Profil de STEFAN > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par STEFAN
Classement des meilleurs critiques: 15
Votes utiles : 3456

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
The Empyrean
The Empyrean
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 19,89

5.0 étoiles sur 5 Progpular Genius, 7 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Empyrean (CD)
S'il est surtout connu pour sa participation aux années les plus populaires des Red Hot Chili Peppers, John Frusciante a aussi une production solo aussi foisonnante que passionnante. Ainsi, The Empyrean est-il déjà son 10ème album sous son nom, le premier depuis 2005 et Curtains ! C'est aussi une fort sympathique galette de rock progressif d'aujourd'hui.
Alors, certes, on est aussi loin que faire se peut des exactions charto-compatibles de sa maison mère d'alors mais là n'est pas le propos, de toute façon, d'une aeuvre schizophrène et personnelle d'un Frusciante aimant à expérimenter seul ou avec quelques amis de passage. Mais qui dit expérimenter ne dit pas forcément perdre l'auditeur dans quelques absconces manipulations soniques comme le prouve, d'entrée de jeu, l'instrumental minimaliste (une constante de l'album) Before the Beginning où, 9 minutes durant, John tourne autour d'une mélodie toute bête avec sa guitare, effet garanti. La suite ne fait que confirmer qu'on peut être ambitieux et abordable à la fois. Ambitieux parce que des textures, des structures, de l'usage du studio comme un instrument en soi (comme Eno) on reste baba devant la créativité et la rouerie d'un auteur, compositeur et interprète qui sait exactement où il va et quels chemins il lui faudra emprunter pour arriver à bon terme. Abordable parce que, fondamentalement, The Empyrean, est un album, à priori, d'une exemplaire simplicité qui ne se révèlera complètement qu'au fur et à mesure d'écoutes attentives et répétées mais satisfait tout de même dès la première écoute, un album aussi intellectuel qu'émotionnel qui, 54 minutes durant, entraînera l'auditeur dans les méandres de l'esprit d'un auteur passé maître dans l'art de la nuance.
Par soucis de ne point trop dévoiler une galette qui mérite d'être découverte "in vivo", on ne détaillera pas la tracklist se contentant de recommander ce qui est possiblement l'aeuvre la plus précieusement conçue de son auteur, une aeuvre qui ne fait que regretter un peu plus la décision d'un Frusciante de ne plus faire de la musique que pour lui-même entérinant ainsi une retraite musicale qu'on appelle à cesser le plus vite possible parce qu'un tel talent se doit d'être partagé ne serait-ce que par une poignée de suiveurs zélotes toujours heureux de retrouver le plus étrange, le plus passionnant de piments multiplatinés qu'il a depuis abandonné. Osez essayer The Empyrean, vous ne serez pas déçus !

1. Before the Beginning 9:09
2. Song to the Siren 3:33
3. Unreachable 6:10
4. God 3:23
5. Dark/Light 8:30
6. Heaven 4:03
7. Enough of Me 4:14
8. Central 7:16
9. One More of Me 4:06
10. After the Ending 3:38

John Frusciante - lead vocals, lead and rhythm guitar, acoustic guitar, keyboards, piano, synthesizers, 6 string bass on "Dark/Light" and "Central", drum machine, backing vocal
Josh Klinghoffer - drums, percussion, electric piano, organ, piano, synthesizers, backing vocal
&
Flea - bass guitar on "Unreachable," "God," "Heaven," "Enough of Me," "Today," and "Ah Yom"
Johnny Marr - electric guitar on "Enough of Me" and electric and acoustic guitar on "Central"
Donald Taylor and the New Dimension Singers - backing vocals
Sonus Quartet - strings


The Soft Bulletin
The Soft Bulletin
Prix : EUR 10,99

5.0 étoiles sur 5 Have you heard the news?, 7 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Soft Bulletin (CD)
Chef d'aeuvre absolu du pourtant riche catalogue des Flaming Lips, album rétro-moderniste emprunt d'un psychédélisme émotionnel conjuguant le meilleur d'une pop directement héritée de la fin des années soixante à une production actuelle, The Soft Bulletin est aussi, à ce moment de leur carrière, leur création la plus abordable.
Je me souviens d'ailleurs d'une chronique d'époque éreintant le présent du fait que, vraiment !, les Flaming Lips s'étaient vendus sur un opus indigne de leurs ambitions passées et particulièrement d'un Zaireeka avant-gardiste et anarchiste. Mouais... Que de violence pour un album qui est, pas moins !, une des plus belles sucreries indie de tous les temps, et pas si plan-plan qu'il n'y parait d'ailleurs... Et même carrément impressionnant si on prend en compte qu'il ne fallut que trois petits gars pour accomplir pareil tour de force !
Parce que, en vérité je vous le dis mesdames et messieurs, The Soft Bulletin est, avant tout, une splendeur harmonique et compositionnelle comme on a rarement la chance d'en croiser, un opus à l'endurance d'écoute assez phénoménale aussi où la richesse d'arrangements particulièrement chiadés n'en finit pas de révéler ses trésors à l'auditeur patient et attentif. Ce n'est pas qu'on ne puisse écouter l'album comme une belle création pop ce qu'il est aussi, mais ce serait perdre de la substance d'une aeuvre précieusement composée et mise en son, portée par la voix, de fausset certes mais tellement attachante, de Wayne Coyne et, évidemment, une série de compositions où rien, rien !, ne déçoit.
Album multidimensionnel s'il en fut, The Soft Bulletin est de la classe des Pet Sounds, Sgt. Pepper, Village Green Preservation Society, etc., bref, une aeuvre absolument incontournable pour toutes celles et tous ceux qui aiment leur pop avec du chou, de la grâce et juste ce qu'il faut d'expérimentation pour ne jamais lasser, un classique, un vrai !

1. Race for the Prize 4:18
2. A Spoonful Weighs a Ton 3:32
3. The Spark That Bled 5:55
4. Slow Motion 3:53
5. What Is the Light? 4:05
6. The Observer 4:10
7. Waitin' for a Superman 4:17
8. Suddenly Everything Has Changed 3:54
9. The Gash 4:02
10. Feeling Yourself Disintegrate 5:17
11. Sleeping on the Roof 3:09
12. Race for the Prize (Mokran Remix) 4:09
13. Waitin' for a Superman (Mokran Remix) 4:19
14. Buggin' (Mokran Remix)

Wayne Coyne - songwriting, vocals, guitar, percussion
Michael Ivins - bass guitar, vocals
Steven Drozd - songwriting, guitar, accompaniment harmony vocals, keyboards, synthesizers, drums, xylophone, glockenspiel, unison tuned pedal steel guitar


Grace
Grace
Prix : EUR 6,99

5.0 étoiles sur 5 (Pas que) Fils de..., 7 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grace (CD)
De tous ces artistes disparus vraiment trop tôt, de ces étoiles filantes dont on ne finira jamais d'imaginer ce dont elles auraient été capables, il en est une qui a indéniablement marqué ces 20 dernières année : Jeff Buckley.
Evidemment, d'aucuns vous diront que la hype prévalut, qu'il n'y a, finalement, chez ce jeune homme, fils d'un autre artiste disparu trop tôt (Tim Buckley, pour ceux qui ne suivraient pas mais devraient tant la filiation est évidente et pas seulement patronymique), pas exactement de quoi crier "venez voir", que sa version folky-jazzy de finesses jadis exemplifiées par Led Zeppelin n'est, au bout du compte, que de la poudre aux yeux d'une audience méconnaissant l'histoire du rock'n'roll. On ne le niera pas, il y a de ça mais il y a, surtout, une collection de chansons qui, 20 ans après, des arrangements à la production en passant, évidemment, par un songwriting tout en finesse, la naissance d'un personnage sûrement pas encore tout à fait défini mais fichtrement prometteur. Et même plus que ça d'ailleurs parce que, à 27 ans pour son tout premier album, Jeff Buckley en impose.
Que ce soit pour ses originaux (8 chansons absolument inattaquable du Led-Zeppelinien Mojo Pin à au magnifique rock nuancé de Dream Bother à l'intermède vocal indubitablement influencé par le soufisme musical de Nusrat Fateh Ali Khan) ou ses deux reprises (l'Hallelujah de Leonard Cohen tellement possédé qu'on en oublierait presque l'original, Corpus Christi Carol de Benjamin Britten prouvant, s'il en était besoin, l'extraordinaire qualité des vocalises du maître de cérémonie), Buckley met tout son caeur et tout son savoir-faire dans la création d'une aeuvre aussi savante, parce que ces arrangements, cette maîtrise instrumentale, on ne la trouve pas sous le sabot de la première rosse venue, qu'émouvante, et pas seulement par le funeste destin de son auteur mais bien parce que, du ténor sensible de son organe à une imagination avant tout motivée par la passion, l'auditeur en recherche de beaux frissons en aura pour son argent.
Passionné de musique avant tout, puisant son inspiration de partout et n'hésitant pas à régulièrement sortir de sa zone de confort, voir sa collaboration avec John Zorn (Cobra Live at the Knitting Factory), sa participation aux Jazz Passengers, son invitation par Patti Smith, The Seedy Arkhestra ou Shudder to Think, Jeff Buckley est une énorme perte sur laquelle on n'a pas fini de spéculer d'un hypothétique avenir. Reste donc cet album, et un Sketches for My Sweetheart the drunk à ne pas négliger compilant des démos de ce qu'aurait pu être sa seconde aeuvre, cette Grace qui porte si bien son nom, un authentique classique qu'on n'a de cesse de recommander à ceux qui, ermites cloitrés dans leur grotte sans doute, n'y aurait pas encore goûté.

1. Mojo Pin 5:42
2. Grace 5:22
3. Last Goodbye 4:35
4. Lilac Wine 4:32
5. So Real 4:43
6. Hallelujah 6:53
7. Lover, You Should've Come Over 6:43
8. Corpus Christi Carol 2:56
9. Eternal Life 4:52
10. Dream Brother 5:26

Jeff Buckley - vocals, guitar, organ, appalachian dulcimer, harmonium, tabla (track 10)
Karl Berger - string arrangements
Mick Grøndahl - bass
&
Loris Holland - organ (track 7)
Matt Johnson - percussion, drums, vibraphone (track 10)
Gary Lucas - "Magical Guitarness" (tracks 1, 2)
Misha Masud - tabla (track 10)
Michael Tighe - guitar (track 5)


The Downward Spiral
The Downward Spiral
Prix : EUR 12,76

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Fais moi mal !, 7 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Downward Spiral (CD)
Seulement second long-jeu de Trent Reznor et de son Nine Inch Nails, basiquement un projet solo déguisé, The Downward Spiral est l'indéniable premier chef d'aeuvre d'une carrière qui n'a pas fini de faire tourner les têtes, un album de rock industriel abordable et pourtant sans compromis, un numéro d'équilibriste sur lequel il n'est pas inutile de revenir.
Parce que le coup d'avant, Pretty Hate Machine 5 ans plus tôt, ce qui ne retire rien à l'album ayant révélé le sieur Reznor au public, on avait souvent l'impression d'écouter une sorte de Depeche Mode aux inhabituels énervements soit une sorte de cyber-pop industrialisée et métallisée de belle facture, certes, mais loin de la production révolutionnaire décrite par certains. Cette fois la messe est différente avec des instrumentations notablement plus fouillées, travaillées, des textures instrumentales également électroniques et pourtant plus organiques dont Reznor, évidemment seul maître à bord mais également, largement, musicien quasi-unique d'une galette où les autres participants ne sont, ni plus ni moins, que des outils utilisés par Trent pour enrichir son cocktail. Ca ne veut pas dire que Nine Inch Nails soit méconnaissable pour autant, clairement, c'est bien du même projet dont il s'agit mais avec, outre les obligatoires accès colériques sans lesquels rien ne serait vraiment pareil, une finesse de composition et d'arrangement seulement effleurée la fois précédente.
Ainsi goûte-t-on particulièrement à un Piggy en crescendo à la "In the Air Tonight" (explosion de batterie comprise !) qui n'a, sinon, heureusement, rien à voir avec la vieille scie de Phil Collins, à un March of the Pigs exemplairement agressif qui sait cependant ménager, excellent pour l'effet !, quelques plages plus mélodiques, à un Closer extrêmement accrocheur qu'on considèrerait volontiers comme un énorme tube s'il n'avait ces paroles ô combien sexuées lui interdisant l'accès aux plus prudes des auditeurs, à un The Becoming osant le contraste entre industrialisme forcené et folk-pop mesurée (oui !), un A Warm Place qui a beaucoup à voir avec les ambianceries d'un certain Eno, et évidemment à un Hurt qui, outre qu'il deviendra un improbable hit pour Johnny Cash quelques années plus tard, prouve présentement que Reznor sait aussi faire de la belle chanson poignante sans (trop) se reposer sur des trucs de production.
Mais ce ne sont que des exemples sur un album qui demeure, on a beau chercher, on ne trouve pas, une machine sans la moindre faiblesse, une machine alimentée par une métallisation indéniable qui, pourtant, ne rebutera pas ceux qui sont habituellement allergiques au genre, encore ce fichu numéro d'équilibriste !, parce qu'uniquement utilisée à des fins énergisantes bienvenues. Pour toutes ces raisons, et du fait de son excellent vieillissement, 20 ans d'âge tout de même !, The Downward Spiral est toujours le magnum opus d'un Reznor/Nine Inch Nails qui, sans jamais avoir vraiment fauté, n'a plus jamais accompli pareil prodige.

1. Mr. Self Destruct 4:30
2. Piggy 4:24
3. Heresy 3:54
4. March of the Pigs 2:58
5. Closer 6:13
6. Ruiner 4:58
7. The Becoming 5:31
8. I Do Not Want This 5:41
9. Big Man with a Gun 1:36
10. A Warm Place 3:22
11. Eraser 4:54
12. Reptile 6:51
13. The Downward Spiral 3:57
14. Hurt 6:13

Trent Reznor - vocals, all instruments, drums (on "Piggy"), arranger, producer
&
Mark "Flood" Ellis - producer, hi-hat (on "Closer"), ARP 2600 synthesizer (on "The Becoming")
Chris Vrenna - drums (on "Hurt"), programming, sampling, additional drums (on "Burn")
Adrian Belew - texture generating guitar (on "Mr. Self Destruct"), ring mod guitar (on "The Becoming")
Danny Lohner - additional guitar (on "Big Man with a Gun")
Andy Kubiszewski - drums (on "The Downward Spiral")
Stephen Perkins - drum loops (on "I Do Not Want This")


Tim
Tim
Prix : EUR 9,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les outsiders, 5 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tim (CD)
A Minneapolis il y a Prince, il y a également Hüsker Dü mais il y a aussi les Replacements, un petit groupe qui n'a l'air de rien avec son rock punkifié mais qui, depuis 1981 et ses premiers ébats discographiques, enchaine les impeccables galettes, alors arrivé à Tim, leur 4ème, on sait que ces remplaçants-là ont tout les atouts pour sortir du banc, et qu'on ne sera pas déçu, évidemment.
Pour la petite histoire, Tim est le premier album des Replacements pour une major, Sire, un sous-label de la Warner, pas que ça change quoique ce soit à leurs habitudes tant musicales que logistiques. Paul Westerberg et les siens restent donc à Minneapolis mais cette fois sous le bienveillant patronage de Tommy Erdelyi, également connu en tant que batteur sous le pseudonyme de Tommy Ramone, vous savez pour qui !, qui, sans révolutionner leur son, lui donne des moyens et une puissance sonique nouvelle comparée aux précédentes œuvres du quatuor. Sinon, on n'a aucun mal à reconnaître le groupe qui s'est progressivement fait un nom, en particulier grâce à leur opus d'avant, Let It Be, dans une scène étatsunienne indépendante pourtant surpeuplée. Il faut dire que Westerberg, quasi-unique compositeur de la chose, qui n'a jamais autant livré de lui-même dans les paroles que présentement, a le chic pour pondre de la chanson poursuivant la tradition rock'n'roll nord-américaine avec juste ce qu'il faut de détachement, tant lyrique que mélodique, pour imposer son écriture. Ainsi, qu'il donne dans une écriture adulte mais pas rance (Hold My Life, Swingin' Party, left on the Dial), dans d'adolescentes mélopées (I'll Buy, Kiss Me on the Bus), dévoie le country rock (Waitress in the Sky), plonge dans une folk sombre (Here Comes a Regular), ou se rappelle de ses exactions punk de jeunesse (Lay It Down Clown) il le fait toujours avec un talent et une maîtrise qui laisse pantois. Si musicalement la tentation est grande de comparer ces remplaçants à d'autres références de l'époque (R.E.M., Soul Asylym ou Hüsker Dü) il y a chez ces gars-là un je ne sais quoi, dont l'influence d'Alex Chilton et de son Big Star ne sont pas des moindres, qui fait la différence.
Pas étonnant, à partir de là, que ce Tim, comme la plupart des albums des Replacements d'ailleurs, soit devenu un album culte... D'un groupe qui ne l'est pas moins parce qu'il faut le dire, si les Replacements ont influencés de nombreux groupes (de Nirvana aux Lemonheads en passant par Urge Overkill ou Buffalo Tom, pour ne citer qu'eux parce que, vraiment, la liste est trop longue pour être exhaustive) ils n'ont jamais, eux-mêmes, eu le succès qu'ils méritaient pourtant largement. Une injustice toujours réparable en commençant, par exemple, par cet opus de 1985 sans le moindre défaut.

1. Hold My Life 4:18
2. I'll Buy 3:20
3. Kiss Me on the Bus 2:48
4. Dose of Thunder 2:16
5. Waitress in the Sky 2:02
6. Swingin Party 3:48
7. Bastards of Young 3:35
8. Lay It Down Clown 2:22
9. Left of the Dial 3:41
10. Little Mascara 3:33
11. Here Comes a Regular 4:46
Bonus
12. Can't Hardly Wait (Acoustic Outtake) 3:52
13. Nowhere Is My Home (Session Outtake) 4:01
14. Can't Hardly Wait (Electric Outtake) 3:09
15. Kiss Me on the Bus (Demo Version) 3:00
16. Waitress in the Sky (Alternate Version) 2:00
17. Here Comes a Regular (Alternate Version) 5:22

Paul Westerberg - Guitar, Piano, Vocals
Chris Mars - Drums, Background Vocals
Bob Stinson - Guitar
Tommy Stinson - Bass
&
Alex Chilton - vocals on "Left of the Dial"
Tommy Erdelyi - guitar solo on "Kiss Me On The Bus"


Nebraska
Nebraska
Prix : EUR 9,43

5.0 étoiles sur 5 Bruce Alone : l'essence de l'art, 4 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nebraska (CD)
Bruce Springsteen sans le E Street Band, Bruce qui raconte des histoires comme lui seul sait le faire mais seul, jouant de tout souvent à l'économie, c'est non seulement une première mais surtout une légendaire galette, Nebraska.
Mais pourquoi sans le E Street Band, au fait ? Parce que les démos originelles du Boss avaient une saveur que les sessions entreprises par le groupe ne retranscrivait pas et que, du coup, la décision fut prise de ne pas l'employer laissant Bruce seul aux commandes d'une version légèrement amendée de ses propres démos et une aeuvre, à ce moment, atypique de son répertoire, toujours une de ses plus belles réussites, aussi.
De fait, on imagine mal ces chansons autrement que dans leur habits minimalistes, la viande sur l'os, l'essence même de l'art de Springsteen comme nous le découvrirons plus tard (cf. le coffret Tracks). Sans rentrer dans le détail, parce qu'il n'est rien de plus marquant que de vivre ces chansons soi-même, on y retrouve un boss encore plus désillusionné narrant les histoires de gens comme vous et moi de l'incroyable force de sa poésie du quotidien, de ses mélodies et leurs présentes instrumentations évoquant souvent les débuts d'une des influences ici les plus évidentes du Boss, Bob Dylan, sans la voix nasillarde et les atours sarcastiques cependant. Parce que Bruce, présentement, n'est pas un rigolo, ça non !, et les 10 chansons Nebraska tout sauf d'aimables blagues, de remarquables vignettes d'une Amérique blue-collar qui arpente les highways en recherche d'un possible ailleurs, où l'herbe est toujours plus verte, c'est connu.
Immense classique de son auteur, disque quintessentiel s'il en fut, Nebraska, plus de 30 ans après sa sortie, n'a toujours pas pris une ride et demeure, à n'en pas douter, de ces albums qu'on écoute quand tout est un peu bleu mais qu'on ne veut pas que ça change, une merveille !

1. Nebraska 4:32
2. Atlantic City 4:00
3. Mansion on the Hill 4:08
4. Johnny 99 3:44
5. Highway Patrolman 5:40
6. State Trooper 3:17
7. Used Cars 3:11
8. Open All Night 2:58
9. My Father's House 5:07
10. Reason to Believe 4:11

Bruce Springsteen - vocals, guitar, harmonica, mandolin, glockenspiel, tambourine, organ, synthesizer


Marquee Moon
Marquee Moon
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 As Heard on TV, 4 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marquee Moon (CD)
C'est un sommet d'art punk quand les britanniques s'escrimaient à empiler du riff binaire sur d'agressives rythmiques, une des toutes meilleurs galettes de la scène indépendante fourmillante du New York d'alors (Patti Smith, Talking Heads, Suicide, etc.), un album à côté duquel il ne faut surtout pas passer, surtout. C'est Marquee Moon, déclaration d'intention originelle de Television.
Et une aeuvre révolutionnaire qui continue, directement ou non, d'influencer des générations de rockers. Mais la révolution de Television n'est pas démonstrative, elle est dans les détails. Dans les performances et l'inventivité combinés et complémentaires de deux guitaristes intelligents (Richard Lloyd et Tom Verlaine), des gars dénués de toute expression égotique. Dans le songwriting fin et distancié de Tom Verlaine (auteur de toute la galette, ne partageant qu'un crédit, avec Richard Lloyd sur Guiding Light) qui sait garder sa colère sous contrôle (See No Evil, Friction), ses mélodies belles mais jamais putassières (Venus, Marquee Moon, Tom Curtain), inventer une nouvelle grammaire où la grâce se vernit de glace (Elevation, Marquee Moon encore).
Evidemment, de génération spontanée il n'y a pas, le cousinage avec les Talking Heads ou Patti Smith, ou l'influence des parrains locaux, le Velvet Underground pour les nommer, est un fait avéré, mais Television est définitivement son propre animal, au moins aussi arty que la bande de Reed et Cale, décapé des soubresauts post-adolescents de têtes qui suivront leur (bon) exemple, ou des oripeaux beat de la demoiselle du lot, ils tracent leur propre route, mélodique toujours, prenante évidemment, sur une recette somme toute classique, un guitar-rock un poil garage encore seventisant, mais habité par une telle liberté, tellement dénué de tous les clichés du genre, et des obligatoires influences blues ici évitées, qu'elle s'en voit transformée.
A l'impossible nul n'est tenu, le groupe ,ou ses membres après la séparation, ne fera jamais mieux. Ceci dit, chacun de leurs trois albums suivants vaut qu'on s'y penche (Adventure de 1978 en particulier) mais plus aucun n'atteindra ce moment magique où la composition, les arrangements et les performances instrumentales s'alignent en majesté. Ca fait de Marquee Moon un obligatoire de toute collection qui se respecte, tout simplement.

1. See No Evil 3:56
2. Venus 3:48
3. Friction 4:43
4. Marquee Moon 9:58
5. Elevation 5:08
6. Guiding Light 5:36
7. Prove It 5:04
8. Torn Curtain 7:00
Bonus
9. Little Johnny Jewel (Parts 1 & 2) 7:09
10. See No Evil (alternate version) 4:40
11. Friction (alternate version) 4:52
12. Marquee Moon (alternate version) 10:54
13. Untitled 3:22

Billy Ficca - drums
Richard Lloyd - guitar (solo on tracks 1, 4, 5, and 6), vocals
Fred Smith - bass guitar, vocals
Tom Verlaine - guitar (solo on tracks 2, 3, 4, 7, and 8), keyboards, lead vocals


Happy Trails
Happy Trails
Prix : EUR 13,87

5.0 étoiles sur 5 Psyché Deluxe, 4 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Happy Trails (CD)
Dans la tripotée d'albums psychédéliques issus de l'explosion californienne de la chose, le Happy Trails de Quicksilver Messenger Service s'avère comme un des plus étranges mais aussi un des plus décisifs, machin live retouché, copié/collé en studio, largement improvisé sur sa longue suite introductive comme sur les sélections plus courtes qui suivent, c'est aussi le chef d'œuvre absolu de ses auteurs, un classique d'un temps révolu où il est bon de se replonger.
La Love Suite , ouverte et conclue par le Who Do You Love? de Bo Diddley, qui occupe l'entièreté de la première face, enregistrée sur deux concerts du Fillmore East et Fillmore West (entre New York et San Francisco, donc, sans qu'on sache bien d'où vient quoi) est un excellent exemple des exactions rock'n'blues d'une formation qui, sous l'influence de "produits", n'en doutons pas, sait reformer l'idiome à sa "trip-sauce". Des performances des deux guitaristes (Gary Duncan et, surtout, John Cipollina), des hooks mélodiques infusés dans la jam, à l'ambiance générale des 6 pièces enchainées, c'est un grand moment qui s'offre à nous. L'exploit étant qu'en retournant la cire noire on a droit à... encore mieux ! A commencer par une autre reprise de Bo Diddley, Mona, revue et corrigée pour de psychédéliques sensations où Cipollina en fait des caisses tout tripé qu'il est et nous emmène aisément avec lui. Suit un court instrumental notablement plus structuré mais pas moins épique que tout ce qui l'a précédé, Maiden of the Cancer Moon, où, encore une fois, la guitare de Cipollina fait des merveilles et, évidemment, le pinacle de la galette, cet objet musical non identifié qui, sur 13 et quelques minutes entraîne l'auditeur dans une montée au calvaire convoquant les influences de Carlos Montoya ou d'Ennio Morricone en un tout cinématique, sorte de poème symphonique psychédélique unique en son genre et donc absolument irremplaçable. Ha ! Calvary, quel trip ! Mais le panorama ne serait pas complet sans une petite virgule humoristique finale, une idée que reprendra à son compte Van Halen quelques années plus tard (sur Diver Down) avec la reprise du thème du Roy Rodgers Show, Happy Trails, l'instant cowboy qui ne sert pas à autre chose que de conclure sur un sourire l'éprouvante et satisfaisante expérience.
Création d'exception, captation fidèle de l'esprit des concerts d'un Quicksilver Messenger Service jamais prétentieux, toujours prenant, Happy Trails demeure un des plus belles galettes psychédéliques de tous les temps, et un immanquable, donc.

1. Who Do You Love? - Part 1 3:32
2. When You Love 5:15
3. Where You Love 6:07
4. How You Love 2:45
5. Which Do You Love 1:49
6. Who Do You Love - Part 2 5:51
7. Mona 7:01
8. Maiden of the Cancer Moon 2:54
9. Calvary 13:31
10. Happy Trails 1:29

John Cipollina - guitar, vocals
Gary Duncan - guitar, vocals
David Freiberg - bass, vocals, piano
Greg Elmore - drums, vocals, percussion


Highway 61 Revisited
Highway 61 Revisited
Prix : EUR 6,99

5.0 étoiles sur 5 Electric Revolution, 4 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Highway 61 Revisited (CD)
Le coup d'avant, Bring It All Back Home, avait préparé le terrain mais c'est sur Highway 61 Revisited que Bob Dylan largue largement les amarres avec une scène folk dont il était devenu la principale attraction.
Ce changement d'habillage, parce qu'on retrouve bien le songwriting de Dylan, vaudra à Bob les foudres des intégristes folk furieux d'avoir perdu l'uns de leurs plus beaux poulains mais, surtout, les louanges d'un nouveau public compensant largement ceux qui avaient déserté. Parce qu'il faut dire que, sur des bases certes électrisés mais néanmoins traditionnalistes (beaucoup de blues et encore pas mal de folk sur l'album), Highway 61 Revisited est une sacrée réussite.
Une sacrée réussit qui commence en trombe par un historique Like a Rolling Stone où, de l'orgue d'Al Kooper à la guitare Mike Bloomfield sans évidemment oublier les paroles et la mélodie de chant de Dylan, le nouveau Bob s'affirme avec la même classe qui caractérisait l'ancien. La suite de l'album, qu'elle soit franchement rock (Tombstone Blues, From of Buick 6, Highway 61 Revisited), glisse vers le blues (It Takes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Cry, Ballad of a Thin Man) ou ne soit, finalement, qu'une relecture électrifiée de ce à quoi Dylan a habitué son auditoire (Queen Jane Approximately, Just Like Tom Thumb's Blues, Desolation Row), constitue le mètre étalon de ce que Bob continuera majoritairement de proposer tout du long de sa longue et productive carrière avec ce petit plus d'inspiration, cet alignement bienvenu des planètes, ce hasard cosmique incontrôlable qui en fait un authentique classique en plus de l'évènement mutateur que l'on sait.
Bob confirmera ces nouvelles et excellentes dispositions dès un presque aussi indispensable Blonde on Blonde l'an suivant sans, toutefois, cette fraicheur des premières fois qui caractérise cet Highway 61 Revisited indispensable, c'est le mot.

1. Like a Rolling Stone 6:13
2. Tombstone Blues 6:00
3. It Takes a Lot to Laugh, It Takes a Train to Cry 4:09
4. From a Buick 6 3:19
5. Ballad of a Thin Man 5:58
6. Queen Jane Approximately 5:31
7. Highway 61 Revisited 3:30
8. Just Like Tom Thumb's Blues 5:32
9. Desolation Row 11:21

Bob Dylan - vocals, guitar, harmonica, piano, police car
Mike Bloomfield - electric guitar
Charlie McCoy - guitar
Paul Griffin, Al Kooper - piano, organ
Frank Owens - piano
Harvey Brooks, Russ Savakus - bass guitar
Bobby Gregg, Sam Lay - drums


Transformer
Transformer
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Lou sous influence, 2 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Transformer (CD)
Si son éponyme sorti quelques mois plus tôt avait tout l'air d'un "solde de tous comptes", exclusivement composé de chansons originellement destinés au Velvet Underground, c'est avec Transformer qui constitue les vrais débuts d'artiste solo d'un Lou Reed composant pour lui-même avec, présentement, comment ne pas les nommer ?, l'assistance ô combien précieuse de deux fameuses araignées martiennes, David Bowie et Mick Ronson.
Contrairement à Iggy Pop quelques années plus tard (The Idiot, 1977), Lou est l'auteur de tout l'album ne partageant qu'un petit crédit avec son coproducteur de l'exercice, Wagon Wheel, créé lors d'une jam avec David, mais comme Iggy il bénéficie du savoir-faire et des penchants stylistiques de la doublette qui l'a pris sous son aile. Le résultat est un album de pop/rock classique de son temps, les seventies, où l'inspiration, la qualité de l'interprétation et des arrangements font la différence. Alors, évidemment, il y a les trois tubes, les classiques qui continuent de hanter les ondes radiophoniques, le solaire et harmonieux mais ultimement un poil dépressif Perfect Day (une belle journée ! j'aurais aimé la passer avec toi...) et son penchant de la nuit qu'est le sexuellement chargé de Walk on the Wild Side , sa ligne de basse légendaire, son petit chorus de saxo bienvenu, et, bien-sûr, un Satellite enluminé de chaeurs accrocheurs pourvu, en partie, par un Bowie qu'on entend vraiment très bien sur le dernier refrain. Pour ces trois-là, pas besoin de faire l'article mais il ne faudrait pas limiter l'opus à ces fiers baobabs parce que, vraiment, c'est l'entièreté de Transformer qui en impose dans un ensemble frais et varié où le ton détaché, sarcastique presque, de Reed fait merveille.
Avec l'assistance on ne peut plus précieuse de David Bowie et Mick Ronson, Lou Reed redémarre en trombe une carrière solo qui connaîtra d'autres hauts (les deux authentiques classiques des 70s que sont Rock & Roll Animal et Coney Island Baby, ou, plus tard, Songs For Drella excellent hommage à Andy Warhol en duo avec John Cale ou New York sur la foi de son propre talent) mais aussi quelques bas (l'accessoire Sally Can't Dance, Metal Machine Music, entreprise de masochisme sonique s'il en fut, ou Rock And Roll Heart qui manquait cruellement du dernier, le caeur). De ce tout, à creuser, il y a des merveilles !, Transformer demeure l'apex, un immanquable.

1. Vicious 2:55
2. Andy's Chest 3:17
3. Perfect Day 3:43
4. Hangin' 'Round 3:39
5. Walk on the Wild Side 4:12
6. Make Up 2:58
7. Satellite of Love 3:40
8. Wagon Wheel 3:19
9. New York Telephone Conversation 1:31
10. I'm So Free 3:07
11. Goodnight Ladies 4:19

Lou Reed - guitar, vocals
Herbie Flowers - bass guitar, double-bass, tuba on "Goodnight Ladies" and "Make Up"
Mick Ronson - lead guitar, piano, recorder, backing vocals, string arrangements
John Halsey - drums
&
David Bowie: backing vocals, keyboards
Ronnie Ross - baritone saxophone on "Goodnight Ladies" and "Walk on the Wild Side"
The Thunder Thighs - backing vocals
Barry DeSouza - drums
Ritchie Dharma - drums
Klaus Voormann - bass on "Goodnight Ladies" and "Make Up"


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20