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Contenu rédigé par Walterjovi
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Walterjovi
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Les Bidochon, Tome 21 : Les Bidochons sauvent la planète
Les Bidochon, Tome 21 : Les Bidochons sauvent la planète
par Christian Binet
Edition : Album
Prix : EUR 10,95

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Binet a encore du génie, 18 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Bidochon, Tome 21 : Les Bidochons sauvent la planète (Album)
Je retrouve le Binet qui m'a fait hurler de rire avec les tomes 15 et 16 mais depuis, c'était en dents de scie (particulièrement le tome consacré à la voyance, le moins inspiré de tous les albums). Il y avait la téléphonie, le web, la société de consommation qui étaient passés au crible avec toute la verve de ce brave Christian. Des idées sympathiques qui aboutissaient à des albums néanmoins pas totalement réussis avec d'excellentes idées puis d'autres quelconques.
Mais le tome 21 est arrivé et Binet a trouvé un sujet qui a une portée fantastique pour Robert et Raymonde car l'écologie est un imbroglio de contradictions permanentes (la preuve avec le tri sélectif) mais avec ce buté de Robert, ça devient en plus vraiment amusant. Du dilemme de la barquette de carottes râpées qui influe sur la vie des peuplades lointaines menacées par le réchauffement climatique en passant par la maison écolo et le co-voiturage, il y a vraiment de quoi se marrer un vrai bon coup car c'est un problème qui nous touche tous et surtout qui nous emmerde tous parce que notre obole est plus significative qu'autre chose à l'échelle mondiale quand d'autres pays polluent ouvertement en s'en cognant le coquillard. Et de ce constat, Binet sort quelques cases et quelques situations magiques dont il a le secret! Tout n'est pas au niveau des premiers albums, particulièrement le final mais cet album est le meilleur depuis une quinzaine d'années. Entre Raymonde, totalement convaincue de ce qu'il faut faire pour l'environnement et Robert, aussi bête que d'habitude qui ne saisit ni la portée de ce qu'il faut faire ni l'impact de ce qu'il fait, on touche parfois au sublime. Vivement le prochain tome!


Skyfall
Skyfall
Prix : EUR 1,29

28 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enorme, 10 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Skyfall (Téléchargement MP3)
Enfin un thème qui rend honneur à 007! Après plusieurs films où la chanson principale était hors contexte (comme le technoïde "Die Another day" de Madonna), loin de ce que l'on attend pour l'agent secret, voici finalement Adèle qui arrive avec ce "Skyfall" d'une grande classe.
Non contente d'avoir une voix superbe, la jeune chanteuse a écrit une chanson qui rend hommage à James Bond (avec le producteur Paul Epworth qui a également composé et écrit) : du mystère, un texte avenant, de la puissance et de la délicatesse... on revient aux origines du mythe avec les grandes chansons comme "Goldfinger" et il y a fort à parier que ce nouveau titre, respectueux et où tout a été compris pour ce qu'est un thème 007 sera l'un des classiques de la saga. Le succès d'Adèle est amplement justifié et celui de "Skyfall" également (84,000 ventes en moins de deux jours en Angleterre) tant la jeune chanteuse semble être quelqu'un qui a compris ce qu'était la musique!


Miserere
Miserere
par Jean-Christophe Grangé
Edition : Poche
Prix : EUR 8,60

4.0 étoiles sur 5 Pas déçu du tout!, 6 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miserere (Poche)
Est-ce le meilleur Grangé? Je ne sais pas mais en tout cas, il démarre plus rapidement. Habitué aux lenteurs de l'auteur, je me disais que "Miserere" prendrait bien une centaine de pages à se lancer mais non, finalement, le ton est donné rapidement, l'intrigue se déroule rapidement. Un élément permet de deviner rapidement une partie de la fin du bouquin toutefois mais ne gâche pas le plaisir de la lecture
Moins sombre que "Le Serment Des Limbes", "Miserere" ne bénéficie pas de tous les rebondissements que j'attends de Grangé mais quand même, quelle histoire! Deux flics devenant partenaires autour de crimes étranges tournant autour de la junte chilienne et d'enfants de chorales, c'est bien trouvé. Grangé, comme à son habitude, trouve toujours de quoi enrichir son discours et sort des explications intéressantes sur nombre de sujets comme le fameux "Miserere" ou bien sur l'avènement de Pinochet mais il est toujours aussi prolixe et se perd en longues phrases descriptives qui, à la longue, n'apportent pas grand-chose hormis une sensation de remplissage. Je trouve qu'il s'agit du point faible de l'auteur. Il y a certes un vocabulaire riche mais c'est vite redondant.
Pour un roman bâti sur une trouvaille minuscule et commandé par la maison d'éditions de l'auteur, j'ai trouvé ça plutôt bien construit. La fin rapide (et pas nécessairement crédible, puis le côté "Comte Zaroff" est moyen) laisse un peu sur la faim du lecteur, il y a aussi certains aspects un peu trop rapidement expédiés (le Cameroun, la chère Arménie de Kasdan,...) mais c'est un roman fait sur le pouce après l'éprouvant "Le Serment Des Limbes".
Si vous aimez ce que fait Grangé, parions que vous aimerez ce roman également, en attendant l'adaptation cinématographique prévue avec Joey Starr dans le rôle de Volokine. Et là, d'un coup, j'ai peur et je me dis que quelque part, il y a un fou qui veut faire passer Didier Morville pour un policier d'origine russe! Le mystère du septième art...


Le Concile de pierre
Le Concile de pierre
par Jean-Christophe Grangé
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

3.0 étoiles sur 5 Pas le meilleur Grangé mais une bonne histoire, 3 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Concile de pierre (Poche)
J'ai connu Jean Christophe Grangé avec "Le Serment Des Limbes", un livre imposant acheté par défaut et par ennui. Malgré un certain nombre de pages pour démarrer une intrigue qui m'a par la suite captivé, Grangé se révélait à moi et il me tardait de pouvoir lire un autre de ses romans. Ayant déjà vu "Les Rivières Pourpres" (et donc devant l'inutilité de lire le livre qui ne m'apporterait probablement pas le lot de surprises que je souhaite), j'ai orienté mon choix vers un bouquin inconnu : "Le Concile De Pierre". Le résumé au dos de l'ouvrage restant suffisamment vague pour piquer la curiosité, on se demande comment un enfant va être le centre d'une intrigue allant de Paris à la lointaine Mongolie!
Le premier constat a été le même que pour "Le Serment Des Limbes" : l'histoire se met en place mais elle décolle réellement après une centaine de pages. Autant dire que même si c'est bien fait, j'ai eu l'impression de m'ennuyer et j'ai attendu de pied ferme que les rebondissements démarrent pour enfin prendre un vrai plaisir à la lecture de ce roman. La longueur du démarrage s'est aussi reportée ailleurs. Je trouvais que Stephen King se perdait parfois en longueurs, en détails, pour mieux imprégner le lecteur, pour l'immerger. Grangé se perd carrément en descriptions, multipliant les mots comme des petits pains en alignant un vocabulaire parfois riche mais rendant l'attente de situations et de faits souvent trop longue. Je me suis même fait la réflexion que c'était carrément du remplissage pour certaines pages qui ont pourtant probablement été des casse-têtes pour l'auteur afin de pourvoir le matériel nécessaire à la longueur d'un roman tout en faisant avancer l'action. C'est à mon sens le vrai point faible ici : "Le Concile De Pierre" aurait gagné en efficacité, en cohésion et en immédiateté avec quelques pages de moins.
L'un des atouts de Grangé, c'est son travail de recherche évident pour étayer son histoire et lui permettre d'exister. Alors qu'il avait été impressionnant pour "Le Serment Des Limbes" à propos des NDE et d'une multitude de détails offrant une crédibilité à son roman, l'auteur a poussé l'étude encore plus loin, repoussant les limites de la simple création littéraire pour en faire une tranche de vie. La description du peuple Tseven, le fonctionnement du TK17, la psychokynése, autant de sujets étudiés avec rigueur pour permettre à l'histoire d'exister. Tels des effets spéciaux permettant à l'histoire de se dérouler sans encombre, ces moments détaillés, ces recherches sérieuses étayant, charpentant l'ossature d'un roman sont essentiels car sans cette ossature, "Le Concile De Pierre" tomberait comme un château de cartes!
Après, je dirais que tout est question de goût. Le final particulièrement qui me semble plus que tiré par les cheveux. Sans en révéler la teneur, disons qu'il est improbable. Tout comme certaines déductions de l'héroïne qui semble trouver solutions et vérité en un clignement d'oeil, s'affirmant intérieurement des découvertes pourtant peu plausibles. Déjà en marge socialement et humainement, elle en devient un peu plus curieuse! Comme il se dit, "s'il n'y a pas de réponse naturelle, il y a une réponse surnaturelle" ou quelque phrase s'approchant de celle-ci. Et le surnaturel, l'inconcevable, l'énigmatique, tout trouve son sens dans ce roman qui m'a vraiment tenu en haleine jusqu'à ce final que je qualifie d'embarrassant pour l'auteur. C'est sa vision, je la respecte et s'il a convaincu des lecteurs, j'en suis ravi pour eux. Pour ma part, je suis sur ma faim, d'où ma note que certains jugeront sévère (3 sur 5), aussi justifiée par les longueurs inutiles et cette mise en route que j'ai trouvé longue à venir. Quatre cent pages néanmoins intéressantes, avec un coeur d'intrigue réellement envoûtant . Malgré mes réserves, "Le Concile De Pierre" est un agréable moment qui se lit vite et bien lorsque l'on se sent pris dans l'histoire. Et malgré ses travers, Grangé est un excellent auteur capable du meilleur et s'il parvient à corriger ces travers, il sera un grand dans le monde des auteurs de genre.


Aftermath Of The Lowdown
Aftermath Of The Lowdown
Prix : EUR 14,82

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une jolie conséquence, 22 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aftermath Of The Lowdown (CD)
Richie sambora vient là où personne ne l'attendait vraiment. Quinze ans à quelques jours près que son deuxième album solo sortait au Japon. Quinze ans pendant lesquels il s'est dévoué à Bon Jovi, son groupe nourricier qui a parasité toute possibilité de réaliser un autre album en solitaire même si en 2005, quatorze chansons étaient enregistrées et disponibles pour un nouveau disque. Il aura fallu attendre 2012 pour que Richie Sambora s'affranchisse des contraintes de Bon Jovi et de sa vie privée pour enfin voler de ses propres ailes une troisième fois.
De l'aveu des fans, "Undiscovered Soul", le deuxième disque solo du guitariste, n'arrivait pas à la cheville de "Stranger In This Town", le premier album d'une rare noirceur pour quelqu'un profitant du succès planétaire d'un groupe vendant des disques par millions. Toutefois, le succès et la promiscuité étouffaient Richie et "Stranger In This Town" fut une réaction en ce sens, une bouffée d'oxygène à la limite de l'exorcisme tant les douleurs envenimaient le guitariste. "Undiscovered Soul" était bien loin de ces préoccupations puisqu'il n'était qu'une pause, une récréation entre copains avec de gentilles chansons mais bien moins marquantes. A croire que pour écrire un opus indélébile, sambora devait être malheureux!
Durant cette quinzaine d'années sans album solo, la vie de Richie sambora a subi de profonds changements - un divorce, le décès de son père et des addictions à l'alcool puis aux pilules anti-douleur - et ces expériences se sont transformées en chansons. Toutefois, inutile de chercher la noirceur de "Stranger In This Town" car "Aftermath Of The Lowdown" respire également la joie de vivre puis l'on sent qu'il y a beaucoup de plaisir derrière certaines chansons très fun comme "Backseat Driver", "Every Road Leads Home To You", "Sugar Daddy" ou bien "Burn That Candle Down". Le style posé depuis le premier disque est bien là, inimitable et la voix de Richie fait mouche comme d'habitude. Loin des chansons de Bon Jovi puisqu'il compose toujours pour le groupe selon le point de vue de Jon Bon Jovi, Richie se permet de faire davantage sortir les bonnes vieilles influences comme Jimi Hendrix, The Beatles ou Deep Purple. On va bien sûr reconnaître quelques tics qui apparaissent toujours dans la musique de Bon Jovi mais un disque de Richie Sambora, c'est vraiment tout sauf un album du groupe du New Jersey sinon à quoi bon aller en solitaire?
Bien plus rock que la musique (devenue si pop parfois, si prévisible) de Bon Jovi, sentant bon les seventies avec des hommages déguisés ("Burn That Candle Down" est presque pompé à Hendrix tandis que "World" est le "Across The Universe" de Richie), "Aftermath Of The Lowdown" est plus convaincant que "Undiscovered Soul" qui était bien trop sage, mid-tempo et dont aucune chanson ne ressortait tant que ça du lot. Des titres rock comme "Nowadays", "Burn That Candle Down" ou "Learning How To Fly (With A Broken Wing)", c'était inespéré car Richie était attendu vers un terrain plus pépère voire acoustique. Même certains titres plus calmes prennent une tournure plus heavy qu'à l'accoutumée comme "Taking A Chance On the Wind", "Seven Years Gone" ou bien "Weathering The Storm". Il y a aussi les inévitables ballades avec "You Can Only Get So High" et "I'll Always Walk Beside You" et plus surprenant, une production et des idées très modernes sur "Sugar Daddy" et "Every Road Leads Home To You", le deuxième étant le premier single mais aussi clip de "Aftermath Of The Lowdown". Vraiment étonnant pour un disque inspiré par la jeunesse musicale du guitariste, les années soixante, les débuts du rock et du hard-rock, les années soixante-dix oubliant le flower power pour le progressif et le punk... Pink ne serait pas en reste sur "Sugar Daddy" d'ailleurs tant cette chanson semble taillée pour elle.
Tout l'album n'est pas non plus d'un niveau impeccable, il y a des titres plus faibles (c'est une question d'appréciation) et d'autres qui sortent du lot. Parions que "Seven Years Gone" sera l'un de ceux qui seront le plus plébiscités avec ses émotions dans tous les sens et ses parties rock contre-balançant des passages plus doux. Certains titres feront date, d'autres sont déjà au coeur de la polémique depuis que l'album a fuité sur le web en juin ("World" en premier lieu car c'est une chanson courte qui ne trouve pas beaucoup de fans) mais ce qui est sûr, c'est que Richie Sambora s'est fait plaisir et a réussi à plaire à ses fans en évitant le dixième des polémiques entourant chaque sortie d'un nouvel album de Bon Jovi (dont le prochain opus sortira début 2013). L'objectif de "Aftermath Of The Lowdown" n'est pas d'être le disque le plus vendu de 2012 (ce qui ne peut arriver de toute manière) mais d'être une nouvelle aventure humaine pour le guitariste qui raconte ses démons mais aussi ses passions (sa fille en premier lieu). Apparemment aussi très heureux d'être sur un label indépendant pour ce disque, laissant derrière Mercury, Universal et consorts, Sambora dit avoir retrouvé une liberté artistique. Difficile à vérifier (mais qui pousserait pour obtenir un hit d'un disque de Richie pour un artiste n'étant pas à la mode vu ses unfluences?) mais Dangerbird Records va se frotter les mains car à une époque où la musique est devenu un produit de consommation instantané mais surtout gratuit, le label peut compter sur des fans voulant tout le produit avec un livret, un boitier, pas juste un stupide fichier mp3 au son dégueulasse. Le guitariste ne pourra flirter avec les chiffres de son groupe nourricier (même si ceux-ci ne sont pas ceux des années dorées, ils restent respectables) mais vendra probablement quelques dizaines de milliers de copies à travers le monde. Un chiffre probablement en-deça des attentes pour un artiste ayant autant vendu avec Bon jovi mais une musique beaucoup plus rock, moins instantanée, moins tournée vers la radio ou MTV, ça plombe inévitablement le score final.
"Aftermath Of The Lowdown" est donc une jolie surprise, de meilleure facture que "Undiscovered Soul" et est parfois supérieur aux derniers albums de Bon Jovi, un comble! Richie Sambora pourrait avoir une carrière solitaire tout à fait respectable musicalement et financièrement s'il n'avait pas Bon Jovi en fond de commerce et le fossé séparant le guitariste et Jon Bon Jovi est de nouveau flagrant tant le chanteur, généralissime de son groupe quoi qu'il en dise, vise les mélodies sucrées au plaisir instantané mais certainement éphémère, loin des brûlots des six premiers albums du groupe. Il apparaît même évident que la contribution de Richie, artistiquement parlant, pour Bon Jovi est minime tant la différence de style saute aux oreilles.
Qu'importe, je suis fan de l'un et de l'autre puis je n'écoute pas le Bon Jovi actuel pour retrouver ce que j'aimais dans "Slippery When Wet" tandis que j'aurais aimé retrouver une partie de l'ambiance de "Stranger In This Town" dans "Aftermath Of The Lowdown" mais ce dernier est un disque totalement autonome, existant seul sans véritable comparaison avec les albums précédents. Richie Sambora a réussi à faire un disque de rock honnête, loin d'être parfait mais qui possède un bon son, quelques très bonnes chansons et un plaisir indéniable. C'est déjà formidable! Il n'y a plus qu'à espérer qu'il ne faudra pas attendre de nouveau quinze ans pour entendre un nouvel album solo du sidekick de Bon Jovi!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 17, 2012 6:46 AM MEST


Amittyville 2005
Amittyville 2005
DVD ~ Jesse James
Prix : EUR 12,99

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Home sweet home, 8 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Amittyville 2005 (DVD)
Quitte à faire un remake, autant bouleverser un peu la donne plutôt que de copier bêtement l'original. De plus, le fait-divers ayant servi au premier "Amityville" a été pressé comme un citron, ce remake étant le neuvième film de la série! Autant dire que revoir la vieille maison inquiétante avec ses effrayantes fenêtres n'était pas une idée donnant froid dans le dos.
Autant le dire, sans être raté, ce remake n'apporte strictement rien par rapport au film de 1979. Le cahier des charges est respecté et l'on voit bien George Lutz (Ryan Reynolds) s'enfoncer dans les ténèbres de son âme tandis que cette famille se brise sous la pression d'une union qui se désagrège à cause de forces surnaturelles hostiles. Tension permanente, bruits, aboiements, tout est là pour faire un film de maison hantée correct mais la sauce ne prend pas, tout simplement parce que l'effet de surprise est inexistant puis le tout est mis en boîte de manière simpliste, le crescendo mal amené et les personnages peu attachants. Que penser de cette baby-sitter (à la plastique séduisante) fumant avec une pipe à eau dans la maison où elle garde des mouflets puis de leur raconter les évènements de 1974? Quid d'un beau-père coupant du bois avec un gamin tremblant comme une feuille tenant les bûches de ses mains?
Il manque définitivement quelque chose à ce remake, le plus qui a fait la réussite d'un "Massacre A La Tronçonneuse" en 2003 par exemple, une relecture d'un matériau costaud (même si beaucoup voient dans le premier "Amityville" un film très bancal). Le film de 1979 était fort parce que l'un des premiers du genre, posant les bases d'un style et avec une certaine réussite. En 2005, copier quasiment à la lettre un tel film est idiot car le public et ses frayeurs ne sont plus les mêmes, pas plus que les attentes de spectateurs toujours à la recherche de plus d'effroi. Malgré quelques scènes sympathiques, ce "Amityville" ne restera pas dans les mémoires.


Cloclo
Cloclo
DVD ~ Jérémie Renier
Prix : EUR 10,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Claude Forever, 2 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cloclo (DVD)
Faire un film sur une icone comme Claude François était un pari risqué car le personnage a été aimé comme rarement mais aussi détesté par un grand nombre de personnes. Il faut dire que derrière la vedette donnant du plaisir à des millions de personnes à travers musiques et chorégraphies, il y avait un homme qui était vraiment un "petit monsieur" : tyrannique, volage, capricieux, j'en passe et des meilleurs. Cet aspect de Claude est d'ailleurs plus que retranscrit, le chanteur se comportant plus que mal régulièrement. Si on apprécie toujours l'artiste, le mythe en prend un sacré coup au final : on en viendrait presque à le détester!
Le film suit une logique temporelle en commençant en Egypte pour évoquer la fuite de la famille François suite aux évènements du canal de Suez en 1956 jusqu'à l'inévitable décès du chanteur. Tout n'est pas raconté (l'attentat en Angleterre par exemple ou son travail de producteur) alors que certains passages peuvent paraître un peu long (plusieurs fois, les problèmes de jeu et donc de dettes de sa mère sont évoqués ou bien "Comme d'habitude" interprété deux fois). Le paradoxe d'un film, de choix artistiques. Il y a également ce moment s'étant réellement déroulé lorsqu'il prend sa voiture et qu'il est assailli par une cohorte de fans en délire et qui est filmé à l'identique. "Cloclo" devient alors autant un biopic qu'un reportage. Les fans les plus acharnés sauront donc apprécier la version longue (uniquement présente sur le DVD, allez comprendre!), plus complète.
Les acteurs sont excellents. Inutile de parler de l'excellente prestation de Jérémy Rénier qui a fait un travail colossal de mimétisme pour coller au personnage, dans l'intimité ou bien à la scène. Sans l'avoir reconnu immédiatement, j'ai adoré voir Benoît Magimel qui est vraiment devenu un acteur de premier ordre (regardez donc "Truands"). Les autes rôles, moins importants, sont pourtant efficaces comme les parents de Claude, finement interprétés.
La réalisation est un peu plate parfois, tel un téléfilm. Rien n'est gâché mais j'ai trouvé que l'ensemble manquait d'emphase par instant sans que ce soit préjudiciable. Le réalisateur a bien fait son travail puisque j'ai aimé le film mais c'est trop académique par endroit.
"Cloclo" séduira ou non mais à le mérite d'exister et de surtout être différent de "Podium" qui était une comédie tout en gravitant dans l'univers de Claude. Le produit final aura déchiré la famille François, les enfants Claude Junior et Marc étant désormais fâchés avec leur tante Josette qui était en désaccord avec le film. Les fans se feront leur idée sur cette vie retranscrite en deux heures trente et nombreux sont ceux qui verront leur idole revivre sous les traits d'un acteur en communion avec son sujet à la différence de certains critiques qui ont tiré à boulets rouges sur "Cloclo". Pour ma part, j'y ai cru, j'ai vu Claude François pendant tout le film et j'ai pris du plaisir à découvrir l'envers du décor tout en étant replongé dans des chansons intemporelles qui sont encore aujourd'hui des standards absolus de la variété française.


Starship Troopers - Invasion [Blu-ray]
Starship Troopers - Invasion [Blu-ray]
DVD ~ Shinji Aramaki
Prix : EUR 7,96

17 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Voulez-vous en savoir plus?, 25 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Starship Troopers - Invasion [Blu-ray] (Blu-ray)
Comment faire aussi mauvais que les deux autres séquelles de "Starship troopers" mais en le faisant différemment? Plus d'acteurs dans ce quatrième volet, il s'agit d'un film en CGI uniquement. Un an et demi d'animation sur ordinateur pour arriver à ce "starsgip Troopers : Invasion" plutôt embarrassant malgré de l'action survoltée parfois.
On retrouve trois personnages du premier film : Johnny Rico devenu général, Carmen Ibanez commandant son propre vaisseau et Carl Jenkins qui a gravi les échelons lui aussi puisqu'il est le ministre du paranormal en quelque sorte. Ses talents psychiques lui ont ouvert de belles portes à la Fédération mais Carmen le déteste au plus haut point. Par contre, aucune voix originale, puisque ce film est un DTV.
Le script vaut ce qu'il vaut, il n'est pas trop mauvais puis permet quelques joutes entre humains et parasites. Le problème, c'est que l'on arrive pas à s'attacher à un personnage comme Varro "Hero" ou Trig. Manquant cruellement de profondeur, l'animation des visages est uniforme et il n'y a guère d'émotions qui en sort. les doubleurs, eux aussi sûrement dépités devant un produit un peu mal fichu, n'y ont pas cru une seule seconde et l'on sent que tout est joué sans conviction aucune. On ne leur en voudra pas mais ça plombe vraiment le produit fini.
On tient le coup jusqu'au bout en espérant que le niveau va se relever mais non, rien n'y fait, ce "Starship Troopers 4" est raté. Partant pourtant avec un capital sympathie énorme tant le film de Verhoeven est une pierre angulaire du cinéma et malgré deux autres films plutôt mauvais, on se met devant cette nouvelle aventure avec l'envie de voir la Fédération faire la peau aux arachnides, on veut voir des assauts dantesques comme sur la planète P et des ruches d'insectes bondir sur les pauvres soldats qui seront découpés. On veut une baffe comme en 1998! On veut que le subversif revienne en force, on veut un film dérangeant pour ceux qui ont vu dans le premier "Starship troopers" une apologie du nazisme. On veut en prendre plein la tronche.
Pfff.... même pas un coup de pied pointure 27 à l'arrivée!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 10, 2014 7:36 PM CET


Tueurs
Tueurs
par Stéphane Bourgoin
Edition : Poche
Prix : EUR 7,40

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bon Bourgoin, 17 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tueurs (Poche)
Lire Stéphane Bourgoin, c'est toujours une aventure humaine car si l'on parle beaucoup des tueurs / tueuses, il est souvent beaucoup moins cas des victimes qui ne sont plus là pour s'exprimer. Et si le point d'expression ne peut changer, Bourgoin prend des cas beaucoup moins connus ou médiatiques que les sempiternels Ed Kemper ou Jack l'Eventreur.
Que ce soit avec Belle Gunness (déjà abordée dans un livre précédent de Bourgoin) ou bien avec Dumollard, se plonger ainsi dans le récit meurtrier est toujours prenant et intéressant. Les époques, les moeurs, tout transpire de la lecture qui devient rapidement immersive. Et si l'on se dit que parce que ces histoires sont moins connues on va s'ennuyer, ce n'est pas le cas, les trois cent pages du livre se dévorent à grande vitesse. Il y a des histoires plus prenantes que d'autres mais tout est affaire de "goût" en la matière.
Stéphane Bourgoin enfonce donc un peu plus le clou pour confirmer qu'il est l'un des spécialistes incontestés des tueurs en série. le plaisir d'acheter et de lire du Bourgoin est sans cesse renouvelé tant le sujet semble ne pouvoir se tarir.


Mince alors !
Mince alors !
DVD ~ Victoria Abril
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Big girls, you are beautiful, 15 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mince alors ! (DVD)
D'un phénomène de société qui s'accentue (l'obésité) et du malaise social / personnel qui en découle (jugements, regards, quand dira-t-on, stéréotypes,...), Charlotte de Turckheim réalise une petite comédie savoureuse autour d'une ville thermale où nombre de gens en surpoids se rendent pour tenter de perdre des kilos en trop (et changer de vie éventuellement, du moins le croient-ils).
Nombre de jeux de mots vous raviront, tout comme certaines situations réellement cocasses ou touchantes (Catherine Hosmalin dit avoir vécu tout ce que son personnage subit) mais c'est surtout le regard du mari de Lola Dewaere qui est immonde tant il représente une large partie de la pensée humaine. C'est avec ce genre de film amusant tout en abordant un problème contemporain que les mentalités devraient évoluer car il s'agit de vérité. Il est temps d'accepter les gens pour ce qu'ils sont et non pour ce qu'ils devraient être.
Très justement interprété, "Mince Alors !" est un excellent moyen de passer le temps agréablement totu en réfléchissant.


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