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Contenu rédigé par claude toon
Classement des meilleurs critiques: 269
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Commentaires écrits par
claude toon "Juge ou avocat ??" (paris)
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Lego Technic - 42052 - L'hélicoptère De Transport
Lego Technic - 42052 - L'hélicoptère De Transport
Prix : EUR 118,52

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Flap Flap Flap Supercopter, 22 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lego Technic - 42052 - L'hélicoptère De Transport (Jouet)
Dans la collection hiver-printemps Lego, cet hélicoptère est le modèle haut de gamme de la nouvelle série.

Première impression en fin de montage, Lego donne à ces produits élaborés une finition qui les rapprochent de plus en plus de l'aspect "maquette". Pas de trou ou de vide, surfaces lisses. La queue de l'appareil est complète a contrario de celle du très beau avion-cargo bimoteurs, qui avait un aspect un tantinet "squelettique"...

Il existait déjà un hélico de sauvetage, mais sans moteur fourni et de conception classique. Ici, les doubles rotors rendent inutile l'hélice de stabilisation arrière au bénéfice d'un empennage très esthétique. Les deux turbopropulseurs augmentent l'effet de puissance de l'engin.

Coté mécanismes :
- Rotation des deux rotors avec un léger bruissement sympathique (montage assez complexe)
- Manœuvre de la rampe de chargement-déchargement de la soute
- Ouverture du plancher de la soute
- Descente et montée du treuil. (un peu lente)

Tous ces mécanismes fonctionnent parfaitement bien. Ceci dit, le positionnement des deux manettes sous les pales est d'accès un peu difficile.
Seul petit effet secondaire : la largeur des pales qui pose problèmes pour le rangement sur une étagère de collectionneur. Cela dit, les pâles se déposent en deux minutes par une astuce de conception...
Rien que du bonheur !!!


Bach: Das Wohltemperierte Klavier Buch I (Le clavier bien tempéré, livre I)
Bach: Das Wohltemperierte Klavier Buch I (Le clavier bien tempéré, livre I)
Prix : EUR 29,90

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 ...Très scolaire..., 14 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Das Wohltemperierte Klavier Buch I (Le clavier bien tempéré, livre I) (CD)
Lors de recherches pour écrire un article sur Le clavier bien tempéré, œuvre maîtresse de Bach et de l'art musical occidental, j'ai eu la surprise d'écouter des extraits du livre 2 interprétés par le pianiste de jazz Keith Jarrett sur un clavecin (et aussi au piano). Cet artiste a tous les moyens techniques pour aborder ce monument sans difficulté, là n'est pas le problème. Hélas : le jeu sans nuance, la frappe grasse et brutale du clavier et l'absence de conception d'ensemble montrent que l'univers de Bach est totalement étranger à ce monsieur. Jouer Bach demande un engagement total, de l'humilité, de la spiritualité, ce ne sont pas les qualités premières du jazzman paraît-il'

Ma note paraîtra sévère aux fans de Jarrett, mais écoutez quelques extraits parmi les interprètes reconnus pour leur probité : par Richter ou Zhu Xiao-Mei au piano, ou encore Pierre Hantaï au clavecin, pour retrouver la quintessence de Bach, l'enchevêtrement soyeux des fugues (2 à 5 voix), la tendresse des phrases et le mysticisme' Juste un avis.
Gould était déjanté et lui aussi enclin au narcissisme, mais savait entrer en communion avec l'alchimie du contrepoint du Cantor (et encore, tout le monde ne partage pas ce point de vue, moi en partie).


Lego Technic 42043 - Merceds-Benz Arocs 3245
Lego Technic 42043 - Merceds-Benz Arocs 3245
Proposé par toys-woerld
Prix : EUR 219,99

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lego met les petits plats dans les grands, 1 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lego Technic 42043 - Merceds-Benz Arocs 3245 (Jouet)
...avec cette nouvelle création sortie fin juillet. Il y a chaque année, comme les collections de haute couture, l'arrivée d'un modèle de prestige techniquement élaboré et surtout inspiré au plus près d'un engin ou véhicule existant dans le monde réel. L'an passé, la Chargeuse Sur Pneus Télécommandée Volvo L350, f entièrement télécommandée et possédant quatre moteurs, m'avait enchanté. Cette année, Lego renoue avec Mercedes comme il y a un certain temps avec le véhicule tout terrain Unimog, petit frère de ce camion par sa conception générale : châssis avec suspension, grue à mécanisme pneumatique, benne basculante...

Parlons chiffres, Amazon ayant été un peu chiche sur la description :
- 2783 pièces
- Notice de 484 pages.
Bref sans aucun doute, à mon avis et à la lecture de commentaire sur divers sites, une des maquettes les plus ambitieuses réalisées par la marque.

J'avais acquis le set chez Amazon.de avant la sortie en France. Les points positifs sont légions :
- Le réalisme de la cabine de conduite et sa taille. Lego a prévu un grand volant (plus large que le siège :o)) avec le logo Mercedes. La magnifique calandre est un jeu de patience ardue par densité exceptionnelles de pièces à intégrer.
- La benne très longue qui bascule parfaitement bien car elle utilise un vérin mécanique à vis.
- Je suis toujours circonspect avec les systèmes pneumatiques au fonctionnement parfois erratique. Ici, même si il faut optimiser le passage des 12 tuyauteries à la base de la grue (Lego a prévu des passe-câbles de couleurs différentes), tout fonctionne correctement sous réserve quand même de manœuvrer les valves avec douceur. Notamment pour utiliser le vérin de base qui doit supporter tout le poids de la flèche. Si on y va franco, la grue tombe plus qu'elle ne descend'
- le double train de pneu arrière qui améliore encore le réalisme'
On pourrait énoncer sans fin d'autres qualités à cette merveille.

A partir de 11 ans me paraît optimiste. En aucun cas un modèle de débutant. La notice est très détaillée, bien entendu, mais certaines figures par les effets de parallaxe dus à la complexité du modèle demande une expérience confirmée de l'univers Lego.

Évidement on pourra trouver le prix élevé, mais pour ce jeu pour grands enfants (je suis moi-même retraité), les neurones sont sérieusement mis à contribution à l'heure des hobbies tout numérique. Un cadeau pour adolescent très sage :o). Les pièces sont réparties dans six groupes de sachets correspondants à six ensembles (cabine, grue, etc.), ce qui permet un moment de complicité avec un papa'

Très enthousiasmé. À noter que la grue mécanisée 42042 entièrement mécanisée, y compris les chenilles, est également en vente depuis juillet. Sympa avec ses couleurs bleues'


Tikkers - TK0038 - Montre Garçon Football - Quartz Analogique - Bracelet Caoutchouc Bleu
Tikkers - TK0038 - Montre Garçon Football - Quartz Analogique - Bracelet Caoutchouc Bleu
Prix : EUR 18,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sympa..., 28 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
... cette montre pour les jeunes fans de foot...
Une petite languette placée sous le remontoir s'enlève en un tour de main pour la démarrer. On peut supposer que la pile a été ainsi peu sollicitée lors du stockage.
La lisibilité de l'heure est correcte malgré une déco flashy un peu chargée...
Pour gamins de 8 à 12 ans. Les pré-ados risquent de trouver l'objet trop "bébé" :o)
Bon rapport qualité prix.


Bartók : Divertimento - Suite de danse
Bartók : Divertimento - Suite de danse
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 19,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 En 1934, Bartók répond à une première commande..., 7 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartók : Divertimento - Suite de danse (CD)
...de Paul Sacher par la fascinante musique pour cordes, percussions et célesta. En 1937, seconde commande : la Sonate pour deux pianos et percussions et, jamais deux sans trois, en 1939 Bartók composera le Divertimento pour cordes. En août 1939, la composition n'a nécessité que 17 jours de travail à Bartók alors accueilli dans une résidence bernoise appartenant à Sacher. La création aura lieu en juin 1940 sous la direction de Paul Sacher lui-même dirigeant l'orchestre de chambre de Bâle.

Le Divertimento pour cordes marque-t-il un retour néoclassique de Bartók, un clin d'œil à l'époque baroque des concertos grosso opus 6 de Haendel qui, eux aussi, ne recourent qu'aux cordes, a contrario des concertos brandebourgeois richement orchestrés de l'ami Bach ? Oui, si l'on considère que le compositeur a tenté de s'évader de ses angoisses fondées face à l'Europe qui va s'embraser. (Le titre de l'ouvrage fait penser à l'univers mozartien.) Non, car l'écriture reste celle de Bartók avec ses sonorités modernistes si particulières. (Bartók travaille simultanément sur son 6ème quatuor, l'une de ses partitions les plus âpres et angoissées.) Un divertissement guilleret ? Rien n'est moins sûr !
Prévu pour un orchestre symphonique, le Divertimento pour cordes s'accommode de l'effectif d'un orchestre de chambre. Il comporte trois mouvements.

1 – Allegro non troppo : Les premières mesures de l'allegro énoncent un motif saccadé sur les cinq groupes de cordes, motif qui peut faire songer au style répétitif et minimaliste qui sera l'apanage d'un Philip Glass vingt ans plus tard. Cette scansion dansante voire trépidante porte indiscutablement la signature de Bartók avec ses successions de notes piquées montrant que l'interprète doit veiller à obtenir un staccato très vigoureux dans sa direction. J'ai joué une pièce au piano il y a bien longtemps qui ne comportait que ce genre de notes ou presque. Bartók agressif ? Non, amateur de rythmes énergiques, certainement. Pierre Boulez n'accentue pas cette dureté, le staccato est bien marqué (vous n'imaginez pas le maître trahir la partition…) mais le chef apporte un soyeux tout à fait en accord avec une page portant le nom de divertimento. La musique évolue rapidement vers un riche dialogue poétique entre rappels de ce motif cadencé et des phrases plus mélodiques. Bartók alterne ainsi atmosphères joyeuses et sautillantes et interrogations plus dramatiques aux cordes graves. Le climat général joue sur cette ambiguïté : le souvenir des temps heureux où Bartók parcourait les campagnes en quête de thèmes folkloriques et le sentiment sourd que ce monde festif est mis en danger par les seigneurs de la guerre qui ont pris en otage son pays. Comme toujours une grande précision dans la direction de Boulez est au rendez-vous, mais on ne trouve pas la sécheresse parfois reprochée aux gravures du chef à cette époque. Oui, certains diront "c'est très sage". Pas faux, mais les cordes de Chicago sont si belles…

2 – Molto adagio : Le second mouvement permet de s'interroger sur les réelles intentions de Bartók quant à simplement nous divertir. La mélodie introductive se love à la fois tendrement mais dans une tonalité légèrement élégiaque. On discerne en même temps de la sérénité et une tension palpable, souterraine. Une seconde idée se développe, interrogative avec des traits farouches des cordes aiguës. Ce passage fait place à une étrange et presque glaçante marche funèbre dans laquelle les violons ne cessent de se déployer crescendo pour faire jaillir un cri déchirant dans l'extrême aigu. Bartók cherche-t-il à partager ses angoisses malgré la vocation divertissante de cette musique, à nous confier son désespoir comme le pensait son compatriote et chef Ferenc Fricsay ? Avec un tempo d'une régularité absolue, Pierre Boulez souligne les accents impitoyables de cet intermède vraiment flippant qu'aurait adoré Kubrick. À ce propos, le cinéaste a utilisé des extraits de la musique pour cordes, percussions et célesta dans Shining, une œuvre qui présente des similarités pathétiques dans certaines pages avec l'adagio de ce divertimento.

3 – Allegro assai : Plus conventionnel, le final retrouve la hardiesse thématique de l'allegro initial. Bartók revient à ses péchés mignons : la danse folklorique avec même un passage drolatique en pizzicati. Ce final assez bref et plein de verve annonce le concerto pour orchestre qui verra le jour en 1943. Là encore, Pierre Boulez ne cherche pas à exacerber le flot musical pour éviter un grand écart avec le pathétisme de l'adagio. Une interprétation parfaite, sans folie, mais de grande classe avec un orchestre de rêve.

En 1923, le régime hongrois décide de fêter le cinquantenaire de la réunion de Buda et de Pest devenue l'actuelle Budapest. Trois compositeurs sont sollicités : Zoltan Kodaly va composer son Psalmus Hungaricus, Ernő Dohnány assure avec une ouverture solennelle et Béla Bartók qui ne raffole pas des élans nationalistes écrit une suite de danses. On pourrait s'attendre avec tout le matériel phonographique engrangé depuis des décennies que le compositeur se cantonne à orchestrer des danses hongroises. Il n'en sera rien. Bartók va au contraire proposer un assemblage de 6 morceaux aux influences les plus diverses pour exprimer son désir de réconciliation entre les peuples et les cultures. On reconnait ici le tempérament humaniste du musicien qui avait tant honni l'hécatombe de la grande guerre.
Si on fait un point rapide : les danses 1 & 4 sont construites en partie sur des motifs arabes. La 3 complique les choses en incluant des matériaux arabes, hongrois et roumains ! Rien de surprenant pour un Bartók si novateur, l'auteur des 6 danses populaires roumaines de 1917 invente un style totalement nouveau intégrant une multitude de cultures musicales. Dans une Europe qui voit les nationalismes sanglants prendre leur essor, Bartók fait œuvre de pacifisme artistique.
L'écriture est résolument moderne. La première danse voit son thème principal énoncé par le basson sur un accompagnement de percussions. On retrouve le goût des contrastes, des conflits entre bois et cuivres, des rythmes saccadés. La modernité du propos se rapproche de celle du Mandarin merveilleux. La danse se termine par une mélodie lascive et orientaliste qui nous entraîne vers la magie des contes des mille et une nuits. Pierre Boulez interprète avec gourmandise cette partition qui ne peut que satisfaire son appétence pour les sonorités et harmonies exubérantes, très éloignées des mélodies postromantique d'un Richard Strauss. Chaque danse apporte son lot de fantaisie. On ne peut que reconnaître la thématique typiquement hongroise dans le développement de la 3ème danse. La partition fourmille d'idées. Festif, humoristique, bucolique, les adjectifs se bousculent pour caractériser cette vingtaine de minutes de doping symphonique.
L'album comporte également deux ouvrages moins connus : Deux images et Les trois images hongroises.

Extrait d'une article paru dans le blog "le Deblocnot'".


Schubert : Arpeggione
Schubert : Arpeggione
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 12,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Si en 1871, une transcription n'avait pas été effectuée..., 3 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Arpeggione (CD)
...de la sonate "Arpeggione" de 1824, il n'existerait aucune œuvre de Schubert pour le duo piano-violoncelle ! À noter d'ailleurs que toutes les pièces complémentaires gravées sur ce CD sont des transcriptions plutôt réussies. L'histoire de cette sonate n'est pas banale, remontons le temps…

En 1823, le luthier viennois Johann Georg Stauffer, par nostalgie de l'époque baroque sans doute, crée l'arpeggione : une viole comportant six cordes comme la guitare, la forme de l'instrument épousant celle de la viole de gambe et du violoncelle. Ne disposant pas de pique posée au sol, sa tenue est fort mal pratique et oblige l'instrumentiste à serrer l'arpeggione entre les cuisses… Il existera une déclinaison avec une bretelle passée autour du cou en mode accordéon, bonjour les cervicales ! Tous ces inconvénients (la tessiture n'apporte aucune extension notable par rapport à celle du violoncelle) vont programmer la fin prématurée de cet "engin" au bout d'une dizaine d'années. Seuls deux ouvrages auraient été écrits, l'un, un concerto, est perdu, l'autre est la sonate D 821 de Schubert écoutée aujourd'hui. J'ai entendu une version interprétée sur une copie d'Arpeggione et Piano forte. Franchement, entre le son grinçant des cordes, et la sécheresse du piano-forte, on ne perd rien à écouter la sonate sur instruments modernes…

Vincenz Schuster, virtuose sans lendemain de l'éphémère Arpeggione commande à Schubert la sonate pour tenter d'étoffer un bien maigre répertoire. La partition est achevée en novembre 1824. Trivialement, à la vue de la partition autographe, on devine que Schubert a écrit cette œuvre "à l'arrache" ! Il tiendra la partie de piano en compagnie de Vincenz Schuster, chez ce dernier, pour la création avant Noël 1824. Profondément honnête et ne sachant pas bâcler, le compositeur a imaginé une pièce poétique et charmante, sans métaphysique, ce qui évidement, tranche avec la force spirituelle et l'écriture hyper élaborée des quatuors N° 13 "Rosamunde" et N° 14 "La jeune fille et la mort" composés quelques mois plus tôt. Deux chefs-d'œuvre de l'histoire de la musique.

La sonate ne comporte que 3 mouvements pour une durée de 20 minutes environ.
1 – Allegro Moderato : Schubert a retenu la tonalité nostalgique de la mineur. Le piano expose le premier thème avec mélancolie. Une exposition jouée avec une infinie tendresse par Claire Désert. Le thème est repris par Anne Gastinel avec également un jeu élégant, léger et délié. Une seconde idée plus vigoureuse et dansante est développée en duo. Nous sommes frappés immédiatement par la complicité des deux artistes, par l'équilibre entre un jeu galant, une fantaisie et, néanmoins, l'expression des songes languissants du Schubert de cette époque difficile pour lui. Difficile, car le compositeur est déjà très fatigué par la syphilis et les traitements absurdes à base de mercure qu'on lui impose… L'introduction est reprise da capo puis le mouvement développe une thématique plus vive. Le thème initial réapparait dans un riche solo du violoncelle. N'oublions pas, qu'initialement l'ouvrage était destiné à mettre en valeur l'arpeggione soliste. Le flot musical est agréable, jamais mièvre. Les sentiments les plus marquants offerts par l'interprétation sont la douceur de vivre et des craintes plus secrètes et intimes, émois que savait si bien mettre en avant Schubert, même si contrairement à ses quatuors et trios, le travail sur les changements de tonalités ou les variations demeure moins accompli. Oui, beaucoup de tendresse dans cet allegro. Le tempo est idéal et la prise de son évite de défavoriser l'une ou l'autre des instrumentistes.

2 – Adagio : Écrit en mi majeur, l'adagio est conçu à la manière d'un lied : le violoncelle interprétant la mélodie d'un poème sans parole, le piano précis et élégant de Claire Désert l'accompagnant dans ces méditations. Le mode majeur donne une couleur optimiste à ce joli mouvement doux et rêveur. Anne Gastinel sait garder une douce sonorité au phrasé. Elle prouve ici sa capacité à honorer la partition, faire corps avec l'inspiration du compositeur, en évitant les graves pathétiques et autres fioritures sans objet.

3 – Allegretto : le mouvement conclusif s'enchaîne directement à l'adagio et use d'une nouvelle tonalité : la majeur. C'est un rondo où l'on retrouve le goût prononcé de Schubert pour les variations qui sont ici plutôt des épisodes joyeux et endiablés. Anne Gastinel assume un jeu très articulé, très pur, une sonorité pleine mais sans ce vibrato parfois excessif auquel s'adonnent certains violoncellistes. Schubert, même dans une œuvre de commande, fait preuve d'une imagination facétieuse et rythmée. Une œuvre d'une merveilleuse simplicité magnifiée par nos deux amies.

L'album est complété par de vivifiantes transcriptions de Lied (Schubert en a composé des centaines) et une sonatine pour violon et piano D 384. Ainsi, on peut écouter Le chant du cygne : "Ständchen" (Sérénade) D.957 n°4. Ah, ne pas oublier les célèbres variations du Lied "la truite" :o)

Extrait d'un article paru dans le Deblocnot (voir profil)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 4, 2015 10:30 PM MEST


Kurt Atterberg: Symphonies Nos. 3 & 6
Kurt Atterberg: Symphonies Nos. 3 & 6
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 27,95

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Atterberg : Symphonie N°3... La claque !, 20 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kurt Atterberg: Symphonies Nos. 3 & 6 (CD)
Après des décennies, on écoute les compositeurs inconnus ou oubliés par goût du renouveau, sans trop s'attendre à renouveler l'expérience magique de sa première audition d'une symphonie de Beethoven, de sa première symphonie de Mahler ou d'une passion de Bach. Et bien là les amis, le début était prometteur et, arrivé à la symphonie N°3, la claque !!

Merci et bravo à Ari Rasilainen d'avoir réaliser une intégrale avec les orchestres de la NDR de Hanovre ou ceux de Stuttgart et de Francfort. Des phalanges plus qu'honorables. Le chef Ari Rasilainen, né en 1959, a fait ses études à l'Académie Sibelius d'Helsinki d'où sont sortis nombre de grands chefs finlandais comme Esa-Pekka Salonen et Jukka-Pekka Saraste, ou la compositrice Kaija Saariaho. Rasilainen est également violoniste. Toutes les symphonies sont dirigées avec élégance et clarté, même dans les passages très énergiques et richement orchestrés comme le second mouvement de cette 3ème symphonie.
L'intégrale des 9 symphonies est disponible soit en CD isolés, soit dans le coffret à prix accessible. Les enregistrements se sont échelonnés de 1998 à 2003. Un travail de titan car les partitions sont plus rares que le graal. La prise de son est excellente. J''avoue un faible pour la 3ème symphonie.

La symphonie N° 3 intitulée "Images de la côte ouest" n'était pas au départ une symphonie. Kurt Atterberg avait composé trois "esquisses" symphoniques isolées lors d'un séjour sur l'ilot de Skaftölandet dans les environs de Göteborg entre 1914 et 1916. Je n'ai pas utilisé le mot esquisse par hasard, car la réunion des pièces en une symphonie cohérente me fait penser à "La mer" de Claude Debussy, également un tryptique de 3 esquisses avec un fil conducteur : la mer et l'impressionnisme. On retrouve dans la symphonie ce même fil conducteur, à savoir une inspiration musicale nourrie d'observations de la nature et des éléments marins. Les trois parties portent les sous-titres explicites de toute œuvre à programme : "Poudroiement de soleil", "Tempête", "Nuit d'été". Atterberg les a réunies en 1918 en une symphonie d'une grande puissance descriptive.

1 - Poudroiement de soleil : L'ouvrage débute par de longues phrases tranquilles aux cordes, colorées par un scintillement de petites notes au xylophone. Subjectivement, des rayons de soleil s'insinuent avec une infinie délicatesse. Les légers arpèges des cordes se chevauchent et suggèrent le ressac sur une grève de l'ile Skaftölandet. Suivant cette aube chatoyante, l'orchestre s'élance pour illuminer brièvement une scène d'un soleil plus ardent. La mélodie initiale reprend avec des arpèges aux harpes, une aurore orchestrale diaphane, chantante, voluptueuse… Quand je vous dis que j'ai pris une claque dès la première écoute ; je cherche mes mots pour définir l'étincelant kaléidoscope auquel nous convie Atterberg. Ce n'est pas une musique facile à mettre en place par le chef. Le risque du romantisme sirupeux se dissimule derrière chaque mesure. Ari Rasilainen contrôle tous les instrumentistes de son orchestre pour éviter cela, et nous offrir une ode symphonique illuminée de mille feux : harpes et pizzicati délicats, cuivres lointains faisant songer à un zéphire venu des ondes qui entourent l'île…

2 – Tempête : seconde claque ! Oh Atterberg n'est pas le premier à déchaîner les éléments par violences orchestrales interposées. Mais là, accrochez-vous et mettez le ciré ! Les hostilités marines se déchirent dès les premières mesures : déferlantes aux cordes, écume aux percussions très riches. La grosse caisse s'attaque aux falaises projetant des geysers dantesques aux cuivres. Tous les pupitres se fracassent les uns contre les autres. Tous ces climax survoltés sont d'un niveau d'orchestration qui les rapproche des folies guerrières d'un Prokofiev (Suite Scythe) ou d'un Chostakovitch (symphonie 10 et 8). On pourrait ressentir des accents hollywoodiens dans ces déferlements puissants et pathétiques. Ari Rasilainen taille à la serpe cette furie. La richesse de l'orchestration, la vaillance des percussions et la virilité des cuivres rappellent la bataille d'une vie de Héros ou la tempête de la symphonie Alpestre de Richard Strauss. Mais là où le compositeur bavarois appuie le discours par des masses apocalyptiques et un peu lourdes des dizaines de cuivres, Atterberg préfère un flot farouchement staccato : des chocs de timbres, des conflits tranchés entre milles sons qui éclaircissent le trait cataclysmique. Il n'y a aucune épaisseur, on pense à Stravinsky ou Bartók. Je ne suis donc aucunement surpris que le grand chef qu'était Richard Strauss ait aimé diriger les œuvres de son confrère suédois… Comme toute tempête, le calme revient dans les dernières mesures avec des frémissements de cordes et quelques petites notes du triangle chauffé à blanc pendant ce second mouvement. (Belle prise de son, je confirme.)

3 – Nuit d'été : Conclure une symphonie est difficile. Le troisième et dernier mouvement de la 3ème symphonie, avec ses 18 minutes, représente la moitié de l'œuvre. C'est risqué un grand final. On pense souvent que seuls Bruckner et Mahler maitrisaient de telles ambitions, savaient éviter les longueurs et répétitions tout en assurant la cohésion définitive d'un ouvrage symphonique. Le finlandais Jean Sibelius admirait l'écriture de Atterberg, et il n'est pas hors sujet de comparer le monumental et glorieux final de la 2nd symphonie de Sibelius avec ce que l'on écoute ici. La clé de la réussite : un découpage franc entre plusieurs parties liées à une thématique bien déterminée et surtout un ou plusieurs leitmotive qui donnent son unité à ce grand morceau final. C'est une réussite totale.
Après les fracas de la tempête, le final s'ouvre sur une phrase méditative aux cordes, motif illuminé du chant de la petite harmonie et du scintillement de la harpe. Une douce mélodie aux cordes se développe-t-elle sous un ciel étoilé ? C'est impressionniste par la volonté du compositeur de peindre cette ambiance nocturne, les ombres mordorées des nuits nordiques. À [4'00"] une mélodie, immense et élégiaque s'élance, dans les aigus des violons soutenus par le chant lointain des cors. C'est magnifique car majestueux d'humanité. Un regard vers la Voie Lactée, vers la mer et ses brumes diaphanes ? Une troisième idée surgit avec un solo de hautbois et de basson. Toute cette musique se veut intimiste et cristalline. C'est la 3ème claque. Atterberg est un poète qui nous donne à entendre les couleurs subtiles d'un Ravel ou d'un Debussy. Ari Rasilainen alterne les climats avec talent, sans brusquer les transitions, avec un subtile legato sans chichis. La grande classe. [8'55"] Un solo de flûte joyeux apporte encore un nouvel éclairage et induit une petite course folle dans l'obscurité. Atterberg reprend des thèmes de la tempête pour les mêler au leitmotiv dans le début d'une coda qui commence tôt. Oui, l'orchestre va souffler désormais un vent instrumental varié et ludique qui va achever l'ouvrage en apothéose grandiose mais sans emphase. C'est sans doute cela qui caractérise le style de ce compositeur : une élégance du discours dans les tutti, une orchestration riche mais fluide. Le désintérêt envers ce compositeur et son absence des concerts restent vraiment un mystère ! Il y a toujours cette hégémonie pour la musique germanique et austro-hongroise… C'est dommage… mais cette première intégrale est un signe encourageant.

Extrait d'un article paru dans le deblocnot (voire profil)


Kurt Atterberg: The Symphonies (Box Set)
Kurt Atterberg: The Symphonies (Box Set)
Prix : EUR 45,75

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Atterberg, le symphoniste suédois, une révélation..., 20 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kurt Atterberg: The Symphonies (Box Set) (CD)
C'est en navigant parmi les vidéos musicales de Youtube que j'ai découvert les 9 symphonies d'un certain Kurt Atterberg. J'en ai écouté quelques-unes puis, emballé, j'ai commandé l'intégrale en CD : un beau coffret robuste avec un max d'explications sur chacun des livrets des 5 CD, pas une petite boîte cartonnée avec des pochettes en papier, non, la classe, comme toujours avec le label CPO. Et merci aux commentateurs qui m'ont précédé d'avoir terminé de me persuader du bien fondé de cette acquisition.

Après des décennies, on écoute les compositeurs inconnus ou oubliés par goût du renouveau, sans trop s'attendre à renouveler l'expérience magique de sa première audition d'une symphonie de Beethoven, de sa première symphonie de Mahler ou d'une passion de Bach. Et bien là les amis, le début était prometteur et, arrivé à la symphonie N°3, la claque !! D'où mon choix pour partager la découverte avec les plus blasés des mélomanes classiques du blog Le deblocnot (voire profil), et aussi les autres, pourquoi pas.
Et puisque j'évoquerais Richard Strauss, je me demande si chez Atterberg, on ne retrouve pas la même puissance et folie orchestrale, le même sens du cataclysme que chez le bavarois mais en "moins bourrin" si je puis me permettre... Enfin je parle des œuvres secondaires de Strauss comme Aus Italian ou la calamiteuse symphonie domestique, pas de Heidenleben (Une vie de héros)...

Kurt Atterberg retrouve grâce auprès des musiciens et merci et bravo à Ari Rasilainen d'avoir réaliser cette intégrale avec les orchestres de la NDR de Hanovre ou ceux de Stuttgart et de Francfort. Des phalanges plus qu'honorables. Le chef Ari Rasilainen, né en 1959, a fait ses études à l'Académie Sibelius d'Helsinki d'où sont sortis nombre de grands chefs finlandais comme Esa-Pekka Salonen et Jukka-Pekka Saraste, ou la compositrice Kaija Saariaho qui a fait la une du blog pour la fraîcheur de ses compositions contemporaines. Rasilainen est également violoniste. Toutes les symphonies sont dirigées avec élégance et clarté, même dans les passages très énergiques et richement orchestrés comme de second mouvement de la 3ème symphonie.
Cette intégrale des 9 symphonies est disponible soit en CD isolés, soit dans le coffret à prix accessible. Les enregistrements se sont échelonnés de 1998 à 2003. Un travail de titan car les partitions sont plus rares que le graal. La prise de son est excellente.

Il n'existe actuellement aucune autre intégrale. Le grand chef estonien Neeme Jarvi a commencé ce qui pourrait être une nouvelle intégrale chez Chandos avec l'orchestre de Göteborg qu'il connait bien, l'ayant dirigé de 1982 à 2004. Espérons qu'à 76 ans, Neeme Jarvi pourra achever une seconde intégrale qui confirmerait la véritable reconnaissance d'un symphoniste scandinave majeur'


Le Sang de l'Alliance
Le Sang de l'Alliance
par James Rollins
Edition : Broché
Prix : EUR 21,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rollins et Cantrell surfent sur la vague Twilight..., 19 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sang de l'Alliance (Broché)
J'attends toujours avec impatience le nouveau Rollins...

J'avoue avoir été assez dérouté de lire un gros livre qui sort complètement de ses sujets habituels, des péripéties aventureuses de la Sigma Force aux prises avec des savants fous ou milliardaires (tout aussi fous) qui veulent mettre la planète en coupe réglée après avoir redécouvert un secret millénaire ésotérique ou magique qui donnera la puissance absolue. Un mixte entre James Bond et Indiana Jones en mode collectif. Quelques livres isolés, sans la Sigma Force, comme Amazonia m'avait enchanté.

Lorsque j'ai compris que Rollins surfait sur la vague Twilight voire Van Helsing au XXIème siècle, je me suis demandé ce que je faisais au milieu des vampires (les méchants), des sanguinistes (des vampires reconvertis à défendre la veuve et l'orphelin) et coachés par un cardinal, des loups-garous ? Une archéologue qui n'a pas froid aux yeux, un sergent de l'armée US beau gosse se retrouvent embarqués et en lutte ou en collaboration avec toutes ces charmantes créatures à la recherche d'un Évangile écrit par le Christ lui-même. Objet aux pouvoirs magiques bien entendu...

Dans un premier temps, j'ai craint de m'ennuyer mais j'ai horreur de ne pas finir un livre. Au fil d'une intrigue survoltée, on rencontrera également Raspoutine (décidément increvable), l'arrière arrière, etc. petite fille de la sanglante Élisabeth Báthory, la comtesse qui espérait rester jeune en saignant à blanc les jeunes vierges de la région (Une Dracula en jupon, Julie Delpy au cinéma), etc. etc. Et c'est peut-être cet excès délirant qui donne son côté humoristique au livre, son outrance. Le style de Rollins associée à Rebecca Cantrell est un peu léger pour sortir ce livre du tout venant.

Certitude : ça plaît ou pas ! Sans dévoiler la fin je peux juste dire qu'il y au moins pour un milliard de $ de travaux dans saint-Pierre de Rome' Et qu'un second tome au moins est prévu pour novembre. Mais j'attends un retour en force des héros farfelus de la Sigma Force après cette incursion un peu bancale et beaucoup trop longue de l'auteur dans ce monde héroïc fantasy qui n'est pas tout à fait ma tasse de thé.


Bruckner : Symphonie, n° 3
Bruckner : Symphonie, n° 3
Prix : EUR 13,99

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La lecture lumineuse d'un maestro de 91 ans !!!, 16 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie, n° 3 (CD)
Encore une troisième symphonie de Bruckner dans une version tronquée (56 minutes), ou plutôt simplifiée pour cette œuvre qui a connu un nombre ahurissant de réécritures. Est-ce une parution utile ? Et bien oui, car à 91 ans, le chef et compositeur Stanislaw Skrowaczewski, à l'instar d'un Gunther Wand en son temps a fait sien l'univers du maître autrichien depuis longtemps.

Skrowaczewski avait déjà marqué la discographie brucknérienne avec une intégrale fort appréciée des fans et des spécialistes et gravée avec l'orchestre de Sarrebruck.
Ici, avec un orchestre de niveau supérieur, le Philharmonique de Londres, le maestro retrouve ce qui caractérisait déjà cette intégrale : une régularité des tempos d'une grande probité ce qui évite toute emphase wagnérienne, une mise en place subtile, des contrastes déliés (ce n'est pas toujours le cas dans maintes versions concurrentes et antérieures).
Par ailleurs, s'agissant d'un live, on ne peut qu'admirer la maîtrise du chef pour la mise en relief des petits détails, pour la légèreté du propos.

Même si j'avoue avoir un faible pour l'édition originale qui prolonge de 20 minutes et rééquilibre la partition (Georg Tintner, Simone Young, Kent Nagano), cette belle lecture apporte une projection lumineuse comparable à la version de durée similaire de Bernard Haitnk avec la philharmonie de Vienne parue il y a plus de 20 ans… Un disque qui prend sa place dans la discographie du label LPO, puisque de plus en plus d'orchestre de haut niveau possède leur label. Mais pour combien de temps ?
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