undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos FIFA16 cliquez_ici Rentrée scolaire Shop Fire HD 6 Shop Kindle cliquez_ici Jeux Vidéo
Profil de Yrad > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Yrad
Classement des meilleurs critiques: 8.243
Votes utiles : 187

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Yrad

Afficher :  
Page : 1
pixel
Bose ® Enceinte Bluetooth ® SoundLink ® Mini II - Noir Carbone
Bose ® Enceinte Bluetooth ® SoundLink ® Mini II - Noir Carbone
Prix : EUR 199,90

88 internautes sur 96 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand cru de la musique nomade (voire plus si affinités…), 10 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Après avoir renouvelé en 2014 l'ensemble de ses gammes audio nomades, il restait encore à la prestigieuse marque étatsunienne de faire passer sa célébrissime Soundlink Mini par la case de l'upgrade. C'est désormais chose faite, mais le passage du mark I au mark II ne s'accompagne d'aucune transformation physique majeure. Certes, il y a bien quelques ajustements cosmétiques (bordures biseautés et non plus anguleuses, deux variantes grisées l'une "blanc perle" et l'autre "noir carbone", cinq boutons multitâches au lieu de six monotâches...), mais la robustesse des matériaux (métal brossé à l'abri des micro-rayures, densité élevée...) et l'architecture interne (taille, type et disposition des haut-parleurs, électronique et traitement du signal...) demeurent intacts. En effet, on ne change pas - du moins radicalement - une recette qui gagne.
Or pour ce qui est de la Soundlink Mini originelle, "gagner" tient de l'euphémisme : rarement une enceinte aura été à ce point un best-seller mondial, parvenant même à le rester obstinément durant plus de deux longues années, et cela en dépit d'une concurrence de plus en plus féroce (et polymorphe) ! Couronnement inespéré pour un fabricant réputé plus technophile qu'audiophile, la Soundlink Mini aura même été gratifiée d'un Diapason d'or (millésime 2013) par le prestigieux magazine Hi-Fi du même nom !
Dans cette perspective, c'est plutôt sur le plan software (et connectique) qu'il faudra chercher l'évolution, Bose ayant visiblement entendu les quelques frustrations de consommateurs qui s'étaient exprimées de-ci de-là à l'ombre du hit planétaire.
Eh bien, la correction de copie tient quasiment du sans-faute... même si pour chaque amélioration bien réelle, il est permis de regretter que Bose ne soit pas allé plus loin, histoire de mettre tous les plaideurs d'accord.

Tout d'abord, exit la prise de recharge propriétaire au profit d'une très standard micro-USB type B (aussi bien sur le côté droit de l'enceinte que sur son socle) et USB type A (du côté du chargeur), assurant donc une pleine compatibilité (sur 5 V en courant continu) avec le matériel contemporain (les alimentations de téléphones cellulaires, les laptops, les véhicules...). Le confort en mobilité monte ainsi d'un bon cran, en laissant toute liberté d'emporter ou non avec soi le chargeur Bose qui n'a plus rien d'indispensable (même s'il est à noter que celui-ci est dorénavant un classique modèle international au lieu d'un modèle américain maladroitement patché pour le marché européen).
Impossible toutefois d'utiliser la connectique USB de l'enceinte comme DAC depuis un ordinateur. Outre la recharge électrique, sa seule autre fonction est réservée aux mises à jour firmware, quoique Bose en propose rarement (probablement du fait que ses produits sont rarement buggés à leur sortie).

Sur le terrain de l'appairage Bluetooth, la Soundlink Mini II apporte une nette amélioration non seulement en rapidité brute d'enregistrement des sources, mais également en confort grâce à l'assistance vocale (en onze langues au choix, dont le français). Car ce qui peut s'apparenter de prime abord à un gadget quelque peu superfétatoire (une voix synthétique ne valant pas en théorie un bon afficheur digital)... se révèle finalement à l'usage un dispositif assez pertinent, apportant pas mal de fluidité et d'intelligibilité au contrôle de l'enceinte. Il devient désormais étonnamment simple de jongler entre les sources Bluetooth, d'en changer à volonté, de savoir précisément laquelle est active, d'en enregistrer de nouvelles, d'en réactiver d'anciennes...
De quoi faire presque oublier que Bose ne propose hélas toujours par l'appairage Bluetooth SSP via NFC sur sa dernière création. Presque.

Toujours est-il que la Soundlink Mini II est devenue à l'usage tellement conviviale et prodigue en potentialités qu'il serait tentant d'y voir l'embryon d'un écosystème logiciel.
Outre la possibilité d'enregistrer huit sources Bluetooth (au lieu de six sur le mark I), l'enceinte offre maintenant la possibilité de conserver deux sources connectées en même temps, autorisant à librement basculer de l'une à l'autre en moins d'une seconde. De surcroit, la nouvelle touche multifonction est intelligemment programmée, car par un jeu astucieux d'appuis multiples (combinés parfois avec d'autres touches), il devient possible depuis la Soundlink Mini II de pleinement contrôler la diffusion audio (pause, lecture, titres suivants/précédents, changements de sources...). En retour, le réglage du volume sonore de l'enceinte se synchronise enfin sur celui de la source Bluetooth au lieu de rester indépendant (compatibilité vérifiée avec des terminaux équipés des dernières versions d'iOS, Android, et de Windows Phone).
Et de semblable façon, dans le cadre de ses nouvelles fonctionnalités mains libres, l'enceinte permet de gérer les appels téléphoniques (raccrocher, mute, double appel...) ainsi que d'activer et commander à la voix les éventuels assistants vocaux des terminaux mobiles connectés (Siri, Google Now, Cortana...). La belle intuitivité conceptuelle (dans une logique d'économie de moyens avec très peu de boutons), la grande sensibilité du micro intégré (intégrant un excellent réducteur de bruit ambiant), et bien entendu la qualité sonore générale rendent l'expérience mains libres optimale.

La prise filaire externe - analogique seulement - est la même que sur la Soundlink Mini première du nom (sur le côté droit de l'enceinte juste au-dessus de la micro-USB), si ce n'est que désormais, le basculement sur l'entrée auxiliaire se fait automatiquement dès qu'un mini-jack stéréo de 3,5 mm est enfiché.
La cohérence de l'implémentation logicielle autorise un certain degré de customisation, et notamment de débrayage. Ainsi, de même qu'il est possible de totalement désactiver l'assistance vocale, il est dorénavant également possible de désactiver le passage automatique en veille de l'enceinte (au bout de 30 minute d'inutilisation). Cette latitude n'a rien d'insignifiante, en particulier pour qui préfère la qualité audio d'une source analogique filaire à la compression du Bluetooth. Mieux encore, il devient carrément intéressant de connecter la Soundlink Mini II à une source lossless de type AirPlay (par exemple) et dès lors entièrement commander à distance un streaming musical de premier ordre. Une solution qui fait d'autant plus sens pour le puriste sachant que Bose n'a toujours pas rendu sa seconde Soundlink Mini compatible avec l'aptX (quoique le bénéfice réel de ce codec Bluetooth à faible compression fasse débat dans les communautés audiophiles).

Au nombre des avantages de la conservation du facteur forme : la toujours grande élégance rétrofuturiste de l'enceinte, et la pleine compatibilité avec tous les accessoires optionnels (cache, housse...) de sa prédécesseuse. Bose fait certes payer cher ses extras... mais leur épargne en retour un dumping saisonnier.

Venons-en maintenant au critère le plus important, qui n'est rien de moins que la raison d'être de ce matériel : la prestation sonore.

Dans le cadre d'une comparaison côte à côte avec une Soundlink Mini mark I (et plusieurs autres enceintes nomades), à l'oreille, la Soundlink Mini mark II présente sensiblement la même signature sonore. C'est-à-dire en tout point exceptionnelle pour sa taille et son poids, couvrant avec une immense richesse l'intégralité du spectre sonore audible et tout l'ambitus des partitions musicales diffusées.
Aux instruments maintenant, la courbe de réponse est également similaire entre les deux générations d'enceintes, avec toujours pour caractéristiques remarquables son maintien linéaire dans les graves jusqu'à 50 Hz (ce qui est bien davantage que la plupart des enceintes plus volumineuses de la concurrence), et plus encore de présence et de stabilité dans les médiums !
Tout remarquable que soit le premier point pour un si faible volume, il s'inscrit malgré tout dans le profil bien connu du "son Bose" (réputé basseux). En revanche, le second point mérite d'être davantage mis en exergue tant il démarque la Soundlink Mini II de trop de créations Bose qui s'aliènent les audiophiles et les mélomanes en sacrifiant les médiums aux basses et aux aigus. Rien de tel ici, et il faut l'imputer à l'ingéniosité de conception de l'engin (par-delà le traitement électronique du signal dont Bose s'est fait une spécialité) : deux transducteurs électro-acoustiques dédiées en priorité aux fréquences médiums (mais faisant incidemment - en raison de leur faible diamètre - office de tweeters moyennant des aigus non agressifs), et déployés autour de deux radiateurs passifs transformant l'espace situé derrière l'enceinte (surtout à proximité d'un mur parallèle) en caisson de basse "naturel", générant ainsi de beaux graves autonomes n'écrasant en rien les médiums.
Après, il appartiendra simplement à l'utilisateur de déterminer le meilleur placement de l'enceinte, selon ses goûts propres et sa posture d'écoute (l'enceinte étant assez directive), mais aussi selon le niveau de décibels (la texture sonore variant avec le volume) et l'acoustique du lieu. La Soundlink Mini II est somme toute une "enceinte situationnelle", à l'image sonore très interactive. Bien que cette propriété soit susceptible d'être perçue par d'aucuns comme une faiblesse voire un sacrilège, mieux vaut y voir la quintessence de la mobilité - gage de polyvalence et de souplesse.

Au-delà des performances mesurables, il ne faut pas non plus négliger l'aspect psychologique. Car durant l'écoute, nul ne réussira à faire totalement abstraction - même en le voulant très fort - de l'étonnante compacité du matériel, et du coup le son produit réussira à être subjectivement plus séduisant, plus bluffant que chez ses grands frères de la même écurie (Soundlink III et Soundtouch).
Pour autant, la Soundlink Mini II ne saurait se prévaloir du label Hi-Fi, essentiellement pour deux raisons inhérentes à sa taille physique : d'une part, l'image stéréo est limitée (non pas du fait d'une faible diaphonie mais simplement de l'inévitable proximité entre les haut-parleurs) ; d'autre part, si l'enceinte est vraiment à l'aise sur tous les styles de musiques (elle restitue aussi magnifiquement la voix, la symphonie, que le rythme), elle atteindra ses limites de définition face à la multiplicité, par exemple en orchestration polyphonique (lorsque les instruments de musique distincts sont si nombreux qu'ils en saturent la scène sonore). Mais impossible d'en faire équitablement grief à la Soundlink Mini II. Car en dépit de toute la technicité dont témoigne la R&D de Bose, les lois physiques ne permettront probablement jamais à une enceinte miniature auto-amplifiée à deux voies - aussi formidable soit-elle - d'offrir la puissance de séparation et l'ampleur d'une paire d'enceintes colonne à quatre voies.
Néanmoins, au chapitre des regrets, il est dommage que Bose ne propose pas une option logicielle (à la manière de Logitech sur ses Ultimate Ears Boom) pour coupler en Bluetooth deux (voire davantage) enceintes Soundlink Mini II afin d'élargir l'image stéréo (voire multicanal), et partant, la définition.

Enfin, côté autonomie, sur le papier, la Soundlink Mini II est supposée en offrir 50% de plus que son "aïeule". Dans les faits, les chiffres annoncés par le constructeur sont largement atteints : cycle de décharge complet en un peu moins de 9 h à volume maximum, et en un peu plus de 11 h à volume moyen. Rien de transcendant malgré tout sur ce point par rapport à une partie de la concurrence, bien que les technologies embarquées ne soient pas forcément non plus les mêmes...
A signaler que la batterie de cette nouvelle Soundlink Mini demeure toujours aisément remplaçable par l'utilisateur sans violer la garantie.

Pour conclure, voici le bilan comptable des +/- à l'aimable attention de celles et ceux qui n'ont pas eu la patience de lire toute la prose qui précède... ;-)

* Qualités communes aux Soundlink Mini et Mini II :
+ son exceptionnel - voire unique - au regard du volume, du poids, et du prix (notamment sur les terrains de l'étendue des graves et de la qualité des médiums) ;
+ beauté du design, perfection de la finition, noblesse des matériaux, sobriété forçant l'admiration ;
+ entrée filaire analogique auxiliaire de bonne qualité ;
+ sonorité déterminée par l'emplacement de l'enceinte et des auditeurs (davantage une qualité qu'un défaut pour une enceinte nomade, offrant ainsi de belles latitudes de customisation) ;
+ liberté de renouveler soi-même la batterie (à l'aide d'un kit fourni avec l'exemplaire de remplacement) ;
+ performance du SAV Bose.

* Qualités exclusives de la Soundlink Mini II (par rapport à la génération précédente) :
+ firmware sophistiqué confinant à l'écosystème et optimisant ainsi significativement l'expérience utilisateur (assistance vocale désactivable, touches multifonctions, zapping durant l'écoute, contrôle des sources Bluetooth et synchronisation des niveaux de volumes sonores...) ;
+ rapidité et facilité d'appairage Bluetooth (sans NFC toutefois) ;
+ capacité Bluetooth de huit sources enregistrées et de deux actives simultanément (offrant ainsi la navigation multi-sources, soit une exclusivité Bose) ;
+ fonctions mains libres performantes et complètes (incluant le contrôle du téléphone et de son éventuel assistant vocal via le micro de l'enceinte) ;
+ possibilité de désactiver la mise en veille automatique (augmentant considérablement l'intérêt de l'entrée filaire auxiliaire... en la connectant par exemple à un relai lossless AirPlay) ;
+ prise de recharge 100% standard (micro-USB type B à 5V DC) ;
+ chargeur Bose facultatif, compact et léger (modèle international et non plus américain patché) ;
+ autonomie améliorée de 50% par rapport à la première Soundlink Mini (et données constructeur réalistes) ;
+ 10 g de moins à la pesée (668 g pour la mark II contre 678 g pour la mark I), l'importante masse volumique (ou poids relatif) étant toujours garante des propriétés audiophiles de l'enceinte ;
+ mise en fonction initiale très aisée, non seulement grâce à l'assistance vocale, mais également au mode d'emploi simplifié (façon iPad ou iPhone) imprimé sur les parois internes de l'emballage (un mode d'emploi complet est évidemment disponible en téléchargement sur le site web de Bose).

* Défauts de la Soundlink Mini II :
- toujours aucune compatibilité aptX (codec Bluetooth faiblement compressé) ;
- toujours aucune compatibilité NFC (pour l'appairage Bluetooth) ;
- aucune option de couplage Bluetooth de plusieurs enceintes Soundlink Mini II (peut-être via un tweak software en amont ou - on peut rêver - via une future mise à jour officielle du firmware ?) ;
- pas de DAC via l'entrée USB ;
- pas d'entrée filaire numérique/optique ;
- toujours pas waterproof ;
- autonomie inférieure à certaines enceintes nomades concurrentes ;
- image stéréophonique limitée (inhérente au format compact du produit et lui interdisant de ce fait le label Hi-Fi) ;
- revêtement des boutons et du pied dans un caoutchouc salissant et attrape-poussière (quoique facilement lavable à l'eau) ;
- accessoires de transport seulement en option (mais néanmoins compatibles avec ceux de la Soundlink Mini I).

Avec pas moins de dix doléances consignées dans la dernière rubrique, pourquoi ne pas retirer une ou deux étoiles à l'appréciation globale ?
Tout simplement parce que in situ et in vivo, l'enceinte Soundlink Mini II distille une expérience proprement enivrante. Et cet élixir spiritueux à cinq étoiles possède la vertu de rédimer la longue liste de limitations...
Des limitations au demeurant caractéristiques de la philosophie de la marque Bose qui, à l'instar d'Apple, offre à ses clients autant de gratifications émotionnelles que de frustrations fonctionnelles...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 28, 2015 10:43 AM MEST


Star Trek
Star Trek
par Robert GREENBERGER
Edition : Relié
Prix : EUR 29,90

23 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La somme de tous les préjugés au royaume de la pensée unique..., 17 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Trek (Relié)
Alors bien sûr, l'objet lui-même a de la gueule : couverture reliée, papier glacé épais, illustrations nombreuses et opulentes, mise en page ludique...

Malheureusement pour toute "histoire non officielle", Robert Greenberger livre une vision partiale et partielle de ce monument de la pop culture qu'est "Star Trek" (le plus vaste univers de SF à ce jour).
Deux tiers de l'ouvrage sont consacrés à la seule série originale... qui pourtant ne représente que 15% de la franchise... et dont on pourrait penser (à la lecture du bouquin) que sa fonction principale fut de préparer à l'avènement du reboot cinématographique de JJ Abrams (pourtant sa totale négation).
Et entre les deux, à la façon d'un passage obligé mais sans enthousiasme, l'auteur survole au pas de course les quatre séries de Rick Berman, qui ont pourtant représenté le pic de créativité et de popularité de "Star Trek", soit pas moins de 628 opus pour vingt années de création audiovisuelle ininterrompue (et 85% du volume total).
Manque de pot pour les lecteurs français, ce gigantesque pan du trekkisme (1987-2005) n'a jamais eu les faveurs des télédiffusions hexagonales (hormis sur quelques chaînes confidentielles du câble/satellite), et sa mise en parenthèse conformiste par "The Complete Unauthorized History" (titre VO du livre) ne fera que renforcer l'idée reçue typiquement française que "Star Trek" se résumerait essentiellement à une kitscherie des sixties... "fort heureusement" "dépoussiérée" en 2009 par le roi des blockbusters creux.

Toutes les idées reçues sont ici consciencieusement réunies :
- informations assez bateaux déjà largement disponibles sur Wikipedia ;
- fétichisme branchouille/vintage de "Star Trek The Original Series" ;
- respect poli envers les séries "Star Trek The Next Generation" et "Deep Space Nine" ;
- mépris à peine voilé pour les séries "Star Trek Voyager", "Enterprise", et les deux derniers films de "The Next Generation" ;
- et bien entendu glorification messianique du reboot.

A défaut de la neutralité d'un travail encyclopédique, Robert Greenberger aurait pu au moins livrer une analyse originale et inédite. Hélas il n'en est rien, ce connaisseur américain de DC et de Marvel - mais finalement bien peu de "Star Trek" - se contente d'assurer (volontairement ou non) le SAV de Bad Robot ! Et ce n'est évidemment pas un hasard si la version française de l'ouvrage sort exactement le même jour que les éditions Blu-Ray & DVD de "Star Trek Into Darkness"...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 3, 2013 5:11 PM CET


Star Trek - Enterprise - Saison 1 [Blu-ray]
Star Trek - Enterprise - Saison 1 [Blu-ray]
DVD ~ Scott Bakula
Proposé par VipBluray
Prix : EUR 31,99

37 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les (envoûtantes) origines du mythe... ENFIN en Blu-Ray !, 15 janvier 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Trek - Enterprise - Saison 1 [Blu-ray] (Blu-ray)
"Enterprise" est la série prequelle de l'univers "Star Trek". Ce qui signifie que ses 98 épisodes (sur 4 saisons) prennent chronologiquement place avant tout le reste de "Star Trek" (628 épisodes & 10 films !), tout en s'adressant en priorité aux spectateurs qui connaissent ledit "reste".

Seulement voilà : développer en 2001 une série au goût du jour (c'est-à-dire avec des effets spéciaux "dernier cri" et une mise en scène "tendance") mais supposée chronologiquement antérieure de plus d'un siècle à une série des sixties au look ultra-kitsch (i.e. "Star Trek: The Original Series")... cela relevait littéralement de l'exploit, pour ne pas dire de l'impensable !
Or force est de constater que ce défi a magistralement été relevé par ses créateurs-auteurs-producteurs Rick Berman & Brannon Braga ! Ainsi, non seulement la série "Enterprise" aura réussi à mettre en scène une transition crédible entre le cynisme de notre monde et l'utopie trekkienne, mais elle sera également parvenue à unifier comme jamais l'univers "Star Trek" (le plus vaste à ce jour par le nombre d'heures de programme)... en "résolvant" avec maestria toutes les incohérences internes qui subsistaient encore entre les différentes périodes de ses trois cents ans de "timeframe" !
Malheureusement, la puissante communauté des trekkers américains est longtemps restée divisée sur la vocation et la portée de la série "Enterprise". Car celle-ci prenait place dans un monde qui n'était pas encore celui de "Star Trek" (afin d'en expliquer justement la genèse, notamment par la fondation tumultueuse de la Fédération), tout en osant donner corps au mythe né de ce qui ne fut pas donné aux spectateurs durant si longtemps. Telle est au fond la condition polémique des prequels dont la mission ingrate est de s'attaquer au "mythe des origines" (cf. la prélogie de "Star Wars", "Prometheus" de Ridley Scott, la série "Caprica" de Ronald D. Moore...).

Fort d'un casting très solide (campant des personnages délibérément imparfaits, humains en somme), les deux premières saisons "d'Enterprise" - dont la première devait prendre place uniquement sur Terre (au 22ème siècle) selon le projet initial de Rick Berman - furent portées par un concept original et une véritable inspiration d'auteur. Dans un style très "The Right Stuff (L'étoffe des héros)", elles auront exacerbé une des plus nobles constantes de l'humanité à travers les âges : la fascination pour l'inconnu, et la soif d'exploration... quel qu'en soit le prix ! A l'honneur : ces "fous volants" qui ont fait l'Histoire aéronautique puis astronautique des temps modernes.
Le capitaine Jonathan Archer - incarné par le touchant Scott Bakula - restera la plus vibrante incarnation de cette quête d'ailleurs et de dépassement de soi, posant un regard vierge et insouciant sur l'enfance de l'aventure spatiale dans un cosmos donnant le vertige ! Soit quelque chose de largement inédit en série télévisée.

C'est hélas seulement à partir de sa troisième saison post-9/11 (au style "feuilleton haletant" façon "24") "qu'Enterprise" reçut un soutien quasi-unanime du public et de la critique.
Mais il était déjà trop tard : l'annulation de la série par CBS-Paramount tomba tel un couperet en 2005, au terme de sa quatrième saison (la série devait idéalement en totaliser dix, au minimum sept). Une mise à mort en plein essor qui laisse - encore maintenant - un goût bien amer étant donné l'exceptionnelle richesse thématique et les innombrables promesses de cette "Histoire du futur" en marche...
Malgré tout, les scénaristes eurent le temps d'achever naturellement et élégamment "Enterprise" (sans cliffhanger insoutenable au contraire de tant d'autres séries "victimes du système"), apportant même un superbe point final à quarante années de créativité audiovisuelle.

En 2009, JJ Abrams pratiquera un complet reboot - à la mode comicsienne - de "Star Trek" au cinéma... mais il s'agit là d'une autre histoire (et désormais aussi d'un autre univers).

Du coup, plus que jamais, "Enterprise" représente l'un des apogées de la longue aventure trekkienne (entamée en 1964) et toute l'audace (trop souvent sous-estimée voire incomprise) de ce qu'il est désormais convenu d'appeler "l'ère Rick Berman" (1987-2005).

Il n'est que justice que la série prequelle soit éditée en Blu-Ray, car du club des six ("TOS/TAS/TNG/DS9/VOY/ENT"), elle seule fut directement postproduite en HD (quoique encore expérimentale à l'époque), ce qui représentait en 2001 une véritable innovation à la télévision américaine. Or douze ans après, c'est au mieux une déclinaison "HD ready" (720p) qui aura été diffusée aux USA (et proposée sur le catalogue iTunes). Il est donc grand temps que le public puisse enfin savourer une "full HD" native (1080p) seule à même de mettre à l'honneur le superbe visuel de la série, sans en passer - au contraire des cinq précédentes - par un lent et coûteux remastering.
Et pour ne rien gâcher, cette édition Blu-Ray "d'Enterprise" bénéficiera - comme celles de "The Original Series" et de "The Next Generation" - d'une avalanche de nouveaux bonus à valeur ajoutée (et en HD), avec le concours très actif de l'auteur-producteur Brannon Braga.

Bref, à recommander sans réserve à tous les amateurs de vraie et bonne science-fiction, exigeants aussi bien envers le fond qu'envers la forme.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 10, 2013 4:17 PM MEST


Spirou et Fantasio, tome 53 : Dans les griffes de la vipère (ed silver)
Spirou et Fantasio, tome 53 : Dans les griffes de la vipère (ed silver)
par Fabien Vehlmann
Edition : Album
Prix : EUR 10,60

8 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une très belle surprise !, 15 janvier 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spirou et Fantasio, tome 53 : Dans les griffes de la vipère (ed silver) (Album)
La collection Spirou & Fantasio s'était transformée en chemin de larme depuis son abandon en 1998 par Tome & Janry après l'excellentissime "Machine qui rêve" aux accents dickiens.
En dépit de deux extraordinaires pépites visitées par l'esprit de feu Yves Chaland ("Le journal d'un ingénu" et "Le groom vert-de-gris") dans la série parallèle des one shots "Une aventure de Spirou et Fantasio par" (délaissée d'ailleurs depuis 2010), la succession de Fabien Vehlmann & Yoann à Jean-David Morvan & José Luis Munuera laissait vraiment penser que la série historique était appelée à tomber de Charybde en Scylla.

Quelle ne fut alors pas la surprise de découvrir dans "Les griffes de la vipère" un album rompant avec quinze ans de dégénérescence pour proposer ENFIN un véritable contenu, pourfendant sans ménagement les lois économiques et passant à la moulinette les traits émétiques du monde contemporain. Contre toute attente, Fabien Vehlmann a réussi à composer ici une authentique mise en abyme à force de clins d'œil savoureux et de références aigres-douces : le "Spirou du temps qui passe" prenant toute la mesure du "Spirou éternel" (comprendre celui de Franquin) à travers un monde (et un lectorat) ayant radicalement changé... et face auquel les idéaux scouts (AdS) et "l'héroïsme de faits divers" se révèlent bien impuissants, pour ne pas dire obsolètes.

Fantasio est devenu - de facto - le véritable patron des éditions Dupuis dont la survie se décide dorénavant dans les tribunaux et par les contrats publicitaires ; réifié en mascotte et relégué au musée vivant des super-héros (pour les caprices d'un milliardaire sadique), Spirou ne s'avère guère armé pour affronter des "méchants 2.0" (i.e. les lobbies contrôlant le monde à coup de judiciarisation, d'OPA, et de chantage) ; et notre planète s'apparente au "village" (du "Prisonnier"), minuscule sous l'emprise de multinationales dictant leurs lois aux gouvernements et assistées d'omniprésents mouchards high-tech interdisant à quiconque le luxe de l'anonymat. Même la victoire - ou pour être plus exact - la survie du héros revêt ici un goût bien amer car elle est davantage imputable aux lois naturelles et à une dynamique de compromission...

D'aucuns s'indigneront que la fraicheur du Spirou de Rob-Vel (dont l'intégrale sort également ce mois-ci) et le génie inégalé de Franquin aient désormais fait place à une peinture totalement désenchantée... Mais ce serait oublier que Spirou est et a toujours été un héros de son temps, ayant pour vocation de cristalliser - à sa façon pittoresque et parfois surréaliste - le Zeitgeist.
Certes, "Dans les griffes de la vipère" s'illustre par un inhabituel réalisme, baigné de cynisme et d'humour noir. Mais ce n'est pas sans évoquer les audacieuses initiatives de Tome & Janry à la fin des années 90... Espérons que les auteurs aient cette fois le courage d'assumer durablement ce parti pris, car la fantaisie de ce qu'il reste de "l'Ecole de Marcinelle" n'est pas incompatible avec la lucidité.

On pourra tout au plus regretter (un peu) le dessin de Yoann, pour le moins outrancier, parfois même à la limite du vulgaire. Mais là, c'est affaire de goût...


Star Trek : Enterprise : L'Integrale Saison 1 - Coffret 7 DVD [Import belge]
Star Trek : Enterprise : L'Integrale Saison 1 - Coffret 7 DVD [Import belge]
DVD ~ Scott Bakula
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 89,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les origines du mythe... pour un vrai must de la SF audiovisuelle !, 4 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Trek : Enterprise : L'Integrale Saison 1 - Coffret 7 DVD [Import belge] (DVD)
"Enterprise" est la série prequelle de l'univers "Star Trek". Ce qui signifie que ses 98 épisodes (sur 4 saisons) prennent chronologiquement place avant tout le reste de "Star Trek" (628 épisodes & 10 films !), tout en s'adressant en priorité aux spectateurs qui connaissent ledit "reste".

Seulement voilà : développer en 2001 une série au goût du jour (c'est-à-dire avec des effets spéciaux "dernier cri" et une mise en scène dynamique) mais supposée antérieure de plus d'un siècle à une série des sixties au look kitsch et fauché (i.e. "Star Trek: The Original Series")... cela relevait littéralement de l'exploit, pour ne pas dire de l'impensable !
Or force est de constater que ce défi a magistralement été relevé par ses créateurs-auteurs-producteurs Rick Berman & Brannon Braga ! Ainsi, non seulement la série Enterprise aura réussi à mettre en scène une transition crédible entre le cynisme de notre monde et l'utopie trekkienne, mais elle sera également parvenue à unifier comme jamais l'univers Star Trek (l'un des plus vastes à ce jour)... en "résolvant" avec maestria toutes les incohérences internes qui subsistaient encore entre les différentes périodes de ses deux cents ans de timeframe !
Malheureusement, la puissante communauté des trekkers américains est longtemps restée divisée sur la vocation et la portée d'Enterprise. Car celle-ci prenait place dans un monde qui n'était pas encore celui de Star Trek (afin d'en expliquer justement la genèse, notamment par la fondation tumultueuse de la Fédération), tout en osant donner corps au mythe né de ce qui ne fut pas donné aux spectateurs durant si longtemps. Telle est au fond la condition polémique des prequels dont la mission ingrate est de s'attaquer au "mythe des origines" (cf. la prélogie de "Star Wars" ou le "Prometheus" de Ridley Scott...).

Fort d'un casting très solide (campant des personnages délibérément imparfaits, humains en somme), les deux premières saisons d'Enterprise - dont la première devait initialement prendre place uniquement sur Terre (au 22ème siècle) - furent portées par un concept original et une véritable inspiration d'auteur. Dans un style très "The Right Stuff", elles auront exacerbé une des plus nobles constantes de l'humanité à travers les âges : la fascination pour l'inconnu, et la soif d'exploration... quel qu'en soit le prix ! A l'honneur : ces "fous volants" qui ont fait l'Histoire aéronautique & astronautique des temps modernes.
Le capitaine Jonathan Archer - incarné par le touchant Scott Bakula - restera la plus vibrante incarnation de cette quête d'ailleurs et de dépassement de soi, posant un regard vierge et insouciant sur l'enfance de l'aventure spatiale dans un cosmos donnant le vertige ! Soit quelque chose de largement inédit en série télévisée.

C'est hélas seulement à partir de sa troisième saison (au style "feuilleton haletant" façon "24") qu'Enterprise reçut un soutien quasi-unanime du public et de la critique.
Mais il était déjà trop tard ! L'annulation de la série par la Paramount tomba tel un couperet en 2005, au terme de sa quatrième saison (la série devait idéalement en totaliser dix, au minimum sept). Une mise à mort en plein essor qui laisse - encore maintenant - un goût bien amer étant donné l'exceptionnelle richesse thématique et les innombrables promesses d'une "Histoire du futur" en marche...
Malgré tout, les scénaristes eurent le temps d'achever naturellement et élégamment Enterprise (sans cliffhanger insoutenable au contraire de tant d'autres séries "victimes du système"), apportant même un superbe point final à quarante années de créativité audiovisuelle.

En 2009, JJ Abrams pratiquera un complet reboot - à la mode comicsienne - de Star Trek au cinéma... mais il s'agit là d'une autre histoire (et désormais aussi d'un autre univers).

Plus que jamais, la série Enterprise représente l'un des apogées de la longue aventure trekkienne (entamée en 1964) et toute l'audace (trop souvent sous-estimée voire incomprise) de ce qu'il est désormais convenu d'appeler "l'ère Rick Berman" (1986-2006).
A recommander sans réserve à tous les connaisseurs de vraie et bonne science-fiction, ainsi qu'aux amateurs d'univers imaginaires ultra-cohérents.


StarTrek : Enterprise, Intégrale Saison 1 - version 2009
StarTrek : Enterprise, Intégrale Saison 1 - version 2009
DVD ~ Scott Bakula

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les origines du mythe... pour un vrai must de la SF audiovisuelle !, 4 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : StarTrek : Enterprise, Intégrale Saison 1 - version 2009 (DVD)
"Enterprise" est la série prequelle de l'univers "Star Trek". Ce qui signifie que ses 98 épisodes (sur 4 saisons) prennent chronologiquement place avant tout le reste de "Star Trek" (628 épisodes & 10 films !), tout en s'adressant en priorité aux spectateurs qui connaissent ledit "reste".

Seulement voilà : développer en 2001 une série au goût du jour (c'est-à-dire avec des effets spéciaux "dernier cri" et une mise en scène dynamique) mais supposée antérieure de plus d'un siècle à une série des sixties au look kitsch et fauché (i.e. "Star Trek: The Original Series")... cela relevait littéralement de l'exploit, pour ne pas dire de l'impensable !
Or force est de constater que ce défi a magistralement été relevé par ses créateurs-auteurs-producteurs Rick Berman & Brannon Braga ! Ainsi, non seulement la série Enterprise aura réussi à mettre en scène une transition crédible entre le cynisme de notre monde et l'utopie trekkienne, mais elle sera également parvenue à unifier comme jamais l'univers Star Trek (l'un des plus vastes à ce jour)... en "résolvant" avec maestria toutes les incohérences internes qui subsistaient encore entre les différentes périodes de ses deux cents ans de timeframe !
Malheureusement, la puissante communauté des trekkers américains est longtemps restée divisée sur la vocation et la portée d'Enterprise. Car celle-ci prenait place dans un monde qui n'était pas encore celui de Star Trek (afin d'en expliquer justement la genèse, notamment par la fondation tumultueuse de la Fédération), tout en osant donner corps au mythe né de ce qui ne fut pas donné aux spectateurs durant si longtemps. Telle est au fond la condition polémique des prequels dont la mission ingrate est de s'attaquer au "mythe des origines" (cf. la prélogie de "Star Wars" ou le "Prometheus" de Ridley Scott...).

Fort d'un casting très solide (campant des personnages délibérément imparfaits, humains en somme), les deux premières saisons d'Enterprise - dont la première devait initialement prendre place uniquement sur Terre (au 22ème siècle) - furent portées par un concept original et une véritable inspiration d'auteur. Dans un style très "The Right Stuff", elles auront exacerbé une des plus nobles constantes de l'humanité à travers les âges : la fascination pour l'inconnu, et la soif d'exploration... quel qu'en soit le prix ! A l'honneur : ces "fous volants" qui ont fait l'Histoire aéronautique & astronautique des temps modernes.
Le capitaine Jonathan Archer - incarné par le touchant Scott Bakula - restera la plus vibrante incarnation de cette quête d'ailleurs et de dépassement de soi, posant un regard vierge et insouciant sur l'enfance de l'aventure spatiale dans un cosmos donnant le vertige ! Soit quelque chose de largement inédit en série télévisée.

C'est hélas seulement à partir de sa troisième saison (au style "feuilleton haletant" façon "24") qu'Enterprise reçut un soutien quasi-unanime du public et de la critique.
Mais il était déjà trop tard ! L'annulation de la série par la Paramount tomba tel un couperet en 2005, au terme de sa quatrième saison (la série devait idéalement en totaliser dix, au minimum sept). Une mise à mort en plein essor qui laisse - encore maintenant - un goût bien amer étant donné l'exceptionnelle richesse thématique et les innombrables promesses d'une "Histoire du futur" en marche...
Malgré tout, les scénaristes eurent le temps d'achever naturellement et élégamment Enterprise (sans cliffhanger insoutenable au contraire de tant d'autres séries "victimes du système"), apportant même un superbe point final à quarante années de créativité audiovisuelle.

En 2009, JJ Abrams pratiquera un complet reboot - à la mode comicsienne - de Star Trek au cinéma... mais il s'agit là d'une autre histoire (et désormais aussi d'un autre univers).

Plus que jamais, la série Enterprise représente l'un des apogées de la longue aventure trekkienne (entamée en 1964) et toute l'audace (trop souvent sous-estimée voire incomprise) de ce qu'il est désormais convenu d'appeler "l'ère Rick Berman" (1986-2006).
A recommander sans réserve à tous les connaisseurs de vraie et bonne science-fiction, ainsi qu'aux amateurs d'univers imaginaires ultra-cohérents.


Star Trek , le film 2009 - Edition simple
Star Trek , le film 2009 - Edition simple
DVD ~ Chris Pine
Proposé par valounoa
Prix : EUR 9,06

20 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 36 bonnes raisons d'aimer Star Trek 2009, 28 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Trek , le film 2009 - Edition simple (DVD)
Voici 36 bonnes raisons d'aimer le Star Trek 2009 de J.J. Abrams :

- être payé (directement ou indirectement) par Paramount (ou Bad Robot) ;

- soigner son image et tenir à conserver une (bonne) réputation ;

- estimer au nom de "l'Art" que la forme prime sur le fond ;

- suivre la mode (ou la majorité) en toute circonstance ;

- aimer par principe la nouveauté et tout ce qui brille ;

- être bon public, béni-oui-oui envers la SF, tout aimer ;

- être accro aux blockbusters, au grand spectacle, aux sensations THX ;

- être sujet au syndrome du jeunisme : les acteurs doivent toujours avoir des gueules de jeunes premiers, et les actrices être bandantes ;

- être en plein trip "fun attitude"... ou "adulescent" "gloubi-boulga" ;

- aimer les productions tape-à-l'œil et trompeuses de JJ Abrams (Alias, Lost, Fringe...) ;

- n'avoir d'estime que pour l'innovation (comprendre par innovation : "ce que nul n'avait eu le culot de faire avant") ;

- connaître mal (ou pas du tout) l'univers de Star Trek ;

- être à l'opposé un vrai trekkie, et aduler a priori tout ce qui possède le label Star Trek (et tant pis si ce label est complètement usurpé) ;

- ne pas (ou ne plus) aimer le Star Trek de Rick Berman, et considérer qu'il n'a jamais été à la hauteur du Star Trek de Gene Roddenberry ;

- trouver qu'il devenait franchement indécent que l'univers Star Trek n'ait connu ni remake, ni reboot, ni reset, ni recasting durant ses quarante ans d'existence... et qu'il devenait urgent de le mettre au goût du jour ;

- trouver que de 1964 à 2005, l'univers Star Trek était archaïque, poussiéreux, bavard, prétentieux, élitiste, soporifique... franchement chiant quoi... et qu'il était grand temps de le rendre pleinement consommable ;

- estimer que toute la SF mérite d'être passée à la casserole des comics, et donc que chaque auteur peut - et même doit - décliner en toute liberté sa propre version de Star Trek - à l'instar de Superman et de Batman ;

- avoir "l'esprit comics" et estimer qu'un univers de SF n'existe que pour servir le(s) héros ;

- estimer que Star Trek est bien plus intelligible & accessible lorsque son gigantesque univers est réduit à un jeu de rôle infantile dans une maquette miniature ;

- trouver hype qu'une véritable encyclopédie live de la SF - i.e. 736 opus audiovisuels sur quarante ans - soit désormais limitée à l'amitié entre quelques personnages cultes des sixties, et qu'il ne reste finalement de ces personnages que la somme de tous les clichés de l'imaginaire collectif ;

- raffoler des fan-films et des fan-séries qui gravitent autour du super-héros cosmique & multiversel Kirk (et de ses potes Spock, McCoy, Scotty, Uhura, Chekov, Sulu) ;

- se dire qu'après tout Pierre Corneille avait raison, "aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années", et trouver donc naturel que Kirk soit promu directement de cadet à capitaine de vaisseau, puis reçoive le commandement du vaisseau amiral de Starfleet & porte-drapeau de la Fédération à 25 ans ;

- admirer le "high concept" de Don Simpson selon lequel un film a toutes les chances de faire un carton au box office lorsque son intrigue se résume à une seule phrase ;

- être admiratif (ou victime) du marketing hollywoodien qui ose tout : de l'exploitation de la notoriété planétaire des "marques commerciales" Kirk & Spock, jusqu'au rouleau compresseur publicitaire à grand renfort d'unanimité critique & médiatique ;

- avoir l'esprit pratique et proscrire les surprises tonales ou narratives, afin que l'appréciation des bandes-annonces permette d'anticiper sans erreur possible l'appréciation du film lui-même ;

- estimer qu'il était tout de même temps que l'univers Star Trek rentre dans les rangs et soit enfin gagné - comme les copains - par le "monomythe campbellien", par les schémas idéologiques de Star Wars et de la fantasy en général ;

- trouver kiffant d'assister à un spot de pub de deux heures (pour les productions Abrams-Orci-Kurtzman, et accessoirement pour l'univers Star Trek) ;

- être allergique au réalisme et à la maturité en SF, fantasmer sur un "Star Trek Teletubbies", et se satisfaire à défaut d'un "Star Trek Babies" ;

- avoir une sainte horreur du "technobabble" et plus généralement des sciences en SF - même extrapolatives - car ce sont autant de "dream-killers" ;

- être un fan absolu du genre humain et faire de l'humain un idéal pour tout l'univers (et surtout pour les Vulcains) ;

- considérer que l'anéantissement de la planète Vulcain et l'extermination de six milliards de Vulcains - le premier peuple extraterrestre de Star Trek -, c'est de l'audace scénaristique ;

- être en manque de Star Trek au point de désirer du Star Trek à n'importe quel prix... et s'en satisfaire à tous les coups ;

- considérer qu'il est de son devoir sacré de trekker d'avaler cette couleuvre pour que continue l'aventure Star Trek coûte que coûte... et que le label Star Trek ne cesse jamais d'être exploité par Hollywood ;

- être d'un optimisme inébranlable et avoir la conviction que la suite (ST 2011) ne pourra humainement pas être pire ;

- avoir vécu son expérience de trekker dans la honte & le ghetto, et aspirer à une reconnaissance des masses - façon Star Wars ou Harry Potter - histoire de pouvoir faire enfin son "coming out" le front haut ;

- ne rien prendre au sérieux, pas même Star Trek.

Mine de rien, voilà qui englobe du monde... et qui explique fort bien le succès - historique - de ST 2009.

Quant à l'infime minorité qui réussit à ne se retrouver dans aucune de ces 36 bonnes raisons, elle est de toute évidence composée de marginaux - limite cas sociaux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : May 19, 2014 3:19 PM MEST


Page : 1