce que l'on y écoute une musique binaire et répétitive. Il n'y a vraiment que les politiques pour inventer une telle infamie et c'est pourquoi le duo Autechre se devait de réagir. A l'écoute de "Lost" et "Djarum", deux des trois titres que propose cet ep, on comprend assez vite l'aspect provocateur et essentiel de "Anti-ep". D'autant plus que lorsque l'on connait bien le groupe on sait combien, à travers la déstructuration dont font l'objet la plupart de ses œuvres, ils ne se fait que très rarement le chantre d'une musique répétitive. Tout du moins au niveau de la structure rythmique (il faut avouer que la musique de Brown et Booth s'écoute plus aisément assis dans un fauteuil qu'en boite).

Car effectivement, avec "Lost" et "Djarum", ils prennent le contrepied de cette loi qui n'a ni queue ni tête en proposant justement une musique répétitive. Ce qui est surtout flagrant avec le premier morceau qui durant neuf longues minutes va proposer en boucle, une même nappe et un même beat sans jamais se dévier de sa route.

"Anti-ep" est donc auréolé d'une aura toute particulière qui en fait un objet véritablement à part dans l'immensité que représente la musique électronique en général et dans la discographie du groupe en particulier.

J'oserai presque dire qu'il faudrait même l'étudier en cours de musique.

"Anti-ep" est donc juste IN-DIS-PEN-SA-BLE !


Window
Window
Prix : EUR 1,78

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 WAP315D, 2 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Window (Téléchargement MP3)
Un ep digital dont tout fan du groupe et, spécialement de son dernier album, ne pourra évidemment pas se passer. Pourquoi? Parce que l'on y retrouve le premier single issu de l'excellent "Church With No Magic" ainsi que la perle "Felicity's Blue Dress" dont les qualités n'ont rien à envier aux dix titres qui émaillent le long format.
Étonnant d'ailleurs qu'il n'ai pas été inclus. Moi qui pensais que les faces B étaient réservées aux rebuts, aux titres les moins intéressants, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un morceau en tout point remarquable...

A télécharger d'urgence donc...


Church With No Magic
Church With No Magic
Prix : EUR 17,24

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 WARPCD198, 1 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Church With No Magic (CD)
Pour échapper à la justice (It's a joke, ah, ah, ah !!!), l'excellent trio Pivot s'est débarrassé de ses voyelles et a ajouté des vocaux, transformant ainsi une musique instrumentale en electro-pop-rock.

"Community" fleure bon l'electro post-Vangelis des seventies avec sa boucle répétitive sur laquelle vient se poser en prémices au voyage proposé par ce "Church With No Magic" la voix languissante et presque cérémoniale de Rick Pike.
Quelques note analogiques et légères ouvrent ensuite un "Light Up Bright Fires" qui révèle en réalité un produit electro-rock assez brut dans sa forme. La rythmique est percutante, les synthés vrombissent, les chœurs électroniques enrobent et la voix de Pike hypnotise.
"Church With No Magic", le titre éponyme démarre sur un beat répétitif et tribal et sur la voix d'un Pike traitée sous perfusion d'échos et de reverb avant que ne vienne nous submerger une pluie métallique qui ajoute à l'ensemble sa part d'émotion. PVT a toujours ce don pour la mélodie. Ce qui n'est pas évident vu l'emploi de sonorités souvent dures et implacables, ce qui est le cas sur ce "Church..." qui évolue jusqu'à la trance.
"Crimson Swan" commence assez mollement. Le titre apparaît d'abord comme le morceau le plus faible de l'album. Ce qui se trouve être en réalité un leurre puisque son évolution, lente il est vrai, révèle une seconde moitié tout à fait réjouissante qui s'approprie un instant le son analogique des Boards Of Canada dans une version peut-être encore plus dépressive. Et que dire alors quand surviennent les chœurs synthétiques ? Peut-être qu'ils n'interviennent que trop tard et de manière trop succincte.
"Window" est le titre qui semble en avoir fait baver plus d'un avant la sortie de l'album si l'on parcourt une bonne partie des articles consacrés à la sortie de "Church With No Magic". Gros travail sur la voix de Pike, rythmique intéressante et mélodie prenante. J'oserai presque aller à contre-courant en affirmant que "Window" est le titre qui m'a le moins convaincu malgré ses évidentes qualités.
"The Quick Mile" a lui aussi tourné un bon moment sur le net (grâce au site officiel du label WARP qui héberge le trio). Si le titre se révèle plaisant à écouter, il dénote une petite baisse de tension pile au milieu de l'album. La passion s'effiloche quelque peu avant l'héroïque et théâtrale seconde moitié du titre.
"Waves And Radiation" plane au dessus de nos têtes. S'agit-il d'une reconversion pour le groupe? Eno (signé désormais sur Warp, oui, oui, oui !!!) semble auréoler de sa présence ce titre ambient qui apaise nos oreilles après l'assemblage de morceaux presque bruitistes dont nous venons d'être les victimes volontaires. Parait que l'ami Brian aurait bien participé à la conception de l'album.
"Circle Of Friends" démontre une vraie richesse dans son agencement. La voix de Pike porte sur ses épaules la cohérence d'un jeu de construction tout à fait remarquable. les boucles et les "vrais" instruments créent ainsi une véritable logique dans leur évolution.
Sur "Timeless", c'est tout d'abord la voix de Pike qui marque les esprits. Toujours aussi merveilleusement travaillée (comme sur le reste de l'album d'ailleurs), elle accompagne un titre relativement classique qui n'apporte finalement rien d'essentiel à l'ensemble si ce n'est une capacité à créer une ambiance toute particulière.
"Only the Wind Can Hear You" clot un album aussi bien hétéroclite qu'homogène. Il fait soudainement froid. L'été se termine sous un déluge planant de vagues analogiques angoissantes. Une merveille !!!

"Church With No Magic" est bien le petit chef-d'oeuvre auquel nous étions en droit d'espérer après le très bon "O Soundtrack My Heart". PVT, ne s'est pas simplement débarrassé de ses voyelles. Il s'est également totalement libéré pour donner le meilleur de lui. Soit un album capable de donner dans la grandiloquence tout en étant capables de se débarrasser du fardeau péjoratif d'une telle étiquette. INDISPENSABLE donc !!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 3, 2010 2:26 PM MEST


The Expendables : Unité spéciale
The Expendables : Unité spéciale
DVD ~ Sylvester Stallone
Prix : EUR 9,83

16 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un nanar !!!, 22 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Expendables : Unité spéciale (DVD)
Stallone derrière et devant la caméra. Rourke et Willis en guests. Le problème est que l'affiche nous trompe honteusement. Pourtant, ce dernier étant en retrait sur l'affiche, cela aurait du nous mettre la puce à l'oreille. Car oui, Monsieur Bruce Willis n'est qu'un effet de pub. Il ne doit pas apparaitre plus de quatre ou cinq minutes sur un long métrage qui en compte cent cinq et de surcroit, en costard. Donc inutile d'attendre de le voir suer du biceps, vous serez déçus.

Le scénario (que je ne livrerai pas ici, pour une fois) est basique. "The expendables" est un pur film d'action où les gros bras le disputent aux cascades. Concernant ces dernières, ainsi que les différentes chorégraphies, elles sont filmées de façon anarchique à tel point que l'on se prend à chercher au générique de fin, le nom de Stevie Wonder planqué derrière la caméra. Tout est confus et mal orchestré. Les combats perdent ainsi en intensité et gâchent ce qui fait l'essence de ce film.

Quand aux dialogues, dès les premiers instants, on comprends qu'ils vont se révéler pitoyables. Stallone a semble-t-il fait l'impasse sur un scénariste pour écrire lui-même les dialogues insipides qui jalonnent le film du début à la fin.

La musique, censée marquer les points fort du métrage, devient vite envahissante ponctuant même des passages qui auraient demandé un peu moins de grandiloquence.

Les acteurs jouent leur rôle parfaitement. Il faut dire qu'il passent le plus clair de leur temps à tirer dans le tas sans vraiment réfléchir. De quoi se demander si quelques civils ne seraient pas passés à la trappe.

Bref, "The expandables" est un vrai nanar. Sauf que si avec son "Grind House: Planet Terror" Robert Rodriguez avait su insuffler volontairement un cachet nanar underground, Stallone lui, y parvient sans y avoir été invité. Ce n'est même pas dommage puisque de toute manière, qui s'attendait à l'y voir accomplir une prouesse en tant que réalisateur?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 17, 2010 8:27 AM MEST


Nova-Leigh
Nova-Leigh
Prix : EUR 9,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 WAP301, 18 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nova-Leigh (Album vinyle)
Excellent ep dans lequel l'on retrouve le sympathique "Nova-Leigh" ainsi que l'inédit "Like When You" qui ne s'avère pas être simplement une chute de l'album "Say It" mais bien un vrai bon titre étonnamment lyrique...

Une bonne surprise évidemment bien trop courte.


Past Is Prologue [Digipak]
Past Is Prologue [Digipak]

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Tycho Vs BoC, 16 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Past Is Prologue [Digipak] (CD)
Dans une veine similaire, "Past is Prologue" rappelle sans conteste le duo Boards Of Canada dont la dernière sortie date tout de même de 2005. De quoi rendre anxieux les plus impatients. Si ces derniers ont choisi de faire évoluer leurs compositions en s'inspirant des premières galette de Bibio, Tycho lui prolonge de son coté une forme d'electronica initiée par BoC et leurs "Music Has The Right To Children" et "Geogaddi". On retrouve les mêmes mélodies surannées, mélancoliques et enfantines parasitées ("Send And Receive"). D'autres titres sont d'une accessibilité évidente ("Sunrise Projector", "Dictaphone's Lament").

Les gimmicks propres à BoC et dont ils usent à profusion foisonnent ici sur l'album de Tycho. Grésillements, voix lointaines, instruments analogiques. La seule différence réside peut-être dans l'unique interlude proposée ("Brother") et qui chez BoC est comme une marque de fabrique qui s'insère de manière presque régulière entre chaque titre important. "A circular Reeducation" diffère de l'ensemble et laisse à penser que l'artiste a fortement été inspiré par le "Campfire Headphase" des BoC sorti, rappelons-le, un an seulement avant ce "Past Is Prologue".

Une bone moitié de l'album (la seconde) dénote une certaines lassitude dont n'est pas responsable la redondance mais plutôt un changement de cap décevant (ce qui reste un avis personnel). Dusty Brown, le remixeur du titre "A Circular Reeducation" lorgne du coté d'Isan pour un titre peu enclin à émouvoir.

L'album s'achève donc sur ce remix ainsi que deux autres ("Send And Receive - Chachi Jones Remix",
"Sunrise Projector - Nautilis Remix") de bonne facture mais insuffisant pour auréoler "Past is Prologue" de la même aura que les classiques de BoC cités plus haut.

Une petite déception...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 17, 2010 6:54 PM MEST


La Vie de David Gale
La Vie de David Gale
DVD ~ Kevin Spacey
Prix : EUR 13,00

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Alan Parker - Kevin Spacey, 16 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Vie de David Gale (DVD)
David Gale, professeur dans une université du texas refuse un jour les avances d'une de ses élèves, prête à tout pour réussir ses études.S'ensuit alors une soirée festive pendant laquelle David, qu'une consommation d'alcool irraisonnée à rendu saoul,tombe dans un piège tendu par la jeune élève qui vient justement d'être renvoyé de l'université et qui va user de ses charmes pour attirer ses faveurs et faire passer un moment d'égarement pour un viol. Le professeur sera alors renvoyé, sa femme et leur enfant partiront pour l'étranger après que celle-ci lui ai signifié son désir de divorcer et de vendre leur maison.David Gale n'aura alors comme seule solution que de se plonger dans l'alcool et errer jours et nuits dans les rues de la ville au grand désespoir de son amie Constance Harraway avec laquelle il se bat pour faire abolir la peine de mort.

Lorsque le film débute, tout ceci fait déjà partie du passé.David Gale lui, est en prison, dans le couloir de la mort ou il attend son exécution pour le viol et le meurtre de son amie Constance .Les preuves sont accablantes et le gouverneur qui s'est toujours défendu de vouloir abolir la peine de mort s'en frotte les mains.Gale ne semble à aucun moment gêné par l' incompétence flagrante de celui qui le défends alors que les plus grands avocats de la région lui ont proposé leurs services.

La reporter Bitsey Bloom (interprétée par Kate Winslet) est envoyée trois jours avant l' exécution de Gale, sur sa demande, pour assister à trois entrevues de deux heures chacune.Comme beaucoup, elle verra en la personne de Gale, un monstre qui a violé et tué.Au travers des entrevues, elle remontera avec lui le file de l'histoire.De ce moment ou il fut accusé à tort de viol par son ancienne élève, jusqu'à sa condamnation à mort pour le meurtre de son amie.Elle découvrira alors un homme intelligent et loin du monstre que l'on étale dans les différents médias.Elle découvrira surtout que Gale est peut-être victime d'une machination fomentée contre lui.Elle va alors à partir de certains éléments, se lancer dans une enquête personnelle, aidée de son jeune assistant, et qui la mènera au delà de ce que l'on pouvait présager....

Le film débute de façon classique et il le restera même jusqu'au bout.L'énergie déployée par Kate Winslet fait plaisir à voir alors que Kevin Spacey lui, joue le rôle d'un homme qui a renoncé à tout.En tout cas, c'est ce que semble vouloir nous faire croire Alan Parker, le réalisateur de ce petit bijou alambiqué qui rappelle bon nombre de productions du genre tout en apposant sa marque de fabrique, un vrai sens du rythme et surtout une fin absolument géniale (il est d'ailleurs conseillé de regarder le film jusqu'au dernier instant)...
Winslet arrive sans mal à faire oublier son rôle dans Titanic pour camper celui d'une femme plus mûre et responsable de ses actes, ce qui n'était pas chose aisée au vu du trublion qui la suit du début à la fin.Spacey lui, malgré l'apriori relatif au personnage qu'il campe au début, est toujours aussi attachant avec son physique passe-partout et l'on se retrouve très vite de l'autre coté de la barrière pour le soutenir.Malgré une intrigue basique sur la recherche de la vérité, il ne faut pas oublier qu'en toile de fond, Parker étudie les mécanismes d'une justice américaine aveugle face à des politiciens qui tuent (indirectement) sans vergogne pour leur intérêts personnels, c'est à dire, rallier à leur cause le plus grand nombre afin pourquoi pas d'obtenir le poste le plus brigué par la majorité d'entre eux : La présidence.

Il y a quelques années me semble-t-il, les films à polémique sur le sujet de l'abolition de la peine de mort semblaient être très à la mode aux états-unis (voir par exemple "La Dernière Marche"), mais La vie de David Gale, lui, reste sans conteste le plus intelligent.........A voir absolument pour s'en convaincre....


Move Of Ten
Move Of Ten
Prix : EUR 13,58

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 WAPCD505, 13 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Move Of Ten (CD)
"Etchogon-S" : Booth et Brown se livrent à un duel à l'épée avant d'échanger leurs armes contre deux sabres lasers. Difficile d'y voir un vainqueur. Nos neurones eux-mêmes sont mis à mal dans ce premier titre presque totalement déstructuré.

"y7" : Assis devant l'une de ces bornes d'arcades dont nous étions friands plus jeunes, c'est un ciel noir et étoilé qui file droit devant nous. Équipés d'un vaisseau et d'un simple canon, la mission est ici de tenter d'effacer de notre route les astéroïdes qui foncent droit sur nous. Derrière se cache un danger tout juste perceptible à travers pulsations et lamentations . Ne serions-nous pas seuls dans ce vide immense à chercher la sortie?

"Pce freeze 2.8i" : L'armée est en marche. Derrière des milliers de guerriers foulant d'un même pas une plaine dont on n'aperçoit qu'avec difficulté les contours, claviers dissonants et tam-tams s'emploient à motiver les troupes. La menace est réelle. C'est sous hypnose que chacun mènera à bien la mission pour laquelle il a été engagé.

"Rew(1) : Drones, méchas, armes lourdes sont les instruments de morts qui approchent en face. Sur un même rythme et marchant sur un pas identique à celui des premiers, ils inventent ainsi le mimétisme auditif. Mais sans parvenir toutefois à tromper leur monde, le caractère sensiblement plus bruyant de leur pas suffit à les différencier de leur ennemis.

Aussi incompréhensibles que puissent l'être ces descriptions des quatre premiers titres de ce nouvel ep d'Autechre, ce "Move Of Ten" que j'attendais avec impatience ne ressemble pas à ce à quoi je m'attendais. C'est à dire des chutes de leur précédent (et très bon) "Oversteps". Ici, exit les délicieuses mélodies. Dans ce nouveau chapitre, la glace a remplacé la chaleur. Il y fait même parfois si froid que la chair de poule parfois parchemine notre épiderme ("nth Dafuseder.b"). Quoique, de mélodie, il arrive à quelques occasions qu'elle vienne frapper à notre porte ("Iris Was a Pupil" dans lequel ceux dont l'oreille est la plus aiguisée retrouveront quelques bribes mélodiques d'Oversteps)). "No Border" sonne l'arrivée d'une tempête de sable dont de larges envolées viennent briser les vitraux d'une chapelle. "M62" fait péter la sono et en profite ainsi pour dépareiller l'ensemble. Ce n'est pas mauvais. C'est juste... Curieux !

Mon dieu, qu'il est pas beau ce "ylm0". C'est le vilain petit canard de cette œuvre incongrue. Par contre, "Cep puiqMX", lui, est intéressant. Évidemment, il n'est pas davantage "agréable" à écouter, mais disons que sa structure rythmique est nettement plus travaillée que sur le titre précédent.

Bref,
Nous avons tous une sensibilité différente. Elle diffère selon les gouts, l'humeur ou bien même le temps qu'il fait dehors. Après avoir écouté une seule fois ce "Move Of Ten", la mienne a instinctivement été touchée par le lugubre ""nth Dafuseder.b". Maintenant, reste à savoir si sur le long terme l'ep se révèlera aussi passionnant que son ainé...

J'ajouterai pour terminer que "Move Of Ten" risque de fâcher ceux qui espéraient voir un retour définitif du groupe à la mélodie. Il va leur falloir ronger leur frein car dans le domaine aujourd'hui trop encombré de l'IDM, Autechre n'a pas dit son dernier mot...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 19, 2010 2:28 PM MEST


Tequila Slammers
Tequila Slammers
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 15,83

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 WARPCD10, 13 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tequila Slammers (CD)
Si la précédente compilation "Pioneers Of The Hypnotic Groove" arborait une approche quelque peu minimaliste dans la construction des morceaux proposés, "Tequila Slammers And The Jump Jump Generation" verse dans un courant plus proche de ce qui se fait quelques années plus tard. En effet, les nappes sont beaucoup plus généreuses et ponctuées d'un rythme techno appuyé ("Show Some Love" de Jaco), ambient, voire transe ("France" de THK). Solitaire Gee propose un "Slumberland" d'abord tribal avant de s'offrir une boucle acid sur un rythme house.

Diy se remixe lui-même avec la version dub de son "Hothead". Ce qui n'est pas évident à l'écoute du titre tant l'aspect dub semble être dilué au cœur d'un beat qui frappe fort et d'une boucle somme toute assez quelconque. Coco Steel And Lovebomb (qui sortira trois maxis et l'album "It" sur Warp) propose un titre house nanti de boucles en tout genres et de quelques samples de voix assez bien senties. Retour de Nightmares On wax avec un "Happiness" pondu entre "A Word Of Science" et "Smoker's Delight" mais qui n'a que peu de rapport avec ce que produit le groupe habituellement.

Vient ensuite l'excellent "Ad Infinitum" de Rhythm Invention dont le maxi éponyme est devenu cruellement difficile à trouver.
Eternal et son "Mind Odyssee" nous propose un voyage spatial qui aurait sans doute mérité un beat un peu plus discret me semble-t-il.

Pour clore le tout, retour sur le "Hothead" de Diy dans une version différente et longue de plus de neuf minutes. De quoi terminer en beauté...


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