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Contenu rédigé par Noodles
Classement des meilleurs critiques: 106.153
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Commentaires écrits par
Noodles "noo-dles" (France)

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Journée noire pour un bélier
Journée noire pour un bélier
DVD ~ Franco Nero
Proposé par LE CHAT QUI FUME
Prix : EUR 14,99

4.0 étoiles sur 5 Un giallo de qualité, 13 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journée noire pour un bélier (DVD)
Je ne prétends pas du tout être un spécialiste, car j'ai du voir en tout une dizaine de gialli, dont ceux d'Argento. Le réalisateur de cette "Journée noire..." n'a même pas l'honneur d'être inclus dans le "Dictionnaire des réalisateurs" de mon cher Jean Tulard, ni son film d'être référencé dans son "Guide des films". Vu le nombre de nanars qui s'y trouvent, fusse pour y faire l'objet d'un sanglant commentaire, il est plus qu'injuste que celui-ci se soit vu snobé !
Tout d'abord, l'on ne peut nier la qualité du scénario, même si l'on y trouve de nombreux éléments peu originaux ou du moins extrêmement récurrents (le héros est un journaliste enquêteur, qui se retrouve vite au premier rang des suspects, par exemple ; les meurtres comprennent un certain nombre de plans subjectifs etc), mais le mystère est suffisant prenant pour que l'on ne s'ennuie jamais, les meurtres ont lieu dans un cercle restreint de connaissances, notre héros compris. Celui-ci traine de noirs regrets, professionnels et affectifs, qu'il noie régulièrement dans l'alcool, mais nous ne saurons pas tout à ce sujet, ce qui est assez malin, sauf que ils ne jouent aucun rôle dans le final, ce qui est une erreur de scénario que ne commet pas un écrivain aguerri.
Mais le vrai point fort de ce film, c'est sa mise en scène, alors que c'est souvent le point faible de nombreux films dit "populaires" de l'époque. Il y a même une belle ambition quant aux cadrages et au choix de la plupart des décors, souvent très bien utilisés et filmés. La copie proposé par ce DVD est d'inégale qualité, mais elle permet d'apprécier le travail du directeur de la photo, qui n'est rien moins que Vittorio Storaro ! Ô surprise, la musique a été composée par Morricone, mais c'est loin d'être sa meilleure, et de loin !
En bonus, l'acteur principal, Franco Nero, et Storaro disent du bien de leur réalisateur, mais intelligemment, et Storaro offrent quelques jolis commentaries sur son métier.
Une édition plus qu'honorable pour un giallo qui méritait au moins ça. Bravo Luigi Bazzoni !


We Need to Go Back:the Unissue
We Need to Go Back:the Unissue
Prix : EUR 20,93

5.0 étoiles sur 5 Une sorte de miracle, 10 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : We Need to Go Back:the Unissue (CD)
Les deux commentateurs précédents ne vous mentent pas : la sortie de toutes ces pépites inédites est un véritable cadeau. Plutôt de répéter ce qu'ils ont écrit, je rajouterai ceci : il y a là TROIS chansons composées par Bacharach qui n'étaient JAMAIS sorties auparavant ! Elles étaient d'ailleurs tellement bien cachées que dans son livre sur le Maître, Michael Brocken ne les a même pas mises dans sa pourtant riche liste discographique !
Mieux encore : dans ces trois titres d'un très bon niveau, il y a "And Then You Know What He Did". Je peux me tromper, mais je crois que je n'ai jamais entendu une autre mélodie de Bacharach qui soit aussi complexe ! Son écoute est de ce point de vue absolument fascinante. Une vraie merveille.
Bref, avec ces trois chansons, l'achat du disque serait déjà indispensable. Mais quasiment tout le reste est d'un bon niveau, même si évidemment moins flamboyant, ou plus pop, que les perles de Burt.
En conclusion, un joyau de compilation d'inédites que tout fan de Dionne, surtout la Dionne des années 60 et début 70 se doit de posséder.


Night Music Love Songs
Night Music Love Songs
Prix : EUR 17,00

5.0 étoiles sur 5 Magnifique hommage à la variété romantique, 2 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night Music Love Songs (CD)
Benjamin Schoos avait déjà montré qu'il avait un vrai talent pour composer des mélodies accrocheuses lovées dans des arrangements soyeux, le tout avec cette impression de facilité que l'on entendait dans une certaine variété de qualité dès les années 70, et qui semble tant absente dans la production de Maître Gims !
Cette fois-ci, l'ami Schoos a décidé de ne garder qu'un seul tempo : lent ! Et seulement sept chansons. Autrement dit, il risquait de m'ennuyer sur la longueur ET de me laisser sur ma faim. Mais au final, rien, VRAIMENT rien, de tout cela !
Tout d'abord, il a opté pour des arrangements pop merveilleusement lisses et moelleux, où TOUT est utilisé pour charmer l'oreille. Chaque chanson à son style propre, ce qui donne une impression de variété (normal, ça en est !). Ensuite, ses mélodies sont des merveilles d'immédiateté ; certains crieront à la facilité, mais quand on les aime, c'est dès la première écoute ! De plus, elles sont très bien interprétées : Schoos a une pointe de gravité dans la voix, un soupçon d'accent belge qui donne un charme certain à l'ensemble.
Enfin, délicieuse cerise sur le gâteau, six textes sur sept sont signés d'un parolier qu'il fréquente depuis longtemps : le grandiose Jacques Duvall, l'auteur du "Banana Split" et de 90% des chansons d'Alain Chamfort depuis trente ans tout de même ! L'on retrouve ici son sens du sarcasme, son romantisme mêlé d'ironie acide, mais aussi parfois sincère, ce qui est rare ! Et il FAUT insister sur le chef d'oeuvre qu'est "Le grand paquebot va sombrer", qui débute comme un chanson aux paroles très à la mode (le travestissement, quoi de plus "trendy" ces temps-ci ?) mais dont le refrain offre un effet de surprise brillant, remarquable d'intelligence. Sur un rythme plus soutenu, elle aurait pu tourner à la gaudriole franchouillarde, comme il y en avait tant justement dans les années 70, mais ici, au contraire, elle garde une gravité tout en étant drôle, qui en fait tout bonnement un chef d'oeuvre.
Mais en fait, c'est tout l'album qui en est un, ce que beaucoup de critiques musicaux semblent aussi penser. Puisse ce disque rencontrer tout le succès qu'il mérite. En tout cas, VIVE LA BELGIQUE !


What We Ask Is Where We Begin: The Songs For Days Sessions
What We Ask Is Where We Begin: The Songs For Days Sessions
Prix : EUR 29,99

5.0 étoiles sur 5 Et de quatre, même si c'est le premier !, 2 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : What We Ask Is Where We Begin: The Songs For Days Sessions (CD)
Quatrième opus du groupe d'Oxford Sanguine Hum, mais il s'agit en fait de la ressortie en CD, enrichie d'un 2ème disque, de leur première création sous ce nom, mais qui n'avait été proposé qu'en téléchargement, et avait fait un gros bide en 2006.
En le découvrant à postériori, celui qui comme moi connait et apprécie les trois albums suivants se dit qu'ils étaient déjà maîtres de tout ce qu'ils ont continué à utiliser par la suite : ces mélodies tout en circonvolutions, cette finesse musicale, doublée d'une précision dans l'exécution qui frappe même un mélomane n'ayant jamais joué d'un seul instrument, comme moi et par dessus tout ça, la voix à la fois originale et très agréable de Joff Winks.
Le quatuor n'est pas d'Oxford pour rien, car leur musique donne tout à fait l'impression d'avoir été composée par des intellectuels brillants et très fins. Vous entendrez rarement de véritables accroches pop chez eux, mais en même temps, vous aurez l'oreille constamment flattée par ces chansons qui ne cherche jamais à épater, mais à charmer.
J'avoue que quand je les écoute, je me demande pourquoi les musiciens de Radiohead (d'Oxford aussi, orienté prog/art rock aussi) sont révérés comme des dieux alors que Sanguine Hum est ignoré par la plupart des revues musicales. Personnellement, les seconds m'enchantent alors que les premiers m'ennuient.
En tout cas, si vous aimez le groupe, vous pouvez y aller les yeux fermés ; si vous ne le connaissez pas encore, c'est une excellente porte d'entrée pour découvrir leurs chansons complexes et pourtant toujours très mélodiques. Déjà un des meilleurs albums de 2016 pour moi !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 5, 2016 7:38 PM MEST


La beauté du geste  - Tirage Limité
La beauté du geste  - Tirage Limité
Prix : EUR 14,99

8 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Toujours aussi atroce, 2 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La beauté du geste  - Tirage Limité (CD)
Sacré Gégé : mélodies passe-partout, arrangements fades et par dessus, ce timbre de voix à faire crisser des dents un robot. Chacun ses goûts, bien sûr, mais ce type est vraiment le Guillaume Musso de la musique francophone : il accapare les rayons des boutiques alors que tant d'artistes plus doués et à la musique pas forcément moins accessibles continuent à jouer dans des salles non remplies. Triste, triste...
Et par dessus le marché, le style de sa pochette (mon Dieu, qu'il a l'air de souffrir, le pauvre !) est totalement copié sur celle de "Zero Killed", de Hugh Coltman !
PS : fans de l'artiste, inutiles de m'envoyer des messages incendiaires, voire pires : j'ai le droit à mon opinion tout comme vous !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 27, 2016 12:54 PM MEST


Lapland
Lapland
Prix : EUR 11,39

4.0 étoiles sur 5 La Laponie à lui tout seul, 30 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lapland (CD)
Sous ce nom (Lapland = la Laponie) se cache un Américain qui a tout bidouillé tout seul dans son coin, même si cela ne s'entend pas. Il cultive la mélancolie dans des chansons qui rappellent, par la voix et le style musical, Grizzly Bear ("Overboard) ou l'élégance précieuse des High Llamas ("Aéroplane", l'instrumental "Fountains") et signe en dix titres et une quarantaine de minutes un disque au son plein, dans lequel il fait bon se lover.
Un premier essai très réussi !


Les Dents de la mer [Édition boîtier SteelBook]
Les Dents de la mer [Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Roy Scheider

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les dents de l'amer, 20 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Dents de la mer [Édition boîtier SteelBook] (Blu-ray)
Rétrospectivement, la séquence inaugurale, celle du générique, annonce la mort du cinéma des années 70 : un beau travelling latéral nous montre toute une bande de jeunes gens sur une plage, de nuit, rassemblés autour d'un feu. Esprit communautaire, summer of love, jusqu'à ce gros plan sur un blond sirotant sa bière. Il rote (tant pis pour l'élégance), ne lâche pas une jeune fille des yeux, qui finit par lui sourire, ce qui le fait sourire aussi. Elle court se baigner après avoir ôté un à un ses vêtements et nage dans une mer à la fois nocture et lumineuse (la photographie est magnifique). Le jeune homme, complètement saoul, s'écroule sur le sable et ne vois ni n'entend la jeune femme qui subit l'attaque d'un animal invisible sous l'eau. Fin de la séquence, mais aussi, fin d'un certain cinéma. Car avec son succès faramineux, le film envoie le message suivant aux producteurs : pourquoi se casser les pieds à prendre des risques avec des portraits de perdants ou des films qui critiquent les faiblesses du système américain, alors qu'un film au scénario simple et bourré de sensations forte s peut raffler la mise ? Il suffit de regarder les blockbusters de cet été, du précédent ou du prochain pour voir à quel point "Jaws" fut séminal.
Ceci étant, l'on ne peut nier ses nombreuses qualités, car à l'époque, Spielberg n'avait pas encore succombé à ses nombreux travers (infantilisme, effets énormes, clins d'oeil soit disant humoristiques, mais qui annihilent toute possibilité pour le spectateur de croire en l'histoire qui lui est racontée, comme dans Indiana Jones par exemple) et se montrait assez caustique. Reprenant la situation classique de la petite communauté où le représentant de la Loi s'oppose à ceux qui ont voté pour lui mais réprouve son attitude, par lâcheté et/ou goût du lucre, il croque une galerie de personnages laids et veules, et mets en face d'eux Brody le shérif, mais aussi un amoureux/spécialiste des requins (symbole de la Passion et de la Connaissance) et un double du capitaine Achab, animé par un fort désir de revanche contre cette nouvelle Moby Dick (l'on entend d'ailleurs dans une scène un chant de baleine) qui causera sa perte.
Spielberg, qu'on l'aime ou le déteste, est un grand réalisateur, doté d'un excellent sens du cadre, du rythme et du raccord. Dans ce film, la tension est constante et chaque intervention du requin plus puissante que la précédente. Comme dans tous films de monstre qui se respecte, celui met très longtemps à apparaître, ce qui est toujours la bonne méthode pour stimuler l'imagination du spectateur et augmenter sa peur. Ma théorie à ce sujet est la suivante : les adolescents sont beaucoup plus choqués par ce qu'ils voient à l'image, alors que les adultes seront bien plus impressionnés par ce qui leur est caché. C'est en cela que "Jaws" est bien un film des années 70, visant avant tout un public d'adultes. Idem pour "Halloween" de Carpenter ou "Alien" de Scott. L'on sait ce qu'il est advenu de ce type de films à partir des années 80, bien que ces trois films aient tous été de grands succès commerciaux !
Autre aspect qui saute aux yeux au spectateur de 2015 : le physique très commun de tous les acteurs, ce qui les rend beaucoup plus authentiques (ces personnages ne sont que des doubles de nous-même), tandis que depuis plusieurs années, nous sommes submergés de personnages top models, tous plus sculpturaux les uns que les autres ; ils sont très beaux, certes, mais toujours jeunes et lisses. Qui n'a pas déjà vu avec désespoir un personnage de policier hyper compétent, ayant 15 ans d'expérience, mais interprété par... une sublime actrice de vingt ans (vingt-cinq pour les plus vieilles) ?
Bref, 40 ans après sa sortie, "Jaws" nous revient avec un lifting qui donne à l'image un aspect très chatoyant, mais il n'a rien perdu de sa force, au contraire. Un magnifique Blu ray.


Beaucoup de bruit pour rien
Beaucoup de bruit pour rien
DVD ~ Amy Acker
Prix : EUR 17,18

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Moins drôle que Brannagh, et de loin !, 23 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beaucoup de bruit pour rien (DVD)
Dans un élégant noir et blanc et avec des acteurs convaincants mais manquant parfois d'allant, Whedon nous propose sa version contemporaire de la comédie de Shakespeare. Si l'ensemble flatte l'oeil, l'on rit beaucoup moins qu'à la dixième vision de l'adaptation de Kenneth Brannagh, car beaucoup de scènes sont jouées et filmées avec sérieux, là où il aurait fallu rythme et panache. De plus, l'aspect contemporain ne m'a pas convaincu.
A revoir un jour pour voir si je change d'avis.


The Audio Guide To Happiness (Part I)
The Audio Guide To Happiness (Part I)
Prix : EUR 17,59

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Puissant, mais toujours mélodique !, 16 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Audio Guide To Happiness (Part I) (CD)
Sur le site américain d'amazon, vous ne trouverez que huit commentaires sur cet album (c'est peu, vu le nombre d'habitants !), mais, élément parlant, ils sont tous à cinq étoiles !
Pour être bref, moi qui n'écoute JAMAIS de métal, j'ai découvert (grâce à la revue anglaise "Prog") ce groupe américain, et j'ai acheté très vite les deux volumes de ce "guide audio" censé vous conduire à l'extase. Eh bien, ils ne mentent pas sur la marchandise ! Certes, il y a des riffs de guitares plombés ici et là, des hurlements gutturaux, mais très brefs, et mixés en arrière plan, mais pour le reste, c'est du nanan : chant intense, mélodies très lyriques (les métalleux sont des tendres, c'est connu !) et bourrées d'accroches irrésistibles. La dimension prog vient d'ailleurs bien plus de ces approches mélodiques que des ruptures de rythme ou de la longueur des titres, mais elle est bel et bien là, car je n'ai jamais trouvé une telle finesse dans le grunge (désolé pour les fans de Nirvana !).
Si ça ne tenait qu'à moi, c'est Jolly qui remplirait le Zénith, et pas Dream Theater.


Into Colour
Into Colour
Prix : EUR 44,12

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand retour !, 23 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Into Colour (CD)
Notre chère Rumer revient à des compositions personnelles après un album de reprises original (des chansons toutes publiées la même année), mais qui laissait un peu sur sa faim par rapport au charme de son précédent et premier opus, "Seasons of My Soul".
Elle a décidé visiblement de voir grand, et a rassemblé tout un orchestre, dans le but d'obtenir un son ample et ambitieux comme on les goûtait tant à la fin des années 60 et dans les années 70. En résumé, l'on pourrait dire qu'elle signe ici un hommage très "blanc" à la fantastique musique "noire" hyper orchestrée des productions Gamble et Huff de Philadelphia International. Après une jolie intro mélancolique, le premier single, "Dangerous", retentit et il est d'une efficacité redoutable, même si la mélodie n'est pas toujours très subtile ou franchement originale, mais ce défaut est largement compensé par la magnificence des arrangements et la perfection de l'interprétation. Non seulement Rumer bénéficie d'un timbre sans aspérité, mais sa diction est remarquable. Comme je l'ai écrit ailleurs, elle est vraiment Karen Carpenter ressuscitée !
Par la suite, chacun trouvera son compte de jolies ballades, un peu ternes ici et magnifiques là, et tout le monde reconnaîtra que "Pizza and Pinball" est un chef d'oeuvre absolu, un hymne au retour au source, une invitation à se déconnecter de nos appareils pour retrouver les sensations d'antan, ce que font aussi les arrrangements de ce titre à la puissance sonore et émotionnelle remarquable !
Pour les fans de cette immense chanteuse, notez bien que l'édition japonaise contient deux reprises très maîtrisées : "Hasbrook Heights" de Sa Majesté Burt Bacharach ; là, elle ne prend pas de risques, en gardant les arrangements originaux et en prenant Dionne Warwick pour faire la choriste très discrète (il fallait oser !!!) et la célébrissime "Sailing" de Christopher Cross, avec une approche cette fois-ci plus originale, plus douce. C'est tout de même la première qui convainc le plus.
D'aucun lui reprocheront de jouer la sécurité (en utilisant des accords ayant fait leur preuve, mais ayant donc déjà été entendus, par exemple) mais la qualité de l'interprétation, la magnificence du son et la qualité de plus d'une mélodie font de "Into Colour" l'un des grands disques de 2014, au moins sur ma liste personnelle !


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