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Contenu rédigé par Adrien
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Commentaires écrits par
Adrien "Adrien" (Le Mans, France)

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Ludwig Wittgenstein : Introduction au Tractatus logico-philosophicus
Ludwig Wittgenstein : Introduction au Tractatus logico-philosophicus
par Ludwig Marion
Edition : Poche
Prix : EUR 11,88

3.0 étoiles sur 5 Un titre portant à confusion, 25 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ludwig Wittgenstein : Introduction au Tractatus logico-philosophicus (Poche)
J'ai acheté ce livre il y a quelques années alors que je commençais à m'intéresser au Tractatus Logico-Philosophicus. Le mot "Introduction" du titre me faisait alors penser que ce livre pourrait m'aider à m'immerger dans la complexité de l’œuvre originale. Hélas je ne sais qui de l'auteur ou de l'éditeur a choisi ce titre mais celui-ci porte gravement à confusion. J'ai trouvé un livre presque aussi compliqué que le texte à décrypter, d'où mon opinion que ce petit ouvrage devrait avoir pour titre "Etude du Tractatus" et non "Introduction".
Quelques années plus tard, ayant lu d'autres études portant sur le Tractatus et relu de nombreuses fois ce dernier, j'ai repris ce livre que je n'avais jamais terminé. J'ai enfin pu en comprendre la majeure partie, même s'il reste hors de portée, à mon sens, du novice.
Pour une véritable introduction, il me semble préférable de se tourner vers "Lire le Tractatus" aux éditions Vrin, ou "Wittgenstein et les limites du langage" de Pierre Hadot.

Le Printemps Islamiste. Démocratie & Charia
Le Printemps Islamiste. Démocratie & Charia
par Mathieu Guidère
Edition : Broché
Prix : EUR 16,63

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Pas le livre que j'attendais, 15 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Printemps Islamiste. Démocratie & Charia (Broché)
Le sous-titre "Démocratie et charia" pourrait faire penser à un tour d'horizon intellectuel des débats, dans les pays arabes, autour de l'intégration de la charia dans la démocratie. En fait il n'en est rien, puisque la première partie se contente d’égrainer une liste sans fin de noms, de partis, des frères musulmans et des différents salafistes à l’œuvre dans les pays post-révolutions. Aucune perspective n'est envisagée, alors que de nombreuses situations auraient pu faire office d'exemples (l'islamisme politique en Turquie depuis le début des années 2000, le cas saoudien, le cas d'Oman...) pour laisser entrevoir ce que seront ces pays dans le futur.
La deuxième partie, savante, est une analyse des concepts de la charia, mais, l'auteur précise, tels qu'ils sont pensés par les salafistes. Etrange d'offrir ce seul point de vue alors que l'auteur a lui-même démontré que ce sont plus les frères musulmans que les salafistes qui constituent les nouveaux pôles de pouvoir. Encore une fois, il n'y a pas d'étude comparative des préceptes démocratiques et de la charia, et comment l'ensemble pourrait être mêlé. Au final on en sait plus sur la charia "théorique" que sur son application concrète dans les pays qui la pratiquent.
Attention donc à ce que vous recherchez, la couverture me semble être trompeuse.

Iran Pluriel Regards Geopolitiques
Iran Pluriel Regards Geopolitiques
par David Rigoulet-Roze
Edition : Broché
Prix : EUR 36,58

4.0 étoiles sur 5 Un grand ouvrage mais..., 28 juin 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Iran Pluriel Regards Geopolitiques (Broché)
Comme le dit François Géré dans la préface de cet ouvrage, David Rigoulet-Roze ne prend dans son texte aucun parti-pris, et produit un travail extrêmement sérieux et documenté. Prenant ses sources de toute part, il est agréable de lire quelqu'un qui ne verse ni dans l'angélisme pro-iranien ni dans la diabolisation anti-iranienne. Ici, l'auteur se contente de compiler différentes sources, les confronter, ne pas tirer de conclusions hâtives, quitte à noyer le lecteur sous un déluge de détails.

L'angle d'étude (ou plutôt les angles d'études) de Rigoulet-Roze répond excellemment à son titre « L'Iran pluriel ». Les différents chapitres sont autant de facettes d'une mosaïque très complexe et fascinante qui prouve encore et encore que les jugements idéologiques rapides ne peuvent apporter aucune réponse au « problème iranien », bien qu'à la fin du livre on puisse se demander si problème il y a, tellement on entrevoit un état avant tout désireux de tirer son épingle du jeu régional et mondial, en proie à des adversaires tout aussi décidés à s'affirmer géopolitiquement.

L'emprise des Pasdarans sur la société, les minorités baloutches, azéris, kurdes et leurs liens avec des puissances hostiles à l'Iran, les relations de ce dernier avec le Hezbollah et les chiites du monde arabe, les liens tendues avec le Pakistan et l'Arabie saoudite' tout ici est intéressant et bien documenté. Un grand ouvrage de géopolitique, une lecture obligatoire pour le lecteur français désireux de s'informer au mieux de ce qui se joue dans la région.

Alors pourquoi seulement quatre étoiles ? Habituellement peu gêné par les coquilles qui peuvent parsemer le texte ça et là, l'édition du livre est ici un fiasco ; parfois trois fautes énormes par page, des mots oubliés, des répétitions, bref des fautes qui seraient sans importance si elles ne gênaient pas la lecture à certains moments. Pour un livre à près de 40 euros, c'est tout simplement honteux.

Journal 1947-1948 : Les secrets de la création de l'Etat d'Israël
Journal 1947-1948 : Les secrets de la création de l'Etat d'Israël
par David Ben Gourion
Edition : Broché
Prix : EUR 21,85

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une publication idéologiquement biaisée, 6 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal 1947-1948 : Les secrets de la création de l'Etat d'Israël (Broché)
On peut légitimement questionner l'utilité de la traduction du journal de Ben-Gourion: matière brute pour les chercheurs, intéressés de voir les différences entre ce que consignait Ben-Gourion et la réalité de l'histoire? L'objectif aurait alors été louable; le problème qui se pose est qu'il ne semble pas que la publication aille dans ce sens.

J'ai entendu parlé pour la première fois de la publication de cet ouvrage dans une émission d'Europe 1, Au Cœur de l'Histoire, présentée par Franck Ferrand (dont voici le lien: [...])).
J'ai été surpris d'entendre, de la part de Denis Peschanski, qui préface le livre et le commente, la répétition d'une histoire officielle qui a presque été entièrement contredite ces dernières années (et qui est totalement évacuée lors de l'interview, cf. 39:58 du lien ci-dessus).
Surpris par ces divers contresens (répétés lors d'une autre interview à la Radio de la Communauté Juive, dont voici le lien : [...])), je me suis intéressé de plus prêt à l'ouvrage, et j'ai pu y noter quelques passages pour le moins intrigants.

Outre une sélection discutable des entrées du journal (pourquoi avoir supprimé les entrées des 6 et 7 février 1948, qui prouve le désir profond de Ben-Gourion de judéiser Jérusalem?), le fait de ne pas commenter certains passages du journal pourrait faire passer les écrits du vieil homme pour des vérités dernières. Et lorsque ceux-ci sont commentés (notamment dans les interviews ci-dessus), la parole de Ben-Gourion est prise pour argent comptant, sans l'ombre d'un commentaire critique (qu'on est en droit d'attendre d'un directeur de recherche du CNRS).

Ainsi des passages qui montrent un Ben-Gourion "ouvert" aux arabes (36:20 de l'interview d'Europe 1), qui désire que la création d'Israël se fasse dans la paix avec les Arabes (36:50, idem): on sait que Ben-Gourion était attentif à ne pas laisser filtrer des informations sur l'idée de transfert qui traversait le courant sioniste (Nur Mashala, Expulsion of the Palestinians, p.129) et on sait également que Ben-Gourion avait la fâcheuse tendance de s'autocensurer, et de tenir des propos différents de ceux consignés dans son journal.
Un exemple: lorsqu'un des experts israéliens sur le monde arabe (Gad Machnes) dit, lors d'une réunion en présence de Ben-Gourion en janvier 1948, que les palestiniens ne sont ni prêts pour la guerre, ni ne la veulent, Ben-Gourion, dans sa transcription, omet la deuxième partie de la phrase.
Tout comme il omet toute mention de la politique des assassinats ciblés contre les leaders de la communauté palestinienne qu'il appelle de ses voeux, et à laquelle Machnes répond par l'affirmative. (Benny Morris, 'Falsifying the Record: A Fresh Look at Zionist Documentation of 1948', p.50-51, Journal of Palestine Studies, XXIV, n°3, Printemps 1995, p.44-62).

On peut également citer un passage révélateur, sous la plume de Michael Bar-Zohar, dans sa biographie apologétique de Ben-Gourion: « Ben-Gourion n'a jamais cru à la possibilité d'une existence avec les Arabes. Moins il y aura d'Arabes dans les limites du futur Etat, mieux cela vaudra. Il ne le dit pas explicitement, mais l'impression qui se dégage de ses interventions et de ses remarques est nette : une grande offensive contre les Arabes ne briserait pas seulement leurs attaques mais aussi réduirait au maximum le pourcentage de la population arabe dans l'Etat qu'on prépare. On peut l'accuser de racisme, mais alors on devra faire le procès de tout le mouvement sioniste qui est basé sur le principe d'une entité purement juive en Palestine. Les appels qu'adressent alors diverses institutions sionistes aux Arabes de ne pas quitter le pays et de s'intégrer dans l'Etat juif comportent une forte part d'hypocrisie » (Michael Bar-Zohar, Ben-Gourion, p.146).

La traduction, pour la première fois en français me semble-t-il, des discussions du 16 juin 1948 sur le retour des Palestiniens met également en lumière le problème majeur de l'ouvrage, l'absence de tout commentaire. Ben-Gourion y affirme que les Arabes ayant choisis de partir, ils ne peuvent plus revenir, ils ont fait la guerre et doivent l'assumer. Cette ligne est reprise par Denis Peschanski lors de l'interview donné à la Radio de la Communauté Juive (12:18 : « Avec le départ massif des populations arabes, des populations palestiniennes »; 13:28 : « Ben-Gourion dit, ils sont partis, on peut pas les laisser revenir »; 13:33 : « Y'a eu la guerre, ils ont voulu partir, ils reviendront pas »). Le "départ massif" est, on le sait aujourd'hui, surtout une expulsion (dans une grande majorité des cas) et non pas un départ de plein gré.

De plus, on voit mal comment cette entrée pourrait faire le poids face à ce que nous connaissons aujourd'hui: comment est-il moralement légitime d'interdire le retour de 750 000 personnes alors qu'une très large minorité seulement s'est battue. On estime qu'entre 2000 (2500 est l'estimation de Walid Khalidi, Benny Morris la ramène à plus de 3000) et 10,000 Palestiniens (estimation la plus conservatrice dû à Ephraïm Karsh) formaient la quasi-totalité de l'embryon de l'armée (en fait des groupes para-militaires) palestinienne.

Enfin, on retrouve le mythe de David contre Goliath (Peschanski, lors de l'interview accordée à Europe 1, dit, à 39:45 : « Ils [les Arabes] étaient à deux doigts de gagner...le déséquilibre des forces était tel »). Dans son journal, Ben-Gourion affirme que 700 000 Juifs seulement se battent contre 27 millions d'Arabes autour. Outre le fait que 27 millions est le chiffre des populations militaire ET civile, même Winston Churchill savait que le combat aurait pour vainqueur le Yishouv, comme, par ailleurs, la plupart des officiels britanniques, ainsi que le comité technique de la Ligue Arabe (à travers l'irakien Ismail Safwat), et également Yisrael Galili, chef de la Haganah, et enfin l'administration américaine de l'époque (Simha Flapan, The Birth of Israel, Myths and Realities, p.190-191.

« En vérité, toutes les armées arabes étaient nettement plus petites que ce qu'imaginait la Haganah et, en tout cas, elles ne déployèrent en Palestine qu'une partie de leurs forces » (Benny Morris, Victimes, p.239). Effectivement, trois semaines seulement après avoir défendu le territoire, les israéliens passent dans la phase offensive, et restent dans cette position jusqu'à la fin de la guerre. Aujourd'hui on estime que les toutes les forces arabes réunies tournaient autour de 25 000 soldats, soit à peu près autant que les forces israéliennes.

La question est donc de savoir à quoi sert cette publication, puisqu'elle ne fait que reprendre encore et toujours des mythes, depuis longtemps contredits, et donne à lire une parole à laquelle n'est pas adjointe un appareil critique qui aurait été plus que nécessaire. Attention donc, une lecture de cet ouvrage peut s'avérer utile seulement en contrastant fortement ce témoignage avec d'autres sources.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 30, 2012 12:15 PM MEST


Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique
Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique
par Pierre Péan
Edition : Broché
Prix : EUR 23,65

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Soyons sérieux un instant..., 23 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique (Broché)
J'avoue avoir du mal à comprendre les commentaires de cette page. "Très documenté", l'ouvrage de Péan? Une à deux notes par page... S'appuie sur Wayne Madsen, furieux conspirationniste... J'en passe et des meilleurs. Toujours les mêmes arguments: Kagame en marionnette américaine, de même que Museveni; contre-génocide etc...
Soyons sérieux, lisons un vrai livre de géopolitique, explicatif, "très documenté", cette fois-ci pour de vrai, qui ne verse pas dans la conspiration anti-américaine sans pour autant être tendre avec les acteurs en présence, un ouvrage malheureusement uniquement disponible en anglais : Africa's World War de Gérard Prunier, un vrai connaisseur de la région. En quelques pages, Prunier détruit tout l'argumentaire développé par Péan.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 26, 2012 2:36 PM MEST


A Little Matter of Genocide: Holocaust and Denial in the Americas, 1492 to the Present
A Little Matter of Genocide: Holocaust and Denial in the Americas, 1492 to the Present
par Ward Churchill
Edition : Broché
Prix : EUR 15,30

4.0 étoiles sur 5 Une excellente introduction aux problématiques "Indiennes", 17 février 2012
En quelques essais percutants, Churchill remet en question toute un pan de l'histoire américaine, et appelle enfin les choses par leurs noms: oui le massacre systématique des Indiens d'Amérique a bien été un génocide, unique dans son ampleur et sa durée. Si les thèses de Churchill sont parfois très dures à avaler (la guerre bactériologique par exemple, sur laquelle il a été fortement attaqué; de ce côté là le livre est assez peu convaincant) la majorité du livre est d'une grande qualité (rarement j'ai vu autant de notes, de références etc...) et, malgré les accusations portées contre son travail, tout n'est pas à jeter. On lira avec autant d'intérêt les parties sur la conquête des Amériques que celles sur la portée du mot génocide, son utilisation moderne et son histoire.
Pour qui n'a jamais lu de livres sur l'histoire de ce peuple décimé, voici une occasion parfaite.

The Politics of Genocide
The Politics of Genocide
par Edward S. Herman
Edition : Broché
Prix : EUR 13,01

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Une étude ruinée par son idéologie, 17 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Politics of Genocide (Broché)
Alors que le propos de départ aurait pu être intéressant (comment les génocides et les crimes de guerre sont perçus selon que les grandes puissances y prennent part ou non) l'ouvrage est totalement contre-productif: dans sa volonté d'impliquer les Etats-Unis dans tout et tout le temps, les auteurs inversent honteusement la réalité. Le génocide du Darfour n'en serait pas vraiment un (si la qualification prête à débat, une définition large de "génocide" est entièrement justifiée, cf. les articles d'Alex de Waal ou l'ouvrage de Prunier sur le sujet); en lisant le livre, Paul Kagame deviendrait presque l'unique coupable du génocide rwandais (certes ce n'est pas un enfant de chœur, comme l'ont montré des rapports internationaux sur le Congo ou le récent Africa's World War du même Prunier), mais de là à dire qu'il n'y avait aucune intention ni plan d'exterminer les Tutsis, là on marche sur la tête.
Un ouvrage à éviter absolument, ce qui est d'autant plus triste qu'un des auteurs (Herman) est le co-auteur avec Noam Chomsky du très bon Manufacturing Consent.

The Deaths of Others: The Fate of Civilians in America's Wars
The Deaths of Others: The Fate of Civilians in America's Wars
par John Tirman
Edition : Relié
Prix : EUR 23,04

5.0 étoiles sur 5 Analyse de la philosophie de la guerre américaine, 13 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Deaths of Others: The Fate of Civilians in America's Wars (Relié)
Si le livre a pour objectif (louable) de redonner la dignité aux innombrables victimes civiles des guerres américaines, la plupart du temps oubliées par les médias occidentaux, l'intérêt principal est à mes yeux l'analyse lucide de la signification de la guerre pour le peuple américain. Importance primordial de l'idée de frontière, purification morale à travers la violence, exigence de l'expansion des valeurs "démocratiques", et retour sur investissement par la création et le soutien à des gouvernements subodorés au marché libre.
Par une lecture attentive du discours médiatique américain, Tirman plonge au coeur de l'ethnocentrisme et du racisme indispensables aux déroulements de guerres destructrices, absurdes quand elles sont vues dans un rapport coût humain/bénéfice géopolitique.
Un ouvrage majeur sur la mentalité guerrière américaine.

11 septembre, la contre-enquête
11 septembre, la contre-enquête
par Fabrizio Calvi
Edition : Broché
Prix : EUR 21,18

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Commentaire mis à jour, 4 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : 11 septembre, la contre-enquête (Broché)
Suite au commentaire éclairé de l'auteur je modifie le contenu de mon commentaire et de la note.
Je refis que le livre comporte des éléments intéressants pour les non-spécialistes de la question du 11 septembre, notamment ce qui se passe sur le territoire américain. On lira donc avec intérêt les témoignages réunis par l'auteur. J'aurais souhaité que le livre se termine, dans la mesure du possible, sur des fac-similés des documents bruts auxquels l'auteur a dû avoir accès, comme le fait Peter Lance dans Triple Cross, ce qui à mon sens constitue un choix éditorial bienvenu.
Il est vrai que j'ai pu trop m'appesantir sur la guerre russo-afghane, un centre d'intérêt personnel, d'où ma légère déception de n'avoir rien appris de nouveau.
En revanche je conserve la seconde partie de ma critique sur Al Qaeda. Je remercie l'auteur de prendre le temps de répondre à ses lecteurs, ce qui est propice à la réflexion et suffisamment rare pour être signalé.
Je remet ici l'intégralité de mon premier commentaire:
"Le livre comporte quelques éléments intéressants pour qui n'est pas spécialiste de la question du 11 septembre. Néanmoins l'ouvrage traite trop longuement de la guerre russo-afghane, des liens entre les seigneurs de guerres afghans et la CIA, l'ISI et les services secrets saoudiens. Toutes ces choses lues et relues (voir Ahmed Rashid, John Cooley etc...) forment ici une compilation plus ou moins adroite. Rien de bien nouveau donc.
Il m'a également semblé que l'auteur considérait les organisations islamistes comme Al Qaida comme des entités beaucoup trop fixes, et à la lecture on a l'impression qu'Al Qaida opère aux Etats-Unis depuis le début des années 1980 (l'auteur mentionne également le Hamas au début des années 80, alors qu'on sait que l'organisation proprement dite n'existe pas avant 1987). Pour un point de vue nuancé et des explications sur la porosité des organisations islamistes terroristes, voir l'étude de Jean-Pierre Filiu sur Al Qaida."
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 5, 2011 2:58 PM MEST


A la recherche de la Palestine : Au-delà du mirage d'Oslo
A la recherche de la Palestine : Au-delà du mirage d'Oslo
par Julien Salingue
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un livre engagé, 21 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la recherche de la Palestine : Au-delà du mirage d'Oslo (Broché)
Si on peut regretter le format "compilation d'articles" qui rend la lecture parfois répétitive, force est de constater que l'ouvrage de Salingue est un ouvrage engagé, de terrain, où l'auteur démontre une vraie connaissance de la société palestinienne, de l'intérieure. Analysant les dernières avancées de la situation, Salingue insiste sur la décrépitude grandissante de l'Autorité Palestinienne dirigée par les membres du Fatah, non-élus et impopulaires. Mention spéciale au chapitre sur le "putsch" contre le Hamas, coordonné par une communauté internationale qui ne respecte la démocratie que quand elle avantage ses favoris.
Un livre de l'ordre de "The rise of fall of Palestine" de Norman Finkelstein, pour le point de vue interne et bien que traitant de l'époque de la première intifada.
Dommage cependant que, malgré le fait que l'auteur les mentionne, il n'y ait pas d'analyse des récents "Palestine Papers". Sur ce sujet, voir le nouveau livre de Clayton Swisher.

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