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Contenu rédigé par Lienhard Nicolas
Classement des meilleurs critiques: 8.082
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Commentaires écrits par
Lienhard Nicolas "niki" (France)

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Ralph Vaughan Williams
Ralph Vaughan Williams
Prix : EUR 38,12

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La folie Rojdestvenski, 18 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ralph Vaughan Williams (CD)
Autant l'avouer d'entrée, Vaughan Williams (et la musique anglaise en général, Bax excepté) n'a jamais été ma " cup of tea ". Mais une intégrale, quelle qu'elle soit, par Gennady le terrible, ne se refuse pas. Et hop, avec moi, ça marche à tous les coups : le grain de folie du chef (vents persifleurs, cuivres qui déchirent l'espace sans retenue, cordes râpeuses : l'orchestre du Ministère de la Culture de l'URSS, souvent moqué justement pour ce son hors du commun - au sens propre -, contraire au " bon goût " , moi, ce son m'excite, ce son qu'on ose plus, la mode étant aux angles ronds, au gentil legato, au velouté sucré et/ou doré sous cape), le grain de folie du chef donc, si vous me suivez (vous avez du mérite, oui), porte à incandescence une Antartica (8e) dont les peintures des grandioses immensités de blanc intégral deviennent rouge sang, une Sea Symphony exaltée (chœurs chauffés à blanc), et des intrumentales comme la London (2e) pas académiques ni sages du tout ou encore l'incroyable et étouffante densité du premier mouvement de la 6e ou à crontrario une Pastorale d'une tendresse infinie ... Les solistes ne sont pas là pour faire dans le slave, pardon, le suave, ils et elles donnent dans l'expressivité, point !
Bel objet de surcroît : boîtier carton vert melon, pochettes carton bien costaudes, design agréable. Livret en russe, anglais et français, merci camarades. On a le flacon et on a l'ivresse ! DDD. Captations de concerts donnés à Léningrad en 88-89, petits bruits de salle, applaudissements timorés (le public soviétique aurait sans doute préféré entendre une énième 4e de Tchaïkovski ...) Pas de compléments.
Monsieur Melodiya, si tu me lis, à quand la réédition d'une des plus trépidantes et délurées Nouveau Monde de Dvorak, du plus fabuleux Premier concerto pour violoncelle de Chostakovitch avec Mikhail Khomitser ... ?
Rojdestvenski ? J'adore ce mec !


Héros
Héros
Prix : EUR 6,99

20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La cour des grands, 7 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Héros (CD)
Tout se discute, mais Monsieur Eddy, pour moi, dans la cour des grands, il y est depuis longtemps, "c'est comm'ça qu'j'l'imagine". Monsieur Eddy, si tu me lis, c'est grâce à toi et à toi seul, qu'à 10 ans (tout seul dans mon canapé, mes parents étaient cools, je passais toute la soirée devant " ta " Dernière Séance) je découvris des pans entiers du cinéma ! Puis les disques et les concerts ... Le dernier Eddy, celui-ci, n'est plus aussi rock, il est plein de ballades où la nostalgie, le blues, le petit spleen de trois fois rien du tout, le clin d'œil rétro sont omniprésents, un peu dans la foulée de son merveilleux " Avoir 16 ans aujourd'hui " du dernier album. Gros coups de cœur pour " Les vrais héros ", " Premier printemps ", " La cour des grands " et, c'est très perso, l'hommage étonnant et plein de tendresse (superbe texte de madame Eddy, qui avec le temps ... aime encore), à un certain " Léo ", un vieux lion à la longue crinière blanche, qui, je l'ignorais jusque-là, fait partie de la ... cour des grands de Rock'n'Schmoll. Magnifique, évidemment.


Chostakovitch : Symphonie n° 4
Chostakovitch : Symphonie n° 4
Prix : EUR 10,43

17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Phénoménal phénomène, 10 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 4 (CD)
Suite et presque fin de la meilleure intégrale Chostakovitch de ces 20 dernières années, c'est mon avis personnel et je le partage volontiers. Depuis 1985 et le live de Rojdestvenski à Prague (Praga) qui suivit son explosive intégrale chez Melodiya, voici LA 4e la plus aboutie : Petrenko a le don du contrôle absolu d'un orchestre, le don du creusement des phrases (sa "Léningrad" est à ce titre un sacré modèle), de la narration, de la culmination patiemment amenée et de la déclamation subite qui caractérisent l'essentiel de la symphonie "maudite" de Chostakovitch. La prise de son, très claire et très proche, renforce l'impact immédiat d'une telle lecture. J'oserais le mot "ravissement" si la symphonie était d'une joliesse enchantée, alors qu'elle est d'une noirceur collant parfaitement à son époque, celle des purges staliniennes.
Admirons également le choix des photos du compositeur sur la pochette du livret, toujours en rapport avec la date de composition de l'œuvre enregistrée. Patience, plus que les 13e et 14e. C'est pour bientôt.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 28, 2013 3:50 PM CET


Chostakovitch : Symphonie n° 7 "Léningrad"
Chostakovitch : Symphonie n° 7 "Léningrad"
Prix : EUR 10,43

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La relève !, 16 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 7 "Léningrad" (CD)
Mravinski, Kondrachine et Svetlanov ne sont plus, Rojdestvenski tourne comme chef invité (pour ces quatre monuments cités, la discographie - monumentale, forcément, témoigne de la richesse de cette école et de son style à part dans la galaxie de la direction), Témirkanov et Gergiev ont des hauts et pas mal de bas ... mais, ouf, la baguette russe a de nouveau son fleuron, son étoile blonde, le panache de Kondrachine ou de Svetlanov mêlée à la virulence et la prise de risques de Rojdestvenski et ses tempi généralement très larges. Discographie assez limitée pour le camarade Petrenko pour l'instant(essentiellement Chostakovitch et Rachmaninov) mais quels disques ! Cette " Léningrad " déroute à la première écoute quand on était habitué comme moi à la démesure de Svetlanov par exemple : c'est tout simplement que Petrenko laisse venir les climax, les prépare, les façonne petit à petit avec la patience que n'ont pas toujours les jeunes premiers de la baguette, comme c'était déjà le cas dans sa Cinquième ou son extraordinaire Sixième. Chostakovitch lui colle à la peau, il n'a pas connu le siège de Léningrad comme Svetlanov ou Mravinski, mais il trouve le ton juste de la première à la dernière note : la façon de construire patiemment, mesure après mesure, la rage écrasante du Premier Mouvement ou du Finale, est ou serait à enseigner dans toutes les écoles. Son art de pétrir, de malaxer, de doser les interventions, de souligner un détail sans s'éloigner de la ligne générale, ligne générale qui ne souffre sur son horizontalité d'aucun essoufflement, me rappelle ses glorieux aînés. Cette " Léningrad " n'est pas un OVNI, elle confirme que Naxos et Liverpool ont eu du nez (oh le jeu de mot, du nez pour Chosta, il est venu tout seul en écrivant ...) en faisant signer Vasily Petrenko. Il ira loin ce jeune homme, il est déjà loin d'ailleurs, bien au-dessus du tout-venant qui font les beaux et les intéressants devant des orchestres plus prestigieux.
Prise de son exceptionnelle.
Un must.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 28, 2013 3:42 PM CET


Rimsky-Korsakov: Orchestral Works including Sheherazade
Rimsky-Korsakov: Orchestral Works including Sheherazade
Prix : EUR 41,47

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rimski l'Enchanteur, 10 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rimsky-Korsakov: Orchestral Works including Sheherazade (CD)
Superbe boîtier (quoique la photo....), superbe idée. J'ai depuis longtemps l'excellent coffret Järvi (Chandos) avec la splendide pochette de Repin évoquant les cosaques. Et comme j'aime Rimski, je me suis laissé tenté par un orchestre malais paraît-il en pleine gloire. Et c'est le cas. Programme à se damner : la "Danse des Oiseaux" et celle des "Bouffons" de "Snegourochka", le prélude ("Hymne à la Nature", qui en évoque un autre, un wagnérien, plus célèbre) ou la "Bataille de Kerjenets" de "Kitège", les merveilleuses ouvertures de la "Fiancée du Tsar" (idéale, comme celle du "Ruslan et Ludmila" de Glinka pour "lancer" un concert) ou de "La Nuit de Mai", la suite complète de "La Nuit de Noël" avec sa "Danse des étoiles" et la "Procession de la comète", la polonaise de "Pan Voyevoda", le "Vol du Bourdon" aussi, bien sûr, je me surprends régulièrement à en siffloter les thèmes, preuve, s'il en fallait, que le génie mélodique du génial autodidacte me "parle". J'espère vous avoir mis l'eau à la bouche. Petit plus : le sympathique concerto pour piano avec l'excellente Noriko Ogawa, rarement enregistré, même si une fameuse empoignade saturée de couleurs Richter/Kondrachine circule toujours.
Rimski, Rimski, Rimski : le chatoiement, les mirages, le sens inné de l'évocation, du leitmotiv, ses délices (voir le programme d'Antar), le génie de l'orchestration que d'aucuns trouvent trop sucré, mais c'est oublier que le meilleur (selon moi) Stravinski, celui de "Pétrouchka" ou de "l'Oiseau de feu", c'est "comme du" Rimski, et que le dernier mouvement d'"Antar" (les "Délices de l'Amour") annonce Debussy et/ou Ravel. Et pas conservateur et figé pour un sou : il fut licencié du conservatoire de Saint-Pétersbourg pour avoir repris un thème des révolutionnaires de 1905 dans une courte pièce, "Dubinushka", absente ici, hélas, comme la belle suite de "Mlada". Puis son dernier opéra, "Le Coq d'Or", l'un des plus extravagants (avec "Kitège" et "Sadko") fut censuré par le Tsar et créé après sa mort. En passant, il me manque, parmi ses 15 opéras, "Pan Voyevoda" et l'introuvable "Servilia", si quelqu'un avait le bon tuyau ou la bonne adresse ...
Bien sûr, Svetlanov dans "Antar" (Melodiya ou Hyperion) ou la "Pâque", Kondrachine ou même Muti dans "Shéhérazade" restent en haut du panier, mais Kees Bakels et l'Orchestre Philharmonique de Malaisie sont de bout en bout splendides et fabuleusement enregistrés.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2013 11:52 AM MEST


Dvorak : Oeuvres symphoniques
Dvorak : Oeuvres symphoniques
Prix : EUR 42,44

25 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Première intégrale, premier coup de maître ..., 17 mars 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dvorak : Oeuvres symphoniques (CD)
Je reprends ici peu ou prou ce que j'avais dit sur la luxueuse édition japonaise, la seule disponible jusqu'à présent de la première intégrale de Vaclav Neumann, réalisée entre 1971 et 1973. Arrivé au pupitre de la Philharmonie (pour 22 ans !) après le départ de Karel Ancerl - alors que le corpus des 9 symphonies d'Antonin Dvorak venait d'être publié (4 symphonies sorties du néant d'un coup), ce fut un premier coup de maître, que Supraphon publie pour la première fois en Europe, on se demande pourquoi, mais Supraphon et Melodiya ont en commun de roupiller sur leurs lauriers, quoique les Russes commencent à drôlement se secouer. Neumann avait dix ans de moins que lors de sa fameuse intégrale numérique des années 80, plus lumineuse, plus léchée, plus poétique, plus radieuse ; mais ces deux versions sont complémentaires, elles ne font pas doublon, essayez, vous verrez : en 1971-73, les symphonies sont empoignées avec vigueur, fermeté, parfois tranchantes (4e, 8e, très burinées), toujours avec conviction, clarté, allant, avec des teintes plus sombres (7e), une certaine radicalité (5e, 6e), de la verdeur (dans le bon sens du terme), une implication physique évidente et une communion intellectuelle avec l'esprit rustique (dans le bon sens du terme toujours) et terrien de Dvorak. Les 7e de Neumann sont toujours fascinantes : ouvertement orageuse et dramatique ici (quel premier mouvement, il faut l'écouter pleins tubes, sismique, vraiment), plastique extraordinaire et tension sous-jacente fabuleusement maîtrisée en 1981. Comme dit, les deux sont essentielles. Seule la 9e ne "prend" pas vraiment, surtout si je la compare avec celle de 1981, ma "Nouveau Monde" de coeur et son merveilleux Largo, mon "moment musical" chéri entre tous. Cela étant, le chef et son orchestre font corps, ne font qu'un, et sont visiblement fiers d'offrir aux Tchèques la découverte des premiers opus de leur plus célèbre symphoniste, dans d'excellentes conditions techniques. Intégrale très physique donc, qui rappelle mutatis mutandis ses Mahler de Leipzig 5-6 ans auparavant.
Merci Supraphon pour le beau coffret bien costaud et bien rempli : Variations symphoniques (page attachante mais pas inoubliable), les 3 ouvertures de concert (splendides) et surtout les 4 poèmes symphoniques bien noirs pour la plupart d'après Erben, petits polars fantastiques à déguster, qui, si vous ne les connaissez pas encore, sont des merveilles à lire et à écouter (écoutez la "Colombe sauvage", c'est mon coup de coeur). Intelligence suprême : aucune symphonie n'est coupée en deux. Livret en français.
Dans un livre de photos de Viktor Kronbauer consacré à Neumann, "Setkani" ( "Rencontre" ), Galerie Apolo, 1991, qui montre combien le chef tchèque avait de l'aura chez lui, Vaclav Neumann déclarait, avec sa modestie habituelle : "L'interprète a pour tâche non seulement de bien jouer la composition, mais aussi de communiquer à l'auditeur tout ce qu'elle contient". Ses Dvorak, tout au long de sa carrière, ne s'égarent jamais : ce sont toujours des Dvorak !
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Smetana-Ma Vlast
Smetana-Ma Vlast
Prix : EUR 49,59

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Imparable, 13 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Smetana-Ma Vlast (CD)
Le plus cohérent, le plus évocateur, le plus riche en climats des cycles de poèmes symphoniques, pris dans sa totalité ou par séquences, "Ma Vlast" (ou "Ma Patrie"), rien à faire, on ne s'en lasse pas. C'est un monument.
J'ai déjà posté quelques commentaires sur Vaclav Neumann, je récidive, c'est plus fort que moi : clarté, transparence, éloquence, puissance remarquablement contenue et jamais purement démonstrative : pas le genre m'as-tu-vu, simplement un grand serviteur de la musique. Sa "Patrie" de 1975 (il y'en eut d'autres, dont une très rugueuse à Leipzig et une très violente pour Panton en 1972) est un modèle d'équilibre et de ferveur simple. Neumann n'est pas un pressé verbal : tout coule de source (la "Moldau", sobre et allante, les "Prés et Bois de Bohême" entre ombres et lumières), l'élégante main de fer dans le gant de velours ("Vysherad", "Sarka" et un merveilleux "Tabor", d'une verticalité jamais empesée). L'intelligence d'une vision globale indémodable.
SACD jouissif (le disque a 35 ans d'âge, la cure de rajeunissment a porté ses fruits), CD doré, belle pochette allégorique à la gloire de la nation tchèque, livret en japonais, 78 mn. Prix cependant exorbitant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 14, 2013 6:55 AM MEST


Le meilleur de Pif
Le meilleur de Pif
par Jean Ollivier
Edition : Relié
Prix : EUR 30,00

19 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bain de jouvence, 7 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le meilleur de Pif (Relié)
Il y a deux sortes de gamins aujourd'hui : ceux qui ont une DS ou une Play et ceux qui n'en ont pas. Dans les 70's, il y avait ceux qui avaient le Pif et son gadget (500 000 exemplaires par moments) et les autres ... Et c'est à peine caricatural ! Je ne me suis remis que très tardivement d'avoir été dans la seconde catégorie, alors je me rattrape. Force est de reconnaître l'extraordinaire qualité et variété des BD publiées alors par l'hebdo coco le plus coté. Il y en avait pour tous les âges et pour tous les goûts ... sans faute de goût. Pour mémoire, Corto, Gai Luron et Rahan y sont nés pour ne citer que ceux qui ont survécu au naufrage. Ce gros pavé bien costaud (cartonné, 556 pages en noir et blanc, très bon papier) et superbement imprimé reprend des histoires parues dans " Vaillant, le journal le plus captivant " (Davy Crockett, la Péniche Radicelle, Ragnar le Viking - époustouflant, celui-là) et d'autres dans " Pif " (Pif et Hercule, le malicieux Pifou avec ses glop glop pas glop et ce grand dadais de Brutos, le rusé Léo le léopard, le dan Justice et son cri qui tue, le Kiaï pour les initiés, Robin et ses outlaws de Sherwood, le virevoltant Fanfan...) Rien qu'à les énumérer - et il en manque, vivement un volume 2 avec les Pionniers de l'Espérance (un nectar de la SF), Hugues le Loup, Nasdine Hodja, Dicentim le petit franc et son Bougredandouille, Teddy Ted le cowboy aux yeux clairs ... etc etc, j'arrête là sinon j'y passe la nuit - je me dis que le talent, on l'a ou on l'a pas, qu'à Pif, c'était une pépinière, qu'ils avaient un peu plus que du talent : la classe. Mon fils de 7 ans me réclame ces bandes presque tous les jours. Chers amis, chers camarades, entre un Tolstoï et un Labro, replongez vous donc un peu dans ce gros Pif, un bain de jouvence.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 2, 2011 11:08 PM CET


Sibelius : Intégrale des Symphonies
Sibelius : Intégrale des Symphonies

66 internautes sur 71 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bojemoi !!! Enfin !!!, 26 mai 2010
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sibelius : Intégrale des Symphonies (CD)
Je me permets d'en parler avant qu'il ne sorte, car je l'ai trouvé en Russie sous un autre label il y a 2 ans déjà, couplé au célébrissime concerto avec Oïstrakh ... Si j'en parle avec flamme, c'est pour vous le conseiller vivement, ABSOLUMENT, comme je recommande les Chostakovitch et les Prokofiev du même chef, car ils sont à des années-lumière du bon son pour du beau son tel qu'on le cultive un peu trop et de plus en plus chez nous, où tout doit être lisse, pastellisé et où rien ne doit dépasser. Avec le Rojdestvenski des années 60-70, rien n'est lisse et tout dépasse, frotte, hurle, crisse, les pupitres sont sous pression de la première à la dernière note et sont chauffés à blanc quand le chef est dans son répertoire.
Confort d'écoute ? Huile dans les rouages ? Cordes soyeuses et cuivres veloutés ? Legato somptueux ? Niet ! Niet ! Niet ! Ce Sibelius déferle en vents contraires, de toutes ses forces, les crescendis sont fulgurants sur toute leur longueur (car Rojdestvenski ne presse jamais le mouvement), les climats, si importants dans cette musique, sont la plupart du temps oppressants, abrupts, rudes, farouches, toujours au plus près du texte ; vision de chef, d'un vrai, totalement engagé dans le rendu très personnel de son approche (ce qui sera encore le cas 10-15 ans plus tard dans son intégrale Chostakovitch, à ce jour encore unique dans sa violence et sa crudité) ; sonorités d'un orchestre (la Radio-Télévision de l'URSS) typiquement russe (cordes râpeuses et cuivres hallucinés) comme on n'en fait plus, ces interprétations ont 40 ans et pas une ride. L'extraordinaire éloquence de la direction du chef moscovite, la densité et le souffle épique de ses Sibelius laissent pantois ! Toutes les 7 sont uniques, mais sa 5e l'est peut-être un tout petit peu plus que les autres ... Historique ... Indispensable ... Et bon pour la légende.
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Viva cuba
Viva cuba
DVD ~ Malu Tarrau Broche
Prix : EUR 16,81

16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tout est dans le titre, ou presque..., 30 janvier 2010
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Viva cuba (DVD)
Le cinéma cubain a produit une poignée de films et de dessins animés majeurs (ceux de Tomas Gutierrez Alea notamment, et les délicieux " Vampires à La Havane " dont j'attends impatiemment la sortie en DVD VOST ) mais difficiles à dénicher. Voilà un road-movie récent, primé à Cannes, qui filme amoureusement la fugue de deux enfants à travers un pays tout en longueur (et en langueurs aussi d'ailleurs, la caméra le rend bien). L'intrigue est simple et un peu naïve, on y croit sans trop y croire ou plutôt on veut bien y croire, quelques passages oniriques inattendus viennent pimenter le cocktail ... Mais alors, quel jeu d'acteurs ! Les deux gosses sont criants - jusque dans les engueulades, nombreuses - de vérité, de tchatche, de vie, de soleil dans les coeurs; la composition du gamin ( 8, 9, 10 ans ?) est bluffante dans les scènes où il est enroué.
Qui dit Cuba dit qui vous savez, non ? Pas une once de propagande dans le film, c'est léger et lumineux, point ! Au tout début, la maman de Malu claque sa porte au nez de la maman du gamin ; sur sa porte est noté en grand : " Seigneur, ceci est ta maison " / sur la porte de la maman de Jorgito il y a " Fidel, ceci est ta maison", et on rigole ... La première ose même dire au téléphone : " Je veux partir de ce fichu pays " ; c'est osé mais c'est passé.
Images et son d'une grande pureté, montage alternant l'allegro con fuoco et largo. Au dos du boîtier il est noté " film familial hautement recommandé pour tous les âges " : nous étions tous les 4 devant l'écran, nous nous sommes régalés et nous sommes dit : on va y retourner !


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