Profil de L. Pascal > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par L. Pascal
Classement des meilleurs critiques: 2.672
Votes utiles : 283

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
L. Pascal (Cannes)
(VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6
pixel
Dieu, ma mère et moi
Dieu, ma mère et moi
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ce livre est un petit bijou d'émerveillement, 29 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dieu, ma mère et moi (Broché)
La foi de FOG n'est pas celle de l'église mais celle du ravissement perpétuel face au monde. Chrétien surtout parce que né d'une mère adoratrice de Dieu qu'il tient pour une sainte et aussi parce que très tôt subjugué par des figures chrétiennes telles que Thérèse de Lisieux ou François d'Assise, FOG n'en est pas moins avant tout profondément panthéiste, adorateur du Dieu Univers, d'une certaine manière davantage sensible au Taoïsme, Bouddhisme, Manichéisme chez qui l'homme n'est qu'une part du tout qui est Dieu, que de l'ethnocentrisme moraliste d'un christianisme augustinien ou paulinien. C'est là la matière de ce livre, dit avec une force vitale qui caractérise l'auteur et dont on pourrait parfois lui reprocher qu'elle s'impose au détriment du texte. FOG semble écrire d'un seul jet, sans soucis réel de construction. Série de petits chapitres qui s'enchaînent dans une logique que semble découvrir l'auteur à l'écriture. Mais ne chipotons pas, ce livre est un petit bijou de joie, de vie et d'émerveillement, dont la spontanéité, la liberté et la candeur sont enrichies de très belles citations et de références de lectures où on trouve quelques pépites. Merci Monsieur FOG.


La guerre sans l'aimer: Journal d'un écrivain au coeur du printemps libyen
La guerre sans l'aimer: Journal d'un écrivain au coeur du printemps libyen
par Bernard-Henri Lévy
Edition : Broché
Prix : EUR 22,40

7 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Surprenant BHL, 2 avril 2012
BHL vous a toujours agacé... ce style de dandy s'en va en guerre, philosophe grand reporter au long cours, mannequin à la chemise blanche méticuleusement-négligemment ouverte, professeur de conscience donnant dans son bloc-note les bons points et surtout les mauvais, VRP en chef vantant et vendant son œuvre chez Ardisson... et bien lisez ce livre ! Oui, je sais... certains crient au crime... que la France s'est fourvoyée dans cette guerre... la preuve, le sud du pays serait à l'heure où j'écris à feu et à sang. Si c'est votre opinion, inutile d'aller plus loin. Pour les autres ce livre peut se lire sous l'angle de cette très belle phrase de Léon Bloy "Quand une personne qui se croit importante se présente devant vous, demandez-lui d'abord où est sa douleur." BHL se croit important. Il croit en l'Histoire. Il croit à l'influence déterminante que peut avoir un individu sur le déroulement de l'histoire. Sa vie est tentative de peser sur les évènements. Ambitieux de faire. Ambitieux de dire. Ses héros sont Malraux et Lawrence. Son arme, une audace incroyable. Mais quelle est donc cette terrible douleur qui habite cet homme ? Et c'est là justement que le livre surprend. Que ce qui pourrait dans les premiers chapitres passer pour un ridicule cabotinage, prend de la profondeur ; le ridicule laissant place au tragique. Car au-delà des reportages entre les balles et du grand jeu dans les antichambres des ambassades, BHL fait preuve d'une rare lucidité sur cette boulimie de faire qui ne le laisse pas au repos. Retour sur ses précédents engagements. Ses échecs en Bosnie, Afghanistan, Somalie et ailleurs. Echecs qui l'obsèdent. Sa peur de se tromper en Libye comme il s'est déjà trompé ailleurs. Et là, toujours sous l'œil de Léon Bloy, on voit ce Sisyphe juif en terre d'Islam, qui ne peut pas ne pas faire, parfaitement lucide sur ce drame qui est le sien, qui tente tant bien que mal d'en tirer le meilleur, dans un pur pari Pascalien. Cet homme est courageux et surprenant. Il faut le dire. Il faut le lire. Pour le reste, l'histoire jugera.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 21, 2014 7:57 PM MEST


Rien ne s'oppose à la nuit - Grand prix des Lectrices de Elle 2012
Rien ne s'oppose à la nuit - Grand prix des Lectrices de Elle 2012
par Delphine Vigan (de)
Edition : Broché
Prix : EUR 19,30

4.0 étoiles sur 5 Livre d'amour à une mère pas comme les autres, 19 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rien ne s'oppose à la nuit - Grand prix des Lectrices de Elle 2012 (Broché)
Difficile d'écrire sur sa mère, surtout quand le drame et la folie s'en mêlent. DDV réussit pourtant ce portrait, et plus généralement celui de sa famille maternelle, qui comme dit sur la 4ieme de couverture " incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre." L'auteur cherche à comprendre comment sa mère qui au départ semblait avoir tout pour elle, a pu sombrer si loin. Cette quête se fait à bonne distance, sans verser ni dans le pathos ni dans l'explication forcée. Si DDV n'a pas (encore) la maîtrise du Carrere d'un Roman Russe, elle réussit pourtant son pari de faire revivre sa mère. On compatit à la douleur de cette femme, de ses filles et de sa famille. Rien n'est simple. S'y mêlent l'amour, la joie, la terreur et la mort. Un récit vivant, hommage à sa mère telle qu'elle était, dans ses excentricités, sa folie mais aussi son humanité et son être. L'amour commence par le respect de l'autre pour ce qu'il est. En cela ce livre est une déclaration d'amour à une mère pas comme les autres.


Une femme fuyant l'annonce - prix Médicis étranger 2011
Une femme fuyant l'annonce - prix Médicis étranger 2011
par David Grossman
Edition : Broché
Prix : EUR 22,80

15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Géant, 5 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une femme fuyant l'annonce - prix Médicis étranger 2011 (Broché)
Dans ce roman, Grossman part du quotidien des hommes et de leurs vicissitudes, pour atteindre la grâce. Cette grâce, c'est la rencontre de l'homme, de la nature et des mots. Rien d'extraordinaire, juste de petites choses mais qui rassemblées, racontées, mises en perspectives, touchent à l'universel.

Petit conseil cependant. Ne vous laissez pas décourager par le premier tiers du livre (200 pages), les choses se mettent en place lentement, avec des flashback et on pourrait par moment s'impatienter. Laissez vous le temps de rentrer dans le monde de Grossman, d'apprendre à connaître les personnages (Ora, femme universelle, belle, maternelle, contradictoire et tellement femme), de suivre le pas de cette randonnée, de raisonner au rythme des phrases, et alors la magie prendra.

Merci monsieur Grossman,


Country Driving: A Chinese Road Trip
Country Driving: A Chinese Road Trip
par Peter Hessler
Edition : Broché
Prix : EUR 13,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Masterpiece of journalism, 5 février 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Country Driving: A Chinese Road Trip (Broché)
Forget the first story, "the wall" which is just average. The 2 other ones, "the village" and "the factory" are just masterpiece of journalism. I have never read something like that before. I guess because to achieve this level of journalism, you need a lot of time, commitment, humility and of course excellent writing skills, things very rare to find in one single man (or you may have the skills but not the time). I would recommend this book both for those who want to learn about modern China, and to those who want to write investigation journalism.


Le quai de Ouistreham
Le quai de Ouistreham
par Florence Aubenas
Edition : Broché
Prix : EUR 19,30

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Décevant, 6 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
Il me semble que le procédé « se faire passer pour », puis écrire son expérience, n'est pas un bon procédé. Car l'auteur doit déployer une part importante de son énergie à ne pas se faire démasquer, et cela se fait au détriment du reportage. Un reportage, cela demande de se concentrer sur son sujet, d'observer librement, en toute confiance. Sinon on perd beaucoup, car on ne peut pas demander ouvertement les choses. A l'inverse un journaliste qui ne cache pas l'objet de son reportage, aura certes certainement au départ du mal à trouver les gens qui acceptent d'être suivis, mais ensuite il pourra faire son travail convenablement, et aller là où un simple collègue ne pourra jamais aller. Quant à l'expérience personnelle de FA dans ces 6 mois, elle est finalement d'une grande banalité. C'est triste à dire mais le même livre écrit par un autre journaliste n'aurait certainement pas été publié.


Monsieur le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011)
Monsieur le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011)
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché
Prix : EUR 20,20

2.0 étoiles sur 5 Vite écrit, vite lu, 4 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monsieur le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011) (Broché)
Intéressant pour les anecdotes. En revanche fâcheuse impression à la lecture que FOG voulait vite s'en débarrasser. Ainsi dans ce terrain peu conviviale, tant dans le fond que dans la forme, on accélère car on a tout sauf envie de s'y attarder.

Quelques passages relevés

"Enfant roi. Si vous cédez tout de suite, vous êtes mort. Si vous résistez, il vous déteste. Mais bon cela ne sert a rien d'être aimé par lui. Il vaut mieux être respecté."

"Tout est un rapport de forçe pour lui. Il n'a que ennemis ou esclaves."

"Il ne faut jamais se laisser dominer par lui, sinon c'est l'horreur, il finira par vous bouffer. Il n'y a aucune méchanceté chez lui, juste un instinct de mâle dominant que rien n'arrête jamais."

"Le surmoi est le produit de l'éducation et s'acquiert quand la mère décide de lutter contre les manifestation de toute puissance de son rejeton"

"Il humilie trop mais ne punit pas assez. Il n'a pas la main tranchante. La parole en revanche l'est."

"Tout faire soi meme. Litanie des mauvais managers qui ne savent ni déléguer, ni responsabiliser"

Sarko nommé ministre du budget en discute avec Elkabbach.
"Qu'est ce que t'y connais au budget demande JPE
Rien, je m'en fous. J'apprendrai. Je travaillerai, j'ai l'habitude. A Bercy on marche sur les inspecteurs des Finances. Je prendrai le meilleur et il fera mon cabinet."


The Long March: The True History of Communist China's Founding Myth
The Long March: The True History of Communist China's Founding Myth
par Sun Shuyun
Edition : Broché
Prix : EUR 14,41

5.0 étoiles sur 5 Excellent book, 2 janvier 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Long March: The True History of Communist China's Founding Myth (Broché)
I was a bit scared after reading the first pages, where the author mixes journalism, history and fictional writing, but then the field investigation takes the lead and the author makes an excellent job both as a journalist and also as an historian. I do recommend this book for those who want to understand the roots of the creation of the new China. It is also an excellent book about what is history, propaganda and myth. Last but not least, it is very well written, a real pleasure to read.

"Mao's foresight was quite extraordinary. To think of turning the Long March, which was essentially a retreat, into a glorious victory, was itself a stroke of genius. To be able to make it the founding legend of Communist China showed a political acumen, a gift for propaganda and an optimism and self assurance that few possess."

"The anti-Japanese propaganda turned a dispirited reteat of the Red Army into a lofty march of salvation for the whole nation. It gave the soldiers a purpose without which the army could easily have disintegrated and, crucially, it gained them public sympathy and support. Wherever they went, anti-Japanese propaganda heralded the way. "


Limonov Prix Renaudot 2011
Limonov Prix Renaudot 2011
par Emmanuel Carrère
Edition : Broché

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Excellent livre pour comprendre la Russie d'aujourd'hui, 2 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Limonov Prix Renaudot 2011 (Broché)
Très bon, même si certainement pas le meilleur Carrère. Les 200 premières pages rament un peu, faisant de l'enfance russe puis de l'exil new-yorkais de Limonov, un récit moyen sans autre intérêt que de planter le décor. En revanche à partir de l'aventure parisienne on retrouve le Carrère du Roman russe, mêlant enquêtes de terrain, expériences personnelles et surtout cette incroyable justesse du regard de l'auteur. Carrère a besoin de voir, de connaître, de toucher pour parler juste. Il a connu Limonov dans les années 80 à Paris ; quant à la Russie, elle coule dans ses veines. Le matériau est alors là pour sortir d'un récit classique et, à travers Limonov, de parler de la Russie, de Carrère et quelque part aussi de chacun de nous. C'est ce procédé mêlant l'intime à l'Histoire qui nous rapproche du sujet et nous aide à comprendre ce qu'est la Russie d'aujourd'hui, dans toutes ses nuances et ses contradictions.

Quelques citations relevées en passage

Carrère sur lui-même (toujours dans l'adoration) « Cela m'ennuie de parler avec aussi peu d'indulgence de l'adolescent et du très jeune homme que j'ai été. Je voudrais l'aimer, me réconcilier avec lui, et je n'y arrive pas. Il me semble que j'étais terrorisé par la vie, par les autres, par moi-même, et que la seule façon d'empêcher que la terreur me paralyse tout à fait, c'était d'adopter cette position de repli ironique et blasé, de considérer toute espèce d'enthousiasme ou d'engagement avec le ricanement du type pas dupe, revenu de tout sans être jamais allé nulle part».

Sur le fascisme (au sens large, comme volonté de hiérarchiser les valeurs et les hommes) et la sagesse « Bien que comme Liminov je ne puisse pas rencontrer un de mes semblables sans me demander plus ou moins consciemment si je suis au dessus ou au dessous de lui et en tirer soulagement ou mortification, je pense que cette idée « l'homme qui se juge supérieur, inférieur ou égal à un autre ne comprend pas la réalité » est le sommet de la sagesse et qu'une vie ne suffit pas à s'en imprégner (...). Faire ce livre pour moi, est une façon bizarre d'y travailler. »

Sur l'URSS et le mensonge « Ils [les écrivains affiliés au parti] savaient bien qu'ils servaient un régime pourri, qu'ils avaient vendu leur âme et que les autres le savaient. Soljenitsyne l'a noté : un des aspects les plus pernicieux du système soviétique, c'est qu'à moins d'être un martyr on ne pouvait pas être honnête. On ne pouvait pas être fier de soi.» Plus loin « Soljenitsyne l'avait annoncé, dès qu'on commencera à dire la vérité, tout s'effondrera. » Ou encore « Il ne faut pas seulement exécuter les coupables, disait le commissaire à la justice Krylenko, l'exécution des innocents impressionne davantage ».

Limonov sur Gorbatchev « le chef de l'Union soviétique n'est pas là pour plaire à des petits cons de journalistes occidentaux, mais pour leur faire peur. » Gorbatchev apparaît comme complètement dépassé par l'histoire, plaisant aux occidentaux mais incapable de contrôler les forces destructrices qui accompagnèrent la désintégration de l'URSS. Limonov pleure ce « peuple qui n'a plus confiance en lui et n'inspire plus de respect à ses voisins »

Sur la contre culture des nasbols et Limonska, version russe de l'idiot international « tu es jeune ; ça ne te plait pas de vivre dans ce pays de merdre ; tu n'as envie de devenir ni un popov ordinaire, ni un enculé qui ne pense qu'au fric, ni un tchékiste ; tu as l'esprit de révolte ; tes héros sont Jim Morrisson, Lénine, Mishima, Baader. Eh bien voilà, tu es déjà un nasbol ».


The Shift: Taking Your Life from Ambition to Meaning
The Shift: Taking Your Life from Ambition to Meaning
par Wayne W. Dyer
Edition : Relié
Prix : EUR 15,48

3.0 étoiles sur 5 Good although a bit radical on some points, 11 décembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Shift: Taking Your Life from Ambition to Meaning (Relié)
I like Wayne's first part about the concept of 'oneness'. We all come from the same source. Big bang theory tells us the story. A unique source of energy created the whole universe, hence all atoms, hence all beings and non-beings. Therefore as Wayne points out 'begin to view yourself as connected to every person you encounter by valuing and loving the part of you that flows through all life. Feel your connection to all of nature and practice non-judgment and love, beginning with yourself'. As the Catholic and mystic writer Thomas Merton said 'We are already one. But we imagine that we are not. And what we have to recover is our original unity'. 'Ego insists on separation because that's how it undermines allegiance to the authentic self. When we recognize and respect our connectedness to each other, the air we breathe, the water we drink and the sun we rely on; and most significantly, the invisible Source we're animated by, the ego can return to its rightful space'. 'If we are aware that there's no separation, no others, then we do not need to prove our superiority.' More' is the mantra of the ego'. And also 'leave me alone' I would add.

What I like less in this book is Wayne's radical attitude toward the need to 'surrender to the invisible force'. Wayne develops the idea that we should simply let the universe drive us. No interference. Just let it be, and 'surrender to the invisible force that administers everything'. I believe that to a certain point we should indeed 'let it be' and 'practice the art of allowing' in order to find 'the authentic me'. But for Wayne this process is radical and unconditional. Worse, he does not make any difference between people. I could indeed accept that after reaching a certain spiritual level, people have the ability to 'feel the force' and then let it be. But what about for the majority of us? Jumping in the river and 'let it be' does not make you learn how to swim. There is a process for that. And it might be a life long process. But reading Wayne you have the feeling that what you need is just to jump and not to worry about the future. 'Let go and let god'. Is that really practical? I'd rather recommend to read The Power Of Now: A Guide To Spiritual Enlightenment for a practical spiritual shift process.

Here are various quotations I liked:

About 'the authentic me'. 'More than anything else, what the world truly needs are men and women who have come alive. What the world needs is the natural sincerity of people living their passion in a way that makes other people's lives better.'

About Love and service. 'Love cannot remain by itself, it has no meaning. Love must be put into action, and that action is service'.

About gratefulness. 'If you only say one prayer in a day, make it 'Thank you''. Thank you to make all this possible... not my poor little life, but life in the universe.

What I suggest is first to watch Wayne's movie from which this book was written. You can find it on youtube (search for 'Dr. Wayne - El Cambio'' there are 9 episodes of 30mn each). It is quite an interesting and good movie. Then just let it be and see if you buy the book ;)

Last but not least, here is a Carl Jung nice quotation about the fact that we are not necessarily prepared for the spiritual shift (from ambition, to meaning) advocated by Wayne and more generally by all spiritual leaders. 'Thoroughly unprepared, we take the step into the afternoon of life; worse still, we take this step with the false assumption that our truths and ideals will serve us as hitherto. But we cannot live the afternoon of life according to the programme of life's morning; for what was great in the morning will be little at evening; and what in the morning was true will at the evening have become a lie' (The stages of life)


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6