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Contenu rédigé par Henrard
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Commentaires écrits par
Henrard "ivan henrard" (france)
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Vivaldi - Les Concertos de Dresde
Vivaldi - Les Concertos de Dresde
Prix : EUR 21,55

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe récital, 20 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vivaldi - Les Concertos de Dresde (CD)
Dire qu'il est difficile de faire mieux que Vivaldi en matière de concertos, c'est un peu enfoncer des portes ouvertes.

On connait du prêtre roux ses grands opus comme les saisons, la stravaganzza, la cetra, il cimento, etc.......... Tous d'ailleurs enregistrés dans un remarquable coffret par Trevor Pinnock Antonio Vivaldi : Stravaganza - 55 Concertos

Ici, le grand mérite du magnifique ensemble qu'est le Freiburger barockorchester dirigé par G.Von Der Glotz, est de restituer un joyau d'un répertore plus en retrait de Vivaldi, à savoir les concertos écrits à la cour de Dresde, une des capitales européennes de la musique à cette époque.

A cette occasion, Vivaldi se lia d'amitié avec le premier violon de la phalange saxonne, Johann Georg Pisendel, quand celui-ci devint son élève à Venise. Le résultat de leur rencontre fut, notamment, une quinzaine de concertos "pour beaucoup d'instruments" (con molti istromenti) tout spécialement conçus pour l'ensemble de Dresde, particulièrement renommé pour la qualité de ses instruments à vent. Ces cors de chasse rendent encore un peu plus solaires la musique de Vivaldi si elle en avait encore besoin et distillent à sa plume une dose de germanité étonnante.

Ce programme en propose deux paires fort contrastées : aux robustes fanfares des RV 569 et 574 avec cors de chasse et hautbois répondent les mélodies cantabile et le drame des deux concertos avec flûtes à bec.

Il faut noter que les concertos de Drede de Vivaldi ont également connu une heureuse intégrale dans la collection Naxos, de même que l'ensemble "les ambassadeurs a sorti également un très beau florilège dans la collection "alpha" de ces oeuvres Vivaldi / Concerti "Per l'Orchestra Di Dresda".

Mais ici, la phalange de Freibourg, avec son fruité, ses couleurs bucoliques, ses cors majestueux, la justesse de ses pupitres, emportent l'adhésion.

Un magnifique disque qui permet de retrouver la musique jubilatoire de Vivaldi mais dans un registre original.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 21, 2013 10:01 AM MEST


Mozart : Concertos pour piano n° 20, 21, 23, 27
Mozart : Concertos pour piano n° 20, 21, 23, 27
Prix : EUR 6,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour s'initier aux concertos pour piano de Mozart, 7 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Concertos pour piano n° 20, 21, 23, 27 (CD)
Les concertos pour piano de Mozart constituent, de par leur beauté et leur perfection un des sommets de la musique.

C'est aussi un univers à part, à cheval entre le baroque et le classicisme, et qui annoncent le romantisme dans leurs mouvements nostalgiques et tourmentés.

Véritables piliers des concerts et de la discographie classique, ils sont honorés au disque depuis des décennies et il est bien difficile de faire son choix tant le nombre d'interprètes prestigieux est important et les références nombreuses.

Acheter d'entrée une intégrale des 27 concertos pour piano n'est pas non plus forcément la première des choses à faire sauf si l'on est collectionneur ou "Mozarôlatre".

Le présent disque est à mon sens de par son prix et son contenu une merveilleuse synthèse de ces oeuvres interprétées idéalement par un très grands pianiste dont les affinités avec Mozart sont évidentes, Murray Perahia.

Ce coffret contient donc 4 des concertos issus de d'une des intégrales les plus recommandables jamais gravées : Murray Perahia plays Mozart : The Piano Concertos

Le concerto numéro 20 de 1785 est un des plus célèbres; le premier mouvement est exécuté dans le film "Amadeus" de Milos Forman, au moment où Mozart compose et reçoit la visite d'un homme habillé en noir lui commandant une messe de requiem. Le 2e est utilisé pour le générique de fin.

Le numéro 21, tout emprunt de majesté, comporte l'une des plus belles pages de Mozart dans son "andante", et peut être une des plus belles mélodies de toute la musique.

Le numéro 23 comporte également un andante qui est un véritable "tube" utilisé dans de nombreux films.

Le numéro 27, dernier des concertos pour piano de Mozart, est émouvant à plus d'un titre car l'on sait que sa création en 1791 donnera lieu à la dernière apparition sur scène du compositeur.

Perahia propose une interprétation radieuse et touchante, peut être pas assez excentrique au goût de certains mais qui a le mérite de révéler sans artifices les beautés de ces partitions.

Ici le piano convient merveilleusement même si d'aucuns pourraient défendre certaines interprétations pour le pianoforte. La complicité avec un très bel "english chamber orchestra" participe également de cette réussite, rehaussé par le beau travail des techniciens du son.

En bref, je vous recommande ce disque pour une île déserte u tout simplement pour passer des moments délicieux en compagnie d'un des plus beaux binômes de l'histoire du disque, Mozart-Perahia.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : May 9, 2013 12:12 AM MEST


Vincent D'Indy : Oeuvres orchestrales, Volume 5 - symphonie cevenole
Vincent D'Indy : Oeuvres orchestrales, Volume 5 - symphonie cevenole
Prix : EUR 16,16

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 la seule intégrale d'Indy, 1 mai 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vincent D'Indy : Oeuvres orchestrales, Volume 5 - symphonie cevenole (CD)
Voila le cinquième et dernier volume de l'intégrale des oeuvres orchestrales de Vincent d'Indy. C'est à ma connaissance la seule qui existe. Et c'est à un chef anglais, Rumon Gamba, à la tête d'une très bonne phalange islandaise que nous la devons. L'adage "nul n'est prophète en son pays" est ici d'actualité. D'autant que la musique de d'Indy mise à part sa symphonie cévenole est absente des concerts et ne connait que de rares incursions au disque.

Bravo donc à Chandos et à Rumon gamba de nous gratifier de ces oeuvres dont l'intérêt est bien réel.

Ce cinquième volume maintient une qualité constante avec la symphonie cévenole, oeuvre majeure de d'Indy, avec pour soliste Louis Lortie au piano qui en donne une superbe interprétation. Signalons la valeur de ce pianiste qui nous a gratifié déja d'une superbe intégrale des années de pélerinages de Liszt Franz Liszt : Années de pèlerinage (intégrale)

La symphonie cévenole relate l'émerveillement du musicien devant la splendeur des montagne de ce rude pays dont il était originaire et qu'il découvrit à l'adolescence lorsque sa grand mère le ramena de Paris à son manoir familiale au milieu de cette nature à la beauté minérale.

L'interprétation de cette oeuvre est menée de bout en bout avec enthousiasme et se situe à un niveau presque équivalent à ce que nous avait donné M.Janowskiil y'a quelques années D'Indy : Jour d'été à la montagne - Symphonie "Cévenole"

Suivent ensuite le fameux prélude pour l'opéra Fervaal, que d'Indy composa dans l'optique de contrer à cette époque la suprématie de Wagner dans le genre et de créer ainsi un art lyrique gallican pouvant rivaliser avec l'Allemagne. Paradoxal quand on sait que d'Indy admirait Wagner. L'influence du maître de Bayreuth est sensible d'ailleurs et Rumon Gamba renouvelle cette gravure qui depuis longtemps n'avait pas été à l'honneur au disque.
Une des particularités de la partition est l’emploi de la clarinette contrebasse en si bémol (2m76 de long !).

L'oeuvre suivante est un charmant poême symphonique d'un quart d'heure, "saugefleurie", d'après un texte de Robert de Bonnieres. L'argument narre l'amour d'une fée pour un prince et nous donne l'occasion d'entendre une superbe évocation de chasse à cour qui n'est pas sans rappeler, toute proportion gardée, celle du début du troisième acte des troyens de Berlioz. J'avoue que j'ai été conquis par cette musique.

Enfin la dernière oeuvre est la suite orchestrale pour "Médée", en cinq mouvements, dont les racines sont nettement plus tragiques.

Cet enregistrement est le premier réalisé à Harpa, la nouvelle salle de concert de Reykjavik ouverte en 2011 et considérée comme possédant l'une des meilleures acoustiques du nouveau millénaire. Cela se ressent et les ingénieurs du son de chandos réalisent ici un travail splendide.

Je ne peux donc que vous conseiller l'acquisition de ce très beau disque qui permettra pour beaucoup de trouver un regain d'intérêt pour ce grand musicien injustement boudé.

Dans la même intégrale, voila en lien les quatres autres volumes dont j'ai commenté certains numéros : Vincent d'Indy : Oeuvres orchestrales (volume 4), Vincent d'Indy : Symphonie n° 2 - Tableaux de voyage - Karadec (Oeuvres orchestrales vol. 2), Vincent d'indy aeuvres orchestrales (volume 3) et Vincent d'Indy : Jour d'été à la montagne - La Forêt enchantée - Souvenirs (Oeuvres orchestrales vol. 1)

Gageons que chandos un jour sortira ces cinqs volumes dans un joli coffret cartonné pour notre plus grande joie.

Bonne écoute.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 20, 2013 6:14 PM MEST


Les Strauss à Vienne - Boskovsky
Les Strauss à Vienne - Boskovsky
Prix : EUR 11,87

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une compilation des danses de Vienne d'anthologie, 27 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Strauss à Vienne - Boskovsky (CD)
Ce double CD est à mon sens l'une des plus belles compilations de valses et de danses dans la Vienne des Strauss.

Elle fait évidemment la part belle à Johann Strauss fils (1825-1899), le plus connu de la dynastie,mais elle a le mérite de présenter également les oeuvres inspirées de son père, Johann Strauss I (1804-1849)de ses deux frères : Josef Strauss (1827-1870) et Eduard Strauss (1835-1916), bref, une dynastie au service des Habsbourg dont ils animèrent les bals durant presque un siècle.

Ces deux disques sont placés sous la baguette on ne peut plus experte dans ce répertoire de Willy Boskovsky (1909-1991) né à Vienne, formé à l'académie de musique de la capitale autrichienne, premier violon du prestigieux orchestre de Vienne de 1936 à 1979 et directeur du concert du Nouvel an pendant des années.
Bref ce pure viennois surdoué est l'homme idoine pour révéler la beauté et le charme de cette musique qui baigne l'imaginaire d'un monde disparu fait de costues chamarés, d'élégantes, de grands ducs aux accents allemands, hongrois ou polonais, de lustres en cristal et de salons illuminés où toute une noblesse dansera jusqu'à la catastrophe de 1914.

Au programme de cette compilation, les grands classiques que sont la célébrissime "marche de Radetsky", le "beau Danube bleu", "sang viennois", "valse de l'empereur, "rose du sud" .............. mais aussi des oeuvres plus atypiques comme trois irrésistibles polkas d'Eduard Strauss entrainantes en diable, la sublime et sentimentale valse "perlen den liebe" de Josef Strauss, une surprenante ouverture "une nuit à Venise" etc.

Ce double CD est idéal pour qui veut posseder une interprétation académique de haut vol de ces partitions; ce qui n'empêchera pas d'aller piocher parfois du côté de Kleiber pour son côté plus latin ou d'abbado, de Karajan pour une pâte sonore plus épaisse ou de Friczay.

Dans le livret de présentation, une très jolie phrase résume l'esprit du disque : "De tradition, les viennois habitent deux pays : l'un est celui des cartes de géographie; l'autre est cette contrée imaginaire où le vin coule à flot, où l'amour règne, où toutes choses sont frangées de soie. C'est celui-là l'univers de la valse".

Quoi de plus beau pour présenter cette anthologie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : May 9, 2013 6:59 AM MEST


Jean Joseph Mouret - Fanfares
Jean Joseph Mouret - Fanfares
Prix : EUR 11,19

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Nostalgie ..............., 21 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jean Joseph Mouret - Fanfares (CD)
Ce disque fait partie pour moi comme peut être d'autres mélomanes, de ceux qui ont bercés dans notre jeunesse nos sens musicaux et révélé dans les années 70 les beautés de la musique baroque française, à l'époque où elle se réveillait à peine d'un sommeil de plusieurs siècles.

Certes les progrès de la musicologie ont depuis trente ans relégués cette manière de jouer un peu lente et solennelle et ces instruments modernes dans les coulisses.

Il n'en demeure pas moins que nous devons une fière chandelle à Jean François Paillard et à toute son équipe d'avoir créé cette étincelle qui brille au fond de nos mémoires émues en réentendant ces bandes sons sur CD, après que nous ayons rangé avec dévotion les vieilles cassettes dans une boite à chaussure.

Car si la science musicale a impitoyablement rangé au rayon des curiosités ces vieilles bandes, elle n'en a pas gommé l'émotion.
Cette émotion qui aujourd'hui semble faire cruellement défaut à certaines gravures munies de tous les sacrements des grands spécialistes de la reconstitution "à l'authentique".

Pour en revenir au contenu du disque, voila les superbes et bucoliques fanfares pour le carousel du roi et les fanfares pour les chasses royales.

Ces suites somptueuses bénéficient de l'interprétation à la trompette du regretté Maurice André. On imagine à l'écoute de cette musique guerrière et éclatante les grands manèges des écuries de Chantilly avec leurs grands seigneurs paradant en costumes de fête sur leurs montures dans des chorégraphies baroques.

Les suites pour cors de chasse, évoquent les tableaux de Jean Baptiste Oudry, peintre des chasses royales, avec ses chiens en meute derrière le cerf traqué dans les profondes forêts qui couvraient alors l'Ile de France.
Après la curée, les seigneurs et ces dames qui les rejoignent une fois la bête saignée se retrouvent comme dans un décors de De Troy près d'un hameau pour un déjeûner champêtre alors que la campagne résonne des aboiements des chiens.

Bon je m'égare mais les sonorités fastueuses des cuivres et les harmonies vraiment merveilleuses des suites de danse qu'elles illustrent sont un véritable remède contre la morosité.

Après Mouret, la tragédie lyrique s'invite au menu et les suite de danses d'Amadis, "l'opéra des dames", font se succéder une superbe ouverture à la française, des airs des démons, de tendres menuets, des airs martiaux scandés d'éclats de trompettes, tous emprunts de ce génie mélodique dont le grand Baptiste avait le secret.

Un vrai bonheur que j'ai savouré avec un peu de nostalgie malgré le côté joyeux de ces suites.
Ce disque pourrait aussi servir de bonne expérience pour les plus jeunes qui pourraient découvrir ces enregistrements pionniers, un peu à l'image de ceux de Claudio Scimone pour Vivaldi à l'époque.

C'est un peu une male au trésor que l'on peut se procurer à petit prix.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : May 8, 2013 7:18 PM MEST


Gustav Holst  : Les Planètes - Richard Strauss : Ainsi parlait Zarathoustra
Gustav Holst : Les Planètes - Richard Strauss : Ainsi parlait Zarathoustra
Prix : EUR 11,59

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 olympien, 17 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gustav Holst : Les Planètes - Richard Strauss : Ainsi parlait Zarathoustra (CD)
Ce disque contient deux must du répertoire de concert :

Tout d'abord les célébrissimes "planètes" de Gustav Holst.

Cette musique s'inspire d'une orchestration héritée de Berlioz, Rimsky Korsakov et également de Stravinsky. elle s'inscrit dans la continuité de la tradition symphonique romantique, plus que dans la modernité qui fait ses débuts à cette époque, tout en utilisant également les innovations récentes, ou en en proposant d'autres. Elle fait la démonstration que l'esthétique traditionnelle est loin d'être morte et qu'elle peut encore offrir de grandes possibilités et de grandes oeuvres.

Chacun des sept tableaux dépeint un trait de caractère au travers d'une des planètes du système solaire, le soleil et la terre exceptés :

Le premier tableau de cette galaxie, qui décrit "Mars" date du début des hostilités de la première guerre mondiale, d'où sa sidérante force d'évocation de destruction et de terreur qui inspira les réalisateurs des films "Star wars" et "Gladiator".
"Mars" possède une férocité assez unique dans l'histoire de la musique.
Les percussions, les cuivres et les vents ont le rôle principal, introduisant les thèmes, les violons et les vents ne proposant que les motifs militaires les accompagnant.

"Vénus", celle qui apporte la paix nous montre Holst sous son jour le plus détendu et lyrique.
L'impression de sérénité de la planète bleue isolé au milieu des étoiles, et contemplant leur lumière dans sa majesté est parfaitement rendue. Aucune rupture, aucune brisure, aucun choc, tout s'inscrit dans l'éternelle continuité du mouvement planétaire, toute la douceur des des instruments est exacerbée dans ce mouvement.

Le vif-argent de "Mercure", est aisée et limpide, et son efficacité lui permet de porter un bref message, de loin le plus court des planètes. On retrouve des motifs qui rappellent la mer ou la marche imperturbable mais légère de créatures magiques.

"Jupiter", celui qui apporte la joie regorge de vitalité, de gaîté et de mélodies mémorables. C'est peut-être la page qui a eu le plus d'influence sur les musique de cinéma à grand succès, avec Mars. On est frappé de la ressemblance avec certains passages du "Seigneur des Anneaux" ou de "Jurrasic Park", pour ne citer que ces deux films.

"Saturne", celui qui apporte la vieillesse, est une triste musique processionnelle qui progresse vers un apogée terrifiant. Le ressac de vagues sonores qui suit est comme un écho serein, se dissipant peu à peu dans une sorte de nirvana.

"Uranus", le magicien est une danse maladroite qui devient de plus en plus frénétique jusqu'à ce qu'un apogée vienne balayer l'ensemble et l'entraîner au loin. Dans cette courte pièce l'influence des ballets de Stravinski est assez nette.

"Neptune", le mystique conclut la suite dans une atmosphère de froid glacial et d'éternelle rêverie.

La manière dont Steindberg aborde ces célebrissimes oeuvres qui sont un peu des OVNIS dans l'histoire musicale, est exaltante.

Elle se démarque profondément de la vision de Karajan Holst : The Planets ("Les Planètes") qui utilise les masses sonores de l'orchestre pour bâtir une cathédrale solennelle et glacée, tandis qu'à la tête de l'orchestre de Boston, Steinberg poursuit une course effrénée et d'une violence inouïe en 45 minutes chrono.

La version Steinberg est également très éloignée de celle de Charles Dutoit, une des références également Holst: The planets Dutoit bénéficie sans doute de la meilleure prise de son et fait figure d'interprète fidèle à la lettre et ses planètes ondulent comme des astres bien réglés au sein d'un cosmos relativement serein; Steinberg tétanise les oreilles et se dégage de son écoute plutôt une tempête cosmique et des îlots d'inquiétante tranquilité.

Le présent disque est sans conteste un des meilleurs enregistrement qui a le mérite d'un parti pris original et qui ne fera pas, c'est sur, doublon si vous possédez une autre version tant les qualités des pupitres de l'orchestre de Boston et la fougue pyrotechnique de Steinberg sont surprenantes.

Vous pourrez sans problème écouter la version historique de sir Adrian Boult Elgar : Variations Enigma - Holst : Les Planètes puis celle de Steinberg sans vous lasser.

La deuxième oeuvre présente sur le disque, "Ainsi parlait Zarathoustra" est sans doute excellente dans son interprétation aussi mais est moins emblématique du talent de ce chef injustement laissé dans l'ombre jusqu'à ce qu'EMI ait la bonne idée de publier dernièrement un superbe coffret qui lui est consacré : Icon : William Steinberg (Coffret 20 CD)

Bref un superbe CD à un prix dérisoire pour le plaisir que vous en tirerez.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (19) | Permalien | Remarque la plus récente : May 11, 2013 2:07 PM MEST


Haendel : Giove in Argo (3CD)
Haendel : Giove in Argo (3CD)
Prix : EUR 19,51

10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Pourquoi pas, 26 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel : Giove in Argo (3CD) (CD)
Créé en 1739, ce "Giove in Argo" fut un four à sa sortie et ne connut que deux représentations avant de sombrer dans l'oubli le plus total.

Haendel y employa des compositions originales, des emprunts à ses propres oeuvres, et deux airs du compositeur Francesco Araja. Ainsi on retrouvera au fil des plages des fragments de "Teseo", "Scipione", "Alcina", "Arminio", "Berenice", "Ezio", "Faramondo", "Imeneo".

Ce "pasticcio" enregistré par le persévérant Alan Curtis et son "Complesso barocco" n'est pas une première au disque.

En 2007 ue captation a déja été réalisée Giove in Argo qui était passé relativement inaperçue.

Il faut dire que l'interprétation n'était pas forcément à la hauteur et la prise de son particulièrement catastrophique n'a pas participé à mettre en lumière cet opus oublié.

Le présent coffret bénéficie de l'expérience du chef qui a régulièrement monté sur la scène ce "giove" depuis 2006.

Alors pour les amoureux de Haendel se léchant les babines en attendant la sortie de ce coffret un peu comme une révélation d'une oeuvre majeure, je ne saurais trop tempérer vos ardeurs.

On est un peu face au même phénomêne qui avait précédé la sortie de "Germanico" l'an dernier Handel: Germanico

Beaucoup d'attente pour finalement une musique fort agréable, un ensemble rôdé et parfaitement en phase avec le musicien saxon, des airs plus routiniers que vraiment géniaux, le tout passant fort bien et sans trop d'ennui.

L'ouverture très lullyste et purcellienne précède une série d'airs déa utilisé par Haendel dans d'autres de ses oeuvres mais aussi des arias assez inspirés.

Ainsi le mélancolique "non ingannarmi" qui rapelle le "cara sposa" de Rodelinda; le "semplicetto" directement sorti d'une ôde de Purcell, le jubilatoire "taci e spera" avec ses réminiscences de "volate" d'Ariodante.

Toutefois le tout laissant l'impression de déja entendu, de réchauffé, bref d'une oeuvre de circonstance créée un peu dans l'urgence par le "caro sassone" comme une espèce de "pot pourri" mais sans l'inspiration et la dramaturgie agissante qu'aurait pu apporter un livret à la hauteur et l'enthousiasme d'un sujet ici un peu en retrait.

Peut être est-ce du au fait qu'il s'agit d'un "pasticcio" et non d'un opéra.

Loin de moi la volonté de décourager l'auditeur. Nul doute que l'amateur se pâmera au son du sensuel "sempre dolci ed amorosi" mâlement chanté ou le vigoureux "taci e spera".

L'inconditionnel trouvera sans problême son bonheur d'autant que l'on retrouve avec grand plaisir la talentueuse canadienne Karina Gauvin dont le timbre est vraiment impressionnant et envoûtant.
Ann Hallenberg également spécialiste de ce répertoire vous donnera des frissons avec sa voix d'une gravité troublante.

La palme du plus bel air revenant sans doute à K.Gauvin avec le "tornami" de l'acte deux, d'une spontaneïté et d'une candeur vraiment émouvantes.

Le choeur semble un peu maigre en terme d'effectif et de volume. C'est dommage car certaines pages sont inspirées comme le "viver e non amar" qui cloture l'acte II; cela ressemble toute proportion gardée à un choeur d'oratorio comme Saül ou Israël en Egypte.

La prise de son est bonne quoiqu'un peu sêche.

Enfin Alan Curtis, qui enregistre sans relâche depuis des années les oeuvres de Haëndel grâce au généreux mécénat dont il bénéficie semble corriger quelque peu le manque de dynamisme dont on a pu l'accuser par le passé.

Toutefois je reste pour ma part, mais c'est bien entendu très subjectif et n'engage que moi, un peu sur ma faim après cette écoute de 2H36 minutes sur trois CD quand même un peu longuette sur la fin.

En bref on peut se demander si il ne serait pas plus simple de se procurer une bonne compilation d'arias du maitre comme celle la David Daniels - Haendel Operatic Arias plutôt que ces trois CD dont la cohérence reste un peu aléatoire.

Mais après tout vive Haendel et vive le disque et on ne peut que remercier Virgin de nous donner tant de gravures du grand Haendel depuis quelques années.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 21, 2013 8:32 PM MEST


Samsung UE32F4000 TV LCD 32" (80 cm) LED HD TV 100 Hz 2 HDMI USB Classe: A
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Proposé par DELLPARTNER
Prix : EUR 318,00

21 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très content, 18 mars 2013
Devant changer mon téléviseur 82 CM un peu daté, je cherchais un produit combinant la qualité et aussi un poids moindre (le mien faisant 16 KG) afin de pouvoir l'accrocher au mur sans craindre d'en arracher un pan.

Sur les conseils d'un collègue travaillant dans un grand magasin, mon choix s'est donc porté sur ce produit.

Le Samsung UE-32F4000 est un téléviseur qui a l'avantage d'être fin, d'avoir un joli design aux bords fins, de peser seulement un peu plus de 5 kg (trois fois moins que mon ancien poste !).

Sa technologie est LED (diode électroluminescente): Les LED ne sont pas réellement une catégorie comme le sont les LCD et les plasmas. Par abus de langage on peut les considérer comme telle, mais elles sont en fait un cas particulier de LCD. Toutefois selon mon vendeur cette technologie est dite "d'avenir". Bon en fait je suis très content de la résolution et de l'éclairage pour faire plus simple, et la qualité des images est d'une limpidité assez exceptionnelle à ce prix.

Côté réception TV, il est équipé d'un tuner TNT (depuis 2011 toute la France est passé sous ce régime, ce qui vous évite d'acheter un adaptateur), d'un tuner câble et d'un tuner analogique.

Côté son, 2 x 10 Watts, ce qui se révèle amplement suffisant pour l'utilisation dans une chambre, dans un salon ou dans un studio.

Doté de deux prises HDMI pour la connexion d'un lecteur DVD/Blu-ray et d'une console de jeux HD ou d'un décodeur TV externe, il est également pourvu d'une connectique vidéo RVB (tous les appareils fonctionnant avec des supports numériques, et donc en particulier les lecteurs de DVD ou les décodeurs câble/satellite numériques produisent du RVB, tout ça pour vous dire qu'on s'y perd un peu dans les sigles), d'une prise péritel et d'une sortie casque.

Enfin, la prise USB 2.0 autorise la lecture à l'écran de vidéo, de photos et de musiques stockées sur un périphérique de stockage USB (clé ou disque dur externe).

Pour les profanes comme moi, rassurez vous, la mise en marche est assez facile.

Bref, une bonne acquisition pour une utilisation basique pour ma part.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 17, 2013 12:47 AM MEST


François Couperin : Pièces de viole - Savall
François Couperin : Pièces de viole - Savall
Prix : EUR 17,23

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfin !, 17 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : François Couperin : Pièces de viole - Savall (CD)
Enfin ! serait on tenté de dire, la réédition à prix abordable de ce disque qui fut l'un des fleurons de la grande époque de la firme "Astréé Auvidis" et de l'ère Savall à la viole de gambe.

Dans une édition richement commenté et illustrée comme toujours chez Aliavox, voila ces bijoux fin de règne remastérisés pour notre plus grand plaisir poétique.

Toute l'œuvre de Couperin donne l'impression qu'il n'écrit que ce qu'il veut, sans contrainte de commande, de mode, d'exigence de Cour.

Cette fin de XVIIe siècle n'est guère prolixe de talents fulgurants ; ils se sont éteints avec le rayonnement du Monarque.

Couperin a laissé à d'autres les grandes architectures démonstratives d'église ou de théâtre propres à satisfaire Louis le grand en sa jeunesse et sa plénitude pour se consacrer à l'essentiel, au plus grand peut-être, c'est à dire au plus petit, avant que naisse le siècle de Louis le bien aimé et un XVIIIe à nouveau fort agité.

Couperin y marque une pause. C'est ce Couperin-là que nous offre Savall, portrait presque trop intime qu'il dessine avec une exquise finesse de la pointe de son archet.

« J'avouerai de bonne foi que j'aime beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend » disait François Couperin.

La pudeur : c'est ce qui caractérise l'intimité de ces pièces.

Tout en retenue, jamais démonstratifs, on sent une interprétation empreinte d'un savoir et d'une grande familiarité avec ce répertoire sans jamais que la science vienne bousculer l'art.
Il nous entraîne ainsi dans un monde d'extrême sensibilité où tout est dit avec presque rien.

Le sommet de l'enregistrement est certainement cette pure merveille de Pompe funèbre qui est bien tout sauf funèbre : presque dix minutes de merveilleuses dissonances, de délicieux frottements ; toute une pièce basée essentiellement sur les retards et leurs résolutions audacieuses, ce qui permet à Savall de nous faire avancer dans un tempo d'une lenteur magique vers l'indicible, où l'harmonie est aussi complexe que la mélodie est simple, comme dans certaine illustre Sarabande.

Peu de notes, jamais d'emportement, encore moins de précipitation comme si quitter chaque son, chaque note était une difficulté supplémentaire, une rythmique d'une régularité sans faille qu'amplifie une dynamique d'une rare puissance. Ici, la musique n'a pas commencé comme elle ne s'arrêtera pas. Elle continue au-delà des quelques notes que le livret, belle élégance, nous offre à lire et contempler.
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Defense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les prétentions du violoncelle
Defense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les prétentions du violoncelle
Prix : EUR 31,92

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Coffret superlatif, 10 mars 2013
Voila un coffret superbe pour les amoureux de la musique baroque française.

Les trois disques qui le composent retraçent avec volupté l'évolution des goûts musicaux en France entre 1660 et 1770 et plus particulièrement l'apogée et le déclin de la basse de viole, la timide introduction du goût italien puis son triomphe, l'avènement du violoncelle et du clacissisme.

Un siècle de musique baroque française sur les archets de la basse de viole, du violoncelle et du violon, rien que ça !

L'objet d'abord est beau esthétique, coffret aux dimensions idéales, joliment illustré et surtout avec un livret richement documenté, bien écrit, qui résume à merveille l'argument de cette gravure.

Le premier CD, intitulé "Le Tombeau de Monsieur de Sainte Colombe" et "défense de la basse de viole", évoque l'art du célèbre ermite mis en lumière par le film "Tous les matin du monde".
Il comprend l'émouvant "tombeau de M.De Sainte Colombe", hommage de Marin Marais à son maître, puis des suites pour viole et basse continue de M.Demachy, Du Buisson et De Sainte Colombe lui même qui clos le disque magnifiquement avec ses "regrets", sorte de tombeau de sa défunte épouse.

Le second CD prolonge cette "défense de la basse de viole"; il nous invite à rêver sur de superbes suites signées par des auteurs que l'on connait bien depuis Jordi Savall comme Marin Marais, l'aristocratique Caix D'Hervelois; mais aussi des plus discrets, ainsi Jean Baptiste Cappus, Jacques Morel, ou Roland marais. L'âge d'or de la viole de gambe dans ces années 1700-1720 est ici illustré à merveille par le talent de ces musiciens, ardents défenseurs du style gallican, de la poésie et du raffinement typiquement français.

La seconde partie du CD, "les entreprises du violon", marque l'évolution du goût vers l'union des styles français et italiens, avec des sonates virtuoses de Dornel et Rebel, le célèbre auteur des "élémens".

Le troisième CD s'ouvre sur une très belle sonate de Jean Marie Leclair, le vivaldi français, qui cloture majestueusement le triomphe du violon.

Puis commence "les prétentions du violoncelle". Corette, Boismortier, Barrière et Canavas déploient des harmonies qui tranchent nettement avec les périodes précédentes et laissent deviner l'avènement du clacissisme en France.

De bout en bout, cet enregistrement magistrale nous permet d'apprécier le Ricercar Consort, vraiment un ensemble exceptionnel, composé de solistes aussi talentueux que François Fernandez au violon, Philippe Pierlot à la basse de viole, Pierre Hantaï au clavesin, et d'autres encore.

Je recommande chaudement ce coffret qui symbolise vraiment ce qu'on peut faire de mieux en matière de beauté et d'histoire de la musique.
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