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Contenu rédigé par Coin-coin le t...
Classement des meilleurs critiques: 663
Votes utiles : 1097
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Commentaires écrits par Coin-coin le trekkie "Lol_O" (France)
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
KVITNU 15, 28 juillet 2011
Avec "Zyprex 500", le duo Plaster constitué de Gianclaudio H. Moniri et Giuseppe Carlini produit un album à l'ossature IDM et aux nappes dark-ambient du plus bel effet. Leur univers est sombre, immersif et conceptuel. Le saxophoniste Ivo Papadopolus apporte une touche urbaine et mélancolique sur les angoissants "Xenos" et "Metrexes" (on entend dans ce dernier des samples de saxophones et de flutes reconstitués à l'aide d'un logiciel audio). Papadopolus est d'ailleurs l'auteur de "Kabul", remixé par Plaster lui-même. Un juste retour des choses dirons nous. "Exoplasm" reprend les choses là où elles ont pris fin sur le titre précédent. Ici le son se fait un peu plus dur, plus industriel et est accompagné d'une voix lointaine et dont les origines restent encore à définir. Retour du saxophone sur l'excellent "Kabul" qui remet les choses à plat et restaure une ambiance lente et immersive. "Degrex" n'implique quand à lui aucune émotion mais prépare plutôt l'arrivée de l'obsessionnel et cauchemardesque "Program Q_nex" qui reste l'une des compositions les plus marquantes de cette excellente signature qu'est "Zyprex 500" pour le label KVITNU.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
KVITNU 3, 19 juillet 2011
Aussi méconnu que le micro label Uchelfa qui abrite l'excellent Quinoline Yellow, Kvitnu officie lui-même dans un registre IDM-Electronica de très bonne facture. On y croise la route du duo Sturqen dont le principal attrait est le travail effectué sur les rythmiques soniques, Plaster qui lui explore des contrées sombres et épurées. Zavoloka quand à elle est une jeune ukrainienne qui avec ce "Viter" démarre une série de quatre albums consacrés aux principaux éléments: l'air, l'eau, le feu et la terre. Accompagnée d'Olga Patramanska au violon et d'Anton Zhukov à la contrebasse, sa musique revêt une authentique beauté qu'un beat parfois déstructuré ne vient jamais dépareiller. Électronique, elle s'accorde si bien avec le duo d'instruments à cordes que ces derniers semblent avoir été passés à la moulinette électronique tant le son qu'ils exhalent parait loin de celui qui l'on entend habituellement. Zavoloka est une artiste à suivre d'autant plus que le second volet, "Vedana", vient de sortir. Et comme les exemplaires "physiques" semblent être en nombre limité, mieux vaut ne pas tarder à en acquérir un. PS: A noter que l'album est enfermé dans un digipak de type "Card Sleeve" vraiment très original...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
LEX021, 17 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Corymb (CD)
Une merveille que cet album de remixes signés par des artistes de talents. Quelques Peel sessions viennent s'interposer entre les versions personnelles de groupes aussi divers que Boards Of Canada ("Last Walk Around Mirror Lake" revisité à la sauce analogique dont seul le duo détient les clés), le collectif (et regretté) Clouddead, Venetian Snares ("The Unthinkable" malaxé dans une version hardstep exaltante). Bryan Hollon rappelle qu'il est le principal artisan au travers des superbes "Morning And A Day" et "In The Tree Top" disponible également sur l'ep "Morning And A Day Ep". C'est ensuite au tour des allemands Lali Puna de nous offrir leur angélique version de "Awaiting An Accident". Tout en finesse, il délivrent un titre parasité, au beat vaguement Hip-Hop, assénant quelques "micro-scratchs" sur une nappe mélodieuse enchanteresse. On frise les pleures. Le remixe de Kieran Hebden (Le bonhomme se cachant derrière Four Tet), exhale le parfum d'intimité d'un club où n'est admise qu'une musique exigeante. Le remixe proposé par Mogwai et qui suit celui de Four Tet ne vient en rien entaché la qualité de l'ensemble. L'album se clot sur une Peel Session de "Pulse All Over" envoutante. Avec "Corymb", Boom Bip et le label LEX (qui était encore il n'y a pas si longtemps que ça, la subdivision Hip-hop du label WARP) signent une vraie merveille qui surpasse de loin beaucoup d'albums inégaux consacrés aux remixes...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
CD13-13, 14 juillet 2011
Juste extraordinaire, la musique de Jóhann Jóhannsson est sublimée ici par des cuivres magnifiques. Bande originale du film "The Miners Hymns", c'est une expérience auditive totalement prégnante qui gagne en puissance écoutée au casque sans les nombreux parasites du monde qui nous entoure. Plutôt planant, l'ensemble des six titres accueillent l'auditeur avec douceur, et les envolées de cuivres se révèlent relativement rares. C'est sans doute ce qui les rend encore plus remarquables. La beauté de certaines mélodies rend l'abstraction parfaitement digeste même pour un néophyte. Si "The Miners Hymns" n'essoufflera personne sur une piste de danse, il ravira tout ceux qui rêvent d'explorer d'autres univers planants que ceux des talentueux Sigur Ros, groupe lui aussi originaire d'Islande.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
WARPCD214X, 27 juin 2011
Des textes poétiques posés sur une musique ambient? Idée étrange que de voir éditer cet objet sur le label WARP même après une première sortie l'année dernière plutôt bienvenue ("Small Craft On A Milk Sea"). Tout ceci intrigue, puis inquiète, jusqu'à ce que les mélodies s'insinuent dans notre esprit. Ce qui, de prime abord, risque d'être franchement indigeste, se révèle en réalité, et au fil des écoutes, une merveille de sensibilité qui nous rappelle sensiblement la période "Apollo: Atmospheres and Soundtracks", album sorti il y a presque vingt ans. "Drums Between The Bells" gagne en richesse à mesure que l'on parcourt les 16 pistes que constituent cet écrin, autant de compositions idéales sur lesquelles se posent à merveille les poèmes de Rick Holland, récités par une dizaines d'artistes dont Eno lui-même. A dire vrai, et au risque de contredire tout ceux qui déjà conspuent l'artiste et sa dernière œuvre, au précédent album d'Eno, je lui préfère ce dernier. A noter que cette version est accompagnée d'un second disque d'inédits.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Richard Kelly, 23 juin 2011
Donnie Darko est un jeune adolescent semblable à ceux de sa génération.Du moins, c'est ce que semblent vouloir faire croire les apparences.Intelligent et doué, mais aussi somnambule est schizophrène paranoïaque, Donnie, par une nuit paisible, fait la connaissance d'un étrange personnage prénommé Franck, sorte de lapin géant au visage abîmé qui va lui prédire la fin du monde dans vingt huit jours, six heures, quarante deux minutes et douze secondes.A ce moment très précis débute un compte à rebours dans la vie d'un jeune homme, Donnie, pour qui la vie n'est qu'une somme de peurs qui le voient se réfugier dans un monde de rêves et de fantasmes..... Difficile d'aller plus loin dans le résumé d'un film qui se vit, se ressent, plus qu'il ne se regarde.Donnie Darko a ceci de rare qu'il crée une passerelle entre le conformisme d'un certain cinéma américain ou la jeunesse se fourvoie dans l'alcool et le sexe, un cinéma qui traite de sujet parfois graves de manière frivole voire grotesque avec un autre dont la rigueur scénaristique l'empêche de trouver grâce aux yeux du plus grand nombre. Donnie Darko, c'est un peu le fils bâtard d'un Lynch et d'un Paul Weitz qui auraient accouché d'un film mêlant la complexité et la grande ingéniosité d'un scénario loin d'être évident au premier abord à la simplicité d'un montage et d'une mise en scène permettant à tout un chacun de ne pas se perdre dans les méandres d'une histoire particulièrement exigeante et pourquoi pas, de se retrouver dans l'un des personnages.D'ailleurs, lorsque le film débute, on se retrouve avec la désagréable impression d'être face à l'une de ces nombreuses productions pour teenagers décérébrés avec son image trop propre pour être honnête, sa musique de campus et ses habitations aux jardins bien entretenus.Mais on est vite rassurés lorsque le ton semble aller vers quelque chose de plus profond que le simple déballage d'une certaine Amérique puritaine. Jake Gyllenhaal porte littéralement le film sur ses épaules.Il campe avec maestria le rôle de ce jeune adolescent perdu dans un monde que ses pensées refoulent.Comme s'il avait été écrit pour lui, son personnage semble l'habiter.De son visage angélique, on retiendra surtout ce sourire en coin, troublant, qui annonce l'arrivée de son dédoublement de personnalité (la scène du cinéma, extraordinaire, est d'ailleurs représentative de ce que l'on ressent face au talent de ce jeune acteur).Tout concorde pour faire de ce film un chef-d'oeuvre, encore un, qu'il s'agisse des acteurs, tous aussi géniaux les uns que les autres, qu'il s'agisse aussi de la bande son, mélange de new wave, de rock FM ou encore d'opéra grandiose, tout, absolument tout devrait pousser le curieux qui sommeille en chacun de nous à jeter un œil, et pourquoi pas les deux, sur Donnie Darko.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
CAT189CD, 22 juin 2011
Un mystère quand à l'auteur de cet album entoure ce dernier depuis sa sortie. Publié sur l'excellent label d'Aphex Twin, la légende voudrait que l'auteur soit Richard D. James lui-même. Il est vrai que l'on retrouve les nappes et les rythmes syncopés de l'artiste. Il paraitrait même que le sieur aurait interprété en live certains morceaux. Ce dernier point semble donc confirmer que ce "Rushup Edge" ainsi que l'ep "Confederation Trough EP" qui l'accompagne soient deux productions signées par le papa des "Selected Ambient Works". Nappes analogiques et beats rageurs s'entremêlent au cœur d'une fiesta proprement jouissive. On ne s'ennuie pas un seul instant durant la trop courte durée de l'album. Depuis que les deux galettes sont sorties il y a de cela maintenant quatre années, on attend avec impatience le retour de ce héros de la musique électronique qui, décidément, parvient chaque fois à nous cueillir et à nous étonner.
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1.0 étoiles sur 5
Z, 14 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : $O$ (CD)
C'est à peine croyable. Après avoir lu les deux premiers avis sur cet album et le Descriptions du produit faite par Amazon, je me suis dit qu'enfin un groupe allait me réconcilier avec un courant qui m'est totalement étranger et avec lequel je n'ai aucune affinité. Et bien non, ça n'est pas encore pour cette fois-ci. Il faut avouer que le mélange Hip-Hop et rythmes africains est une idée plutôt ingénieuse mais le résultat est catastrophique. Le look du leader est particulièrement gratiné et pas loin (et même très près) de la caricature. Un genre qu'il se donne et qui va très bien avec la musique que produit ce groupe. Plus ragga que Rap, elle se trouve être totalement indigeste. Die Antwoord n'est rien de moins, rien de plus qu'un groupe certain de connaître le succès. Les sonorités employées ainsi que la boite à rythme épileptique sont à l'image de ce que les médias proposent: Indigentes, spectaculairement kitchs, et commerciales dans ce que le terme à de plus péjoratif. Une musique aux paroles qui se veulent sans doute réactionnaires mais qui passera, au mieux, en fond sonore dans votre supermarché favori.
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4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Les trésors de la chanson française 6, 7 juin 2011
Si à une époque l'Angleterre eut l'ingénieuse idée de pondre parmi les groupes les plus inventifs de l'histoire du rock et de la pop (The Beatles, Pink Floyd, Genesis (période Gabriel) pour ne citer qu'eux), ce pays pourvoyeur d'autant d'artistes de talent que de groupes formatés eut, par contre, la très mauvaise idée de lancer les Take That et les Spice Girls. Premier girls et boys band qui allaient bien entendu provoquer un raz de marée chez les bas du front que nous sommes en France et indirectement générer des boys band de la trempe des 2BE3. Trois robustes jeunes hommes aux biceps et aux pectoraux intelligemment exposés aux jeunes jouvencelles de notre pays. Attirant les foules, ces types dont on ne saura sans doute jamais s'ils furent de vrais artistes ou bien de simples mannequins de podiums embauchés pour la circonstance, connurent un succès fou dans nos contrées grâce à deux albums "Partir un jour" et "2Be3", un album de remixes sobrement intitulé "Remix Collector", un live "Bercy 98", la compilation (et oui, déjà !!!) "L'essentiel ' 2be3" ainsi qu'un album de chansons interprétées dans la langue de Shakespeare. Musique passe-partout, fast-food et immature, elle sonne le glas d'une certaine musique commerciale qui jusqu'alors se permettait encore d'avoir un semblant d'intérêt. Sorte de hamburger sonore dont beaucoup se délectent sans vraiment savoir ce qu'il y a à l'intérieur, la musique des 2BE3 fait mal aux oreilles en particulier et à la musique en général. Traumatisant les réels amateurs de musique et créant par là même une génération de trépanés qui ne jure plus que par l'image à défaut de réaliser combien ce qu'ils écoutent est insipide, ce trio de beaux gosses marque, de mon avis, les début d'une descente aux enfers dont pas un seul d'entre nous ne semble s'inquiéter. Et c'est bien normal puisque les vrais amateurs de musique se tourneront toujours vers leurs artistes préférés, omettant ainsi de pencher une oreille sur celle qui aujourd'hui rend le terme "commercial" des plus péjoratifs. Quand aux autres, ils resteront à jamais sourds aux alertes que nous leur prodiguons et maintiendront que NOTRE musique ne ressemble à rien et que rien ne vaudra jamais la soupe qu'ils assènent à leurs petits cerveaux de néophytes...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
SMAKCD001, 5 juin 2011
A l'instar des labels WARP et REPHLEX, SKAM fait partie de ces labels qui proposent une musique électronique pointue. Mais à la différence des deux premiers, celui-ci demeure encore un objet de culte dû à la grande confidentialité dont font preuve chacune de ses sorties. Et ce n'est certainement pas encore cette double compilation qui rameutera les foules car même si certains titres demeureront digestes aux oreilles des moins avertis ("Auberginetix Pingamix" de Posthuman), il faut reconnaître que la musique de Tattamax, qui propose ici un carré angoissant ("Cipher"), bruitiste ("Armatage Shunks", "Figurines Sold Seperately") et même "aphex-twinien" ("Hill Jogging"), est plutôt intransigeante. Un artiste qui nous vient du micro-label Uchelfa dont est également issu l'excellent producteur Quinoline Yellow qui offre ici quatre titres dans une veine IDM déconstruite et mélodieuse qui lui est chère. SMAK fête le mariage inégal entre le délice et l'indigeste. Rien de vraiment flamboyant dans ce que produit Made. Entre Electro saupoudrée d'un Beat Hip-hop poussiéreux ("1st Break") et Post-Trip-hop moribond sans intérêt ("Land"), ne surnage que l'hypnotique et inquiétant "Type Tactical". L'honneur est sauf. Le duo String Theory semble avoir digéré toute la vague electronica mélodieuse des années quatre-vingt dix et notamment les productions estampillées Aphex Twin et The Black Dog ("Bloopalong" sonne comme un mix du "Selected Ambient Works vol.2" du premier et du "Bytes" des seconds). Rien de vraiment folichon, même lorsque l'on n'a rien à se mettre sous la dent, autant se replonger dans ses classiques. A dire vrai, l'écoute de cette double compilation s'est faite un peu tardive. Il faut donc sans doute remettre le tout dans un contexte vieux de dix ans. Ce qui parfois est une assez longue période en matière de musique électronique. Mais au regard de nombreuses œuvres qui leur sont antérieures et qui ont su, malgré les années, garder tous leurs charmes, on peut se poser la question quand à l'intérêt d'une telle acquisition. PS: pas le courage de faire la critique du reste de cette double compilation...
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