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Amazon Customer "eirenike"

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Citizen Kane
Citizen Kane
DVD ~ Orson Welles
Proposé par BERSERK MEDIA
Prix : EUR 20,95

72 internautes sur 79 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une légende du cinéma, 27 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Citizen Kane (DVD)
Quand je dis "cinéma américain", j'entends par là celui de Capra, de Mankiewitz, de Coppola, de John Huston ... et non celui de Jerry Bruckheimer. Je parle de l'art du cadrage, de l'utilisation du plan séquence, de la déconstruction narrative, de l'usage mesuré des effets spéciaux (Citizen Kane est l'un des premiers films à avoir fait d'une maison, en l'occurence le palais de Xanadu, un personnage à part entière, nécessitant par conséquent de filmer une maquette et de faire des plans époustoufflants - ah, le plan séquence traversant la véranda ...)... Bref, on parle ici de cinéma et d'un jeune trublion mégalomane de 25 ans qui pensait faire le meilleur film du monde et qui n'était peut-être pas loin d'avoir raison.
Quelque soit l'âge ou le moment où vous verrez CK, vous vous en souviendrez longtemps.
Moi, j'avais 19 ans, c'était au Champollion, salle mythique de Paris avec son plafond façon ciel étoilé, sa vieille ouvreuse polonaise machonnant une cigarette et bougonneuse. Je connaissais pas grand chose au cinéma, je ne comprenais pas bien ce que "mise en scène" voulait dire et ne voyait pas pourquoi il fallait s'extasier sur des mouvements de caméra.
En sortant, j'avais appris deux ou trois trucs sur le cinéma et avais surtout appris à reconnaître les grands films.
Merci Mr Welles!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 3, 2015 5:47 PM MEST


Le Réducteur de vitesse
Le Réducteur de vitesse
par Christophe Blain
Edition : Album

22 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand album, aux frontières de la littérature, 11 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Réducteur de vitesse (Album)
Ce qui différencie la "nouvelle bande dessinée" (je mets des guillements, car comme le "nouveau roman", l'expression inventée par des journalistes en mal de sensation laisse entrevoir une cohérence et une homogénéité complètement fictives, tant les démarches d'auteurs aussi différents que Blain, Sfar, Guibert, David B., Rabaté ou Dupuy / Berberian sont avant tout personnelles et peu réductibles à une simple étiquette), ce qui la différencie donc de la BD disons "populaire", c'est avant tout la focalisation sur la narration. Pas d'effet spectaculaire dans les cadrages, pas de penchant vers la mise en scène cinématographique, pas de scénarios pleins de héros à la psychologie aussi épaisse d'un roman de Beigbeder, non, rien de tout ça : juste une histoire à raconter et un auteur qui se pose comme question majeure : comment raconter cette histoire au plus juste, pour que le dessin soit à son service et non l'inverse ?
En cette matière, Christophe Blain est un modèle. Certes, son dessin est nerveux, vivant et plein de finesse, certes son sens du cadrage et de la composition est évident et en fait l'un des grands espoirs de la bande dessinée d'auteur et de la BD populaire. Mais avant tout, la grande affaire de Christophe Blain, c'est la narration. Ce qu'il veut nous raconter, ce qu'il veut mettre en valeur par son dessin.
Et ce qui est étonnant chez ce jeune dessinateur, c'est qu'il semble avoir absorbé tout ou grande partie de la sagesse des anciens (à commencer par Hergé, Franquin, Giraud, Jigé et Pratt) dès son premier album.
"Le réducteur de vitesse" est un grand album. J'ai même envie de dire que c'est un grand livre, tellement Blain étire la bande dessinée à la frontière de la littérature et sa capacité à faire ressentir des choses aussi diverses que le temps, l'attente, l'inquiétude et le désabusement. Blain y explore avec bonheur tous ces thèmes, ainsi que celui du voyage et de la création artistique (faut-il partir pour pouvoir écrire?), thème récurrent dans son oeuvre puisque "Isaac le Pirate" traite avant tout de ces sujets.
Sur plus de 80 pages, Blain parvient à intriguer, passionner et émouvoir le lecteur et à sublimer sa narration grâce à un dessin toujours juste et capable de s'enflammer le moment venue (la scène de l'incendie, étonnante ou les déformations visuelles liées au mal de mer).
Bref, un vrai grand album de bande dessinée, moderne et classique en même temps. Une belle réussite !!


Caboto
Caboto
par Zentner
Edition : Album

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un voyage au bout du voyage, 11 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Caboto (Album)
A l'instar de certains livres ("Le général en son labyrinthe" de Garcia Marquez) ou de certains films ("Aguirre ou la colère de Dieu" de W. Herzog), certains albums semblent fait pour le voyage et pour l'errance. "Caboto" fait partie de ceux-là.
En narrant la vie d'un cartographe astronome du XVIème siècle en Amérique du Sud, lors des grandes phases de la Conquista espagnole, Mattoti parle avant tout du voyage, de ce qu'il peut changer dans une vie et comment il peut faire perdre jusqu'au goût du retour.
Avec des couleurs chaudes et un traitement graphique exceptionnel (gouache, craies, fusain, crayons gras), Mattoti livre l'illustration parfaite de ce que pouvait être l'aventure à cette époque, faite de science et de sauvagerie, de goût de l'argent et des nobles quêtes, ménage étonnant de grandiose et de médiocrité humaine.
Et derrière le personnage énigmatique de Caboto, c'est un peu l'Occident qui se révèle, toujours en quête d'un exotisme mais également désireux de l'apprivoiser et de lui faire perdre sa singularité.
Un album étonnant, onirique et très loin de la bande dessinée contemporaine, plus poème graphique qu'objet de consommation littéraire. Un vrai cadeau à faire aux amateurs de beaux livres.


Au temps de Botchan, tome 1
Au temps de Botchan, tome 1
par Jirô Taniguchi
Edition : Broché

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A lire en parallèle avec "'Botchan", 10 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au temps de Botchan, tome 1 (Broché)
Avant de lire "Au temps de Botchan", lisez ou relisez "Botchan" de Soseki. Farce magnifique sur la vie d'un jeune professeur de province au début du XXème siècle, le sujet et l'écriture n'ont pas pris une ride et demeurent d'une ironie et d'une acuité impressionnantes.
"Au temps de Botchan" s'affaire à saisir cet esprit, entre ironie, méditation et interrogation sur le devenir d'une société japonaise en perpétuelle oscillation entre la nostalgie de la tradition et la tentation quotidienne de la modernité, incarnée alors par le modèle occidental.
En prenant comme cadre historique et narratif le Japon de l'ère Meiji et la vie en dilettante de Natsume Soseki, professeur erratique et écrivain de grand talent (un peu le Flaubert japonais, d'une certaine manière), Taniguchi se livre à un exercice passionnant et passionné (1500 pages en tout) de description de ce qui chez un écrivain fait l'oeuvre (est-ce l'histoire personnelle, les phobies, les envies, l'absence de volonté ?) et de qui, dans une société fonde la modernité (l'imitation, le reniement, la violence, le désabusement?).
Oeuvre de grande ampleur, "Au temps de Botchan" n'est pas une manga comme les autres et n'est même pas comparable aux autres albums de Taniguchi. Plus historique, plus interrogateur et inquiet que contemplatif, le récit emmène le lecteur à la découverte d'un homme, d'un écrivain, d'une société, bref, d'un pays.


Homme qui marche (l') - 1er édition
Homme qui marche (l') - 1er édition
par Jirô Taniguchi
Edition : Broché

22 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Poésie pure !, 10 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homme qui marche (l') - 1er édition (Broché)
Incroyable moment de poésie que cet album. Sous un graphisme classique de manga se dévoile une sensibilité rare dans la narration. Narration de l'humain, des petits choses du quotidien et surtout narration du temps, des traces qu'il laisse et des impressions fugitives que l'on entrevoit. Un flocon de neige, l'ombre d'un cerisier, la compagnie tranquille d'un chien solitaire, le plaisir d'une baignade en regardant passer les nuages.
Rien de ce qui est contenu dans cet album n'est périssable. Tout est impermanent. Tout n'y est que littérature.


Leçons de ténèbres   (coll.musique d'abord)
Leçons de ténèbres (coll.musique d'abord)
Proposé par Englishpostbox
Prix : EUR 7,69

26 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un enregistrement de référence, 10 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leçons de ténèbres (coll.musique d'abord) (CD)
Ces Leçons de Tenèbres, impressionnantes de sensualité et d'une religiosité presque extatique, sont l'une des oeuvres les plus spirituelles et intimes de Couperin. Délaissant la musique de cour proprement dite et ses arrangements baroques luxuriants, Couperin se reporte vers une musique de genre, celle des Leçons de Tenèbres destinées à préparer et célébrer les fêtes de Paques et à s'imprégner d'une atmosphère à la fois propice à la méditation et à l'abandon.
En livrant cette partition austère mais également extremement virtuose tant pour l'instrumentiste que pour les voix, Couperin se libère un tant soit peu de ses démons d'homme de cour pour trouver refuge dans la musique et son intemporalité.
Alfred Deller, utilisé ici à contre-emploi, en donne une interprétation rare, pleine de sensibilité et de tendresse, bien secondé il est vrai par des partenaires inspirés.
Un très beau disque et un enregistrement de référence, contribuant à réhabiliter l'oeuvre de Couperin, trop souvent confinée dans le registre de la musique de cour, brillante mais à l'éclat fugitif.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 3, 2012 6:23 PM CET


Leçons de Ténèbres
Leçons de Ténèbres
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 20,95

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un écrin magnifique pour ces leçons de tenèbres, 10 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leçons de Ténèbres (CD)
Alfred Deller, comme à chacun de ses enregistrements, sait gratifier les mélomanes d'interprétations somptueuses et d'une direction de choeur de premier ordre.
Sur ces "leçons de ténèbres" mal connues de Gesualdo, l'un des plus grands auteurs de madrigaux, il parvient à sublimer la dimension théatrale de cette musique pour en faire ressortir la noirceur et l'intensité religieuse.
Un enregistrement de grande qualité, à mettre à côté de son interprétation des "leçons de ténèbres" de Couperin.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 19, 2014 8:58 PM CET


Aguirre, the Wrath of God [Import USA Zone 1]
Aguirre, the Wrath of God [Import USA Zone 1]
DVD ~ Klaus Kinski

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un film hallucinogène, 10 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aguirre, the Wrath of God [Import USA Zone 1] (DVD)
Hallucinogène, comme la première scène et la descente vers le fleuve de la troupe de conquistadors dans les brumes de la montagne. La photo est sublime, les plans magnifiques et le cliquetis des armes se mêle aux bruits de la jungle dans une impression de vacarme étonnante. La composition de Kinsky est fascinante, l'aventure onirique et passionnante et rend bien l'aspect hallucinatoire de cette recherche illusoire de l'El Dorado entreprise par tant d'aventuriers au cours du XVIème siècle.
Pour pleinement apprécier cette oeuvre hors norme, deux conseils : regarder le documentaire réalisé par Herzog sur Kinsky (Ennemis intimes) et savourer le roman de Gabriel Garcia Marquez "Le général dans son labyrinthe", sur les dernières semaines de Simon Bolivar, libérateur de l'Amérique du Sud, confronté à sa propre mort et à son propre voyage sur le fleuve le menant inéxorablement vers la disparition.


Rashomon [Import anglais]
Rashomon [Import anglais]
DVD ~ Toshiro Mifune
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 39,08

43 internautes sur 45 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des premiers chefs d'oeuvre de Kurosawa, 10 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rashomon [Import anglais] (DVD)
Avec cette adaptation d'une magnifique nouvelle d'Akutagawa, Akira Kurosawa laissait le champ libre à tout son talent. Premier film dans lequel sa maîtrise de la mise en scène et du cadrage est aussi éclatante, voire aveuglante, "Rashomon" est aussi d'une audace formelle étonnante.
En déstructurant le récit et en mulpliant et les points de vue et les focales, Kurosawa retranscrit à merveille le récit original et parvient à en magnifier toute la puissance littéraire (cf. la scène du fantôme, une des plus sublimes et prenantes qui soit).
Son art du cadrage et du champ / contre-champ y atteint une perfection rare (cf. la première scène, lorsque les 3 hommes se retrouvent sous la porte des démons, alors que la pluie tombe sans discontinuer), perfection que les films suivants entretiendront jusqu'à l'apothéose "Kagemusha" / "Ran".
Sans parler de la qualité de la direction d'acteurs et de la performance hors norme d'un Toshiro Mifune sombre, viril mais émouvant et d'une Machiko Kyo gracieuse et désinvolte.
Cette édition DVD est indispensable à tout cinéphile et admirateur du maître japonais, même si elle ne s'approche pas de la qualité de l'édition enrichie de "Ran", un modèle du genre.


Blade Runner [Director's Cut]
Blade Runner [Director's Cut]
DVD ~ Harrison Ford
Proposé par S-PION
Prix : EUR 14,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE film fondateur des 20 dernières années, 10 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blade Runner [Director's Cut] (DVD)
C'est peut-être le meilleur film de Ridley Scott avec les "Duellistes". C'est peut-être le meilleur rôle d'Harrison Ford. C'est peut-être le seul rôle de Sean Young. C'est en tout cas un chef d'oeuvre du cinéma de science-fiction et de 7ème art en général.
En adaptant le difficile roman de Philip K. Dick ("Do androids dream of electric sheeps?"), Ridley Scott prenait pourtant un véritable risque. Toucher à un ouvrage fondateur de la nouvelle science-fiction et ayant établi les bases de la réflexion contemporaine sur le rapport homme-machine était un véritable défi, surtout pour un metteur en scène issu du monde de la publicité.
Et pourtant, quel film !!! Tout ce que vous avez pu voir ces 20 dernières années dans les films de SF / d'anticipation ou se déroulant dans des métropoles urbaines (Seven, Black Rain, Dark City, le Batman de Tim Burton, ...) vient de ce film.
Verticalité des plans, travail de la photo sur les clairs - obscurs et les effets de lumière, ambiance noire et oppressante des mégalopoles, déchirures des néons et des flashs électriques, utilisation des plans séquences et des cut scenes, direction d'acteurs au cordeau, poésie visuelle et verbale de tous les instants... En moins de deux heures, Blade runner pose les principes fondateurs du genre et devient l'inspiration de plusieurs générations de cinéastes.
Ajoutez-y la dimension intellectuelle du propos (Deckard, le blade runner, chasseur d'androides est le quasi-homonyne de Descartes, le philosophe et part comme lui à la recherche de la certitude d'exister... et ne ne pas être lui-même un androide...)
Deckard rêve-t-il de moutons électriques? Telle est la question posée et la réponse apportée par Blade Runner, du moins, dans la version "Director's Cut", la seule qui soit satisfaisante (la version sortie originellement reprenant des chutes de "Shining" de Kubrick - scène finale de la voiture dans la campagne - et apportant une touche optimiste en complet décallage avec le film).
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 12, 2011 4:21 AM CET


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