Profil de interstellar > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par interstellar
Classement des meilleurs critiques: 9.447
Votes utiles : 221

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
interstellar

Afficher :  
Page : 1 | 2
pixel
Taken 3 [Blu-ray]
Taken 3 [Blu-ray]
DVD ~ Liam Neeson
Prix : EUR 19,99

12 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Olivier Megaton, que votre film est moche, 13 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Taken 3 [Blu-ray] (Blu-ray)
Je croyais vraiment qu'il avait touché le fond le bougre avec taken 2. Une "histoire" complètement débile, redit du premier sans imagination (ou comment amasser des billets les pieds sous la table) le tout emballé par une mise en scène rendant illisible toutes les séquences d'action. Oui mais voila, visiblement il a décidé de frapper encore plus fort avec ce troisième épisode. Taken 3 est l'un des pires films qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie, tellement crétin et mal filmé qu'on se demande sincèrement comment Olivier Megaton a pu poser son nom dessus après avoir vu le montage final. Je serai lui je me cacherai, et je partirai très très loin.

Taken 3 dans sa grande finesse, place donc son personnage principal dans la position de proie et non de chasseur. Car, au grand malheur de Brian Mills, sa femme s'est faite tuée et on lui fait porter le chapeau. En même temps, faut dire qu'il est pas très malin Mr Mills, il trouve sa femme égorgée sur le lit et il lui tapote quand même les poignets pour la réveiller on sait jamais, histoire de laisser deux trois empreintes toutes fraiches. Mais de toute façon, les policiers l'ont vite retrouvé car le guet apens dans lequel il est tombé est d'une intelligence rare. Après avoir, je présume, neutralisé les deux policiers (car oui, avec le montage de Megaton, on n'est jamais vraiment sur de ce qu'il se passe à l'écran) Brian s'enfuit pour échapper au policier. Une centaine de plans plus tard, le voici encerclé dans une grange par plusieurs policiers. Brian n'a pas le choix, il regarde sous une des deux voitures présentes dans la grange si il n'y a pas une issue. Jackpot, il trouve une bouche d'égout dis donc. Il s'échappe donc pile quand les policiers rentrent dans la grange. Après de vives recherches, les policiers en viennent à la thèse de la téléportation, et préfère attendre leur chef pour de plus amples détails (sur le lieu ou son portail de téléportation a pu l'emmener par exemple). Et la, Mr Forest Whitaker en personne débarque, et clairement ça rigole plus. Il repère direct l'énorme trace de main sur une des deux voitures et en conclut avec une finesse remarquable que la téléportation est peut être à exclure, et que Brian s'est éventuellement échappé par une trappe sous la voiture. Je continue pour le scénario? Non hein on arrête on est d'accord.

Passons maintenant à la réalisation. Et la c'est un grand moment que vous allez vivre. Vous êtes vous déja fait violer votre rétine? Non? Vous mourrez d'envie de tester cette nouvelle sensation? Et bien Megaton vous l'offre sur un plateau. Alignant les plans avec un débit d'à peu près un toute les demi seconde, le réalisateur réalise la prouesse phénoménale de ne pas laisser le temps à votre cerveau d'analyser ce qui se passe pour mieux vous faire bouffer de force que ce que vous voyez est énergique. Vous aurez ainsi le droit à environ sept ou huit plans pour liam neeson sautant un grillage, cinq six plans pour liam neeson qui saute sur une bagnole de flic... Bon ok il est plus tout jeune le garçon mais les cascadeurs ça existe Mr Megaton. Vous enquillez les plans pour ne pas qu'on voit que vous ne savez pas filmer, mais dans ce cas là il ne fallait pas se proposer. Je suis sur qu'il y a plein d'autres domaines dans lesquels vous excellez... ou pas, mais de grâce, arrêtez de passer derrière une caméra et de vous prétendre réalisateur, c'est fatiguant. Si encore on sentait votre volonté de bien faire, pourquoi pas, mais là vous nous pissez à la figure en essayant même pas de nous faire croire qu'il pleut (Dr Augustine c'est pour toi).
Taken 3 est plus qu'une honte pour le cinéma, c'est la preuve que n'importe quel ignare qui ne connait même pas les techniques de réalisation basiques peut être placé à la tête d'un divertissement à 60 millions de dollars. Et ça ça fait froid dans le dos.

Bon ben c'est parfait on avance, plus qu'à parler des acteurs, ou plutôt de l'acteur, car il n'y en a qu'un qui joue: le grand Forest Whitaker qui incarne avec une sincérité déchirante le plus grand gogole de l'univers. Franchement, le passage ou il est en haut d'un immeuble tentant d'imiter un macaque en levant sa tête en l'air est un moment de comédie comme vous en verrez peu cette année.

Il est maintenant temps de conclure et il n'y a pas 36 milles choses à retirer de cette expérience. Sachez que dès l'instant ou vous choisirez d'acheter cet article, vous participerez sciemment à la mort du cinéma de divertissement dans tout ce qu'il représente en tant qu'art. Vous cautionnerez le tâcheron derrière cette entreprise (Luc Besson) et le manchot derrière la caméra. Alors réfléchissez et demandez-vous si vous n'avez pas mieux à faire.

Dommage qu'on ne puisse pas mettre 0 sur Amazon, 1 c'est trop.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 1, 2015 7:44 PM MEST


Andy et Lana Wachowski Coffret 6 Blu-Ray Edition Spéciale
Andy et Lana Wachowski Coffret 6 Blu-Ray Edition Spéciale
Proposé par METAMZCI
Prix : EUR 34,64

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'oeuvre précurseur de deux génies du septième art, 12 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Plus besoin de présenter les Wachowski, connus du grand public depuis Matrix... et ignorer injustement depuis ce temps là.
Oui, avec Jupiter Ascending, véritable chef d'oeuvre de science fiction revisitant les contes avec une maestra phénoménale, s'éteint l'ère blockbuster des Wachowski. Comprenez par là que suite aux divers bides que se sont prit leurs derniers films, les frères et soeurs ne peuvent désormais plus s'octroyer de gros budgets et laisser vagabonder leur imagination foisonnante comme ils le souhaitent. Là ou des industries (dans tout ce qu'une industrie peut avoir de péjoratif) comme Marvel subsistent en faisant passer l'art au second plan, on baillonne sans état d'âme des auteurs qui ont bouleversés le septième art à jamais.

On ne va pas s'attarder plus longtemps sur cette injustice, elle est hors propos. Cependant, pour tous ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir la filmographie unique des Wachowski, ce coffret est un bon moyen de le faire. Il contient en effet l'intégralité des films des frères et soeurs (excepté Jupiter bien sur) en blu ray. J'ai toutefois retiré une étoile pour les boitiers des disques qui sont d'une laideur et d'une incohérence éditoriale incompréhensible.

Si votre intérêt va donc uniquement dans le contenu, à savoir les films, tout est bel et bien présent. En revanche, si vous recherchez un bel écrin pour emballer le fond, je vous conseille d'attendre un petit peu qu'un autre coffret se présente, d'ou l'étoile enlevée.


Whiplash [Blu-ray]
Whiplash [Blu-ray]
DVD ~ Miles Teller
Prix : EUR 22,99

29 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre absolu!, 24 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Whiplash [Blu-ray] (Blu-ray)
Le deuxième film de Damien Chazelle fut l'un des évènements du festival de Sundance l'année dernière et malgré sa sortie plutôt tardive en France, il serait criminel de louper cet incroyable duel entre un élève et son professeur.

Dès la première séquence, qui met tout de suite face à face ses personnages principaux (le film ne s'embarasse d'aucune séquence superflue), le ton est donné. Le duel sera âpre, violent et sans aucune pitié. D'un côté, Andrew Newman, jeune étudiant au conservatoire qui rêve de graver son nom dans l'histoire du jazz. De l'autre, Terence Fletcher, un professeur incroyablement dur avec ses élèves, qui les poussent dans leurs derniers retranchements pour tenter de dénicher la perle rare, celui qui saura s'élever au dessus de ce torrent de violence verbale et psychologique pour atteindre l'apogée musicale recherchée. Car la violence est au coeur même du métrage, à tel point que le film atteint une dimension physique qui prend le spectateur à la gorge pour ne le relacher que lors du générique de fin.
Porté par la prestation hallucinante de JK Simmons, cet enseignant tyrannique va vite repérer les talents de batteur du personnage principal (le meilleur rôle de Miles Teller, qui heureusement ne s'enferme pas dans la sphère commerciale de Divergente) et engager alors une confrontation qui mènera chacun d'entre eux dans une voie sans retour, aux conséquences dramatiques. La fin peut d'ailleurs être analysée sous différentes formes selon le spectateur, car elle est loin d'être aussi éclatante qu'il n'y parait au premier abord. C'est là tout le génie de l'oeuvre de Chazelle d'ailleurs, doit-on donner raison à l'enseignement mis en place par Fletcher? J'ai pu lire un peu partout que le film choisissait de répondre par l'affirmative mais ce n'est pas vraiment le cas quand on voit ce que le personnage laisse de sa propre âme au fur et à mesure des scènes.

Pour mettre en scène ce duel mythique et lui donner une dimension physique, le réalisateur utilise d'ailleurs une grammaire cinématographique assez inédite dans le genre, tant on a l'impression que ce dernier à tout compris à la manière de filmer la musique. Alternant champs/contre champs ultra rapide en un seul plan (le boulot de cadrage est sidérant), gros plans sur les instruments et les personnages (la vibration des fûts se mêlant à la sueur et le sang), gauche droite sur les cymbales,... Damien Chazelle se renouvelle sans cesse et donne vie à sa musique, dont la technique atteint son apogée dans la scène finale, qui nous laisse pantois, le souffle coupé sur notre fauteuil de cinéma. Il y a bien longtemps qu'un film indépendant n'avait pas autant traité son sujet à la perfection.

A la fois exemplaire dans sa narration, brillant dans cette confrontation glaçante entre deux acteurs géniaux, incroyablement inspiré visuellement au point d'impliquer physiquement le spectateur dans cette lutte pour la perfection, Whiplash s'affirme tout simplement comme un chef d'oeuvre, la consécration pour un auteur à suivre désormais de très près, et, pour ma part, le plus grand film de l'année 2014. Vivement le 7 Mai prochain.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 31, 2015 10:09 PM CET


The Leftovers - L'intégrale de la Saison 1 [Blu-ray]
The Leftovers - L'intégrale de la Saison 1 [Blu-ray]
DVD ~ Justin Theroux
Prix : EUR 39,99

8 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La date de sortie est une véritable blague, 11 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Leftovers - L'intégrale de la Saison 1 [Blu-ray] (Blu-ray)
1 Aout 2015? Etes-vous sérieux?

A cette date, la saison 2 aura déja débutée depuis un mois sur HBO. Comment l'éditeur peut-il prétendre un seul instant vouloir lutter contre le piratage quand il met un an à sortir une série... C'est affligeant de voir ça.


Alien : Isolation - édition nostromo
Alien : Isolation - édition nostromo
Prix : EUR 20,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un jeu d'une qualité et d'une audace stupéfiante, 4 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alien : Isolation - édition nostromo (Jeu vidéo)
Après un colonial marines de triste mémoire, il était clair pour Sega qu'il fallait à tout prix redresser la barre. C'est ainsi qu'ils ont confié le développement de cet "isolation" au studio "The creative assembly", connu pour avoir réalisé des "Total war". Il s'adonne donc ici à une production d'un genre totalement nouveau pour eux, à savoir, une aventure en vue subjective. Ce projet a su m'intriguer dès le départ, tout d'abord car il semblait vouloir retranscrire avec la fidélité la plus extrême les sensations ressenties devant l'oeuvre culte de Ridley Scott, mais également orchestrer un immense jeu du chat et de la souris avec l'alien. Le résultat dépasse tout ce que j'avais pu imaginer. Non seulement Isolation s'impose comme l'une des productions vidéoludiques les plus réussis de l'année 2014, mais fait en plus montre d'une audace dans ses mécaniques de jeu tout bonnement renversante.

Le jeu se situe entre les deux premiers films Alien (celui de Scott et celui de Cameron donc), et vous place aux commandes de la fille d'Ellen Ripley, Amanda. La demoiselle va ainsi se rendre sur la station Sébastopol (non sans heurt d'ailleurs) pour tenter de savoir ce qui est arrivé à sa mère et à l'équipage du vaisseau Nostromo, dont la boîte noire a été récupérée par cette station. Elle va bien évidemment très vite se rendre compte que le vaisseau abrite un organisme alien pas forcément très commode.
Voila donc le point de départ de ce jeu de survie, qui vous amènera à arpenter les couloirs du vaisseau pour résoudre différents objectifs.
Visuellement, c'est très beau sans être une claque pour autant. Les effets semblent tous êtres poussés au maximum, avec une mention spéciale pour l'immersion en combinaison spatiale, simplement renversante. Le jeu assure de ce côté là, mais c'est bien au niveau de ses mécaniques de jeu que le miracle se créé. En effet, une fois face à l'Alien, seule votre détecteur de mouvement (avec un son qui jaillit de la manette histoire de vous faire flipper un max) vous aidera, ce dernier ne pouvant pas être tué. Vous devrez alors arpenter les étroits couloirs d'un niveau tout en sachant que l'Alien peut fondre sur vous à chaque instant. Une seule erreur, et la sanction est immédiate. La créature se balade dans les conduits et y sort à sa guise pour mieux vous surprendre, ses apparitions étant aléatoires. Terrifiant, d'autant plus que la modélisation et les animations de ce dernier sont foudroyantes de réalisme. On est ainsi constamment mis sous pression, sous le joug d'une menace invincible et presque invisible. Le jeu vous met pratiquement a nu au niveau des ressources, avec pour seule arme durant la grande majorité du jeu, un simple pistolet, qui sera toutefois agrémenté d'un arsenal plus conséquent lors de la seconde partie du jeu. Cette ambiance si terrorisante est de plus appuyé par une bande sonore incroyable, qui confère à l'ensemble une immersion parmis les plus importante jamais observée dans un jeu vidéo. N'hésitez pas à y jouer au casque!

Au niveau de la durée de vie, on est encore une fois largement au-dessus de lot avec une bonne vingtaine d'heures et 19 chapitres pour venir à bout de l'aventure. Et si cela ne vous suffit pas, le jeu dispose également d'un mode survie qui consiste en l'accomplissement de divers objectifs dans des maps fermés, en tête à tête avec l'alien et en temps limité. Si ce mode n'a, je trouve, que peu d'intérêt il contentera toutefois les amateurs de challenge hardcore qui ne manqueront pas de comparer leur temps avec les joueurs du monde entier.

Au rayon des points négatifs, les doublages Français ne sont franchement pas fameux, beaucoup trop surjoués pour être crédibles. Le chapitre 5 contient également un pic de difficulté assez incompréhensible et vous mettra face à l'un de vos plus durs rendez-vous avec l'alien. Surtout ne vous découragez pas lors de ce passage, et persévérez, il sera rare que la suite réserve des passages aussi compliqués. Par contre, le système de sauvegarde a beaucoup été critiqué car étant manuel, à l'intérieur même du jeu (il y a des bornes de sauvegarde à trouver lors de votre progression) et obligeant à recommencer de très longues séquences de jeu. Cependant le jeu est fait de tel manière qu'il va vous falloir effectuer plusieurs aller retour dans certains niveaux. Aussi, n'hésitez pas à revenir à une borne, même si cela vous fait marcher un peu, pour sauvegarder après un objectif que vous venez de réaliser, et vous verrez qu'elles vous paraitront moins punitives.

Apre, dur, flippant, et n'hésitant pas à placer le joueur face à une menace qu'il ne peut pas combattre, Alien isolation a tout du jeu old school dans sa conception et ses mécaniques de jeu, et c'est bien ce qui fait son immense force. Redonnant ses lettres de noblesse à la notion de "survie", The creative Assembly a tout simplement réussi un coup de maître, dont on attend plus que la confirmation dans une suite. Ce qui est loin d'être le cas au vu des faibles ventes de cet épisode, pourtant le meilleur jamais créé sur la saga Alien. N'hésitez pas un seul instant et procurez vous cette merveille.


Le Hobbit : La bataille des cinq armées [Combo Blu-ray 2D + DVD + Copie digitale]
Le Hobbit : La bataille des cinq armées [Combo Blu-ray 2D + DVD + Copie digitale]
DVD ~ Ian McKellen
Prix : EUR 14,99

16 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Fin de saga très satisfaisante, mais trop courte!, 31 décembre 2014
La seconde trilogie en terre du milieu prend fin pour Peter Jackson, et même si cette dernière n'est pas exempt de défauts (à part pour le premier épisode, plus réussi même que certains seigneur des anneaux), on n'avait pas vu périple aussi généreux et épique depuis fort longtemps.

Cet opus final se concentre donc sur la bataille des cinq armées, mais pas seulement. Thorin est le grand héros de ce troisième film, incarné par un génial Richard Armitage qui a tout compris de son personnage torturé. Entrainé doucement vers la folie, le chef nain inspire Jackson qui lui consacre des séquences d'une beauté et d'une ingéniosité visuelle incroyable. Tout le talent de metteur en scène de ce génie du septième art accompagne ce formidable personnage jusqu'à un duel final d'une puissance hallucinante.

En parlant d'action justement, la science du découpage orchestrée par Jackson est une nouvelle fois une référence en la matière, affichant une lisibilité et une gestion de l'espace hors pair. C'est devenu une habitude chez lui, mais c'est toujours bon de le signaler. Il a l'intelligence de ne pas essayer de reproduire la bataille de Minas Tirith, et orchestre un immense jeu de stratégie en live pendant environ 20 minutes. Le reste du combat est surtout centré sur des duels entre les personnages principaux, ce qu'on pourra éventuellement reprocher à cette bataille. Concernant le personnage de Bilbon, puisque c'est tout de même lui le centre de cette trilogie, il est très bien utilisé et Jackson fait en sorte de ne jamais le perdre de vue mais de ne pas en faire un super-héros non plus.

Au rayon des défauts, ce troisième volet souffre du découpage dégueulasse de la désolation de Smaug, qui aurait du se clore sur la mort du dragon. Smaug était en effet présenté comme la menace ultime de cette trilogie, ce pourquoi Bilbon fut enrôlé dans la compagnie. En torchant l'attaque de Lacville en 10 minutes top chrono, on a l'impression que le dragon ne signifie plus grand chose, sa mort étant expédiée. Et les personnages n'en reparleront même pas par la suite. Bref, faire mourir le dragon en introduction avant même l'apparition de l'écran titre était une idée pour le moins douteuse, qui ne fonctionne pas.

L'autre gros défaut de ce troisième hobbit, c'est d'être amputé de 30 minutes de métrage. Si les versions longues des deux opus précédents n'étaient pas forcément nécessaires pour des raisons propres à chaque opus, la bataille des cinq armées aura cruellement besoin de la sienne car des scènes clés manquent à l'appel, notamment dans sa conclusion, étonnament baclée. Quand on se souvient du très long et émouvant final du retour du roi, on est en droit d'être déçu. De même, le raccord avec la trilogie du seigneur des anneaux tient plus du fan-service que d'une passerelle intelligente.

On verra si la version longue corrige tous ces petits défauts, mais en l'état, cette bataille des cinq armées conclut la trilogie de manière très satisfaisante, et remonte le niveau après une désolation de Smaug décevante.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 4, 2015 2:33 PM CET


Exodus : Gods and Kings [Blu-ray + Digital HD]
Exodus : Gods and Kings [Blu-ray + Digital HD]
DVD ~ Christian Bale
Prix : EUR 19,99

9 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Fresque épique, 30 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exodus : Gods and Kings [Blu-ray + Digital HD] (Blu-ray)
Ridley Scott se remet donc au péplum après une très riche parenthèse lui ayant permis de toucher tout un tas de genre, le plus souvent avec une très grand maîtrise. Voici sa relecture des dix commandements, près de 60 ans après le film culte de Cecil B. DeMille. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle fait parler d'elle.

Interdit au Maroc et en Egypte, Exodus est l'objet d'une censure qui fait froid dans le dos, et qui rappel un peu celle qui s'était abattu sur Noé plus tôt dans l'année. On reproche donc au film d'exprimer une vision différente de l'exode, et de nous présenter un Moïse dont les motivations sont complètement différentes du récit biblique. Mais c'est justement ce qui fait toute sa force.

Dans Exodus, Moïse est présenté comme un homme et non comme un prophète. Un homme travaillé par ses actes et ses conséquences, qui fait ouvertement opposition à Dieu, dont la représentation sous forme d'enfant capricieux, est surement ce qui aura fait jaser les censeurs. Pourtant, la vision de Ridley Scott est diablement intelligente et sombre, tout simplement parce qu'on finit par s'identifier au personnage de Moïse, qui ne souhaite finalement qu'une chose: la paix. Rester loin de la civilisation, auprès de sa famille. Mais il a été choisi par Dieu, et c'est son courage et sa force mentale (car on est tout de même face à un héros sacrément torturé) qui le mèneront à conduire tout un peuple.

Comme à son habitude, Ridley Scott fait évoluer ses personnages dans des cadres à couper le souffle, pas avare en plan large majestueux. Sa mise en scène atteint même une grâce et une beauté phénoménale lors des plaies, avant de finir en apothéose sur l'écartement des eaux, probablement l'une des séquences les plus impressionnantes vu cette année au cinéma. Fort d'une plastique éclatante et d'un héros merveilleusement écrit, Exodus souffre finalement d'une seule chose, mais elle est rédhibitoire: son montage.

En effet nous sommes face à une version de 2h30, là ou Ridley Scott nous promet une version longue de 4h (!) pour la sortie Blu-ray (encore à confirmer d'ailleurs). Et 1h30 de film en moins ça ne pardonne pas. Ce n'est pas pour rien si je ne vous ai parlé que de Moïse jusqu'à présent, c'est tout simplement car les personnages secondaires ont étés "sacrifiés" au montage. Sigourney Weaver et Aaron Paul sont presque invisibles, le père de Ramses incarné par John Turturro est expédié extrêmement rapidement, la famille de Moïse fait de la figuration... Et il en va de même pour pratiquement tout les personnages. Seul Ramsès tire un peu son épingle du jeu mais tout en manquant singulièrement de développement. Cela pose de sacrés soucis au niveau de l'implication émotionnelle, qui en ressort forcément touchée, ainsi qu'au niveau du rythme, en dent de scie en milieu de métrage.

Pour autant, et même si la version longue sera primordiale pour aborder l'oeuvre monstre de Ridley Scott comme il se doit, cette version actuellement dans les salles est un spectacle comme on en voit plus aujourd'hui, extrêmement riche visuellement, avec un sens de l'épique gardé intact lors de sa dernière demi-heure, et servi par un Christian Bale impérial, on est scotché au siège pendant 2h30. Assurément l'un des films à voir en cette fin d'année!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : May 11, 2015 8:15 PM MEST


Game of Thrones (Le Trône de Fer) - Saison 4 [Blu-ray + Copie digitale]
Game of Thrones (Le Trône de Fer) - Saison 4 [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Peter Dinklage
Prix : EUR 45,99

57 internautes sur 89 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La pire des 4 saisons, et gros coup de mou pour GoT!, 6 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Game of Thrones (Le Trône de Fer) - Saison 4 [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Après trois saisons toutes génialissimes, la quatrième était un peu attendu comme le st graal, surtout pour ceux ayant lu les livres.
La troisième saison ayant adapté les trois quarts de l'intégrale 3, les scénaristes se sont retrouvés dans une situation un peu délicate.

Soit ils continuaient à adapter les livres au même rythme, et donc, à livrer une première partie de saison 4 monumentale(car adaptant le dernier quart de l'intégrale 3, riche en évènement), suivi d'une deuxième qui, forcément, adaptant les débuts des intégrales 4 et 5, aurait déçu par son rythme plus posé.

Soit, et c'était ma plus grande crainte, ils étiraient la fin de l'intégrale 3 sur toute la saison en tentant de remplir le truc comme ils pouvaient. Et non seulement c'est ce qu'ils ont fait, mais ils y ont mis tellement d'artifices pour faire revenir le spectateur chaque semaine, que cette saison a finit par m'énerver.
Répartissant avec une grande malice les évènements marquants, David Bénioff et DB Weiss ont pris un soin tout particulier à placer ceux-ci dans des endroits stratégiques, comme pour venir sortir le spectateur de son ennui et lui rappeler d'être présent la semaine prochaine.

Alors oui, ces évènements (je suis obligé de les appeler comme ça pour ne pas spoiler) marquent, effectivement. Mais qu'y a t-il pour les relier entre eux? Du vide. Un vide dans l'écriture et un je-m'en-foutisme total au niveau de l'agencement des scènes, inédit dans une série comme celle là. La palme revenant tout de même à tyrion, qui, passé l'épisode 2, voit son sort traité 5 minutes tout les 2 épisodes alors que ce qui se passe à son sujet est grave. Mais pourquoi seulement 5 minutes par épisode? La réponse est simple: quasiment tout les évènements marquants de cette saison le concerne, il a donc fallu les répartir sur toute la saison. Aberrant quand on sait qu'il faut 200 pages et 3 chapitres à l'auteur pour boucler son histoire. 7h de film. On est prit pour des buses, clairement. Que celui qui n'en a pas eu marre d'attendre inlassablement la scène finale de l'épisode 8 me jette la première pierre.

On pourrait également continué en parlant de l'épisode 9, qui n'arrive pas à reproduire la maestria de la bataille de la néra, de l'épisode 10 qui omet l'un des tours de force de la fin de l'intégrale 3, des épisodes 2 et 6, qui , tellement sûrs de leurs dernières 30 minutes, nous en assènent 25 premières qui ne racontent rien,...

Alors oui, par moment, on retrouve ce qui faisait le charme des précédentes saisons. L'épisode 1 par exemple, est un modèle d'entrée en matière. Les effets spéciaux sont très travaillés, les acteurs tous impliqués, et certains épisodes laissent vraiment des traces (le final de l'épisode 8 restera gravé en vous très très longtemps). Mais ça ne suffit pas à combler le vide scénaristique (Daenerys, mon dieu, daenerys...) global de cette quatrième saison, qui fait constamment des mauvais choix.

Ca reste vraiment très recommandable et divertissant, mais ce n'est plus de la trempe des trois premières saisons.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2015 6:26 PM CET


Hunger games : L'embrasement - Edition 2 Blu-ray
Hunger games : L'embrasement - Edition 2 Blu-ray
DVD ~ Jennifer Lawrence
Prix : EUR 12,99

12 internautes sur 48 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Encore pire que le premier volet, de la bouffe pour fan aveugle, 3 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hunger games : L'embrasement - Edition 2 Blu-ray (Blu-ray)
Si le premier volet d'hunger games n'était déja pas terrible, celui-ci s'enfonce encore plus dans la médiocrité pour servir un divertissement bas de gamme qui n'a rien compris au livre duquel il est tiré. Un script dégueulasse, une mise en scène plate et archi conventionnel, une narration aux fraises,... Ce deuxième volet est d'une bêtise monstre, que l'on sert à des fans qui n'ont que faire de la qualité du produit, tant que les grandes lignes du bouquin apparaisse. Ce n'est pas ça, une bonne adaptation, et c'est vraiment triste de voir autant d'applaudissement pour le meurtre visuel de l'oeuvre de suzanne collins. Et dire que le troisième volet sera adapté en deux parties... On vient directement piocher dans vos portes monnaies, et vous les ouvrez grand.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 19, 2014 1:39 PM MEST


Breaking Bad - Intégrale de la série [Édition Collector Limitée]
Breaking Bad - Intégrale de la série [Édition Collector Limitée]
DVD ~ Bryan Cranston
Proposé par LA PARENTHESE
Prix : EUR 290,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un coffret parfait pour une série parfaite!, 19 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Breaking Bad - Intégrale de la série [Édition Collector Limitée] (Blu-ray)
Pas besoin d'entrer dans les détails, breaking bad a acquis suffisament de notoriété dernièrement pour vous éviter une enième critique. Sachez simplement que cette série est une des plus grande, si ce n'est la plus grande, jamais crée, et que ce coffret tout bonnement sublime, lui rend le plus beau des hommages. Hallucinant de contenus, magnifiquement designé, celui-ci s'impose impérativement comme un objet de choix pour tout fan de la série qui se respecte. De plus, l'objet est arrivé en parfait état, accompagné d'une dose de protections importante à l'intérieur, qui témoigne, s'il en était encore besoin, du sérieux d'amazon. Merci à vous, et vive breaking bad!


Page : 1 | 2