ARRAY(0xb9fa3ce4)
 
Profil de Lamouche Jean-Luc > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Lamouche Jean-Luc
Classement des meilleurs critiques: 194
Votes utiles : 1607

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Lamouche Jean-Luc (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Lava-Opera Arias from 18th Century Napoli
Lava-Opera Arias from 18th Century Napoli
Prix : EUR 12,99

5.0 étoiles sur 5 Avec Simone Kermes, de la "lave" baroque en fusion... !, 19 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lava-Opera Arias from 18th Century Napoli (CD)
Oui, c'est bien de la "lave", ce CD, avec l'énergie et la fougue de la soprano colorature dramatique allemande Simone Kermes, dans un récital d'airs d'opéras baroques napolitains du XVIIIe siècle - ce que l'on a pu appeler le "premier bel canto" (avant celui de la première moitié du XIXe). On y trouve des arias (dont de nombreux inédits) de Johann Adolph Hasse, Giovanni Battista Pergolesi (Pergolèse), Nicola Porpora, Leonardo Vinci, et Leonardo Leo. Pour les airs rapides, cette énergie correspond à une technique du chant baroque assez acrobatique (les "cocotes", notamment), se voulant particulièrement authentique ! Ce qui n'empêche nullement d'alterner avec des arias très tendres. En somme, on va de l'excès (typiquement baroque) jusqu'à la plus grande douceur ! Au total, à côté de ses aigus fulgurants (même dans les forte), quoiqu'un peu tendus parfois dans les coloratures, on peut noter la grande agilité vocale de Simone Kermes dans les airs rapides, et - en même temps -, une grande rondeur et de beaux pianissimi pour les arias lentes ; et ceci avec une tessiture plutôt large (voir, par exemple, la plage 6). Toutes les variétés du chant d'opéra napolitain au dernier siècle de la période baroque sont donc ici présentes ! L'accompagnement par l'ensemble Le Musiche Nove - un ensemble créé en 2001 et se produisant bien évidemment sur instruments originaux -, dirigé par Claudio Osele, est à la fois aérien et musclé ! Avec ce disque, on peut également profiter d'un excellent équilibre (sur le plan de la présence sonore) entre la voix de la cantatrice et les instruments, sans oublier de signaler la transparence et la lisibilité exemplaires des plans des différents pupitres - de la soliste à l'ensemble instrumental. Soit une grande réussite, pour tout dire...


Romance
Romance
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 12,17

4.0 étoiles sur 5 Une belle compilation, avant tout pour fans, 6 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Romance (CD)
Ce CD ravira les fans de la violoniste prodige (à partir de sa cinquième année) Anne-Sophie Mutter, dont Herbert von Karajan fut le découvreur et le mentor, dès qu'elle atteignit l'âge de 13 ans. D'ailleurs, ce dernier est présent pour un bon nombre des plages de ce disque - à la tête des Berliner Philharmoniker. Mais, il ne faut pas oublier de signaler aussi la présence d'un autre grand de la direction d'orchestre : l'américain James Levine, avec les Wiener Philharmoniker. Soit, disons-le au passage, deux des plus performantes phalanges mondiales ! Nous avons là, sous le titre de "Romance", une compilation, faite d’œuvres courtes ("Légende", de Wieniawski, et "Berceuse", de Fauré), mais surtout de mouvements extraits de partitions célèbres du grand répertoire classique, romantique, et postromantique. Sont présentes en effet ici des pages phares de Bruch, Tchaïkovski, Mendelssohn, Brahms, Massenet, et Mozart. Citons, entre autres, "l'Adagio" du "Concerto pour Violon" de Bruch, "L'Andante" de celui de Mendelssohn, et "La Méditation de Thaïs" de Massenet. Elles nous permettent d'apprécier la valeur du doigté d'Anne-Sophie Mutter, fait d'une grande douceur et délicatesse, pour des extraits qui ont tous ici la caractéristique d'être des mouvements lents. Par contre, ce choix de pages du type adagio, ou andante, n'est pas en mesure de nous donner une image globale - même si nous la connaissons bien - des qualités de virtuose exceptionnelle de la violoniste, en ce qui concerne les mouvements rapides, de type allegro. Voici la seule limite de ce disque, fort agréable, en dehors du fait que l'on pourrait aussi contester l'idée consistant à proposer des compilations d'extraits de partitions, qui sont très (trop... ?) nombreux dans ce disque. Comment, enfin, ne pas dire à quel point l'on peut regretter l'annonce que fit cette brillante musicienne, en 2008, d'arrêter sa carrière sur scène...


Orchestral Works
Orchestral Works
Prix : EUR 13,38

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pour aller à la découverte de Carl Nielsen..., 3 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orchestral Works (CD)
Ce CD nous propose un certain nombre de pages symphoniques du compositeur danois Carl Nielsen (1865-1931), qui mériterait d'être au moins autant connu dans notre pays que les deux autres grands musiciens scandinaves que sont Edvard Grieg et Jean Sibelius. Ce compositeur de type postromantique est en effet d'une originalité certaine. Lance Friedel, un chef d'origine américaine, plutôt investi en Europe, se trouve ici à la tête de l'Aarhus Symphony Orchestra - une phalange danoise de très bonne qualité, comme nous allons pouvoir le constater au fur et à mesure de cette critique, pour laquelle ne seront retenues que les œuvres essentielles.
Nous avons d'abord "L'Ouverture" - très populaire au Danemark - d'un des deux opéras les plus appréciés de Nielsen dans son pays : "Maskarade" (créé en 1906) ; l'autre partition lyrique de renom étant "Saul et David" (créée en 1902). Ensuite, la superbe "Ouverture", dite "d'Helios" (1903), musique totalement onirique, interprétée par un Lance Friedel très inspiré par cette partition de premier plan, aux accents quasi wagnériens et brucknériens ! Dès ces deux pages, le Aarhus Symphony Orchestra apparaît effectivement comme de grande valeur, soulignée par une stéréo parfaite, surtout pour la dynamique, la transparence et la luminosité.
Puis, nous pouvons profiter de "Saga-Drom" (ou "Le Rêve de Gunnar", 1908), assez proche - durant les premières mesures -, du point de vue de la construction et du traitement par l'équipe de musiciens, de l'ouverture précédente ; mais, avec ensuite des aménagements de ruptures de rythmes particulièrement sculptées et des incises tendres et même presque ludiques (cordes et bois). On remarquera la grande maîtrise des cuivres, donnant une couleur spécifique à cette page. Ensuite, c'est "Pan et Syrinx" (1918), hommage à l'Antiquité, où la transparence orchestrale est poussée jusqu'à la perfection ; on obtient ainsi un résultat musical situé entre l'impressionnisme debussyste et les débuts de la musique "moderne" - tout en restant de plain-pied dans la tradition postromantique.
Enfin, arrive le gros morceau, une des rares partitions très réputées de Nielsen : les "Sept Pièces d'après Aladdin" (1919). D'une durée d'environ 24 minutes, elle montre, dans ce disque, la diversité des approches de Lance Friedel, en rapport avec l'histoire qui nous est racontée en musique orchestrale. Énergique, comme pour "La Marche Orientale" initiale, "La Danse des Prisonniers", et "La Danse des Noirs" (avec chœur féminin sans paroles). Vaporeuse, pour le "Rêve d'Aladdin" (belle page, la plus connue), ou "La Danse Hindoue" (également très réussie). Exotique, avec "La Place du Marché à Ispahan" (comprenant à nouveau un chœur féminin sans paroles). Donc, au total, un CD à conseiller - pour une première approche - à tous ceux qui ne connaissent pas bien ce compositeur scandinave, d'une excellente valeur.


Guilty Pleasures
Guilty Pleasures
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Prenons ces "Plaisirs" que Renée Fleming nous propose..., 29 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guilty Pleasures (CD)
En cette fin d'année 2013, nous retrouvons donc la toujours rayonnante soprano américaine Renée Fleming, qui porte encore sa beauté avec élégance, n'en déplaise à celles et ceux qui ne supportent pas un tel défi lancé aux bienséances : comment être à la fois une grande cantatrice et une si jolie femme, située dans la cinquantaine... !? Pour en venir à des considérations uniquement musicales, disons tout de suite que le CD qu'elle nous offre ici est d'une bonne qualité. Peu de chose(s) à relever pour la valeur de la voix de Renée Fleming, puisque tout a déjà été résumé par la célèbre formule qu'avait employée le grand chef d'orchestre Sir Georg Solti, afin de souligner sa rondeur, sa douceur, son timbre fruité et velouté : "double crème"... ! Par contre, on peut être étonné par le titre de cet album-concept : "Guilty Pleasures" (soit "Plaisirs Coupables")... ! La soprano nous invite ainsi à un programme spécial et personnel... Il y a certes quelques beaux airs d'opéras rares (de Tchaïkovski, Dvorak, Smetana, et du compositeur contemporain américain John Corigliano), plus un duo lyrique au contraire très connu extrait du "Lakmé" (de Léo Delibes) - en compagnie de la mezzo-soprano (également de nationalité américaine) Susan Graham. Mais surtout de très nombreuses mélodies françaises (de Berlioz, Duparc, Delibes, et Canteloube), italienne (de Licinio Refice), espagnole (de Manuel de Falla), russe (de Rachmaninov), et autrichienne (de Johann Strauss II). Plus un extrait des "Wesendonck-Lieder" (de Richard Wagner), avec l'extatique "Träume" ! Et le très connu chant traditionnel irlandais : "O Danny Boy". En somme, même si l'on peut considérer sa diversité de répertoires comme un patchwork, voici, à mon avis, un CD fort agréable, pour une Renée Fleming qui nous a déjà livré de nombreux - et la plupart du temps très brillants - disques en solo et autres.


Rameau : Le grand théâtre de l'amour - airs d'opéras
Rameau : Le grand théâtre de l'amour - airs d'opéras
Prix : EUR 14,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sabine Devieilhe aux starting-blocks pour l'année Rameau, 23 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rameau : Le grand théâtre de l'amour - airs d'opéras (CD)
Ce CD comprend des extraits des plus grands ouvrages lyriques de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), interprétés par une équipe française, dont la jeune soprano colorature Sabine Devieilhe. En effet, cette dernière a décidé de prendre les devants (sortie du disque fin octobre 2013) pour la commémoration du 250ème anniversaire de la mort du grand compositeur hexagonal - tout cela à venir en 2014. Elle a voulu aussi nous montrer avec ce CD qu'elle n'était pas qu'une excellente cantatrice mozartienne ou ayant déjà bien servi Offenbach ! Disons s'abord que, dans cette production, on trouve des morceaux célèbres, ou constituant des scènes assez impressionnantes : exemples, plages 1 ("Les Indes Galantes", un duo suivi d'un ensemble) et 14 ("Les Indes Galantes", avec un trio).
La voix de Sabine Devieilhe est claire, limpide, quasi cristalline, et juvénile, en tant que soprano aigue, ici en rapport avec le chant de la période classique : exemple, plage 10 ("Les Paladins", en duo). Son timbre apparaît comme agréable et le vibrato très bien maîtrisé. Les pianissimi sont arrondis malgré les aigus naturels - forcément prononcés. Elle développe beaucoup d'expressivité et de tendresse, avec plus ou moins de mélancolie amoureuse : exemples, plages 6 ("Les Indes Galantes"), 7 ("Naïs"), 12 ("Anacréon"), et 15 ("Zaïs"). Elle peut aussi être particulièrement dramatique : exemples, plage 17 ("Les Indes Galantes", avec chœur) et 19 ("Castor et Pollux", ce dernier air étant magnifique !). Elle parvient également à illustrer vocalement un cadre solennel, quasiment royal : exemple, plage 23 ("Les Indes Galantes"). Ou bien encore, elle arrive à se situer sur un registre beaucoup plus ambiguë, tragi-comique : exemple, plage 21 ("Platée").
Il y a, dans ce CD, des plages purement instrumentales, Alexis Kossenko dirigeant très bien l'ensemble Les Ambassadeurs (qu'il a fondé en 2010) : exemples, plages 3 ("Ouverture" de "Pygmalion") et 9 ("Contredanse en rondeau", "Les Boréades") - au rythme soutenu et à la transparence fort agréable (française... ?). Et même, parfois, nous avons droit à des pages très énergiques, situées quelque part entre Lully et Haendel : exemples, plages 13 ("Ballet figuré" de "Zoroastre") et 22 ("Chaconne", "Les Indes Galantes"). D'autres sont d'une grande douceur : exemples, plage 16 ("Dardanus") et 18 ("Zoroastre"). Enfin, on peut apprécier un assez bon équilibre sonore entre l'ensemble instrumental et la voix de la cantatrice et une captation de qualité. Ainsi, avec cette nouveauté, il convient d'affirmer que Sabine Devieilhe s'impose nettement - dans le cadre de ce qui est son premier album solo sur le marché du disque -, pour l'année Rameau...


The Art of Renée Fleming
The Art of Renée Fleming
Prix : EUR 12,06

5.0 étoiles sur 5 L'Art d'une très grande cantatrice !, 20 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Art of Renée Fleming (CD)
Ce CD est consacré à un récital d'airs de la rayonnante Renée Fleming, avec une grande diversité de répertoires. Il fut publié en 2012. On y trouve des pages de musique sacrée, comme "l'Ave Maria", de Schubert. Des pièces de bel canto : "Casta diva", extrait de "Norma", de Bellini. Du Puccini, avec plusieurs pages, à l'instar du "Vissi d'arte, vissi d'amore", de "Tosca". Des extraits d'opéras véristes, tel que "Io son l'umile ancella", tiré de "l'Adriana Lecouvreur", de Cilea. D'autres airs venant du répertoire français : "Je veux vivre", du "Roméo et Juliette", de Gounod. Certains encore provenant des opéras germaniques : "Mariettalied", issu de "Die tote Stadt", de Korngold. "L'Invocation à la lune", de "Rusalka", du compositeur tchèque Dvorak. "Summertime", extrait du "Porgy and Bess", de Gershwin. Une page de musique baroque, avec "Ombra mai fu", tiré du "Serse", de Haendel. Et enfin, des airs issus de répertoires totalement étrangers à la musique dite "classique" : comédie musicale, avec un extrait de "West Side Story" ("Somewhere"), de Bernstein, et des morceaux traditionnels, populaires, ou autres. Cette voix fruitée, douce, ronde, d'une fraîcheur souvent encore stupéfiante, présente aussi des pianissimi de rêve ; rappelons que le grand chef Sir Georg Solti la surnomma "double crème" ! Et elle dispose également de forte exceptionnellement maîtrisés (plage 15, par exemple, avec Bryn Terfel). De plus, la soprano américaine est accompagnée par différents chefs et orchestres d'une très grande qualité !


Mozart : La Flûte Enchantée (extraits)
Mozart : La Flûte Enchantée (extraits)
Prix : EUR 10,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une bonne façon d'aborder "La Flûte enchantée", 9 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : La Flûte Enchantée (extraits) (Téléchargement MP3)
Cet enregistrement comprend des extraits forts intéressants pour une première approche d'un des plus beaux opéras du grand répertoire : "La Flûte enchantée", de Mozart. Il présente d'abord l'intérêt de nous faire profiter de la direction d'un des plus grands chefs mozartiens, Karl Böhm, à la tête d'une des deux ou trois phalanges dominantes de la galaxie symphonique : les Berliner Philharmoniker ; sans omettre le RIAS Kammerchor, d'une excellente qualité ! Puis, celui de nous fournir des chanteurs solistes de tout premier plan. Citons le ténor Fritz Wunderlich, pour le rôle de Tamino (remarquable dans "Dies Bildnist ist bezaubernd schön"). Ensuite, la soprano Evelyn Lear, dans celui de Pamina (avec un très bel "Ach, ich fühls"). Et encore, la basse Franz Crass, pour le Grand-Prêtre Sarastro (impressionnant dans ses deux airs, avec ou sans chœur). Et enfin, le baryton Dietrich Fischer-Dieskau, en ce qui concerne Papageno (lui aussi, bien évidemment, très à la hauteur, dans ses deux airs, ainsi que pour son duo avec la Papagena de la soprano Lisa Otto). Cela dit, il faut nuancer cette appréciation. Avec, en premier lieu, un Monostatos (le maure) intervenant trop peu pour être vraiment jaugé : le ténor Friedrich Lenz. Et surtout, en second lieu, une Reine de la Nuit très peu crédible en tant que "méchante", au moins lorsque les choses sont nettes, lors du célébrissime : "Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen". Tout ceci n'empêchant pas, loin de là, de "s'initier" avec bonheur - c'est le cas de le dire... - à cet opéra maçonnique de Mozart.


Wagner : Le Vaisseau fantôme. London, Rysanek, Dorati.
Wagner : Le Vaisseau fantôme. London, Rysanek, Dorati.
Prix : EUR 10,81

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une version de référence pour le bicentenaire, 23 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Le Vaisseau fantôme. London, Rysanek, Dorati. (CD)
Voici un enregistrement CD, datant de 1960, mais réédité en 2013 grâce à la revue "Diapason", dans le cadre de sa collection "Les indispensables de Diapason", pour le bicentenaire de la naissance de Richard Wagner. Il présente un casting exceptionnel : le baryton-basse canadien George London (Hollandais Volant), la soprano autrichienne Leonie Rysanek (Senta), d'autres solistes de talent, et le grand chef d'orchestre d'origine hongroise naturalisé américain Antal Dorati - à la tête de l'Orchestre et des Chœurs de Covent Garden.
Le premier atout de cette intégrale se situe dans la direction d'orchestre d'Antal Dorati, vive, énergique, et même percutante, dès "L'Ouverture" de l'opéra et lors des transitions orchestrales entre les Actes. Il sait aussi parfaitement mener les différents chœurs, masculins ou féminins : ainsi, au début de l'Acte I (marins norvégiens), puis à celui de l'Acte II ("Chœur des Fileuses"), et enfin au tout début de l'Acte III (chœurs des marins et des jeunes femmes norvégiens, "tuilés" avec ceux des marins hollandais).
Le second atout réside dans ce couple idéal formé par George London et Leonie Rysanek. Le "Die Frist ist um" de George London est très impressionnant (Acte I), la tessiture du chanteur apparaissant comme très large et sa diction impeccable ! Le "Rêve d'Elsa" de Leonie Rysanek (Acte II) est d'une absolue perfection pour une expression vocale difficile à projeter dans les forte ! A la fin de l'Acte II, nous avons un duo de rêve entre ces deux immenses solistes ! Quant à la scène finale (à l'Acte III), elle nous livre un des plus bouleversants sacrifices féminins de toute l'histoire de l'opéra et une transfiguration rédemptrice pour les deux personnages, dont le seul équivalent chez Wagner sera le final de "Tristan et Isolde".
Pour les autres solistes, on relèvera un très bon Daland (père de Senta) - la basse italo-américaine Giorgio Tozzi -, vénal à souhait. Un Pilote très lyrique (Richard Lewis). Et surtout un très bon Erik (fiancé de Senta), incarné par le ténor allemand Karl Liebl, à la voix lyrico-dramatique, et qui nous donne une excellente prestation, soit dans ses passages en solo (le "Songe d'Erik", à l'Acte II), soit lors de ses duos avec Leonie Rysanek (aux Actes II et III). Laissons de côté la Mary de Roselind Elias pour simplement conseiller aux wagnériens d'acquérir en priorité cette version.


Enchanted Forest
Enchanted Forest
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Anna Prohaska assez à l'aise dans le répertoire baroque, 17 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enchanted Forest (CD)
Nous voici donc face à une nouveauté CD 2013 chez DG ARCHIV. Il s'agit d'un album concept centré sur le chant baroque et autour de la jeune soprano allemande Anna Prohaska, dont on parle de plus en plus au sein de la galaxie lyrique. Ce disque est tout particulièrement organisé en fonction d'héroïnes de Vivaldi, Haendel, Purcell, Cavalli et Monteverdi, représentant des éléments féminins surnaturels censés peupler les "forêts" d'une manière légendaire. D'où, bien évidemment, le titre de ce récital : "Enchanted Forest".
Ce programme d'airs et de scènes sort un peu de l'ordinaire et nous permet d'apprécier la voix particulièrement limpide, très douce, assez juvénile même, fondée sur une assez belle tessiture (vers les aigus), avec des rondeurs agréables, et développant les caractéristiques de base du chant baroque (fioritures, ornements), d'Anna Prohaska. Son style apparaît comme irréprochable, mais avec un certain manque de vigueur, d'ampleur et d'impact sonore.
L'accompagnement orchestral de l'ensemble Arcangelo, placé sous la direction de Jonathan Cohen, donne une impression assez inégale : positive en ce qui concerne le respect de la mise en valeur de la voix de la cantatrice ; mais assez négative - à certains égards - pour le rythme d'ensemble, la présence effective, et l'énergie ressortant des tempi choisis par le chef. Deux cas à part cependant : les plages 7 et 10, purement instrumentales, où l'ensemble orchestral nous donne à entendre ses vraies qualités - surtout pour la 7.
Les plus belles plages sont les 5, 6, 8 (courte aria, extraite du "Rinaldo" de Haendel), 9 (autre aria, très connue au niveau du répertoire haendélien, extraite "d'Alcina"), 11 (encore une aria, tirée du "Fairy Queen" de Purcell, rendue célèbre, il y a longtemps déjà, par le contreténor Alfred Deller), et 13. Pour les trois dernières (13 à 15), on remonte nettement dans le temps, puisqu'on touche au baroque précoce, avec Cavalli (13 et 14) et Monteverdi (15). En somme, un CD qui pourra satisfaire essentiellement les vrais amateurs de chant baroque.


MAHLER Symphonie n.4 (Leipzig 2012)
MAHLER Symphonie n.4 (Leipzig 2012)
DVD ~ LANDSHAMER CHRISTINA (soprano)
Prix : EUR 26,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Chailly nous livre une vision de la Quatrième de Mahler, 7 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : MAHLER Symphonie n.4 (Leipzig 2012) (DVD)
Avec cette livraison d'une captation DVD, réalisée à Leipziz en avril 2012, Riccardo Chailly nous donne une très bonne interprétation de la "Symphonie n°4" de Gustav Mahler ; cette production existe aussi en Blu-ray, puisqu'elle est sortie en avril 2013. Il est placé ici à la tête de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, une des meilleures phalanges mondiales, et se trouve accompagné - pour le dernier mouvement - par la soprano allemande Christina Landshamer. Cette captation est une réussite, grâce à la direction précise, sculptée, énergique, fondée sur une très belle gestuelle, de Chailly ; un chef par ailleurs toujours proche de ses musiciens. Le mouvement le plus convainquant donné par Chailly est le troisième - "Ruhevoll - Poco adagio" -, absolument splendide, avec des pianissimi remarquablement travaillés et des "trouées" parfaitement gérées, sans pathos excessif ! Le chef italien livre une vision très hédoniste de cette symphonie (la plus courte du compositeur autrichien, avec une durée de moins d'une heure), fondée sur un bonheur simple décrivant le monde innocent de l'Enfance. Notons quelques bémols toutefois. D'abord, on aurait pu souhaiter un second mouvement ("In Gemächlicher Bewegung - Ohne Hast") développant davantage un sens de l'humour, à l'image de ce que souhaitait Mahler - souvent adepte d'un goût envers le grotesque (même) dans des passages de ses partitions. Ensuite, malgré ses qualités incontestables (fraîcheur et timbre agréable), la soprano Christina Landshamer, davantage habituée aux répertoires baroque et mozartien (jusqu'à présent), n'a pas ce qu'on pourrait appeler le "charisme mahlérien". Mais, voilà, au total, une belle captation, qui enrichit l'intégrale en DVD (et Blu-ray) que Riccardo Chailly a déjà commencée depuis quelque temps.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 8, 2013 11:30 PM MEST


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20