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L' AIGLE (Paris France)
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Skrowaczewski, 90th birthday collection : Intégrale des enregistrements Oehms Classics
Skrowaczewski, 90th birthday collection : Intégrale des enregistrements Oehms Classics
Prix : EUR 56,70

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 SEEKING THE INFINITE : une redécouverte stupéfiante !, 20 novembre 2014
(COMPLÉMENT le 30 NOVEMBRE et le 7 DÉCEMBRE 2014 sur BRUCKNER )

« LA RECHERCHE DE L’INFINI » est le titre d’un ouvrage sur la vie musicale de Stanislaw SKROWACZEWSKI du Dr. Frederick E. Haaris, sur plus de 90 ans d’histoire de la musique. (Uniquement en anglais)

C’est bien « ce sentiment » merveilleux qui s’impose à chaque instant d’ écoute de ce coffret du 90e anniversaire d’un des rares chefs charismatiques au plus haut niveau, boudé par l’establishment et les cris tics de tous bords dont la perception auditive et spirituelle n’est pas très développé et encore moins aguerrie !

Ce coffret reprend ses prestations des intégrales symphoniques des 4 grands B du romantisme avec Schumann.
Les Beethoven, les 11 de Bruckner, les Brahms et du Berlioz, régénérés !
De toute façon, il n’y a pas de doublons car vous découvrirez ce que vous n’avez jamais entendu ailleurs, aussi étonnant que celà puisse paraître, la musique vit intensément par tout son frémissement foisonnant dans un renouveau printanier ! Comme quoi, la révélation vient toujours de l’inattendu, de l’inconnu !
Il en est de même dans le domaine de tout ce qui est VRAIE et qui RENAIT, que ce soit dans l’Art, la Science ou la Spiritualité, sauf que dans ce domaine notre époque s’est fourvoyée dans les fausses lumières de l’occultisme luciférien au lieu de retourner aux Origines Divines !

● Quels sont les imbéciles qui jusqu’à nos jours, ont propagé la rumeur que F. CHOPIN était un mauvais orchestrateur ???
Commencez par le CD 27 et vous aurez LA RÉVÉLATION ABSOLUE du contraire.
En effet, ce que l’on entend ordinairement c’est une pâte sonore épaisse, très indistincte des accents lourdauds et dévitalisés par de chefs incapables d’en comprendre la texture subtile et d’en faire vivre l’expression et les pépites qui luisent et étincellent ici que l’on entend pour la première fois d’une oreille émerveillé et d’un regard ébloui !
Vous écouterez ici pour la première fois, la chatoyance d’une irisation de timbres, de subtilités et de dialogues, d’accents d’une fulgurance inouïs !
Une pianiste quasi inconnue et hors norme, musicienne- virtuose d’une ductilité et d’une finesse de toucher incroyable, une subtilité délicate sachant susurrer des confidences dans le maelstrom chopinien en osmose unique avec l’orchestre dont l’agogique et les nuances sont admirables, menée par ce chef charismatique Polonais.

Les qualités décelées et révélées par le chef polonais dans l’orchestre de Chopin se retrouvent bien sur chez tous les autres compositeurs ici déclinés. Voir l’excellent et unique commentaire sur ce coffret de notre joyeux « Albigeois » !
Que tous les CD séparés parues précédemment et réunis ici de chez OEHMS, n’aient aucun commentaire, en dit long de l’ignorance persistance et de la rumeur de la critique médiatique, tiède et désobligeante devenant dissuasive pour tout fureteur.

Un chef rare dont les préoccupations spirituelles du philosophe se traduisent dans une geste musicale dépourvue de sentimentalisme et d’effet gratuit, toujours en phase avec la profondeur de la nature de la musique et de sa restitution, dégagée de l’emphase de tout égotisme à la mode... Et à la morgue ! (Un lapsus à triple sens fait à la lecture à haute voix !)
Précipitez-vous, vous serez stupéfait ! Mais attention au piège de la mémoire récurrente qui a formaté votre oreille à « n’aimer » que le connu enregistré dans vos neurones et le médiatiquement reconnu du « musicalement correct » reniflé par les tartuffes à la truffe obturée !

(COMPLÉMENT le 30 NOVEMBRE 2014)
● Anton BRUCKNER (1824-1896)

LES STUPÉFIANTS Bruckner auxquels nous convie SKROWACZEWSKI dans la beauté épurée d’une clarté sidérale dans la profondeur insondable du silence d’où émane chaque inflexion d’un spectre sonore très étendue en intensité allant de ppp à fff, nécessite une amplitude adéquate du potentiomètre à régler sur les pianissimi pour tout percevoir sans avoir à « tendre l’oreille ».
Ceci étant fait, l’attitude de l’écoute de la musique de BRUCKNER est très particulière, ce n’est pas une musique de divertissement à niveau réduit !
La subtilité, autant que la grandeur du discours exigera un état de disponibilité dégagé de toute autre occupation ou préoccupation. Il faut fermer les yeux et se laisser porter par les vagues sonores. On ne peut vaquer à autre chose, sinon vous en perdriez les vibrations de sa substantifique moelle.
Selon le degré de sa sensibilité spirituelle, cette musique met en résonnance des réminiscences de mémoires oubliées dans les abysses de son inconscient égaré dans l’espace-temps de l’univers quantique par des contrastes extrêmes, des ruptures abruptes inattendues, de silences subits, de sauts temporels où le bucolique côtoie sans transition une vision de mondes en collision et la rotation continue des galaxies…

● Le monumental ADAGIO du Quintette à cordes, arrangé pour celles de l’orchestre par SKROWACZEWSKI confine au sublime qui par ce travail sur le timbre et l’expression fait oublier qu’il s’agit des cordes de l'orchestre, tellement l’effervescence de l’alchimie de la matière sonore subit des transmutations par d’incessantes métamorphoses jusqu’à l’enivrante incandescence.

● L’intégrale des 11 symphonies du « Maître de Saint Florian » constituent naturellement des archétypes d’une lecture de référence qui place « Le Barde de Dieu » dans une fusion sonore de cette « SEARCH INFINITE » qui constitue la quête spirituelle ( comme CELIBIDACHE) de ce chef polonais hors norme par son geste musical suprême dans une dimension métaphysique dégagée de tout pathos invalidant : Enthousiasmant !

Le très grand chef inspiré que fut Stanislaw SKROWACZEWSKI (1923) tout au long de sa carrière de formateur d’orchestre, conduit le regard acéré d’une restitution hors normes, comme en son temps le fit Eliahu IMBAL * (1936) avec le RSOF (Radio-Sinfonie-Orchester Frankfurt) Bruckner : Intégrale des symphonies (Coffret 11 CD) nous révéla pour la première fois, de 1986 à 1992 les 7 premières versions des 11 symphonies de l’organiste très réputé de Saint Florian et qui valent grandement le détour pour découvrir les originaux de cette œuvre unique en son genre, et dont la spécificité incomparable dans l’histoire de la musique fut si bien comprise et analysée avec son humour dévastateur par son thuriféraire emblématique dans ce très bel hommage que lui délivra Sergiu CELIBIDACHE :

● « Je ne suis pas le seul qui considère que c'est un des plus grands symphonistes de tous les temps. Mais jusqu'aujourd'hui, à prendre les choses pour ce qu'elles sont, je dois vous dire qu'on méconnaît BRUCKNER, qui a utilisé l'orchestre et les secrets symphoniques de l'orchestre, qui a su créer des contrastes qui proviennent de la constitution intime de l'orchestre, comme aucun autre. À part cela, du point de vue structurel, d' où vient-il ? Il n'y a aucune descendance que nous pourrions prouver.
Il y a des gens qui ont vécu avec lui, grâce à lui, le fait que le temps est autre chose pour lui que pour les autres compositeurs. Pour un homme normal, le temps c'est ce qui vient après le commencement, le temps de Bruckner c’est ce qui vient après la fin. Tous ses finales en apothéose, l'espoir d'un autre monde, l'espoir d'être sauvé, d'être encore une fois baptisé dans la lumière, ça n'existe nulle part !

Aussi bien les frères Schalk que Löwe, qui étaient ses élèves, pensaient l'aider en simplifiant ses symphonies. Mais comment, dans quel sens peut-on simplifier ? Que devient la beauté, si elle est simplifiée ? Et l'eau simplifiée, c'est quoi ? Quelle est l'eau qui peut apaiser votre soif ?
Donc un phénomène dans tous les sens. Comment il a tenu, avec cette modestie et cette chaleur humaine qui est la marque de chaque mesure ? Et ce manque de stimulant de la part de la société dans laquelle il vivait, ça été la caractéristique de toute sa vie ! Et cette naïveté constructive ! Et cette virginité continuelle ! Bon... Ce sont des notions qui n'ont rien à faire avec ce que nous avons vécu dans nos vies. Il a été et il reste un inconnu.

Il me semble être un frère plus grand qui a découvert le monde un peu avant moi. Mais de toute façon je n'ai jamais senti une contradiction et quand j'ai découvert la spiritualité de sa musique, je n'ai jamais été surpris ; je me suis dit que ça devait être comme ça, comme il écrit. Cela ne m' a jamais inspiré de prendre une attitude critique envers lui, je n'ai pas de critique à lui faire, surtout après cette nuit qui a duré soixante ans où on a marché avec les pieds sur ses partitions, en changeant tout, en voulant les européaniser, changer tout selon un style universel, un style qui allait partout dans le temps... » (Sergiu CELIBIDACHE)

" Pour comprendre la musique de BRUCKNER...il faut saisir son caractère cultuel et cette foi en un dieu vivant qui l'habite et qui est l'expression intemporelle de l'âme universelle d'un chrétien convaincu" (Karl Ganzer)
En effet, cette musique intemporelle n'a pas d'âge. Elle brasse des mondes cosmiques et des espaces galactiques par des marches de titans, des méditations puissantes, des scherzos impétueux et des péroraisons grandioses dans le paradoxe d'un temps suspendu, d'où la difficulté des esprits non contemplatifs à saisir la pensée de Bruckner, surnommé " le Barde de Dieu ", disions-nous le 17 janvier 2011 : Anton Bruckner : Celibidache (Coffret 12 CD)

● Il est singulier de constater que ces 3 intégrales hors normes - sauf pour CELI, ayant omis les 4 premières - ont toutes eu lieu en Allemagne sur un même axe au sud, une à SARREBRUCK à l’ouest, une à FRANCFORT et l’autre à l’Est, à MUNICH, fief durant plus de vingt ans pour CELIBIDACHE, soit aucun des orchestres mondialement réputés !!!
Il apparait donc que la restitution de l’œuvre de BRUKCNER dépend infiniment plus du talent comme de la conviction du chef et de sa spiritualité que de l’orchestre, nonobstant les versions d’Eugen JOCHUM à Berlin, à la Radio Bavaroise et à Dresde Anton Bruckner : Intégrale des Symphonies / Eugen Jochum comme celles de Günter WAND à Cologne, à Hambourg et à Berlin ! Ou encore de Bernard HAÏTINK à Amsterdam… en oubliant d’autres très valeureuses dont cet outsider inattendu : Bruckner: the Symphonies

Également, signalons la performance d’un des quatre grands chefs russes, encore vivant dans la seconde moitié du XXe siècle et encore en exercice aujourd’hui, Guennadi ROJDESTVENSKI (1931) au début des années 1980 enregistrant les 11 symphonies avec toutes les versions modifiées de certaines d’entre elles !
« Savez-vous comment ? » en 14 « galettes nourrissantes quand elle est bien faite avec du son dedans » et jamais rééditées à ce jour !

Ce maître très particulier de l’orchestre à nul autre pareil que nous révéla CELIBIDACHE dans son BRUCKNER - dont s’est inspiré Gustav MAHLER (1860-1911) qui avait 20 ans lorsque son ainé en avait 56 - élevant « à la gloire de Dieu » ces méditations sublimes dans des architectures symphoniques de cathédrales sonores, envers et contre toute la mentalité de son temps, en ce XIX siècle de la bourgeoisie marchande de 89 et matérialiste en diable, hérité des fausses lumières lucifériennes du siècle précédent et qui se noierons quelque peu dans les illusions perdues de Waterloo – et qui sévit encore jusqu’à nos jours chez les dinosaures du rationalisme aveugles,( on se trouve les ancêtres que l’on mérite !) ces modernistes obsolètes !

Qui plus est, personne ne connait aujourd’hui « LE MATIN DES MAGICIENS », livre clé paru en 1960, de Louis Pauwels et Jacques BERGIER dans leurs réflexions issues d'études fascinantes et foisonnantes sur l’histoire des sciences, de la pensée et de sa prospective sur le devenir de l’humanité qui ne se fera pas sans un examen approfondi des découvertes scientifiques antérieures ignorées et jetées dramatiquement aux oubliettes par des mentalités grégaires et qui ne furent, hélas pas écoutées ! « Il n'y a pas d'intelligence là où il n'y a ni changement, ni besoin de changement. » (Herbert George Wells (1866-1946)

Les auteurs constataient à leur époque - et c'est toujours le cas - qu'il n'existait aucune volonté de recherche scientifique sur les trésors accumulés dans les bibliothèques au cours des siècles et qui recèlent d'extraordinaires inventions et découvertes qui auraient réglées les problèmes insolubles de notre temps et dans tous les domaines ! Mais cela demanderais un changement radical de mentalité :
" Peu d’être sont capables d’exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont mêmes incapables d’arriver à formuler de telles opinions. […]Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome." (Albert Einstein)

D’où les catastrophes planétaires qui s’accentueront inexorablement à cause de « Ces modernes attardés (qui) s’opposent aux contemporains du futur antérieur » (page 65) ne sachant encore pas qu’ils sont en retard de deux siècles, provoquant l’APOCALYPSE qui avait déjà hérissée ses oreilles pointues et sanglantes depuis plus 225 ans ! Mais c’est une autre histoire que nous aborderons, peut- être dans un commentaire sur un livre. Ainsi l’humanité a raté son évolution naturelle pour s’adonner aux utopies totalitaires mortifères : « Le triomphe des idéologies consacre la défaite de la Civilisation »

CONCLUSION

Revenons-en au BRUCKNER de SKROWACZEWSKI : Une véritable intelligence du discours, ponctuée d’accents et de nuances extrêmes et subtiles dans la maîtrise de cette agogique qui est l’âme de la musique, d’expressions et d’articulations d’une rhétorique musicale en adéquation parfaite avec la teneur des œuvres, soit la suggestion du sentiment de l’infinitude des espaces sidéraux !
Comme chez BEETHOVEN - décédé 3 ans après la naissance de BRUCKNER en 1824 - nous sommes surpris d’y découvrir les accents inattendus et inentendus, de SKROWACZEWSKI relançant le discours et dont la ponctuation nous révèle d’autres sens d’une rhétorique jusqu’alors inconnu, comme chez CELIBIDACHE.

LA PLÉNITUDE DE LA GRÂCE ET DE L’ÉLÉGANCE DE TOUS LES INSTANTS : UNE REDÉCOUVERTE RARISSIME !
Clarté, transparence de la prise de son dans une gamme infini de nuances de ce formidable dresseur d’orchestre qui comme Markevitch transforme n’importe quelle phalange devenant la meilleure au monde, mais ici avec une dimension supplémentaire.
PRODIGIEUX ! Si le mot « transcendance » en musique à un sens, c’est bien ici !

D'aucuns reprochaient sa "froideur" à ANSERMET qui rétorquait qu' " il était facile pour un chef de mettre du sentiment dans une phrase musicale, car d'une phrase musicale on peut en faire à peu près tout ce qu'on veut ; c'est plus facile en tous cas que de découvrir le sentiment juste, celui qui comporte la phrase dans son contexte".

Cette École de Direction d’Orchestre s’est toujours illustrée au plus haut niveau avec des chefs ( et compositeurs !) irremplaçables parmi une vingtaine que furent Artur Rodziński, Paul Kletzki , Marek Janowski, Antoni Wit, etc. ET : Witold ROWICKI, dont les 4 de Brahms vous mènent dans des régions jusqu’alors inconnues : Brahms: Symphonies 1 & 3
Symphonie N°2 en ré majeur Op.73 - Symphonie N°4 en mi mineur Op.98
Voir l'excellent commentaire de Mélomaniac, " 1er commentateur du Hall d'Honneur "

ÉPILOGUE (le 5 décembre 2014)

Stanislaw SKROWACZEWSKI nous restitue un BRUCKNER Grandeur Nature qui se propulse jusqu’à la fusion des étoiles dans cette foi ardente du compositeur en l’Éternité.

La Musique d’Anton BRUCKNER porte les stigmates des affres de cette « Nuit de l’âme » qui parait chez Saint Jean de la Croix (1542- 1591) dans la très célèbre expérience mystique de « La Nuit obscure ».
Car Anton BRUCKNER est un mystique-compositeur et organiste célèbre, constamment tourmenté par le salut de son âme dont la musique déroule la thématique dramatique d’un combat intérieur dans ses méditations, ses interrogations et ses silences subits qui rompent le développement de sa pensée, ses supplications et ses exaltations qui dans des péroraisons grandioses et vibrantes scellent la victoire de la foi sur le doute et la peur.
C’est la raison pour laquelle cette musique, venant de nulle part dans l’histoire – comme le souligne à juste titre CELIBIDACHE dans son admirable hommage cité plus haut - fut peu accessible durant plus d’un siècle, car il existe différents niveaux de musiques comme il est différents niveaux d’hommes, et il en est de même pour tous les auditeurs.
Il est curieux de constater combien le Maître de Saint Florian fut bouleversé par la thématique de la plus célèbre symphonie de l’histoire, ces « Quatre coups du destin qui frappent à la porte », puisque l’on retrouve le nombre de cette thématique rythmique dans les symphonies du « Barde de Dieu » et notamment dans sa 3e symphonie en Ut mineur, dans la même tonalité dramatique que celle " du Maître de Bonn " !

À l’âge de 12 ans, mon Parrain, Chanoine à St Étienne m’avait offert pour mon anniversaire un 33t Philips comprenant des musiques orchestrales de Wagner sur ses trois cycles chevaleresque par Bruno Walther et le philharmonique de New York et dont la pochette était ornée d'un ciboire en opaline incrusté de rubis. La dédicace était ainsi libellée :
«…lorsque tu les connaîtras mieux tu te rendras compte, quels qu’ils soient, qu'ils ne font que tenter d’exprimer L’INFINI QUI LES COMBLE OU LES TOURMENTE. » Quelle plus belle citation pourrait situer la musique du « Barde de Dieu » !

Toute musique raconte une histoire avec des sons. Il serait possible d’en faire une sorte d’analyse radiographique car « le style c’est le mouvement de l’âme » (Jules Michelet). Il suffirait de décrypter la grammaire et la syntaxe musicale dans ses rythmes et sa symbolique des Nombres, ses intonations et ses tonalités avec ses harmonies et ses modulations pour mettre à jour l’état psychique et mental du compositeur et traduire en mots son état et ses pensées.

En définitive, le destin de Tout Art Supérieur, n’est-il pas de nous amèner aux portes de l’ineffable par l’expérience spirituelle d’un génie dont la foi dans « la vie n’aurait aucun sens si elle n’était pas éternelle.» (François BRUNE)
Tout Art Supérieur œuvre ici-bas pour conjurer le sort funeste ou triomphe le mal dans le cœur de l’homme depuis la nuit des temps, espérant que « la Beauté sauvera le monde » (Dostoïevski) et dans laquelle Tout est contenu, puisque cette mystérieuse et essentielle notion immatérielle des canons de la Beauté - indéfinissable autre que mathématiquement par les Nombres Sacrés - et qui englobe le Bien et le Vrai dans cette triade Platonicienne préfigurant la métaphysique Trinitaire, n’est autre que l’Être en soi, cette présence supérieure qui habitât nombre d’êtres humains qui en ont fait, et qui en font l’expérience dans leur vie quotidienne.

Au cours des millénaires dans cette vallée de larmes, les saints et les génies sont venus apporter l’espérance planétaire pour conjurer le sort funeste et combler cette carence mortifère dans l’âme humaine, cette lumière spirituelle qui transfigure la matière, l’Amour, cette loi fondamentale de la Vie de l’Univers, ce secret de l’énergie de la matière et de l’immortalité cher aux alchimistes, aux bâtisseurs de Cathédrales et sans laquelle « rien ne se crée ni se transforme… »

RAPPEL ET COMPARAISON DES DURÉES de 25 versions de la 4e symphonie :

H.KNAPPERSTBUCH / Berliner : 1944 = 60’28.
W.FURTWANGLER / Wiener : 22/10/1951 = 66’04 / Wiener : 29/10/1951 = 67’20.
W. ANDREA / Wiener symph. : 1953 = 60’29.
K. SCHURICHT / Stuttgart : 1955 = 69’03.
E. JOCHUM / Berlin : 1956 =65’01 / Dresde : 1967 = 64’46 / Amsterdam : 1975 = 64’58.
O. KLEMPERER / Philharmonia : 1965 = 60’44 / Bavarois : 1966 = 60’58.
B.HAITINK / Amsterdam : 1965 = 63’59.
S. CELIBIDACHE / Stuttgart : 1969 = 69’02 / Munich : 1988 = 79’11.
K. BÖHM / Wiener / 1973 = 68’10.
H. KARAJAN / Berliner : 1970 = 70’14 / Berliner : 1976 = 64’11.
R. KEMPE / Munich : 1972 = 63’56.
G. WAND / Cologne : 1976 = 64’21 / Berliner : 1998 =68’40.
K. TENNSTDEDT / Berliner : 1981 =70’28.
E. INBAL / Frankfort : 1983 = 68’17.
G. TINTNER / Royal Scottish : 1998 = 72’09.
L. MAAZEL / Bavarois : 1999 = 73’34.
S. Stanislaw SKROWACZEWSKI / Sarrebruck : 1998 = 70’32
R. PATERNOSTRO / Reutlingen 1999 = 67’12.

Manque : E.V. BEINUM / G. SOLTI / D. BAREMBOÏM / K.MAZUR / C.V. DOHNANYI / H. BLOOMSTEDT … et des derniers venus.

* P.S. Eliahu IMBAL, dénué de tout égotisme a enregistré notamment avec son orchestre de Francfort, des intégrales très remarquées : BERLIOZ, MAHLER, RAVEL , CHOSTAKOVITCH et BRUCKNER avec les versions primitives des symphonies révisées. Tous ces enregistrements chez DENON, sont nippon ni mauvais, mais excellents ! et dont la subtilité des nuances et la dynamique (dynamite !) préconise une écoute à un certain niveau.

Rappel d’enregistrements inégalables du chef polonais dans RAVEL notamment, et chez le label MERCURY :
Maurice Ravel - Intégrale de l'oeuvre pour orchestre Vol.1
Ravel: Complete Works For Orchestra, Vol. 2
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 11, 2015 7:23 PM MEST


Les grands chefs d'orchestre du XXe siècle
Les grands chefs d'orchestre du XXe siècle
par Christian Merlin
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Merlin ou la poudre aux yeux du désenchanteur !, 10 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les grands chefs d'orchestre du XXe siècle (Broché)
Cet ouvrage brouillon ne saurait même pas constituer une sous-référence comme quelques commentateurs éclairés l'ont ici souligné avec perspicacité.
Nous ne nous étendrons pas sur cette coterie des snobismes parisiens dont l'éditeur BUCHET CHASTEL a dû se soumettre.
" Merlin le désenchanteur " comme je l'avais dénommé pour son Mahler inénarrable dans notre commentaire : Symphonies (Intégrale)
Les commentaires ici objectivement négatifs sur ce livre révèlent aussi suffisamment la décadence de la Muse hic ! au logis lorsque Littré rature !
Le sentimentalisme en musique et dans la critique est le pire des maîtres. Il existe des ouvrages incomparables à cette médiocrité " compilatoire " si pertinemment analysée chez les autres commentateurs ici même.

« LA SYMPHONIE DES CHEFS »
L'OUVRAGE DE RÉFÉRENCE reste incontestablement le livre de Robert PARIENTÉ, homme de grande culture, dont la passion pour l'art embrasse aussi bien la littérature, la peinture que la musique. C'est à son érudition musicale et à son talent d'intervieweur que nous devons cette SYMPHONIE DES CHEFS parue en 2004 aux ÉDITIONS S DE LA MARTINIÈRE.
La Symphonie des chefs : Entretiens avec les grands maestros

À bon entendeur salut !
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La Symphonie des chefs : Entretiens avec les grands maestros
La Symphonie des chefs : Entretiens avec les grands maestros
par Robert Parienté
Edition : Relié

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LA RÉFÉRENCE INÉGALABLE, un pur délice !, 10 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Symphonie des chefs : Entretiens avec les grands maestros (Relié)
COMMENTAIRE complété le 17/10/2014

L'OUVRAGE DE RÉFÉRENCE en la matière reste incontestablement le livre de Robert PARIENTÉ, homme de grande culture, dont la passion pour l'art embrasse aussi bien la littérature, la peinture que la musique.
C'est à son érudition musicale et à son talent d'intervieweur que nous devons cette SYMPHONIE DES CHEFS parue en 2004 aux ÉDITIONS DE LA MARTINIÈRE.

L'excellent Nicolas MESNIER nous livre un court commentaire sur cet ouvrage fondamental et incomparable et qui reste une référence définitive face à la pâle copie de Merlin « le désenchanteur » : Les grands chefs d'orchestre du XXe siècle

La Préface en « Prélude » de trois pages par Manuel ROSENTHAL, Chef-d' orchestre, compositeur et professeur de D.O. au Conservatoire de Paris, (élève de Maurice RAVEL !) nous ayant quitté en 2003 à l'âge de 99 ans, concentre dans un style pur l'essentiel d'une longue expérience sur cette fonction déterminante pour la musique.
Ce témoignage assure l'exceptionnelle qualité de cet ouvrage unique. Dans le verso de la jaquette rouge de ce livre de 808 pages, sur 18 X 25 et 5 cm d'épaisseur, poids 1kg 640, cartonné et relié, illustré des portraits des Chefs d'orchestre, l'Éditeur nous dit :

« C'EST UN CASTING PARFAIT que Robert PARIENTÉ a réuni dans ce livre évènement, où l'on côtoie les plus grands chefs d'orchestre, d'hier et d'aujourd'hui [...] Des figures reconnues aux étoiles montantes, ROBERT PARIENTÉ EST ALLÉ À LA RENCONTRE D'ENVIRON 70 MAESTROS QUI LUI ONT CONSACRÉ DE LONGUES HEURES D'ENTRETIEN. (Les capitales sont de nous !) Tous y racontent leur enfance, leurs débuts musicaux, leurs inspirations, leurs oeuvres fétiches, leurs gestes, leurs maîtres les différentes formations dirigées. Et l'art de l'intervieweur, c'est d'avoir su pour chacun créer un espace intime, un moment suspendu, tout en entrainant le lecteur dans un voyage captivant.
Un travail titanesque et passionné, à la mesurer des artistes qu'on y entend, et qui fera date auprès des mélomanes du monde entier.»

Les mélomanes avertis savent combien « l'interprétation », mot tant honnis par le fameux chef-d' orchestre mystique et atypique qui refusait l'enregistrement, Sergiu CELIBIDACHE et d'ailleurs par le compositeur Maurice RAVEL lui-même conscient du phénomène : « Je ne veux pas que l'on interprète ma musique, je veux qu'on la joue ! »
Nous pourrions citer maints exemples de la conscience de cette attitude dans l'histoire de la musique, notamment Ernest ANSERMET, ainsi que René LEIBOWITZ trop vite oublié, que nous avions cité dans nos commentaires, nous montrent combien ce « double du compositeur » doit se faire oublier pour « RESTITUER », attitude opposé à « interpréter » !

Certains furent étonnés et ont reproché à l'auteur de n'être pas « spécialiste » de la question ! En effet, Robert PARIENTÉ fut rédacteur du journal sportif l'Équipe (également auteur de différents ouvrages dans d'autres domaines) à une époque où les reporteurs devaient savoir écrire le français, et journal dans lequel il tint une tribune de critique de disques qui eut du succès !
On peut avoir une excellente oreille musicale sans pour autant avoir eu l'opportunité ou la possibilité de faire des études techniques sur cet art et cette science complexe et très exigeante.
Là, se place justement la frontière entre le mélomane averti, le critique musical et le musicien (confirmé) en exercice. Il n'est guère possible de tenir les trois casquettes !
L'apprentissage de la musique, selon la fonction que l'on vise, exige un travail phénoménale qui laisse peu de temps à l'exploration de l'écoute discographique, véritable gouffre de temps !

Suite à la préface, ou « PRÉLUDE » de Manuel ROSENTHAL, l'auteur dans OUVERTURE fait état de son très intéressant parcours de mélomane depuis son enfance et ce qui l'avait amené à écrire cet ouvrage objectif en se cantonnant dans son rôle de « reporter » en mélomane averti, observateur assidu de l'actualité musicale toute sa vie durant. Suivent deux autres courts chapitres, DIVERSITÉ et PRESTIGE DE LA MUSIQUE, des plus passionnants dans son parcourt atypique de reporter musical !
Ainsi, cet ouvrage très bien écrit, par un bel esprit, soutient le vif intérêt du lecteur par la passion de son auteur.

Dans la musique enregistrée, les prestations exceptionnelles qui réunissent au sommet « la quadrature » de l'excellence que nous avons qq fois évoquée, sont assez rares et conjuguent la rencontre d'un chef-d'oeuvre avec un lieu et une date, d'un ou des musiciens, d'une prise de son. Généralement le concert enregistré est très souvent supérieur au studio. Mais dans ce domaine, beaucoup d'exceptions confirment la règle de part et d'autres.
Pour certaines oeuvres extrêmement exigeantes, peu de version peuvent atteindre les sommets idoines qui font que chaque ré-audition semble être la première et ne s'use pas en dépassant les aberrations de la mémoire récurrente qui fait que le mélomane écoute sa bande magnétique interne, au lieu d'être concentré sur le moment présent de l' évènement sonore.

Cet impressionnant ouvrage, par le FAIT UNIQUE d'une LONGUE RENCONTRE PERSONNELLE entre l'écrivain et 70 chefs-d' orchestre, permettra de vous introduire dans leurs domaines secrets.
Cette immédiate proximité permettra d'affiner votre écoute et donc la compréhension de vous-même au travers de la MUSIQUE porteuse de l'HISTOIRE DU MONDE par la VIE-BRATION, car il est évident que « la connaissance des mots amène à la connaissance des choses »(PLATON)

TABLE DES MATIÈRES

(Nous n'avons pas indiqué les prénoms en entier pour raccourcir le temps de frappe. Ce qui posera une bonne interrogation à la mémoire des lecteurs ! Un jeu devinette en quelque sorte )

Prélude par Manuel Rosenthal............................................................................................. p.15
OUVERTURE ...........................................................................................................................

LES MAÎTRES DU PASSÉ

De BERLIOZ à NIKISCH ..........................................................................................................
G. MAHLER était un saint .....................................................................................................
B. WALTER, le disciple ..........................................................................................................
O.KLEMPERER, le solitaire ...................................................................................................
A. TOSCANINI, le dieu de son époque ................................................................................
De KOUSSEVITZKY à STOKOVSKI .........................................................................................
De FURTWÄNGLER à KARAJAN ..........................................................................................
C. MUNCH, l'émotion sans mesure ...................................................................................
De MONTEUX à CLUYTENS .................................................................................................
L. BERNSTEIN, ombre et lumière ..........................................................................................
G.SOLTI, voix et voies de ......................................................................................................
LA DIASPORA HONGROISE ....................................................................................................
I. MARKEVITCH, la partition dans la tête ............................................................................
ANSERMET, la conscience de la musique ............................................................................
S.CELIBIDACHE, l'inflexible ....................................................................................................
De BEECHAM à BARBIROLLI ...................................................................................................

MAESTROS D'AUJOURD'HUI

P. BOULEZ, une cuirasse sans défaut ......................................................................................
N. HARNONCOURT, le passé recomposé ..............................................................................
B. HAITINK, Sculpteur de sons ................................................................................................
M. JANSONS, battements de coeur ..........................................................................................
S. OZAWA, le magicien ...............................................................................................................
C. DAVIS, une vie pour Mozart et Berlioz ..............................................................................
J.E. GARDINER, cultivons notre jardin ......................................................................................
S. RATTLE, horizon sans limite ..................................................................................................
C.M. GIULINI, le grand mystère ............................................................................................
C. ABBADO, l'âme en passion ...................................................................................................
R. MUTI, la force du destin ..........................................................................................................
CAMPANELLA et BENINI, maestros d'opéras ........................................................................

LE CHEMIN DE FRANCE

M. JANOWSKI, la longue marche ................................................................................................
M.W. CHUNG, la pureté d'un mystique .....................................................................................
L. MAAZEL, « Majestic » ..............................................................................................................
C. DUTOIT, qui veut voyager loin... .......................................................................................
K. MASUR, les trois vies ..................................................................................................................
D. BAREMBOÏM, dans un monde apaisé ....................................................................................
C. ESCHENBACH, créateur d'indicible ..........................................................................................
W. SAWALLISH, le parfait Kappelmeister ....................................................................................
J. NELSON, comme un missionnaire .............................................................................................
Y. SADO, soleil levant ......................................................................................................................
J. COLON, l'harmonie des étoiles ..................................................................................................
C. V. DOHNANY, tradition et modernité ......................................................................................
A. JORDAN, l'anticonformiste ........................................................................................................
K. NAGANO, la transfiguration de ....................................................................................................
E. INBAL, en quête d'éternel .............................................................................................................
M. GIELEN, un homme libre ..............................................................................................................
I. FISCHER, l'insurgé ............................................................................................................................
J. LOPEZ-CORBOZ, le regain ..............................................................................................................
L. FOSTER, le globe-trotter ...............................................................................................................

CETTTE GRANDE LUEUR À L'EST

E. MRAVINSKI, pouvoir absolu .......................................................................................................
la dynastie SANDERLING ..................................................................................................................
Y. TEMIRKANOV, l'héritier ...............................................................................................................
V.GERGIEV, les nuits blanches.........................................................................................................
M. ROSTROPOVITCH, retour à la vie ................................................................................................
S. BYCHKOV, paris non tenus ...........................................................................................................
LE CAPITAL RUSSE ...............................................................................................................................
ENFANTS DE BOHÊME ........................................................................................................................

MESDAMES LES MAESTRAS

N. BOULANGER, l'annonciatrice .......................................................................................................
E. HAÏM, une pure harmonie ............................................................................................................
L. EQUILBEY, à choeur ouvert ............................................................................................................
M. ALSOP, coups de maître ...............................................................................................................
DANS L'OMBRE DES GRANDS ............................................................................................................

ÉTOILES DU NORD

P. JÄRVI, le rêve du héros...................................................................................................................
M. FRANCK, pathétique obsession ..................................................................................................
O. VÂNSKÄ, Sibelius en tête ..............................................................................................................
De BERGLUND À SALONEN, Finlandais partout...........................................................................
M.SCHÖNWANDT, prince du Danemark ..........................................................................................

PROPHÈTES OU EXILÉS

M. ROSENTHAL, loin des sentiers obliques .......................................................................................
J. FOURNET, mémoire contre l'oubli ..................................................................................................
G. PRËTRE, un feu sacré ........................................................................................................................
S. BAUDO, chef sans menottes ...........................................................................................................
M. PLASSON, la belle aventure ............................................................................................................
J.C. CASADESUS, le défi permanent ....................................................................................................
R. BENZI , la gloire et le silence ..............................................................................................................
E. KRIVINE, la croisée des chemins ......................................................................................................
Y.P. TORTELIER, le second souffle.........................................................................................................
J. MERCIER, l'éclectique .........................................................................................................................
M. SDOUSTROT, la liberté se paie cher ................................................................................................
M.PIQUEMAL, la voie du coeur ...............................................................................................................
S. DENÈVE, en quête d'idéal .....................................................................................................................
OÙ SONT LES CHEFS FRANÇAIS ? ............................................................................................................

L'ART DU BAROQUE

W.. CHRISTIE, les jardins secrets ............................................................................................................
C. HOGWOOD, un acte de foi ..................................................................................................................
J.C. MALGOIRE, un esprit en révolution ................................................................................................
C. ROUSSET, l'arbre du talent ..................................................................................................................
M. MINKOVSKI, vers de nouveaux rivages .............................................................................................
PIONNIERS ET ADEPTES ............................................................................................................................

EN GUISE DE FINALE
Finale ...........................................................................................................................................................
Postface : Quel avenir pour la musique ? ................................................................................................

ANNEXES
Sources......................................................................................................................................................
Mes 100coups de coeur pour une discothèque...................................................................................
Index ...........................................................................................................................................................
Bibliographie .............................................................................................................................................
Remerciements ........................................................................................................................................P. 807

« Pourquoi la « symphonie » des chefs ?
D'abord par référence à l'étymologie de « synfonia », mot grec compos de syn, « avec », et de phonia, « son »,
d'où le sens premier « d'accord » et, par extension, celui d'ensemble musicaux, formant la polyphonie.
C'est ensuite le nom donné à des formations du XVIIe siècle, et qui désignera plus tard l'aeuvre écrite pour un grand ensemble orchestral. Ainsi, au fil des siècles, est-on passé du « son « à la « partition » », ce qui définit bien le rôle que tient aujourd'hui le chef d'orchestre : il touche aussi bien à la polyphonie, à la formation qu'il dirige, qu'à l'ouvrage qu'il interprète avec les instrumentistes. » (Robert PARIENTÉ)

N.B. Ce raccourci très sommaire sur l'histoire de la symphonie est à la fois confus, flou et passablement inexact.
Mais ce n'est pas très grave comparé au reste de l'ouvrage. (L'AIGLE)

REMARQUE : Nous avons qq fois indiqué dans nos com. combien il était important de lire la biographie d'un compositeur pour le connaître et donc pour comprendre les moyens d'existences dépendant des techniques dans le contexte de son époque que les ondes sonores traduisent par imprégnation de l'histoire du Monde et des Civilisations.
Ces informations concrètes, autant que psychologiques, par une sorte d'entendement qui dépasse le raisonnement, modifie les sentiments par l'émergence d'une empathie de l'écoute qui changent la perception auditive, enrichissant ainsi la représentation sonore par la substance vivante d'un être d'exception qui passe dans les fréquences des ondes musicales, soit, cette VIE-BRATION, tout en faisant découvrir le potentiel, plus ou moins caché de l'oeuvre.
De même, pénétrer la pensée et la vie d'un musicien est presque aussi important que celle du compositeur puisque la restitution de son oeuvre dépend de la qualité de son médium, car l'expérience unique des grands interprètes à beaucoup à nous révéler sur la musique et la vision de leur art.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (16) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 20, 2014 11:33 PM MEST


Requiem - Quatre Pièces Sacrées
Requiem - Quatre Pièces Sacrées
Prix : EUR 12,39

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Très DÉCEVANT à tout point d'ouïe !, 30 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Requiem - Quatre Pièces Sacrées (CD)
Une seule étoile qui n'est pas seulement le sentiment d'une " détestation" d'une écoute objective !
Pour un LEGENDARY RECORDINGS de seulement 1967 à 96KHz - 24-bit, qu'elle ratage magistral !!!
S'agit-il d'une prise de son défectueuse au départ ?

Un SON DUR, compact qui manque de grave, d'espace et de profondeur. (La Sofiensaal à Vienne !)
Des éloignements lointains pianissimi peu perceptibles ! Orchestre peu audible sauf dans les tutti.
Prises multi micro mal coordonnées ? De brusques travellings avec un SOLTI brutal !

Un quatuor vocal de prestige pour l'affiche commerciale et qui n'est pas Verdien, Il en fait des tonnes avec des trémolos indécents dans la voix, se croyant à l'opéra ! La ligne de chant en étant constamment brisée.
À trop en faire, aucune émotion n'en sort !
Les deux voix féminines à contre-emploi qui crient la plupart du temps, distorsions dans les aigües...
Une Maryline HORNE méconnaissable et une SUTHERLAND chancelante !
Un PAVAROTTI encore trop vert que l'on reconnait à peine et à la peine !
On ne comprend pas la réputation médiatique de cette mauvaise Basse que fut TALVELLA, et qui sévit toujours cacochyme, 45 ans après, notamment dans « le Vaisseaux fantôme » en 2012 !
Une voix nordique en général uniformément cotonneuse, détimbré et embrumé dans le médium et l'aigue et qui manque de projection et à l'intonation plus qu'approximative !!!

Seuls, les choeurs et l'orchestre de Vienne, cependant mal captés, disparaissent pourtant dans ce très mauvais enregistrement vraiment bâclé.

Nous sommes loin de la réussite du prestigieux et exemplaire du Ring de 58 à 65 de SOLTI dans cette même Sofiensaal à Vienne !!!

QUATTRO PEZZI SACRI

Enregistrées à Chicago en 1972, ces très belles oeuvres sont d'une autre facture, mais encore abimées par la remasterisation. Ces quatres partitions sont beaucoup plus belles que le Requiem. On les trouvera dans d'autres enregistrements beaucoup plus idoines.
Cependant elles ne sauvent pas cette édition d'un Requiem ABOMINABLE et CAUCHEMARDESQUE qui balance entre le terne et l'agressif... à oublier pour l'éternité ! Je m'en débarrasse au plus vite !

On ira ouïr avec délice les TOSCANINI, FRICSAY, GIULINI, MARKEVITCH, REINER, KARAJAN, MUTI, GARDINER, Carlos PAÏTA chez Lodia 1975. (éviter ABBADO ! )
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 1, 2014 8:17 PM MEST


Glorious Pipes:Organ Music Thr
Glorious Pipes:Organ Music Thr
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 18,86

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent anthologie à mettre entre toutes les oreilles…, 10 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Glorious Pipes:Organ Music Thr (CD)
Ce double CD de J.S. BACH à MESSIAEN, bien rempli est des plus intéressants, soit du Baroque au XXe siècle avec une belle brochette d’organistes dont les noms sont visibles sur la présentation du CD.
Si le visuel du verso ne permet d’y lire le programme et les compositeurs, on le trouve sur l’échantillon du « Tout écouter ».
Certes le choix de morceaux choisis est ce qu’il est parmi la considérable production d’enregistrements.
Le connaisseur préfèrerait peut être tel ou tel œuvre, plutôt que certaines proposées, mais le titre de la compilation annonce la détermination tout à fait justifiée.
Un bon choix de cadeaux également.
Belles prises de sons qui peuvent intéresser les néophytes comme les amateurs du Roi des instruments.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 10, 2014 3:28 PM MEST


Jean-Philippe Rameau : Suites pour orchestre, vol. 2
Jean-Philippe Rameau : Suites pour orchestre, vol. 2
Prix : EUR 11,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le plus grand génie de l'orchestre avant BERLIOZ..., 6 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jean-Philippe Rameau : Suites pour orchestre, vol. 2 (CD)
Jean Philippe RAMEAU est généralement considéré comme l'un des plus grands musiciens français avant le XIXe siècle, et comme le premier théoricien du chant et de l'harmonie classique : ses traités d'harmonie, et ses 7 ouvrages font toujours figure de référence. Il aborda tous les genres musicaux de son époque avec un égal bonheur.

Plus d'un siècle avant (112 ans) on trouve un prédécesseur à J.P. RAMEAU ((1683 -1764) en la personne de Michael PRAETORIUS (1571-1621) compositeur et théoricien allemand de la musique, largement inspiré de la musique vénitienne a laissé une oeuvre considérable malgré une courte existence de 50 années. Célèbre pour avoir écrit une remarquable encyclopédie, le SYNTAGMA MUSICUM, un traité de musique qui traite très précisément des genres musicaux utilisés depuis l'Antiquité, ainsi que des instruments de musique, étude quasi exhaustive qui est encore aujourd'hui d'un intérêt considérable. Son aeuvre et son style unique se transmit également à travers les centaines d'élèves qu'il forma à l'orgue et au chant au courant de sa vie.

La richesse de timbres employés par J.P. RAMEAU, issu de l'instrumentarium de la Renaissance (issu de la Période Médiévale) et dont il ne pouvait ignorer M. PRAETORIUS, a des affinités avec le plus célèbre de ses contemporains avec lequel il partage une verve analogue, le Vénitien Antonio Lucio VIVALDI (1678-1742) nonobstant la différence de style et qui, notamment dans ses « concerti con multi strumenti », était friand d'oppositions de timbres instrumentaux, employait aussi le cor de Basset (ancêtre de la clarinette).

La sève de ce rameau vert intarissable reste encore aujourd'hui, et sans aucun doute pour la vie de la planète, grâce à la transparence des instruments périodiques dits, « anciens », un modèle inégalé qui diffuse son immortel arôme des plus précieux.
Les deux plus grands musiciens du 18 e siècle, célébrissimes de leur vivant et aux qualités complémentaires, RAMEAU et VIVALDI restent une cure de jouvence sonore de ces rares paradis musicaux très fragiles pour les siècles des siècles, tant qu'ils dureront !... Paradis terrestre pour le Rameau d'olivier, Paradis Céleste pour le « Prete Rosso ».

À l'inverse de son contemporain Vénitien, Il est singulier de noter que le plus grand et le plus célèbre musicien Français n'ait pas composé pour l'orchestre en dehors de ses musiques opératiques !
Il réserva à l'orchestre les fruits inestimable de son génie de l'écriture, de l'harmonie et de l'instrumentation dans des musiques descriptives délicieuses pleines de bruits de fureurs, d' ivresses et de langueurs les plus abouties dans leur allitération.

L'ENREGISTREMENT

Après les grandes réussites de ses prédécesseurs, Franz BRUGGEN a heureusement repris le Rameau vert dans ces deux volumes qui nous livrent, avec pour le volume 2, la Suite tirée de la Tragédie ZOROASTRE en 17 numéros, ainsi que la Suite tirée de la Pastorale-héroïque NAÏS qui ne comporte ici que 12 numéros pour un CD de 66'38, alors que la version de Mc GEGAN en comporte 18 !!! , ce qui est tout de même fâcheux pour le témoignage du compositeur et l'édification de l'auditeur : UNE ÉTOILE EN MOINS !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 19, 2014 10:48 AM MEST


Jean-Philippe Rameau : Suites pour orchestre, vol. 1
Jean-Philippe Rameau : Suites pour orchestre, vol. 1
Prix : EUR 11,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La perfection Ramiste dans son exubérance contrôlée !, 6 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jean-Philippe Rameau : Suites pour orchestre, vol. 1 (CD)
Les orchestrations les plus luxuriantes et expressives de la Période Baroque échoient incontestablement au génie de son siècle que fut Jean Philippe RAMEAU (1683 -1764) et l'on retrouve les mêmes caractéristiques de fougue et de violence, de lyrisme et de tendresse, de dramatisme et d'allégresse, du gout du merveilleux et de la surprise de l'inattendu et de l' inentendu, que l'on trouve aussi chez l'un des plus grands compositeur russe du XIXe siècle(Symphonies et Ballets) dans toutes les composantes du style BAROQUE du GRAND SIECLE du ROI SOLEIL dans cette exubérance contrôlée.

Le génie printanier de ce Rameau vert a influencé tous les musiciens de son époque, dont J.S. BACH, HAENDEL, TELEMANN et bien d'autres encore et après lui. Il n'est que d'écouter avec ce volume 1 de BRUGGEN, l'essai inaboutie de MINKOVSKI d' « UNE SYMPHONIE IMAGINAIRE » reconstituée avec des fragments d'Ouvertures & Airs d'une dizaine d'opéras de RAMEAU pour y ENTENDRE l'influence de son style chez les grands de son époque, et 157 ans plus tard en Russie avec TCHAIKOVSKY , aussi stupéfiant que cette déclaration puisse paraître, nonobstant la forme des Airs de Cours et Danses du XVIIIe siècle transfigurée par le génie étincelant de cet orpailleur Français de l'Harmonia Mundi !

Cependant, il faut parfaitement bien connaître l'oeuvre des deux compositeurs et l'avoir présente en mémoire pour en faire instinctivement le surprenant et indubitable parallèle qui s'impose à l'oreille comme à l'esprit, comme nous l'avons longuement explicité chez le compositeur russe.

Irrigués par les fastes, les drames et les mystères de la Mythologie qui anime cette oeuvre d'art total que furent les opéras et les comédies ballets, les Pastorales héroïques, les comédies et tragédies lyriques de la période baroque, cet « Orphée » (surnom de son vivant) s'y illustre au plus haut niveau vocal et musical ; la geste orchestrale de première grandeur dans une musique descriptive, qu'il leur a dédié dans ses 30 ouvrages et 6 cantates, est d'une subtilité harmonique, un savant dosage d'effets et d' alliages de timbres dans une instrumentation luxuriante et unique qui surpasse toutes les autres production de l'époque baroque*, comme Tchaïkovski a surpassé toute la musique de Ballet qui n'était plus un fond sonore pour rythmer le pas des danseurs, mais pour raconter l'histoire et les sentiments mimés par les gestes aphones de la danse.

L'ENREGISTREMENT

Après les grandes réussites de ses prédécesseurs, Franz BRUGGEN sur le tard a heureusement repris le Rameau vert dans ses mains pour ces deux volumes qu'il nous livrent. Dans ce volume 1 la rarissime Suite tirée de la Pastorale - héroïque, ACANTE & CÉPHISE en 16 numéros, ainsi que LES FÊTES D' HÉBÉ, Opéra-Ballet en 13 numéros seulement.

Apparemment sur le plan musical et sonore, une presque parfaite réussite qu'il convient de louer avec une petite restriction... Un bémol cependant dès l'ouverture d'ACANTE, le tambour censé faire les bruits des feux d'artifice est beaucoup trop fort, trop grave, comme une grosse caisse, et en avant alors que les détonations de la poudre produisent des sons secs et assez aigus, , reléguant au lointain la musique instrumentale qui se rapproche peu à peu ! Cette malheureuse perspective dès l'introduction du CD, gâche incontestablement le plaisir de l'écoute dès la première impression ! Nous ne sommes pas au spectacle ici. Décidemment la perfection est toujours mise en défaut par un détail qui n'est pas insignifiant et qui ici, d'emblée détonne...c'est le cas de le dire !
UNE ÉTOILE EN MOINS à cause du tambour à découvert, trop fort et envahissant et au timbre inadéquat dans l'introduction.

Reste à savoir si tous les intermèdes s'y trouvent, car malheureusement et selon les cas, les Suites qui en sont tirées restent soumises au choix plus ou moins restrictif du chef où de l'éditeur. Elles ne sont pas données dans leurs complétudes, ce qui est tout de même fâcheux pour le témoignage du compositeur et l'édification de l'auditeur.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 19, 2014 3:13 PM MEST


Rameau - Une symphonie imaginaire / Les Musiciens du Louvre · Minkowski [SACD]
Rameau - Une symphonie imaginaire / Les Musiciens du Louvre · Minkowski [SACD]
Prix : EUR 22,77

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Seulement une demi-réussite ! Ne pas s'en priver, cependant., 6 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
TROIS étoiles, mon Général ! " j'aime " donc, mais la mariée est trop belle ! Nonobstant la qualité sonore et musicale excellente, cette tentative de reconstitution pêche par de graves défauts et c'est d'autant plus rageant que ces qualités soulignées frisent la perfection !
Il est curieux pour un chef dit « baroque » que certaines notions élémentaires d'époques et de durées et donc de styles aient pu échapper à la sagacité de St. Marc !

Cette inévitable fragmentation aurait pu se résoudre sans vouloir imiter ce BERLIOZ dont le chef a clairement voulu y donner " sa fantastique " personnelle comme il le dit : « Le plus grand génie de l'orchestre en France avant Berlioz ».
Le « en France » est malheureusement de trop et faussement restrictif ! J'aurais dit « universel », ce qui est vrai hier dans le cas des chefs-d'oeuvre le reste effectivement aujourd'hui et demain !

La durée de 56'25 est celle approximativement des symphonies romantiques dont la durée est fonction du nombre de mouvement, quatre ou plus, et de l'unité du travail thématique indispensable à l'intellection de l'écoute comme il en est de la logique d'un récit ou de la rhétorique d'un discours dont l'art musical y est aussi soumis.
L'intellection épouse le mouvement même par lequel la simplicité rayonne en complexité et remet la pensée à l'endroit.
Or, cette « symphonie imaginaire « baroque « est recomposée dans un patchwork de 17 mouvements soutirés de 10 ouvrages ! N'aurait-il pas mieux valut s'en tenir à 3 symphonies de moins de 20 minutes (se rapprochant de l'ambitus classique !)

RAMEAU n'ayant composé de la musique d'orchestre que pour ses musiques de scènes irrigués par les fastes, les drames et les mystères de la Mythologie qui anime ces ouvrages d'art total que furent les opéras et les Comédies Ballets, les Pastorales Héroïques, les Comédies et Tragédies Lyriques de la période baroque, cet « Orphée » (surnom de son vivant) s'y illustre au plus haut niveau vocal et musical ; la geste orchestrale de première grandeur dans une musique descriptive, qu'il leur a dédié dans ses 30 ouvrages et 6 cantates, est d'une subtilité harmonique, un savant dosage d'effets et d' alliages de timbres dans une instrumentation luxuriante et unique qui surpasse toutes les autres production de l'époque baroque et de celles à venir...
À part qq ouvertures, ses musiques sont essentiellement de courts intermèdes qui ont donc recours à l'allitération* de formes très condensées et descriptives. Difficile, voire impossible dans ce cas, d'en constituer une matière symphonique viable dans la vision romantique gémellaire à BERLIOZ voulu par MINKOVSKI !
* (Distribution plus ou moins régulière d'éléments qui se répondent.)

La meilleure des symphonies Ramistes restent encore les extraits in extenso de ces oeuvres scéniques qui dans les suites d'orchestre gardent l' unité esthétique de l'original.
Il est à regretter qu'il n'existe pas une intégrale des suites d'orchestres de ces 30 ouvrages, seulement une dizaine que les différents protagonistes ont heureusement évité de se concurrencer pour le bonheur de tous :
Bruggen, Leonhardt, Kuyijken, Christie, Mc Gegan, Gardiner, Malgoire, Herreweghe, La Capella Savaria : Mary Térey-Smith etc.

Ceci dit, la qualité superlative de la réalisation, malgré ce sentiment très fort d'inaboutissement dû au morcèlement, mérite amplement de se procurer ce chef-d'oeuvre inabouti dans la forme artificiellement présenté; ne serait-ce que pour la jouissance sonore qui s'en dégage et cachera pour beaucoup l'inaboutissement de la prétention du chef.
Il faudra donc lutter qq peu à la recherche inconsciente d'une unité inexistante.

Références récentes : Jean-Philippe Rameau : Suites pour orchestre, vol. 1
Jean-Philippe Rameau : Suites pour orchestre, vol. 2


Evgueni Svetlanov Dirige Bernstein Et Rachmaninov
Evgueni Svetlanov Dirige Bernstein Et Rachmaninov
Prix : EUR 15,23

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une expérience spirituelle !, 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Evgueni Svetlanov Dirige Bernstein Et Rachmaninov (CD)
Complété le 5/06/2014

Le 15 mars 1993, au Royal Festival Hall avec le Philharmonia, RACHMANINOV-SVETLANOV exaltent l'auditoire dans cet évènement historique !
Assister à des concerts de ce chef charismatique permet de mieux saisir le miracle de la musique.
De nombreux concerts enregistrés combleront qq peu cette absence chez ceux qui n'ont pu avoir ce rare privilège.

Ce final de la 2e de Rachmaninov est le pendant de celui du « poème de l'extase » que Svetlanov déclenchait dans son auditoire.
Les concerts enregistrés de ce chef charismatique exceptionnel constituaient toujours une intense expérience spirituelle :

Evgeni Svetlanov - Rimsky-Korsakov, Scheherazade, Mlada, Procession Des Nobles - Scriabine, Le Poème
Rachmaninov : Les Cloches / Prokofiev : Alexander Nevsky
Tchaikovski : Symphonie N° 1 "Rêves D'Hiver" ; Stravinski : Suite De L'Oiseau De Feu
Chostakovitch : Symphonie N°10 - Tchaïkovski : Blanche-Neige, Suite - Rimski-Korsakov : La Légende D
Glinka : Symphonie Sur 2 Thèmes Russes - Prokofiev : Symphonie N°1 - Tchaikovski : Symphonie N°3
Symphonie N°8
L'Ile des Morts - 2 Etudes-Tableaux Pour L'Orchestration De Respighi - Les Tableaux D'Une Exposition

Très influencé par la rhétorique musicale de Tchaïkovski, son éloquence et son pathos, Rachmaninov a vécu la révolution sanglante bolchevique au bilan de millions de morts détruisant son pays qu'il dût fuir avec sa famille, les transformant en nomades précaires à travers l'Europe et l'Amérique le reste de leur vie.

Si dans Tchaïkovski on trouve ces admirables utilisations des mélodies populaires nettement dessinées et « contrapuntisées » qui nous rattache à la Terre Russe, chez Rachmaninov on observe des figures récurrentes dans cette « valse-hésitation » de ce balancement mélodique faisant du sur place entre 2 ou 3 notes conjointes (pour exemple dans l'adagio de la 2de symphonie).
Cet aller-retour en boucle traduit l'indécision comme la fixation d'une pensée douloureuse, d'un sentiment intense de regret,la résignation forcée de l'apatride nomade après l'assèchement des larmes !
Cette nostalgie constante qui parcourt toute son oeuvre est moins formelle et donc plus insidieuse et que celle de son ainée, elle est beaucoup plus intense et véhémente dans son introspection.

Closant la longue indécision des 3 premiers mouvements de la seconde symphonie, la longue marche triomphante du 4e mouvement dans sa péroraison finale des dernières minutes, à 4,28 ou 2'25 de la fin, avec ce cris éperdu de supplication qui hurle sa douleur sur l'aigüe des violons transfigurés par l'espérance appelant le Ciel de la Rédemption avec une puissance d'expression inouïe dans l'embrasement des cuivres sur les soubresauts des sanglots de la percussion, conclu abruptement sur les 4 coups du destin * ce drame du déracinement, cette prison invisible, psychologique et sans barreau.
* Initiés par la 5e de BEETHOVEN et que l'on retrouve aussi à la fin du 3e mouvement de la symphonie " PATHETIQUE " de TCHAIKOVSKY et cette seconde de RACHMANINOV.

Seul, SVETLANOV a su donner une dimension épique, métaphysique à cette musique dramatique capable de soulever les hurlements d'enthousiasme de toutes les salles dans lesquelles il se produisait, quel que soit l'orchestre qu'il dirigeait ; Les concerts publics pris sur le vif révèlent une musique vivante généralement incomparable à celles des studios.
Cet enregistrement prouve combien notre vision de cette musique se révèle vraie dans le commentaire que nous avions fait à ce sujet dans le lien ci-après.
En effet les qq 60 minutes de ce drame musical déclenche dans l'inconscient collectif cette formidable émotion sentie et vécue par le public mélomane qui se laisse emporter par la transcendance fusionnelle sonore du particulier vers l'Universel !
Symphonies (Intégrale) - Caprice Bohémien - Scherzo En Ré Mineur...

N.B. Il sera très utile de consulter « LA SYMPHONIE DES CHEFS » L'OUVRAGE DE RÉFÉRENCE sur 700 chefs-d' orchestres reste incontestablement le livre de Robert PARIENTÉ.
C'est à son érudition musicale et à son talent d'intervieweur que nous devons cette SYMPHONIE DES CHEFS parue en 2004 aux ÉDITIONS DE LA MARTINIÈRE.
La Préface en « Prélude » de Manuel ROSENTHAL vous assure de l'exceptionnelle qualité de cet ouvrage unique.
La Symphonie des chefs : Entretiens avec les grands maestros
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Jochum - Oeuvres de Debussy, Berlioz, Wagner, Bach, Franck...( coffret 4 CD)
Jochum - Oeuvres de Debussy, Berlioz, Wagner, Bach, Franck...( coffret 4 CD)
Proposé par drgriffous
Prix : EUR 34,05

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1.0 étoiles sur 5 pour l'incurie d' Amazon !, 18 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jochum - Oeuvres de Debussy, Berlioz, Wagner, Bach, Franck...( coffret 4 CD) (CD)
Comment peut-on acheter un coffret sans nommer l'identité des aeuvres et les dates d' enregistrements !
Nous ne sommes pas ici dans la soupe des variétés !
C'est lamentable !
Afficher au moins l'arrière du coffret visible = agrandi !

RECTIFICATIF quelques heures après. J'ai du faire le travail d' Amazon :

Debussy : 3 Nocturnes (Amsterdam 1963) - Berlioz: Benvenuto Cellini (Amsterdam 1971) - Wagner : Parsifal (Enchantement du vendredi Saint) et Maîtres Chanteurs de Nuremberg, prélude (Amsterdam 1972) - Bach: Cantate n° 202 (Amsterdam 1973 - Soliste : Elly Ameling) - Franck : Symphonie en ré mineur (Amsterdam 1973) - Brahms : Symphonie n° 4 (Amsterdam 1976) - Grieg : Concerto pour piano (Amsterdam 1979 - Soliste : Emil Gilels) - Schubert: Symphonie n° 9 (Berlin 1986) - Orchestre du Concertgebouwx d'Amsterdam, Orchestre du RIAS Berlin - Livret : Le répertoire de Eugen Jochum

Ce qu'en dit la presse
« La présente anthologie Jochum présentée par Tahra donne un portrait fidèle du chef et une idée précise de son extraordinaire sens du mélos, de sa ferveur maîtrisant contrastes et architecture. » (Monde de la Musique)
« Tahra nous livre le seul hommage d'ampleur, original qui plus est, à la carrière du grand chef Eugen Jochum. » (Répertoire)
« One emerges from this marathon convinced of Jochum's artistic integrity, his sense of textural beauty and invariable engagement with the spirit of the music. Tahra have served this noble musician handsomely and in sound that for the most part does justice to some indelibly memorable performances. » (Gramophone)
« Tahra is to be congratulated for this magnificent production. » (Record Collector)Note : Choc du Monde de la musique

3e volume de la collection. Une qualité sonore exceptionnelle : restitution absolument SUBLIME ! Ici c'est 5 ETOILES, mon Général !
Jochum - Oeuvres de Mozart, Beethoven, Brahms, Moussorgski (coffret 4 CD)
Jochum - Oeuvres de Wagner, Brahms, Beethoven, Mozart, Corelli (coffret 4 CD)

Il sera très utile de consulter « LA SYMPHONIE DES CHEFS » L'OUVRAGE DE RÉFÉRENCE sur 700 chefs-d' orchestres reste incontestablement le livre de Robert PARIENTÉ.
C'est à son érudition musicale et à son talent d'intervieweur que nous devons cette SYMPHONIE DES CHEFS parue en 2004 aux ÉDITIONS DE LA MARTINIÈRE.
La Préface en « Prélude » de Manuel ROSENTHAL vous assure de l'exceptionnelle qualité de cet ouvrage unique.
La Symphonie des chefs : Entretiens avec les grands maestros
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