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Contenu rédigé par Coin-coin le t...
Classement des meilleurs critiques: 3.060
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Commentaires écrits par
Coin-coin le trekkie "Lol_O" (France)

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Whole Numbers Play The Basics
Whole Numbers Play The Basics
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 21,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 BoC Vs CvJ, 10 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Whole Numbers Play The Basics (CD)
Jouant dans la même catégorie mélodieuse que les Boards Of Canada, Erik Kowalski aborde son electronica de manière beaucoup plus éthérée, voire même rêveuse, en tout cas, bien moins inquiétante et pessimiste que celle de Michael Sandison et Marcus Eoin. A vrai dire, sa musique se rapproche davantage de celle des excellents Isan et Yasume que du duo écossais.

"Whole Number Play The Basics" est l'un des trop rares albums de l'artiste qui se cache ici derrière un pseudo énigmatique. Kowalski semble pour l'instant incapable de donner suite à cette merveille autrement qu'en sortant de vieux travaux "poussiéreux" malgré tout aussi passionnants que ce "Whole Number...".

On retrouve parfois l'ambient des "Selected Ambient Works" d'Aphex Twin mais nappée de beats qui rendent la chose beaucoup moins angoissante à découvrir. L'album se veut beaucoup plus pop que la majeure partie des grands classiques de l'electronica mélodieuse. Bien que la totalité des titres offre une vision analogique de la musique électronique, il s'agit bien d'un album dans l'air du temps. Du moins pour ceux qui sont friands d'un courant qui a semble-t-il, cessé d'évoluer depuis quelques années...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 13, 2011 9:20 AM CET


Chopin : 4 Ballades - Barcarolle - Fantaisie
Chopin : 4 Ballades - Barcarolle - Fantaisie
Prix : EUR 11,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Zimerman - Chopin, 16 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin : 4 Ballades - Barcarolle - Fantaisie (CD)
J'avoue ...j'en ai bavé...Pas vous....?

De toute cette musique classique que mon vieux professeur tentait par tous les moyens de m'enfoncer dans le crâne lorsque j'étais jeune. Heureusement, les choses semblent avoir changées aujourd'hui pour les collégiens de dernières générations. Mais combien d'entre nous, les anciens, ont-ils fait une croix définitive sur cette matière noble crachée à l'époque par de vieux vinyles poussiéreux ou interprétés par des profs à la limite de la rupture devant tant d'élèves intransigeants ?

J'ai bien failli passer à coté de Chopin. De ses Ballades, de ses valses, de ses nocturnes. De l'émerveillement qui font de lui, à mes yeux, l'ancêtre "sensible" des Sigur Ros d'aujourd'hui. Comment ne pas être chaviré d'émotion à l'écoute de cette ballade n°1 en G mineur ? De l'interprétation qu'en fait le fantastique Krystian Zimerman ?

Je ne suis pas mélomane. Pas plus qu'un expert en musique classique. Toujours est-il que cette émotion est celle que j'ai durant tant d'années espéré pouvoir ressentir un jour. Et elle est là. Présente. Simplement posée sur les touches d'un piano. Merveilleusement belle, délicate et parfois même complexe. On est loin, très loin de l'IDM d'Autechre ou des bouleversantes mélodies de Boards Of Canada. Mais la fascination est la même. Prégnante, indiscutable et universelle...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 18, 2011 9:48 AM CET


Le fils à Jo
Le fils à Jo
DVD ~ Gérard Lanvin
Prix : EUR 9,98

16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Lanvin, Duvall, Marchal et Moscato., 12 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fils à Jo (DVD)
"Le Fils à Jo", titre anecdotique pour un film qui se révèle en réalité, en tout point excellent. Entre rires et larmes, le film nous emporte dans un tourbillon d'émotions qui ne se tariront pas jusqu'à la dernière minute. Entre Lanvin, toujours excellent dans le rôle du père, et Jérémie Duvall que l'on découvre dans celui du fils, l'alchimie fonctionne à merveille et ce ne sont pas les interventions d'Olivier Marchal et de Vincent Moscato qui parviendront à briser cette émulsion. Ces derniers campent d'ailleurs des personnages attachants. Moscato est ce doux dingue qui un jour a posé ses valises pour ne plus quitter ce petit village du Tarn. Un personnage autour duquel le scénario conservera une part de mystère jusqu'au bout. Olivier Marchal s'éloigne des rôles qui l'ont plongé dans des univers sordides pour auréoler de sa présence le personnage très attachant du "Chinois".

Mais de ce conte émouvant entre un homme qui élève seul son fils et son désir de le voir prendre la relève au rugby, ce que l'on retient avant tout, ce sont les instants d'intimité que lanvin et Duvall partagent au travers de regards attendrissants. Il y a aussi ces moments de folle poésie lorsque "Moscato-pompon" décide de prendre le train pour se retrouver un instant plus tard sur le quai de gare, incapable de quitter ce petit village et ses amis qui l'on recueilli il y a longtemps maintenant.

"Le Fils à Jo" est une vraie bonne surprise loin du comique troupier ou des fausses émotions entretenues par une bande-son aux violons larmoyant. Ici, elle nait des regards que s'échangent les acteurs.

Et pour ne rien gâcher, les décors, ceux d'un magnifique petit village de France, ajoutent au plaisir et au confort visuel de ce film tout à fait remarquable.

Une très bonne surprise pour ce début d'année 2011, qui révèle deux vrais talents, ceux de Jérémie Duvall et Vincent Moscato, et confirment si besoin était, ceux de Lanvin et Marchal.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 13, 2011 9:24 AM CET


L’Enfant Assassin Des Mouches
L’Enfant Assassin Des Mouches
Prix : EUR 25,43

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jean-Claude Vannier, 11 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L’Enfant Assassin Des Mouches (CD)
Connu pour avoir été l'arrangeur de Serge Gainsbourg sur l'extraordinnaire "Histoire de Melody Nelson", Jean-Claude Vannier nous convie avec cet "Enfant Assassin Des Mouches", à une orgie de sons tempérée par de petites touches mélodiques ("Danse Des Mouches Noires Gardes Du Roi") ou bruitistes ("L'enfant Au Royaume Des Mouches") au centre desquelles de fulgurants chœurs s'invitent sur des arrangements dignes des plus belles plages de "Melody...".
Il faut reconnaître qu'à la première écoute, on est plutôt intrigué face au concept qui rappelle certaines œuvres des plus grands compositeurs de musique concrète (Pierre henry en tête) et l'on se voit mal aborder la seconde de manière objective, surtout lorsque une telle approche musicale nous est étrangère. Et pourtant, la magie opère. Il faut dire qu'outre l'aspect expérimental d'une bonne partie des titres, ceux qui leur font front sont d'une saisissante beauté. Et c'est peut-être ce contraste entre l'abstrait et le merveilleux qui rend les choses possibles.
Comme sur le curieux mais très séduisant "Danse De L'Enfant Et Du Roi Des Mouches", sorte de manège fou qui déroule sa mélodie bancale sur un air qu'il nous semble être familier (Gainsbourg se serait-il inspiré de cette dernière pour composer sa "Ballade De Johnny Jane" ?)

On croit rêver: Voilà que des violons arabisants se mêlent au concept pour un titre ("Le Roi Des Mouches Et La Confiture De Rouse") qui se veut sans doute l'un des instants les plus marquants de cette incroyable galette.

Finalement, de ce bel objet qui en séduira autant qu'il en déroutera, ce que l'on retiendra sans doute le moins, c'est l'implication du grand Serge Gainsbourg dans l'écriture de textes bien trop discrets et mis en déroute par des arrangements qui terminent de les diluer...


Rock'n'roll terrorist [Explicit]
Rock'n'roll terrorist [Explicit]
Prix : EUR 17,39

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 R.I.P GG, 7 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock'n'roll terrorist [Explicit] (Téléchargement MP3)
Marilyn Manson me fait marrer et fera sans doute rire tout ceux qui découvriront ce stupéfiant personnage que fut GG Allin. Oh, certainement pas au travers de cette double compilation non. Mais plutôt à la vision de l'explicite documentaire Hated qui lui est consacré à lui, surtout, plus qu'aux différentes formations que ce vrai punk dans l'esprit et dans les faits hantait de sa présence. Alors que tant d'autres n'ont fait que simuler actes d'automutilation et provocations, GG dépassait bien souvent les limites, allant jusqu'à déféquer sur scène avant de manger sa propre merde, de s'en badigeonner le corps et de faire profiter des reliquats à son public parfois halluciné mais toujours... épouvanté.

Car oui, si GG pouvait compter sur un cercle de fans purs et durs, il faut reconnaître que très peu étaient en mesure de suivre le type d'un bout à l'autre de sa démarche. Parfois capable d'avoir un raisonnement concret et même clairvoyant, il lui arrivait de choisir des chemins de traverse dont lui seul semblait détenir le plan. Il est plus que probable que sans la musique, GG serait devenu l'un des pires tueurs en série de toutes l'histoire des États-Unis.

Son testament ? C'est cette musique "rock du pauvre" où il hurle sa haine de la société sur des riffs de guitare entendu mille fois ailleurs. Mais qu'elle soit de qualité ou bien médiocre, on s'en tape. Ce que l'on retiendra surtout de cet artiste immense, c'est le jusque-boutisme avec lequel il a su mener sa carrière. Sans jamais se compromettre ni omettre de vivre son existence détaché de tout matérialisme et de toute contingence.


Schizophrenia [VHS] [Import USA]
Schizophrenia [VHS] [Import USA]
VHS

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Éprouvant, 16 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schizophrenia [VHS] [Import USA] (Cassette vidéo)
Depuis les débuts du septième art le tueur en série s'est vu mangé à toutes les sauces dans les salles obscures. Parfois au détriment de scénarios indigents relatifs très souvent à de bien maigres budgets. Depuis une vingtaine d'années, les États-unis se sont fait une spécialité du genre. Et ces dernière années, comme si le genre s'essoufflait, voilà que les remakes pullulent, apportant une technique peut-être inaccessible il y a vingt ans mais qui aujourd'hui semble avoir pris le dessus sur une certaine originalité, un certain réalisme... En France, n'en parlons pas. Les rares incursions dans le genre se sont soldées très souvent par de retentissants échecs mêmes si ces derniers temps, certains cinéastes semblent enfin posséder assez de talent pour pouvoir s'engouffrer dans la brèche.

Combien se pâment d'admiration devant des films tels que "scream" et ses succédanés? Série de films qui en réalité n'ont d'original que le titre puisqu'ils ne sont qu'une resucée de classiques tels que "Halloween" et "vendredi 13". Il est clair que pour que le genre arrête de s'embourber dans des productions aux budgets monstrueux mais aux scénarios définitivement plats, la profession doit réviser ses classiques. "Maniac", "Henry, portrait d'un tueur en série" mais surtout "Schizophrenia" sont représentatifs d'un certain cinéma indépendant qui a su à lui seul prouver qu'il n'est pas besoin d'un budget conséquent pour pouvoir apporter sa pierre à l' édifice cinématographique.

"Schizophrenia" ou l'orphelin d'un genre qui a connu son apogée dans les années 70-80. Film autrichien de Gerald Kargle, réalisé en 1983, il nous montre l'horreur dans toute sa "splendeur". Le cinéaste, dont ce film fut la seule réalisation, a pensé son film, réfléchit certainement chaque scène, chaque plan. Contrairement à beaucoup d'autres films sur le sujet, ce dernier invite le spectateur à pénétrer l'âme du tueur. D'ailleurs, le film est exsangue de tout dialogue. Seul un monologue, en voix-off, celle du tueur, nous aide à mieux "comprendre" ses agissements, ses motivations. Il partage avec nous ses fantasmes, ses peurs, son irrépressible besoin de tuer qu'un long séjour en asile (conséquent aux meurtres de ses parents) suivi d'un autre en prison (14 ans pour l'assassinat d'une vieille femme) n'ont pas réussi à réfréner...

L'histoire est basée sur un fait divers véridique, celui de Werner Kniesek , autrichien de son état. Le film impressionne par cette sensation de malaise permanente que l'on ressent à chaque instant. On se retrouve assez vite "vampirisés", incapables de venir en aide à des personnages dont on connaît avant eux leur devenir. Le film commence par un travelling arrière sur l' établissement pénitentiaire dans lequel le tueur schizophrène purge sa peine et d'ailleurs, souvent dans ce film, les mouvements de caméras joueront un rôle important dans le malaise ressenti et dont le point culminant atteindra son apogée lors du dernier meurtre particulièrement abjecte. Autre point important dans le traitement du sujet, c'est son manque flagrant de second degré. Tout ici est à prendre au premier degré, l'humour n'ayant pas sa place dans l'univers torturé du meurtrier. Un univers que la bande originale, composée par Klaus Schulze, rends encore plus oppressant. Au delà des meurtres sanglants, réalistes, presque insupportables à regarder, c'est l'ambiance générale, morbide et étouffante qui marque les esprits. Et que dire de l'acteur principal qui campe le rôle d'un schizophrène plus vrai que nature.........

Oubliez les "scream", "Saw" et consorts, et plongez-vous dans le monde halluciné, sombre et paranoïaque de
Schizophrenia...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 28, 2011 9:50 PM MEST


Haha Sound
Haha Sound

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une sirène nous a quittés, 14 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haha Sound (CD)
Passera? Passera pas? Je n'ai pas très envie de parler de cet album (au demeurant excellent), mais plutôt de la disparition de la chanteuse Trish Keenan. Décédée ce matin des complications d'une pneumonie, la jeune femme aura laissé un héritage musical extraordinaire et surtout, oui surtout, une marque de fabrique personnelle. Sa voix aura sans doute les prochains jours un impact encore plus formidable qu'à l'accoutumée sur la conscience de ceux qui idolâtrent Broadcast en général et Trish en particulier(je pense notamment à Red Dog). Sa disparition est une tragédie. Pour sa famille, ses amis, le groupe ainsi que ceux qui aimaient à se baigner dans l'univers si particulier du quintet.

On nous l'a volée. Elle et son timbre admirable. Et j'espère que les membres du groupe ne nous feront pas l'affront de faire appel à une remplaçante.

Rest In Peace Trish !!!


L'Invasion des profanateurs [Import belge]
L'Invasion des profanateurs [Import belge]
DVD ~ Donald Sutherland
Proposé par momox fr
Prix : EUR 13,94

6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La meilleure adaptation?, 14 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Invasion des profanateurs [Import belge] (DVD)
Alors que dehors la pluie tombe, accompagnée d'étranges particules tout droit venues du cosmos, d'étranges plantes se mettent à pousser sur les arbres comme de vulgaires parasites. Elisabeth Driscoll qui travaille pour le ministère de la santé s'interroge sur la provenance de ces drôles de bulbes qu'elle ne parvient pas à identifier et dont elle fait part à son mari Geoffroy après en avoir emporté un spécimen chez eux. Ce dernier ne semble visiblement pas aussi enthousiasmé que sa femme à l'idée qu'elle ai pu découvrir une nouvelle espèce de plante.
Dès le lendemain Geoffroy semble avoir changé. Son comportement qui la veille le montrait plutôt joyeux le fait paraître désormais froid et et insouciant. Il ne semble d'ailleurs pas être le seul à avoir un comportement plutôt ambigu. Lui et d'autres personnes se regroupent dans la rue et forment de curieux rassemblements qui poussent Elisabeth à le suivre.

Soucieuse elle fera part du changement de comportement de Geoffroy à Mathew Bonnel, inspecteur de l'hygiène alimentaire plutôt rigoureux qui prends d'abord l'idée à la légère et préfère même présenter son amie au psychologue David Kibner lors d'une réunion visant à dédicacer un livre écrit de sa main. Alors que tout semble se dérouler normalement elle découvre qu'elle n'est pas la seule à s'être aperçue du changement d'humeur de son mari puisqu'une femme au bord de la crise de nerf tente avec beaucoup de malchance de convaincre l'auditoire que son mari aussi n'est plus le même.

Elisabeth finira par convaincre Mathew que quelque chose se trame à San-Francisco et tout deux, accompagnés par un couple d'amis, ils se lanceront dans la recherche d'une vérité à laquelle ils ne sont pas préparés :
Les plantes découvertes plus tôt sont l'outil d'une invasion extra-terrestre qui vise à annihiler l'espèce humaine et ainsi la remplacer par de vulgaires copies déshumanisées.

Commence alors la chasse aux vilains usurpateurs d'identité allant même jusqu'à créer une situation de panique et surtout de paranoïa dans un monde qui ne réalise toujours pas à quel point l'espèce humaine est en danger.

Un événement plutôt curieux mais assez drolatique vient ponctuer l'effroyable invasion dont nous sommes victimes nous, pauvres humains, lorsqu'apparaît face à nos yeux ébahis un chien au visage humain. Un visage que l'on reconnaît comme celui du clochard musicien qui, plus tôt, tentait vainement, accompagné de son animal de compagnie, d'attirer sur lui toutes les attentions ne récoltant qu'un intérêt plus que limité lorsqu'il ne s'agissait pas purement et simplement de mépris. On peut se demander alors si le cinéaste à ce moment très précis réagit face à un système qui préfère rester aveugle face aux miséreux auxquels il donne naissance dans un ton humoristique en faisant d'un être "insignifiant" le personnage central et révélateur d'une anomalie génétique révélant enfin aux yeux des derniers incrédules que la fin d'un monde et la naissance d'un nouveau est en marche. Celui que l'on rejette devient un pion important dans la reconnaissance d'une ère nouvelle et désastreuse pour l'espèce humaine.

Le film de Philip Kaufman est le remake d'un vieux classique en noir et blanc. Abel Ferrara lui-même réalisa dans les années quatre-vingt dix un remake plutôt anecdotique. Cette version de 1978 fait la part belle au climat paranoïaque découlant d'une invasion ciblant la race humaine dans une volonté flagrante de la faire disparaître au profit d'une autre, menaçante et inhumaine, dans la confusion générale. Même si l'idée de manipuler les médias et de faire disparaître en premier lieu ceux qui sont à l'origine du maintien de l'ORDRE pour créer ainsi un état de DESORDE se ressent à travers les différentes situations proposées par le cinéaste, il faut tout de même avouer qu'il est difficile de s'y retrouver, comme si ce dernier avait en tête un projet tellement vaste et tellement peu de temps pour s'y consacrer que son film prends parfois des airs de brouillons. Mais il ne faut surtout pas bouder son plaisir car retrouver des acteurs de la trempe de Donald Sutherland ou encore Jeff Goldblum est un pur bonheur d'autant plus que le film sait aller droit à l'essentiel et regorge de scènes qui empêchent l'ennui de s'installer. Sans être affirmatif, il me semble qu'un nouveau remake est en préparation. Peut-être même que sa sortie est prévue pour bientôt. Le film de Kaufman date maintenant d'une trentaine d'années et l'on peut s'attendre à ce que la nouvelle version nous inonde d'effets spectaculaires à défaut d'un scénario qui tient la route. Comme un bon vin qui se bonifie avec le temps, cette version restera sans doute la meilleure qui nous ai été donné de voir et il serait bon, une fois pour toute de démontrer aux plus jeunes que les artifices visant à camoufler la maigreur de scénarios indigestes n'est pas tout.
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The Love Collection
The Love Collection
Prix : EUR 12,56

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Les trésors de la chanson française 5, 7 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Love Collection (CD)
Oui, bon, je sais. Richard ne chante pas, il joue. Du piano. Certainement mieux que vous et moi. Alors pourquoi chercher chez nos amis allemands ce que nous possédons déjà. Je comprends que les japonais raffolent de Clayderman, Jarre et Mathieu étant donné qu'ils ne semblent pas avoir d'équivalents chez eux. Quoique pour cette dernière, la variété nippone soit dans son genre, assez gratinée.

Y-a-t-il vraiment une différence entre entre Chopin et Clayderman? Outre la même initiale, ils font preuve d'autant de talent pour leur instrument. Évidemment, on reprochera l'aspect quelque peu insipide de la musique "Richardienne" quand celle de Frederic est remarquablement complexe et émouvante à la fois.

Richard Clayderman peut sans doute se gausser de donner le rouge aux joues des vieilles dames mais il faut reconnaître que son œuvre tient le plus souvent de la musique d'ascenseur. Voire de supermarchés, lesquels, je suppose proposent dans leurs rayons, entre fruits et légumes, une large panoplie des œuvres du maître...
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Shine
Shine
DVD ~ Geoffrey Rush

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand film, 7 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shine (DVD)
"Shine" ou l'histoire véridique du pianiste virtuose David Helgott qu'une enfance menée à travers une éducation judaïque rigide et sévère a rendu d'une exceptionnelle sensibilité. Un père aux méthodes peu conventionnelles, étouffantes et fatales pour l'équilibre de ses enfants et notamment de son fils David puisqu'elles seront sans doute à l'origine de la rupture entre ce dernier et sa famille. Le père, dont on comprends qu'il veuille absolument éviter de reproduire sur ses enfants l'éducation hermétique au monde qui l'entourait afin de préserver le cocon familial dans son entière intégrité, ira finalement bien plus loin encore et fera de David l'objet de ses fantasmes, de ses rêves de jeunesse perdus avec comme principale philosophie celle d'être à tout prix le premier et de gagner, toujours gagner sur tous les fronts (étrange impression alors que lui, le père, perd peu à peu l'emprise qu'il a sur son fils). La mère quand a elle subit sans jamais rien dire et les traits sur son visage marquent son absence d'encouragement et sa totale soumission face au caractère particulièrement orageux de son mari.

Tout finira pourtant par changer dans la morne existence de notre héros puisqu'un concours lui permettra de faire la connaissance d'un homme qui verra en lui un éventuel futur pianiste de génie et lui ouvrira les portes d'une liberté retrouvée et surtout l'espoir d'enfin se libérer du joug de son père pour vivre pleinement de sa passion "presque" sans contraintes. Des contraintes qu'il affrontera face à son professeur dans une certaine quiétude et une volonté de toujours s'améliorer dans l'art qu'il pratique : le piano. Sa séparation d'avec son père ne lui a pas fait oublier sa ferveur pour le grand Sergueï Rachmaninov qu'il espère toujours pouvoir interpréter sur scène.

Séparé de sa famille, renié par son propre père et enfin incorporé dans une grande école, David passera des années a étudier le piano afin d'approfondir ses connaissances avec toujours en toile de fond l'ombre de son père. Ses compétences prennent autant d'ampleur que de valeur puisqu'il semble être très apprécié dans son entourage alors que son parler semble traduire une souffrance intérieure de plus en plus présente.
La pleine expression de son talent aboutira lors d'une représentation musicale qui fera de lui le héros de la soirée mais qui sonnera aussi le glas d'un espoir de carrière et de reconnaissance puisqu'à la toute fin de son interprétation d'un concerto de Rachmaninov, David s'effondrera au sol atteint d'une grave dépression nerveuse et ne se relèvera que dix années plus tard,..
Ce résumé succinct n'a malheureusement pas la profondeur de l'image qui nous est ainsi proposée par le cinéaste Scott Hicks et qui relate d'une certaine façon la première étape dans la vie de David Helgott. La seconde qui elle se découvrira aux yeux des curieux de tous poils, peut être considérée comme une sorte de renaissance dans l'existence de David puisqu'elle relatera le retour du héros vers ce auquel il a tendu toute sa vie...

Geoffrey Rush (qui interprète David Helgott à l'âge adulte) est simplement sublime de finesse et d'émotion et rends son personnage tout à fait attachant. Le réalisateur lui, plutôt que de chercher à systématiquement arracher des larmes aux spectateurs a su jouer du mal de son héros pour nous servir des scène très souvent drôles et d'autres beaucoup plus tragiques comme les retrouvailles éphémères entre un David qui se voit toujours comme un petit garçon réservé et un père qui affirme sa position de chef de clan malgré une certaine retenue flagrante de sa part. Cette scène mérite à elle seule que l'on se penche sur ce film.En l'espace de quelques minutes on réalise l'immense talent du cinéaste qui à travers les quelques mots échangés entre le père et le fils arrive à nous chavirer d'émotion. La musique joue beaucoup sur les esprits avec pas mal d'orchestrations si bien que l'on regrette de ne pas profiter plus souvent des talents de David installé face à son piano et ce, surtout dans la première moitié du film.

Un film qui touche au cœur, dont on se souvient longtemps après son visionnage et surtout, un visage qui marque, celui de Geoffrey Rush.

Admirable.
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