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Contenu rédigé par Lamouche Jean-Luc
Classement des meilleurs critiques: 631
Votes utiles : 1913

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Commentaires écrits par
Lamouche Jean-Luc (France)
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   

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Heroïque
Heroïque
Prix : EUR 13,39

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un ténor qui ira - et qui est déjà - loin... !, 27 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heroïque (CD)
Le jeune ténor d'origine américaine Bryan Hymel (né en 1979 à La Nouvelle-Orléans) est - depuis quelques années - le plus prometteur de la nouvelle génération, dans sa catégorie. Il avait commencé par nous livrer des enregistrement en DVD et CD (respectivement pour "Carmen" de Bizet et "Robert de Diable" de Meyerbeer). Là, avec ce premier album solo (qui porte le titre "d'Héroïque"), il donne un superbe récital d'airs d'opéras français très énergiques couvrant la période romantique et postromantique - c'est-à-dire le XIXe siècle et les débuts du XXe. Le premier intérêt de ce disque réside bien sûr dans la voix même de Bryan Hymel, au timbre clair et rayonnant, dont les moyens (avec une tessiture importante en direction des aigus - notamment) sont plus que convaincants ! Le seul bémol que l'on pourrait signaler à ce propos serait, pour certains airs, quelques approximations dans la prononciation du français ; mais, certainement pas en ce qui concerne la diction, incontestablement parfaite... ! Le second intérêt de cet album se trouve dans le répertoire des compositeurs - et surtout des airs - choisis. En effet, à côté de pages connues (comme, par exemple, celles liées au "Guillaume Tell" de Rossini, ou à "La Damnation de Faust" de Berlioz, ou bien encore à "L'Africaine" de Meyerbeer), nous profitons aussi de morceaux peu enregistrés, depuis assez longtemps en tout cas (comme cet air du "Jérusalem" de Verdi - dans le cadre de la version française de "I Lombardi alla prima crociata" -, ou ceux de plusieurs œuvres d'Henri Rabaud). Oui, décidément, Bryan Hymel, qui aime tant la France que, dans une interview assez récente, il envisageait la possibilité de s'y installer et d'y former (en plus de la réalisation de sa carrière personnelle) de très jeunes chanteurs lyriques, est plus qu'un espoir. Il faut déjà compter avec lui au sein de la galaxie opératique. Quant aux accompagnateurs, dirigés par le chef Emmanuel Villaume, ils mettent bien en valeur la voix de ce ténor de très grande qualité...


Palestrina;Das Herz;Guntram;Capriccio;Feuersnot
Palestrina;Das Herz;Guntram;Capriccio;Feuersnot
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 14,43

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un CD indispensable aux fervents de la musique post-wagnérienne, 30 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Palestrina;Das Herz;Guntram;Capriccio;Feuersnot (CD)
Ce disque a été publié il y a déjà de nombreuses années, mais reste d'une "nouveauté" absolue ! D'abord, en raison des pages orchestrales choisies, provenant d'opéras apparaissant comme de relatives raretés - au moins pour le public mélomane non allemand - au sein du répertoire lyrique germanique post-wagnérien, en dehors du "Capriccio" de Richard Strauss. Comment ne pas relever en effet l'extrême valeur et la beauté des préludes du "Palestrina" de Hans Pfitzner (créé à Munich en 1917), celles des extraits des deux opéras de jeunesse de Richard Strauss que sont "Guntram" et "Feuersnost" (créés respectivement à Weimar en 1894 et à Dresde en 1901 - tout remplis de l'ombre de Wagner), et des autres pièces ?!
Ensuite, il y a les interprétations que nous donne le chef allemand - qui a fait un si grand chemin depuis la réalisation de ce CD : Christian Thielemann, à la tête de l'Orchestre de l'Opéra Allemand de Berlin. Qu'est-ce qui en fait le prix ? Tout simplement la transparence des plans sonores, mise en valeur par une excellente prise de son, et le travail de cet immense artiste auprès de ses musiciens, autant pour les pages tendres (surtout les plages 1, 4 et 8, tirées de "Palestrina", "Das Herz" de Hans Pfitzner, et de "Feuersnot") qu'en ce qui concerne les envolées dramatiques plus ou moins fougueuses (plages 5 et 6, issues de "Das Käthchen von Heilbronn" de Hans Pfitzner, et de "Guntram"). Au total, on ne dira jamais assez à quel point Christian Thielemann a su rendre ici entièrement justice à ces pages...


Haendel - Amor e gelosia : duos d'opéra / Ciofi · Di Donato · Il Complesso Barocco · Curtis
Haendel - Amor e gelosia : duos d'opéra / Ciofi · Di Donato · Il Complesso Barocco · Curtis
Prix : EUR 7,99

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Avant tout pour les amateurs du chant baroque haendélien, 1 août 2014
Le quadruple intérêt de ce CD réside dans les points suivants. D'abord, le fait de nous faire découvrir un certain nombre d'opéras peu connus - voire ignorés - de Haendel ; ce qui est déjà, en soi, important, ne serait-ce que pour celles et ceux qui aiment le chant baroque du XVIIIe siècle et plus particulièrement les œuvres lyriques chantées en italien et composées par le maître saxon naturalisé anglais. Ensuite, l'idée - originale - d'avoir voulu nous proposer un regroupement de duos d'opéras haendéliens, alors que nous sommes généralement beaucoup plus habitués à pouvoir apprécier des récitals d'arias de ce compositeur (au même titre que pour ceux de Vivaldi, notamment). Puis, le choix consistant à marier deux grandes interprètes d'aujourd'hui : les grandes Joyce DiDonato (mezzo-soprano américaine) et Patrizia Ciofi (soprano italienne) ; et il faut bien dire que nous avons là globalement une belle réussite, car les voix des deux cantatrices se marient d'une manière particulièrement harmonieuse ! Enfin, la valeur de ce disque est d'autant plus importante que les deux chanteuses sont accompagnées par un spécialiste de la redécouverte d'un certain nombre d'opéras méconnus de Haendel (avant tout), Alan Curtis, placé à la tête de son ensemble jouant sur instruments anciens (Il Complesso Barroco). Deux bémols toutefois : le fait que les mélomanes peu adeptes du chant baroque pourront éprouver une relative lassitude (ce qui n'a pas été mon cas) à l'écoute de tous ces duos, précédés par des récitatifs un peu fastidieux (il faut en convenir), et une certaine (quoique très relative) insuffisance au niveau de la prise de son.


Mariss Jansons Conducts Brahms & Janacek
Mariss Jansons Conducts Brahms & Janacek
DVD ~ Brahms
Prix : EUR 30,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Mariss Jansons est vraiment un très grand chef d'orchestre !, 12 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mariss Jansons Conducts Brahms & Janacek (DVD)
Lors de ce concert capté en DVD en mars 2012 pendant le Festival de Lucerne, le grand chef russe - d'origine lettone - Mariss Jansons nous donne deux très belles interprétations de la "Symphonie n°2" de Brahms et de la "Messe Glagolithique" de Janacek, à la tête de l'Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise. Pour la symphonie de Brahms, très souvent jouée en concert, il est très difficile de faire preuve d'originalité. Et pourtant, c'est bien ce que ce chef arrive à faire, avec maîtrise, énergie, vigueur et bienveillance à l'égard de ses musiciens. Il sait livrer un très bon équilibre entre les différents pupitres instrumentaux. Son goût et son sens du soin apporté aux détails s'approchent souvent d'une précision d'horloger (tout particulièrement dans le quatrième mouvement). Et la coda de l’œuvre brahmsienne est interprétée avec une force, une énergie, faisant penser à de la lave en fusion - ce qui est une des caractéristiques essentielles de Jansons ! Cela dit, pour ce concert, c'est la "Messe Glagolithique" de Janacek - très nettement moins donnée - qui apparaît comme la partie la plus intéressante. Avec son texte écrit en vieux slavon, et comptant huit parties, elle nous permet d'être en contact avec quatre solistes : Tatiana Monogarova (soprano), Marina Prudenskaja (mezzo-soprano), Ludovit Ludha (ténor) et Peter Mikulas (basse) - sans oublier le Chœur de la Radio Bavaroise (en plus de l'Orchestre). Pour les solistes, le niveau est bon, en dehors du ténor (qui projette une voix présentant un timbre peu agréable et frisant l'insupportable dans les aigus forte). On signalera la présence d'un solo d'orgue pour le "postludium", avec l'organiste lettone Iveta Apkalna. Au total, le plus réussi, c'est la façon dont Mariss Jansons arrive à gérer l'édifice sonore représenté par l'ensemble des interprètes de cette partition ! Voici en tout cas un DVD (ou un Blu-ray) à acquérir sans hésiter...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 12, 2014 11:23 AM MEST


Anna - The Best of Anna Netrebko
Anna - The Best of Anna Netrebko
Prix : EUR 15,48

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne compilation d'airs d'Anna Netrebko, 5 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anna - The Best of Anna Netrebko (CD)
Ce CD, publié fin 2009, est une bonne compilation de la discographie et des grands rôles interprétés sur scène par la soprano russo-autrichienne Anna Netrebko. On y trouve en effet un bon nombre de ses incarnations mozartiennes et du Bel canto romantique (Bellini) ou du répertoire postromantique (Verdi et Puccini) italiens. De plus, il y a aussi certains de ses airs fétiches tels que "L'Invocation à la Lune" de l'opéra "Rusalka" du compositeur tchèque Anton Dvorak, un extrait de l'opérette "Giuditta" de Franz Lehar et la célèbre "Chanson de Solveig" tirée de la musique de scène "Peer Gynt" d'Edvard Grieg. La voix de cette véritable "Déesse" (comme "Casta Diva" de Bellini) du chant lyrique est ici parfaitement mise en valeur, toute en rondeur, beauté de timbre et puissance (douce) d'émission (gardant sa grande clarté et son côté presque fruité) ! Cela dit, on regrettera que le répertoire postromantique français ait été un peu négligé, même si sont présents "Le Duo des Fleurs" du "Lakmé" de Léo Delibes et "La Barcarolle" des "Contes d'Hoffmann" d'Offenbach (avec la mezzo-soprano Elina Garanca) ; un ou deux airs de plus (par exemple extraits de la "Manon" de Massenet) auraient été les bienvenus... Par ailleurs, nous n'avons rien en ce qui concerne les rôles russes de la cantatrice - ce qui est tout de même plus que dommage, puisqu'il s'agit de son répertoire naturel ! Mais, un conseil tout de même à tous les mélomanes qui préfèrent la musique symphonique, concertante ou de chambre, et qui hésitent à se lancer dans l'aventure de l'art lyrique : achetez ce disque et je vous garantis que vous ne serez pas déçus - ceci d'autant plus qu'Anna Netrebko est ici accompagnée, pour certains airs, par le ténor franco-mexicain Rolando Villazon et (comme cela a déjà été dit) la mezzo-soprano d'origine lettone Elina Garanca, deux autres très grands chanteurs d'opéra...


Jean-Pierre Rampal : Le flûtiste du siècle, ses plus grands succés
Jean-Pierre Rampal : Le flûtiste du siècle, ses plus grands succés
Prix : EUR 10,82

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une grande leçon d'interprétation musicale !, 13 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jean-Pierre Rampal : Le flûtiste du siècle, ses plus grands succés (CD)
On sait que le français Jean-Pierre Rampal fut un des plus grands flûtistes de tous les temps, lui qui nous a quittés au cours de l'année 2000... Or, cette compilation d'un certain nombre de pages de "Ses plus grands succès", pour "Le flûtiste du siècle" (titres de cet album), tirée d'un coffret de 12 CD publié en 1992, donne une très bonne idée de l'étendue et de la variété de son talent - dans des répertoires allant de l'époque baroque jusqu'au XXe siècle. On trouve ici de très grands classiques, tels que "Polonaise" et "Badinerie" de Bach (plages 1 et 2), "Andantino" du "Concerto pour flûte et harpe" de Mozart (plage 5), "Concerto Il Cardinello" de Vivaldi (plages 6 et 7), "Rondo" du "Concerto en mi mineur" de Mercadante (plage 14). Mais aussi des pièces provenant de partitions beaucoup moins connues, extraites de concertos - ou d'autres formes musicales - de Haendel, Jean-Marie Leclair, François Devienne, Johann Stamitz, Jacques Ibert, ou encore Aram Khatchatourian. On peut apprécier au plus haut point le phrasé de Jean-Pierre Rampal à la flûte traversière, aussi bien dans les pages lentes et douces (une sonate de Bach, une page anonyme) que pour les rapides ("Badinerie" de Bach, "Allegro" du concerto de Vivaldi, concerto de Stamitz, "Rondo" du concerto de Mercadante). On remarquera, sur ces différents plans, le doigté, la tenue de note(s), et la virtuosité déconcertante de cet immense instrumentiste ; le son obtenu donne à certains moments une impression d'atmosphère magique ! Un seul regret cependant : pourquoi ne pas nous avoir donné une compilation en deux CD, ce qui aurait permis d'éviter de ne pouvoir entendre (souvent) que des portions de toutes ces belles partitions, si magnifiquement interprétées ?! Enfin, peut-être que certains "baroqueux" auront du mal à accepter des enregistrements qui datent, pour l'essentiel, des années 1960 et des débuts de la décennie 1970... (?)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 27, 2014 7:49 PM MEST


Airs (coll. Kathleen Ferrier Edition Vol.4)
Airs (coll. Kathleen Ferrier Edition Vol.4)
Proposé par Smaller World Future FR
Prix : EUR 17,62

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Kathleen Ferrier, comme un "ange" de douleur... ?, 7 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Airs (coll. Kathleen Ferrier Edition Vol.4) (CD)
Ce superbe CD nous met en contact avec la voix de la grande contralto britannique Kathleen Ferrier, disparue si précocement, vers la fin de l'année 1953, à l'âge de 41 ans ! Nous avons le bonheur de l'entendre dans des lieder, mais aussi pour deux chants traditionnels. En ce qui concerne les lieder de Schumann, nous profitons du remarquable cycle qui s'intitule "Frauenliebe und Leben" ("La Vie et l'Amour d'une Femme"), de la plage 1 à la plage 8. Il y a aussi deux autres lieder, dont le très connu "Widmund" (plage 10). Kathleen Ferrier nous plonge immédiatement en plein romantisme musical germanique - ici en l'occurrence allemand. Pour ceux de Brahms, le choix est limité à deux lieder, dont le premier - "Sappische Ode" - nous permet d'avoir une idée précise de la tessiture de sa voix. Ce chant peut nous faire regretter que Brahms n'ait pas davantage composé pour la voix humaine ! Nous en arrivons ensuite aux lieder de Schubert, avec sept chants, dont deux - au moins - sont très célèbres : "Gretchen am Spinnrade" ("Marguerite au rouet"), à la plage 13, particulièrement émouvant dans l'interprétation qu'en donne Kathleen Ferrier, et "An die Musik", en plage 15 - où la contralto s'exprime un peu à la façon d'un "ange" désespéré ! Avec "Der Musensohn" (plage 16), pourtant, c'est la joie qui règne... "Du liebst mich nicht" (plage 18) peut être vu comme un cri, mais tout en retenu. Et "Lachen und weinen" (plage 19) devient, par le mystère de la voix de Kathleen, une expression de douleur typiquement schubertienne - entre rires et larmes. Le disque se termine par deux chants traditionnels, dont le célébrissime "Silent night, holy night" (plage 20), dans lequel la tessiture de la contralto est très impressionnante, aussi bien pour les graves qu'en ce qui concerne les médiums, et même les aigus...


Symphonie N°4, Tre Ricercari, Concerto Pour Piano N°4 "Incantations"
Symphonie N°4, Tre Ricercari, Concerto Pour Piano N°4 "Incantations"
Prix : EUR 11,36

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Martinu, un compositeur à décourir, ou à approfondir, 25 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie N°4, Tre Ricercari, Concerto Pour Piano N°4 "Incantations" (CD)
Voici donc un CD consacré à un compositeur postromantique d'origine tchèque - beaucoup moins connu que ses compatriotes Dvorak, Smetana, ou Janacek -, qui fuya le nazisme après l'occupation de son pays en mars 1939 et finit par se faire naturaliser américain. Sans doute comme de nombreux autres musiciens, il mérite d'être nettement mieux connu, notamment pour sa production symphonique et concertante. Il créa ses partitions orchestrales aux Etats-Unis entre 1942 et 1945. Nous avons là à la fois sa "Quatrième symphonie", datant de 1945 (sans doute celle par laquelle il convient de commencer pour aborder son oeuvre symphonique), une des six qu'il créa, et deux de ses cinq concertos pour piano et orchestre. Ce disque permet de se rendre compte des influences que connut Martinu. Avec incontestablement celles de la tradition musicale de son pays d'origine (c'est très net dans le second mouvement de la "Quatrième symphonie"). Mais aussi des caractéristiques françaises (durant les années 1920, à Paris, il fut l'élève d'Albert Roussel et d'Arthur Honegger), parfois néo-debussystes (comme dans le troisième mouvement de cette même symphonie : un superbe "Largo"). Et encore des aspects nord-américains (dans le quatrième mouvement, faisant penser à certaines pages de Samuel Barber, ou de Charles Ives). Les deux concertos pour piano et orchestre (ici, le "Troisième" et le "Quatrième") apparaissent globalement comme moins réussis sur le plan de la stricte composition musicale, en dehors (surtout) du second mouvement du "Concerto n°4". L'interprétation qui est donnée de ces partitions approche la perfection, puisque mise entre les mains de spécialistes de ce compositeur, avec - avant tout - le chef tchèque Martin Turnovsky, placé à la tête de deux grands orchestres de son pays ; de même pour le pianiste Josef Palenicek.


Romantique
Romantique
Prix : EUR 12,19

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bravo, Elina Garanca ! On en redemande... !!, 20 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Romantique (CD)
On sait qu'Elena Garanca est une des trois ou quatre plus grandes mezzo-sopranos actuelles. Avec ce CD, elle a voulu offrir une sorte de cadeau à ses admirateurs, en regroupant un certain nombre d'airs qu'elle affectionne particulièrement. On y trouve uniquement des morceaux issus de différents types de répertoires "romantiques" (d'où le titre de l'album), du Bel canto italien jusqu'aux dernières années du XIXe siècle. Les titres sont essentiellement tirés d'opéras français : six sur neuf - et même sept si l'on ajoute l'air extrait de "La Favorite" de Donizetti (dans sa version hexagonale). En effet, nous trouvons là des compositeurs tels que Saint-Saëns, Gounod, Berlioz, et Lalo ; et ceci, pour des morceaux dont certains sont bien loin d'être galvaudés : "Ô ma lyre immortelle" (de la "Sapho", de Gounod), ou bien encore "Plus grand, dans son obscurité" (de "La Reine de Saba", à nouveau de Gounod). Cela dit, on trouve aussi des titres - encore plus rarement interprétés, donc précieux ! - provenant de musiciens non français : Tchaïkovski (avec un extrait de "La Pucelle d'Orléans"), et le compositeur belcantiste italien Nicola Vaccai (air tiré de "Giulietta e Romeo"), dont j'ignorais tout ! En dehors de l'intérêt des airs choisis, ce qui fait le prix de ce disque réside bien évidemment dans la voix de la cantatrice, qui semble avoir atteint sa pleine maturité vocale, avec une tessiture de plus en plus étendue, dépassant - dans les aigus, particulièrement lumineux et faciles - le cadre traditionnel d'une mezzo ! Ceci est nettement perceptible aux plages 4, 7, et 8 ! Par ailleurs, elle présente un timbre et des couleurs superbes, une ligne de chant parfaite, une très bonne diction, et une prononciation fort convenable du français. L'Orchestre Philharmonique du Théâtre Communal de Bologne, sous la direction d'Yves Abel, se met totalement au service de la chanteuse, en développant une nette présence et un travail très soigné.


Offenbach : Les Contes d'Hoffmann
Offenbach : Les Contes d'Hoffmann
DVD ~ Kathleen Kim
Prix : EUR 23,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne version des "Contes d'Hoffmann", 1 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Offenbach : Les Contes d'Hoffmann (DVD)
Cette captation DVD, réalisée au Grand Théâtre du Liceu de Barcelone, en février 2013, apparaît globalement comme une réussite, avec toutefois quelques bémols. La mise en scène de Laurent Pelly nous plonge en plein XIXe siècle, dans une atmosphère particulièrement fantastique, qui est bien celle de l'opéra de Jacques Offenbach. Sur ce plan, les lumières et les décors ont été très étudiés, ainsi que, par exemple, la façon dont Laurent Naouri doit incarner - à la manière d'un Nosferatu (de Murnau) - les différents personnages (Lindorf, Coppelius, Docteur Miracle, Dapertutto) qu'il est amené à chanter et jouer.
Le chef d'orchestre français Stéphane Denève réalise une très bonne performance, aussi bien pour la direction de l'Orchestre et des Chœurs du Grand Théâtre du Liceu qu'en ce qui concerne le soutien apporté aux chanteurs. Il sait être parfois très engagé (notamment lors du Prologue et de l’Épilogue, avec les scènes d'ivresse), mais aussi d'une grande douceur (comme pendant la célébrissime "Barcarolle"). Le soliste qui tire le plus son épingle du jeu est le baryton-basse Laurent Naouri ; dans ses quatre rôles diaboliques, il fait forte impression, à la fois sur le plan du jeu (inquiétant, dans sa dimension faustienne !) et au niveau vocal (avec son timbre sombre, la qualité de sa projection et de sa ligne de chant).
Michael Spyres (Hoffmann) convient très bien au rôle titre. Sa prononciation du français est exemplaire, ainsi que sa diction, et le timbre de sa voix de ténor lyrique demeure toujours agréable ; ses aigus restent toujours valeureux ! La soprano colorature Kathleen Kim (Olympia) nous livre une excellente prestation, notamment pour son fameux air "Les oiseaux dans la charmille", avec des vocalises assez impressionnantes ; elle apparaît comme une poupée mécanique guindée, très drôle, et incarnée d'une manière bien sympathique ! La mezzo-soprano québécoise Michèle Losier (Niklausse, la Muse) est la très bonne surprise de cette captation, avec son excellente diction, ainsi que la qualité de son vibrato.
On pouvait attendre Natalie Dessay (Antonia) comme la star de cette représentation. Force est de constater que nous sommes un peu déçus. Certes, ses qualités de comédienne restent présentes, tout comme la valeur du timbre de sa voix dans les médiums ; mais, dès qu'elle doit monter vers les aigus, elle peine - surtout pour les forte ! Un autre bémol se situe au niveau de l'incarnation de la soprano Tatiana Pavlovskaja (Giulietta), insuffisante vocalement, avec un timbre et un vibrato désagréables, et une prononciation du français laissant beaucoup à désirer ! Pour conclure, et en ajoutant que les seconds rôles - tenus essentiellement par des espagnols - sont d'un très bon niveau, disons que cette version des "Contes d'Hoffmann" apparaît comme tout à fait recommandable.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 1, 2014 9:23 PM MEST


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