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Coin-coin le trekkie "Lol_O" (France)

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Schizophrenia [VHS] [Import USA]
Schizophrenia [VHS] [Import USA]
VHS

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Éprouvant, 16 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schizophrenia [VHS] [Import USA] (Cassette vidéo)
Depuis les débuts du septième art le tueur en série s'est vu mangé à toutes les sauces dans les salles obscures. Parfois au détriment de scénarios indigents relatifs très souvent à de bien maigres budgets. Depuis une vingtaine d'années, les États-unis se sont fait une spécialité du genre. Et ces dernière années, comme si le genre s'essoufflait, voilà que les remakes pullulent, apportant une technique peut-être inaccessible il y a vingt ans mais qui aujourd'hui semble avoir pris le dessus sur une certaine originalité, un certain réalisme... En France, n'en parlons pas. Les rares incursions dans le genre se sont soldées très souvent par de retentissants échecs mêmes si ces derniers temps, certains cinéastes semblent enfin posséder assez de talent pour pouvoir s'engouffrer dans la brèche.

Combien se pâment d'admiration devant des films tels que "scream" et ses succédanés? Série de films qui en réalité n'ont d'original que le titre puisqu'ils ne sont qu'une resucée de classiques tels que "Halloween" et "vendredi 13". Il est clair que pour que le genre arrête de s'embourber dans des productions aux budgets monstrueux mais aux scénarios définitivement plats, la profession doit réviser ses classiques. "Maniac", "Henry, portrait d'un tueur en série" mais surtout "Schizophrenia" sont représentatifs d'un certain cinéma indépendant qui a su à lui seul prouver qu'il n'est pas besoin d'un budget conséquent pour pouvoir apporter sa pierre à l' édifice cinématographique.

"Schizophrenia" ou l'orphelin d'un genre qui a connu son apogée dans les années 70-80. Film autrichien de Gerald Kargle, réalisé en 1983, il nous montre l'horreur dans toute sa "splendeur". Le cinéaste, dont ce film fut la seule réalisation, a pensé son film, réfléchit certainement chaque scène, chaque plan. Contrairement à beaucoup d'autres films sur le sujet, ce dernier invite le spectateur à pénétrer l'âme du tueur. D'ailleurs, le film est exsangue de tout dialogue. Seul un monologue, en voix-off, celle du tueur, nous aide à mieux "comprendre" ses agissements, ses motivations. Il partage avec nous ses fantasmes, ses peurs, son irrépressible besoin de tuer qu'un long séjour en asile (conséquent aux meurtres de ses parents) suivi d'un autre en prison (14 ans pour l'assassinat d'une vieille femme) n'ont pas réussi à réfréner...

L'histoire est basée sur un fait divers véridique, celui de Werner Kniesek , autrichien de son état. Le film impressionne par cette sensation de malaise permanente que l'on ressent à chaque instant. On se retrouve assez vite "vampirisés", incapables de venir en aide à des personnages dont on connaît avant eux leur devenir. Le film commence par un travelling arrière sur l' établissement pénitentiaire dans lequel le tueur schizophrène purge sa peine et d'ailleurs, souvent dans ce film, les mouvements de caméras joueront un rôle important dans le malaise ressenti et dont le point culminant atteindra son apogée lors du dernier meurtre particulièrement abjecte. Autre point important dans le traitement du sujet, c'est son manque flagrant de second degré. Tout ici est à prendre au premier degré, l'humour n'ayant pas sa place dans l'univers torturé du meurtrier. Un univers que la bande originale, composée par Klaus Schulze, rends encore plus oppressant. Au delà des meurtres sanglants, réalistes, presque insupportables à regarder, c'est l'ambiance générale, morbide et étouffante qui marque les esprits. Et que dire de l'acteur principal qui campe le rôle d'un schizophrène plus vrai que nature.........

Oubliez les "scream", "Saw" et consorts, et plongez-vous dans le monde halluciné, sombre et paranoïaque de
Schizophrenia...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 28, 2011 9:50 PM MEST


Haha Sound
Haha Sound

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une sirène nous a quittés, 14 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haha Sound (CD)
Passera? Passera pas? Je n'ai pas très envie de parler de cet album (au demeurant excellent), mais plutôt de la disparition de la chanteuse Trish Keenan. Décédée ce matin des complications d'une pneumonie, la jeune femme aura laissé un héritage musical extraordinaire et surtout, oui surtout, une marque de fabrique personnelle. Sa voix aura sans doute les prochains jours un impact encore plus formidable qu'à l'accoutumée sur la conscience de ceux qui idolâtrent Broadcast en général et Trish en particulier(je pense notamment à Red Dog). Sa disparition est une tragédie. Pour sa famille, ses amis, le groupe ainsi que ceux qui aimaient à se baigner dans l'univers si particulier du quintet.

On nous l'a volée. Elle et son timbre admirable. Et j'espère que les membres du groupe ne nous feront pas l'affront de faire appel à une remplaçante.

Rest In Peace Trish !!!


L'Invasion des profanateurs [Import belge]
L'Invasion des profanateurs [Import belge]
DVD ~ Donald Sutherland

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La meilleure adaptation?, 14 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Invasion des profanateurs [Import belge] (DVD)
Alors que dehors la pluie tombe, accompagnée d'étranges particules tout droit venues du cosmos, d'étranges plantes se mettent à pousser sur les arbres comme de vulgaires parasites. Elisabeth Driscoll qui travaille pour le ministère de la santé s'interroge sur la provenance de ces drôles de bulbes qu'elle ne parvient pas à identifier et dont elle fait part à son mari Geoffroy après en avoir emporté un spécimen chez eux. Ce dernier ne semble visiblement pas aussi enthousiasmé que sa femme à l'idée qu'elle ai pu découvrir une nouvelle espèce de plante.
Dès le lendemain Geoffroy semble avoir changé. Son comportement qui la veille le montrait plutôt joyeux le fait paraître désormais froid et et insouciant. Il ne semble d'ailleurs pas être le seul à avoir un comportement plutôt ambigu. Lui et d'autres personnes se regroupent dans la rue et forment de curieux rassemblements qui poussent Elisabeth à le suivre.

Soucieuse elle fera part du changement de comportement de Geoffroy à Mathew Bonnel, inspecteur de l'hygiène alimentaire plutôt rigoureux qui prends d'abord l'idée à la légère et préfère même présenter son amie au psychologue David Kibner lors d'une réunion visant à dédicacer un livre écrit de sa main. Alors que tout semble se dérouler normalement elle découvre qu'elle n'est pas la seule à s'être aperçue du changement d'humeur de son mari puisqu'une femme au bord de la crise de nerf tente avec beaucoup de malchance de convaincre l'auditoire que son mari aussi n'est plus le même.

Elisabeth finira par convaincre Mathew que quelque chose se trame à San-Francisco et tout deux, accompagnés par un couple d'amis, ils se lanceront dans la recherche d'une vérité à laquelle ils ne sont pas préparés :
Les plantes découvertes plus tôt sont l'outil d'une invasion extra-terrestre qui vise à annihiler l'espèce humaine et ainsi la remplacer par de vulgaires copies déshumanisées.

Commence alors la chasse aux vilains usurpateurs d'identité allant même jusqu'à créer une situation de panique et surtout de paranoïa dans un monde qui ne réalise toujours pas à quel point l'espèce humaine est en danger.

Un événement plutôt curieux mais assez drolatique vient ponctuer l'effroyable invasion dont nous sommes victimes nous, pauvres humains, lorsqu'apparaît face à nos yeux ébahis un chien au visage humain. Un visage que l'on reconnaît comme celui du clochard musicien qui, plus tôt, tentait vainement, accompagné de son animal de compagnie, d'attirer sur lui toutes les attentions ne récoltant qu'un intérêt plus que limité lorsqu'il ne s'agissait pas purement et simplement de mépris. On peut se demander alors si le cinéaste à ce moment très précis réagit face à un système qui préfère rester aveugle face aux miséreux auxquels il donne naissance dans un ton humoristique en faisant d'un être "insignifiant" le personnage central et révélateur d'une anomalie génétique révélant enfin aux yeux des derniers incrédules que la fin d'un monde et la naissance d'un nouveau est en marche. Celui que l'on rejette devient un pion important dans la reconnaissance d'une ère nouvelle et désastreuse pour l'espèce humaine.

Le film de Philip Kaufman est le remake d'un vieux classique en noir et blanc. Abel Ferrara lui-même réalisa dans les années quatre-vingt dix un remake plutôt anecdotique. Cette version de 1978 fait la part belle au climat paranoïaque découlant d'une invasion ciblant la race humaine dans une volonté flagrante de la faire disparaître au profit d'une autre, menaçante et inhumaine, dans la confusion générale. Même si l'idée de manipuler les médias et de faire disparaître en premier lieu ceux qui sont à l'origine du maintien de l'ORDRE pour créer ainsi un état de DESORDE se ressent à travers les différentes situations proposées par le cinéaste, il faut tout de même avouer qu'il est difficile de s'y retrouver, comme si ce dernier avait en tête un projet tellement vaste et tellement peu de temps pour s'y consacrer que son film prends parfois des airs de brouillons. Mais il ne faut surtout pas bouder son plaisir car retrouver des acteurs de la trempe de Donald Sutherland ou encore Jeff Goldblum est un pur bonheur d'autant plus que le film sait aller droit à l'essentiel et regorge de scènes qui empêchent l'ennui de s'installer. Sans être affirmatif, il me semble qu'un nouveau remake est en préparation. Peut-être même que sa sortie est prévue pour bientôt. Le film de Kaufman date maintenant d'une trentaine d'années et l'on peut s'attendre à ce que la nouvelle version nous inonde d'effets spectaculaires à défaut d'un scénario qui tient la route. Comme un bon vin qui se bonifie avec le temps, cette version restera sans doute la meilleure qui nous ai été donné de voir et il serait bon, une fois pour toute de démontrer aux plus jeunes que les artifices visant à camoufler la maigreur de scénarios indigestes n'est pas tout.
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The Love Collection
The Love Collection
Prix : EUR 12,56

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Les trésors de la chanson française 5, 7 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Love Collection (CD)
Oui, bon, je sais. Richard ne chante pas, il joue. Du piano. Certainement mieux que vous et moi. Alors pourquoi chercher chez nos amis allemands ce que nous possédons déjà. Je comprends que les japonais raffolent de Clayderman, Jarre et Mathieu étant donné qu'ils ne semblent pas avoir d'équivalents chez eux. Quoique pour cette dernière, la variété nippone soit dans son genre, assez gratinée.

Y-a-t-il vraiment une différence entre entre Chopin et Clayderman? Outre la même initiale, ils font preuve d'autant de talent pour leur instrument. Évidemment, on reprochera l'aspect quelque peu insipide de la musique "Richardienne" quand celle de Frederic est remarquablement complexe et émouvante à la fois.

Richard Clayderman peut sans doute se gausser de donner le rouge aux joues des vieilles dames mais il faut reconnaître que son œuvre tient le plus souvent de la musique d'ascenseur. Voire de supermarchés, lesquels, je suppose proposent dans leurs rayons, entre fruits et légumes, une large panoplie des œuvres du maître...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 11, 2011 11:58 PM CET


Shine
Shine
DVD ~ Geoffrey Rush

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand film, 7 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shine (DVD)
"Shine" ou l'histoire véridique du pianiste virtuose David Helgott qu'une enfance menée à travers une éducation judaïque rigide et sévère a rendu d'une exceptionnelle sensibilité. Un père aux méthodes peu conventionnelles, étouffantes et fatales pour l'équilibre de ses enfants et notamment de son fils David puisqu'elles seront sans doute à l'origine de la rupture entre ce dernier et sa famille. Le père, dont on comprends qu'il veuille absolument éviter de reproduire sur ses enfants l'éducation hermétique au monde qui l'entourait afin de préserver le cocon familial dans son entière intégrité, ira finalement bien plus loin encore et fera de David l'objet de ses fantasmes, de ses rêves de jeunesse perdus avec comme principale philosophie celle d'être à tout prix le premier et de gagner, toujours gagner sur tous les fronts (étrange impression alors que lui, le père, perd peu à peu l'emprise qu'il a sur son fils). La mère quand a elle subit sans jamais rien dire et les traits sur son visage marquent son absence d'encouragement et sa totale soumission face au caractère particulièrement orageux de son mari.

Tout finira pourtant par changer dans la morne existence de notre héros puisqu'un concours lui permettra de faire la connaissance d'un homme qui verra en lui un éventuel futur pianiste de génie et lui ouvrira les portes d'une liberté retrouvée et surtout l'espoir d'enfin se libérer du joug de son père pour vivre pleinement de sa passion "presque" sans contraintes. Des contraintes qu'il affrontera face à son professeur dans une certaine quiétude et une volonté de toujours s'améliorer dans l'art qu'il pratique : le piano. Sa séparation d'avec son père ne lui a pas fait oublier sa ferveur pour le grand Sergueï Rachmaninov qu'il espère toujours pouvoir interpréter sur scène.

Séparé de sa famille, renié par son propre père et enfin incorporé dans une grande école, David passera des années a étudier le piano afin d'approfondir ses connaissances avec toujours en toile de fond l'ombre de son père. Ses compétences prennent autant d'ampleur que de valeur puisqu'il semble être très apprécié dans son entourage alors que son parler semble traduire une souffrance intérieure de plus en plus présente.
La pleine expression de son talent aboutira lors d'une représentation musicale qui fera de lui le héros de la soirée mais qui sonnera aussi le glas d'un espoir de carrière et de reconnaissance puisqu'à la toute fin de son interprétation d'un concerto de Rachmaninov, David s'effondrera au sol atteint d'une grave dépression nerveuse et ne se relèvera que dix années plus tard,..
Ce résumé succinct n'a malheureusement pas la profondeur de l'image qui nous est ainsi proposée par le cinéaste Scott Hicks et qui relate d'une certaine façon la première étape dans la vie de David Helgott. La seconde qui elle se découvrira aux yeux des curieux de tous poils, peut être considérée comme une sorte de renaissance dans l'existence de David puisqu'elle relatera le retour du héros vers ce auquel il a tendu toute sa vie...

Geoffrey Rush (qui interprète David Helgott à l'âge adulte) est simplement sublime de finesse et d'émotion et rends son personnage tout à fait attachant. Le réalisateur lui, plutôt que de chercher à systématiquement arracher des larmes aux spectateurs a su jouer du mal de son héros pour nous servir des scène très souvent drôles et d'autres beaucoup plus tragiques comme les retrouvailles éphémères entre un David qui se voit toujours comme un petit garçon réservé et un père qui affirme sa position de chef de clan malgré une certaine retenue flagrante de sa part. Cette scène mérite à elle seule que l'on se penche sur ce film.En l'espace de quelques minutes on réalise l'immense talent du cinéaste qui à travers les quelques mots échangés entre le père et le fils arrive à nous chavirer d'émotion. La musique joue beaucoup sur les esprits avec pas mal d'orchestrations si bien que l'on regrette de ne pas profiter plus souvent des talents de David installé face à son piano et ce, surtout dans la première moitié du film.

Un film qui touche au cœur, dont on se souvient longtemps après son visionnage et surtout, un visage qui marque, celui de Geoffrey Rush.

Admirable.
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Irréversible
Irréversible
DVD ~ Monica Bellucci
Prix : EUR 11,70

13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Gaspar Noé (1), 6 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Irréversible (DVD)
Long plan séquence dans une boite de nuit homosexuelle. Proche de la caricature que se font certains des ces lieux de débauche. De celles dans lesquelles la sueur et le foutre coulent à flots. Et où cuir, chaînes et sadisme règnent en maîtres. Dans un univers aux teintes rouge sang et à l'atmosphère étouffante voire suffocante, un homme plein de haine et de fureur en cherche un autre. Marcus (interprété par Vincent Cassel), accompagné de son ami Pierre (Albert Dupontel),a semble-t-il une dent contre un troisième homme, le ténia, dont nous ne tarderons pas à faire connaissance. La première question qui se pose est quoi donc à bien pu faire cet homme pour que nos deux amis aient pris le risque insensé de pénétrer ce lieu de perdition ou le danger rode dans chaque couloir?

Pour comprendre et accepter la scène qui va suivre, particulièrement abjecte, celle ou l'homme reconnu comme étant celui recherché par nos deux hommes va mourir dans des conditions abominables et devant les yeux émerveillés d'une bande de malades avides de sueur et de sang, il va falloir patienter.
Car le génie de Gaspard Noé, s'il s'agit bien de cela, est d'avoir choisi de nous montrer la conclusion d'un drame qui s'est déroulé quelques temps auparavant et de remonter le fil du temps durant quatre vingt dix minutes. Un acte incompréhensible qui prendra tout son sens lorsque le sus-dit drame arrivera jusqu'à nos pupilles écarquillées par tant de violence. Et ce drame, c'est un viol, une longue agonie vécue par la femme de Marcus et que la caméra n'a même pas la générosité de nous voiler. Dix longues minutes, pas une de moins pendant lesquelles ont suit, presque en apnée, le long calvaire d'Alex (Monica Belluci). Une scène d'une crudité rarement atteinte au cinéma.

Gaspard Noé Choque, révulse, ecoeure, posant sa caméra au sol, la laissant tourner sans rien nous épargner. Et c'est alors que de spectateurs, nous voici rendu à l'état de voyeurs.Comment parvenir à garder les yeux ouverts devant cette image terrible d'une femme écrasée au sol, humiliée, seule face à son bourreau qui n'a de cesse de la briser dans son corps et dans son âme? Alors on comprends, on adopte le point de vue de Noé (de Marcus?). On applaudit des deux mains le meurtre que l'on rejetait au départ et qui ouvrait presque le film après un long travelling bancal qu'une musique signée Thomas Bangalter finissait de rendre insupportablement long......jusqu'à la nausée.
Le film commence donc par la fin et se termine par le prologue. C'est tout bête et pourtant ce détail qui pourrait sembler insignifiant rends la scène finale un brin, si ce n'est, terriblement dramatique.En effet, vu du ciel, notre couple, allongé sur l'herbe, semble couler des jours heureux, il savent leur bonheur total puisqu'Alex attends un enfant de Marcus. L'accomplissement sûrement d'une vie de couple bien "réglée" qu'un traumatisme bientôt va détruire. Et c'est là que Gaspard Noé montre l'étendue de son talent.Plus qu'un vulgaire film basé sur une vengeance, même légitime, il pousse le spectateur à participer à l'histoire, comme un énième personnage et lorsque le générique de fin arrive "enfin", le sentiment qui devrait nous envahir, celui du bonheur, représenté par cette herbe verte et ce couple heureux, est totalement faussé. Car oui, à ce moment là, Marcus et Alex sont seuls au monde et ne vivent que pour eux.Mais nous spectateurs, savons déjà que ce bonheur est éphémère...

Un film "hardcore" dont beaucoup n'ont pas compris le message et c'est bien dommage car il est à mille lieues de l'image du film totalement gratuit qu'il traîne derrière lui...
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Cinéman
Cinéman
DVD ~ Franck Dubosc
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 5,88

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Encore raté !, 6 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cinéman (DVD)
Si "Camping" était pathétique, "Disco" mauvais, "Incognito" rassurait sans doute les producteurs qui commençaient jusque là à voir en Franck Dubosc, un chat noir. En effet, ce très sympathique humoriste fait partie de ces célébrités qui tentent une percée dans un registre (ici le cinéma) qui n'est pas le leur. Sympathique donc, mais très mauvais acteur. Il faut dire que les rôles de beaufs lui collent à la peau. Et c'est bien ça le principal soucis. Dubosc manque de crédibilité et ne fait rire que lui. Il devrait d'ailleurs contacter son ami Semoun pour une nouvelle fournée de "Petites Annonces". C'est dans ce domaine qu'il est le moins pire !!!

L'idée ingénieuse de promener son personnage au centre d'un certain nombres de classiques du septième art est ici totalement bâclée et l'absence de scénario logique fait de ce "Cinéman" un brouillon indigeste. On n'y croit pas un seul instant, les moments de franche rigolades sont quasiment inexistants (pour ne pas dire totalement) et quand à l'interprétation, chacun y met du sien pour envoyer le film dans la peu élogieuse catégorie "navets".

Yann Moix rate, après le très gros succès "Podium", ce second métrage. Aussi vite vu, aussi vite oublié...
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Daft !
Daft !

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les années New Wave 03, 3 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daft ! (CD)
L'univers d'Art Of Noise n'a que très peu de rapport avec la majorité des groupes dits "New Wave". Majoritairement basée sur un panel de samples très vaste, la musique du groupe peut être comparée au laboratoire d'expérimentations d'un trio de musiciens scientifiques quelque peu dérangés à la recherche de compositions sortant des sentiers battus.

Il semble difficile aujourd'hui d'imaginer quel effet pouvait avoir la musique d'Art Of Noise sur les quelques curieux qui se sont penchés dessus à l'époque tant les technologies ont depuis permis tout et à peu près n'importe quoi en matière de création musicale.

Dans les années quatre-vingt, il n'existait aucun autre groupe en mesure de proposer un son aussi riche et visionnaire de ce que deviendrait vingt-ans plus tard certains courants comme celui qui semble inspirer, en héritier talentueux, le duo ColdCut.

Si aujourd'hui Art Of Noise sonne comme un nom étranger pour beaucoup, certaines des œuvres composées pas ses membres sont pourtant connues d'un grand nombre d'entre nous. Pour rappel, il suffit d'écouter "Moments In Love" (leur plus grand succès) ou bien encore "Close (To The Edit)" qui restera à jamais dans l'esprit des plus anciens d'entre nous comme le générique d'une vieille émission cinéma de Canal +...


Black Celebration
Black Celebration
Prix : EUR 54,19

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les années New Wave 02, 3 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Celebration (CD)
Considéré par la presse de l'époque (à juste titre?) comme LE chef-d'oeuvre du groupe et LE disque de la maturité, il faut reconnaître qu'en comparaison des plus anciennes galettes du groupe, ce "Black Celebration" avait de quoi impressionner. Et pas que la presse. Les fans aussi avaient enfin de quoi mettre sous leur dent, un disque beaucoup plus adulte que les "Speak And Spell" et autres "Some Great Reward".

Parfaitement produit, l'album distille un climat curieusement froid, urbain et métallique. Peut-être un brin moins "industriel" que l'étonnant "Construction Time Again" mais bien dans l'air du temps de l'époque. Cinquième album du quartet qui se définissait alors justement comme un groupe electro-pop, "Black Celebration" possède son comptant de moments de bravoure ("A Question Of Lust", "Stripped", "A Question Of Time" pour ne citer qu'eux), et quelques passages dont l'originalité est loin d'être déplaisante.

Et puis il y a surtout les chanteur Dave Gahan et surtout Martin Gore qui subliment parfois la musique à travers de superbes harmonies ("It Doesn't Matter")

Depeche Mode fait partie de ces groupes dont l'existence seule a permis à certains courants d'évoluer jusqu'aux plus inattendus... Un maillon essentiel dans l'histoire des musiques électroniques...


Seventeen Seconds (Coffret Deluxe 2 CD)
Seventeen Seconds (Coffret Deluxe 2 CD)
Proposé par secret-music-cd
Prix : EUR 26,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les années New Wave 01, 3 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seventeen Seconds (Coffret Deluxe 2 CD) (CD)
Avant que la musique commerciale ne devienne un produit pour "sous-cultivés à la limite de la débilité" (Luchini dans "P.R.O.F.S"), et sans doute bien avant que le nain imagine épouser un jour un ancien mannequin reconverti en chanteuse à texte sans voix, il y avait une époque bénie qui en offrait encore une de bonne qualité.

Si aujourd'hui The Cure n'est plus qu'un ersatz du groupe qu'il était il y a plus de vingt ans, proposant désormais l'équivalent sonore du gloubiboulga de Casimir, il ne faut pas oublier qu'avec Depeche Mode, Orchestral Manoeuvre In The Dark, et bien d'autres encore, il était l'un des groupes favoris des radios.

Entre 1981 et 1982, Robert Smith et sa bande vont s'enfermer en studio et produire les deuxième et troisième volets de leur fameuse trilogie "dépressive" ( "Faith" et "Pornography"). Si Faith semble le volet le mieux produit, et Pornography celui qui plonge le plus loin dans les abimes de la cold wave, "Seventeen Seconds" est sans doute celui qui sur la durée, résiste le mieux au temps.

Après une courte intro obsolète, l'encourageant "Play For Today" poursuit la voie ouverte par les précédents essais du groupe. Soit une musique un brin immature, survoltée mais jamais ennuyeuse. Un principe honoré par un "Secrets" un poil plus lent au centre duquel Smith pose une voix en forme de plainte maladive. "In Your House" lui-même ralenti davantage le tempo et ressemble à ce qui sera la marque de fabrique du groupe pour les deux albums suivants.

Il y a quelque chose d'inquiétant dans cette musique. Quelque chose aussi très certainement d'inédit pour l'époque. "Three" n'est certainement pas le meilleur de ce qu'ai produit le groupe mais il a l'intelligence de faire partie des titres sans doute les plus inattendus. "Final Sound" est bancal, tordu, désaccordé mais sert très bien le superbe "A Forest" qui va suivre. Sans aucun doute l'un des points culminants de l'album, en tout cas l'un des plus enjoués et dont la nappe synthétique, la batterie et la voix de Smith provoquent l'addiction.

"Seventeen Seconds" donne l'envie d'un retour vers le passé. Histoire de fuir l'abominable et inévitable descente aux enfer amorcée par les médias qui ne proposent désormais plus qu'une soupe infâme dont malheureusement la jeunesse d'aujourd'hui semble se délecter...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 3, 2011 6:45 PM CET


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