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Commentaires écrits par
Valérie

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Mademoiselle Chance
Mademoiselle Chance
par Eric Cherrière
Edition : Broché
Prix : EUR 18,53

5.0 étoiles sur 5 Coup de coeur, 26 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mademoiselle Chance (Broché)
J'ai d'abord adoré le duo que forment Chance père et Chance fille. Elle ne peut vivre sans lui, ils ne se quitteront donc pas et il l'emmène partout avec lui. Alors, bien sûr, je ne suis pas sûre qu'il soit très crédible de voir cette fillette traverser la prison comme elle le fait mais peu importe, elle humanise cet univers carcéral. J'ai énormément aimé la façon dont Eric Cherrière joue avec nos ressentis: il se moque de la mère de l'assassin mais après nous avoir fait rire à ses dépends, il nous fait remarquer qu'en se moquant d'elle, c'est de nous, le peuple que les médias se moquent. C'est aussi grâce au personnage de la mère, pourtant caricatural, que le monstre devient humain. J'ai beaucoup aimé les anecdotes sur les lieux dans lesquels s'aventurent les Chance. L'auteur joue sur la critique des classes sociales, des privilèges hérités car ici, toutes les victimes sont riches.Paradoxalement, les scènes les plus difficiles pour moi furent paradoxalement celles mises en scène par un jeune homme qui deviendra ensuite victime et Eric Cherrière n'épargne pas Monaco qui symbolise tout ce luxe.
Les références au cinéma sont nombreuses et apportent un souffle de fraîcheur à l'histoire, ils permettent même à Chance d'avancer dans son enquête, grâce aux remarques de sa fille qui comparent les gens qu'elle croise à des personnages de cinéma. Et j'ai trouvé qu'Eric Cherrière visait juste à chaque fois dans ses critiques sociales. Quelques jours avant d'ouvrir ce livre, je m'insurgeais de voir un réalisateur mort utilisé dans une pub. Eric Cherrière y fait justement allusion. Ce roman m'a touchée grâce à la relation père-fille qu'elle met en scène, j'en garde l'image de la main de la petite Chance dans celle du grand Chance, mais aussi grâce au lien qui unit Chance à sa femme, envers et contre tous. D'ailleurs, Eric Cherrière excelle dans les relations humaines: père-fille, mari-femme, père-fils, toutes m'ont à un moment ou à un autre émue. J'ai souri plusieurs fois, notamment grâce à une version de Vahina de Dave, mais on rit toujours jaune. J'ai beaucoup apprécié aussi que l'auteur mette en place une scène au début, celle d'une femme dans un puits et nous fasse attendre jusqu'à la toute fin pour nous en reparler. Tout au long du roman, je me suis dit que c'était dommage d'avoir imaginé cette scène mais de ne pas donner suite, c'était sans compter le talent de l'auteur. Vous l'aurez compris, voilà un thriller que je vous recommande chaudement et un duo que j'aimerais tant retrouver dans un autre roman.

Replay
Replay
par Ken Grimwood
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 mal écrit, 8 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Replay (Poche)
Jeff a 43 quand il meurt d'une crise cardiaque. Mais voilà, l'instant d'après, il se réveille dans sa chambre d'étudiant et découvre qu'il a à nouveau 18 ans. Ayant gardé le souvenir de ce qui s'est passé pendant sa première vie, il décide de gagner beaucoup d'argent en multipliant les paris, puis les bons placements. Mais il se rend compte que si l'argent contribue au bonheur, il ne peut suffire. Aussi quand, à 43 ans, il meurt à nouveau et se retrouve à nouveau étudiant, il change à nouveau le cours de sa vie.

Dans ce roman, les replays, c'est à dire les vies que l'on recommencent, se multiplient. Si l'idée de départ est très intéressante, (que peut-on faire pour changer le monde quand on connaît l'avenir? Comment recommencer sa vie pour qu'elle soit meilleure que la précédente?), l'écriture m'a laissée de marbre et j'ai trouvé l'ensemble répététif et pas assez fouillé.

Un été sans les hommes
Un été sans les hommes
par Siri Hustvedt
Edition : Broché
Prix : EUR 17,39

3.0 étoiles sur 5 Un peu plus de finesse aurait été bienvenue, 17 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un été sans les hommes (Broché)
Mia décide de passer l'été près de sa mère. Elle est sans doute à un tournant de sa vie, mais un tournant qu'elle subit: son mari avec qui elle a partagé trente belles années vient de la quitter pour une plus jeune (mais était-ce utile de le préciser?). D'ailleurs, il ne l'a pas vraiment quitté. Il s'est gardé une porte de sortie au cas où sa conquête le laisserait à son tour tomber. Non, il fait juste une pause. Vous l'aurez compris, ce roman est un pied de nez aux hommes, à leur lâcheté et à leurs égarements si prévisibles. C'est en tout cas ce que Siri Hustvedt souhaite dénoncer, en utilisant des traits parfois un peu gros mais je pense que c'est voulu. Elle insiste aussi sur leur incapacité à vivre seul.

Elle va aussi rencontrer un groupe d'adolescentes qu'elle va guider dans la découverte de l'écriture. Ce sont donc trois générations de femmes à des étapes cruciales de leur vie que l'on suit. Siri Hustvedt est une féministe, on le sent et ce n'est pas du tout pour me déplaire. J'aurais sans doute préféré qu'elle fasse preuve de plus de subtilité sur ce thème. Mais j'ai aimé sa défense de Jane Austen (moi qui ne suis pas une grande fan de la romancière).

La Question finkler
La Question finkler
par Howard Jacobson
Edition : Relié
Prix : EUR 20,19

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une réflexion approfondie sur le judaïsme, 16 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Question finkler (Relié)
Voici un roman truffé d'idées sur les juifs, ce qu'ils sont, la menace qu'ils représentent pour certains. Bien que détestable, Finkler est un personnage intéressant car il a honte de la politique d'Israël et ne veut pas voir que l'antisémitisme revient. ce roman est empreint de tristesse mais on sourit souvent,
Même sur le racisme.

Et Treslove est lui très attachant mais si on peut douter qu'il réussisse un jour sa vie. Il semble né avec l'âme juive, comme s'il y avait eu erreur sur la personne. Et il s'interroge sur ses propres origines, avec l'aide de Finkler.

Les souvenirs
Les souvenirs
par David Foenkinos
Edition : Broché
Prix : EUR 17,86

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un très bon début mais..., 14 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les souvenirs (Broché)
Je me demande pourquoi, parfois, j'ai d'un roman une impression qui n'est pas la bonne. Je pensais que Les souvenirs étaient autobiographiques. A la lecture du roman, je pense que seul le début l'est. Le narrateur nous parle de la vieillesse, celle de sa grand-mère surtout qui se retrouve dans une maison de retraite sans avoir rien demandé, à attendre la mort, comme les autres "pensionnaires", celle de ses parents aussi qui viennent d'atteindre le moment critique de la retraite, celui où on ne peut plus fuir l'autre. La deuxième partie est davantage une réflexion désabusée sur le couple.

J'ai passionnément aimé les soixante premières pages de ce roman. J'y retrouvais un thème cher à mon coeur, la dépendance des personnages âgées et leur perte de dignité et j'ai reconnu, dans les réflexions du narrateur, mes propres opinions, mon dégoût et mon désarroi. Et puis, la machine s'est enrayée et je me suis ennuyée ferme. Où sont les dialogues enlevés et drôles de La Délicatesse dans ce portrait maussade du couple, où est la verve de David Foenkinos? Je n'ai trouvé aucune originalité dans cette deuxième moitié et j'ai été très déçue par l'intrigue et par la plume de l'auteur. Et puis, autant j'avais adoré les digressions et l'utilisation des chapitres de La délicatesse, autant ici, je n'ai pas trouvé l'utilité de ces chapitres qui racontent des souvenirs de personnes ayant existé et de personnages fictifs.

Seul le silence
Seul le silence
par R. J. Ellory
Edition : Poche
Prix : EUR 7,22

3.0 étoiles sur 5 un peu trop long, 10 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seul le silence (Poche)
Joseph Vaughan est très tôt confronté au deuil puisque certaines de ses camarades de classe sont assassinées. Il décide de veiller sur les filles grâce à son groupe d'anges gardiens mais lorsque sa protégée meurt elle aussi, il est rongé par la culpabilité. Dans la famille de Joseph, il n'y a pas de père et sa mère va vite devoir le quitter; il y a aussi la prison, bref, toute une noirceur à laquelle R.J Ellory a malheureusement lui aussi été confronté. Si j'ai adoré le début, j'ai trouvé que la suite comportait des longueurs. J'avoue être plus fascinée par la vie de R.J Ellory (orphelin très tôt, autodidacte, son séjour en prison et ses 22 romans écrits avant d'être enfin publié) que par ses romans. Si un jour il écrit une autobiographie, c'est sûr, je me précipite. Mais je continuerai à le lire de temps en temps parce que je trouve cet homme très sympathique.

L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011
L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011
par Alexis Jenni
Edition : Broché
Prix : EUR 20,23

37 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Excellent début qui se gâte, 9 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
Voilà un roman qui démarre sur les chapeaux de roue. J'aimais ce style, cet humour quand il définit le rôle du narrateur:

J'aimerais bien une autre vie mais je suis le narrateur. Il ne peut pas tout faire, le narrateur. Déjà, il narre. S'il me fallait, en plus de narrer, vivre, je n'y suffirais pas.

J'aimais aussi sa façon de nous ouvrir sur les yeux sur les inégalités entre pays pauvres et riches, décelable à la manière dont on traite leurs morts:

On ne saura jamais le nombre des morts iraniens, ni comment chacun mourut. Comment le saurait-on? C'est un pays pauvre, ils ne disposent pas d'une mort par personne, ils furent tués en masse[...]. Ils sont morts en gros, on n'en retrouvera rien. Leur nom n'a pas été gardé.

Une différence de traitement symbolisée par le film La Chute du faucon noir (merci à mon mari pour avoir retrouvé le titre de ce film car Alexis Jenni n'en donne pas le titre) où chaque mort d'américain est détaillée alors que les somaliens mouraient comme au ball-trap, en masse, on ne les comptait pas.

Jusque là, j'aimais beaucoup ce roman mais tout d'un coup, mon enthousiasme est retombé. A force de trop vouloir donner de leçons, il m'a semblé que le roman s'enlisait. Il faut dire que les leçons, j'aime qu'on les donne avec subtilités. Là, par exemple, Alexis Jenni passe des pages à décrire la peur de personnes qui attendent leur tour pour entrer dans une pharamcie de garde, alors qu'une bande de jeunes de couleur rôde en ricanant. L'ennui a commencé alors à pointer le bout de son nez. A côté, il nous fait un brillant compte-rendu du rôle de la carte d'identité. Je n'ai pas réussi à retrouver mon intérêt pour ce roman. A peine ai-je retrouvé un semblant d'attention dans sa critique acerbe du Général De Gaulle appelé le Romancier, tout simplement parce que cela m'a rappelé la colère de mes collègues profs de lettre qui s'insurgent (avec raison), d'être obligés d'enseigner les mémoires de De Gaulle au bac littéraire alors qu'il y a tant de vrais auteurs à faire découvrir à nos ados.

Mais si ce roman parle de guerre, il parle aussi d'amour, celui du narrateur pour celle qu'il rencontrera au cours de l'écriture de son récit et celui de Victorien pour Eurydice, dont le narrateur a l'intelligence de percevoir la beauté, malgré leur différence d'âge: A cause des différences d'âge, on ne sait plus juger de la beauté, car la beauté se ressent comme un projet: est belle celle que je peux désirer embrasser. Et malheureusement, j'ai trouvé que les scènes d'amour n'étaient pas crédibles et que les dialogues, en général, étaient trop ampoulés pour paraître vrais. On nous livres des points de vue mais sans subtilité. Malgré tout, je me suis forcée à aller au bout de ce pavé (plus de 600 pages grand format, c'est à dire plus grand que le dernier Foenkinos par exemple) mais ce fut pénible pour moi car je n'ai, à aucun moment, ressenti une quelconque émotion.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 29, 2011 8:06 AM CET


Retour à Killybegs (Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2011)
Retour à Killybegs (Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2011)
Prix : EUR 7,49

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Coup de coeur, 31 octobre 2011
Retour à Killybegs raconte la version de Tyrone Meehan, cet homme qui a trahi le narrateur de Mon Traître, en même temps que sa famille, ses amis, son pays. Tyrone nous raconte son enfance, la difficulté d'être catholique en Irlande du Nord où il doit vivre après la mort de son père: "Il rentrait du lycée, en uniforme catholique, avec sa cravate rayée d'ocre et le blason de Saint Comgall. Le trottoir était encombré de gravats. Il avait hésité, puis traversé la rue, passé la frontière invisible qui séparait les deux communautés. Et marché en face sur le trottoir protestant." Je vous laisse découvrir ce qui arrive à cet ado. Voilà un monde où le protestant hait le catholique et le catholique hait le britannique, et cela de génération en génération. Le destin de Tyrone est de servir l'IRA et il y met tout son coeur. Servir l'IRA, c'est découvrir une solidarité impressionnante, mais c'est aussi tuer et accepter d'aller régulièrement en prison. Et pourtant, Tyrone n'est pas une machine: quand il rencontre un britannique, il oublie parfois que "sous ce casque de guerre, il ne pouvait pas y avoir un homme, mais seulement un barbare". C'est un monde où chacun a son rôle: le soldat de l'IRA veille sur les familles (elle punit les violeurs), sur la terre tandis que le curé essaie de ramener son troupeau à l'église, et ce n'est pas facile quand le troupeau a du sang sur les mains. Les Britanniques surveillaient nos gestes, l'IRA surveillait nos engagements, les curés surveillaient notre pensée, les parents surveillaient notre enfance et les fenêtres surveillaient nos amours. Je ne vous dirai pas comment Tyrone Meehan, ce soldat de l'IRA devînt un traitre mais je peux vous le dire, pour la première fois,j'ai aimé un membre de l'IRA.

Ce roman m'a prise à la gorge dès le départ. Je l'ai lu en apnée, happée cette Irlande que Sorj Chalandon aime tant, mais aussi par sa plume, si belle. En voici un exemple: J'ai eu un mouvement du menton, rien du tout. Juste une feuille qui tremble sur son bout de branche. Happée par des rencontres comme celle entre Tyrone et son ami d'enfance devenu curé. J'ai aimé aussi Sheila, ce très beau portrait de femme qui porte en elle toutes les femmes ou mères des membres de l'IRA. Moi qui ai toujours refusé de comprendre tout acte terroriste, Sorj Chalandon a réussi à me faire comprendre comment ces hommes meurtris par la politique britannique en arrivaient à de telles extremités. Et pourtant, ce roman pointe aussi du doigt les failles de l'IRA qui n'hésite pas à soutenir l'Allemagne nazie: "Quel pays pour nous défendre? L'Allemagne d'Hitler? Bravo! Quelle grande leçon de politique! Soutenir tout ce que notre ennemi combat? C'est ça? La danse avec le diable pour le reste des temps?" Voilà un roman où revient régulièrement la comparaison avec les Oiseaux d'Hitchcock car l'Irlande et ce film sont liés par la peur. Mon mari l'a fini hier et l'a aussi adoré

Le couvent de la Reine : L'aile des princes
Le couvent de la Reine : L'aile des princes
par Lova Pourrier
Edition : Broché
Prix : EUR 14,25

3.0 étoiles sur 5 Un peu naïf mais historiquement intéressant, 20 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le couvent de la Reine : L'aile des princes (Broché)
Voilà un roman intéressant pour y apprendre la vie des jeunes filles bien nées dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Le lexique est parfois celui de l'époque, la jeune lectrice y apprendra donc des mots comme "bura" grâce à des notes de bas de page (bravo, pour une fois, ce n'est pas en fin de roman!), mais aussi quelques détails historiques. Les aventures de Laure mêlant amitié, amour et enquête devraient plaire au jeunes filles mais elles devraient aussi leur permettre de se poser des questions qui les concernent et qui peuvent être l'occasion d'échanges intéressants: Laure se rend complice, par son silence, de la fuite d'une jeune fille avec un homme mal intentionné (ce que Laure ne sait pas). N'aurait-elle pas dû dès le départ les dénoncer?

Octobre noir
Octobre noir
par Daeninckx Didier
Edition : Relié
Prix : EUR 13,02

3.0 étoiles sur 5 Pour la mémoire, 20 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Octobre noir (Relié)
A travers l'histoire de Vincent, jeune rocker qui se nomme en fait Mohand, les auteurs nous font vivre cette soirée meurtrière qui fit sans doute plus de cent morts et fut si longtemps cachée. En 1961, Fatima avait quinze ans quand elle décida de braver l'interdiction parentale et de se joindre à la manifestation. Elle n'en revint jamais. Lorsque sa soeur lut un jour qu'elle était morte, victime des policiers, elle découvrit alors le secret tu depuis si longtemps dans sa famille. On lui avait croire qu'elle s'était suicidée.

Les dessins ne sont pas fins, ce n'est pas forcément ce que j'aime regarder mais là n'est pas la question. C'est une BD pour la mémoire.

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