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Contenu rédigé par Lamouche Jean-Luc
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Commentaires écrits par
Lamouche Jean-Luc (France)
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Haendel - Amor e gelosia : duos d'opéra / Ciofi · Di Donato · Il Complesso Barocco · Curtis
Haendel - Amor e gelosia : duos d'opéra / Ciofi · Di Donato · Il Complesso Barocco · Curtis
Prix : EUR 8,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Avant tout pour les amateurs du chant baroque haendélien, 1 août 2014
Le quadruple intérêt de ce CD réside dans les points suivants. D'abord, le fait de nous faire découvrir un certain nombre d'opéras peu connus - voire ignorés - de Haendel ; ce qui est déjà, en soi, important, ne serait-ce que pour celles et ceux qui aiment le chant baroque du XVIIIe siècle et plus particulièrement les œuvres lyriques chantées en italien et composées par le maître saxon naturalisé anglais. Ensuite, l'idée - originale - d'avoir voulu nous proposer un regroupement de duos d'opéras haendéliens, alors que nous sommes généralement beaucoup plus habitués à pouvoir apprécier des récitals d'arias de ce compositeur (au même titre que pour ceux de Vivaldi, notamment). Puis, le choix consistant à marier deux grandes interprètes d'aujourd'hui : les grandes Joyce DiDonato (mezzo-soprano américaine) et Patrizia Ciofi (soprano italienne) ; et il faut bien dire que nous avons là globalement une belle réussite, car les voix des deux cantatrices se marient d'une manière particulièrement harmonieuse ! Enfin, la valeur de ce disque est d'autant plus importante que les deux chanteuses sont accompagnées par un spécialiste de la redécouverte d'un certain nombre d'opéras méconnus de Haendel (avant tout), Alan Curtis, placé à la tête de son ensemble jouant sur instruments anciens (Il Complesso Barroco). Deux bémols toutefois : le fait que les mélomanes peu adeptes du chant baroque pourront éprouver une relative lassitude (ce qui n'a pas été mon cas) à l'écoute de tous ces duos, précédés par des récitatifs un peu fastidieux (il faut en convenir), et une certaine (quoique très relative) insuffisance au niveau de la prise de son.


Mariss Jansons Conducts Brahms & Janacek
Mariss Jansons Conducts Brahms & Janacek
DVD ~ Brahms
Prix : EUR 29,51

5.0 étoiles sur 5 Mariss Jansons est vraiment un très grand chef d'orchestre !, 12 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mariss Jansons Conducts Brahms & Janacek (DVD)
Lors de ce concert capté en DVD en mars 2012 pendant le Festival de Lucerne, le grand chef russe - d'origine lettone - Mariss Jansons nous donne deux très belles interprétations de la "Symphonie n°2" de Brahms et de la "Messe Glagolithique" de Janacek, à la tête de l'Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise. Pour la symphonie de Brahms, très souvent jouée en concert, il est très difficile de faire preuve d'originalité. Et pourtant, c'est bien ce que ce chef arrive à faire, avec maîtrise, énergie, vigueur et bienveillance à l'égard de ses musiciens. Il sait livrer un très bon équilibre entre les différents pupitres instrumentaux. Son goût et son sens du soin apporté aux détails s'approchent souvent d'une précision d'horloger (tout particulièrement dans le quatrième mouvement). Et la coda de l’œuvre brahmsienne est interprétée avec une force, une énergie, faisant penser à de la lave en fusion - ce qui est une des caractéristiques essentielles de Jansons ! Cela dit, pour ce concert, c'est la "Messe Glagolithique" de Janacek - très nettement moins donnée - qui apparaît comme la partie la plus intéressante. Avec son texte écrit en vieux slavon, et comptant huit parties, elle nous permet d'être en contact avec quatre solistes : Tatiana Monogarova (soprano), Marina Prudenskaja (mezzo-soprano), Ludovit Ludha (ténor) et Peter Mikulas (basse) - sans oublier le Chœur de la Radio Bavaroise (en plus de l'Orchestre). Pour les solistes, le niveau est bon, en dehors du ténor (qui projette une voix présentant un timbre peu agréable et frisant l'insupportable dans les aigus forte). On signalera la présence d'un solo d'orgue pour le "postludium", avec l'organiste lettone Iveta Apkalna. Au total, le plus réussi, c'est la façon dont Mariss Jansons arrive à gérer l'édifice sonore représenté par l'ensemble des interprètes de cette partition ! Voici en tout cas un DVD (ou un Blu-ray) à acquérir sans hésiter...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 12, 2014 11:23 AM MEST


Anna - The Best of Anna Netrebko
Anna - The Best of Anna Netrebko
Prix : EUR 19,93

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne compilation d'airs d'Anna Netrebko, 5 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anna - The Best of Anna Netrebko (CD)
Ce CD, publié fin 2009, est une bonne compilation de la discographie et des grands rôles interprétés sur scène par la soprano russo-autrichienne Anna Netrebko. On y trouve en effet un bon nombre de ses incarnations mozartiennes et du Bel canto romantique (Bellini) ou du répertoire postromantique (Verdi et Puccini) italiens. De plus, il y a aussi certains de ses airs fétiches tels que "L'Invocation à la Lune" de l'opéra "Rusalka" du compositeur tchèque Anton Dvorak, un extrait de l'opérette "Giuditta" de Franz Lehar et la célèbre "Chanson de Solveig" tirée de la musique de scène "Peer Gynt" d'Edvard Grieg. La voix de cette véritable "Déesse" (comme "Casta Diva" de Bellini) du chant lyrique est ici parfaitement mise en valeur, toute en rondeur, beauté de timbre et puissance (douce) d'émission (gardant sa grande clarté et son côté presque fruité) ! Cela dit, on regrettera que le répertoire postromantique français ait été un peu négligé, même si sont présents "Le Duo des Fleurs" du "Lakmé" de Léo Delibes et "La Barcarolle" des "Contes d'Hoffmann" d'Offenbach (avec la mezzo-soprano Elina Garanca) ; un ou deux airs de plus (par exemple extraits de la "Manon" de Massenet) auraient été les bienvenus... Par ailleurs, nous n'avons rien en ce qui concerne les rôles russes de la cantatrice - ce qui est tout de même plus que dommage, puisqu'il s'agit de son répertoire naturel ! Mais, un conseil tout de même à tous les mélomanes qui préfèrent la musique symphonique, concertante ou de chambre, et qui hésitent à se lancer dans l'aventure de l'art lyrique : achetez ce disque et je vous garantis que vous ne serez pas déçus - ceci d'autant plus qu'Anna Netrebko est ici accompagnée, pour certains airs, par le ténor franco-mexicain Rolando Villazon et (comme cela a déjà été dit) la mezzo-soprano d'origine lettone Elina Garanca, deux autres très grands chanteurs d'opéra...


Jean-Pierre Rampal : Le flûtiste du siècle, ses plus grands succés
Jean-Pierre Rampal : Le flûtiste du siècle, ses plus grands succés
Prix : EUR 7,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une grande leçon d'interprétation musicale !, 13 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jean-Pierre Rampal : Le flûtiste du siècle, ses plus grands succés (CD)
On sait que le français Jean-Pierre Rampal fut un des plus grands flûtistes de tous les temps, lui qui nous a quittés au cours de l'année 2000... Or, cette compilation d'un certain nombre de pages de "Ses plus grands succès", pour "Le flûtiste du siècle" (titres de cet album), tirée d'un coffret de 12 CD publié en 1992, donne une très bonne idée de l'étendue et de la variété de son talent - dans des répertoires allant de l'époque baroque jusqu'au XXe siècle. On trouve ici de très grands classiques, tels que "Polonaise" et "Badinerie" de Bach (plages 1 et 2), "Andantino" du "Concerto pour flûte et harpe" de Mozart (plage 5), "Concerto Il Cardinello" de Vivaldi (plages 6 et 7), "Rondo" du "Concerto en mi mineur" de Mercadante (plage 14). Mais aussi des pièces provenant de partitions beaucoup moins connues, extraites de concertos - ou d'autres formes musicales - de Haendel, Jean-Marie Leclair, François Devienne, Johann Stamitz, Jacques Ibert, ou encore Aram Khatchatourian. On peut apprécier au plus haut point le phrasé de Jean-Pierre Rampal à la flûte traversière, aussi bien dans les pages lentes et douces (une sonate de Bach, une page anonyme) que pour les rapides ("Badinerie" de Bach, "Allegro" du concerto de Vivaldi, concerto de Stamitz, "Rondo" du concerto de Mercadante). On remarquera, sur ces différents plans, le doigté, la tenue de note(s), et la virtuosité déconcertante de cet immense instrumentiste ; le son obtenu donne à certains moments une impression d'atmosphère magique ! Un seul regret cependant : pourquoi ne pas nous avoir donné une compilation en deux CD, ce qui aurait permis d'éviter de ne pouvoir entendre (souvent) que des portions de toutes ces belles partitions, si magnifiquement interprétées ?! Enfin, peut-être que certains "baroqueux" auront du mal à accepter des enregistrements qui datent, pour l'essentiel, des années 1960 et des débuts de la décennie 1970... (?)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 27, 2014 7:49 PM MEST


Airs (coll. Kathleen Ferrier Edition Vol.4)
Airs (coll. Kathleen Ferrier Edition Vol.4)
Prix : EUR 21,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Kathleen Ferrier, comme un "ange" de douleur... ?, 7 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Airs (coll. Kathleen Ferrier Edition Vol.4) (CD)
Ce superbe CD nous met en contact avec la voix de la grande contralto britannique Kathleen Ferrier, disparue si précocement, vers la fin de l'année 1953, à l'âge de 41 ans ! Nous avons le bonheur de l'entendre dans des lieder, mais aussi pour deux chants traditionnels. En ce qui concerne les lieder de Schumann, nous profitons du remarquable cycle qui s'intitule "Frauenliebe und Leben" ("La Vie et l'Amour d'une Femme"), de la plage 1 à la plage 8. Il y a aussi deux autres lieder, dont le très connu "Widmund" (plage 10). Kathleen Ferrier nous plonge immédiatement en plein romantisme musical germanique - ici en l'occurrence allemand. Pour ceux de Brahms, le choix est limité à deux lieder, dont le premier - "Sappische Ode" - nous permet d'avoir une idée précise de la tessiture de sa voix. Ce chant peut nous faire regretter que Brahms n'ait pas davantage composé pour la voix humaine ! Nous en arrivons ensuite aux lieder de Schubert, avec sept chants, dont deux - au moins - sont très célèbres : "Gretchen am Spinnrade" ("Marguerite au rouet"), à la plage 13, particulièrement émouvant dans l'interprétation qu'en donne Kathleen Ferrier, et "An die Musik", en plage 15 - où la contralto s'exprime un peu à la façon d'un "ange" désespéré ! Avec "Der Musensohn" (plage 16), pourtant, c'est la joie qui règne... "Du liebst mich nicht" (plage 18) peut être vu comme un cri, mais tout en retenu. Et "Lachen und weinen" (plage 19) devient, par le mystère de la voix de Kathleen, une expression de douleur typiquement schubertienne - entre rires et larmes. Le disque se termine par deux chants traditionnels, dont le célébrissime "Silent night, holy night" (plage 20), dans lequel la tessiture de la contralto est très impressionnante, aussi bien pour les graves qu'en ce qui concerne les médiums, et même les aigus...


Symphonie N°4, Tre Ricercari, Concerto Pour Piano N°4 "Incantations"
Symphonie N°4, Tre Ricercari, Concerto Pour Piano N°4 "Incantations"
Prix : EUR 11,74

4.0 étoiles sur 5 Martinu, un compositeur à décourir, ou à approfondir, 25 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie N°4, Tre Ricercari, Concerto Pour Piano N°4 "Incantations" (CD)
Voici donc un CD consacré à un compositeur postromantique d'origine tchèque - beaucoup moins connu que ses compatriotes Dvorak, Smetana, ou Janacek -, qui fuya le nazisme après l'occupation de son pays en mars 1939 et finit par se faire naturaliser américain. Sans doute comme de nombreux autres musiciens, il mérite d'être nettement mieux connu, notamment pour sa production symphonique et concertante. Il créa ses partitions orchestrales aux Etats-Unis entre 1942 et 1945. Nous avons là à la fois sa "Quatrième symphonie", datant de 1945 (sans doute celle par laquelle il convient de commencer pour aborder son oeuvre symphonique), une des six qu'il créa, et deux de ses cinq concertos pour piano et orchestre. Ce disque permet de se rendre compte des influences que connut Martinu. Avec incontestablement celles de la tradition musicale de son pays d'origine (c'est très net dans le second mouvement de la "Quatrième symphonie"). Mais aussi des caractéristiques françaises (durant les années 1920, à Paris, il fut l'élève d'Albert Roussel et d'Arthur Honegger), parfois néo-debussystes (comme dans le troisième mouvement de cette même symphonie : un superbe "Largo"). Et encore des aspects nord-américains (dans le quatrième mouvement, faisant penser à certaines pages de Samuel Barber, ou de Charles Ives). Les deux concertos pour piano et orchestre (ici, le "Troisième" et le "Quatrième") apparaissent globalement comme moins réussis sur le plan de la stricte composition musicale, en dehors (surtout) du second mouvement du "Concerto n°4". L'interprétation qui est donnée de ces partitions approche la perfection, puisque mise entre les mains de spécialistes de ce compositeur, avec - avant tout - le chef tchèque Martin Turnovsky, placé à la tête de deux grands orchestres de son pays ; de même pour le pianiste Josef Palenicek.


Romantique
Romantique
Prix : EUR 19,00

5.0 étoiles sur 5 Bravo, Elina Garanca ! On en redemande... !!, 20 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Romantique (CD)
On sait qu'Elena Garanca est une des trois ou quatre plus grandes mezzo-sopranos actuelles. Avec ce CD, elle a voulu offrir une sorte de cadeau à ses admirateurs, en regroupant un certain nombre d'airs qu'elle affectionne particulièrement. On y trouve uniquement des morceaux issus de différents types de répertoires "romantiques" (d'où le titre de l'album), du Bel canto italien jusqu'aux dernières années du XIXe siècle. Les titres sont essentiellement tirés d'opéras français : six sur neuf - et même sept si l'on ajoute l'air extrait de "La Favorite" de Donizetti (dans sa version hexagonale). En effet, nous trouvons là des compositeurs tels que Saint-Saëns, Gounod, Berlioz, et Lalo ; et ceci, pour des morceaux dont certains sont bien loin d'être galvaudés : "Ô ma lyre immortelle" (de la "Sapho", de Gounod), ou bien encore "Plus grand, dans son obscurité" (de "La Reine de Saba", à nouveau de Gounod). Cela dit, on trouve aussi des titres - encore plus rarement interprétés, donc précieux ! - provenant de musiciens non français : Tchaïkovski (avec un extrait de "La Pucelle d'Orléans"), et le compositeur belcantiste italien Nicola Vaccai (air tiré de "Giulietta e Romeo"), dont j'ignorais tout ! En dehors de l'intérêt des airs choisis, ce qui fait le prix de ce disque réside bien évidemment dans la voix de la cantatrice, qui semble avoir atteint sa pleine maturité vocale, avec une tessiture de plus en plus étendue, dépassant - dans les aigus, particulièrement lumineux et faciles - le cadre traditionnel d'une mezzo ! Ceci est nettement perceptible aux plages 4, 7, et 8 ! Par ailleurs, elle présente un timbre et des couleurs superbes, une ligne de chant parfaite, une très bonne diction, et une prononciation fort convenable du français. L'Orchestre Philharmonique du Théâtre Communal de Bologne, sous la direction d'Yves Abel, se met totalement au service de la chanteuse, en développant une nette présence et un travail très soigné.


Offenbach : Les Contes d'Hoffmann
Offenbach : Les Contes d'Hoffmann
DVD ~ Kathleen Kim
Prix : EUR 23,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne version des "Contes d'Hoffmann", 1 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Offenbach : Les Contes d'Hoffmann (DVD)
Cette captation DVD, réalisée au Grand Théâtre du Liceu de Barcelone, en février 2013, apparaît globalement comme une réussite, avec toutefois quelques bémols. La mise en scène de Laurent Pelly nous plonge en plein XIXe siècle, dans une atmosphère particulièrement fantastique, qui est bien celle de l'opéra de Jacques Offenbach. Sur ce plan, les lumières et les décors ont été très étudiés, ainsi que, par exemple, la façon dont Laurent Naouri doit incarner - à la manière d'un Nosferatu (de Murnau) - les différents personnages (Lindorf, Coppelius, Docteur Miracle, Dapertutto) qu'il est amené à chanter et jouer.
Le chef d'orchestre français Stéphane Denève réalise une très bonne performance, aussi bien pour la direction de l'Orchestre et des Chœurs du Grand Théâtre du Liceu qu'en ce qui concerne le soutien apporté aux chanteurs. Il sait être parfois très engagé (notamment lors du Prologue et de l’Épilogue, avec les scènes d'ivresse), mais aussi d'une grande douceur (comme pendant la célébrissime "Barcarolle"). Le soliste qui tire le plus son épingle du jeu est le baryton-basse Laurent Naouri ; dans ses quatre rôles diaboliques, il fait forte impression, à la fois sur le plan du jeu (inquiétant, dans sa dimension faustienne !) et au niveau vocal (avec son timbre sombre, la qualité de sa projection et de sa ligne de chant).
Michael Spyres (Hoffmann) convient très bien au rôle titre. Sa prononciation du français est exemplaire, ainsi que sa diction, et le timbre de sa voix de ténor lyrique demeure toujours agréable ; ses aigus restent toujours valeureux ! La soprano colorature Kathleen Kim (Olympia) nous livre une excellente prestation, notamment pour son fameux air "Les oiseaux dans la charmille", avec des vocalises assez impressionnantes ; elle apparaît comme une poupée mécanique guindée, très drôle, et incarnée d'une manière bien sympathique ! La mezzo-soprano québécoise Michèle Losier (Niklausse, la Muse) est la très bonne surprise de cette captation, avec son excellente diction, ainsi que la qualité de son vibrato.
On pouvait attendre Natalie Dessay (Antonia) comme la star de cette représentation. Force est de constater que nous sommes un peu déçus. Certes, ses qualités de comédienne restent présentes, tout comme la valeur du timbre de sa voix dans les médiums ; mais, dès qu'elle doit monter vers les aigus, elle peine - surtout pour les forte ! Un autre bémol se situe au niveau de l'incarnation de la soprano Tatiana Pavlovskaja (Giulietta), insuffisante vocalement, avec un timbre et un vibrato désagréables, et une prononciation du français laissant beaucoup à désirer ! Pour conclure, et en ajoutant que les seconds rôles - tenus essentiellement par des espagnols - sont d'un très bon niveau, disons que cette version des "Contes d'Hoffmann" apparaît comme tout à fait recommandable.
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Lava-Opera Arias from 18th Century Napoli
Lava-Opera Arias from 18th Century Napoli
Prix : EUR 12,99

5.0 étoiles sur 5 Avec Simone Kermes, de la "lave" baroque en fusion... !, 19 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lava-Opera Arias from 18th Century Napoli (CD)
Oui, c'est bien de la "lave", ce CD, avec l'énergie et la fougue de la soprano colorature dramatique allemande Simone Kermes, dans un récital d'airs d'opéras baroques napolitains du XVIIIe siècle - ce que l'on a pu appeler le "premier bel canto" (avant celui de la première moitié du XIXe). On y trouve des arias (dont de nombreux inédits) de Johann Adolph Hasse, Giovanni Battista Pergolesi (Pergolèse), Nicola Porpora, Leonardo Vinci, et Leonardo Leo. Pour les airs rapides, cette énergie correspond à une technique du chant baroque assez acrobatique (les "cocotes", notamment), se voulant particulièrement authentique ! Ce qui n'empêche nullement d'alterner avec des arias très tendres. En somme, on va de l'excès (typiquement baroque) jusqu'à la plus grande douceur ! Au total, à côté de ses aigus fulgurants (même dans les forte), quoiqu'un peu tendus parfois dans les coloratures, on peut noter la grande agilité vocale de Simone Kermes dans les airs rapides, et - en même temps -, une grande rondeur et de beaux pianissimi pour les arias lentes ; et ceci avec une tessiture plutôt large (voir, par exemple, la plage 6). Toutes les variétés du chant d'opéra napolitain au dernier siècle de la période baroque sont donc ici présentes ! L'accompagnement par l'ensemble Le Musiche Nove - un ensemble créé en 2001 et se produisant bien évidemment sur instruments originaux -, dirigé par Claudio Osele, est à la fois aérien et musclé ! Avec ce disque, on peut également profiter d'un excellent équilibre (sur le plan de la présence sonore) entre la voix de la cantatrice et les instruments, sans oublier de signaler la transparence et la lisibilité exemplaires des plans des différents pupitres - de la soliste à l'ensemble instrumental. Soit une grande réussite, pour tout dire...


Romance
Romance
Prix : EUR 16,99

4.0 étoiles sur 5 Une belle compilation, avant tout pour fans, 6 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Romance (CD)
Ce CD ravira les fans de la violoniste prodige (à partir de sa cinquième année) Anne-Sophie Mutter, dont Herbert von Karajan fut le découvreur et le mentor, dès qu'elle atteignit l'âge de 13 ans. D'ailleurs, ce dernier est présent pour un bon nombre des plages de ce disque - à la tête des Berliner Philharmoniker. Mais, il ne faut pas oublier de signaler aussi la présence d'un autre grand de la direction d'orchestre : l'américain James Levine, avec les Wiener Philharmoniker. Soit, disons-le au passage, deux des plus performantes phalanges mondiales ! Nous avons là, sous le titre de "Romance", une compilation, faite d’œuvres courtes ("Légende", de Wieniawski, et "Berceuse", de Fauré), mais surtout de mouvements extraits de partitions célèbres du grand répertoire classique, romantique, et postromantique. Sont présentes en effet ici des pages phares de Bruch, Tchaïkovski, Mendelssohn, Brahms, Massenet, et Mozart. Citons, entre autres, "l'Adagio" du "Concerto pour Violon" de Bruch, "L'Andante" de celui de Mendelssohn, et "La Méditation de Thaïs" de Massenet. Elles nous permettent d'apprécier la valeur du doigté d'Anne-Sophie Mutter, fait d'une grande douceur et délicatesse, pour des extraits qui ont tous ici la caractéristique d'être des mouvements lents. Par contre, ce choix de pages du type adagio, ou andante, n'est pas en mesure de nous donner une image globale - même si nous la connaissons bien - des qualités de virtuose exceptionnelle de la violoniste, en ce qui concerne les mouvements rapides, de type allegro. Voici la seule limite de ce disque, fort agréable, en dehors du fait que l'on pourrait aussi contester l'idée consistant à proposer des compilations d'extraits de partitions, qui sont très (trop... ?) nombreux dans ce disque. Comment, enfin, ne pas dire à quel point l'on peut regretter l'annonce que fit cette brillante musicienne, en 2008, d'arrêter sa carrière sur scène...


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