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Contenu rédigé par Mélomaniac
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Commentaires écrits par
Mélomaniac (France)
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   

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Sibelius: Symphonie No. 3 in C Major, Op. 52
Sibelius: Symphonie No. 3 in C Major, Op. 52
Prix : EUR 5,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Outre la valeur documentaire de cet enregistrement pionnier (réalisé pour His Master's Voice en juin 1932..., 9 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sibelius: Symphonie No. 3 in C Major, Op. 52 (Téléchargement MP3)
... et bien capté pour l'époque), l'intérêt interprétatif ne réside pas tant dans le premier mouvement (qu'on a depuis entendu plus savoureux ou turgescent sous d'autres baguettes) mais dans le Finale (dirigé avec un mordant voire une agressivité assez impressionnants) et surtout dans l'Andantino.
Apparemment simple à conduire (peut-être parce que simpliste et superficiel, diraient les mauvaises langues), ce tableau central n'en constitue pas moins un test agogique quant au tempo, au choix des césures, aux rapports dynamiques, qui influencent sa chorégraphie et sa physionomie.

Ici Kajanus prend le contrepied d'une autre version que j'aime énormément : Anthony Collins (Decca) brossera une sorte de valse guillerette, au dessin fluide et régulier et délicieusement cambré sous les pizzicati, alors que le chef finlandais, d'allure plus calculée, remodèle constamment des profils contrariés (notez le travail sur le souffle des instruments à vent), brouille les formes et les influx, éveille un riche imaginaire et révèle une étonnante complexité de geste comme de sentiment.
Comme une mystérieuse lanterne magique qui projette des pantomimes troublantes et imprévisibles.


Bartok: Concerto for Orchestra
Bartok: Concerto for Orchestra
Prix : EUR 47,14

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce CD réédité au Japon propose un programme enregistré en février 1994 pour le label Philips, 30 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartok: Concerto for Orchestra (CD)
Rappelons que c'est l'Orchestre de Boston qui créa ce Concerto un demi-siècle auparavant, le 1er décembre 1944, suite à une commande de Serge Koussevitzky -une session fut captée peu après pour la radio, le 30 du mois. Au même pupitre, suivirent les témoignages d'Erich Leinsdorf (RCA, octobre 1962) et Rafael Kubelik (Deutsche Grammophon, novembre 1973).
Je ne doute pas des affinités bartokiennes de Seiji Ozawa depuis que je l'ai entendu dans la "Musique pour cordes, percussion et célesta" et la Suite du "Mandarin merveilleux" avec cette même phalange pour Deutsche Grammophon (1975-1976).

Dans le "Concerto" qu'il a aussi gravé à Chicago (Emi) et avec l'Orchestre Saïto Kinen (Philips), le maestro nippon sait obtenir toute la précision requise par le langage du compositeur hongrois, même si la poésie nocturne de l'Elégie semble ici plus fabriquée que spontanée.
En tout cas, il engrène la mécanique du "Jeu des couples" avec rigueur, assurée par la vélocité de ses souffleurs, presque exacte envers les prestes exigences métronomiques de la partition (mais combien de chefs les respectent ?)
Ozawa réussit particulièrement les voltefaces de l'Allegro vivace, le ton lapidaire du "Intermezzo Interrotto", et active vigoureusement l'influx conquérant du Presto. Soyez prévenus qu'il termine ce Finale par la conclusion originellement conçue par Bartok, très abrupte comparée à celle réécrite en mars 1945 et qu'on entend d'ordinaire.

Pour le "Mandarin merveilleux", dans sa version intégrale, Ozawa diligente la lecture très glabre que réclament les climats oppressants de ce bouge à brigandage, sans nuire à la lascivité que doivent exprimer les séquences de séduction.
Les cuivres de Boston font preuve d'un stupéfiant brio, notamment les trombones lors de la rixe.

Indiquons qu'il s'agit d'exécutions en live, ce qui atteste de l'émérite niveau de virtuosité qu'atteint cette phalange, même dans le feu du concert.

Le "Concerto" fut certes très bien servi par la discographie (Fritz Reiner, Karel Ancerl, George Szell...), mais l'on fêtera à cet attrayant couplage un retour bienvenu au catalogue, auprès des interprétations de Pierre Boulez, Christoph von Dohnanyi et Antal Dorati pour le "Mandarin".

Très bonne prise de son, réaliste et fidèle aux timbres instrumentaux, restitués sans coloration.


Berlioz: Symphonie Fantastique
Berlioz: Symphonie Fantastique
Prix : EUR 47,14

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Outre la spécifique clarté de ses timbres instrumentaux, rappelons que l'orchestre de Boston..., 30 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlioz: Symphonie Fantastique (CD)
...peut se prévaloir d'une historique connivence avec le répertoire français, cultivée notamment avec ses anciens directeurs, Pierre Monteux (1919-1924) et Charles Munch (1949-1962).
Dans cet enregistrement de février 1973, faisant suite à une précédente version à Toronto en 1967 pour CBS, Seiji Ozawa requerrait toute la discipline et la netteté d'articulation de cette phalange américaine, qu'il soumet à une rectitude de phrasé bien différente de la chaleureuse spontanéité d'un Munch.

Dans la "Scène aux champs", le chef nippon sait capter l'attention en accélérant progressivement l'allure. Mais la prosodie me semble hélas parfois mécanique.
Par exemple, mesures 48-49 (4'00-) : le resserrement rythmique (cinq do en croches, do do si do en doubles croches) est aridement réalisé.
Mesures 69 à 76 (5'20-5'52) : la mélodie d'altos et violoncelles défile au pas cadencé, sans véritable souplesse lyrique.
Dans le « poco animato » des mesures 87 à 106 (6'28-7'32) : sur le trémolo des violons et altos, on note la diction drue et le galbe athlétique des violoncelles et contrebasses.
Aux mesures 131 à 138 (9'15-9'46) : sur les saccades en triples croches des archets, le chant des violons 2 se déroule sans grande expressivité, presque atone.
Que reste-t-il de la bucolique poésie de cette page quand on la trace ainsi à la pointe sèche ?

Ozawa illustre les "Rêveries et passions" sans théâtre ni folie, et n'exploite qu'une dynamique restreinte. Exemple à la mesure 111 (5'29) : la fulgurante escalade débouche sur un tutti plutôt timide, pourtant noté « ff ».
Les accords à 6'06 et 6'09 (mesures 152-) ne doivent-ils claquer comme des coups de feu ?
On ne saurait néanmoins dénier à cette lecture une exemplaire méticulosité. Ainsi, les raclements de contrebasses ne s'activent en stringendo qu'à 7'39 (mesure 254) comme prévu par Berlioz.
Mais à d'autres endroits, les options surprennent : Ozawa profite du « piu animato » (mesure 461, 11'21) pour déchaîner un tempo (abusivement ?) cavalier, dont la précipitation parait aussi incongrue qu'artificielle.
L'interprétation « semble dénuée de sentiment » écrivait Pierre-émile Barbier en décembre 1973 dans le magazine Diapason. A entendre joué ainsi le premier volet de la symphonie, on accrédite volontiers ce propos.
Idem pour cette exécution méthodique du "Bal" : privée de séduction. Valse ânonnée frigidement. Ce que l'on regrette d'autant plus que les pupitres de Boston s'avèrent remarquablement pointus et homogènes.

En moins de quatre minutes, le maestro diligente une "Marche au supplice" glabre, lapidaire, acerbe.
Les timbaliers fourbissent hargneusement leurs mailloches ; les trompettes résonnent implacablement : voilà une conduite à la guillotine presque sadique dans la précision maniaque de son cérémonial.
Idem pour le "Songe d'une Nuit de Sabbat" : notez la ponctuation staccato des trombones et tubas mesure 81 (2'24).
Dès le cortège du Dies Irae, Ozawa organise une constriction inexorable, asphyxiante, avec un zèle fanatique qui fait froid dans le dos (grosse caisse mesure 187-, 4'07-)
Mais il desserre un peu l'étau pour la ronde sabbatique (mesure 241-, 4'54-), certes prescrite « poco meno mosso » dans la partition. Saluons ce respect des indications de mouvement, alors que d'autres baguettes solennisent trop le Dies Irae et se hâtent ensuite pour l'épisode orgiaque.
En revanche, je suis moins convaincu par le tempo très pressant qu'Ozawa active après la mesure 403 (7'22) : ces appels en triolets des cordes qui annoncent l'édifiante superposition de la fanfare funèbre et de la danse sabbatique. Cette péroraison n'appellerait-elle pas davantage de retenue ?
En tout cas, le chef attise avec brio l'exaltation qui conclut cet infernal Rondo.

Derrière cette bravoure à sensation, on peut se demander si un tel apparat n'est pas trop superficiel.
Dans sa revue pour le magazine Répertoire (n°31), Laurent Barthel résumait fort bien ce que l'on peut globalement penser de cette prestation de la Fantastique : « brillante et sèche, d'une virtuosité démonstrative mais qui n'émeut guère. »


Pictures From Russia - Transcriptions Pour Orgues D'Oeuvres Célèbres De Compositeurs Russes
Pictures From Russia - Transcriptions Pour Orgues D'Oeuvres Célèbres De Compositeurs Russes
Prix : EUR 18,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Hansjörg Albrecht nous livre régulièrement ses transcriptions de grandes pages symphoniques du répertoire, 28 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
"Tétralogie" de Wagner, "Fantastique" de Berlioz...
Son interprétation des "Planètes" m'avait laissé une impression mitigée, ici c'est une grande réussite pour les "Tableaux d'une exposition" !

Déjà la transcription me semble beaucoup plus fidèle à l'original que celle de Jean Guillou, égarée dans la pléthorique console de Saint Eustache, et qui frisait parfois le mauvais genre tant pour les registrations que le phrasé.

Dans le présent enregistrement réalisé en avril 2008 à l'église Saint-Nicolas de Kiel, le Kleuker dispose des ressources idoines (sauf peut-être au début de Bydlo, mais restituer un tuba est-au delà des ressources déjà bien fournies de cet instrument de 48 jeux), phrasés et perspectives très crédibles...
Seule relative déception : le Ballet des poussins, trop peu audible, nécessitant une vélocité qui se trouve ici noyée dans la réverbération. Comme pour le disque Holst, la prise de son est un peu trop lointaine et auréolée pour permettre une nette perception des passages rapides et nuancés, comme le Marché de Limoges.
Par ailleurs : tact, discernement, choix de tempos expansifs mais justes, signent un témoignage crédible et de très bon goût.

Encore plus réussi, "L'Île des Morts", dont les lugubres à-plats, les couleurs sombres et subtilement dégradées, les dynamiques blafardes, trouvent une voix propice dans les tuyaux de l'orgue et particulièrement du clavier de Schwellwerk dont la boîte expressive retrouve tous les philtres de l'émouvante orchestration de Rachmaninov.

En revanche relative déception pour "Petrouchka" : la Danse russe menée trop mollement manque de brio, le cortège pittoresque du tableau de la Semaine grasse manque de fermeté rythmique... Pour cette oeuvre, j'en reste à la version de Pierre Pincemaille sur l'ancien orgue du Studio 104 de Radio-France, malgré son acoustique trop sèche mais au bénéfice d'une incroyable précision de diction et de palette.


Mahler-Mengelberg -Symphony N0 4
Mahler-Mengelberg -Symphony N0 4

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Crise d'articulation rubatoïde, 3 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler-Mengelberg -Symphony N0 4 (CD)
Rappelons aux mélomanes qui ne le connaîtraient pas que Willem Mengelberg (1871-1951) régna sur l'orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam pendant un demi siècle, et était réputé pour sa direction passionnée, reflet d'un tempérament artistique hors norme.
Au temps du phonographe et du 78 tours, il fut un interprète distingué de Bach, Beethoven, Brahms, Tchaïkovski, Richard Strauss (qui lui dédia son "Heldenleben") et surtout Gustav Mahler, qu'il rencontra dès 1902 et dont il joua toutes les symphonies, même s'il n'enregistra (outre l'Adagietto de la V°) que la IV° Symphonie que nous entendons ici, immortalisée lors d'un concert du 9 novembre 1939.

Les hiatus et brusques fluctuations de tempo dans le « Bedächtig, nicht eilen », comme sous l'emprise d'un poil à gratter, sont demeurées anthologiques. Tout comme les audaces rythmiques que s'autorise cette lecture du Scherzo, frictionnée au gant de crin. Les glissandi et portamenti des cordes amstellodamoises sembleront en outre venir d'un autre âge pour les oreilles d'aujourd'hui.

Une agogique tout aussi libertaire porte le tendre « Ruhevoll », mais au profit de quelle émouvante éloquence : le hautbois est à pleurer !
Outre les foucades de la baguette, que l'on finit par oublier tant le magnétisme opère, le grave corsé de la soprano Jo Vincent est une autre source de surprise dans le Lied final, que l'on a pris l'habitude d'entendre chanté par des tessitures de voix bien plus claires.

Si vous préférez l'expression vivante de la musique au strict respect de la partition, et si une qualité sonore tributaire des limitations techniques de l'époque ne vous indispose pas, cette légendaire interprétation vous captivera.
Mais attention, elle a rendu fou plus d'un métronome !


Overtures-William Tell/Mignon/
Overtures-William Tell/Mignon/
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 21,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 S'il existe des disques capables de nous rappeler combien le génie de Toscanini est irremplaçable..., 29 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Overtures-William Tell/Mignon/ (CD)
..., c'est bien cette compilation d'enregistrements réalisés à New York entre mars 1939 et août 1952.

En matière de pure virtuosité (la Flûte enchantée, à un train démoniaque), de précision au cordeau (La Fiancée vendue), de tension dramatique (La Force du Destin, Le Freischütz), ces interprétations s'écoutent bouche bée.
Excellents reports, pas trop filtrés pour préserver le spectre sonore.
La présence du public pour certaines sessions (audible dans le Mozart) ajoute à la véracité de ces moments inoubliables de la direction d'orchestre.
On a beau connaître ces oeuvres par coeur, on reste ébahi devant la démonstration.


Bach : L'oeuvre pour orgue
Bach : L'oeuvre pour orgue
Prix : EUR 50,55

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Quinze CD en l'honneur de l'un des plus grands esprits d'Occident, un monument dressé pour durer », 24 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : L'oeuvre pour orgue (CD)
...écrivait le magazine Diapason à l'achèvement des cinq volumes alors parus sous boîtes de trois disques.
« Une expérience spirituelle pour pénétrer au plus profond de la pensée musicale et humaniste du Cantor de Leipzig » s'enthousiasmait pour sa part le Guide fayard des Indispensables du CD qui en 1995 recommandait prioritairement cette intégrale par Isoir, multiprimée par la presse.

Cette approche de Bach reste celle du jaillissement spirituel, resplendissant d'intelligence, qui affirme sa propre liberté dans le cadre d'une écriture pourtant très dense et serrée. Par la souplesse du phrasé, la subtile maîtrise du tempo. Et surtout par l'imagination poétique, et déjà dans cet "Orgelbüchlein" enregistré à Francfort en 1977. Ecoutez aussi le relief de la conduite narrative dans les Partitas ! Venant d'un organiste qui avouait que sa hantise serait d'ennuyer, ici l'on est captivé par le discours musical qui devient mieux qu'image : verbe !
L'ivresse jubilatoire culminera sur l'instrument de St Cyprien en Périgord, d'une suavité de vent presque indécente (les Concertos !)

Le seul menu regret que m'inspire cet objet relèverait du péché de gourmandise : pourquoi ne pas avoir aussi inclus le volume VI de la précédente édition Calliope, qui contenait à titre supplémentaire le Te Deum, le De Profundis, l'oeuvre avec orchestre.
Concernant les quatre célèbres Toccatas et Fugue, le présent coffret a choisi le remake de 1988 enregistré sur le colosse sacré de l'Abbaye de Weingarten, plutôt que la première mouture de 1976 à Saint-Lambert d'Aurich -on aurait bien aimé retrouver cette première mouture en complément de programme.
"L'Art de la Fugue" nous est toutefois offert en bonus sur le CD 16 : une interprétation d'une lumineuse ferveur, apaisée, transcendante.

Le livret reproduit une interview de l'artiste, et fournit en index la liste des opus classés selon l'ordre BWV, ce qui permettra de retrouver rapidement les oeuvres pour qui est familier de ce catalogue.


Noels
Noels
Prix : EUR 11,84

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les anglicistes s'amuseront de penser qu'Henri Carol (1910-1984) portait un patronyme prédestiné à écrire des Noëls, 22 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Noels (CD)
Pour qui méconnaît ce monsieur, chanoine et maître de chapelle de la Principauté de Monaco depuis 1946, ce disque qui lui est entièrement dévoué en brosse un portrait musical particulièrement attachant -ne manquez pas de lire en exergue du livret l'hommage de Jean-Paul Combet (créateur du label Alpha).

Excellent livret d'ailleurs, animé d'un soin très didactique, et illustré de jolies photos de paysages. On nous y présente le genre du Noël pour orgue, de la variation, puis chaque oeuvre du programme fait l'objet d'une analyse très détaillée par Guy Miaille qui en est l'éditeur.
Ouvrant le disque sous des atours chaleureux, la "Petite Suite sur des Noëls populaires" convoque des airs parmi les plus connus pour la circonstance de la Nativité : Les anges dans nos campagnes, Adestes fideles, Douce Nuit, Il est né le divin Enfant.
Les autres pièces empruntent à d'autres mélodies de terroir ancrées dans la mémoire séculaire, et sont travaillées avec art, dans un langage parfois modal mais toujours très accessible et imagé.

Capté en décembre 2010 à la console de l'instrument monégasque que le compositeur avait fait construire en 1976 en l'église Saint Jacques, Olivier Vernet joue ces pièces avec la virtuosité et l'enthousiasme qu'on lui connaît, et qui valurent à ce CD un Diapason d'or dûment mérité.

Hormis la tradition rebattue des Noëlistes de l'époque classique (Lebègue, Daquin, Dandrieu, Balbastre...), rares sont les disques à nous intéresser à un genre resté vivace par la pratique de l'improvisation, sous les doigts de célèbres représentants comme Pierre Cochereau ou Jean Guillou.
C'est dire l'attrait de cet album inattendu et réjouissant, qui plante un original décor pour la crèche.


La Dynastie des Couperin
La Dynastie des Couperin
Prix : EUR 12,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Initialement paru en 1987 chez le label Adda..., 21 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Dynastie des Couperin (CD)
..., cet enregistrement ici réédité dans la collection Tempéraments fut distingué par un Diapason d'or dans le magazine de décembre 2013.
Il avait été en son temps chaudement recommandé par le Guide Fayard des Indispensables du CD.
A la tribune de Saint-Michel-en Thiérache, idéale pour ce répertoire, André Isoir honore la dynastie Couperin, et nous offre notamment une des meilleures versions au disque de la "Messe des Couvents" de François.


Marie-Claire Alain: L'orgue Français
Marie-Claire Alain: L'orgue Français
Prix : EUR 36,78

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Formidable cadeau pour tous les amateurs d'orgue..., 21 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marie-Claire Alain: L'orgue Français (CD)
...que de retrouver ainsi compilés la quasi-totalité des enregistrements que Marie-Claire Alain dédia au répertoire français.
Nous reviennent aussi beaucoup d'inédits en CD.
Le livret de Michel Roubinet éclaire la discographie de l'artiste en soulignant les choix qui se sont imposés pour cette magistrale entreprise de réédition.
Plusieurs enregistrements des mêmes oeuvres nous sont ainsi offerts, et quelques autres laissés de côté.

Pour les collectionneurs, manquent ainsi :
> l'intégrale Grigny captée à la Chaise-Dieu en 1980. Mais figurent les deux autres versions des Hymnes et de la Messe : à Sarlat (1965) et Poitiers (1996).
> les Franck lyonnais captés à St François Sales en 1976, auxquels on a préféré les enregistrements de 1995 à Saint Etienne de Caen.
> l'intégrale Jehan Alain captée à Saint Christophe de Belfort en 1972, à laquelle on a préféré une série plus récente de 1999-2000 (à Besançon, Romainmôtier, Argoules) complétée par une anthologie de 1962 captée à Château-Salins (incluant les "Trois Danses" et les célèbres "Litanies")
> les deux Messes de Couperin captées à Poitiers (1970) et Albi (1989), mais figure le remake de 1996 sur le prestigieux Clicquot de Poitiers (ces albums étaient devenus quasiment introuvables)
> l'anthologie de Noëls (Lebègue, Dandrieu, Daquin, Balbastre) captée à Albi en 1989 -espérons la voir ressurgir en volume séparé

En tout cas, les rares carences sont plus rapides à lister que les trésors ici rendus !

L'orgue français ?
Erato/Warner nous prépare-t-il la réédition du répertoire germanique engrangé par notre grande dame de l'orgue ?
Car hormis ses intégrales Bach, là aussi il reste beaucoup de précieux disques à republier...


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