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Contenu rédigé par Coin-coin le t...
Classement des meilleurs critiques: 2.030
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Commentaires écrits par
Coin-coin le trekkie "Lol_O" (France)

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Past Is Prologue [Digipak]
Past Is Prologue [Digipak]

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Tycho Vs BoC, 16 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Past Is Prologue [Digipak] (CD)
Dans une veine similaire, "Past is Prologue" rappelle sans conteste le duo Boards Of Canada dont la dernière sortie date tout de même de 2005. De quoi rendre anxieux les plus impatients. Si ces derniers ont choisi de faire évoluer leurs compositions en s'inspirant des premières galette de Bibio, Tycho lui prolonge de son coté une forme d'electronica initiée par BoC et leurs "Music Has The Right To Children" et "Geogaddi". On retrouve les mêmes mélodies surannées, mélancoliques et enfantines parasitées ("Send And Receive"). D'autres titres sont d'une accessibilité évidente ("Sunrise Projector", "Dictaphone's Lament").

Les gimmicks propres à BoC et dont ils usent à profusion foisonnent ici sur l'album de Tycho. Grésillements, voix lointaines, instruments analogiques. La seule différence réside peut-être dans l'unique interlude proposée ("Brother") et qui chez BoC est comme une marque de fabrique qui s'insère de manière presque régulière entre chaque titre important. "A circular Reeducation" diffère de l'ensemble et laisse à penser que l'artiste a fortement été inspiré par le "Campfire Headphase" des BoC sorti, rappelons-le, un an seulement avant ce "Past Is Prologue".

Une bone moitié de l'album (la seconde) dénote une certaines lassitude dont n'est pas responsable la redondance mais plutôt un changement de cap décevant (ce qui reste un avis personnel). Dusty Brown, le remixeur du titre "A Circular Reeducation" lorgne du coté d'Isan pour un titre peu enclin à émouvoir.

L'album s'achève donc sur ce remix ainsi que deux autres ("Send And Receive - Chachi Jones Remix",
"Sunrise Projector - Nautilis Remix") de bonne facture mais insuffisant pour auréoler "Past is Prologue" de la même aura que les classiques de BoC cités plus haut.

Une petite déception...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 17, 2010 6:54 PM MEST


La Vie de David Gale
La Vie de David Gale
DVD ~ Kevin Spacey
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 8,33

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Alan Parker - Kevin Spacey, 16 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Vie de David Gale (DVD)
David Gale, professeur dans une université du texas refuse un jour les avances d'une de ses élèves, prête à tout pour réussir ses études.S'ensuit alors une soirée festive pendant laquelle David, qu'une consommation d'alcool irraisonnée à rendu saoul,tombe dans un piège tendu par la jeune élève qui vient justement d'être renvoyé de l'université et qui va user de ses charmes pour attirer ses faveurs et faire passer un moment d'égarement pour un viol. Le professeur sera alors renvoyé, sa femme et leur enfant partiront pour l'étranger après que celle-ci lui ai signifié son désir de divorcer et de vendre leur maison.David Gale n'aura alors comme seule solution que de se plonger dans l'alcool et errer jours et nuits dans les rues de la ville au grand désespoir de son amie Constance Harraway avec laquelle il se bat pour faire abolir la peine de mort.

Lorsque le film débute, tout ceci fait déjà partie du passé.David Gale lui, est en prison, dans le couloir de la mort ou il attend son exécution pour le viol et le meurtre de son amie Constance .Les preuves sont accablantes et le gouverneur qui s'est toujours défendu de vouloir abolir la peine de mort s'en frotte les mains.Gale ne semble à aucun moment gêné par l' incompétence flagrante de celui qui le défends alors que les plus grands avocats de la région lui ont proposé leurs services.

La reporter Bitsey Bloom (interprétée par Kate Winslet) est envoyée trois jours avant l' exécution de Gale, sur sa demande, pour assister à trois entrevues de deux heures chacune.Comme beaucoup, elle verra en la personne de Gale, un monstre qui a violé et tué.Au travers des entrevues, elle remontera avec lui le file de l'histoire.De ce moment ou il fut accusé à tort de viol par son ancienne élève, jusqu'à sa condamnation à mort pour le meurtre de son amie.Elle découvrira alors un homme intelligent et loin du monstre que l'on étale dans les différents médias.Elle découvrira surtout que Gale est peut-être victime d'une machination fomentée contre lui.Elle va alors à partir de certains éléments, se lancer dans une enquête personnelle, aidée de son jeune assistant, et qui la mènera au delà de ce que l'on pouvait présager....

Le film débute de façon classique et il le restera même jusqu'au bout.L'énergie déployée par Kate Winslet fait plaisir à voir alors que Kevin Spacey lui, joue le rôle d'un homme qui a renoncé à tout.En tout cas, c'est ce que semble vouloir nous faire croire Alan Parker, le réalisateur de ce petit bijou alambiqué qui rappelle bon nombre de productions du genre tout en apposant sa marque de fabrique, un vrai sens du rythme et surtout une fin absolument géniale (il est d'ailleurs conseillé de regarder le film jusqu'au dernier instant)...
Winslet arrive sans mal à faire oublier son rôle dans Titanic pour camper celui d'une femme plus mûre et responsable de ses actes, ce qui n'était pas chose aisée au vu du trublion qui la suit du début à la fin.Spacey lui, malgré l'apriori relatif au personnage qu'il campe au début, est toujours aussi attachant avec son physique passe-partout et l'on se retrouve très vite de l'autre coté de la barrière pour le soutenir.Malgré une intrigue basique sur la recherche de la vérité, il ne faut pas oublier qu'en toile de fond, Parker étudie les mécanismes d'une justice américaine aveugle face à des politiciens qui tuent (indirectement) sans vergogne pour leur intérêts personnels, c'est à dire, rallier à leur cause le plus grand nombre afin pourquoi pas d'obtenir le poste le plus brigué par la majorité d'entre eux : La présidence.

Il y a quelques années me semble-t-il, les films à polémique sur le sujet de l'abolition de la peine de mort semblaient être très à la mode aux états-unis (voir par exemple "La Dernière Marche"), mais La vie de David Gale, lui, reste sans conteste le plus intelligent.........A voir absolument pour s'en convaincre....


Move Of Ten
Move Of Ten
Prix : EUR 13,58

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 WAPCD505, 13 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Move Of Ten (CD)
"Etchogon-S" : Booth et Brown se livrent à un duel à l'épée avant d'échanger leurs armes contre deux sabres lasers. Difficile d'y voir un vainqueur. Nos neurones eux-mêmes sont mis à mal dans ce premier titre presque totalement déstructuré.

"y7" : Assis devant l'une de ces bornes d'arcades dont nous étions friands plus jeunes, c'est un ciel noir et étoilé qui file droit devant nous. Équipés d'un vaisseau et d'un simple canon, la mission est ici de tenter d'effacer de notre route les astéroïdes qui foncent droit sur nous. Derrière se cache un danger tout juste perceptible à travers pulsations et lamentations . Ne serions-nous pas seuls dans ce vide immense à chercher la sortie?

"Pce freeze 2.8i" : L'armée est en marche. Derrière des milliers de guerriers foulant d'un même pas une plaine dont on n'aperçoit qu'avec difficulté les contours, claviers dissonants et tam-tams s'emploient à motiver les troupes. La menace est réelle. C'est sous hypnose que chacun mènera à bien la mission pour laquelle il a été engagé.

"Rew(1) : Drones, méchas, armes lourdes sont les instruments de morts qui approchent en face. Sur un même rythme et marchant sur un pas identique à celui des premiers, ils inventent ainsi le mimétisme auditif. Mais sans parvenir toutefois à tromper leur monde, le caractère sensiblement plus bruyant de leur pas suffit à les différencier de leur ennemis.

Aussi incompréhensibles que puissent l'être ces descriptions des quatre premiers titres de ce nouvel ep d'Autechre, ce "Move Of Ten" que j'attendais avec impatience ne ressemble pas à ce à quoi je m'attendais. C'est à dire des chutes de leur précédent (et très bon) "Oversteps". Ici, exit les délicieuses mélodies. Dans ce nouveau chapitre, la glace a remplacé la chaleur. Il y fait même parfois si froid que la chair de poule parfois parchemine notre épiderme ("nth Dafuseder.b"). Quoique, de mélodie, il arrive à quelques occasions qu'elle vienne frapper à notre porte ("Iris Was a Pupil" dans lequel ceux dont l'oreille est la plus aiguisée retrouveront quelques bribes mélodiques d'Oversteps)). "No Border" sonne l'arrivée d'une tempête de sable dont de larges envolées viennent briser les vitraux d'une chapelle. "M62" fait péter la sono et en profite ainsi pour dépareiller l'ensemble. Ce n'est pas mauvais. C'est juste... Curieux !

Mon dieu, qu'il est pas beau ce "ylm0". C'est le vilain petit canard de cette œuvre incongrue. Par contre, "Cep puiqMX", lui, est intéressant. Évidemment, il n'est pas davantage "agréable" à écouter, mais disons que sa structure rythmique est nettement plus travaillée que sur le titre précédent.

Bref,
Nous avons tous une sensibilité différente. Elle diffère selon les gouts, l'humeur ou bien même le temps qu'il fait dehors. Après avoir écouté une seule fois ce "Move Of Ten", la mienne a instinctivement été touchée par le lugubre ""nth Dafuseder.b". Maintenant, reste à savoir si sur le long terme l'ep se révèlera aussi passionnant que son ainé...

J'ajouterai pour terminer que "Move Of Ten" risque de fâcher ceux qui espéraient voir un retour définitif du groupe à la mélodie. Il va leur falloir ronger leur frein car dans le domaine aujourd'hui trop encombré de l'IDM, Autechre n'a pas dit son dernier mot...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 19, 2010 2:28 PM MEST


Tequila Slammers
Tequila Slammers
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 12,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 WARPCD10, 13 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tequila Slammers (CD)
Si la précédente compilation "Pioneers Of The Hypnotic Groove" arborait une approche quelque peu minimaliste dans la construction des morceaux proposés, "Tequila Slammers And The Jump Jump Generation" verse dans un courant plus proche de ce qui se fait quelques années plus tard. En effet, les nappes sont beaucoup plus généreuses et ponctuées d'un rythme techno appuyé ("Show Some Love" de Jaco), ambient, voire transe ("France" de THK). Solitaire Gee propose un "Slumberland" d'abord tribal avant de s'offrir une boucle acid sur un rythme house.

Diy se remixe lui-même avec la version dub de son "Hothead". Ce qui n'est pas évident à l'écoute du titre tant l'aspect dub semble être dilué au cœur d'un beat qui frappe fort et d'une boucle somme toute assez quelconque. Coco Steel And Lovebomb (qui sortira trois maxis et l'album "It" sur Warp) propose un titre house nanti de boucles en tout genres et de quelques samples de voix assez bien senties. Retour de Nightmares On wax avec un "Happiness" pondu entre "A Word Of Science" et "Smoker's Delight" mais qui n'a que peu de rapport avec ce que produit le groupe habituellement.

Vient ensuite l'excellent "Ad Infinitum" de Rhythm Invention dont le maxi éponyme est devenu cruellement difficile à trouver.
Eternal et son "Mind Odyssee" nous propose un voyage spatial qui aurait sans doute mérité un beat un peu plus discret me semble-t-il.

Pour clore le tout, retour sur le "Hothead" de Diy dans une version différente et longue de plus de neuf minutes. De quoi terminer en beauté...


Pioneers of the Hypnotic Groov
Pioneers of the Hypnotic Groov
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 46,42

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 WARPCD2, 12 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pioneers of the Hypnotic Groov (CD)
Seconde référence du label WARP et déjà, toute première compilation. Un moyen plus que pratique de découvrir la majeure partie des artistes maison de l'époque et de se faire une opinion franche sur un courant qui va alors devenir très à la mode chez nos voisins d'Angleterre. La Bleep Music. On commence avec un "Track With No name" d'anthologie puisqu'il s'agit purement et simplement de la toute première sortie du label. Un titre à la consonance bien mystérieuse signé Forgemasters suivi du "Testfour" de Sweet Exorcist, pseudo derrière lequel se cache le duo Richard H Kirk et DJ Parrot.

Vient ensuite un "Hey Hey Can U Relate!" de DJ Mink/K.I.D & Carruthers au flow hip-hop empli jusqu'à la lie de scratchs et qui rappellera aux plus anciens la glorieuse époque du breakdance qui en voyait certains smurfer comme des dingues sur divers terrains au début des années quatre-vingt. Le "LFO" de LFO" vient prouver que même aujourd'hui, vingt ans après, le titre n'a pas pris une ride. Sans doute l'un des plus grandes références en matière de Bleep Music. Le "Tricky Disco" du groupe du même nom sonne lui sans conteste comme un pur produit Bleep agrémenté d'onomatopées et de chants utilisés ici comme instruments propres.

Suit l'excellent "Aftermath" de Nightmares On Wax qui alors était encore un duo. Sans aucun doute la période la plus intéressante du groupe qui connaîtra son apogée avec l'album "Smoker's Delight" quatre ans plus tard.

Dans une même veine que la majeure partie des artistes présentés ici, "Pioneers Of The Hypnotic Groove" se clot avec des titres de Tuff Little Unit ( l'excellent "Join The Future"), The Step ("Yeah You") et Tomas ("Mind Song", un titre qui porte bien son nom tant il hypnotise).
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Advance
Advance
Prix : EUR 14,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 WARPCD39, 11 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Advance (CD)
Faire l'éloge d'un "Frequencies" ou d'un "Sheath" (tout deux respectivement sortis à douze ans d'intervalles en 1991 et 2003), c'est s'attarder sur deux des trois album cultes de l'un des groupes les plus importants du label WARP. Quoique parler de groupe est un terme galvaudé car à l'image de Nightmares On Wax qui fut lui aussi au départ un duo avant de devenir l'instrument d'un seul homme, Mark Bell est désormais le seul à se trouver derrière les manettes de LFO.

"Advance", la deuxième galette du groupe donc, s'octroie une place de choix dans le grand fourre-tout électronique en général et dans celui, à l'époque, bien mieux organisé du label sur lequel il est signé. Si "Frequencies" déployait son imparable electro-bleep au travers de tentaculaires singles ("LFO" We Are Back"), le reste étant à l'avenant, "Advance" quand à lui défriche des territoires bien différents. A tel point que certains s'en sont sans doute sentis trahis. Toujours est-il que le groupe se réinvente ,à travers de curieuses, mais très intéressantes, compositions ( l'austère, voire assez flippant, "Goodnight, Vienna"). Le percutant "Tied Up" réconfortera les plus sceptiques avec son beat assassin et ses boucles industrielles. "Them", monstrueuse... "chose" qu'il m'est encore aujourd'hui difficile de définir reste l'un des moments les plus marquants de l'album. Quand à "Shove Piggy Shove" les amateurs de Bjork risquent de rester pantois devant l'émission d'un air qu'ils connaissent sans doute déjà sous le titre "I Go Humble " et disponible sur le maxi "Isobel"...

"Advance": Un excellent second album. Osé. Mais un pari réussi.


Qtio
Qtio

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 WAP151CD, 10 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Qtio (CD)
Derrière le pseudo Brothomstates se cache le jeune finlandais Lassi Pekka Nikko fraichement débarqué une année plus tôt sur le label WARP avec son superbe "Claro" mêlant déjà les mêmes influences que sur ce "Qtio" dont l'intérêt majeur est de prolonger, de manière peut-être davantage encore que son ainé, ce mélange subtile entre electronica mélodieuse, troublante voire parfois même inquiétante ("Jack Got Stuck In Canada And This Sounds Like"). L'ouverture éponyme ("Qtio"), à l'instar des Funkstorung, explore un Abstrakt Hip-Hop de très grande qualité où les rythmes et les voix livrent un duel impeccable. L'IDM nordique façon Nikko donne un "Loose Fit" barré, déconstruit, déstructuré mais somme toute un brin mélodieux. Du moins pour les plus avertis puisque pour les autres, il ne ressemblera à rien d'autre qu'un amalgames d'éructations et de bruits de digestion incohérents. IDM, "Vleade" l'est également. Encore plus introspectif. Du moins dans un premier temps puisqu'en cours de route il évolue pour devenir un objet enfin assimilable. Il se permet même une nappe façon Boards Of canada du plus bel effet auréolé d'un beat percutant et d'une boucle electro assez dark.

"Adozenaday" est sans aucun doute le titre le plus abordable de ce superbe EP. Electronica mélodieuse comme savent en produire les excellents PLaid, le titre déroule son fil sans encombre. Quand à "Brothomstates VS Bill Yard", qui clot "Qtio", là encore, on a droit à une merveilleuse ballade electronica qui me fait furieusement penser à ce qu'aurait pu créer Autechre si le duo avait été en mesure de donner une suite à son magnifique "Amber".

"Qtio": Un ep essentiel dans la discographie WARP
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Bytes
Bytes
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 32,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 WARPCD8, 9 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bytes (CD)
Autrefois pompeusement appelée Intelligent Techno, l'electronica a connu son content d'œuvres importantes. Autant de disques qui ont émaillé l'existence d'un courant mélodieux dont la frange la plus expérimentale s'est finalement vue affublée d'un nom aussi barbare que son contenu: L'IDM. The Black Dog n'est pas de ces groupes qui triturent les rythmiques et les sons au point d'en faire des œuvres indigestes pour certains. Si Downie, Handley et Turner jouent avec les sons, les transforment et parfois les malmènent, c'est pour en extraire ce qu'ils ont de plus beau et de plus majestueux. Comme sur ce "Bytes" qui reste l'une des plus importantes références du label WARPRECORDS. Une œuvre dense, hétéroclite, homogène. Cet album (qui n'en n'est pas vraiment un) ressemble à une compilation regroupant divers compositions des trois hommes sous des pseudos aussi variés que Balil, Plaid (qui reste actuellement le nom de scène de Turner et Handley, séparés de Downie qui seul est à la barre de Black Dog aujourd'hui) Xeper, Atypic ou encore Close Up Over.

S'il ne devait en rester... Disons que 5 dans la fameuse discographie warpienne, ce "Bytes" en ferait partie. Une œuvre phare...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 21, 2010 9:28 PM CET


Say It
Say It

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 WARPCD194, 5 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Say It (CD)
J'aime bien. Sans véritablement retrouver l'émotion du second (et vraiment réussi) album de Grizzly Bear "Veckatimest", autre groupe rock produit par l'écurie WARP, j'avoue que l'ensemble des 10 titres qui constituent cet album se laisse écouter sans déplaisir et même avec une certaine aisance. J'ai pourtant abordé ce "Say it" avec un apriori certain tant je trouve la voix du chanteur horripilante. Difficile pour moi de faire des comparaisons autre que celle avec le Grizzly Bear tant mes lacunes en matière de pop-rock (???) sont sévère. Peut-être même suis-je dans l'erreur mais bon. Toujours est-il qu'en comparaison de certaines grosses pointures du label qui parfois produisent des galettes décevantes, cet album des Born Ruffians est plutôt une bonne surprise. "Say It" est entraînant, facile à digérer mais peu enclin malgré tout à remuer les méninges. Rien de cérébral donc !!!
Disons qu'en attendant, dans un même registre (quoique), il permettra aux plus impatients (comme moi) d'attendre la sortie prochaine des nouveau PVT (anciennement Pivot), et Chk Chk Chk (!!!).

Ajout de dernière minute: Après l'avoir écouté encore et encore, je ne peux désormais plus m'en passer. Donc, une étoile supplémentaire...


Bug [Édition Prestige]
Bug [Édition Prestige]
DVD ~ Ashley Judd
Prix : EUR 13,00

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 William Friedkin, 2 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bug [Édition Prestige] (DVD)
L'histoire:

Agnès est serveuse dans un bar et vit dans un vieil hôtel miteux. Lorsque la nuit vient, elle doit faire face à ses mauvais démons. Elle craint le retour de son ex-mari Jerry Goss qui après avoir purgé une peine de prison vient d' être libéré sur parole et risque donc de bientôt refaire surface. Agnès doit aussi vivre avec le souvenir du fils qu' ils ont eu ensemble et qui a disparu dix ans plus tôt dans une grande surface. Lorsque sa meilleure amie, R.C, lui présente Peter, un homme étrange mais auquel elle va très vite s' attacher, elle est loin de se douter de l' effroyable aventure qu'ils vont bientôt vivre ensemble.
Peter est un homme simple, effacé, fragile qui semble voir ce que les autres ne voient pas. Il s' installe peu à peu dans la vie d' Agnès qui attend avec crainte le retour de Jerry. Ce dernier d' ailleurs ne se fait pas longtemps attendre et débarque le lendemain même de la rencontre entre Agnès et Peter. Toujours aussi violent, Jerry s' impose et décide de revenir plus tard lorsqu'il aura réglé une affaire urgente. C'est durant cette période de répits qu'Agnès et Peter vont se découvrir. On apprends la tragédie qui mine l' existence d' Agnès depuis dix ans et la fuite de Peter qui affirme être recherché par l' Armée depuis qu'il l' a désertée. En effet, il affirme à sa nouvelle amie qu'il a servi de cobaye pour des expériences scientifiques.

Une nuit, alors que le couple vient de faire l' amour, Peter est piqué par un insecte. Ce détail va être le début d' une lente descente aux enfers. Alors qu'Agnés trouve en lui un ami devenu indispensable, Peter commence à délirer. Il se croit porteur d' un insecte qui d' après lui se nourrirait de son sang. La chambre est peu à peu investie par une multitude de parasites que Peter est tout d' abord le seul à voir. Agnès, qui dans sa peur de se retrouver seule se raccroche à Peter, finit elle aussi par voir son univers envahi par une horde d' insectes. La chambre se transforme peu à peu pour devenir un lieu aseptisé. Bombes insecticides et pièges à moustiques encombrent rapidement l' univers du couple qui finit par se sentir traqué. La meilleure amie d' Agnès, R.C, devient une ennemie à fuir après que cette dernière ait parlé au médecin de Peter lancé à sa recherche. D' après lui Jerry est carrément responsable de l' enlèvement de leur propre enfant. Et tout cela dans un but précis fomenté par l' Armée. Le couple s' enferme alors dans la chambre sans plus sortir. Il se coupe du monde.
Mais ce qui ressemble à une machiavélique machination organisée par l' Armée est peut-être une toute autre chose...

Ce que j'en pense :

William Friedkin est un très grand cinéaste duquel je ne connais pourtant que très peu de films. Bien évidemment, je connaissais déjà son "Exorciste" mais voyais dans ce film au demeurant excellent, une grosse production horrifique nantie d' effets spéciaux magnifiques et d' un très bon jeu d' acteur. Le film me laissait un léger goût amer puisque je n' y voyais qu' une réalisation grand public malgré la dureté du propos. J' hésitais alors à m' intéresser de plus près à la filmographie du cinéaste, ayant peur de tomber sur des mises en scènes trop propres. C' est alors que je découvrais il y a quelques mois "Cruising" avec un Al Pacino fantastique plongeant dans l' univers gay et lancé à la recherche d' un serial killer ne s' attaquant qu'au milieu homosexuel. Sordide et poisseux le film l' est. J' ai compris alors que Friedkin n' était pas du genre à se reposer sur les lauriers de la gloire et qu'il était capable de prendre des risques insensés.
"Bug" paraîtra peut-être un peu plus clean que d' autres productions du même acabit mais il est indéniable qu'il reste un film un cran au dessus de ce que la majorité du cinéma américain nous propose.
Se penchant sur le délicat sujet de la schizophrénie le film trompe son monde durant une bonne partie de l' aventure. Alors que Peter est semble-t-il l victime d'une effroyable machination orchestrée par l' armée on comprends plus loin que la vérité est ailleurs. Agnés quand à elle tombe dans le piège du faux-semblant que Peter lui tend innocemment. A mesure que le couple s' enfonce dans la dépression et la paranoïa, leur univers devient aseptisé et clos et finit par ressembler à un lieu dans lequel aucune autre personne qu 'eux n' est acceptée. Friedkin filme Ashley Judd et Michael Shannon de manière pudique et déviante à la fois. La scène qui reflète le mieux cette antinomie est sans doute celle où ils font l' amour. A part David Lynch peut-être avec son "Lost Highway", Friedkin est sans doute celui qui a su le mieux rendre l' accouplement entre un homme et une femme aussi troublant. "Bug" mêle tour à tour le sensuel à la violence, les plans soft à la rage d' une conclusion pessimiste, l' humilité à l' inhumain ainsi que toute une palette de sentiments qui renouvelle à une vitesse folle le sujet qui est ici traité. On pense se retrouver face à un drame existentiel avant de tomber en plein "faux" complot pour aller titiller un temps la science-fiction à travers un décor final étouffant pour plonger définitivement dans l' horreur.
Un excellent film, des acteurs solides et une mise en scène efficace.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 23, 2010 9:08 AM CET


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