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Contenu rédigé par STEFAN
Classement des meilleurs critiques: 15
Votes utiles : 3627

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Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Too Much Class For The Neighbourhood
Too Much Class For The Neighbourhood

5.0 étoiles sur 5 La classe !, 2 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Too Much Class For The Neighbourhood (CD)
La classe, ça ne s'apprend pas, tu l'as ou tu ne l'as pas. En matière de rock français, enfin de rock tout court mais originaire de notre beau pays, peu l'eurent autant que ces rouennais menés par l'excellent guitariste/chanteur Dominique Laboubée, les Dogs, évidemment.
Too Much Class for the Neighbourhood, un titre qui leur colle si bien à la peau, est le troisième opus de la formation, celui où ils font taire leur derniers détracteurs et justifient le soutien sans cesse renouvelé d'un organe de presse (Rock & Folk) les louangeant régulièrement, parce que, quelle classe, quelle énergie, quel songwriting aussi ! Pour l'occasion, le néo-quatuor, un second guitariste ayant rejoint le groupe entre l'excellent Walking Shadows et le présent, a traversé le Channel pour aller enregistrer, sous la direction de Tony Platt (un mec qui a bossé comme ingénieur du son ou producteur pour AC/DC, Bob Marley ou Trust sur Marche ou Crève), ce qui reste son opus le plus réussi. Le programme ? Du rock'n'roll !, mais pas bêta ou bas du front, du rock'n'roll qui sait glisser vers la pop (comme sur Sandy Sandy par exemple) sans perdre une once de crédibilité, du rock'n'roll qui riffe en finesse mené par la voix d'autant plus décisive de Dominique que le monsieur ne souffre pas d'un accent ridiculement camembert comme c'est le cas de tant de combos tentant la langue de Shakespeare sans en avoir les moyens. C'est d'ailleurs dans ce choix de départ, un choix qui fait sens vu la musique pratiquée, que réside la profonde injustice de l'insuccès hexagonal de ces Chiens tellement au-dessus de la mêlée, parce que, c'est bien connu, en France on chante en français (c'est idiot mais c'est comme ça). Revers doré de la médaille c'est aussi cette décision originelle qui permit au rouennais d'avoir l'opportunité de visiter moult territoires pour y déverser leur salvatrice énergie électrique et s'y faire, conséquemment, une réputation comme nulle autre formation française. Tout ça nous donne un album de rock absolument classique qui, un peu à la manière du pub rock de Dr. Feelgood mais en plus varié et encore meilleur, n'essaye absolument pas de réinventer le feu mais s'en sert avec un talent tout à fait indéniable.
Groupe maudit jusqu'à la brutale disparition de son leader, à seulement 45 ans, suite à une massive crise cardiaque alors que la formation était en tournée aux Etats Unis, les Dogs restent le cultissime exemple d'une formation qui, avec un peu plus de chance et une origine moins exotique, avait tout pour percer internationalement. Reste la musique, et quelle musique !, du plus grand groupe de rock français de tous les temps, voilà, c'est dit, et plus particulièrement cet impeccable Too Much Class for the Neighbourhood, une galette éminemment recommandée.

1. Shakin' with Linda 2:40
2. Wanderin' Robin 2:57
3. The Most Forgotten French Boy 3:12
4. Gone Gone Gone 2:34
5. Sandy Sandy 2:41
6. Death Lane 2:24
7. M.A.D. 1:26
8. Too Much Class for the Neighbourhood 2:50
9. Home Is Where I Want to Be 2:37
10. The Train Kept-A-Rollin' 1:50
11. Hesitation 3:24
12. Lonesome Angie 2:18
13. Poisoned Town 3:03
14. When I Came Home 2:15
15. Dog Walk 2:24

Dominique Laboubée - chant, guitare
Antoine Masy-Perier - chant, guitare
Hugues Urvoy de Portzamparc - basse, chant
Michel Gross - batterie


Cornu
Cornu
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 34,90

4.0 étoiles sur 5 L'étrange animal, 2 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cornu (CD)
Y en a qui on le dont de ne pas faire comme les autres, qui ne réunissent pas les instruments habituels, les textes convenus, les mélodies attendues et même les pochettes qui vont bien. C'est le cas de Cornu mené par l'ex-Forguette Mi Note Julie Bonnie (groupe qui révéla aussi l'extraordinaire Claire Diterzi)... Et tout ça en power trio, en plus !
Ayant dit ça, il faut décrire l'objet, pas simple. On pourrait dire que le violon y prend la place habituellement allouée à la guitare et il y a de ça mais pas seulement. On pourrait citer les textes souvent très intimes de Miss Bonnie (depuis devenue infirmière en puériculture et romancière à petit succès), c'est une composante essentielle de l'ensemble. On pourrait aussi évoquer une section rythmique (Alex, le frère de Julie, à la basse, un certain Ben Bernardi à la batterie) qui, un peu comme celle de l'Experience de Jimi Hendrix, a le rôle de suivre les délires de l'évidente tête de proue de la formation, on apprécie leur performance. Et la voix de Julie évidemment, un organe de "fausse chanteuse" allant du mutin au viscéral sans qui rien n'aurait vraiment été pareil. En chansons, puisque si la forme est libre le format choisi est celui habituel de la pop ou de la variété, ça donne une sélection allant du fun et groovy (J'ai besoin de tes mains, J'aime ma vie) à des explorations plus expérimentales mais non moins satisfaisantes (Pour vous retrouver un de ces jours, Je suis fière (mes fesses), Piercing) assimilables à ce grand fourre-tout qu'on appelle indie rock mais, ultimement, unique en son genre.
Pour comprendre exactement de quoi il s'agit, parce que la comparaison avec Louise Attaque est d'une rare fainéantise intellectuelle, le mieux sera de se frotter à cet animal unique, à cette formation qui ne fera hélas pas florès (trop bizarre, trop alien... trop différent !) et se séparera après un second album d'une qualité comparable mais moins surprenant (parce qu'on a alors déjà entendu Cornu). Que ceux qui plongeront soit assuré d'une chose, il n'ont jamais entendu ça avant !

1. Accompagné 3:21
2. Pour Vous Retrouver Un De Ces Jours 3:26
3. Lisa 2:27
4. J'Ai Besoin De Tes Mains 3:00
5. Le Bar 5:08
6. Je Suis Fière (Mes Fesses) 4:00
7. La Magie 2:29
8. Je Lève La Tête 2:56
9. Youpi 2:25
10. J'Aime Ma Vie 3:03
11. Piercing 4:12
12. Les Lutins (Je N'Ai Pas Voulu) 5:12

Julie Bonnie - violon et chant
Alex Bonnie - basse
Ben Bernardi - batterie


Tome 2
Tome 2

5.0 étoiles sur 5 Des garçons biens sous tous rapports, 2 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tome 2 (CD)
Amateurs de fines harmonies, de contrepoints savants, de mélodies ciselées, passez votre chemin ! Parce que si les Garçons Bouchers du massif et tondu multi-instrumentiste François Hadji-Lazaro ne manquent pas d'humour, ils ne font pas dans la dentelle, ou alors dans la dentelle sanguinolente.
Comme son nom l'indique, Tome 2 est le deuxième album de ces parisiens amateurs de chair fraiche et de riff gras, un album qui reprend les choses exactement là où l'éponyme les avaient laissées un an plus tôt à savoir dans un punk revendiquant fièrement ses origines jusque dans des choix de reprise (Marche de Ménilmontant et Viens sur le premier, Je ne regrette rien ici, Maurice Chevalier, Charles Aznavour et Piaf pas facile d'être plus traditionnaliste) qui même nettement dévoyées de leurs intentions originelles montrent l'intérêt jamais démenti d'Hadji-Lazaro pour la chanson française classique, fait que ne fera qu'appuyé un Pigalle encore plus versé dans ce genre de choses.
Evidemment, avec un nom pareil !, Les Garçons Bouchers ont, ici plus que nulle part ailleurs, une très nette tendance à tourner autour du thème de la bidoche comme démontré par trois des plus belles pièces de l'opus, Carnivore, Anthropophage et Chambre Froide, dévolues à, dans l'ordre, l'amour de la viande, l'amour de la viande humaine et l'amour de la viande humaine pour des pratiques sexuelles déviantes particulièrement ragoutantes. Mais comme tout ceci est fait avec humour et sans mauvais-goût (oui !) et que le résultat est éminemment, ça passe comme une lettre à la poste. Outre cette quasi-obsession de la matière carnée, Hadji-Lazaro, chef omnipotent de la bande, développe des thèmes où son talent de plume fait la différence : l'adaptation du Rock'n Roll de Gary Glitter sur les faux rebelles, Toutes des Putes Sauf..., chanson féministe bien sentie, Paris Paris Paris, sur une capitale qui n'a pas fini d'empirer, etc. Musicalement, outre les inflexions punkoïdes majoritaires, il y a des tentations folkloriques venant agréablement épicer cette belle plâtrée, tout sauf étonnant sachant que François donna précédemment dans la folk, qu'on retrouve un peu partout mais plus précisément sur Paris Paris Paris (ce violon !) ou La Bastringue (détournement de Savez-vous planter des choux dédiée à un récent voyage chez nos cousins canadiens francophones).
Tout ça nous donne un album presque parfait pour le genre (on appréciera moins quand les GB glissent vers l'ultra-violence comme sur Je voudrais te faire peur et Pogo d'enfer, les deux "ratages" de la galette), où humour et préoccupations sociales font excellent ménage et où la musique n'est pas aussi primitive qu'on pourrait le penser, un classique de l'explosion rock alternative française des années 80 chaudement recommandé.

1. Je ne regrette rien 2:05
2. Rock'n roll 2:25
3. A cause du slow 2:54
4. Je voudrais te faire peur 2:46
5. Carnivore 2:53
6. Le rap des garcons bouchers 4:43
7. Toutes des putes sauf... 2:35
8. Anthropophage 3:01
9. Chambre froide 2:13
10. Paris Paris Paris 2:06
11. La bastringue 1:38
12. Pogo d'enfer 1:35

Eric Listz : chant
Blank "Neige" : guitare
Daniel "Belavoine" : guitare
Riton "Mitzouko" : basse
François Hadji-Lazaro : violon, accordéon, sax alto, claviers, harmonica, guitare, flûte traversière, programmation batterie


Starshooter - Paper Sleeve - CD Vinyl Replica Deluxe
Starshooter - Paper Sleeve - CD Vinyl Replica Deluxe
Proposé par LMLR
Prix : EUR 10,00

5.0 étoiles sur 5 A tout bombe !, 1 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Starshooter - Paper Sleeve - CD Vinyl Replica Deluxe (CD)
Punk et français ? Soyons clairs, avant 1978, ça n'existait pas. Et puis il y eu la vague, largement influencée par le déferlement de l'autre côté du Channel, avec ses Asphalt Jungle, Olivensteins, Métal Urbain... Et Starshooter, bien-sûr, ces petits lyonnais qui, formés au milieu des 70s sous le nom de Scooters (voir la reprise du Sweet Jane du Velvet Underground sur la mythique compilation Les Plus Grands Succès du Punk), allaient bientôt débouler sur les scènes et dans les bacs d'un hexagone qui ne s'attendait pas à ça.
Comme tout groupe de punk qui se respecte, la fondation de la carrière discographique de Starshooter s'établit sur un scandale quand, seulement une petite semaine après sa sortie, leur irrévérencieuse adaptation du Get Back des Beatles fut retiré de la vente par leur label, EMI, soucieux de ne pas froisser un des plus gros vendeurs de leur catalogue. La suite ? Un premier album accueilli comme un grand coup de frais dans une scène rock française aussi embryonnaire que sclérosée, un bon album de punk rock tout sauf original mais bien fichu ET dans la langue de Molière qui recueille l'assentiment de foules avides de soubresauts électriques excités.
Parce qu'il y a à faire dans le domaine sur ce premier long-jeu plein de fun et d'allant en particulier sur le tube, Betsy Party, accrocheur et entrainant qui ira jusqu'à se loger en tête des charts d'Europe N°1 comme on disait encore alors. En vérité, la recette est tout sauf étonnante, du bon rock'n'roll speedé et énervé par quelques jeune pousses qui jouent de leur instrument sans particulière virtuosité mais avec un enthousiasme absolument communicatif qui glisse même ponctuellement vers le rockabilly (Collector) ou un classicisme rock'n'rollesque bienvenu (Betsy Party, Inoxydable, Touche-la) et va même jusqu'à rentre hommage à un "grand frère", Serge Gainsbourg, dans une version délicieusement punkifiée de son Poinçonneur des Lilas. Le tout, 33 minutes de colère post-adolescente souvent rigolarde, nous sommes loin des contestations sociales d'un Clash ou d'un Crass, auxquels la réédition vinyl replica rajoute 3 titres (dont le fameux Get Baque), demeure, plus de 35 ans après sa sortie, une sacrée référence en matière d'électricité made in France.
Starshooter, sous l'impulsion de sa paire de leaders (Kent, le chanteur dont chacun connaît le beau parcours solo dans la "nouvelle chanson française", et Jello, un guitariste plus fin qu'il n'y parut initialement), fera rapidement évoluer cette urgence sonique vers plus de raffinement et de pondération n'hésitant pas, dès Mode leur second opus, à inclure des influences new wave et disco (c'est d'époque !) à son cocktail furibard avant de se séparer en 1981 après une troisième œuvre, Pas Fatigué, ne portant pas exactement bien son nom tant on y sentait la fin du parcours du groupe. Reste cette déclaration d'intention originelle, une galette qu'on continue de recommander à tous et plus particulièrement à ceux qui souffrent du complexe du "c'est toujours mieux ailleurs" et se rendront compte que, dès 1978, la scène française avait bien réagi et, à la manière de sa voisine britannique, évacué les dinosaures à grands coups de riffs électrisants et de vocaux rageurs.

1. Quelle crise baby 2:01
2. Jennie 3:04
3. Betsy party 3:13
4. A toute bombe 1:36
5. Photos 3:13
6. En chantier 2:07
7. Collector 1:27
8. 35 tonnes 3:51
9. Accident 1:12
10. Inoxydable 2:09
11. Macho 2:45
12. Le poinçonneur des Lilas 2:49
13. Touche-la 3:45
Bonus
14. Get baque 2:35
15. Pin up blonde 2:17
16. Otage dollars 2:28

Kent Hutchinson - guitare et chant
Jello - guitare
Mickey Snack - basse
Phil Pressing - batterie


The Circle Maker
The Circle Maker
Prix : EUR 22,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Masada en Chambre, 31 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Circle Maker (CD)
Seconde "allitération" des compositions de John Zorn pour son quatuor de jazz connu sous le nom d'Acoustic Masada, suivant un Bar Kohba sorti deux ans plus tôt, The Circle Maker propose deux sets pour deux formation différentes mais surtout John Zorn à son plus immédiatement accessible et attrayant.
En l'occurrence, l'une ou l'autre des formations, les deux étant construites sur une identique base de cordes, proposent la version jazz de chambre des partitions originelles. Au Masada String Trio de Friedlander, Feldman et Cohen l'aspect minimaliste et contemporain, à Bar Kokhba, sextet ajoutant Marc Ribot, Cyro Baptista et Joey Baron aux trois précités, une lounge avant-gardiste sachant caresser l'oreille de l'auditeur avec son sucre fourré de quelques salutaires gouttes d'acide.
D'ailleurs, ce sont dans les deux formations, l'une développant l'autre, qu'on rencontre quelques soubresauts typiques de Zorn (Karet par le Masada String Trio en est une rare expression). Mais quelque soubresauts seulement dans ce qui demeure un océan d'harmonie comme rarement entendu chez le bouillonnant compositeur parce qu'entre élans klezmer et swing jazz, expurgé de la plupart des tentations free du quatuor pour qui ces pièces furent jadis créées, c'est à une double galette exceptionnellement harmonieuse à laquelle nous avons affaire. Une double galette magnifiquement habitée par les performances instrumentales de musiciens hors-pair (ha ! Marc Ribot !, hou ! Mark Feldman !, etc., vous n'en reviendrez pas) nullement mus, cette fois, par un quelconque égo, quelque satisfaction onaniste de soliste mais bien par une absolue dévotion à une partition taillée pour le plaisir de l'auditeur.
On pourrait citer moult pistes où les merveilles de six-là et de leur boss éclairé visent droit au cœur, presque toutes en fait dans ce qui demeure une excellente introduction toute en douceur et en harmonie à l'univers d'un homme, Zorn !, trop souvent considéré comme uniquement un trublion de la Downtown Scene new-yorkaise et qui prouve, présentement, à tous ceux qui en doutaient encore qu'il a des trésors de mélodies à offrir au monde. The Circle Maker ? Un authentique classique qu'on n'a de cesse de recommander, tout simplement.

CD 1: Issachar
1. Tahah 2:30
2. Sippur 3:21
3. Karet 1:21
4. Hadasha 5:36
5. Taharah 3:51
6. Mispar 2:47
7. Ratzah 4:36
8. Zebdi 1:51
9. Yatzah 8:14
10. Malkhut 1:57
11. Hodaah 3:49
12. Elilah 3:21
13. Meholalot 4:54
14. Kochot 4:58
15. Lachish 1:30
16. Shidim 4:32
17. Aravot 2:58
18. Moshav 5:06

CD 2: Zevulun
1. Lilin 6:58
2. Hazor 4:45
3. KisofIm 7:23
4. Khebar 4:54
5. Laylah 2:57
6. Teli 4:14
7. Tevel 4:27
8. Eitan 2:02
9. Ner Tamid 2:38
10. Idalah-Abal 7:41
11. Gevurah 6:51

John Zorn - composition, arrangements, direction & production
- Issachar - All tracks performed by the Masada String Trio
Mark Feldman - violin
Erik Friedlander - cello
Greg Cohen - bass
- Zevulun - All tracks performed by the Bar Kokhba Sextet
Marc Ribot - guitar
Cyro Baptista - percussion
Joey Baron - drums
Mark Feldman - violin
Erik Friedlander - cello
Greg Cohen - bass


Angelus Novus
Angelus Novus
Prix : EUR 19,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Catalogue Contemporain, 30 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Angelus Novus (CD)
Que tout ceux qui trouvent le Zorn contemporain affecté, dépourvu de substance et mélodies à leur goût se réjouissent, il peuvent immédiatement passer à autre chose. Que les autres, ceux qui apprécient les recherches soniques du new-yorkais, son esprit frondeur et rénovateur aussi, prêtent attention, Angelus Novus va les combler !
Ce qui est proposé, en l'occurrence, est une sélection permettant d'appréhender l'évolution d'un compositeur en constante réinvention de son propre art. On y trouve, en effet, une sélection dont la composition couvre une vingtaine d'années, des années 70 au années 90, 4 pièces déroulées en 9 pistes absolument typiques de chaque nouvelle marotte, de chaque nouvel enthousiasme d'un Zorn dont la curiosité s'applique systématiquement aux développements de son écriture. Forcément, avec une telle disparité d'époque et de styles, tous ayant trait au classique contemporain, l'ensemble n'est pas d'une folle cohérence mais, ce qu'il perd en la matière, il le gagne dans la richesse et la diversité de l'offre et le plaisir analytique de l'auditeur suivant, pas à pas, un parcours passionnant.
Côté vieilleries, c'est à Christabel que revient la palme. Composition de 1972 en deux parties, elle doit beaucoup aux minimalistes et propose, semble-t-il, des variations quasi-naturalistes entrecoupant des mouvements vifs à d'autres nettement plus éthérés, pas très original mais bien troussé. L'autre pièce archéologique (1983, cette fois) s'appelle For Your Eyes Only et ouvre l'opus. Pièce orchestrale où se croisent et s'entrechoquent le contemporain le plus chaotique et des influences jazz bien intégrées, on y sent l'influence de Carl Stalling (une quasi-constante chez Zorn), parce que si tout ça est fait avec le plus grand sérieux ce n'est pas austère pour autant, et c'est très bien comme ça et nous donne une partition qui, si elle n'est définitivement pas à glisser dans toutes les oreilles, s'ingère avec une vraie délectation. Carny ensuite, seule pièce non-orchestrale proposée, nous permet d'entendre le chef d'orchestre du reste de l'album, Stephen Drury, au piano. Enchainement de thèmes courts tantôt enlevés, tantôt apaisés, elle finit par former un tout cohérent et d'autant plus attrayant qu'elle est impeccablement interprétée par un instrumentiste "à la pointe". Last but not least, vient la partition qui donne son titre à la sélection. Ensemble de cinq pièces courtes dédiées au philosophe juif allemand Walter Benjamin qui se suicida de peur d'être renvoyé en Allemagne nazie par les autorités franquistes, Angelus Novus est une belle pièce où contemporain abordable et racines juives se rencontrent pour le meilleur.
Dans son ensemble, excellent aperçu de la palette classique de Zorn, Angelus Novus est un exemplaire réussite si une œuvre qu'on ne conseillera qu'à ceux qui ont goût pour les musiques contemporaines et avant-gardistes. Si c'est votre cas, foncez !

1. For Your Eyes Only 13:45
2. Christabel Part 1 4:04
3. Christabel Part 2 3:50
4. Carny 12:41
Angelus Novus
5. I-Peshat 2:05
6. II-Tzomet 1:24
7. III-Aliya 4:35
8. IV-Herut 1:46
9. V-Pardes 2:54

John Zorn - composition, production
The Callithumpian Consort Of New England Conservatory
Stephen Drury – chef d'orchestre, piano sur Carny


Kristallnacht
Kristallnacht
Prix : EUR 23,08

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Devoir de Mémoire, 30 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kristallnacht (CD)
Une évocation de la Nuit de Cristal par John Zorn ? Un objet musical violent et non identifié pour un devoir de mémoire douloureux.
Evidemment, vu le thème, il y a beaucoup de bruit et de chaos dans l'œuvre créée par le stakhanoviste de la Downtown Scene, ça commence pourtant tout en douceur par un Shtetl, belle pièce de klezmer introductive où la tension (contenue) se manifeste déjà, qui, petit à petit, se voit envahie des diatribes nazies annonçant la déferlante bruitiste qui suit pour laquelle Zorn nous prévient dans le livret qu'elle "contient de hautes fréquences à la limite et au-delà de l'ouïe humaine pouvant causer des nausées, maux de têtes et des acouphènes" c'est dire l'extrémité de la chose.
De fait, ce diable de Zorn ne nous a pas menti et les presque douze minutes de Never Again sont quasiment insoutenables, inécoutables, expression du déluge d'horreur s'abattant sur les pauvres juifs martyrisés comme sur l'auditeur subissant cette avant-garde industrielle sans le moindre compromis. La suite, les conséquences de la haine primale qui mut les partisans les plus zélotes du petit caporal, est plus tempérée, pas exactement accessible mais nettement plus écoutable, allant d'un minimalisme tendu, lugubre presque (Gahelet), d'une composition contemporaine typique de ce que Zorn sait faire infusée d'un violon yiddish bienvenu (Tikkun), d'un assemblage de "sound bites", de minimalisme et de noise jusqu'au-boutiste (Tzfia), d'une nouvelle virgule de pure ultraviolence (Barzel), à une ultime pièce, Gariin, typique des improvisations jazzo-avant-gardo-bruitiste ici particulièrement menaçante avec sa guitare (by Marc Ribot !) toute en sorties de routes et cris de douleurs (vu ce qui se passera ensuite, historiquement, on comprend pourquoi).
Si ce que vous attendez d'une œuvre musicale comprend de jolies mélodies, un sentiment de confort et d'harmonie, fuyez !, là n'est pas le propos d'une proposition aussi radicale et dérangeante que possible, un outil mémoriel au même titre que Nuit et Brouillard ou La Liste de Schindler, un album nécessaire mais en aucun cas aisé, vous aurez été prévenu. Cela fait-il de Kritallnacht un opus recommandable ? Assurément, mais pas pour ceux qui ont l'estomac, et les oreilles !, trop sensibles.

1. Shtetl (Ghetto Life) 5:55
2. Never Again 11:46
3. Gahelet (Embers) 3:27
4. Tikkun (Rectification) 3:02
5. Tzfia (Looking Ahead) 8:49
6. Barzel (Iron Fist) 2:02
7. Gariin (Nucleus - The New Settlement) 7:59

Anthony Coleman - keyboards
Mark Dresser - bass
Mark Feldman - violin
David Krakauer - clarinet, bass clarinet
Frank London - trumpet
Marc Ribot - guitar
William Winant - percussion
John Zorn - composition, direction, arrangements et production


Mellon Collie And The Infinite Sadness
Mellon Collie And The Infinite Sadness
Proposé par GMFT
Prix : EUR 26,14

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les grandes ambitions, 28 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mellon Collie And The Infinite Sadness (CD)
Pour succéder à l'album qui les avait vu s'imposer comme un nom qui compte de la scène rock indépendante étatsunienne, Siamese Dream, Billy Corgan et ses Citrouilles Ecrasées n'ont pas fait les choses à moitié. Un double album, plus de deux heures, 28 chansons, c'est le programme de Mellon Collie and the Infinite Sadness, leur seulement troisième opus, diable !
Alors, évidemment, on peut douter de la viabilité de l'exercice, craindre un remplissage excessif comme c'est souvent le cas des album fleuves (voir le Use Your Illusion de Guns N' Roses pour l'exemple), envisager telle création comme un réel indice d'une "prise de melon" d'un groupe en pleine ascension populaire. Que nenni ! Bon, on ira pas dire que tout est d'une égale et essentielle qualité simplement parce que si rien n'y déçoit, certains morceaux sont un peu plus réussis que d'autres. Pour l'exemple, on citera l'extraordinaire Tonight Tonight (encore meilleur avec l'intro orchestrale qui donne son titre à l'album), d'agressives saillies rondement menées (Jellybelly et Zero, pour ne citer qu'elles), de la pop de chambre de qualité supérieure (Cupid de Locke), de l'acoustique intime et émouvant (Stumbleine), du qui flirte avec le hard et le prog des 70s (1979) mais le fait tellement bien que même les détracteurs du genre auront du mal à nier la réussite, du colérique et gracieux à la fois (Bullet with Butterfly Wings) et même des explorations vers des rivages synthétiques et éthérés encore inexplorés par le quatuor (We Only Come Out at Night).
Forcément, avec un album si long, et si diversifié aussi, parce que les Smashing Pumpkins y touchent à tout du grunge à la folk en passant par la pop, le punk et même le heavy metal, l'écoute peut prendre des allures de marathon et que certains auditeurs risquent de se heurter au fameux mur (si tu cours, tu sais, sinon, mais google donc !) et de ne donc pas pouvoir continuer plus loin, ces pauvres bougres ne sauront probablement jamais ce qu'ils ont manqué quand ceux qui réussirent à dépasser quelques instants moins en accord avec leurs goûts se rendront compte qu'il y ici du bon jusqu'au bout.
Indéniablement un des albums les plus marquants des années 90, Mellon Collie and the Infinite Sadness a, qui plus est, merveilleusement bien vieilli. Il n'en faut pas plus pour chaudement recommander l'absolu sommet de la discographie de ces séminales Citrouilles, un album d'une richesse dépassant l'entendement.

CD 1
1. Mellon Collie and the Infinite Sadness 2:52
2. Tonight, Tonight 4:14
3. Jellybelly 3:01
4. Zero 2:41
5. Here Is No Why 3:45
6. Bullet with Butterfly Wings 4:18
7. To Forgive 4:17
8. F*** You (An Ode to No One) 4:51
9. Love 4:21
10. Cupid de Locke 2:50
11. Galapogos 4:47
12. Muzzle 3:44
13. Porcelina of the Vast Oceans 9:21
14. Take Me Down 2:52

CD 2
1. Where Boys Fear to Tread 4:22
2. Bodies 4:12
3. Thirty-Three 4:10
4. In the Arms of Sleep 4:12
5. 1979 4:25
6. Tales of a Scorched Earth 3:46
7. Thru the Eyes of Ruby 7:38
8. Stumbleine 2:54
9. X.Y.U. 7:07
10. We Only Come Out at Night 4:05
11. Beautiful 4:18
12. Lily (My One and Only) 3:31
13. By Starlight 4:48
14. Farewell and Goodnight 4:22

Jimmy Chamberlin – drums, vocals on "Farewell and Goodnight"
Billy Corgan – lead vocals, lead guitar, piano, mellotron, production, mixing, string arrangement on "Tonight, Tonight", art direction and design
James Iha – rhythm guitar; backing vocals, mixing, and additional production on "Take Me Down" and "Farewell and Goodnight"
D'arcy Wretzky – bass guitar, vocals on "Beautiful" and "Farewell and Goodnight"
&
Chicago Symphony Orchestra – orchestra in "Tonight, Tonight"
Greg Leisz – pedal and lap steel guitar on "Take Me Down"


Fight For Your Mind
Fight For Your Mind
Prix : EUR 8,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Body and Soul, 28 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fight For Your Mind (CD)
Ayant la lourde tâche de produire un successeur à un Welcome to the Cruel World qui l'avait imposé comme une révélation et un espoir pour l'avenir, Ben Harper ne change foncièrement pas mais élargit tout de même une palette déjà bien garnie sur un Fight for Your Mind resté dans les annales.
Resté dans les annales parce que les chansons y sont supérieures à la fois d'avant, où elle était pourtant déjà très réussies, resté dans les annales parce qu'en déployant un arsenal nettement plus diversifié, tirant parfois vers les jam-bands du type Phish ou Dave Matthews Band (en compagnie de qui il partagera souvent l'affiche, d'ailleurs) sur un épique God Fearing Man en particulier, mais aussi le reggae (Excuse Me Mr., où l'influence de l'idole Marley se fait sentir) et même carrément vers le metal originel de Black Sabbath (un Ground One Down habité de riffs titanesques). Ca ne veut pas, pour autant, dire qu'on y perd la patte Ben Harper, ce condensé de blues, de folk et de rock habité par la forte personnalité vocale et guitaristique d'un artiste hors du commun, bien au contraire !, Ben en sort renforcé que ce soit au niveau de son écriture (les excellentissimes Burn One Down, ode à la fumette, et Power of the Gospel, comme son nom l'indique) ou d'une crédibilité artistique décuplée.
Et voilà, tout ça nous fait un grand album roots mais pas conservateur pour autant, une collection de chansons d'une folle cohérence et d'une exquise qualité, peut-être le tout meilleur opus de Ben Harper dont la discographie ne manque pourtant pas de pépites (Burn to Shine, There Will Be a Light ou un Get Up! enregistré en compagnie du légendaire harmoniciste Charlie Musselwhite). Ca s'appelle un classique, à raison !, alors ne passez surtout pas à côté !

1. Oppression 2:58
2. Ground on Down 4:53
3. Another Lonely Day 3:43
4. Please Me Like You Want To 4:55
5. Gold to Me 5:00
6. Burn One Down 3:31
7. Excuse Me Mr. 5:24
8. People Lead 4:13
9. Fight for Your Mind 4:06
10. Give a Man a Home 3:35
11. By My Side 3:34
12. Power of the Gospel 6:02
13. God Fearing Man 11:49
14. One Road to Freedom 4:14
Bonus
15. Wicked Man 5:04
16. Not Fire Not Ice 3:38

Ben Harper - acoustic guitar, Vocals, weissenborn
Brett Banduci - viola
Danielle Charles - violin
Oliver Charles - drums
Bob "Stiv" Coke - tabla, tambourine, tamboura, sarod
Timothy Loo - cello
Leon Mobley - percussion
Juan Nelson - bass
Ervin Pope - organ, Hammond organ


The Ghost Of Tom Joad
The Ghost Of Tom Joad
Prix : EUR 7,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Chroniques d'une autre Amérique, 27 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Ghost Of Tom Joad (CD)
C'est l'album le plus politique de Bruce Springsteen, celui où il crache à la face du monde son désabusement combatif, celui qui est inspiré de Steinbeck et de l'actualité, The Ghost of Tom Joad.
Dans la forme, c'est un Springsteen d'une remarquable sobriété qui s'offre à nous, du genre qu'on n'avait plus entendu depuis Nebraska, c'est aussi le Springsteen le plus politique qui n'ait jamais été et un peu dépressif aussi. Les orchestrations à minima, à très forte dominante folk, quoiqu'une approximation de l'E Street Band le rejoigne sur cinq titres, la voix toute en retenue sont les principales qualités d'une galette en aucun cas racoleuse, pas fille de joie pour deux sous qui s'adressera surtout, parce que les paroles y ont une importance cardinale, à ceux pour qui la langue de Shakespeare n'est pas du chinois. Parce que Bruce semble avoir beaucoup plus misé sur ce qui lui tient vraiment à cœur, un contenu textuel fort, ce qu'il est indéniablement, que sur les mélodies ici atones comme jamais.
Le résultat ne s'écoute pas forcément tous les jours, disque recueilli et lourd de sens The Ghost of Tom Joad est de ces œuvres qu'on se passe et se repasse quand les circonstances sont justes, quand "l'envie" d'une plongée au noir dans une Amérique déliquescente se fait sentir, dans ces instants là, album aussi précieux que recommandé, il vous touche en plein cœur. Essentiel.

1. The Ghost of Tom Joad 4:23
2. Straight Time 3:25
3. Highway 29 3:39
4. Youngstown 3:52
5. Sinaloa Cowboys 3:51
6. The Line 5:14
7. Balboa Park 3:19
8. Dry Lightning 3:30
9. The New Timer 5:45
10. Across the Border 5:24
11. Galveston Bay 5:04
12. My Best Was Never Good Enough 2:00

Bruce Springsteen – guitar, keyboards, harmonica, vocals, producer
&
Danny Federici – accordion, keyboards
Gary Mallaber – drums
Garry Tallent – bass
Jim Hanson – bass
Marty Rifkin - pedal steel guitar
Soozie Tyrell – violin, background vocals
Lisa Lowell - background vocals
Patti Scialfa – background vocals


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