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Contenu rédigé par ascopa
Classement des meilleurs critiques: 25.850
Votes utiles : 49
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Commentaires écrits par ascopa "stellina" (france)
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17 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
carré blanc, 13 novembre 2011
Un "Coup de Coeur" de la part du Gaumont et des spectateurs qui remplissent les salles ...Heureusement, il n'y pas que "Intouchable" pour parler des Flics... Ce film honore la brigade des mineurs, les policiers et leur travail. Il est vivant, vrai, et l'on ne cherchera pas quelle sera la sortie des méchants comme dans les séries policières. Ce n'est pas un "policier" ce n'est pas un "thriller", et pourtant on reste calé dans son fauteuil, les orteils recroquevillés et le coeur battant tout au long des deux heures du film. Les flics (appelés Keufs aujourd'hui par la nouvelle génération) agissent en réprimant au nom de la loi, comme d'habitude...mais ils nous font rire, nous font pleurer, et nous entrainent avec eux dans leurs luttes pour le bien des petits... dans une ambiance de commissariat où les jeunes recrues sont testées où les tensions existent mais où la solidarité et la joie existe. Une ambiance de vie difficile de ces inspecteurs qui ont des horaires impossibles, des femmes au bord de la crise de nerf, des "juteux" difficilement supportables, des amis et des rivaux...des faiblesses et des courages à toutes épreuves... C'est avec doigté que la réalisation de ce film est faite, abordant un sujet brulant, tabou même : le viol des enfants, la pédophilie, l'ignorance crasse de certaines mères quant aux droits des enfants...Bien sûr le spectateur se croit averti, mais il plongera dans cette boue tout de même en novice...et il y aura des rires, des mots crus qui ébranlent, des enfants, des événements auxquels on repense. Ces petits acteurs sont merveilleux de vérité et on se demande comment la direction du film a pu éviter qu'ils soient blessés eux mêmes... Les mineurs ce sont aussi les clandestins et leurs souffrances. Ce sont aussi les adolescents au bord de la prostitution...Des adolescents sans foi ni loi et l'on se demande comment les refaire ces lois, pour que tout cela soit évident à cette jeunesse qui déraille. Et dans toute cette ambiance dramatique, il y a émergence de l'amitié et de l'amour pour certains d'entre eux. Il y a la joie de réunions festives ...Et le drame d'une femme pour qui le travail terriblement interpellant et déstabilisant, la conduit à l'horrible désespoir. Film très beau.
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30 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
de nos jours, la couleur de la liberté aux US, 13 novembre 2011
Sans avoir de souvenirs précis de l'époque de Martin Luther King, les personnes de ma génération se retrouveront propulsées à l'époque où en France on se scandalisait des discriminations raciales...On connaissait beaucoup de ces interdits : des facultés, des restaurants, des postes administratifs interdits aux Blacks et aux personnes de couleurs. Mais avait-on une idée de ce que vivaient les nounous, les employés de maisons dans ce Sud sorti pourtant depuis 150 ans de la guerre de sécession ? en avait-on une idée, alors que Margareth Mitchel avait bien enjolivé le rôle des mamas et des majordomes du temps de l'esclavage même, et le film tant apprécié (à mon époque) Autant en emporte le vent, avait imprégné les esprits de ce paternalisme bienveillant à l'égard des Noirs, paternalisme que distillait une classe de propriétaires sudistes... Ici le film montre, au contraire, comment ces femmes (essentiellement il s'agit de femmes d'un coté comme de l'autre) des femmes noires libres, étaient encore traitées comme des esclaves, à la merci d'un renvoi sans arbitrage possible, méprisées par les "patronnes" blanches...Comment aucune indulgence était attendue...Combien le travail était dur...Combien Pauvres elles étaient...Combien solidaires elles étaient entre elles... Ce film insiste sur ce fossé creusé aussi bien par les "Blanches" racistes, que par les "Noires" dociles. Il montre comment ce racisme se propageait, même chez des personnes à priori "vertueuses", par le biais de la délation, de l'influence des préjugés de la classe riche et blanche, des clans et des réunions qui octroyaient des "médailles de vertu". Les bonnes, les nounous, aimées des petites filles qu'elles élevaient, devenaient vite objets de rejet quand les petites étaient adolescentes ou devenaient une "patronne". Une, cependant, de ces enfants, réalisa sa perte en apprenant le renvoi de la vielle femme qui l'avait élevée, une jeune femme qui se révolta contre sa mère...qui chercha, devenue journaliste à crier ce scandale de la ségrégation...La suite vous la découvrirez avec émotion je pense. Le film est voir absolument...plein de sentiments et de larmes...une leçon de courage également nous est donnée.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Do not forsake me, 11 novembre 2011
Film inoubliable de Fred zinnemann. 1952. Ce film a marqué mon adolescence, il traduit pour ma génération la "belle époque" du western, où l'on trouvait un scénario à thème, une ambiance de l'ouest, des acteurs coulés dans le moule qui symbolisaient droiture, honneur, courage, et réussite. Ce schéma est ici moins simplifié que dans certains cas, les "méchants" seront bien sûr les agresseurs et "perdants". Ce qui est particulier au scénario c'est la vision d'une communauté d'une petite ville dont la couardise organisée est mise en évidence par des arguments hypocrites sous couvert de propos "bien pensants"...Une ambiance qui s'inscrit dans celle de la vie à l'époque de la réalisation de ce film où nombre de réalisateurs, producteurs, scénaristes étaient victimes de la chasse aux sorcières voulue par le maccarthysme ? Un isolement, semblable à celui du shérif Will Kane, et ces professionnels du cinéma utilisaient des chemins métaphoriques pour en exprimer les abus des censures, les mises à l'index et poursuites... Gary Cooper est un incomparable shérif-marshal à la démarche souple et féline. Grand-grand-grand dans tous les sens du terme. Grand par sa taille accentuée par sa chemise blanche et son costume sombre. Grand par ses expressions rapides fortes. Grand et fort dans son désarrois Ce film est un film sur l'expression du courage, du respect du devoir à accomplir ; ce que doit être une âme fière. Il est également à rapprocher du très beau western Proud One [Import USA Zone 1], "les âmes fières". C'est aussi celui de l'expression de la lâcheté humaine...Marche après marche, Will Kane va descendre au fond du gouffre de cet abandon. Et cet isolement, est merveilleusement repris par la lancinante ballade dont en français le titre est "si toi aussi tu m'abandonnes"...Il ne lui reste plus personne sauf sa femme qui à la dernière minute revient vers lui...Nous ressentons avec lui, après chacune de ses démarches pour chercher de l'aide, le vide, l'angoisse de l'échec et celle de l'heure du train que l'horloge nous montre régulièrement : "midi précise" qui doit sonner avec le train qui sifflera. Un Train aussi dangereux et angoissant que celui de 3H10 pour Yuma ou Le Dernier train de Gun Hill. Nous le sentons et nous sommes avec lui abandonné... Les paroles en anglais de la ballade tout au long du film sont de Dimitri Tiomkin "do not forsake me " chantée par Tex Ritter Sing, Cowboy, Sing. Elles traduisent plus les évènements qui attendent Will Kane que la ballade raccourcie (chantée par John William Mississipi Old Man River). Je n'ai rien dit des deux superbes femmes. Grace Kelly qui est la jeune épousée, qui finalement ne l'abandonnera pas, poussée par la jalousie, les réprimandes de l'ex-amie. Katy Jurado la belle, fière et courageuse femme, tiraillée entre trois hommes : "le chef des méchants", Will Kane le shériff qu'elle a aimé et dont elle admire le courage, le jeunot prêt à tous les abandons et chantages... Cette femme, à elle seule, est le noeud de la situation tripartite : les méchants , les couards, le shérif...Elle décide seule de son sort... Elle quitte cette ville où il est impossible de vivre...son départ est aussi l'abandon des êtres veules. Les combats sont rapides, intenses, et évidemment intelligents et le sort de nos héros est lié à la chance et à la spontanéité des réactions de l'innocente. Il existe sur l'édition Z1 des commentaire du réalisateur (en anglais)
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